IRA-MAURITANIE: CONFÉRENCE DE PRESSE 

     

Le pluralisme à terre



IRA – Mauritanie est consternée de voir sa démocratie foulée au pied par la junte militaire. Comment concevoir que des personnalités les plus crédibles et respectables puissent ainsi subir le harcèlement et l’humiliation, pour finir par se faire traduire en justice, sans aucun motif légitime ?

Nous dénonçons, avec la plus grande vigueur, la persécution des syndicalistes Samory Beye président de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM)  et Mohamed Nahah président de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) ; les leaders, dont la notoriété n’a d’égale que la valeur morale, se distinguent par leur engagement constant pour la protection des travailleurs et le respect de la dignité humaine ; et voilà, qu’en lieu et place de la reconnaissance due, ils échouent devant un juge, tels des délinquants passibles de la correctionnelle. IRA – Mauritanie leur apporte son soutien sans réserve, eux que le gouvernement du moment et même ses prédécesseurs, n’ont pu dompter, encore moins assujettir.

Notre réprobation s’exprime, avec autant de rigueur indignée, contre le viol  de la liberté d’expression et l’intimidation, ainsi appliqués à d’éminents chefs de  publication et de journalistes de renom. L’autonomie de la presse, souvent citée en exemple et preuve de l’ouverture politique et de l’Etat de droit, est alors piétinée par ses promoteurs autoproclamés.

Nous déconcerte puis nous révolte le règlement de compte que les autorités s’obstinent à entretenir, aux dépens de sénateurs dont la non-violence découle de l’usage exclusif de la qualité d’élus; l’emprisonnement de certains d’entre eux atteste d’une surenchère mesquine, pour les punir d’avoir refusé et combattu un coup d’Etat perpétré par le régime à travers des réformes anticonstitutionnelles.

Comment le Président Ould Abdel Aziz pouvait-il accepter des milliards offerts par l’homme d’affaires Ould Bouamatou lors d’une précédente campagne électorale et considérer criminel le concours du susdit à la défense de journalistes, de syndicalistes et d’hommes politiques ? Dans une telle différence de traitement, l’hypocrisie dispute la palme à l’incohérence.

Il était plus vertueux pour le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz de réagir, plus promptement, au sort des populations vulnérables du Brakna et de l’Assaba, confrontées à une catastrophe naturelle qui a semé la désolation faisant une quinzaine de morts et des dizaines de blessés.




Nouakchott le 07/09/2017              la commission de communication

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​Communiqué d’IRA – Mauritanie: Pour Kémi Séba, la conscience muselée !!


Communiqué de presse
IRA-Mauritanie appelle les États de l’Afrique, en particulier de l’espace francophone, à privilégier des méthodes de réaction positive et d’ouverture d’esprit à l’activisme de Monsieur Kemi Séba, d’ailleurs représentatif d’un courant réel au sein d’une jeunesse du Continent qui aspire à la renaissance.

IRA-Mauritanie invite le Président de la république du Sénégal, première démocratie sur le continent, source de fierté pour les combattants du pluralisme et de la tolérance, à protéger les lanceurs d’alerte, l’objection de conscience et l’opinion dissidente. Ainsi se présente désormais la vocation historique de ce grand pays. 

Ainsi, le juge sénégalais est tenu de prononcer la relaxe pure et simple de Kemi Séba, laissant, alors, aux africains de départager, par des voies démocratiques et à l’abri de toute contrainte, partisans et détracteurs du franc CFA.   
IRA-Mauritanie, stupéfaite de l’arrestation du leader de l’organisation Urgences Panafricanistes, connu pour son engagement contre les multiples sujétions et aliénations de ses frères, appelle :
1■ Les autorités judiciaires du Sénégal, à le libérer sans condition de toute charge liée à la destruction symbolique d’un billet de banque. 
2■ La jeunesse internationaliste à les soutenir, ses compagnons de lutte et lui, dans leur dynamique d’émancipation des peuples d’Afrique, à commencer par l’adoption d’une monnaie de l’intégration. 

Nouakchott le 29/08/2017                                 

La commission de communication

TOURNOI L’EED 2017, DAFORT SACRÉ CHAMPION : Photo-reportage par notre BLOG. 

Les « DIABLES ROUGES » de DAFORT 

L’équipe de KHABOU 

L’équipe arbitrale de la FINALE 

Le public des supporters côté Khabou 

Le public des supporters côté DAFORT 

Le responsable de la commission sportive l’EED , Aly Samba CAMARA .

Le président de l’EED Waly DIAWARA, le porte-parole de l’EED Boubakar DIAKITÉ et le responsable du pôle COM Ibrahim DIABAKHATÉ .

L’effectif organisationnel l’EED et les enfants invités en vacances scolaires.

Au centre le DREN du Guidimagha accompagné du DRASS du Gorgol à droite, tous les deux invités l’EED de l’événement. 

Toujours en action l’équipe ADHÉSIONS l’EED.

Important à savoir, qui était Auguste DELAUNE ? L’enceinte sportive qui a accueilli le tournoi l’EED porte son nom. 

Quelques supporters de DAFORT avec le secrétaire général adjoint de l’AJDF Hadietou CAMARA.

L’EED côté sponsors et partenaires.

Les officiels, on reconnaît le représentant de la ville d’Aubervilliers, 2ème en allant de gauche.

Les officiels, on reconnaît Mouamar Ould ANNY , un responsable l’EED, 1ème à gauche. 

Les supporters de DAFORT autour du président de l’AJDF Boubou Mamedi CAMARA assis au centre  (bouteille à la main)

Le réchauffement d’avant match des joueurs de DAFORT. 

Banderole MESSAGE L’EED 

Banderole MESSAGE L’EED « Bien vivre l’événement sportif »

L’artiste mauritanien Demba TANDIA en animation très remarquée.

Public DAFORT 

Public DAFORT 

Point Médias, debout en observateur concentré, Lassana CAMARA de MauritanieFootball. 

Public très intéressé.

Banderole AJDF (DAFORT)

Tee-shirts fraîchement sortis et flanqués « DAFORT CHAMPION 2017 »

L’entraîneur de DAFORT, Banta CAMARA porté par un public joyeux après la victoire.

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Le tournoi inter-villageois L’EED-2017 s’est clos hier samedi 26 Août 2017 avec la FINALE opposant DAFORT à KHABOU. Ce dernier match de la 3ème édition de cette compétition s’est terminé sur un score vierge 0-0 après les prolongations. L’équipe de DAFORT déjà finaliste en 2015, s’est imposée lors de la loterie des tirs au but par 4 tirs réussis contre 3 tirs pour les « LIONS de KHABOU »  , les champions en titre de l’édition 2016. Cette finale a été moyennement spectaculaire et marquée par une certaine réserve observable de chaque côté . Il faut noter quelques phases de jeu étincelantes par intermittence. L’équipe de DAFORT a subi des petits chocs  d’entrée de jeu laissant craindre une non préparation physique pour certains joueurs. Par la suite, les choses se sont sensiblement équilibrées entre les 2 équipes. Peu avant la mi-temps, les « DIABLES ROUGES » de DAFORT perdent leur leader technique, Papis CISSÉ sorti définitivement pour blessure. 

Côté organisationnel, le responsable du pôle SPORT, Aly Samba CAMARA nous a confié que l’événement de cette année s’est déroulé dans des bonnes conditions. Il avance que sur le plan arbitral, d’importantes améliorations ont eu lieu, avec des arbitres de métier issus du district de la zone d’Aubervilliers. Côté discours, le président de l’EED a rappelé l’idée de développement que mène son association sur les 3 principaux volets  (Santé, Éducation et Agriculture). Parmi les officiels invités présents ce jour, il y’a le DREN* du Guidimagha DAH DAHANE , le DRASS* du Gorgol Dr Mohamed Mahmoud Ely mahmoud, le conseiller de l’ambassade de la Mauritanie et un représentant de la ville d’Aubervilliers. 

Les responsables organisateurs de ce tournoi inter-villageois L’EED en France nous déclarent que la remise du trophée aux vainqueurs aura lieu le samedi 16 septembre 2017 lors d’une soirée culturelle de Gala.


Le lieu  : 5 Rue Edouard Poisson, 93300 Aubervilliers.

L’Embarcadère, salle de spectacles.



Nos vives félicitations à l’équipe de DAFORT et aux finalistes LIONS DE KHABOU.


Bravo à l’EED pour la réussite de cet événement sportif  (3ème édition) et du courage pour les projets de développement initiés. 


À l’édition prochaine Insha ALLAH



*DREN : Directeur régional de l’éducation nationale 

*DRASS : Directeur régional des actions sociales et sanitaires. 




Réalisé par K.S






GANBANAAXUN PIQUE-NIQUE DU 20 AOÛT 2017 EN FRANCE : LA JOURNÉE EN QUELQUES MOTS ET PHOTO-REPORTAGE .

L’association ARMEPES (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles) et ses partenaires du Forum GANBANAAXU FEDDE ont organisé un pique-nique géant ce dimanche 20 Août 2017. L’événement qui s’est tenu dans un parc (Le Lac Saint Mandé) géré par la Mairie du 12 ème arrondissement  de Paris, s’inscrit dans l’élan de sensibilisation et d’appel pour une FRATERNITÉ RÉELLE au sein de la communauté soninkée. Le forum GANBANAAXU FEDDE créé le 5 octobre 2016 via le support réseau social Whatsapp regroupe les membres des plusieurs associations et d’autres sympathisants de la CAUSE d’éveil pour une nécessaire réforme sociétale en milieu soninké. Ce pique-nique du 20 Août 2017 marque un autre tournant dans l’engagement, dépassant le cadre très souvent virtuel entre un public de plus en plus intéressé par l’activisme GANBANAAXU. Plusieurs membres du Forum venant d’autres provinces françaises et même de l’étranger (Italie et Espagne) ont pris part à cette sortie publique inédite en milieu soninké pour un IDÉAL aussi révolutionnaire.

Côté organisationnel, les équipes chargées des préparatifs  (Logistique, Cuisine, Sécurité, Accueil, Communication) ont accompli un travail très louable malgré une forte affluence dépassant nos prévisions. Au départ tablant sur 300 à 400 participants attendus, nos estimations ont frôlé finalement  entre 700 à 1000 personnes présentes le jour J. Ainsi de cette toute première expérience, des enseignements seront tirés afin de corriger les petits manquements constatés ici et là. 

L’événement a été intégralement couvert par la webradio GANBANAAXU sous l’égide  de son directeur Papa COULIBALI alias Yimbi Kumma. 


Vers 17 heures comme prévu, les prises de parole ont commencé successivement par le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du Forum GANBANAAXU, Gaye TRAORÉ, son secrétaire général Aboulaye TRAORÉ et d’autres intervenants comme certaines voix fortes connues du Forum GANBANAAXU FEDDE. On peut citer Demba DIARRA et Dramane Gueleye CAMARA. Toutes les interventions ont été axées sur l’objet de l’activisme GANBANAAXU FEDDE et les différentes associations partenaires (ARMEPES-FRANCE, MEMUKKE KOFO, RMFP , ASEPT ET D’AUTRES). Par ailleurs le témoignage poignant et très instructif du doyen Mamadou KONATÉ originaire de Diafounou (MALI) , a été remarqué. Dans l’objectif de vulgarisation du fond discursif de notre engagement, des flyers reprenant certains points saillants de ce qui fait désordre dans le régime sociétal soninké d’aujordhui, ont été distribués au public. Par ces flyers, le chargé de communication ARMEPES-FRANCE, Koundou SOUMARÉ a brièvement expliqué la nécessité de diffuser le message aux publics extracommunautaires très souvent non initiés au “VIVRE SONINKÉ”. Le but est de savoir NOMMER et EXPLIQUER pertinemment  les tares sociétales foncièrement discriminatoires contre lesquelles l’activisme GANBANAAXU FEDDE s’érige. Un autre constat bénéfique a été la présence remarquée d’autres participants qui ne sont pas originaires de la communauté soninkée.

Aujourd’hui toutes les CONSCIENCES SINCÈRES dans l’international SONINKÉ, admettent que la communauté sous l’ancien système féodaloesclavagiste ne peut échapper à des réformes sociétales saines et paisibles pour rester une COMMUNAUTÉ digne de ce nom.

Une COMMUNAUTÉ dans laquelle UN HOMME ou UNE FEMME ne serait plus assigné(e) dans une INDIGNITÉ FILIALE PERPÉTUELLE à AVOIR ou à ÊTRE à cause de son passé accidentel peu enviable pour tout le monde finalement. L’idéal de la mouvance GANBANAAXU FEDDE rappelle entre autres certaines dispositions universelles dans toute communauté harmonieuse, comme le RESPECT DU DROIT D’AÎNESSE et la LÉGITIMITÉ PAR LES COMPÉTENCES concernant  tout ce qui a trait à la gestion du cadre public sociétal. Ainsi notre engagement porte un projet de société dans laquelle un imaginaire statut de noblesse ne sera plus conditionné à la présence nécessaire d’un statut d’esclave dans une même communauté partageant la même HUMANITÉ et également la même FOI RELIGIEUSE.

Nous croyons que les solutions passent par des dispositions mentales saines, sincères et humbles pour UNE RÉELLE FRATERNITÉ.

Voir photos en attaché…!

Paris, 21 Août 2017


■La CeCom ARMEPES-FRANCE au nom du  FORUM GANBANAAXU FEDDE.  

L’EED COMME ÉDUCATIF : LA VISITE DE COURTOISIE DE NOTRE BLOG AUX ÉCOLIERS ET ENSEIGNANTS INVITÉS EN VACANCES SCOLAIRES EN FRANCE !

les écoliers entourés par le président de l’EED Waly DIAWARA et l’enseignante accompagnatrice Tacko GANDEGA de Diadjibiné



Avec à gauche Sidi DIAWARA, le directeur de l’école de Boully et au centre Silly CAMARA , enseignant à Tachott-Berané, tous accompagnateurs. 

Avec les écoliers vacanciers et l’enseignante accompagnatrice Tacko GANDEGA. 

Oui en effet…. plus que jamais..!

  

En de début de soirée du lundi 14 Août 2017, votre BLOG s’est rendu auprès de la délégation invitée par l’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement). Logée dans une résidence située dans la ville d’Aubervilliers, le premier groupe d’un effectif composé d’une vingtaine de personnes, se trouve au cœur d’un comité d’hôte très convivial. Les 8 écoliers et leurs 3 accompagnateurs arrivés à l’aéroport CDG tôt le matin du samedi 12 Août dernier, seront rejoints prochainement par 8 autres écoliers dont 2 ressortissants maliens du village frontalier Sélifely au bord du Karakoro.

Dans notre échange avec le président Waly DIAWARA, il nous apprend que ce dispositif de valorisation de l’éducation est à sa 2 ème saison. L’an dernier il y avait 3 élèves de Boully ayant bénéficié sur MÉRITE, et cette année les sélectionnés méritants sont originaires de 8 communes différentes . 

L’EED s’est engagé à faire de l’ÉDUCATION , un des leviers primordiaux parmi ses projets de développement selon les propos du président DIAWARA. Et aujourd’hui ce dispositif d’accueil d’une délégation issue du monde éducatif, s’insère dans un large processus d’émulation saine par l’excellence « primée » pouvant susciter davantage l’intéressement et la motivation des élèves et leurs parents à la vie scolaire . Mr DIAWARA a déclaré qu’à partir du mois d’octobre 2017, plusieurs cantines scolaires ouvriront et 4000 élèves sont prévus d’en bénéficier gratuitement. 



Nos vifs encouragements à TOUS ceux qui entretiennent cette Flamme d’espoir l’EED. 

Bonne continuation. 

Fraternellement




Réalisé par KS

Le référendum du 5 Août 2017 : la voie vers un troisième mandat est-elle ouverte ?


Saidou Diallo – Il n’est un secret pour personne, que dans le cadre d’une opération référendaire, le libellé de la question a une incidence sur le choix de la réponse. 


D’où l’intérêt d’une question avec des termes clairs et précis, ce qui malheureusement n’était pas le cas lors du référendum de ce 5 août 2017. Le projet de réformes constitutionnelles initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz portait sur deux séries de questions distinctes. Mais, on peut se demander la question de savoir, si les mauritaniens étaient au fait de ce pour quoi ils s’exprimaient ? 

La commission électorale nationale indépendante (CENI) à laquelle revient l’organisation et la supervision des opérations électorales, a mis à la disposition des électeurs des spécimens en vue de se préparer à l’opération de vote. 

Les mauritaniens qui se sont rendus aux urnes, soit 53 % des inscrits sur les listes électorales (1.389 092 personnes) devaient répondre à une première question relative au changement du drapeau national. 

Cependant, si on peut lire sur le spécimen de la CENI, qui doit préparer les électeurs au vote : Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle des modifications à l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991. 

Elle est relative notamment au drapeau national. L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile de couleur or sur fond vert, portant, sur chaque coté une bande horizontale, rectangulaire de couleur rouge, on ne retrouve pas les deux dernières phrases précitées sur les bulletins de vote. Car sur le bulletin bleu, correspondant à ce point du projet de réformes constitutionnelle, il est écrit : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991 ? 

Or cette formulation, contrairement à celle du spécimen, inclut à la lecture de la constitution, aussi bien le drapeau national, que le sceau national et l’hymne, même si ces deux derniers symboles sont fixés par la loi. Pour rappel, l’article 8 de la constitution est libellé comme suit – Article 8 : L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile d’or sur fond vert. Le sceau de l’Etat et l’hymne national sont fixés par la loi.

Force est de constater que pour un néophyte en droit constitutionnel, l’absence de ces deux phrases précisant le périmètre et l’objet de la sollicitation est susceptible d’impacter le choix des électeurs. Ces différentes zones d’ombre précitées sont susceptibles de remettre en cause l’ensemble de l’opération référendaire. 

Mieux encore, l’entourloupe résiderait davantage, sur la seconde question posée aux électeurs tant elle manque de clarté. Le libellé de cette question est capital car durant le vote, il y a un face-à-face solitaire entre le citoyen-votant et la question référendaire. D’où l’exigence de clarté, afin de savoir sur quoi exactement portera le choix du votant. 

Ainsi, sur la seconde série de question relative à la reforme institutionnelle, le spécimen a le mérite d’être plutôt très clair avec une question où on énumère les dispositions soumises au référendum. Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle de certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991. Elle est relative à certaines institutions de la République :

– Suppression du sénat et transfert de ses attributions à l’assemblée nationale

– Création de Conseils régionaux élus pour la promotion du développement local 

– Institution aux lieux et place du Haut Conseil Islamique, du Médiateur de la République et du haut conseil de la Fatwa et des recours gracieux, d’un Haut Conseil de la Fatwa et des recours gracieux.

Ce libellé contenu dans le spécimen détaille les dispositions constitutionnelles faisant l’objet de la consultation référendaire. La question liste les institutions à supprimer et celles qui seront créées. Donc elle nous dit les différents articles de la constitution qui sont soumis au projet de réforme. Cependant, cette énumération exhaustive des dispositions constitutionnelles sur lesquelles devrait se pencher le citoyen-votant, disparaît miraculeusement dans le bulletin jaune à introduire dans l’urne le jour du vote. 

En lieu et place de la question précitée on retrouve celle-ci : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de certaines dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991 ? De ce fait, on retrouve dans le bulletin de vote qu’une question aux contours vagues, sans objet précis, ouvrant la voie à toute forme d’interprétation.

Le problème se trouve ici dans le terme DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA CONSTITUTION. Ce pronom indéfini peut faire englober des dispositions constitutionnelles plus larges que celles énumérées auparavant. Ainsi l’objet exact et réel de la consultation disparaît. Cette disparition mystérieuse de l’élément explicatif de ce point du référendum fausse inéluctablement le choix de l’électeur. 

Dès cet instant, le projet de loi référendaire n’est plus respecté. D’autant plus que l’objet du projet de révision constitutionnelle a changé de meeting en meeting, au gré des humeurs du président Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Car si la suppression de la Haute Cour était actée dans le projet de référendum, on a vu un Président de la République en pleine campagne revenir sur ce point. Or, une consultation référendaire qui ne veut souffrir d’aucune irrégularité, doit avoir un objet précis, claire et définitif sous peine de nullité. Le danger de ce pronom indéfini (certaines dispositions constitutionnelles) est qu’il peut faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels (article 26 et 28 de la constitution) ainsi que d’autres dispositions importantes. 

D’autant plus qu’il nous est promis d’autres réformes à venir pour modifier et compléter la nouvelle constitution. 

Ainsi, il suffirait qu’on élargisse le terme « Certaines dispositions constitutionnelles » à l’article 99 de la constitution relative à la procédure de révision constitutionnelle et de modifier l’alinéa 2 de cet article. Un amendement de l’article 99 alinéa 2 ou sa suppression contribuerait à faire sauter le verrou de la limitation des mandats, car c’est cette dernière qui détermine les limites matérielles de la révision constitutionnelle. 

Diallo Saidou dit Thierno 
Juriste 


Source crédit: http://www.cridem.org 

Hommage aux martyrs de l’Armée : réplique salée de BIRAM à Ould Abdel Aziz 

 


Le Calame
– Le président d’IRA Mauritanie a dénoncé l’hommage, assimilé à un accès de « mégalomanie », rendu, par le chef de l’Etat, aux « martyrs » des forces armées et de sécurité mauritaniennes, omettant les martyrs noirs.

« Qui sont les martyrs ? », s’est demandé Biram, en conférence de presse, le samedi 5 Août à Nouakchott. « Pas les coupeurs de route dont il [Ould Abdel Aziz, ndlr] se targue. Ce sont des gens qui ont installé, sur cette terre la loi de la jungle, à travers l’esclavage, les razzia, les guerres tribales et ethniques, les vendetta… C’était le système de la terreur », a narré Biram.

Poursuivant, le leader abolitionniste soutient ceux qui ont facilité la colonisation française, malgré les tares, l’hypocrisie, la fourberie et permis de « favoriser l’ancrage de l’Etat de droit. […] Ces coupeurs de route ne sont pas nos martyrs. Ce sont ceux de l’extrême-droite esclavagiste, obscurantiste et raciste. Ce sont les nostalgiques du retour à la traite qui les honorent, pas ceux qui en ont cruellement souffert ».

Et d’asséner : « Nos martyrs sont ceux qui sont tombés sur les champs de bataille pour la justice pour ce pays. Je parle de Tène Youssouf Guèye, Ba Abdoul Ghoudouss, Tafsirou Djigo et de tant d’autres. Qu’elle est longue, la liste des tombés au champ d’honneur de la lutte pour la dignité humaine ! Ce sont ces victimes qui sont les martyrs de notre Nation. Pour la mémoire de ces vrais martyrs, c’est tout à leur honneur qu’une personne de la trempe d’Ould Abdel Aziz ne puisse les citer ».

Revenant sur la proposition référendaire d’ajouter deux bandeaux rouges au drapeau national, pour symboliser « le sang des martyrs », Biram pense qu’Ould Abdel Aziz ne l’a mise au compte d’un hommage qu’à certains d’entre eux. Le chef de l’Etat a ainsi voulu « honorer le colonel Mohamed Lemine Ould Ndiayane, les martyrs de Tourine, El Ghalaouiya, Lemgheyti et Hassi Sidi, dont les enfants étaient présents au meeting ». Mais, constate Birame, « Ould Abdel Aziz n’a pas mentionné les martyrs négro-africains victimes des exactions extrajudiciaires, lors des années de plomb (1990 et début 1991), culminant avec le massacre de plus de cinq cents officiers et sous-officiers négro- mauritaniens, dans des conditions jamais élucidées ».

Sur un autre plan, Biram souligne que « l’épouse du chef de l’Etat et ses enfants coûtent, coûtent chacun, à l’Etat mauritanien, plus que vingt ou vingt-cinq de ces sénateurs dont, crocodile, il pleure les dépenses. Contrairement à son clan familial, qui ne s’acquitte de rien, vis-à-vis de l’Etat et du pays, les sénateurs s’acquittent d’un devoir vis-à-vis du peuple mauritanien, de l’Etat et ont droit à leurs rémunérations ».

« Avec ces grossièretés, Ould Abdel Aziz peut berner les laudateurs qui l’entourent mais pas le peuple mauritanien », ajoute Abeïd qui dénonce vivement, par ailleurs, « une montée en grade » de l’intimidation et « des écoutes téléphoniques, devenues l’arme illégale du pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz, pour tenter de déjouer ou tromper les défaites cuisantes et successives qu’il subit, de la part de ses opposants ». Et de prendre à témoin l’opinion publique, sur « la persécution dont nous faisons l’objet, moi et ma famille, à cause de ma lutte intransigeante contre l’esclavage, le racisme et la discrimination qui frappent les négro-africains et les harratines en Mauritanie ».

« Perturbés par le traumatisme causé par les nombreuses incursions, musclées, des forces de l’ordre au domicile parental, mes enfants sont en passe de devenir apatrides car les autorités de l’état-civil mauritanien leur ont refusé le passeport, sous prétexte que celui de leur père va expirer dans six mois et ne sera pas renouvelé », révèle le leader abolitionniste. Ces intrusions policières, les jets de gaz lacrymogènes contre les foules qui l’accueillent, à chaque retour de voyage, les asphyxies qui s’en suivent, parmi sa famille, ses enfants et ses voisins, l’ont poussé à offrir, aux siens, des vacances à Dakar, pour leur donner un peu de répit, une vie de famille apaisée et une bonne scolarité.

Source crédit: http://www.cridem.org