Appel aux dons de solidarité !

Cette cagnotte publique est ouverte pour aider les victimes des agressions physiques perpétrées par d’extrémistes féodaux dans les villages soninkés de Bafrara et Kainéra au Mali dans les journées du 10 et 11 octobre 2018. Dans ces localités, des personnes qui refusent de vivre sous le joug humiliant et affreux de l’esclavagisme statutaire chez les soninkés, ont subi des actes de violence d’une gravité innommable aujourd’hui au 21ème siècle.
Le lien pour vos dons en ligne https://www.helloasso.com/associations/armepes-france/collectes/collecte-de-fonds-1

Nos numéros de contact pour les dons en espèces : +33669622279 , +33650741250, +33663432338, 0033618565599,+33753361901

Publicités

Rencontre IRA-France – URPANAF en France pour soutenir Biram Dah Abeid.

《 Ce que les élites africaines ne font pas pour le peuple, le peuple le fera pour lui même 》 Kemi Seba

_____________☆☆☆☆_________________

Le mouvement abolitionniste IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) et le mouvement d’éveil panafricain URPANAF (Urgences Panafricanistes) ont organisé un point de presse de soutien au président Biram Dah Abeid ce samedi 13 octobre 2018 à Bagnolet (Région parisienne).

Vers 16 H , devant un public très intéressé, Mr Ameth Gaye chargé de Com IRA-France et Mr Hery Djehuty coordinateur URPANAF et conseiller de Kemi Seba, ont ouvert les échanges en faisant un retour sur l’engagement courageux et historique du leader Biram Dah Abeid et son mouvement IRA créée en octobre 2008 mais toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott. La rencontre de Bagnolet s’inscrit dans la journée internationale de soutien à Biram Dah Abeid emprisonné en Mauritanie depuis le 7 Août 2018. Mr Djehuty coordinateur URPANAF appelle à une synergie des forces vives et libres du monde panafricain pour des solidarités actives transnationales. Comme actes concrets, le conseiller du célèbre leader panafricaniste Kemi Seba estime utile d’entreprendre des coups d’éclat en interpellant les officiels mauritaniens partout où l’occasion se présente sur les agissements injustes et racistes de l’État. Il est lieu également d’initier l’émergence des petites activités économiques auprès de la couche féminine du peuple qui souffre. Permettre aux gens atteints par des injustices multidimensionnelles, une certaine autonomie financière.

Parmi les participants, les différentes interventions ont été très instructives et franches notamment sur les problématiques de l’esclavage d’une manière globale en Mauritanie. La question sensible de la féodalité et des séquelles esclavagistes au sein des peuples noirs, a surgi dans les échanges. Le cas de l’actualité dans des localités soninkés au Mali, a été soulevé. Le 10 octobre dernier, des Noirs féodaux soninkés ont attaqué et humilié publiquement leurs semblables parce que ces derniers refusent d’être des esclaves statutaires dans le système féodalo-esclavagiste érigé en mode de vie dans certaines communautés noires au coeur de l’Afrique. Mr Ameth Gaye chargé de Com IRA-France a rappelé que l’engagement du mouvement IRA englobe fermement toutes les injustices dans le pays sans aucune distinction. Et Mr Dah Abeid élu député au parlement mauritanien lors des élections législatives du 1 et 15 septembre dernier, a toujours pointé les anachronismes mesquins que constituent les considérations et les mentalités féodales parmi les communautés noires.

Des remerciements chaleureux ont été exprimés aux organisateurs (URGENCES PANAFRICANISTES) de cette initiative à vocation internationale pour la CAUSE de Mr Biram Dah Abeid.

Reportage BLOG par K.S

Mauritanie : préludes, instruments et alibis d’une mise au ban

■Par Biram Dah Abeid, Prison Civile de Nouakchott.

I. Les liaisons dangereuses

Le 21 juin 2014, vers 13h, juste après avoir voté et lu ma déclaration à la presse, je m’apprêtai, seul, au repos mais mon téléphone sonna. Au bout du fil, une personne très proche du chef de l’État, mon concurrent et candidat à sa propre succession, m’interpelle sans aménité : « Le président Mohamed Ould Abdelaziz te transmet ce message: il a suivit et écouté ton discours et tes propos, très séditieux et inacceptables, durant la campagne électorale ainsi que ton dernier propos aux journalistes tout à l’heure devant ton bureau de vote, qui est une parfaite illustration de cette orientation. Maintenant, si tu prétends à un avenir politique dans ce pays, renonce tout de suite et pour de bon à cette ligne; dans le cas contraire, attends-toi à ce que je sévisse pour te mettre hors d’état de nuire. »

Ma réponse à cette suprême insolence est connue; elle fut à la hauteur de l’idée que je me fais de l’honneur, de la dignité, de l’esprit de sacrifice et du devoir de résistance. Depuis, cette personne très proche de Mohamed Ould Abdelaziz par la parebté et la connivence, ne m’a jamais plus rappelé, bien qu’auparavant elle fît signe, de temps à autre, sans manquer toutefois de me témoigner de l’admiration et un soupçon d’amitié.

Quatre jours après l’incident, une autre personne dans la proximité indécise de mon adversaire se met en relation avec moi et m’apprend que le « vainqueur » du scrutin, Mohamed Ould Abdelaziz, voudrait bien me saluer au téléphone et espère beaucoup mon aval à l’énoncé du verdict des urnes. J’entrepris, tout de suite, de lui expliquer l’envergure de la fraude, des irrégularités et des manipulations massives et multiformes d’où l’évidence du doute quant à l’intégrité du résultat proclamé; cependant, au-delà de la force majeure et malgré le fait du prince, je reconnaitrais les scores, seulement en vertu d’un accord politique entre l’émanation politique d’IRA, le parti Rag (encore interdit) et le pouvoir. Pragmatique quant il le faut, j’exigeai, en contrepartie, la légalisation du parti Rag et l’enregistrement de l’Ong IRA. L’entremetteur entérine la proposition et me « passe » son cousin de président, Mohamed Ould Abdelaziz. Ce dernier réitère les mêmes sollicitations que son envoyé exprimait en son nom et valide le projet d’entente par moi formulé : oui, s’engagea-t-il, il promet la reconnaissance et l’enregistrement des deux cadres d’activités, dès la fin de la cérémonie de son investiture, d’ici quelques jours. Je proposais l’accord, le jour suivant, à l’approbation de la direction du Rag. L’organe dirigeant le rejeta, catégoriquement, grâce aux arguments de mon collègue de l’époque, Brahim Bilal Ramdhane. Ce dernier soutenait, étayant ses raisons par force exemple, que le chef de l’État mauritanien traîne la réputation d’un homme sans parole et de peu de foi, pour résumer un grief bien plus fleuri. Selon lui, le contrat éventuel ne peut être accepté par le Rag que si Ould Abdelaziz lui-même consent le premier pas, en ordonnant la reconnaissance des deux organisations. Je transmis la décision du Rag à l’émissaire de Mohamed Ould Abdelaziz dont la réaction confirmait le désappointement du destinataire, voire l’âpreté de sa vindicte.

Quelques jours après, dans son discours d’investiture à un second mandat, Ould Abdel Aziz dépeignait IRA et Rag, sans les nommer, comme un danger pour la nation, avant de promettre leur éradication, en priorité de son exercice de Président. Des pelotons d’auxiliaires de services de renseignements enclenchent alors une offensive dans les mosquées et les média publics et privés contre IRA et Biram Dah Abeid. La jeunesse et les militants d’IRA répliquèrent à la charge de dénigrement, dont le mufti de la république islamique de Mauritanie, Ahmedou Habibou Arrahmane s’improvisait fer de lance; dans ses prêches du vendredi suivant, il assimilait le prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme octroyé à Biram Dah Abeid en 2013, à un cheval de Troie au service des ennemis juifs de l’extérieur, alliés à leurs alliés de l’intérieur, afin de détruire la société musulmane et idéale. La presse acquise aux renseignements élabore des conspirations de croquignole, sans doute recevables par l’entendement paranoïaque des peuples en panne d’intelligence ; elle renseigne l’opinion sur des assassinats et enlèvements fictifs, commis ou prijetés par les partisans de Biram. Ces criminels, disaient – de concert – les journalistes mouchards et affabulateurs, sont les séudes de IRA, ils enlèvent les petites filles maures, les violent, tuent et inscrivent sur les corps, le nom de Biram, en guise de trophée. Les arrestations suivent, dans nos rangs. Un proche du sérail m’alarme, en toute discrétion : « tu es visé et tu seras arrêté au premier « contact » que tu tenterais avec les populations, tu seras emprisonné une longue période, « ils » ont jugé indispensable de te neutraliser avant 2019 ».

Le lanceur d’alerte au sein du pouvoir, à l’image de beaucoup de personnalités et cadres qui servent le système par peur, nécessité ou opportunisme alimentaire, me prédit une interpellation imminente, suivie du schisme, au sein de ira, d’une cellule dormante ; celle-ci occasionnerait un bruit considérable et mon propre discrédit. Ensuite, se déclencherait une vague d’autres sorties tonitruantes, de la part des figures de l’Ong anti-esclavagiste, concomitamment au séjour prolongé de Biram en prison. Il renchérit : « le pouvoir n’acceptera plus jamais que tu prennes un « contact » direct avec les populations, ton discours étant jugé déstabilisateur et très nocif ».

II. La matérialisation de la menace

Cinq jours après l’avertissement dont je ne saurais évaluer le degré de sincérité, je prends le chemin de la ville de Rosso (200km au sud de Nouakchott), point de passage en direction du Sénégal où je devais me rendre. Mon passage coïncide avec l’arrivée de la caravane initiée par IRA et d’autres Ong, contre l’esclavage agricole. La caravane, en mouvement depuis une semaine sans être inquiétée parvenait au chef-lieu de la région du Trarza, en même temps que moi. Je suis arrêté et condamné à 2 ans de prison, pour l’essentiel dans la ville d’Aleg, où je recevais des visiteurs solidaires, tous témoins d’une détention abrupte, sous la chaleur d’un toit de tôle, en compagnie de moustiques voraces.

Après dix huit mois de réclusion avec Brahim Bilal Ramdhane, le début de subornation de certains dirigeants d’IRA et l’orchestration de plusieurs scissions parmi nous, nous recouvrons la liberté, certains d’entre nous désormais moins enthousiastes à la lutte frontale. L’accueil massif, spontané et l’adhésion des mauritaniens à notre combat, renforcent davantage la peur, chez les gardiens du système de domination, de nous laisser libres de circuler dans le pays, surtout en position de principal contradicteur.

Le troisième acte consista à décapiter IRA, en mon absence, au cours de juin et juillet 2016. Tous les membres dirigeants à l’intérieur du pays sont neutralisés et condamnés à de lourdes peines ; les manifestants endurent la répression féroce ; nous déplorons des bilans de plus en plus lourds, de blessés, souvent lynchés par la police, dans les rues.

Parmi les résultats escomptés de la manière forte, s’impose le calcul d’éradiquer IRA et en tarir l’influence, grâce à l’effet conjugué du verrouillage de ses actions ; les attaques en règles de la part des transfuges viennent accentuer la dynamique de la discorde, de la suspicion réciproque, sources de diversion, donc de déperdition d’énergie.

III. Quatrième acte: le retour sur scène

Après un long séjour à l’étranger, le 07 juin 2017, à partir du Sénégal et du point de passage de Rosso, je regagne la Mauritanie. Quelques jours avant, le Conseil des ministres de cette république de boutiquiers rongés par le fanatisme religieux et le sentiment de la supériorité raciale, croit efficient de réitérer, par circulaire administrative et sécuritaire, l’abolition de tout rassemblement du courant d’IRA, sur l’étendue du territoire. Des pontifes du parti-État arrivent à Rosso et s’y livrent au porte-à-porte en vue de dissuader, les populations, de m’accueillir. Des unités de la police, de la garde nationale et de la gendarmerie investissent la capitale du du-ouest, pour tenir les populations loin de l’encombrant compatriote. La veille du jour J (7 janvier 2017), le trafic d’habitudes très intense entre les deux pays est suspendu, seules les différents corps d’armes et de sécurité, occupent le quai de passage et ses alentours ; les rues de la ville, quasiment en état de siège, sont inaccessibles aux piétons et automobilistes ; les magasins ferment sous la contrainte et les militants et sympathisants, venus de Rosso ou des autres régions du pays, essuient molestations et vandalisme, sous les bottes des soldats de la milice tribale.

Je rentre à Nouakchott, sans aucune possibilité d’approcher mes compatriotes. De nombreux citoyens ont essayé de rassembler pour m’accueillir à l’entrée sud de la capitale mais le même procédé de dissuasion violente les tient en respect. Interpellations et blessures, coups de matraques électriques et jets de grenades lacrymogènes ponctuent les heurts de civils désarmés, avec les forces de l’ordre hégémonique. Les explosifs continuent à pleuvoir sur le véhicule qui me transporte du km 10 jusqu’à l’entrée de mon domicile. L’arrosage nauséabond se poursuit encore une heure après mon retour à la maison. Des femmes, des enfants, des hommes, dont des voisins et des partisans, durent payer la rançon de la volonté ou du hasard, par l’asphyxie et des complications respiratoires ; Un poste de police s’installait à vue, pour surveiller et intimider les éventuels visiteurs. Neuf jours après mon retour mouvementé, je vais à l’étranger.

IV. Cinquième acte: redéploiement sur le front intérieur

Le 7 mai 2017, je décide de revenir en Mauritanie, à partir de la frontière avec le Sénégal, sur, le point de passage de la ville de Gouraye, région du Guidimakha. Dés qu’il l’apprend, le gouvernement enclenche une action de sape, similaire à celle de Rosso. Le gouverneur, les préfets, commissaires de police et officiers des brigades de gendarmerie et de la garde, entament une campagne de diabolisation et de dénigrement, en sillonnant les communautés villageoises et les quartiers dans les villes sur le parcours ; tous réputent sacrilège et crime irrémissible, de m’accueillir, même de loin. Je tiens à la disposition des curieux, les enregistrements audio de ces discours exécrables, sortis des bouches de commis de l’Etat autant punais que peu convaincus de leur jactance.

La veille de ce 7 mai, les militants d’IRA, connus alentour, sont mis aux arrêts, les frontières de la région fermées à toutes les personnes susceptibles d’appartenir au courant ou de le soutenir. Des centaines de citoyens venus par voiture goûtent, malgré eux, aux joies du refoulement arbitraire. Dés avoir foulé le sol mauritanien, je me retrouve saisi au collet, escorté par plusieurs véhicules de police, de gendarmerie et de la garde, chargés de séides armés jusqu’aux dents ; sous l’emprise des chiens de garde dont le garde-chiourme invisible me tenait à sa merci au nom de la force brute qui est le droit dans la Mauritanie nouvelle, me revoici rebroussant le chemin du logis, privé d’escale, sur un trajet de centaines de kilomètres….

Sixième acte et suite : L’alliance avec Sawab, une manœuvre non anticipée

Nouakchott le 27/08/2018

crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

ALERTE INFO: Un militant anti féodalité en arrestation à Nouakchott

《Nous venons d’apprendre que notre ami et frère,Diadjé Coulibaly, militant anti esclavagiste et notable du village de Daffort a été arrêté par la police. Jusque-là nous n’avons aucune information claire sur les raisons de son arrestation. Mais quand on sait que Diadje est le principal leader du mouvement anti esclavagiste au niveau de Daffort , cette arrestation semble être liée à son activisme qui dérange les lobbies féodaux. Diadje est le neveu de Lagane Coulibaly qui ont tous les deux introduit des plaintes contre des éléments féodaux pour captation d’héritage . Ces manoeuvres ne sont rien d’autre que des méthodes honteuses utilisées par Les lobbies féodaux pour essayer d’intimider les activistes . Ils se trompent lourdement.》

BMC

Flash INFO: Dafort/Guidimakha (les affaires continuent)

les milieux féodaux qui sont impliqués dans les tentatives d’expropriation foncière à caractère esclavagiste sur de paisibles citoyens qui refusent le système esclavagiste du Lada soninké (Régime féodaloesclavagiste et ségrégationniste en milieux soninkés), ont initié une plainte contre le président de l’ONG – IODE, Mohamed Mbareck. Nous apprenons de sources concordantes du terrain, que quelques avocats (qui seraient au nombre de 5) sont dépêchés sur place pour plaider la cause de ceux qui comptent garder leur joug social discriminatoire dans la communauté soninkée.

Pour rappel, ce responsable très actif contre l’esclavage et ses séquelles et les discours extrémistes, découvre de jours en jours avec stupéfaction, la nocivité et l’ancrage d’un système féodal soninké tissé sur des mentalités foncièrement esclavagistes dans le Guidimagha. Aujourd’hui le cas symptomatique de la commune de DAFORT doit interpeller les hautes autorités du pays. Le système féodal et esclavagiste soninké érigé en mode vie, est soutenu par certains milieux politiques clientélistes depuis Nouakchott, aujourd’hui plus que jamais les abolitionnistes soninké qui subissent d’innombrables agressions morales et diverses humiliations depuis plusieurs générations n’attendent pas renoncer à leur élan d’émancipation sociale dans les milieux soninkés.

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/06/22/plaidoyer-pour-le-respect-de-la-loi-031-2015-incriminant-les-pratiques-esclavagistes-en-mauritanie/

Affaire à suivre de près!

Rencontre GANBANAAXU du 21 juin 2018 à Selibaby: PhotoReportage !

Le public abolitionniste du Guidimagha mauritanien s’est mobilisé pour assister à la rencontre de travail tenue ce jeudi 21-6-18 au sein de la Maison du Guidimagha à SELIBABY.
Cet événement fait partie de la phase de sensibilisation et de conscientisation sur les tares sociétales (esclavagisme statutaire et système féodal ) qui persistent dans les communautés soninkées à travers le monde aujourd’hui au 21ème siècle.
Lors de la rencontre, les dispositions juridiques ont été rappelées concernant le statut du foncier et les peines prévues pour les pratiques esclavagistes et assimilées comme telles (la loi 031/2015 incriminant les pratiques esclavagistes en RIM ).

Les participants venus de toutes les localités villageoises du monde soninké du guidimagha, ont été vivement encouragés dans leur militantisme pacifique et citoyen pour se défaire du joug féodalo-esclavagiste qui défie les lois mauritaniennes. Ils ont été incités à la patience mais de s’armer de fermeté et du courage pour faire respecter leurs droits légitimes reconnus par la constitution de notre pays. Des doléances ont été adressées aux autorités administratives et judiciaires dans la région pour veiller au respect strict de l’ordre régalien et citoyen dans nos zones rurales.

Ont pris part à cette rencontre, entre autres les personnalités suivantes :

Le doyen Ladji Traoré

■ le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE Gaye TRAORÉ.

■ le doyen Demba Youba COULIBALY de GANBANAAXU DAFORT.

■ le doyen Nala SY , un membre fondateur d’ARMEPES-FRANCE

■ le chargé de relations extérieures AMEES, Aboulaye Camara.

Et d’autres membres de la coordination Bureau AMEES à Selibaby.

La CECOM ARMEPES-France/GANBANAAXU FEDDE

Selibaby 22 juin 2018

Le président D’IRA-Mauritanie invité par la fondation anti-esclavagiste britannique Reuters Fondation à Bruxelles.

Invité par la présidente de Thompson Reuters Fondation madame Monique Villa, et Heidi Hautala, le vice-président du parlement européen, à la conférence de Thompson Reuters Fondation sur L’esclavage moderne et la traite des personnes (l’oppression et l’exploitation des femmes) à Bruxelles le 6 juin 2018, le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, distribua la synthèse suivante sur la situation des violations des droits des femmes au sein des milieux sociaux défavorisés en Mauritanie:

FEMMES NOIRES EN MAURITANIE : ENTRE RACISME ET SERVITUDE.

Note de synthèse:

1. La Mauritanie continue d’occuper une place de choix parmi les latitudes où la dignité de l’être humain est considérée comme une valeur impure et une atteinte à l’identité culturelle et religieuse, à l’inverse de l’esclavage, de l’infériorité raciale et de l’inégalité des sexes. Les trois dernières tares correspondent à un ordre séculaire, qui se veut juste, perpétuel et en adéquation exclusive à la volonté de Dieu, quand bien même il attente aux fondements libérateurs du monothéisme. Les femmes expérimentent, à leur corps défendant, l’essentiel de la triple peine.
2. L’esclavage, dans sa version ancestrale, structure encore les rapports sociaux, notamment la répartition du travail et l’allocution des biens symboliques, tels la noblesse de naissance, la prétention au prestige et l’honneur. Mineures à vie, aux yeux des jurisconsultes de droit musulman mauritanien, filles et fillettes esclaves, sont jusqu’à nos jours , à la merci de leurs propriétaires. Viols et accouplement sous contrainte religieuse, unions forcées, excision, ont décimé des générations d’entre celles de naissance serviles ou réduit la plupart à une existence de handicap et de souffrance ravalée. Beaucoup naissaient ou mourraient d’un accouchement précoce et mortel ; d’autres succombaient aux maladies sexuellement transmissibles et toutes devaient travailler, quel que soit leur état de santé. Le régime des travaux forcés, durs et sans rémunération, constitue leur quotidien. Selon le degré d’aliénation mentale auquel les rabaisse le racialisme ambiant, elles supportent, toujours, ces pratiques de dégradation, parfois sous l’empire de la nécessité : manger pour survivre dans un environnement de mépris épidermique et d’exclusion matérielle.
3. Pire, plusieurs agences de voyage et de placement bénéficient d’un agrément, par le gouvernement, pour se livrer au trafic des personnes, en direction des monarchies du Golfe. Le négoce des filles descendantes d’esclaves permet, à des entreprises d’anciens maitres, d’écouler la chaire juvénile vers ces destinations d’un autre temps, où la notion de droits humains relève de l’exotisme. Les autorités de la Mauritanie, en vertu de leur ambivalence consubstantielle, encadrent ce commerce mais édictent les lois de sa pénalisation, qu’elles veillent, cependant, à maintenir hors de portée des justiciables.
4. D’autres mauritaniennes, ont perdu des fils, des pères, des maris, pendant la tentative d’épuration ethnique de 1986 à 1991. Parfois violées par les soldats des forces régulières ou des milices supplétives, elles endurent des décennies de frustration et de misère puisqu’une loi d’amnistie consacre l’impunité des tortionnaires et le fait accompli de leur forfaiture. Du jour au lendemain, elles s’improvisaient chef de famille, en charge d’élever des enfants, dans un environnement patriarcal. Des milliers durent s’exiler ou subir la déportation, durant 20 ans, avant de revenir dans un pays où leur épreuve reste un tabou.
5. Les avis, résolutions et des décisions des experts et rapporteurs spéciaux de l’ONU décrivent et dénoncent le constat allégué plus haut.
6. Malgré le tableau sombre et les signes évidents de son aggravation du fait de la montée de l’extrémisme religieux dans le pays, l’Union européenne continue à coopérer sans conditions, avec le pouvoir de la Mauritanie, foulant au pied, d’un même pas assuré, l’éthique et la prudence.

Le président de IRA – Mauritanie
Biram Dah Abeid

Source crédit: Réseaux IRA.