L’édito Cri Osé : Ces extrémistes féodalo-esclavagistes soninkés désarçonnés qui veulent se faire du BIRAM. Quelle tristesse !

Le 20/12/2019, j’écrivais ce post et en ces débuts 2020, je le réitère parce que certains milieux soninkés n’arrivent pas à digérer l’exposition médiatique à l’échelle nationale et internationale de la question de l’esclavage coutumier par ascendance ancré dans la communauté. Ils essaient de « TOUT » mettre sur le compte du président Biram Dah Abeid, et par une cabale diffamatoire abjecte. Le prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les Droits Humains, serait le diviseur de soninkés, ils oublient au passage que l’hermétique système de castes dans la communauté est basé sur une stratification sociale où LA SÉGRÉGATION ET LA DISCRIMINATION SONT ÉRIGÉES EN VALEURS DIVINISÉES QUI DIVISENT ET SUBDIVISENT LES ÊTRES HUMAINS EN « PURS ET IMPURS » SOCIALEMENT.
Aujourd’hui l’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste au sein de la communauté soninké, est assumé et mené OUVERTEMENT et DIGNEMENT par des vieux soninkés, des femmes soninkés, des enfants soninkés, des hommes soninkés à travers le monde depuis 2010. Et même si l’effet Whatsapp à partir d’octobre 2016 via les plateformes Réseaux #GANBANAAXUN_FEDDE, est remarquable.

Au passage, je rappelle à CEUX qui ont un train de retard de suivi d’observateur ou de « partisan » de l’engagement abolitionniste du président des Réseaux IRA-MAURITANIE , qu’un certain 18 octobre 2014 (http://www.cridem.org/C_Info.php?article=662175), Monsieur Biram Dah Abeid s’était déjà exprimé sur cette problématique avec des termes vifs lors d’une rencontre organisée par UVDS à Nouakchott.

✅ l’esclavage et la féodalité : entre paradoxes et hypocrisies! (20/12/19)

Certains communautaristes « cerveaux attardés » foncièrement biberonnés aux références féodalo-esclavagistes, s’attaquent honteusement via whatsapp en soninké au président Biram Dah Abeid. Pour cause, ils ne supportent pas qu’il s’intéresse aux contentieux liés à la culture apologétique de l’esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké notamment via certains groupuscules connus et leurs complicités diverses. Ceux-là même qui peuvent « chanter » Biram en « champion des Noirs de Mauritanie » hier pour assouvir leurs tréfonds racistes et anti- baydhane, l’accusent aujourd’hui par des méthodes lâches et diffamatoires . La Justice et la demande du Droit ne s’appliquent pas par compromissions communautaristes et les faux-semblants.

Qu’ils boivent un peu de fondé, on ne se protège pas par le NON-DROIT (velléités dominatrices du régime féodalo-esclavagiste intracommunautaire)

Mon soutien ferme à lui.

Le lien : https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/12/20/lesclavage-et-la-feodalite-entre-paradoxes-et-hypocrisies/

Soninkara – Réflexion : la question épineuse de la Femme soninké et ses Droits en milieux ruraux !

Femme soninke connue par sa bravoure, sa détermination pour le développement. Elle combine à la fois ses tâches ménagères et ses actions économiques (travaux champêtres, petites activités génératrices des revenus….). Elle se réveille tôt le matin aux premiers chants de coq annonçant l’aurore de la journée. Au petit matin, l’enfant collé au dos, elle allume le feu à base des fagots qui dégagent la fumée, soit dans une minuscule chambre, soit en plein air dans un espace venteux ou froid pendant que les autres membres de la famille sont sous la couette attendant qu’ils soient servis tranquillement. Elle fait sa cuisine, sert les plats et faits sa lessive. Après avoir fini les travaux ménagers, elle prend le chemin de la brousse enfant au dos pour faire des kilomètres à pied afin de mettre en valeur ses champs sous un soleil à plomb sources de ses revenus aléatoires. Au soir elle rentre à la maison fagots à la tête et on entend le crépitement des pieds dans un espace caillouteux pour finir les travaux ménagers nocturnes. Elle sert le dîner et fait encore sa lessive entourée des marmailles qui se plaignent pour chaque acte. Ainsi, elle va se doucher tardivement sous une lumière peu éclairée de la lampe tempête. Elle est à la fois la première à se réveiller très tôt et la dernière à se coucher dans le foyer.

Vu les multiples occupations quotidiennes de la femme soninké, qu’est-ce que soninkara lui a réservé ?
Soninkara n’a rien trouvé que de la tenir dans l’illettrisme total et dans la marginalisation. Elle est écartée de toute prise de décision familiale ou communautaire. Dans certains milieux ruraux soninké, par volonté de domination masculine, la femme soninké est privée ou très passablement orientée vers une instruction religieuse et scientifique. Ce Soninkara caractérisé par l’envie de l’émigration, a oublié que le socle de la communauté repose sur l’épaule de ces braves et dynamiques femmes. Les hommes sont appelés traditionnellement à cause d’une certaine pression sociale de divers ordres à émigrer d’une ville à une autre voire d’un pays à un autre par tous les moyens disponibles laissant derrière eux des femmes et des jeunes quasiment illettrés. Malgré les conditions difficiles décrites de son environnement social, cette femme se bat pour donner le meilleur d’elle-même sur le plan éducatif et social. Ce brassage socio-culturel à travers l’émigration n’a pas pu apporter des réformes sociétales. Ainsi, cette communauté (soninkara) se plaint de la dégradation de l’éducation, de la malversation économique voire la dépravation des mœurs bâties depuis des belles lurettes à travers la fameuse phrase « soninkaxu maintaa », ce qui renvoie à la vision obscurantiste qui se croit au centre du monde. Cet esprit d’arrogance, qui écarte toute forme de remise en question a poussé soninkara à marginaliser la femme soninké de l’instruction et d’accès au savoir par divers canaux.
Par le biais de cette migration les hommes découvrent sous d’autres cieux des cultures, rencontrent et épousent des filles cultivées pleines de vie élégante. Ces hommes qui ont par ailleurs privé les filles/femmes du terroir, de leur droit à l’éducation, à s’ouvrir à d’autres cultures voir même leur refuser le brassage par le mariage. La femme soninke se trouve entre le marteau et l’enclume. D’une part soninkara l’a refusé à l’accès au savoir et à la modernité et les hommes la fuient pour aller se marier avec les autres civilisations ; et d’autre part soninkara refuse à ses filles de se marier avec d’autres hommes des cultures différentes d’où actuellement les filles et femmes divorcées ont du mal à trouver des maris.
Cette iniquité de soninkara a laissé des impacts négatifs sur tous les aspects de notre civilisation face à la croisée des civilisations mondiales. Au sein de la même communauté très stratifiée, soninkara refuse le mariage intercommunautaire (mariage endogamique) pour des raisons des castes et d’esclavage statutaire. À l’instant dans beaucoup des contrées des pays d’Afrique de l’ouest et dans la diaspora, ces clivages bloquent nos filles et nos cousines à trouver des maris préférés. Ce même comportement a été transplanté au sein des diasporas soninkés vivant même dans les grandes civilisations dites modernes. Ce repli identitaire sur soi au risque et péril de la jeunesse sur la voie de la dépravation des bonnes mœurs. Cet analphabétisme à grande échelle des femmes a beaucoup impacté la jeunesse qui ne voit leurs pères que quelques mois chaque deux ans ou dix ans suivant les circonstances.

🔹️Par Moussa Diakhité, mauritanien et assistant – conseiller à l’insertion sociale en région parisienne

Diogountouro-Guidimakha (Mauritanie) : L’immixtion des juges français dans les sales affaires intérieures d’un village soninké, par Ba Boubou

Bref rappel des faits :

Au courant de l’année 2018, dans une réunion hebdomadaire du village, le chef coutumier et son clan et les dirigeants de l’Association des Ressortissants de Diogountouro (ARD) de 1901, ont déclaré oralement le solde de compte de l’association : 147. 000euros comme à l’acclimaté, sans aucun document (relevé bancaire, rapport financier, etc), attestant le fonds en place. Ce genre des déclarations du chef et son clan sur le compte de l’association ne date pas d’aujourd’hui, car c’est un système instauré avec les anciens immigrés du village. Oui, aux déclarations orales, mais il faudrait que les déclarations orales soient accompagnées des faits matériels attestant la bonne foi des uns et des autres. En effet, en janvier 2019, les jeunes du village ont sollicité le chef coutumier et les dirigeants de l’association les relevés bancaires et tout autre document attestant la bonne gestion de leur argent (Caisse du village). Apres plusieurs négociations, le chef et son clan ont totalement refusé de fournir un quelconque document (ni révélés bancaires, ni document financier, entre autres).
Par ce refus lapidaire du chef et son clan et les dirigeants de l’association, les jeunes ont saisi le juge des référés (juge d’urgence et provisoire) du TGI de Bobigny du fait, « d’une discrimination basée sur la pratique de l’esclavage de la part du chef et son clan et les dirigeants de ladite association ; une gestion opaque et détournement des fonds publics. Ils demandent au juge tout document comptable susceptible d’attester de la gestion transparente des fonds de l’association ». Et enfin, dans leur requête adressée au juge, ils demandent également, « la désignation d’un mandataire ad hoc afin de procéder, notamment, à la convocation d’une assemblée générale et de faire cesser les diverses irrégularités alléguées quant à la gestion de l’association ». La saisine du juge des réfères permet aux plaignants d’obtenir des mesures provisoires et rapides dans l’attente du procès qui règlera le litige. Comme vous le savez, ce magistrat des référés ne juge pas du principal, c’est-à-dire il n’est pas juge du fond, il est le juge provisoire et d’urgence. Sur la base de cette requête, le juge a rendu une ordonnance le 13 mai 2019, en déclarant irrecevable les demandes formées par les plaignants, car le juge trouve que les plaignants n’avaient pas l’intérêt et la qualité à ester en justice puisqu’ils n’étaient à jour de leurs cotisation au moment de l’action judiciaire.
Cependant, n’ayant pas été satisfaits de la décision rendue par le juge unique du tribunal de grande instance de Bobigny, les plaignants ont interjeté appel de l’ordonnance rendue par le juge des référés devant la Cour d’appel de Paris en juillet 2019. Les parties sont convoquées pour une audience le 4 novembre 2019 devant la 3eme chambre civile de la Cour d’appel de Paris et, le 4 décembre 2019, la Cour d’appel a rendu un arrêt de 9 pages sous le N ° R G 19 /10 6 1 0 – N° Po r t a lis 35L7-V-B7D-B77X4, pour confirmer l’ordonnance entreprise par le juge des réfères du TGI de Bobigny. La Cour a motivé son arrêt sur le fait, que les plaignants n’étaient à jour de leurs cotisations lors de la saisine du juge des réfères : « faute de démontrer leur qualité d’adhérents de l’association à la date de la saisine de la juridiction des référés, les appelants ne rapportent pas la preuve de leur qualité pour agir. L’ordonnance entreprise sera en conséquence confirmée en toutes ses dispositions ». Or, les jeunes après plusieurs tentatives sans succès auprès du chef coutumier et son clan, ils ont suspendu leurs cotisations, car le chef et son clan étaient dans l’incapacité de fournir tout document attestant la gestion transparente et limpide de leur argent.
Les questions qui intriquent tout le monde : Pourquoi le chef et son clan ont-ils refusé de fournir les documents prouvant la bonne gestion de la Caisse villageoise ? Que cachent-ils, le chef et son clan derrière cette somme gigantesque de 147. 000euros ? Le chef et son clan n’ont-ils pas alimenté le soupçon de corruption et de détournement des biens publics ?
Pourquoi aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation et de la nouvelle technologie une simple demande de compte rendu des fonds communs avait mis le feu aux poudres ? Si on est blanc comme neige, un simple clic, on imprime tous les relevés bancaires. Comme le souligne publiquement un des cousins du chef, M. Samassa, un jeune intellectuel, véridique et fidèle à ces principes d’homme honnête, je cite : « Je ne suis membre de l’ARD mais je pense que rendre compte de gestion n’est pas un crime », avant d’ajouter que, « chaque membre de cette association est en droit de demander des comptes. De même que chaque responsable de cette association doit donner des comptes annuels avec possibilité … oui, les gestionnaires doivent rendre compte » ; et il a conclu par cela, « nous imaginons comment beaucoup de chefs coutumiers ont dilapidé les ressources des pauvres citoyens ». Effectivement, je suis du même avis que cet homme honnête. M. Samassa, vos principes et valeurs sont aux antipodes de certains proches irresponsables et corrompus du chef, tels que Bouly et Mamadou, pour ne citer que cela.
Le premier est à la source de tout le malheur du village. Après avoir détourné l’argent du village (6000euros, voire plus), fait croire au village que l’argent a été volé ou perdu à Dakar. Comme par hasard, c’est l’argent du village qui s’est fait voler/perdre et non son propre argent. Le second, demanda la générosité du chef et son clan, en faisant croire que sa somme de 2000euros ait volé dans sa chambre au foyer. Puis le chef et son clan ont débloqué 2000euros de la Caisse du village pour lui octroyer afin qu’il puisse aller passer ses vacances tranquillement. D’autres ont également détourné à d’autres manières différentes. Les uns couvrent les autres afin d’éviter toute dénonciation publique. Bref, la liste est longue et les faits sont accablants. Je pense que ces comportements mafieux et corrompus et cette gestion dispendieuse doivent être dénoncés par tous. Rester neutre devant les faits accablants et nauséabonds, cela revient à approuver et à être complice. Car le complice et l’auteur principe sont tous punis de la même peine. Etre neutre devant les comportements punis par la loi et la morale, c’est être lâche tout simplement. Comme disait un avocat, « la neutralité est une autre forme de lâcheté ». Tout à fait vrai !
Par ailleurs, Cette association (ARD) a perdu toute sa crédibilité et sa légitimité depuis le départ des hommes intègres et honnêtes (Aly Bakari Sylla et Djiby Sagna). Ces deux hommes sont d’une sagesse abyssale. Ils ont su bien géré les fonds communs sous leur règne. Ce sont des hommes incorruptibles et soucieux de l’intérêt commun et la quiétude du village. Leurs valeurs et leurs principes moraux sont aux opposés de l’actuel dirigeant de l’association. Car, on ne gère pas la Caisse du village comme on gère la tontine des femmes immigrées. Forcement quand on n’a pas la légitimité et les compétences on reste soumis aux ordres du chef coutumier et son clan. Quand on n’a pas de tête, il faut avoir des jambes. En France, l’argent ne se ramasse pas par terre. Oh combien de fois, Dieu seul est témoin, ces immigrés se réveillent à 5h du matin, en laissant femmes et enfants chez eux, courir derrière les métros et les trains pour aller travailler afin de pouvoir nourrir leurs familles. Et à la fin du mois, le chef coutumier et son clan courent vers eux pour demander les cotisations. A leur tour, quand ils demandent le chef et son clan le compte rendu de leur argent, on leur refuse de délivrer tout document attestant la bonne gestion de la caisse du village. Je vous laisse imaginer le reste.
Après l’arrêt rendue par les juges de la Cour d’appel de paris, nous avions pris contact avec les responsables des jeunes et du camp d’en face. Les jeunes nous ont confirmé que toutes les options sont sur la table et qu’ils n’excluraient rien du tout pour faire valoir leur droit. Et l’autre camp d’en face crie victoire. Ce que nous déplorons, ce sont les comportements irresponsables et inappropriés des uns et des autres. Je pèse mes mots, surtout celui du chef coutumier, qui crie au couloir et dans toutes les chambres du foyer « on a gagné…on a gagné ». Or, un chef doit se comporte comme un chef justicier digne de ce nom. A mon sens, le mot « chef » est synonyme de la sagesse, de la paix, de l’amour et de la justice. Le Roi doit être un faiseur de paix. Malheureusement, cette qualité fait défaut chez notre Roi. La fonction sacrée et légitime du Roi, n’a jamais été vilipendée autant que cela.
Nous déplorons également les sommes colossales dépensées à ce feuilleton judiciaire dont les seules gagnants sont les avocats. En étant habitué de ce milieu judiciaire et juridique, nous pouvons estimer la somme dépensée depuis le début de ce feuilleton judiciaire s’élève environ 10. 000euros, voire plus. Cette somme aurait pu servir au village à construire des nouvelles salles d’école et acheter des tables et des chaises pour les enfants du village dont l’école a fort besoin. Car, les élèves alternent leurs cours (matin pour certains et après-midi pour d’autres faute des salles et des tables-bancs pour tous). Cette somme aurait pu également aider le village à équiper le dispensaire, car les patients quittent le village pour aller se soigner soit au Sénégal, soit au Mali.
Par ailleurs, le juge n’a pas la réponse à toutes les questions du Droit, comme le médecin qui n’a pas la solution à toutes les pathologies. La Cour d’appel a laissé une marge de manœuvre (c’est-à-dire une porte ouverte aux négociations) aux parties en conflits, car elle a évoqué « l’équité » et « l’inapplicabilité » de l’article 700 du code de procédure civile. Cela nous laisse entendre que les parties peuvent reprendre les négociations à tout moment au lieu de saisir le juge de fond. Je lance un appel à toute la sagesse des uns et des autres (responsables, sages, intellectuels, hommes de bonne volonté…), de ne pas laisser prendre le village en otage par quelques irresponsables de tout bord, qui ne pensent qu’à leur propre sort. Dieu, seul sait que ce beau village égorge des sages, des intellectuels, des responsables véridiques et une jeunesse dynamique, qui aiment participer à la consolidation et au développement durable de ce beau village.
Enfin, je demande aux parties de sursoir leurs actions judiciaires et de privilégier le dialogue et la négociation afin de pouvoir trouver une solution négociée, efficace et véridique à ce conflit qui pourrit le lien social. Car la justice négociée permet de préserver le lien social et nous dirige vers une pacification de nos relations. Elle recèle l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté. Rien que L’INTERET DE LA COMMUNAUTE.

Boubou BA
Membre du Centre de recherche CHAD à Paris

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur ce 23/12/2019

L’esclavage et la féodalité : entre paradoxes et hypocrisies !

Certains communautaristes « cerveaux attardés » foncièrement biberonnés aux références féodalo-esclavagistes, s’attaquent honteusement via whatsapp en soninké au président Biram Dah Abeid. Pour cause, ils ne supportent pas qu’il s’intéresse aux contentieux liés à la culture apologétique de l’esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké notamment via certains groupuscules connus et leurs complicités diverses. Ceux-là même qui peuvent « chanter » Biram en « champion des Noirs de Mauritanie » hier pour assouvir leurs tréfonds racistes et anti- baydhane, l’accusent aujourd’hui par des méthodes lâches et diffamatoires . La Justice et la demande du Droit ne s’appliquent pas par compromissions communautaristes et les faux-semblants.

Qu’ils boivent un peu de fondé, on ne se protège pas par le NON-DROIT (velléités dominatrices du régime féodalo-esclavagiste intracommunautaire)

Mon soutien ferme à lui.

KS

CONTRIBUTION: Hésitations , tâtonnements , appel de balises au sommet …où est donc Yehdih ? Par Samba Thiam

Par Samba Thiam président des FPC

Nous avons observé ces derniers temps, non sans espoir et beaucoup de satisfaction, le ministre de la santé se démener, pour tenter de redresser le secteur moribond de la santé . L’initiative a été accueillie avec joie, par une bonne fraction de la jeunesse qui a manifesté activement son soutien. Il faut féliciter Monsieur le ministre.

Mais sans vouloir décourager personne ni verser dans le pessimisme, je dirais que cette bonne volonté , toute seule , ne suffira pas ; Je crains fort que ce ne soit peine perdue ,car c’est tout le grand corps qui est malade ; et traiter une jambe, un bras ou un nez ne saurait suffire à remettre sur pied un corps malade! Non , pour réussir dans ce secteur ,il eût fallu créer un vaste mouvement d’allure générale, impulsé d’en haut , pour que d’un seul tenant , tout se redressât en même temps …Il eût fallu toucher tous les secteurs ; le judiciaire, l’Administration gangrenée par la corruption, la concussion et les trafics en tout genre, truffée de fonctionnaires fictifs, de faux diplômes, bref, lutter contre ce désordre général installé depuis 1978, avec les régimes militaires, enfin , poser des actes forts , immédiats… Voilà qui aurait aidé le Ministre

Hélas , parceque tout ceci manque de vision d’ensemble, on voit cette personnalité se démèner, presque seule… Rien de significatif du côté des ministres de l’enseignement où règne une sacrée pagaille ( Superieur , Secondaire , Fondamental ) qui a besoin d’un bon coup de balai. Ici , au lieu de partir des fondations on pose la toiture ; malgré la floppée d’inspecteurs, c’est maintenant que l’on dresse des fiches du personnel pour déterminer l’effectif exact des Enseignants !

Rien du côté du secteur judiciaire ou dorment, dit-on, trois mille dossiers portant sur des contentieux fonciers . Rien du côté du ministère de l’interieur avec l’arbitraire sur les terres et l‘état civil, rien du côté des affaires étrangères et de la Pêche, ou du côté des sociétés nationales où règne une gestion tout aussi chaotique .

Au désordre général de l’administration s’ajoute celui de la rue …

Dans Nouakchott des meutes de chiens errant , vaches et chèvres divaguant. Une circulation automobile anarchique, des feux rouges brûlés sous l’œil indifferent des policiers; et comme pour se moquer des citoyens, on parle d’installer des radars sur la route de Boutilimitt pour limiter-dit-on- les accidents de circulation ! Des ‘’gilets jaunes ‘’ raclent , contre tout entendement, les bordures des chaussées pour débarrasser le sable accumulé ou lutter contre des vents de sable ininterrompus… Alors qu’hier seulement on rasait la ceinture verte de la ville devant nous protéger de ces pénibles vents de sable … On s’occupe à racler des chaussées alors que juste à côté des montagnes d’ordure jonchent les abords ! ( même si, pour être honnête , on constate quelque légère amélioration dans leur ramassage) . Partout l’espace public est squatté . Dans mon quartier-Cité-plage – des filous à l’affût, profitant de la confusion d’une transition, se dépêchent de construire sur des places publiques qui leur avaient été jusques-là refusées…

Sur la route de la plage on a laissé les ‘’lampadaires du sommet arabe’’ rouiller, sans entretien, et pour des besoins de marchés, crées de toutes pièces, on installe de nouveaux ; avec la complaisance, largement partagée, de nos bailleurs de fonds …
Dans nos cimetières nos morts sont enterrés pêle-mêle ; pas d’allées , pas de plan ‘’cadastre’’, un désordre fou qui ne semble gêner personne …Alors qu’à Dakar, à côté, il vous suffit d’indiquer le nom et l’année du décès pour retrouver en 5 mn le tombeau de votre disparu …

Notre Administration n’est pas prête de se redresser, à cause de cette culture du désordre qui imprègne tout . Culture ambiante du désordre, culture du faux-semblant, de la dissimulation…

Comment dès lors réussir à redresser les choses sans lutter contre ces pesanteurs lourdes ?

L’Opposition politique , quant à elle, au lieu de se soucier de l’abrogation des lois liberticides, scélérates de Mohamed ould Abdel Aziz qui l’étouffaient , se trouve d’autres priorités … On nous distrait, enfin , avec la ‘’ crise’’ de l’Upr, au détriment des vraies questions de fond occultées . Pourquoi , au fait , l’actuel locataire du palais ne créerait –il pas son propre parti politique ? Il ne manquerait certainement pas de soutiens au regard de nos mœurs politiques. Un parti de plus ou de moins ferait-il tant de mal à notre ‘’ démocratie’’…Céder, me semble -t-il sans, bien entendu, manquer d’être vigilant vis-à-vis de son vieux compère ; ne dormir que d’un oeil dirait Yehdih …

Où allons-nous ? Où est donc Yehdih ?

Samba Thiam

15-12-2019

©️ Crédit source: Post Facebook Kaaw Touré (15/12/19)

DROIT DE RÉPONSE : GANBANAAXUN FEDDE, MOUVEMENT TRANSNATIONAL HUMANISTE et LEGALISTE EST FONCIEREMENT L’ANTITHÈSE DES IDEOLOGIES FÉODALO-ESCLAVAGISTE DE PLUS EN PLUS VIOLENTES ET AGRESSIVES AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ SONINKÉ

Comme souvent et pour permettre à ceux qui ne sont pas familiers de la langue soninké de comprendre le sens de l’expression « GANBANAAXU », nous nous sommes habitués dans nos différentes communications et autres tribunes libres à définir systématiquement ce vocable, qui signifie : ÉGALITÉ EN DROIT ET EN DIGNITÉ.
Le mouvement « GANBANAAXUN FEDDE » est une initiative transnationale, progressiste et citoyenne de conscientisation des masses afin qu’elles comprennent l’urgence et la nécessité des réformes au sein de la communauté soninké où sévit depuis très longtemps un régime coutumier foncièrement discriminatoire, ségrégationniste et d’une violence symbolique inouïe. Depuis bientôt 4 ans, cet engagement pacifique est mené courageusement à travers un collectif d’associations transnational, pour le respect et la restauration de la DIGNITÉ HUMAINE au nom d’une FRATERNITÉ RÉELLE. Ce collectif d’associations hétéroclites lutte pour l’effectivité d’une CITOYENNETÉ ÉGALITAIRE consacrée et sanctifiée par les textes fondamentaux de nos États respectifs et par toutes les institutions internationales habilitées à défendre les Droits Humains mais aussi pour le respect strict de la légalité républicaine en toute circonstance, laquelle permet à tous ses enfants les mêmes droits, les mêmes chances, les mêmes opportunités tout en leur imposant les mêmes devoirs.

Après cette présentation assez rapide du mouvement, notre présent communiqué tient lieu d’un droit de réponse à une tribune farfelue, truffée de mensonges et honteusement diffamatoire. Le texte de cette tribune libre http://cridem.org/C_Info.php?article=730433, signé par une nébuleuse et fantomatique structure qui s’est autoproclamée « tounka lenmou fedde », littéralement « l’association des fils ou héritiers des rois » (dirigeants féodaux en traduction), il serait plus judicieux de dire plutôt « tounka lonbrou fedde », littéralement « les rois qui ne valent rien ou les rois de peccadille », vise à faire diversion en accusant l’éveil humaniste et citoyen porté par le mouvement GANBANAAXUN FEDDE et ses partenaires abolitionnistes. Dans leur tribune libre, au fond abject et infect, parue à CRIDEM, nous y décelons les mêmes tentatives vaines à vouloir camoufler la source de ce que vit aujourd’hui la communauté soninké dans la sous- région ouest- africaine pour ce qui concerne l’esclavage coutumier par ascendance. C’est un secret de polichinelle que de dire qu’il existe chez les soninkés, un esclavage statutaire intracommunautaire qui se pratique et se perpétue à travers d’innombrables violences symboliques et physiques, qui se sont même amplifiées ces dernières années, comme en atteste ce reportage récent de la chaîne internationale France 24. https://observers.france24.com/fr/video/ligne-directe-resister-esclavage-mali https://m.facebook.com/FRANCE24/videos/2548639315424208/ .

La réalité est qu’aujourd’hui au sein des communautés soninké, les personnes « castées » et assignées statutairement et socialement esclaves, refusent fermement de se laisser faire et revendiquent une CITOYENNETÉ ÉGALITAIRE selon les dispositions prévues par l’ordre républicain en vigueur dans nos pays. Ils se sont dressés pacifiquement contre les pesanteurs sociales injustes et humiliantes du système féodalo-esclavagiste incarné par les « LAADANI » c’est à dire les rapports sociaux discriminatoires et ségrégationnistes issus de la stratification sociale par laquelle la caste dite esclave est reléguée au bas de la pyramide dans tous les domaines de la vie profane et religieuse de la communauté.
Du côté mauritanien, les tenants de ce système réactionnaire qui défie l’ordre républicain et les lois nationales, sont organisés en groupuscules extrémistes via watsap et Face book et s’adonnent de manière régulière à des discours aux relents apologétiques de l’esclavage et à diverses provocations injurieuses.
Fidèles à nos principes et à notre option de lutte pacifique, nous avons porté leurs agissements répréhensibles aux autorités compétentes ces derniers jours avec notamment le cas de Fousseyni Soumani Camara connu comme un acerbe provocateur apologiste de l’esclavage qui en a fait son sport préféré.
Dans une communication récente http://cridem.org/C_Info.php?article=729831 , concernant son affaire portée devant la Justice, nous y avions signalée les provocations troublantes de complices identifiés de Fousseyni Soumani Camara sur nos militants en sit-in pacifique devant le commissariat Sebkha 1. Ces provocateurs qui sont Boubacar Camara plus connu sous le prénom de Moustapha Camara et Borou Camara lançaient en direction de nos militants certaines déclarations de nature apologétique et tentaient de prendre des images vidéo de nos membres avec leurs téléphones portables. Ils ont bien évidemment été empêchés. Mais, comble du cynisme, dans leur récente tribune libre, sans vergogne, ils n’ont pas hésité à tenter une ultime pirouette en essayant de jouer à la victime d’une agression imaginaire en mettant en exergue une scène d’attaque simulée de ces deux individus alors qu’ils font l’objet de plaintes bien solides pour leurs propos apologétiques de l’esclavage tenus dans leurs groupuscules watsap « democratia islamic » et « tounka lenmou fedde » . Nous tenons donc à donner ces précisions importantes, qui seront portées à la connaissance des autorités judiciaires avec preuve à l’appui. Dans leur déni de l’existence de l’esclavage coutumier par ascendance, nous les trouvons définitivement déboussolés et désorbités. Les mentalités féodalo-esclavagistes en milieux soninké sont connues de tous depuis toujours. Depuis trois ans, toutes les problématiques soulevées en milieux soninkés et notamment au Guidimakha, tournent autour de l’esclavage sous ses manifestations sociétales et coutumières. Nos divers communiqués de presse ont relevé plusieurs cas évidents même si la judiciarisation au niveau régional n’a pas souvent suivi les dossiers sous le prisme de cet esclavage coutumier par ascendance très défendu par les extrémistes féodaux et leurs complicités parentales parmi certains éléments introduits dans les rouages étatiques.

L’engagement GANBANAAXUN FEDDE s’inscrit dans les valeurs humanistes et citoyennes, et reste fidèle plus que jamais à cette voie(x). Et les manigances diffamatoires de certains adeptes inféodés aux mentalités féodales et esclavagistes du moyen-âge, seront sans effet face à notre détermination et notre résolution contre l’esclavage coutumier par ascendance érigé en mode de vie si ce n’est en art de vie par certains milieux soninké.

Nouakchott 15 Décembre 2019

🔹️P/ La communication GANBANAAXUN FEDDE et partenaires.

Le rôle essentiel des partis politiques n’est-il pas de participer à l’animation de la vie politique ou plutôt un intermédiaire entre le peuple et le gouvernement: Tentative de réflexion/ Dr. Sao Ousmane

« Un homme peut gravir l’Everest pour lui-même, mais au sommet, il plante le drapeau de son pays » Margaret Thatcher

Texte et contexte :

« On note depuis quelques années une certaine désillusion des citoyens envers les partis politiques, qu’ils ne considèrent plus forcément comme leurs meilleurs représentants et intermédiaires. Dans certains pays, les partis ont une fonction de direction. Ils ont pour objectif la conquête et l’exercice du pouvoir afin de mettre en œuvre la politique annoncée. Si dans les régimes pluralistes (où existent plusieurs partis) la conception traditionnelle est que le pouvoir exécutif est en charge de l’intérêt national indépendamment des partis, ceux-ci assurent bien la conduite de la politique nationale, par l’intermédiaire de leurs représentants au gouvernement et dans la majorité parlementaire. Ils légitiment et stabilisent le régime démocratique, en le faisant fonctionner. Animateurs du débat politique, ils contribuent aussi à structurer l’opinion publique. »Les participations à la vie de la cité, 30 juin 2006

Selon les analystes politiques,on distingue trois différents types de partis politiques :

1– Les partis dits « de cadre » nés au XIXème siècle, sont des partis de notables issus, dans un premier temps, de la bourgeoisie ou de l’aristocratie et se situent traditionnellement à droite ou au centre comme c’est le cas en France.

2– Les partis dits « de masse » nés au début du XXème siècle avec le développement du socialisme et du communisme, ont pour objectif la transformation de la société et la réalisation d’un ordre social nouveau. Pour cela, ils s’appuient sur une organisation structurée et hiérarchisée et sur un grand nombre d’adhérents, assurant ainsi leur autonomie financière et permettant l’encadrement des électeurs ;

3– Les partis d’électeurs, notion apparue dans les années 1960 et liée à l’approche américaine (système des primaires), sont caractérisés par la recherche du rassemblement du plus grand nombre possible de sympathisants, et s’attachent à la promotion d’objectifs consensuels.

Développement

Dans tous les pays du monde, les acteurs politiques sont représentés par les militants des partis politiques qui cherchent à conquérir le pouvoir. Les citoyens ancrés dans des organisations cherchent à influencer les politiques publiques et l’action du gouvernement dans le sens de leurs intérêts. Ainsi à côté des partis politiques, les organisations professionnelles, les organisations de la société civile, les institutions parlementaires et judiciaires, les Universités et l’Etat, chacun en ce qui le concerne, est un acteur unique ayant un rôle distinct et irremplaçable. La finalité de l’action publique et de la cohésion sociale est le bien-être individuel, social, économique et culturel. La démocratie n’est pas une fin en soi mais un moyen pour réaliser le bien-être et la dignité des êtres humains. Pour faire une démocratie réussie, il faut que les acteurs agissent en synergie, dans une clarté distinctive des rôles, avec sérénité, écoute et respect mutuel. La démocratie se construit à travers nos manières de penser, nos manières de parler, nos attitudes les uns vis-à-vis des autres, nos comportements et nos pratiques. Notre continent est à la croisée des chemins et vit des moments uniques de son histoire. Une nouvelle génération se cherchepour être aux affaires et dans l’opposition. Les batailles électorales s’annoncent rudes et deviennent de plus en plus prématurées. Malgré l’importance des enjeux actuels et futurs, nous avons tous la responsabilité d’œuvrer pour des débats apaisés sur l’orientation de nos politiques publiques, l’utilisation de l’argent public par une gouvernance transparente et démocratique et l’effectivité d’une démocratie administrative au service unique du bien-être du citoyen. (Anne Muxel2001).

En Afrique, malheureusement les acteurs de la pratique démocratique sont confus et nagent dans une absence quasi-totale de discernement. Notre pratique démocratique semble étourdie. Nous avons une permanence de la contestation dirigée par les partis politiques comme s’ils voulaient prolonger les batailles électorales perdues. Ce n’est pas leur rôle. Il n’est pas du ressort d’un parti politique d’organiser des marches et de les diriger. Leur vocation est de conquérir le pouvoir par la conception et la vulgarisation d’une nouvelle offre politique, sinon cela ressemble à une révolution. Les partis politiques doivent continuer à former leurs militants, se massifier et concevoir des programmes alternatifs pour la conquête du pouvoir. Leur action significative doit se construire autour des joutes électorales. La société civile doit être d’alerte ; elle doit cesser d’être une société civile d’anecdotes ; elle doit éviter de faire les batailles des partis politiques ; elle doit chercher, fouiller, interpeler le gouvernement et l’Assemblée Nationale lorsqu’elle sent une déviation dans l’action publique ; elle doit également informer les populations, faire le plaidoyer pour la prise en compte de questions émergentes et de nouveaux défis. La construction d’une grande démocratie nécessite une société civile informée, alerte, structurée, forte et mesurée.Le gouvernement doit aussi répondre et considérer les interpellations de la société civile et des citoyens.(Daniel-Louis Seiler, Ellipses, 2003), (David Hume, Essays, Moral, Political, and Literary., 1742)

Les partis politiques, crise de confiance ou désintérêt ?

Les partis politiques n’ont plus la cote. Et c’est un euphémisme au point qu’on évoque leur disparition un jour ou l’autre pour laisser la place à des mouvements plus participatifs. Nous constatons une dégénérescence presque programmée des structures partisanes et les militants désertent depuis des années ces partis traditionnels dans lesquels ils ne se reconnaissent plus. Il ya aujourd’hui une forte tendance au sein de la population mauritanienne pour considérer que ceux-ci ne comprennent pas les problèmes du pays. Ce sentiment est lié au fait que les notables qui les dirigent, refusent d’élargir tout processus de renouvellement et de réformes. Et cette absence de renouvellement entraîne la désaffection politique. Comme dans toute activité humaine, la non-concurrence et l’instauration de monopoles de situation finissent par étouffer toutes initiatives. (Georges Lavau, Armand Colin, 1953).

Des partis à l’ancienne

Ce sont ces partis à l’ancienne où des milliers de personnes encartées sont toujours convoquées à des réunions de fédérations, de sections, de cellules toutes les semaines pour satisfaire les caprices du chef. Aucune proposition, ni d’offre politique alternative sérieuse n’émane de ses réunions de comité. Ces pratiques finissent par lasser les militants politiques qui luttent en faveur du développement du pays. La politique reste pour eux un territoire où la souveraineté populaire et la citoyenneté ne sont que des illusions. L’absence de débat interne, de structuration, de propositions concrètes et de stratégies de gouvernance engendre une profonde fracture entre le monde politique et les citoyens. En même temps qu’une grande frustration de l’électorat.(Michel Offerlé, 2006)

Une défiance forte des citoyens vis-à-vis des responsables politiques

Face à cette situation, les citoyens aspirent de plus en plus à sortir de ce schéma traditionnel et à mettre en place des formes de démocraties directes ou participatives afin de reprendre en main leur destin. On voit ainsi émerger de nombreux mouvements qui entendent revitaliser la démocratie en remettant le citoyen au cœur du débat public. Le phénomène grandissant de ces nouvelles organisations témoigne d’une volonté de changement. Les mouvements politiques de citoyens sont aujourd’hui une réelle alternative pour une opposition éclairée, forte, lucide, imaginative et déterminée, contre la gouvernance actuelle du pays dans laquelle nos compatriotes sentent captifs.(Guillaume Bernard, Éric Duquesnoy, dir., PUF, 2007)

Le renouveau politique, un vaste chantier

Nos pays ont besoin d’un renouveau politique, une nouvelle force capable de dessiner un projet émancipateur, social et économique. Pour être légitime, les hommes politiques devront s’adresser, rassembler le plus grand nombre en acceptant l’hétérogénéité des cultures et en assurant une cohérence d’ensemble. Le renouveau politique appelle à un vaste chantier, celui d’un véritable « contrat démocratique ». Le potentiel existe dans notre pays dès lors que l’on sort de la politique électoraliste permanente qui bloque toutes les initiatives et interdit toute émancipation citoyenne. Surtout dans les pays comme la Mauritanie, l’économie nationale a d’énormes promesses favorables avec la découverte de pétrole et de gaz ; il est impératif avec cette découverte de revivifier le débat public afin d’associer toutes les forces vives du pays à la restauration d’un véritable Etat démocratique porteur d’ambitions et d’espoir. Dans ce contexte précis notre citoyenneté ne se définit pas uniquement d’un point de vue juridique par la possession de la nationalité et de ses droits civiques et politiques. Elle se définit aussi aujourd’hui comme une participation à la vie de la cité. Cependant, les citoyens n’ont aucun rôle obligatoire à jouer. En ce sens, le statut juridique de citoyen est un statut de liberté. Un citoyen peut choisir de participer (citoyen actif) ou non (citoyen passif) à la vie publique (Benjamin Constant, 1837). Chaque citoyen doit respecter les droits des autres qui sont identiques aux siens. Le terme de devoir peut aussi désigner une réalité plus morale qui doit guider le citoyen dans son comportement dans l’espace public. L’attitude des citoyens les uns envers les autres est primordiale pour rendre supportable la vie en société. La politesse, le respect, la capacité à venir en aide à une personne en difficulté sont des éléments capitaux pour une citoyenneté vécue au quotidien. Les manquements à ces règles élémentaires de vie en commun affaiblissent la notion de citoyenneté. Ensuite, les citoyens sont obligés de respecter les lois afin de permettre une vie en société organisée et d’éviter le développement de la loi « du plus fort ». On serait alors dans une situation anarchique, chacun agissant selon son bon plaisir, sans souci de la règle commune. L’obligation pour tous les citoyens de respecter les lois est la meilleure assurance que la liberté, les droits et la sécurité de chacun d’eux soient garantis de manière effective.

Dr Sao Ousmane : Président Cadre de Concertation et de Dialogue des mauritaniens de la Diaspora (CCDMD) ;

🔹️Bibliographie

Anne Muxel : L’expérience politique des jeunes Pôle Sud Année2001, Paris presse de science Po.

Guillaume Bernard, Éric Duquesnoy, dir., Les forces politiques françaises, Paris, PUF, 2007.

Michel Offerlé, Les partis politiques, Que sais-je no 2376, 5e édition, 2006.

Daniel-Louis Seiler, Les partis politiques, Paris, A. Colin, 1993.

Daniel-Louis Seiler, Les partis politiques en Occident : sociologie historique du phénomène partisan, Paris, Ellipses, 2003.

Maurice Duverger, Les partis politiques, 1951, Paris, Armand Colin.

Georges Lavau, Partis politiques et réalités sociales : Contribution à une étude réaliste des partis politiques, Paris, Armand Colin, 1953.

Philippe Raynaud et Stéphane Rials, Dictionnaire de philosophie politique, PUF, coll. « Quadrige dicos poche », 2003, 928 p. (ISBN 213052947X).

Henri Saint Jean Bolingbroke, Dissertation upon parties, 1775

Bernard Cottret et Marie-Madeleine Martinet, Partis et factions dans l’Angleterre du premier XVIIIe siècle, Presses Paris Sorbonne, 1991, 179 p. (ISBN 2904315926).

Benjamin Constant, Cours de politique constitutionnelle, Société belge de librairie, 1837, p. 202 David Hume, Essays, Moral, Political, and Literary, Liberty Fund, Inc., 1742

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