Mauritanie/Politique : Le candidat indépendant Biram Dah Abeid en tournée expresse dans le Guidimagha/ PhotoReportage.

✅Quelques photos des temps forts de la tournée expresse de son excellence monsieur le député Biram Dah Abeid dans la région du Guidimagha .

Pour rappel l’élection présidentielle en Mauritanie aura lieu le 22 juin 2019📆 (premier tour). Mr Dah Abeid, élu député au parlement mauritanien en septembre dernier, est le fondateur du mouvement d’éveil abolitionniste et antiesclavagiste (IRA-MAURITANIE créée en 2008 toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott). Très emblématique sur plan national et international pour son engagement pacifique pour les droits humains, Mr Biram Dah Abeid avait été candidat en 2014 à la présidentielle et arrivé 2ème derrière le le représentant du système étatique mauritanien dominé par les militaires depuis juillet 1978.

Le prix Onusien 2013 et désigné dans le Top 100 personnalités les plus influentes au monde en 2017 du célèbre Magazine Time, Mr Biram Dah Abeid a fait le plein lors cette tournée expresse de prise contacts avec les populations dans plusieurs localités parmi les 2 départements visités de la région . Nous apprenons de l’entourage du candidat indépendant, que le département de Ould yenge serait programmé dans la phase de campagne électorale proprement dite.

À noter que cet homme engagé irréductible pour la défense des droits humains depuis une décennie, tient sa revanche avec cette visite de précampagne sur certains milieux nébuleux de la région qui avaient saboté sa visite prévue à partir d’un certain 7 Mai 2017. En effet ce jour, venant du Sénégal, le célèbre militant abolitionniste avait été conduit manu militari par des éléments de la gendarmerie jusqu’à la limite administrative en dehors du Guidimagha, alors qu’il était très attendu par ses militants et sympathisants dans la région.

Source crédit : Éléments tirés du photoReportage assuré par l’homme COM de la tournée Samba Diagana. Un Grand MERCI à lui.

✅K.S pour le BLOG

Osons une expression citoyenne pour porter et faire le PROJET BIRAM2019 , le NÔTRE !

À l’entame d’un compte à rebours nous menant à la journée du 21 juin 2019 (Journée du premier tour de l’élection présidentielle en Mauritanie), je réaffirme mon soutien citoyen et humaniste au candidat Biram Dah Abeid. Figure de proue de la résurgence de l’abolitionnisme en #Mauritanie🇲🇷 depuis 10 ans, prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les droits humains, ce leader charismatique porte L’ESPOIR pour l’avènement d’un ordre étatique consacrant en fin LA QUALITÉ DE CITOYEN et l’édification d’une NATION MAURITANIENNE. L’homme loin d’être parfait comme chacun d’entre nous d’ailleurs, s’est engagé plus que jamais par des convictions solides et progressistes que d’aucuns considèrent comme subversives. Convaincu que les divers problèmes qui nuisent et sapent l’Etat en Mauritanie, viennent d’un système clanique et clientéliste de GOUVERNANCE en vigueur depuis de nombreuses années. Ainsi pour lui, si un ordre républicain règne en tte JUSTICE au sommet, une véritable COHÉSION SOCIALE sera promue, les compétences récompensées, l’effort reconnu, le mérite loué, et surtout la médiocrité contenue. Le député Biram Dah Abeid s’est affranchi d’un certain « épouvantail-poison » bien connu chez nous, le prisme d’un communautarisme égocentrique en TOUT.

Osons une expression citoyenne pour porter et faire le #PROJET #BIRAM2019 , le NÔTRE !

Bon vendredi à TOUS

19/4/2019

K.S

《Contribution au débat dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019》, par l’universitaire Mamadou Kalidou Ba

✅À lire la contribution d’un universitaire mauritanien🇲🇷. Ici dans son texte, il a salué l’engagement d’éveil citoyen et humaniste GANBANAAXU FEDDE contre la féodalité :

《Contribution au débat dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019
La perspective de l’échéance électorale en juin prochain nourrit en chaque Mauritanien d’énormes espoirs, mais également d’énormes inquiétudes. Or, observant l’évolution du débat politique dans notre pays, je constate qu’en dépit de l’imminence de ce rendez-vous électoral et de l’auto proclamation de certaines candidatures, le discours des uns et des autres est essentiellement caractérisé par la platitude et l’imprécision. Parmi ceux qui se sont jusque là exprimés, personne n’indexe avec précision les grands maux de la Mauritanie, et les remèdes qui leurs sont appropriés. Messieurs les candidats, arrêter donc avec vos discours vagues et dites-nous quels problèmes vous traiterez et comment !
Aussi ma grande crainte est que la Mauritanie traverse ces élections présidentielles en ne mettant pas sur la table des débats, les vrais problèmes qui minent sa stabilité et engagent son pronostic vital.
Certes de nombreux mauritaniens sont tenaillés par la pauvreté, de nombreux autres n’ont pas accès aux soins de santé de base et à l’éducation élémentaire, mais les plus grands maux de notre pays qui menacent son existence par ces temps d’instabilité, c’est le racisme d’Etat et l’esclavage.

I. Le racisme d’Etat

Le racisme d’Etat frappe les populations négro-africaines que sont les Peuls, les Soninko, et les wolofs et les plonge dans une terrible frustration d’être des pseudo-citoyens à la dignité constamment bafouée. Ce racisme s’enracine dans notre loi organique se manifeste essentiellement sur deux plans :

1.1. La discrimination linguistique et culturelle est instituée par l’article 6 de la constitution mauritanienne qui stipule : « Les langues nationales sont l’arabe, le poular, le soninké et le wolof. La langue officielle est l’arabe ».
A cause et au nom de cette loi les Peuls, les Soninkés et les Wolofs dont je fais partie n’ont pas le droit de suivre, avec le même temps d’antenne, le journal à la télévision et à la radio comme leurs compatriotes arabophones ; ils sont réduits à écouter leurs responsables politiques (président, ministres …) et administratifs (gouverneurs, préfets, chefs d’arrondissement …), les applaudir sans jamais rien comprendre de ce qu’ils ont dit ! Les cadres négro-africains sont honteusement isolés et discriminés dans toutes les réunions, uniquement parce qu’ils ne parlent pas hassaniya-arabe ! Moi-même à l’université de Nouakchott, je ne cesse de subir cet isolement à travers lequel on me fait clairement comprendre que tant que je ne parlerai pas hassaniya je n’aurai jamais les mêmes droits que les autres universitaires…

1.2. La deuxième discrimination est celle de la représentativité à tous les niveaux de la sphère politique, économique et administrative. Les Peuls, Soninkes, Hratines et wolofs sont sous-représentés dans la hiérarchie de l’Etat au point que le déséquilibre s’apparente à une forme d’apartheid. En effet, c’est plus de 90% des postes politiques et administratifs (y compris dans les forces armées et de sécurité), de notre pays qui sont occupés par les membres de la seule communauté beydane dont le poids démographique ne dépasse pourtant pas les 30% de la population mauritanienne.
Oui, je sais que c’est presque un tabou que de s’exprimer en ces termes, que certains se précipiteront pour me traiter de communautariste, voire de « raciste », mais les méfaits sont si têtus que pour leur trouver des solutions nous n’avons d’autres choix que celui de souligner d’abord la réalité accablante… Et puis franchement, traiter de « racistes » ceux qui ont le courage de dénoncer le racisme, c’est « démodé » ! Alors trouvez autre chose.

II.L’esclavage et la féodalité

Un pays à l’aube du troisième millénaire qui aspire à jouer un rôle au concert des nations, ne saurait s’accommoder ni de l’esclavage, ni de la féodalité. Or selon des voix autorisées, l’esclavage frappe plus de 20% de nos compatriotes de la communauté haratine et la féodalité plus de 30% de nos compatriotes peuls, soninkés et dans une très moindre mesure wolofs. C’est ici l’occasion pour moi d’apporter mon soutien au mouvement « Gambanaaxou fedde » qui incarne une volonté claire de combattre les discriminations statutaires en milieu soninké.
La persistance de l’esclavage et sa survivance à travers la féodalité sont une insulte à notre conscience humaine et une tache déshonorante sur tous les emblèmes de notre souveraineté nationale.
L’esclavage et la féodalité doivent être reconnus comme des endémies et traitées avec des remèdes de cheval pour permettre une renaissance de notre patrie qui pourrait alors être fière d’elle-même.

III. Esquisse de solutions :

Pour en finir avec le racisme d’Etat et instaurer une citoyenneté véritable en Mauritanie, les candidats crédibles aux prochaines élections présidentielles ne peuvent faire l’économie de ces engagements:

3.1. Modifier la constitution de la Mauritanie en introduisant, notamment dans l’article 6, l’officialisation du poular, du soninké et du wolof aux côtés de l’arabe, cela au nom de l’égalité des Mauritaniens toutes communautés confondues ;

3.2. Introduire dans la constitution une loi imposant, dans toutes les nominations officielles, une représentativité numérique de un tiers (1/3) des membres de chacun des trois grands groupes communautaires de notre pays : les Beydanes 1/3, les Hratines 1/3 et les Négro-africains (Peuls, Soninké, wolof), 1/3.

3.3.Autoriser les associations de lutte contre l’esclavage, soutenues par des unités de la gendarmerie nationale à effectuer à travers le pays des missions inopinées destinées à débusquer les esclavagistes pour les traduire devant les tribunaux spécialisés et surtout veiller à ce que ceux-ci disent les lois dans toute leur rigueur.

3.4. Réformer le secteur de la justice et des forces armées pour les rendre plus conformes à la réalité démographique de la Mauritanie dans toute sa diversité ethnologique.
Le salut de la Mauritanie exige de nous la rupture d’avec le tabou du débat et l’instauration du débat sans tabou afin que naissent des solutions consensuelles qui soient acceptables pour tous.
Chers compatriotes, soyez vigilants et ne votez que pour les candidats qui prennent en charge, explicitement et précisément, ces réformes ! Notre stabilité en dépend !

Mamadou Kalidou BA
Nouakchott le 16 avril 2019.》

Diogountoro – Guidimagha : le chef coutumier et ses administrés devant le tribunal de grande instance de Bobigny

Boubou Ba – Le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée par les parties.

Il prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression. La justice étatique décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit, d’où l’intérêt de faire appel aux modes amiables de règlement des conflits.

N’a-t-on pas coutume de dire : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ».

La justice amiable constitue une thérapie qui a pour but de briser le cercle infernal de la violence et de la contre violence afin de rétablir l’harmonie et la paix sociale. En effet, si jadis la fierté d’un Soninké, c’était de se glorifier de ne jamais mis pied au commissariat, aujourd’hui le voilà grimper la marche du palais de justice français. C’est peut-être la fin du royaume Soninké du 21eme siècle ou du moins le souverain mésopotamien du VIIème siècle.

Les descendants de Wagadu :

Si quelqu’un m’avait raconté hier, cette chaine judiciaire, c’est-à-dire les voilà venir le chef et ses conseillers d’un côté et de l’autre ses administrés devant le juge français pour trancher un litige qui les oppose, j’aurais tendance à imaginer que c’est le retour de « Wagadu Bida ».

Malheureusement, cette chaine judiciaire a eu lieu et s’est déroulée devant mes yeux à 9h30 au tribunal de grande instance de Bobigny (TGI). Les mots me manquent pour qualifier cette audience judiciaire que j’ai assistée ce lundi 25 mars 2019, devant le juge de référé du TGI de Bobigny avec un public-immigré, tous « ressortissants de Diogountouro », dans la Commune de Ghabou. J’étais pétrifié et écœuré de voir ceux qui se réclament « descendants de Wagadu » se trainent devant un magistrat étranger pour des faits qui peuvent se régler à l’amiable si nous étions véridique et honnête avec nous. Malheureusement, nous avons perdu la sagesse que le roi (Tunka) de Wagadu nous a léguée.

Autant de l’empire du Ghana, il semblerait le roi ou chef était un dirigeant véridique, honnête et sage ; il réglait toutes les affaires de son royaume à l’amiable afin de préserver la paix sociale de la cité. Le roi ou chef de Wagadu, selon les différents récits disposait trois critères qui nous laissent entendre qu’il était un roi justicier : Le roi était un « faiseur de paix » ; il était un « donateur » de ses biens, et ne peut se permettre, sans se déjuger, de repousser les incessantes demandes de ses administrés ; le roi était également un grand « orateur », ayant la maitrise de tous les codes culturels de la cité.

Pourquoi aujourd’hui, les descendants de Wagadu ont-ils perdu cette sagesse de rendre la justice et de dire le Droit ? Pourquoi, les fils du roi sont-ils arrivés devant le juge pour étaler leurs « linges sales » ? Où sont-ils passés les chefs justiciers de Wagadu, pour faire régner la paix et la cohésion dans le royaume ? Nous n’avons pas coutume de dire que, « le linge sale se lave en privé ». Pourquoi, nous ne faisons pas comme la communauté Wolof du Sénégal, en réglant ses affaires dans « le ventre de la famille » ou « dans le ventre du village ». Le maintien de la paix sociale et la tranquillité dans nos cités passent par les modes amiables de règlement des conflits.

Pourquoi sont-ils arrivés devant le juge de référé ?

D’après nos informations fiables, nous nous limitons de prendre les faits à partir d’une réunion. Ainsi, lors d’une réunion du village, le chef coutumier et les dirigeants de l’association de ressortissants de diogountouro (ARD) avaient déclaré oralement comme d’habitude, que la caisse du village disposait d’une somme totale de 147000euros sans pièce justificative à l’appui.

En effet, les jeunes du village ayant connaissance de ses droits et devoirs, avaient organisé plusieurs rencontres avec le chef coutumier du village et l’Association des Ressortissants de Diogountouro (ARD), dirigée par une poignée de gens (pour ne pas dire un clan), dont certains sont à la fois conseillers du chef coutumier et membre du bureau exécutif de ladite association, pour demander de comptes sur la gestion financière de l’association communautaire, c’est-à-dire les relèves bancaires et tout autre document nécessaire attestant la gestion transparente du bien commun. Bien sûr que oui, ils sont en droit de demander ou va leur argent et comment a été utilisé cet argent.

La jeunesse a également demandé au chef coutumier et le bureau exécutif de l’association de procéder à un changement des mentalités sur les instances associatives du village, c’est-à-dire à ne pas rester coller sur les patronymes (pour ne pas dire l’esclavagisme) des uns et des autres pour designer telle ou telle personne mais plutôt à regarder du côté des compétences et d’expériences pour faire avancer les choses dans le bon sens. La réponse du chef coutumier et le président de l’association est sans appel.

Le chef coutumier et l’association (ARD) disent tous pas question de leur fournir les relèves bancaires et tout autre document attestant la gestion du bien commun. Cela revient à dire taisez-vous, on n’a pas de compte à vous rendre et vous n’avez aucun droit sur vos propres biens. Apres plusieurs tentatives de médiation auprès du chef coutumier et auprès de l’association, qui n’ont donné des résultats positifs. Ainsi, les jeunes décident de saisir la justice pour faire valoir leur droit sur le bien commun.

Les faits :

Les jeunes sollicitent les compétences et l’expertises d’un avocat et docteur en Droit, Maître AKUSSON, un professionnel aguerri du Droit. Ainsi, maître Akusson, par un courrier du 31 octobre 2018 envoyé au chef coutumier et au président de l’association(ARD), demande à la partie défenderesse de lui communiquer tout document comptable susceptible d’attester de la gestion transparente des fonds de l’association. Le 17 nombre, le président de l’association (ARD) a envoyé une réponse lapidaire à l’avocat maître Akusson : « en ma qualité de président de l’ARD, je vous informe qu’il y a une totale transparence quant à la gestion des comptes et à la communication des soldes des comptes… ».

Une réponse non juridique mais plutôt littéraire, car l’avocat n’a pas demandé de verbes mais plutôt de pièces justificatives. Ainsi, n’ayant pas satisfait de la réponse du président de l’association, le 26 novembre 2018, l’avocat de la partie demanderesse a envoyé un 2eme courrier au chef coutumier et au président de l’association, faute des réponses claires accompagnées des pièces justificatives il sera obligé de saisir le juge de référé, c’est-à-dire le juge de l’urgence.

N’ayant pas obtenu une réponse, maître Akusson, à la demande de ses clients a saisi le président du tribunal de grande instance de Bobigny en référé, pour des faits de pratiques d’esclavagistes, de faits de discrimination au sein des instances associatives et une gestion opaque des ressources de l’association. Les faits sont grave, je dirais très grave même au regard du code pénal français. Enfin, il a demandé également au juge qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné à la tête de l’association et que les documents demandés soient communiqués par force.

L’audience devant le juge :

Les deux parties sont convoquées à 9h30 du matin devant le juge. Apres un bref rappel des faits et un échange de quelques documents entre avocats et juge. Madame, la juge a donné la parole à l’avocate de la partie défenderesse. Celle-ci a soulève l’irrecevabilité de la demande de la partie adverse faute de qualité à agir en justice et défaut d’intérêt, car selon l’avocate les plaignants ne disposent pas des preuves attestant leur appartenance à l’association. Ainsi, l’avocat de la partie demanderesse maître et docteur en Droit Akusson, a pris la parole pour démontrer l’appartenance de ses clients à l’association et demande au juge à ce qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné afin de mettre l’ordre dans cette association.

Madame, la juge après avoir écouté les deux parties et au vu de la complexité du dossier, elle a décidé de renvoyer l’audience au 10 avril 2019. Ce faisant, avons-nous d’autres solutions pour éviter le chaos ? Oui, évidemment nous avons une panoplie des solutions amiables (médiation, conciliation, arbitrage, négociation…) entre nos mains, qui nous permet de régler cette affaire à l’amiable sans que le juge ne soit au courant de ses linges sales. La justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations.

Elle recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit. J’en appelle à la sagesse et à la responsabilité de toutes les parties au procès d’aller sursoir au tour d’une table afin de pouvoir trouver une solution amiable et consensuelle pour le bien du village.

Ba – Boubou

Doctorant-Chercheur en Droit à Paris

Stagiaire à la Cour de cassation de France

🔘Crédit source : cridem.org

LE CHOIX UTILE, UNE NÉCESSITE POUR UN RENOUVEAU ASSURÉ

Amadou Hampâté Ba disait: chacun possède sa vérité. Mais l’unique vérité, est celle qui se trouve au centre ». Celle-là, tout le monde la connait. Tout le monde peut la refuser aussi.

Nous arrivons bientôt et enfin au bout du tunnel. Nous avions tant espéré quand nous l’apercevions. Nous avions mis à disposition toute notre énergie, avions bravé tous les obstacles, avions contourné tous les pièges. Nous y avons laissé parfois notre sang, les être les plus chers aussi. Nos convictions, certes toujours vivantes, ont perdu, parfois et au fil de notre parcours parsemé d’obstacles, de la force. Nos espoirs nourris par des promesses, bon gré mal gré jamais tenues, se sont amenuisés. Nous avions couru, marché, rampé pour sortir de ce tunnel. Nous arrivons au bout de cette aventure périlleuse, fatigué.

Tous les plans et toutes les stratégies que nous avons réalisés, toutes les idées que nous avons construites, toutes les organisations que nous avons bâties, ont subi les effets néfastes des politiques divisionnistes que nous combattons au cours de notre passage vers la liberté.

L’opposition Mauritanienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est restée dans son état embryonnaire. Malgré ses manquements et ses faiblesses, elle lutte et toujours pour un peuple qui le suit du mieux qu’il peut. Mais elle chavire sûrement.

Elle commence à montrer des signes d’épuisement et d’abandon à 3 mois des élections présidentielles. Son manque de pragmatisme, de force de propositions, de vision réelle et de présence active dans les efforts de lutte et son absence totale tout à fait constatée sur la scène de ladite lutte lui font perdre toute crédibilité, si crédibilité il y a eu. Elle n’a plus les moyens d’unir le peuple.

Et maintenant ?

Nous sommes au moins sûrs d’une chose : elle ne pourra pas faire de miracle. Elle ne pourra pas changer la donne. En 3 mois, il lui sera impossible de combler un retard de 27 ans, partant de l’année 1992. Ainsi donc, sa cote de confiance baisse depuis 27 ans. C’est ainsi que les Mauritaniens ont exprimé ce sentiment lors des précédentes élections régionales, législatives et municipales et les résultats en disent long sur leurs réponses.

Il y-a-t-il encore une lueur d’espoir ?

Le fait de concéder un bien commun lorsqu’on a plus les moyens de le gérer ne nous en retire pas pour autant toutes les responsabilités. On a juste permis la croissance de ce bien partant sur de nouvelles bases. Quand le capitaine d’un bateau n’est plus apte à diriger son navire, et de surcroit défectueux, on doit oser céder les responsabilités à celui qui est capable d’en assurer la manœuvre et la survie des occupants jusqu’à bon port.

Ceci dit, la Mauritanie va très mal. La démarche de l’opposition, en ces temps de crise, fait dormir le peuple et le rend faible et de plus en plus vulnérable. Elle est entrain de livrer le peuple à un nouveau prédateur.

De grâce, soyons lucide. Nous avons déjà assez souffert à cause de nous-même, de notre vision, de notre comportement à caractère ethniciste, féodaliste et communautariste. Ce sont des tares qui nous gangrènent dans notre propre chair au point de nous aveugler.

Oui, le Mauritanien et la prise de risque, si risque il y a, ne font pas bon ménage. Mais je crois que nous n’avons plus droit à l’erreur. Puisse que nous avons aussi la liberté d’opter pour le camp de l’erreur, nous pouvons aussi aller dans ce sens pour les mêmes raisons qui nous ont motivées auparavant et qui nous ramènent toujours au point de départ.

Aujourd’hui, laissons-nous guidés par le temps pour construire votre conviction de demain. Mais dans l’immédiat, étant donnée l’urgence de l’instant, pensons utile.

Choisir Biram Dah Abeid, est une nécessité. Nous avons accumulé des échecs et l’engagement de Biram est bien né de ces périodes d’échecs-là. Il est le modèle d’homme qui présente toutes les caractéristiques d’une personne d’abord normale mais aussi faite pour lutter de façon mesurée contre un système de gouvernance de cette dimension. Il a démontré, avec pugnacité, caractère, combativité, volontarisme, hardiesse une prise de position ferme et constante, a pris des risques vis-à-vis de lui-même, de sa personne, de sa famille, de ses amis, de son entourage, a créé la peur dans les rangs du pouvoir, a engendré l’explosion des tendances traditionnelles, a changé les esprits et les comportements de la société, a fait connaitre notre lutte et nos souffrances, et nos malheurs, et nos craintes, et nos revendications auprès des instantes internationales. Au niveau national, Biram Dah Abeid vit nos problèmes à travers ses actions d’accompagnement dans notre quotidien. Il est entrain de briser les barrières.

Quoi de plus ? Faut-il être un surhomme pour mériter la sympathie d’un Mauritanien avec autant de qualités démontrées par l’action?

Les autres leaders auraient voulu faire autant mais ils ont échoué et il faut l’accepter. Mais ce n’est pas, pour autant, terminé pour eux. Biram a besoin d’eux comme ils ont besoin de lui. Il suffit tout sobrement de lui tendre la main. C’est aussi simple que ça !

Biram dah n’est pas parfait. Ce n’est pas Dieu. Il reste un mortel. Mais nous autres, mauritaniens mortels que nous sommes aussi, devons lui exprimer notre reconnaissance, notre sympathie et l’aider à rendre son travail utile, tout en louant le travail fait par ceux qui ont tenté, avant lui, de faire réaliser les meilleurs projets de société dont nous pouvions rêver tous. Nous resterons libres de nos convictions. Biram n’y changera rien. Il est juste le complément de tous nos manquements.

Il appartient, maintenant, au peuple de décider de son avenir, dès lors qu’il possède la chose intrinsèque, la liberté de penser, de juger, de séparer le bon et le mauvais, et enfin de choisir.

La lutte de ceux qui sont morts pour la cause ne doit pas rester veine.

Biram versus Ghazouani ? Et si nous écoutions nos cœurs, nous ferions le bon choix !

Par Thomas Mag, activiste mauritanien des Droits Humains.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (2/3/19)

Sénégal – Élections présidentielles : une Opération « FOQATI » en cours ?

A 12h (GMT), lundi, soit 18 heures après la clôture des bureaux de vote, personne ne peut se prononcer avec certitude sur un tendance qui pourrait être définitive quant à l’issue de ces élections.

Il faut savoir que les résultats qui sortent des bureaux de vote et qui sont remontés dans la presse et dans les QG des candidats sont cumulés et agrégés par différentes sources indépendantes. Et aucune de ces sources ne donne une tendance donnant le président sortant Macky Sall vainqueur au premier tour.

Tout laisse à croire qu’un second tour est inévitable. La question est de savoir si ce sera entre Macky Sall et Idrissa Seck ou entre Macky Sall et Ousmane Sonko car les 2 candidats de l’opposition sont au coude à coude dans toutes les tendances données.

Cette situation est un camouflet pour le président Macky Sall et sa coalition Benno Bokk Yakaar, eux qui chantaient tout haut qu’ils allaient gagner au premier tour dès la fermeture des bureaux de vote, avançant même des scores : 55%, 65%, 75%.

Force est de constater que 18 heures après la fermeture des bureaux de vote, les résultats provisoires cumulés ne permettent toujours pas de donner une tendance confirmant une victoire nette au premier tour du président sortant.

Ce pouvoir avec sa large coalition regroupant les partis APR, PS de Tanor, AFP de Moustapha Niasse et d’autres dinosaures politiques n’arrive toujours pas à obtenir la majorité et ne comprend toujours pas qu’elle a été vomie par le peuple. C’est un échec.

C’est bien sûr un échec malgré tous les actes anti-démocratiques posés par Macky Sall depuis quelques années:

– Décision de confectionner des cartes d’identité biométrique CDEAO dans le seul but de se maintenir au pouvoir

– Emprisonnement et exil de candidats sérieux qu’il ne voulait pas affronter

– Mise en place du système de parrainage pour écarter ceux qu’il ne voudra pas affronter

– Rétention des cartes de centaines de milliers d’électeurs

– Radiation, sans jugement, de dizaines de milliers d’électeurs du fichier électoral

– Tripatouillage du fichier électoral pour faire changer de bureaux de votes des dizaines de milliers d’électeurs favorables à l’opposition

– Création de bureaux fictifs, enrôlement d’étrangers, appel au vote ethnique, participation d’enfants dans le scrutin
– Etc
Aujourd’hui, les urnes ont parlé et à l’heure où j’écris ces lignes aucune tendance ne donne Macky Sall vainqueur au premier tour avec un score net.

Mais, tout le monde a été pris au dépourvu, hier soir, lorsque Mr Boune Dione, ancien premier ministre et directeur de campagne du candidat Macky Sall, est allé s’accaparer les ondes de la RTS, la télévision nationale, aux alentours de minuit, pour déclarer son candidat vainqueur avec plus de 57% (en français) et avec plus de 54% (en woloff). C’est une première dans l’histoire politique du Sénégal. Le premier ministre, par ce geste, a montré son irrespect à l’endroit des institutions et des commissions seules habilitées à proclamer des résultats. Il a aussi fait montre d’une grande irresponsabilité parce que cette sortie peut mettre le feu aux poudres et déclencher des scènes de contestation et donc, de violence. Demain, même si Macky Sall gagne, et que la justice annonce qu’il a gagné, à cause de cette sortie inopinée de Mr Dione, tout le monde doutera des résultats. C’est ce qu’a dénoncé le magistrat Mr Téliko, membre de l’union des magistrats du Sénégal.
Mais tout le monde a compris. Il s’agit là de la mise en application de leur plan « B » : « Opération FOQATI », c’est-à-dire, opération : « Hold-up électoral ». Parce que quels que soient les résultats, il faut qu’ils gagnent au premier tour.
Le peuple sénégalais se laissera-t-il faire ?
Les prochaines heures nous édifieront.

Fodyé Cissé

🔷️Crédit source : Post Facebook (ce jour 25/02/19) de l’auteur

Focus – Immigration clandestine : le Guidimagha en deuil, pleure encore et toujours ses fils !

C’est triste, désolant et endeuillant. Il n’y a pas des mots pour qualifier cette tragédie s’elle se confirme. Le mois de janvier 2019 précisément, le vendredi 11, aurait vu naître un grand deuil partagé sur l’ensemble du territoire Mauritanien, notamment du Guidimagha Mauritanien. Une embarcation clandestine aurait échoué en mer méditerranéenne et a causé la disparition voire la mort de 53 personnes selon des sources. ‘Inalillah we inna ileyhi rajioune’ Qu‘ils soient des élus du paradis. D’après diverses sources et les informations qui circulent sur la toile, on compte parmi ces naufragés, plusieurs personnes de nationalité Mauritanienne, dix-neuf selon certaines. Faut-il dire qu’on pourrait en compter plus car, il ne s’agit pas jusque-là, des chiffres officiels ou avérés.
Le gouvernement mauritanien dit ne pas avoir des informations officielles sur le naufrage, auprès des autorités espagnoles et marocaines, et a promis de chercher toutes les informations nécessaires à ce sujet, mais depuis, le silence est totale. Le gouvernement a démenti en premier temps les infos selon lesquelles, un naufrage a eu lieu, et depuis, aucune déclaration officielle n’a été faite. Cherche-t-on, à étouffer cette affaire au détriment des parents endeuillés ou s’agit-il des rumeurs pour ne pas dire des fausses informations. N’est-il pas du devoir des autorités de faire une déclaration et de compatir à la triste nouvelle, s’elle se confirme, qui a frappé le Guidimagha par une déclaration officielle de condoléances aux familles et à l’ensemble de la région et au peuple Mauritanien indivisible et un ?Toutes les âmes se valent.
Une enquête approfondie doit être diligentée dans le plus bref délai en vue de situer les responsabilités et de savoir réellement ce qui s’est passé à propos de ce naufrage survenu selon certaines sources, entre le Maroc et l’Espagne, pour que les familles puissent faire correctement leurs deuils. On ne peut se servir de prétexte d‘atteinte à l’image du pays, et dessiner l’espoir sur les visages des pauvres parents anéantis déjà par la triste nouvelle de non-retour de leurs enfants. La vérité est leur ultime recours.La solidarité dans des moments difficiles est une preuve d’amour, l’unité nationale tant souhaitée par le peuple Mauritanien ne peut -être vraie, si l’on continue de profiter ou d’ignorer les malheurs de ses semblables.
La Mauritanie, l’on sait, profite des milliards d‘ouguiyas et des millions d‘euros pour lutter contre l’émigration ou l’immigration clandestine chaque année ou pour un soit disant lutte contre ce fléau. Les résultats sont- ils à la hauteur des attentes ? Certainement pas. Les différents pays partenaires dont la Mauritanie, le Maroc, l’Union Européenne, l’Espagne, l’Italie…gagnent à changer de stratégies de lutte contre l’émigration clandestine, en investissant les deux tiers de cet argent destiné à construire un impossible mur de sécurité imaginaire, aux pays de départ par la création d’emplois et des sociétés employant les désespérés qui empruntent ce chemin de la mort… Que constater d‘ailleurs, si ce n’est l’expression d’un désespoir continue et sans fin dans leurs pays d’origine respectifs. Des citoyens qui n’arrivent pas à trouver d’emplois décents et des conditions de vie dignes de ce nom dans leurs pays. Nul ne justifie l’emprunt de cette voie de non-retour que les désespérés empruntent, mais en réalité, ne s’explique-t-elle –pas par le désarroi et l’inconsidération des dirigeants portés à leur égard, ou leur situation dans leurs pays ? Quand les pays de départ et de transit manquent cruellement des opportunités et n’offrent pas d‘emplois dignes de ce nom, il ne faut pas s’attendre à ce que cette politique actuelle de sécurité migratoire retient les gens. Au contraire, il provoque un engouement certain. L’évidence est que, des centaines, voire des milliers de personnes s’adonnent à la mort, en empruntant le chemin de la mort qu’est la voie clandestine sans hésitation pour l’inconnu tous les jours.
L’Etat Mauritanien est-il, en partie responsable de ces tragédies qui frappent ses fils ?

La Mauritanie est l’un des rares pays de la sous-région qui a des potentialités économiques diverses. Le pays exploite diverses ressources dont le poisson, fer, le pétrole, l’or, l’uranium,le sel…. Malgré cette exploitation et les énormes ressources, l’émigration clandestine est monnaie courante. Non seulement, c’est un pays de transit mais aussi des mauritaniens empruntent souvent, le chemin de la mort : les pirogues clandestines avec comme bilan, des dizaines, voire des centaines de morts de nationalité mauritanienne par an. La plupart de ces personnes qui se sacrifie, vient surtout du Guidimagha. Une région peuplée majoritairement par des soninkés. Ils habitent dans le sud du pays notamment dans la région du Guidimagha et le Gorgol et vivent principalement de l’agriculture. Le Guidimagha est l’une des régions de la Mauritanie qui connait le taux d’émigration le plus élevé. Ces populations migrent depuis la nuit des temps pour subvenir à leurs besoins vitaux.
Pourquoi ce peuple émigre –t-il ?
Malgré les potentialités économiques importantes du pays, les soninkés du Guidimagha restent lésés sur le plan économique, social et politique c’est un peuple qui a longtemps souffert des discriminations et qui est resté pendant longtemps éloigné des décisions centrales. Même si des fausses représentations et images font paraître les soninkés comme un peuple de riches en Mauritanie, il faut constater qu’il reste l’un des peuples le plus pauvre de ce pays. C’est insensé et dénué de sens, quand on sait que dans l’organisation ou famille chez les soninkés, seules deux personnes sur dix peuvent subvenir correctement aux besoins de son ménage (nourriture, soins, santé, éducation…). Et, l’organisation familiale nous enseigne aujourd’hui pour la plus part des cas, que ce sont les émigrés et immigrés qui prennent en charge presque toute la famille « élargie au sens soninké ». Un émigré doit subvenir aux besoins d’une dizaine voire une vingtaine de personnes de sa famille. Comment pourra-t-on parler de communauté d‘opulents ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces émigrés ou immigrés pour la plus part des cas, huit sur dix ont regagné l’Europe clandestinement en prenant les pirogues clandestines qui, malheureusement pour certains cas échouent en mer comme aujourd’hui.
La disparition en mer de ces 53 personnes n’est pas une première et non une dernière tant que des politiques de développement adéquates ne sont pas développées dans nos pays, dans notre pays et dans la région du Guidimagha. Le Guidimagha a besoin de survivre, pas avec cette immigration clandestine ou l’émigration légale, mais avec des véritables politiques de développement qui peuvent générer des emplois et retenir les jeunes dans leur pays et leur région. Le désespoir est source de malheur, le Guidimagha est malheureux parce que délaissé par l’Etat. Les jeunes émigrent, pas parce qu’ils veulent, ils émigrent parce qu’ils manquent des emplois, de l’espoir, ils sont abandonnés à leur sort et désorientés par les politiques publiques les excluant. Nul ne doit ne doit pouvoir justifier l’immigration clandestine des jeunes soninkés du Guidimagha dans des situations épouvantables et suicidaires, dans un pays comme la Mauritanie qui regorge des potentialités économiques et dont la population n’atteint même pas quatre millions d‘habitants, si ce n’est que par le fait qu’ils sont laissés pour compte. Il est temps que les besoins et les attentes de cette région soient pris en compte pour éviter à la nation des pertes humaines regrettables et que l’étiquette de Guidimagha suffit et peut suffire -à elle-même s’arrête pour faire place la raison et la réalité d‘une région désemparée qui a besoin de l’appui de l’Etat, des emplois et des infrastructures fiables. La vérité est que, même si le démenti du gouvernement s’avère vrai, il reste toujours que les soninkés du Guidimagha continueront d‘emprunter cette voie, tant qu’ils sont abandonnés à leurs sorts et tant que le chômage frappe au plus haut point. Le Guidimagha s’est vidé de ses et non intellectuels, qui ont rejoint l’Europe par la voie clandestine, à la recherche d’un éventuel moyen de survie de leurs familles, faute d’avoir des emplois décents dans leurs pays.
Espérons qu’avec l’avènement des conseils régionaux récemment installés pour la première fois en Mauritanie, en lieu et place du sénat, que la situation changera, que les fils Mauritaniens du Guidimagha seront impliqués dans les sphères pour ne pas avoir à choisir la voie du désespoir. Car seul le désespoir, le manque d’emploi et le désarroi conduisent à immigrer dans des situations aussi périlleuses. L’Etat peut éviter des morts de ces fils en créant des emplois, en employant les fils du Guidimagha, en investissant dans la région et en les impliquant davantage dans la gestion de nos cités et dans l’administration centrale.

Samba Fofana
Directeur Délégué de publication de linformation.net

Soucre crédit : Post Facebook de l’auteur