● Ce que je pense de ce nouveau découpage territorial et de la nouvelle Commune de Diogountouro : Un message à la jeunesse dynamique de cette nouvelle circonscription | Par Dr Boubou BA

Je voudrais d’abord présenter mes vœux sincères aux habitants de la nouvelle Commune de Diogountouro à l’occasion de ce nouveau découpage territorial. Que cette nouvelle circonscription (commune de Diogountouro) vous apporte épanouissement personnel, collectif et professionnel et réalisation des projets, sociaux, économiques, culturels et politiques et nous permette de poursuivre ensemble un élan dynamique vers une démocratie participative et un investissement au bénéfice de la population de cette nouvelle circonscription…

En étant natif de cette nouvelle circonscription, j’ai un droit d’alerte et un devoir de conscientiser la jeunesse sur l’avenir de cette commune et sur les échéances électorales de 2023 qui arrivent. Une commune en pleine mutation, qui est au carrefour de trois frontières (Mali, Sénégal et Mauritanie), dynamique, jeune et riche en termes de terres cultivables…

Ceci étant dit que ce nouveau découpage que moi j’appelle le morcellement de notre territoire qui fut la Commune de Ghabou, une des grandes communes de la région de Guidimakha n’a d’effets que politique. Le pouvoir politique en place a tout simplement morcelé ce territoire (Commune de Ghabou) en petits morceaux afin de pouvoir obtenir de larges ancrages politiques territoriaux dans chacune de ces localités pour défendre le bilan politique du gouvernement. Certes politiquement ce découpage territorial va permettre aux habitants de faire moins de déplacements pour eviter les tracas administratifs (les actes d’état civil). Encore faut-il que le maire ait toutes les prérogatives pour satisfaire les demandes de sa population ? Quand on sait qu’en Mauritanie on a presque dépouillé le maire de ses pouvoirs administratifs voire même les pouvoirs de police. L’exemple typique est celui de l’enrôlement. Aucun maire n’a le pouvoir de faire quoi que ce soit pour aider ses administrés à se faire recenser.

En termes d’économiques et d’investissements ce nouveau découpage n’aura aucun effet positif sur le quotidien de nos populations locales qui ont tant souffert des politiques publiques malmenées depuis des décennies. A cet effet, on vient ajouter la misère à la misère en termes de politiques publiques de gestion economique et d’investissements de ces populations car le budget alloués jadis et les investissements de bailleurs des fonds dans ce territoire font désormais se diviser par cinq voire par dix entre ces différentes circonscriptions. Nous y reviendrons même si l’approche économique et d’investissement n’est pas notre sujet mais plutôt l’approche politique.

En effet, les grecs conçoivent la politique comme une affaire de connaissances et de compétentes. C’est-à-dire on choisit quelqu’un pour bien gérer les affaires (économiques, culturelles, sociales et administratives) de la cité en fonction de ses compétences, de son intégrité morale et psychique.

Diogountouro, à peine ériger en municipalité certains dinosaures du pouvoir actuel ou devrais-je dire ceux qui prônent pour le changement dans la continuité ou encore ceux qui font la politique du ventre commencent à faire incursion sur cette nouvelle circonscription avec des beaux discours qui sonnent en creux et des belles promesses en daraa blanc. Notre commune n’a pas besoin des apprentis sorciers au profit d’un pouvoir qui tâtonne depuis plus de cinquante ans. En ce sens, j’appelle à la responsabilité et à la sagesse de toute la jeunesse dynamique et soucieuse de l’avenir de cette nouvelle Commune à soutenir un candidat jeune et dynamique qui incarne l’espoir, la rupture et le changement démocratique. Soyez vigilants ; ne vous laissez pas berner par les beaux discours et les belles promesses ; choisissez un candidat en fonction de son projet (politique, économique et social), de sa compétence, de sa bonne morale et de son intégrité ; un candidat qui s’engage à lutter contre les inégalités et les injustices sociales ; un candidat républicain qui veille à l’application stricte des lois de la République. En étant un républicain viscéralement convaincu de la bonne gestion de la chose publique de notre commune par les compétences et le dynamisme de jeunes il est de mon devoir d’énumérer quelques critères qui vous aideront à faire votre choix pour le bien de tous.

La politique n’est pas une affaire d’héritage encore moins de clan. En ce sens choisissons un candidat jeune, dynamique et compètent qui sera en mesure demain de défendre les projets de financement et d’investissement devant les institutions politiques et les bailleurs de fonds pour bien de la commune . Un candidat qui sait qu’est-ce qu’un maire et quels sont ses devoirs et ses droits vis à vis de ses administrés et de l’Etat. Evitons les candidats qui n’ont pas des projets politiques et qui pensent que leur élection est synonyme d’un visa Schengen pour aller se déambuler en France ou en Espagne. Evitons également, les candidats de substitutions, de témoignages et les candidats farfelus qui font les jeux du pouvoir et qui ne pensent qu’à se servir au lieu de servir leurs administrés.

Pour ma part, je me suis déjà exprimé ma position par rapport aux échéances électorales de 2023 après avoir fait une observation politique lors de mon séjour au pays. Je soutiens Biram Ould Dah et sa coalition car à mes yeux ils sont les seuls qui incarnent le changement démocratique et la rupture avec les vieux logiciels du système. A cet effet, je soutiendrai avec corps et âme le candidat qui sera désigné par les instances politiques de cette coalition pour briguer un mandat électoral dans la Commune de Diogountouro. Ma position est claire et sans ambiguïté sur ce sujet. Soyons vigilants et lucides dans nos choix afin d’élire un maire competent qui incarne la rupture.

Vive la République Islamique de Mauritanie !!!
Qu’Allah bénisse la Commune de Diogountouro et ses habitats !!!

Boubou BA
Docteur en Droit de l’Université Paris – Nanterre
Membre du Centre d’Histoire et d’Anthropologie du Droit à Paris – Nanterre
Juriste aux référés au palais de justice de Pontoise – France

● CE MANDAT DE TROP QUI VOUS TENTE | Par PAR FELWINE SARR


EXCLUSIF SENEPLUS – Le fait même d’entretenir le clair-obscur est un aveu. La dérive autoritaire commence quand le prince peut faire dire au signe linguistique ce qu’il veut. L’esquif Sénégal ressemble à une barque qui a perdu son cap

Le président de la République en décembre 2019, à la question de savoir s’il allait se présenter ou pas pour un troisième mandat avait répondu par un ni oui ni non. Lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2022, il n’a pas évoqué la question. Cependant, tous les actes qu’il a posés depuis indiquent qu’il se prépare à y aller (Lu Defu Waxu). Ne lui faisons pas de procès d’intention diront certains, pour l’heure il n’a rien dit de définitif. À une question dont la seule réponse possible est non, puisque la Constitution est claire sur ce point ; le fait même d’entretenir le clair-obscur est un aveu, au moins d’une tentation ou de l’évaluation des chances de réussite d’une telle entreprise. Par cette seule attitude de maintien du flou sur une question qui engage le destin de la collectivité entière, le contrat avec la nation noué en 2012 lors de sa prestation de serment, et renoué en 2016 à l’issue du referendum sur la Constitution est d’ores et déjà cisaillé.

Cette non-réponse a pour effet de prendre le peuple sénégalais en otage et de le maintenir dans l’expectative, pendant que ses partisans occupent l’espace médiatique et comme en 2012, tentent de nous faire comprendre que les mots n’ont plus le sens qui est le leur. La dérive autoritaire commence quand le prince peut faire dire au signe linguistique ce qu’il veut. Quand « Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs », ne signifie plus, « Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Et c’est à cette opération de brouillage de sens que se livre le camp présidentiel. Car ici peu importe la durée du mandat, c’est la consécution de ces derniers qui est limitée à deux. C’était le sens de notre combat en 2012 contre le troisième mandat de Wade. Établir un rythme d’alternance inscrit dans le marbre de la Constitution qui assure une respiration démocratique, un renouvellement des élites gouvernantes, l’alternance des projets de sociétés et la transmission pacifique du pouvoir.

Quel recul, si nous nous retrouvions en 2024 dans la même situation qu’en 2012 ! Tout ceci pour cela ! Le procédé, nous le connaissons hélas, Wade l’avait déjà expérimenté. Nommer des juges acquis à sa cause au Conseil constitutionnel, lâcher ses propagandistes dans les médias et ses juristes qui tentent par une sophistique juridiciste (avec cette idée que le droit constitutionnel est complexe et ésotérique), de rendre acceptable une lecture de l’article 27 de la Constitution qui sémantiquement, éthiquement, politiquement, juridiquement ne l’est pas et fouler ainsi au sol le texte fondamental qui nous lie et qui fixe les règles qui gouvernent notre vivre-ensemble. Un seul individu, fut-il président de la République, ne peut confisquer un pouvoir que le peuple sénégalais lui a confié dans des termes qui étaient ceux d’un refus d’une dévolution monarchique du pouvoir, d’un troisième mandat et d’un désir de justice sociale et de redevabilité. La conséquence ultime d’un tel acte est de désacraliser la Constitution dans l’inconscient collectif. Toute communauté pour faire d’un tas un tout, se fonde sur des règles qu’elle met au-dessus d’elle-même, au-dessus des ambitions partisanes et des intérêts privés afin de garantir la poursuite de l’intérêt général. La Constitution reflète les règles qui fondent notre communauté politique et in fine, le peuple est le suprême constituant. Dire à ce dernier « cher peuple tu n’as pas compris ce que tu veux, nous les maîtres de la science constitutionnelle avons compris mieux que toi que Nul ne peut, ne signifie pas dans ce cas précis, Nul ne peut », en plus de ne pas faire cas de l’intelligence collective des Sénégalais quant au sens de leur histoire politique, relève d’un hold-up de notre volonté collective. Ce que le peuple veut (au moins sur cette question), il l’a exprimé clairement en 2012 dans la rue et dans les urnes.

M. le président de la République,

L’esquif Sénégal ressemble à une barque qui a perdu son cap et qui erre dans la brume. Un bateau en déréliction voguant dans des eaux troubles et s’apprêtant à affronter des tempêtes à venir. C’est un paquebot qui a perdu de sa superbe, dont le capitaine semble ne plus voir les nuages qui s’amoncellent, habité par le rêve (que légitimement on vous prête) de briguer un troisième mandat et peu importe si cette tentative nous plonge dans l’instabilité. Peu importe les 10 morts que ce combat pour la respiration démocratique et l’alternance au pouvoir nous ont coûté en 2012 ; peu importe si vous avez vous-même répété à plusieurs reprises urbi et orbi, que vous aviez verrouillé la Constitution ; que le mandat que les Sénégalais vous avaient confié en 2019 était votre second et dernier mandat. Peu importe que la région sahélienne soit instable et que l’ilot que le Sénégal constitue ne puisse s’offrir le luxe d’ouvrir la boîte de pandore. Les raisons sont nombreuses pour éviter que ce désir de briguer le mandat de trop, ne nous embarque collectivement dans une aventure des plus hasardeuses.

Nous assistons médusés ces derniers temps à un détricotage systématique de nos acquis sociétaux et démocratiques. Des digues qui cèdent les unes après les autres. Une montée inexorable des eaux. François Mancabou mort dans les locaux de la police nationale. Deux gendarmes, le sergent Fulbert Sambou et l’Adjudant-chef Didier Badji qui disparaissent dans des circonstances troubles, dont le premier retrouvé mort, visiblement noyé, et le second dont nous sommes sans nouvelles. Des caricaturistes (Papito Kara) détournant des unes de journaux sur internet, emprisonnés, certains pour avoir liké des post avec des smileys. Pape Alé Niang, un journaliste emprisonné pour avoir effectué son travail (informer) et faisant l’objet d’un acharnement judiciaire. Une grande muette qui ne l’est plus et qui laisse fuiter des dossiers sensibles, afin que nul n’en ignore. Des jeunes que l’on interpelle lors de manifestations et à qui l’on demande leur patronyme ; et quand ceux-ci sont à consonance casamançaise, on les arrête et les embarque dans le panier à salade, direction la garde à vue. Un militant de l’APR qui appelle à défendre le troisième mandat avec des machettes, un député qui promet de marcher sur nos cadavres pour la réélection de son champion en 2024. Des citoyennes et citoyens que l’on intimide pour délit d’opinion et que l’on fait passer par la case prison, à chacun son tour, comme pour un tourne-manège. Après les émeutes de mars 2021, 14 personnes sont mortes, certaines tuées à bout portant (une des scènes a été filmée) ; aucune enquête ouverte, aucun procès, aucune responsabilité située jusqu’à ce jour. Une douleur des familles compensée à coups de liasses de CFA, que celles-ci acceptent faute de mieux en s’en remettant à Dieu et à la fatalité du destin. Une dégradation des mœurs politiques rarement vue dans ce pays. Une Assemblée nationale devenue une foire d’empoigne et une arène de chiffonniers. On s’y insulte copieusement, on y frappe une femme députée et pire certains trouvent le moyen de justifier l’injustifiable, et par ce fait même, l’abject patriarcat qui gangrène notre société. Des députés, à l’exception de quelques-uns, qui ne sont pas à la hauteur de l’exigence du débat républicain qui leur a été confié par un peuple, qui en votant aux dernières élections législatives comme il l’a fait, a souhaité équilibrer la parole et le pouvoir à l’Assemblée nationale et voir ses préoccupations fondamentales sereinement relayées et débattues. Au lieu de cela, nous assistons dans ce lieu et dans l’espace public à une dégradation générale de la parole devenue violente et ordurière.

Nous assistons incrédules à l’érosion de ce qui a fait de notre pays une nation qui a su éviter les conflits ethnico-religieux, les coups d’états militaires, les guerres civiles dans une Afrique postcoloniale aux prises avec des soubresauts multiples. Ce tissu social solide, en dépit de ses vulnérabilités, est le résultat d’une lente construction collective, faite de consensus sociaux, de combats politiques, de luttes citoyennes et syndicales, d’avancées démocratiques conquises de haute lutte, de cohabitation interreligieuse et inter-ethnique préservée par une ingénierie culturelle et sociale, des valeurs partagées ; mais aussi par l’édification lente et patiente d’institutions sociales et politiques jouant leur rôle. C’est de l’une de ces institutions – pierre angulaire, la Constitution, dont vous êtes le gardien et le garant.

M. le président de la République,

Vos prédécesseurs ont chacun à sa manière, en dépit des limites de leurs mandatures (et du forcing avorté de Wade), contribué à renforcer la démocratie sénégalaise en apportant leur pierre au difficile édifice. La vôtre, á ce moment de notre histoire politique, est de poser un acte qui contribuera à faire de notre nation de manière irréversible une démocratie majeure, qui a définitivement résolu la question de la transmission pacifique du pouvoir, et celle d’une alternance inscrite dans ses textes et surtout dans ses pratiques et ses traditions. Afin qu’enfin les élections deviennent des moments de débat sur le destin de la nation et plus ceux de nuages gros de risques, planant au-dessus de nos têtes.

Lorsqu’il y aura des manifestations et des troubles contre un troisième mandat – et il est à prévoir qu’il y en ait si vous vous présentez – car il n’y a aucune raison pour que le peuple sénégalais accepte en 2024 ce qu’il avait refusé en 2012 (souvenez-vous que c’est ce refus du troisième mandat que souhaitait Wade qui vous a porté au pouvoir en 2012) ; et que des vies humaines seront perdues, car vous avez surarmé la police et la gendarmerie. Vous en porterez la responsabilité. Nous attendons de vous que vous annonciez qu’après avoir été élu deux fois à la tête du Sénégal ; que vous ne vous porterez pas candidat une troisième fois à l’élection présidentielle ; et que ce faisant, vous respectiez votre serment, que vous rendiez au Sénégalais.e.s l’honneur qu’ils vous ont fait en vous confiant leur destin durant deux mandats, et que vous consolidiez et préserviez notre démocratie.

©️ via https://www.seneplus.com/opinions/ce-mandat-de-trop-qui-vous-tente

● DIALLO Hamath de Fouta média est-il journaliste ou blogueur ? | Par Moussa SOUMARE




Il faut séparer le grain de l’ivraie. Ce sont des apprentis journalistes de votre espèce qui ternissent l’image de l’une des professions les plus prestigieuses, et sans doute l’un des piliers de la démocratie.

En effet, un journaliste se fait respecter par la qualité des sujets qu’il traite mais surtout par la vérification des faits avant de les rendre public et sur la base de la multiplication des sources.

Voilà, un journaliste qui accuse le député Biram Dah Abeid d’avoir bénéficié d’un terrain de la part des Autorités dans le dessein de nuire à l’image, et l’intégrité morale de l’homme.

Cette information est fausse. Un pire fantasme qui est contraire aux principes du journalisme basés avant tout sur les faits, des faits sacrés comme en matière criminelle.

Vous déformez volontairement la vérité pour vous en prendre sans élégance à une personnalité publique à travers des allégations et des contrevérités indignes.

Je vous apprends que la désinformation et la manipulation de l’information sont redoutables pour le journaliste et pour la société. En vous faisant remarquer tristement dans cet exercice, vous exhibez vos limites et médiocrités, parce que votre copie ressemble à celle d’un mauvais élève qui a besoin de cours de renforcement de capacité voire de prise en charge individuelle.

Je vous apprends que ce sont tous les députés de l’Assemblée Nationale qui ont bénéficié de cette largesse du Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Et puisque Biram Dah Abeid est député, il a bénéficié de facto de cette attribution de terrains. Quoi de plus normal !

Ce n’est pas votre première sortie haineuse contre le Président d’ IRA. Désormais, c’est votre activité de prédilection qui vous amuse, telle une obsession. On se demande pour quel dessein, et à qui profite le crime ?

Media Fouta est visiblement loin des valeurs du Fouta. Le Fouta est connu pour l’hospitalité, la probité, l’honnêteté et répugne la honte et la compromission.

Sans être journaliste, je vous apprends qu’avant de publier une information, il faut la vérifier et procéder à son recoupement. En effet, la diffamation est punie par la loi, elle est la preuve de l’irresponsabilité et du manque de professionnalisme d’un journaliste.

Moussa SOUMARE

● Du grand théâtre mauritanien | Par Ethmane Sall (Enseignant-chercheur)

Via blogs mediapart

Du grand théâtre mauritanien
Il faut crever la face de cette chaîne d’hypocrisies instinctives pour libérer les énergies, sortir des sables impassibles et déchirer le ventre du large avec une nacelle ivre qui n’obéit à aucune fixité idéologique. C’est à partir de cette rupture d’impossibles que les consciences mauritaniennes peuvent s’accorder pour jouer avec les mêmes notes et fréquenter la beauté.

La Mauritanie est bâtie avec une chaîne d’hypocrisies industrielles qui prend sa source dans les tréfonds de l’insondable estomac du sable mouvant aux dents de mandibule qui avale les voiles véliques du vent de la lune ronde du printemps.

Les gens avancent masqués dans ce pays bordé de diamants rares et de vermines nuisibles. Porter un masque et se livrer au jeu des « convenances » saugrenues, telle est la chose la mieux visitée et la mieux incarnée en Mauritanie. On trouve étrangement un sentiment de ravissement dans l’incarnation de cette chose qui couvre habilement la surface minée d’un amas de désolations mirifiques. La prosaïque réalité avilissante de ce pays n’encourage ni le rêve d’une vie nouvelle, ni le désir d’autre chose. Les Mauritaniens sont emprisonnés par eux-mêmes : sans le savoir, ils se sont installés dans des balkans striés qui les éloignent de ce qui les relie. C’est bien là le malheur !

Cette balkanisation consentie favorise des déterminations sociales liées à des identités sclérosées qui fluent de partout et qui nuisent la sociologie de « La Relation ». C’est la culture et la science qui permettront aux Mauritaniens de sortir de cette misérable ornière. Il faut une réelle volonté politique pour penser l’école mauritanienne sous un autre angle, en dehors des systèmes de pensées claniques, mafieux et mortifères. La « vie politique » (si cette expression est encore appropriée dans ce non-pays) ou la débâcle mauritanienne est le reflet de la société dans laquelle elle évolue : c’est l’immobilisme qui détone et qui gouverne les destinées des peuplades abusées, larguées à la dérive dans une obscurité infinie.

C’est à travers les allées sinueuses de cette inégale obscurité que les hommes en soutane déploient leurs manœuvres dilatoires pour empêcher toute possibilité d’action. Ainsi, lors des manifestations du 28 novembre 2022, il y eut de nombreuses arrestations arbitraires et capricieuses, de Nouakchott à Maghama en passant par Bababé et Djeol. Pour avoir exercé leur droit à la contradiction, les manifestants de ces villes ont été violentés et emprisonnés. Ces arrestations massives et abusives témoignent de la déréliction qui ronge le pouvoir de l’intérieur. Les hommes en soutane veulent préserver la médiocrité comme « modèle » de gouvernance : ne rien dire, ne rien faire, ne rien entreprendre et sortir les dents nacrées à chaque fois que les caravanes des Soucougnans de la Cour passent. C’est cette horrible misère qu’il faut abolir dans les consciences et dans les pratiques culturelles de ce pays pour concevoir le désir d’autre chose, utopie fondatrice d’un véritable imaginaire politique.

Les franges sociales de la Mauritanie sont habitées par trois complexes majeurs: le complexe d’une vanité vexée, le complexe d’une supériorité supposée et le complexe d’une inféodation intériorisée. Ces trois complexes sont symbiotiquement liés : ils se nourrissent, s’interpellent, se bousculent, s’invectivent, se toisent et s’accomplissent les uns par rapport aux autres. Il existerait même des inférences inductives et déductives entre ces complexes qui garrottent les interactions et rapports interpersonnels au sein de ce pays royalement dénudé.

Le complexe de vanité vexée est incarné par les Cornichons loufoques qui colorent (avec hypocrisie) la procession de la Cour où tout se décide d’une main ferme. Ces cornichons représentent un vil conflit affectif lié à un attachement érotique aux serpents lubriques de l’oligarchie de la Cour. Ils lui servent d’auxiliaires dans un élan servile et salace pour soutirer la babeurre de la baratte. Ils chérissent et haïssent les chaînes qu’ils se sont eux-mêmes forgées sans montrer aucune volonté de s’en défaire.

Le complexe de la supériorité supposée concerne la frange démographiquement minoritaire qui détient les lois du ciel et de la terre, les juges de la déraison et de la vésanie, les hallebardiers de l’insolence et du mépris, les apôtres de l’espérance trompée, en amont l’oligarchie farfelue de la dégénérescence. Cette frange est également aliénée et esclave et prisonnière du complexe incarné même si elle possède le pouvoir d’arrêter le temps dans ce pays accidenté.

Le complexe de l’inféodation intériorisée est représenté par le reste de la « population », emberlificoté, trompé et manipulé sans cesse, tourmenté dans le roulis du tangage infernal du pays.Ce complexe implique des ramifications sociales qui s’étagent à l’intérieur de chaque peuplade. Ainsi, chaque peuplade est caractérisée par une stratification exclusive qui établit une hiérarchie déséquilibrée par filiation. Ces ramifications odieuses et délictuelles affectent des formes diverses au sein des misérables sociologies culturelles des peuplades mauritaniennes : certaines strates sont encordées par leurs préjugés et leurs marottes existentielles ; d’autres par leurs besoins matériels et leur vouloir obscur lié aux manipulations exterminatrices des sujets actants de la hiérarchie mortifère en question.

De manière abusive et terrible, les Mauritaniens choisissent de fermer les yeux devant des réalités pestilentielles. Ils sont conscients de leur maladie, aiment leur maladie et n’ont aucune envie de se guérir de cette maladie qui leur ronge pourtant de l’intérieur, qui les enténèbre dans une ornière couverte d’une végétation charnue….Quand un malade choisit d’embrasser sa maladie, de s’accommoder avec elle, il ne peut se plaindre des conséquences qui en découlent, il ne doit surtout pas attendre la commisération des autres.

La Mauritanie est un non-pays qui se dévitalise au quotidien : l’essentiel de sa matière grise est exilé et réfugié à l’étranger. C’est l’immobilisme qui fait la loi dans ce non-pays : on encourage ni la créativité, ni l’engagement, ni l’initiative. Tout le monde s’abrite sous le parapluie de l’hypocrisie en espérant y tirer profit, tant bien que mal. Je l’avais déjà dit : ce non-pays est une addition d’hypocrisies. Il faut crever la face de cette chaîne de duplicités instinctives pour libérer les énergies, sortir des sables impassibles et déchirer le ventre du large avec une nacelle ivre qui n’obéit à aucune fixité idéologique, une nacelle qui ouvre à l’infini. C’est à partir de cette rupture d’impossibles que les consciences mauritaniennes peuvent s’accorder pour jouer avec les mêmes notes et fréquenter la beauté, hure du vivre-ensemble.

©️ Via https://blogs.mediapart.fr/ethmane-sall/blog/041222/du-grand-theatre-mauritanien

● Elections générales de 2023, le parti RAG et Birame Dah Abeid sur la sellette d’une exclusion programmée

Si l’aune populaire devrait être le baromètre sur lequel se mesure la légitimité d’un mouvement politique, le parti Refondation pour une Action Globale (RAG), doit être considéré comme un partenaire incontournable sur l’échiquier politique national. Son exclusion infondée de la compétition électorale en vue en 2023, notamment les législatives, les régionales et les communales, dans l’objectif de l’éliminer, ressemble fort bien à une déloyale volonté d’écarter de la compétition, un adversaire redouté d’autant plus qu’il menace la pérennité d’un système de gouvernance que beaucoup de Mauritaniens commencent à ne plus supporter.

La récente tournée de Birame Dah Abeid, leader de l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et de la direction du parti RAG dans les principales localités du Trarza, ainsi que leurs tournées précédentes dans les régions du Nord et de l’Est, ont démontré l’adhésion massive des populations à une vision politique qui représente pour elles une alternative à la gestion tatillonne de pouvoirs successifs qui continue de plonger les Mauritaniens dans la pauvreté, le dénuement et le chômage, avec la recrudescence des faits d’injustice, la montée dangereuse du tribalisme et du favoritisme, mais aussi la déficience de l’offre publique sociale.

Les ressources publiques qui devraient servir au bien-être des populations font l’objet de détournement tous azimuts, au milieu d’un laissez-allez, où les orientations même du président Ghazouani restent lettres mortes.

Face aux défis nombreux qui entravent encore le développement socioéconomique de la Mauritanie, l’alternance politique réclamée par toutes les franges de la population devient ainsi un impératif auquel les forces du statu quo tente de résister de toutes leurs forces.

Dans cette volonté de poursuivre la destruction progressive des reliquats d’une République en difficulté, la majorité qui gouverne le pays, héritière d’une longue tradition de régimes prédateurs qui gouvernent la Mauritanie depuis 1978, tente ainsi de sauver sa peau.

Les élections législatives, régionales et communales de 2023 constituent ainsi un enjeu majeur et un tournant décisif que tous les Mauritaniens appellent de tous leurs vœux. Le changement de régime politique est devenu une exigence, tant la déliquescence des institutions chargées de la gestion du pays ont failli à leur mission, et cela, à tous les niveaux de la pyramide étatique.

Même des forteresses garantes de la pureté de la République, comme l’armée, sont aujourd’hui dévoyées, gangrénées par l’immoralité érigée en mode opératoire, celle qui a expurgé la société mauritanienne de ses valeurs intrinsèques.

La solution à la crise multiforme que connaît le pays depuis des décennies, devrait venir, selon la majeure partie de l’opinion publique nationale, d’un chamboulement total et d’une refondation de la République.

Les Mauritaniens sont aujourd’hui conscients qu’un tel changement est devenu aujourd’hui vital pour la survie du pays en tant qu’Etat. Ils sont également inquiets face à la volonté politique actuelle de fausser les règles du jeu démocratique lors des prochaines consultations électorales. Les prémisses d’une CENI inégalement constituée et d’une élite politique dite opposante, en toute apparence complice d’un partage mutuellement avantageux du gâteau national, sont autant de signaux peu encourageants pour une compétition réellement transparente et claire.

Reconnaître le parti RAG, ainsi que tous les autres partis dont les dossiers dorment dans les tiroirs du Ministère de l’Intérieur, donnerait le gage d’un respect par la Mauritanie de ses engagements internationaux et de ses propres textes législatifs par rapport à l’exercice du droit politique.

Cheikh Aïdara

COMMUNIQUE DU PARTI RAG

Le récépissé du RAG, une revendication nationale

Face à l’entêtement à ne pas lever l’injustice dont est victime, pendant plusieurs années durant le Parti politique Refondation pour une Action Globale (RAG), l’octroi du récépissé formel qui bloque la reconnaissance de cette formation est aujourd’hui devenu une revendication légitime à tous les nouveaux des formations politiques et de la société civile naguère complètement muettes sur la question.

La revendication relative à la levée du blocage injustement imposé à RAG est consécutive à la patience et à l’attachement profond des militants et sympathisants du Parti à la paix sociale et à la quiétude des citoyens et du pays malgré les provocations multiples et variées de nature à rompre prématurément l’apaisement nécessaire alors à la situation sociopolitique du pays.

Aujourd’hui, à quelques mois seulement des élections municipales régionales et législatives, rare est l’organisation de la société civile qui ne milite pas en faveur de la reconnaissance de RAG, reconnaissance partagée par la totalité des formations politiques ayant participé aux travaux organisés par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Par ailleurs, l’opinion nationale et l’opinion internationale auront beaucoup de mal à comprendre que le parti RAG qui a fait preuve de sagesse, de patience et de popularité soit privé d’un cadre qui lui est propre afin de participer aux élections en vue.

Enfin, compte tenu de tout ce qui précède et quoi que l’on dise, la privation du Parti RAG d’avoir son propre cadre, tout en constituant un recul des acquis démocratiques contribue sans nul doute à entacher la crédibilité des élections prochaines. Il revient donc aussi bien aux autorités publiques comme aux différentes forces politiques et de la société civile comme aux personnalités de notoriété publique d’entamer toutes les démarches urgentes pour lever le blocage injustement imposé au parti RAG.

Nouakchott le 10/11/2022

Le Bureau exécutif de RAG

©️ via https://aidara.mondoblog.org/2022/11/12/elections-generales-de-2023-le-parti-rag-et-birame-dah-abeid-sur-la-sellette-dune-exclusion-programmee/

● Le Festival International Soninké, FISO a-t-il déjà choisi sa thématique pour l’édition 2023 de Nouakchott ? | Par Seyré SIDIBE

Au mois de février 2023, les Soninkés du monde se réuniront à Nouakchott pour célébrer SONINKAXU : le Festival International Soninké.

Ce rendez-vous annuel, itinérant  désormais écrit en marbre dans le calendrier social  Soninké  se propose de  magnifier et  faire connaitre la culture Soninké dans ses différentes composantes. Il a pour cadre géographique l’Afrique de l’Ouest, où les  communautés Soninkés sont fortement et historiquement présentes : Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie, Guinée Conakry et Guinée Biseau.

En plus de la participation des délégations de ces pays, la diaspora Soninké dynamique, disséminée à travers le monde mais attachée au terroir,  porte étendard de la culture Soninké sous d’autres cieux,  sera aussi  de la partie.

Dans un monde hyper libéral, égoïste et  matérialiste par essence, la culture est partout menacée, si elle n’est pas peu considérée.  A cela s’ajoute l’impérialisme « des cultures dominantes » qui n’hésitent pas à minimiser ou même à « broyer »  celles dont le génie est moins porteur de technologie.

Ainsi, la création du FISO reste en soi une idée ingénieuse pour créer des passerelles entre tous les Soninkés de la terre ; mais également préserver un pan de la culture des langues mandées, de l’Afrique de l’Ouest et  au-delà.

Chaque année, une thématique est inscrite à l’ordre du jour de la manifestation, choisie pour son intérêt et donc sa pertinence. Cette année, un thème s’impose au regard de l’actualité : LA RECONCILIATION.

Les organisateurs du FISO sont attendus au tournant. Ces cinq dernières années, Soninkara vit son Printemps : des villages divisés en deux, en trois, des familles séparées, des « amitiés défaites », des vallées de larmes et de sang, des déplacés sur fonds de conflits fonciers, des meurtres abominables, des procès interminables et sans verdicts, des condamnations, de la haine, des dépenses superflues pour soudoyer : des méthodes et pratiques indignes ; bref,  les frères Soninkés se livrent une guerre fratricide pour l’orgueil et la vanité, piétinant la fraternité, le voisinage, les liens de sang historiques etc.

La paix étant la condition sine qua non de tout développement et un préalable à toute expression culturelle, le FISO ne peut aucunement passer à côté de la préoccupation majeure des Soninkés aujourd’hui. C’est une question de crédibilité et de priorité.

Le FISO ne peut faire fi de la crise multidimensionnelle qui secoue Soninkara, désormais au bord de la décrépitude et du déclin. La culture qui est au cœur du Festival Soninké, sera  magnifiée, encensée et vantée. Mais n’oublions pas qu’elle porte  la responsabilité de cette guéguerre,  ou du moins certains aspects de la culture Soninké, devenus inappropriés, impopulaires et sources de tension.

La culture, c’est l’estampille de l’existence d’un peuple, c’est la preuve matérielle de la vitalité, de la dynamique et l’identité propre d’une communauté, qu’il faut préserver, entretenir, mais surtout  actualiser, ajuster et réajuster  judicieusement en fonction des aléas du temps, du contexte et des intérêts sans quoi, elle peut être à l’origine de la guerre ou de la division.

Qui n’est pas attaché à une partie de son corps ?  Personne !

Mais lorsqu’un membre de notre corps est rongé par le cancer, on s’en débarrasse pour éviter la métastase. C’est le même principe que la culture. Lorsqu’elle ne fait plus consensus et pose problème, il faut vite et au plus vite faire appel à un chirurgien qualifié pour procéder à une intervention, réparatrice et non reproductrice.

Ce message est une modeste  contribution. J’espère qu’il sera entendu par les organisateurs du FISO. Il est vrai que parler de ce sujet au moment où les blessures saignent encore, les larmes loin d’être séchées, il faut beaucoup de courage et de tact. Il faut  au moins, oser !  Ainsi l’histoire retiendra que cette grande retrouvaille Soninké aura tenté  de réconcilier les Soninkés.

Quelle thématique peut-elle être la vedette de cette édition ?  Sans aucun doute, « Liŋoye » la Réconciliation  ou encore «  Banannaaxu », l’égalité dans la fraternité. On ne peut pas à l’heure actuelle organiser le FISO en omettant ou en passant sous silence – pour quelques  motifs que ce soit  -, la réconciliation.

Les Soninkés attendent plus de  ce festival, que le bruit du Jenbe, les pas  de danse du Woroso, Jowonde, Janba ou encore Donqanŋe.

Mais, ils aspirent tous à la paix. Une paix qui impliquera une relecture ou réécriture du  contrat communautaire, où la dignité  est par essence  humaine, la chose la mieux partagée entre tous les hommes surtout appartenant à une même communauté linguistique et culturelle ;  et non une valeur discriminatoire liée à la naissance ou à la classe.

Et si la réconciliation intra Soninké pouvait être scellée depuis Nouakchott, la capitale Mauritanienne. L’histoire serait belle, surtout belle à raconter, assurément  une source de satisfaction pour les autorités de Nouakchott,  pour inclure  cette réconciliation vivement attendue par les populations Soninkés dans le  bilan du quinquennat qui s’achève : un argument électoral pertinent à la veille des élections.

Seyré SIDIBE

©️ via https://ondeinfo.com/le-festival-international-soninke-fiso-a-t-il-deja-choisi-sa-thematique-pour-ledition-2023-de-nouakchott/

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● « La politique n’est pas une affaire de gens médiocres » | Par Souleymane Sidibé

Partie 1 : « La politique n’est pas une affaire de gens médiocres », a martelé Abdou Diouf.


Je rappelais souvent -à tort et à travers comme d’autres – que ce dernier avait évolué dans les gradins présidentiels. Étant donné qu’il fut l’homme politique à la tête de l’État sénégalais, un titre qu’il mérite amplement, il lui arrivait de ne lire la misère des populations que dans les journaux.

Or, nos pays ont besoin de femmes et d’hommes politiques qui ont un travail, un salaire ou un traitement (s’agissant de la paie que l’on reçoit de l’État) loin des recettes de la politique, tout en étant des acteurs de terrain proches du peuple.

Le président Abdou Diouf était un brillant intellectuel doublé d’un homme d’Etat que le mérite avait propulsé au sommet. D’ailleurs, Churchill dira q’un Homme d’Etat est celui qui pense à la prochaine génération plutôt qu’aux prochaines élections.

Dans notre contexte politique mauritanien où l’on veut éviter de coller l’étiquette politique à certaines choses, sorties politico-médiatiques, etc., il y’a lieu de préciser que la date des législatives approche. De même, celle des élections présidentielles. Aussi, l’on ne sait plus qui est opposant au système ou dans le système.

L’assertion du voisin sénégalais, le président Abdou Diouf, prend tout son sens ici. Et la vision de Churchill doit encore plus nous habiter. Il est certain que l’égoïsme détériore la vision en politique. La mégalomanie, également en politique. L’absence de transparence dans la gestion de son parti, des financements pour les élections, le rôle défini pour chaque membre du bureau est d’autant plus crucial que nécessaire.

Pour m’arrêter là, en espérant avoir été bref, les politiques à l’image des « maîtres d’écoles [qui] sont des jardiniers en intelligence humaine », doivent être les jardiniers de l’espérance en agissant sur les destinées. Bref, en pensant aux générations futures par des politiques publiques, des propositions qui débouchent sur des actions.

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🔴 Edito-Blog | Ces coups sans États sous nos cieux : l’armée et les petits peuples, tous dans le flou perpétuel !?

Au Burkina Faso, 2 coups d’état en dix mois à peine. Un capitaine qui détrône un colonel, on y arrive peu à peu, le prochain peut être un lieutenant de 25 ans qui va chasser le capitaine. Qu’on se l’avoue, si des motards enturbannés chétifs ensanglantent et rasent nos contrées saheliennes sans être éradiqués durant ces nombreuses années, c’est dû à la faiblesse de nos forces armées et de sécurité. Armées clanisées en bataillons et en unités méfiants les uns envers les autres, l’élite hiérarchique embourgeoisée dans les villas sécurisées très loin du terrain chaud n’a aucune emprise décisionnelle efficiente sur les opérations menées au front. Ainsi les groupes terroristes fanatisés mènent la danse parce qu’ils semblent mieux au point en vision opérationnelle. Illuminés par une idéologie takfiriste aveuglante, ils installent la terreur parmi des populations abandonnées. À force de végéter dans cette terreur sans perspective d’espoir d’en sortir un jour par les forces de sécurité, les populations affectées vont se résoudre à un laisser-aller compatible avec ce joug islamiste au jour le jour. Ces derniers temps, certains médias annoncent que 40 % du territoire Burkinabé est hors contrôle des autorités étatiques. Et la priorité se joue ailleurs entre les factions de l’armée. Cette armée par la faction du colonel Damiba qui a chassé en janvier 2022 le président civil élu Koboré (reproché d’être dépassé par l’insécurité qui ronge le pays), est passée ces dernières heures sous la coupe nette d’une autre faction dirigée par un jeune capitaine appelé Ibrahim Traoré (né en 1988). Encore quasiment les mêmes reproches annoncés à l’encontre du déchu colonel Damiba comme lui même avait fait au sujet de la gouvernance Koboré. Toujours l’insécurité et l’impossible mission à faire face sérieusement aux groupes terroristes qui baladent en motos. On dirait que c’est normal, car l’armée ne cesse d’être en guerres intestines très loin du terrain chaud. La faction la mieux équipée du moment ne va pas bousculer longtemps les terroristes fanatisés dans les profondeurs de zones occupées, et trouve aisément l’alibi « entretenu » l’insécurité pour détrôner le gars en place dans la capitale. Au Mali, la bande GOITA tient et sécurise son pouvoir mais peine à sécuriser l’ensemble du territoire où la conjugaison des efforts Fama-Wagner fait bouger certaines lignes. Et dans d’autres zones, les groupes terroristes marquent des points, ainsi retrouver l’intégrité territoriale est un mirage aujourd’hui…

Du côté de Bamako, le régime de la bande Goïta risque l’installation d’un embourgeoisement avec les vagues d’une ferveur populiste consommatrice irréfléchie d’un anti-impérialisme fourre-tout. Les affaires sérieuses de l’intérieur sont masquées par une certaine véhémence populiste en haut lieu contre des ennemis représentés dans l’imaginaire collectif par exemple la France qui serait à l’origine de tout, une approche trop simpliste bien sûr. Les coups d’état ne préviennent pas, et les masses fanatisées à la sauce simpliste et idéaliste kemi-sebaénne d’aujourd’hui peuvent se retourner à tout moment quand d’autres arrivent à détrôner ceux d’aujourd’hui pour rectifier….dit-on.

Ouagadougou 2 octobre 2022 – Les drapeaux Burkinabé et Russe brandis par les manifestants de soutien aux putschistes


Et ces masses populaires très versatiles !

Sûrement les masses vues aujourd’hui 2 octobre 2022 autour de l’enceinte de RTB en soutien à la bande du jeune officier capitaine Traoré, étaient présentes à l’écrasante majorité dans les rues Ouagalaises déjà pour le colonel Damiba et ses hommes il y a 9 mois seulement. On peut parier si un lieutenant Ouedraogo fait chuter le capitaine Traoré dans 3 mois, on verrait les mêmes masses populaires en transe pareillement pour le nouvel homme fort. C’est ainsi, ça suit beaucoup dans l’instant et l’instinct euphoriques mais ça réfléchit peu sur le long terme.

Ces masses populaires se gavent d’arguments simplistes dits panafricanistes boiteux via les réseaux sociaux et meublent occasionnellement un quotidien austère et compliqué autour. Une unité d’élite la mieux équipée de l’armée qui vient se loger au cœur du pouvoir dans la capitale avec un capitaine « bébé » en tête, quel autre bataillon ferait mieux sur le terrain des combats contre les groupes terroristes ?
Mais non, étrangement on ne s’interroge pas, on applaudit mécaniquement en masses tout en brandissant le drapeau russe et en haïssant la France. Tout un symbole qu’une certaine indignation collective qui n’est pas synonyme de pertinence et de bonne orientation sociale et politique.

Si on mettrait à disposition de nos masses populaires 4 avions d’évacuation ouverte vers 4 destinations : Paris (France) , Le Caire (Égypte) , Durban (Afrique du Sud) et Moscou (Russie), on verrait vers quelle ombre il y aura du monde en bousculade…!

Une certaine opinion publique versatile et manipulée fait partie de nos multiples maux qui vont détruire le peu d’ordre étatique qui subsiste encore dans certains pays.

Arrivera un moment où une mobilisation est nécessaire à partir de Capitales parmi les masses populaires fanatisées dites anti-impérialistes, pour aller affronter les groupes criminels qui massacrent les pauvres populations abandonnées dans certaines localités. Type de la marche verte en 1975 de feu Roi Hassan II du Maroc sur le Sahara espagnol. Si 1 millions de Burkinabé déterminés et encadrés par les forces de sécurité se lancent sur les zones où sévissent les groupes terroristes, tout sera nettoyé. Ce serait plus efficace que l’appel au remplacement d’un ancien maître par un nouveau…n’est-ce pas !?

✍️🏿 KS pour le BLOG

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● Non au racisme domestique sur la voie publique. | Par Moussa SOUMARE (le Parti RAG)



La vidéo a été largement partagée sur les réseaux sociaux. À la marge de la manifestation de OLAN, après quelques minutes d’échange avec des blogueurs, au cours duquel le député Biram Dah Abeid, répondait à leurs questions, le président d’IRA a été empêché de s’exprimer, de manière si violente que gratuite.

La jeune femme a usé de toutes ses cordes vocales ( sa voix) pour parler fort, délibérément et ce avec détermination, rappelant le procédé d’acharnement contre le député Biram Dah Abeid, qu’un infiltré a exécuté à côté de Kiffa, dans une vidéo largement et sciemment diffusée et ayant abouti à l’arrestation de membres de IRA et du Parti RAG! Quelle similitude? Les forces centrifuges, anachroniques, au sein du pouvoir et dans nos sociétés, sont elles mécaniquement si conformes et si unanimes pour s’interposer entre ce leader et les questions du peuple? Sont elles idéologiquement dressées contre la symbiose et l’intégration sociale et citoyenne? Pour que le leader anti esclavagiste Hratin donne son opinion sur la question des langues nationales, en relation avec le projet de loi contesté défendu avec bec et ongles les autorités, est ce que la dirigeante de OLAN doit être si offusquée ; qu’est ce qui explique cette aversion, cette rancoeur, cette animosité ?

C’est quand-même, une attitude incompréhensible pour OLAN qui ne s’est pas gêné de charger les autorités Mauritaniennes lors de sa manifestation réprimée.
Ne pas autoriser que des citoyens manifestent pour exprimer leur désaccord est une entrave à la liberté de manifester. En effet, il s’agit assurément d’une forme d’expression: manifester, c’est aussi s’exprimer.

Ainsi, refuser qu’un citoyen et de surcroît,un député invité à l’instar de tous les citoyens à participer à une manifestation, sur un sujet d’intérêt national, c’est également une entrave à la liberté d’expression.

Cette dirigeante de OLAN est donc à mettre au même niveau que l’Etat qui fait un usage disproportionné de la force pour réprimer.
Heureusement, elle n’a pas les mêmes pouvoirs que celui-ci. Imaginez un instant, si elle disposait de moyens de répression plus redoutable…

C’est vrai que OLAN est le visage connu de la lutte pour l’officialisation des langues nationales.
La marche, c’est sa marche. C’est elle qui est l’organisatrice, personne ne peut lui ravir la vedette. Cependant, cela ne lui donne pas l’exclusivité de la défense des langues nationales, au point d’empêcher certains manifestants de prendre la parole et bien à la marge de la manifestation et pas sur le podium. Cette parole à la marge n’engage nullement OLAN.
Tout citoyen peut défendre les idées de OLAN quelque soit sa couleur politique, ou sa CATÉGORIE SOCIALE TRADITIONNELLE, ce qui est d’autant plus normal pour un député, un élu du peuple.

Certains parlent de récupération. Quelle récupération ? Ce sont également, les mêmes qui reprochent au député de n’avoir pas contribué physiquement à la lutte pour l’officialisation des langues, ce sont ceux qui ont toujours réclamé une position publique de Biram Dah Abeid sur le débat des langues nationales!!! Ce sont eux qui manifestent devant le parlement pour se faire entendre par les députés et Biram Dah Abeid est un député ; ce sont ces gens qui ont donné la parole à Samba Thiam, présidé du FPC, à Coumba Dada, député de Sawab; et ces organisateurs, dont la fille qui a agressé le député BDA, sont des membres éminents et dirigeants de partis politiques bien connus!!!

Mais comme toujours, cette jeune femme , c’est l’arbre qui cache la forêt. Son attitude, n’a besoin d’être analysée . Elle n’a exprimé que la haine et la rancoeur contre un homme politique d’une aura nationale et internationale, jouissant d’une légitimité nationale au regard des résultats des élections législatives et présidentielles dernières et au regard de ses sacrifices incontestables en faveur de toutes les causes justes de son pays.

Et à ce titre, son ascension met à mal d’autres acteurs politiques chassant sur le front identitaire, estimant qu’ils ont plus de droit que d’autres quand il s’agit de certains sujets : droit de l’homme, question du passif humanitaire, discrimination, lutte contre l’esclavage, ou encore la question cohabitation en Mauritanie etc.
Messieurs et mesdames, vous vous trompez d’ennemis. Au contraire, Biram doit être votre allié, votre compagnon de lutte pour changer la donne .
Ce combat n’est pas communautaire. Il interpelle tous ceux qui se retrouvent dans les idéaux et valeurs de justice pour une Mauritanie plurielle, multi-linguistique et multi-culturelle. Cette attitude grave et foncièrement irresponsable, pousserait certainement les vrais et sincères défenseurs des langues, à créer d’autres structures, moralement et idéologiquement aptes à mener à bon port cette cause noble et urgente.

Moussa SOUMARE
Membre du bureau Exécutif RAG

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● Éditorial : Ma plume, ma santé….la marche du pays | Par Camara Seydi Moussa

Je reprends ma plume (pour mes modestes contributions), après quelques temps d’absence…temps de latence ou d’hibernation ?

Rien de tout cela, Camara Seydi Moussa était malade. Une maladie bizarroïde. Et perdu entre les dermatologues de Nouakchott, Bamako et, depuis quelques mois, de Dakar.

Victime d’une allergie de je ne sais quoi. Une allergie qui énerve mes pores sudoripares. Car je ne supporte plus la chaleur ni ne peux porter un quelconque habit. Difficile, non ? De bilan médical en consultation… rien. Les toubibs n’y ont vu que du feu. Car le patient que je suis, après quelques temps de répit, recommence à souffrir. Alors pour mes soins je suis retourné à Dakar.

Sur le chemin de ce rendez-vous médical, contrairement aux autres par le passé, j’ai fait un agréable voyage en compagnie du journaliste et petit frère Babacar Baye N’Diaye de CRIDEM. C’est ainsi que le petit-frère et célèbre journaliste découvre ma souffrance. La souffrance d’un homme avec peu des moyens, écartelé entre les dermatologues de trois pays. Il a compati et en déduit un peu la cause de la rareté des mes éditos…

Le chemin était exaltant, empreint de l’amour du pays, la Mauritanie. Un pays que nous aimons et que nous jalousons. Mais un pays qui, par sa gouvernance, nous méprise, nous rejette mais surtout se plait et se complait dans la médiocrité, la honte comportementale et de la suffisance béate de l’ignorant. Un ignorant qui ignore qu’il est ignorant et surtout ignore que les gens savent qu’il représente le sommet de l’ignorance.

Au cours du voyage, on a raconté des petites histoires pour égayer l’atmosphère et surtout sortir du complexe des infrastructures que nous traversons…

Cahin-caha, je suis arrivé au point d’intersection qui mène chez mes diatigui. Je dois quitter mon petit-frère Babacar pour chercher un abri, car je n’ai plus les moyens de me loger dans une auberge. Babacar ne comprenait pas comment vais-je faire me frayer un passage dans ce qui ressemble à une petite forêt dakaroise sous un pont qui mène vers le carrefour Thiaxane. Je lui ai assuré que je m’en sortirai. Sur ce, le «Taxi Allô Dakar» me quitta, avec les « Fais attention à toi grand Seydi. Bonne chance ».

Merci Babacar pour ton soutien. A dire vrai, petit-frère, je ne connaissais pas ce pont, ni cet endroit touffu mais j’ai cru aux indications du chauffeur. Car, dit-il, sous le pont, de l’autre côté, il y a un carrefour où je pourrai trouver un taxi pour ma destination.
Je dois être hébergé par une famille dans le département de Rufisque au village de Sangalkam avant d’aller sur Dakar lundi pour voir mon médecin.

Sur le chemin, avant cette petite forêt surplombée par un pont, nous avons discuté. La discussion était intéressante, dépassionnée avec un détachement professionnel parfois aigu du sujet. Le petit-frère et moi sommes accueillis par une ville quasi-noyée, grandement paralysée par les eaux de pluie. Mais Dakar a pu se relever après les effets d’une averse d’une intensité sans précédent.

Que serai-il arrivé si cette pluie était tombée sur Nouakchott, notre capitale ? Non. Ce n’est pas le sujet. Parlons de mes médecins. Oui mes médecins. Ils étaient tous bons. Mais seulement chez moi, mon pays, la Mauritanie, les diagnostics de nos vaillants toubibs sont biaisés par les produits servis par nos officines pharmaceutiques. Comme quoi en Mauritanie il y a de très bons médecins qui ploient sous le poids des mauvais médicaments.

Mes propos peuvent être étayés par les cas de ces patientes, victimes de tuberculose osseuse qui, après l’administration du produit servi par le programme mauritanien, n’ont enregistré aucune amélioration. Il a fallu traverser le Fleuve et aller à la petite ville de Richard Toll pour se procurer de la même molécule du programme sénégalais.

Alors c’est la ruée vers le Sénégal ou Dakar ; et pourtant, particulièrement pour la tuberculose osseuse, le Sénégal et la Mauritanie reçoivent les mêmes molécules du même programme du richissime américain Bill Gates. Mais les nôtres sont tout simplement mal conservées.

Sacré pays, trituré, saccagé et sucé par des sangsues sans vision ni projet de société ; pauvre pays complètement à terre, complètement perdu. Le secteur de la santé est en perpétuelle admonestation.

Le malheureux citoyen mauritanien que nous sommes, continuerons à nous procurer des médicaments sans effet sur les maladies diagnostiquées qui constituent un danger pour notre santé … de véritables poisons. Dans l’histoire récente du pays, le ministre qui a cherché à mettre un peu d’ordre dans le secteur de la pharmacie s’est vu vite remercié. Car jugé nuisibles aux intérêts des intouchables, ces gens qui décident pour nous du prix des denrées alimentaires comme ceux des produits pharmaceutiques !

La faillite. L’Etat mauritanien est réellement en faillite. Embourbé dans l’à-peu-près et l’inefficacité. Sans initiative et ambitions pour ce peuple hagard… les belles intentions du Président Ghazouani ont pour effet sur la vie et l’existence du mauritanien que ce que les gouttes d’eau ont sur un rocher.

Un gouvernement nul. Car Ould Bilal et son équipe n’ont de programme ou d’action que des réactions après les sorties présidentielles. Un Président perdu et pris en otage, dirigeant une horde de ministres qui oublient qu’ils sont là pour exécuter son programme.
Monsieur le Président, revisitez vos engagements pour lesquels vous pensez avoir été élu et regardez l’action de votre gouvernement. Le gouvernement à qui vous avez donné la charge de les exécuter. Difficile de ne pas croire que beaucoup de ces hommes et femmes travaillent contre vous ou ne savent pas pourquoi vous leur avez confié ces tâches. Sur ce gouvernement, je viendrais.

… Alors ma santé : je considère que ce n’est pas le médecin dakarois qui m’a soigné mais que c’est plutôt les produits pharmaceutiques distribués et contrôlés par les hommes et femmes en charge de la santé des Sénégalais qui m’ont soigné. Je suis comme les victimes de la tuberculose qui quittent la Mauritanie pour payer les médicaments dans la petite ville de Richard Toll sachant que ces médicaments sont les mêmes que les nôtres convoyés dans le même bateau venant des Etats-Unis. Alors, pourquoi les nôtres sont sans effet sur les patients jusqu’à ce que les médecins demandent à ces derniers de traverser le Fleuve pour se procurer des produits qu’on offre gratuitement à Nouakchott ? Pauvre de nous !!

Pour ma petite expérience, je dis chapeau aux médecins mauritaniens qui ne sont malheureusement pas soutenus dans la chaine sur laquelle repose le secteur de la santé en Mauritanie. En fait, quel est le secteur qui marche bien dans ce pays ? Quel secteur est en mesure de soulager les difficultés quotidiennes des populations ? J’en cherche…

Tous mes remerciements aux amis qui m’ont soutenu durant les plus difficiles moments de cette épreuve. Merci.

Camara Seydi Moussa

©️ Via l’éditorial La Nouvelle Expression – http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1768