​Flash Info : l’antiesclavagisme dans le Guidimakha, les FAITS du jour sur l’affaire d’Oulymboni.

Les jeunes qui s’étaient opposés physiquement  à un homme sur des allégations d’insultes à caractère apologiste de l’esclavage dans le village de Oulymboni, sont mis derrière les barreaux aujourd’hui à Selibaby. Selon des sources proches du dossier, le camp de l’homme issu du milieu féodal villageois serait soutenu par des cadres féodaux (Nouakchott et Selibaby) pour appuyer leur cause auprès du procureur à Selibaby. Ces derniers jours, la mission qui s’est rendue au village pour s’informer sur l’affaire, s’est faite miroitée par l’ordre féodal établi autour de la chefferie coutumière et ses obligés pour éviter tout témoignage édifiant . En fait, on s’est entendu pour dire que l’origine de la bagarre n’était pas liée aux propos provocateurs tenus par l’un des leurs à l’endroit de 2 jeunes incarcérés à Selibaby pour coups volontaires donnés. L’affaire suit son cours judiciaire d’autant plus que le monsieur dit blessé a été déclaré comme trop « souffrant » par ses proches pour être entendu aujourd’hui. Rappelons une énième fois, les milieux féodaux introduits dans les arcanes du système étatique n’ont jamais digéré la journée du 6 Mars 2017 dédiée à l’antiesclavagisme au Guidimakha. Tout est mobilisé en coulisses pour contrer la vulgarisation et la sensibilisation autour la Loi 2015-031. Les militants abolitionnistes du milieu soninké font face aux différentes manoeuvres des cadres soninké issus de la féodalité ethnique mais aussi face aux ambiguïtés de l’administration régionale qui traîne. Nous soutenons par tous les moyens légaux  les 2 jeunes arrêtés issus de la communauté Ganbanaaxu de Oulymboni. Ces braves gens sont les premiers abolitionnistes soninkés du Guidimagha subissant l’emprisonnement à cause de leur activisme antiesclavagiste. Si c’est pour dissuader les militants sur le terrain, les petits supporteurs lâches et mythomanes qui spéculent , doivent se raviser un peu. Les actions sont en cours, et la VÉRITÉ s’éclatera tôt ou tard n’en déplaise ceux qui  croient détenir une onction divine pour humilier, saboter, insulter et dénigrer des paisibles citoyens qui ont osé dire  qu’ils refusent les assignations sociétales qui semblent conditionner la noblesse douteuse de certains féodaux.


La lutte continue….!










K.S

​L’antiesclavagisme en milieu soninké du Guidimagha mauritanien : les chefferies coutumières broient du ROUGE…!

Ces derniers jours, nous avons relevé plusieurs incidents (clashs verbaux et physiques et divers chantages menaçant) dans différentes localités . Aujourd’hui, sous d’autres cieux  les gens veulent savoir comment on pourrait habiter la planète Mars, alors que chez nous dans le Guidimagha, la société  féodaloesclavagiste composée d’une supposée aristocratie désuète, d’un régime maraboutique complice et de quelques lèche-bottes (esclaves statutaires), vit des turbulences. Pour cause, les segments féodaux se radicalisent de plus en plus contre toute expression antiesclavagiste dans nos villages. Ils ne réalisent pas pourquoi des CITOYENS DIGNES ne veulent plus être appelés et pris comme ESCLAVES dans une pourriture de société castée et stratifiée. 

J’écrivais une fois, qu’il y a quelques années on s’était mis modestement à questionner un système sociétal des castes dans lequel les Hommes ne se valent pas, et aujourd’hui nous découvrons un monde d’esclavagistes endurcis qui s’oppose même de fait  à l’ordre citoyen dans nos contrées. Par évidence, les affrontements ne font que commencer entre ceux qui refusent les assignations rétrogrades et déshonorantes et les extrémistes féodaloesclavagistes qui pensent être en déclin sans la monture sociale d’esclaves. 

C’est à l’administration régionale de changer de braquet quant à l’application stricte de l’arsenal juridique contenu dans la Loi 2015-031 réprimant les Faits d’esclavage (Pratiques, séquelles et comportements). 


Nous portons à la connaissance des hautes autorités à Nouakchott, que les féodaux esclavagistes dans les villages bénéficient d’un appui très INTÉRESSÉ parmi certains milieux soninké proches du pouvoir. Ceux qui veulent être prévenus qu’ils le soient pour de bon,  car RIEN NE SERA COMME AVANT. L’INDIGNITÉ ATTRIBUÉE PAR DÉTERMINISME NE PEUT ÊTRE UNE FATALITÉ PROFITANT AUX UNS SUR LES AUTRES.

L’ÉTAT pour nous, ce sont les pouvoirs reconnus dans la constitution mauritanienne et non les chefferies coutumières dépassées par L’HISTOIRE depuis plusieurs siècles.


À CES TENANTS ZÉLÉS DU SYSTÈME, ON EST AU 21ÈME SIÈCLE,  ACCEPTEZ QU’ON SOIT TOUS DES PERSONNES À DIGNITÉ ÉGALE ET DES CITOYENS ÉGAUX EN DROITS ET EN DEVOIRS. C’EST AINSI D’OÙ LA PAIX ADVIENDRA POUR ASSURER UN AVENIR COMMUN DANS NOS ENVIRONNEMENTS ARIDES QUI SONT LOIN D’ÊTRE ENVIABLES.


K.S

La pêche saisonnière à Dafort, les crocodiles s’invitent à la « fête »..!



Ce jeudi 6 avril 2017 a lieu le premier rendez-vous de la pêche saisonnière de la mare de Dawa située dans un oued à l’est du village Dafort. Selon des témoignages frais reçus du village, cette journée très attendue par les villageois a été très perturbée par l’apparition des quelques reptiles pas trop accueillants. En effet, des crocodiles se sont attaqué aux pêcheurs en blessant 4 d’entre eux. Ils ont été évacués vers selibaby, la capitale régionale du Guidimagha Mauritanien. Blessures plus ou moins graves pour certains, ils sont revenus au village après avoir eu les soins nécessaires au centre hospitalier régional. Il est à noter qu’un crocodile a été capturé et tué par les pêcheurs. D’autres bêtes seraient toujours présentes dans la mare. Selon les traditions locales, par mysticisme, on dirait qu’un traitement préalable fait par un individu d’une famille du village rendrait inoffensifs les reptiles au cours de chaque journée de pêche. Apparemment, cette croyance mystérieuse relevant des choses irrationnelles et mystiques  toujours présentes dans l’imaginaire collectif dans nos contrées, n’a pas eu l’effet escompté. Aujourd’hui de cet imaginaire collectif, les faits réels sont cette attaque qui fera date et sonne comme une alerte pour un rendez-vous prochain d’ici la saison des pluies. Ces incidents autour de cette pêche traditionnelle nous rappellent l’accident grave d’un camion benne bondé qui s’était renversé au retour de cette mare l’année dernière. Plusieurs blessés graves avaient été dénombrés avec des bras et des jambes fracturés. Cette année , avec cette attaque reptilienne imprévisible, les certitudes aux croyances mystiques peuvent être ébranlées et on reviendra un peu aux considérations rationnelles pour prendre en compte les RISQUES par évidence. 


Nous souhaitons un prompt établissement aux blessés du jour.

Qu’ALLAH nous protège et Illumine notre LUCIDITÉ. Ameen 


Source crédit : témoignages obtenus des milieux villageois. 


K.S

​L’affaire dite « le jardin du vieux » à Dafort, ce que j’en sais et j’en pense aujourd’hui..!


Les premiers signaux me sont parvenus à partir de novembre-décembre 2016 jusqu’à début janvier 2017 (mon arrivée à Dafort) , concernant ce litige foncier éclaté dans une période pas anodine. 

Briefé par plusieurs canaux pas forcément proches des protagonistes, j’ai opté pour une position de réserve par principe par rapport à certaines données pouvant être mouvantes et trompeuses. 


Après observations sur le terrain avec un entretien direct avec le propriétaire du jardin et son fils, j’ai saisi le fond du litige à partir d’une source sûre et surtout la lecture qu’ils en font. Le vieux du nom de Silma Bakary Diarra m’a expliqué qu’il avait clôturé ce terrain vierge il y a plus de 50 ans pour en faire un jardin. Ce monsieur qui est l’un des plus âgés sinon le plus âgé du village de Dafort aujourd’hui, s’est référé à un événement national qui serait la visite vers 1965 du président Moktar Ould Daddah à Ould Yengé chef-lieu du département du même nom, pour fixer un cadre temporel approximatif. Selon les sources proches du vieux Diarra, la semence du palmier rônier qui règne en maître parmi d’autres arbres dans le jardin, aurait été faite dans ces années-là . De l’autre côté, le clan Camara sous la houlette de Iba Sirakhé Camara, déclare que le terrain aurait été prêté au vieux Diarra par l’un des leurs décédé depuis quelques années. Ce qui apparaît derrière ce cas de figure, est surtout l’ordre de l’ancien régime coutumier sur le foncier dans les milieux soninké. À entendre certains esprits féodaux et esclavagistes dans le village, on dirait que le village Dafort est une enclave princière qui ne reconnaît aucune loi foncière de l’État mauritanien. Ces gens qui font bloc pour déposséder le vieux se sont servis des chantages amalgamés et farfelus. En ayant échoué d’intimider le vieux Diarra par des réunions louches et partiales  autour du chef du village Abdou fouleye Camara et par une première lettre venant de Seydi Boubou Camara  (ancien directeur de la fonction publique, ancien maire de Dafort et ancien député d’une circonscription du département), Monsieur Silma Bakary a été convoqué par le préfet concernant l’affaire qui a été portée par le clan Camara. D’après ses dires en présence de son fils en vacances au pays actuellement, après avoir donné sa version devant le préfet, ce dernier lui a dit qu’il viendrait en personne à Dafort pour régler l’affaire. Il est à noter que les plaignants auraient dit au préfet que Monsieur Diarra avait accepté de quitter le terrain « prêté » avant de revenir sur sa décision avec le soutien actif de ses proches en France. Ce qui n’a jamais été le cas en aucune manière. La phase d’attente du préfet a duré un certain temps, et il y a quelques jours  un message serait venu du préfet en appelant à un règlement amiable du litige. Ce silence plus ou moins troublant et ambiguë du préfet alimente diverses rumeurs dans le corps social Daforois. Les milieux féodaux considèrent l’approche amiable proposée par le représentant de l’État au niveau départemental comme un aval leur permettant d’exercer une énième pression sur le vieux Diarra et ses proches pour lâcher prise. Certains adeptes zélés de l’ordre féodal font appel à l’histoire du village faisant l’éloge de l’esclavage subi par les ascendants du vieux Diarra. On considère qu’une personne d’extraction sociale servile n’a aucune légitimité de disputer une terre quelconque avec ceux qui se considèrent comme les possesseurs inaliénables et exclusifs du site villageois fondé en 1905. C’est ainsi que la caste maraboutique alliée indéfectible et inconditionnelle de l’ordre féodal  ne s’est manifestée que pour démarcher bizarrement le vieux pour qu’il lâche son jardin. Cette médiation partiale se heurte évidemment aux réalités d’aujourd’hui dans un nouveau cadre organisationnel qui est le régime des CITOYENS égaux en Droits et en Devoirs.  

Vers le 5 février , j’ai été appelé par le vieux Diarra pour lire une deuxième lettre qui viendrait de Camara Seydi Boubou, un ancien directeur de la fonction publique et ancien maire de Dafort. Cette lettre datant du 13 janvier 2017 reprend quasiment les mêmes propos que la première. L’auteur commence par un bref historique du site village et son partage entre les premiers habitants féodaux et esclavagistes. Mr l’ancien député enjoint le vieux Diarra de quitter cette portion de terre qui faisait partie du périmètre appartenant à leur patriarche Daba Bonco Camara en 1905. Aucune loi foncière de l’Etat mauritanien n’a été mentionnée dans cette lettre pour appuyer cette légitimité datant d’un autre temps sombre pour les ascendants d’anciens esclaves qui furent ignorés dans le partage du foncier. Dieu sait que ce sont bien des esclaves qui avaient vaillamment participé aux durs travaux pour débroussailler le site villageois. Il est mentionné en note dans la lettre que d’autres exemplaires ont été envoyés au préfet de Ould Yengé, au gouverneur du Guidimagha, au Maire de Dafort et au chef de village de Dafort. Concernant le Maire de Dafort, le vieux Diarra admet que l’édile lui avait dit que la Loi foncière est de son côté. L’issue de ce litige fera un cas de jurisprudence en la matière dans ces zones rurales où les lois ne sont pas expliquées aux tenants de l’ordre féodal qui y règne. Encore aujourd’hui on se réfère aux dispositions coutumières pour soumettre ou harceler des paisibles CITOYENS peu avisés de leurs Droits. L’état doit surtout mettre les chefferies traditionnelles sur les rails du système étatique moderne. En milieu soninké, le régime des ladani est foncièrement injuste et partisan par lequel les féodaux esclavagistes se refont un honneur d’antan devenu obsolète. 

Cette affaire qui s’est éclatée en pleine atmosphère sociale soninké marquée par l’effet sensibilisateur et mobilisateur contre les séquelles esclavagistes du forum Ganbanaaxu Fedde, a pris une dimension particulière et sensible entre les protagonistes. Notre monde 2.0 aidant, une communication a été faite autour de l’affaire via les réseaux sociaux. Notamment sur les plateformes Ganbanaaxu, le communiqué de l’AMEES, les articles repris du blogueur abolitionnsite Diko Hanoune de l’AHME  et quelques posts FB de notre profil apparenté au Blog .

À ce jour du 21 février 2017, l’affaire n’a pas toujours eu une issue tranchée officiellement par les autorités. 



Dakar, 21 février 2017  21H45 GMT




Un migrant malien tué lors d’un contrôle d’identité à Nouakchott

image

Un migrant malien du nom de Mody Boubou Coulibaly âgé d’une vingtaine est décédé le 09 mai vers 12 heures à l’hôpital national, au terme d’une course poursuite avec des gendarmes. Atteint gravement au niveau des hanches, Coulibaly a succombé à une hémorragie quelques heures plus tard. Récit.

Il était environ 9 heures, les faits se passent près de la caserne des pompiers, au niveau de la Cité Concorde. Une patrouille de la gendarmerie surgit dans un chantier de construction d’un bâtiment dans lequel se trouvait le maçon Mody Coulibaly.

Une fois sur les lieux, les gendarmes procèdent au contrôle des titres de séjours. N’ayant pas de titres de séjours, Mody et d’autres ouvriers, saisis par la panique, se dispersent pour éviter la détention puis le renvoi à la frontière.

Poursuivi par un gendarme, Mody monte au troisième étage du bâtiment en construction. Sans aucune issue devant lui, il saute depuis une fenêtre du troisième. Malheureusement, il tombe sur un piquet de ferraille qui lui transperce mortellement les hanches.

Alors que Mody gisait dans une marre de sang, un autre gendarme posté au pied du bâtiment l’aurait brutalement tiré pour le neutraliser. Un geste qui enfoncera encore les bouts du fer dans son corps. Face à la gravité de la situation, les éléments de la gendarmerie le conduisent directement à l’hôpital national, accompagné d’un autre ouvrier mauritanien présent dans le chantier.

Mort dans une ignorance totale des médecins

Mody restera alors plusieurs heures dans l’ignorance totale du corps médical de l’hôpital. Une des témoins de la scène raconte sur sa page facebook : « Ce matin j’ai été témoin d’une scène insoutenable. Un jeune malien qui fuyait les gendarmes et aurait sauté du haut d’un chantier pour atterrir sur des fers perchés ; il sera ramené par ses bourreaux qui l’ont sorti de ces fers et une hémorragie s’en suivra. Il attendra plus d’une heure avant d’obtenir des soins ; seul le policier (de permanence NDLR) de l’hôpital se démenait pour lui venir en aide. Il mourra 2h plus tard loin des siens.»

Pour informer les autorités consulaires de l’ambassade du Mali, le gendarme aurait déclaré qu’il s’agissait d’un accident de travail d’un ressortissant malien alors « qu’il s’agit bien d’une bavure d’après un autre migrant qui a vu toute la scène » précise Mr Diarra, un des responsable de l’association Faso Kono. « La vérité, ajoute-t-il, c’est qu’il a été poursuivi parce qu’il n’a pas de titre de séjour. Il a sauté d’une fenêtre et il est tombé sur un piquet, des fers ont transpercé ses hanches et il est mort ».

La communauté des migrants maliens n’a été mise au courant des faits que très tardivement confie encore Diarra : « On n’a été informés par les autorités consulaires qu’une fois le jeune décédé, pour nous annoncer que le mardi à 16 heures il y aura la prière sur notre compatriote mort dans un accident de travail ».

Les autorités consulaires du Mali ont-ils une complicité avec l’Etat mauritanien pour camoufler cette affaire de bavure ?

« Notre volonté était qu’après avoir découvert qu’il ne s’agissait pas d’un accident de travail, parce qu’il y a un cas actuellement et que l’ambassade s’en fiche complètement, de nous saisir de la dépouille de Mody pour que l’inhumation se déroule au Mali et que l’Etat Malien soit ainsi témoin des traitements que subissent ses ressortissants en Mauritanie » assure Mr Diarra.

« Nous sommes allés à la morgue pour récupérer le corps, on a trouvé qu’il a été caché dans un lieu inconnu. C’est seulement le mercredi que nous découvrirons. Et on a trouvé que les responsables de l’ambassade ont discuté et convaincu une personne se réclamant être de la famille du défunt pour que la dépouille de leur fils soit inhumée au cimetière du PK7 ».

Venus massivement dénoncer la violence policière qu’ils subissent devant l’ambassade du Mali, une centaine de migrants maliens ont été dispersés par la police. Deux ressortissants maliens ont été arrêtés.

Nous avons tenté vainement à plusieurs reprises d’avoir la version du chargé des affaires consulaires de l’ambassade du Mali.

Bâ Sileye

Crédit source : http://www.rmi-info.com

11-05-2016 12:42 – Des orpailleurs évacués vers l’hôpital psychiatrique de Nouakchott à la suite de crises de folie

image

Essahraa – L’hôpital neurologique de Nouakchott a accueilli au cours des derniers jours 10 orpailleurs dont les cas présentent des crises de folie, , révèlent des sources de cette structure sanitaire spécialisée des maladies psychiatriques.

Les patients manifestent tous des signes de bouleversements psychiatriques, ressentis depuis leur ruée vers l’or dans le no man’s land de Tasiast dans la wilaya de l’Inchiri, dans le centre Nord du pays.

Ils continuent de bénéficier de soins à l’hôpital neurologique plus connu sous le nom de l’hôpital de Dia. Des candidats à la vague d’orpaillage avaient régulièrement réclamé l’ouverture d’un centre de santé sur les sites de prospection de l’or, pour la prise en charge des cas urgents constatés sur les centaines de prospecteurs qui ont pris d’assaut le secteur à la quête de la richesse.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

L’accident de Dafort : retour sur les faits et coup de semonce.

image

image

Ce Jeudi 5 Mai 2016 marquait la première manche de la pêche annuelle de la mare dite Daawa Kharé située à l’Est du village. Chaque année sensiblement à la même période, les habitants de Dafort gros village de la commune du même nom, se donnent rendez-vous pour la chasse aux poissons dans cette mare faisant partie de l’histoire du village. Cette année lors de cette première manche, un accident s’est produit et plusieurs blessés sont à déplorer. En effet, un camion benne bondé des personnes s’est renversé au retour de la pêche juste à l’entrée du village, précisément à la sortie Nord-Est route du village de N’diewo . Selon nos sources dignes de foi, on compte une trentaine  de blessés dont 3 grièvement atteints et évacués vers Nouakchott à ce jour. Il y aurait comme blessures, des fractures, des pertes de dents et diverses contusions légères. On notera une prise en charge très rapide des blessés par le corps médical local secouru par les ambulances de Boully et Hassi Chagar pour l’évacuation des blessés vers le centre hospitalier de Sélibaby à 60 KM de Dafort.
D’après le témoignage du terrain , on a échappé de près à un carnage car le chauffeur qui s’est pris dans une excitation de course avec une autre voiture 4X4, a réagi à temps en évitant de s’enfoncer à vive allure dans le marigot en face. Selon la même source ce jour , le chauffeur du camion serait en garde à vue à Ould Yengé, le chef-lieu du département.
Historiquement, au retour de cet événement villageois très bruyant, une course entre chevaliers se faisait, et cette tradition s’est relayée aux charretiers qui, eux ont laissé la place aux véhicules motorisés  (motocyclettes et voitures) aujourd’hui. Ainsi un camion normalement destiné pour le transport des matériaux de construction et d’autres charges, est utilisé à l’occasion pour transporter des personnes en masse, ce qui s’explique par le contexte d’un laisser-faire intrépide dans nos contrées.
Le risque de chute  existait déjà avec les chevaux et les charretiers, mais aujourd’hui il s’est amplifié avec les véhicules pouvant être très dévastateurs en cas d’accident. On espère que l’accident d’hier du camion sera un cas d’avertissement pour les autorités locales afin de prendre des mesures strictes de prévention. Comme dit l’adage, vaut mieux prévenir que guérir.

K.S