🟪~Note de presse d’Armepes Ganbanaaxu Fedde sur les événements dramatiques aux abords de la frontière Maroc-Espagne à Melilla.



À travers diverses ressources médiatiques en mode viral aussi sur des plateformes réseaux sociaux, les images choquantes nous laissent ébahis. Plusieurs personnes candidates à l’immigration vers un mirage eldorado européen, sont montrées scandaleusement attachées et entrelacées comme des paquets désordonnés dans un entrepôt. Ce sont des personnes à l’écrasante majorité originaires de l’Afrique subsaharienne. À lire cet élément médiatique https://www.huffingtonpost.fr/entry/espagne-mort-de-18-migrants-a-mellila-madrid-accuse-les-mafias-de-passeurs_fr_62b744b5e4b04a61736b3020 .

Leur tentative de franchir les clôtures vers cet îlot territorial espagnol dans la nuit du jeudi au vendredi 24 juin 2022, s’est soldée par un carnage humanitaire. Plusieurs morts à déplorer et d’innombrables blessés graves à signaler.

À propos de cet énième événement dramatique comme tant d’autres qui frappent horriblement les migrants autour de la mer méditerranée, nous tenons à ;

~ Exprimer notre compassion aux victimes et à leurs proches, prier pour un repos éternel aux personnes ayant perdu la vie,

~ Dénoncer vigoureusement les traitements inhumains allegués de la part des forces de sécurité du côté espagnol comme marocain.

~ Interpeller les dirigeants des États africains et les institutions continentales notamment l’UA (union africaine) sur la situation humanitaire gravissime que causent les filières migratoires (trafic d’êtres humains et divers dangers). L’engrenage du désespoir et le manque de perspectives d’un accomplissement social et économique, démontrent les faillites criantes de nos États vis-à-vis de nos populations.

Le 27 juin 2022

La communication Armepes-France et partenaires Ganbanaaxu Fedde.

✓La justice sévit contre Ould Nah, Gelongal et cie

Le Calame – Statuant en flagrant délit le jeudi 2 Juin, le tribunal correctionnel de Nouakchott-Ouest a condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, Ahmed Mahfoudh ould Nah, Djiby Ba « Gelongal », Domone Camara, Mohamed Salem ould Beïb, le chef du mouvement « Ajaban », et trois autres prévenus.

Ils ont été déclarés coupables « d’incitation à la haine contre une communauté », sur la base de la loi portant protection des symboles nationaux et incrimination des atteintes à l’autorité de l’État et à l’honneur du citoyen. Les voilà tous écroués à la prison civile de Nouakchott.

Après celles sécuritaires, les autorités judiciaires semblent avoir ainsi donné dans l’équilibrisme, en arrêtant et condamnant des individus issus de quatre des cinq principales composantes du pays.

Les dispositions de cette loi prévoient des peines lourdes pour « insulte au prestige de l’État et de ses symboles, atteinte aux principes et au caractère sacré de la religion islamique, à l’unité nationale et au domaine territorial, insulte ou outrage à la personne du président de la République, au drapeau ou à l’hymne national »… ainsi que toute « insulte à la sécurité nationale, violation de la paix civile et de la cohésion sociale ».

Les peines encourues vont de deux à quatre ans de prison et amendes de 200 000 à 500 000 MRU. Le parolier et activiste halpulaar est condamné pour ses propos jugés haineux en réponse à ceux du bassiste contre les Halpulaaren, diffusés sur les réseaux sociaux.

Rappelons que les propos abjects du sieur Mahfoudh ont été vigoureusement et à l’unisson condamnés par des personnalités de tous bords, indignées par ces abominations rappelant les heures sombres de l’histoire de la Mauritanie dont « les plaies ne sont pas encore cicatrisées ».

Selon plusieurs observateurs et organisations de droits de l’hommiste, l’adoption par le Parlement mauritanien de cette nouvelle loi a ouvert des perspectives répressives de la liberté d’expression, notamment sur les réseaux sociaux.

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757123

✓Propos haineux contre les Peuls (Halpularen): Le ministre de la Justice annonce l’ouverture d’une enquête

Le ministre de la Justice, Ould Boye a annoncé devant les député l’ouverture d’une enquête contre le sieur Ahmed Mahfoud auteur de propos haineux contre la communauté Peul (Halpularen) qu’il a tenus il y a quelques jours. Dans ce vocal devenu viral, ce citoyen appelait à expulser les peuls de Mauritanie voire à les exterminer, parce que pour lui, ils « ne sont pas mauritaniens ». Des propos d’une rare violence et qui rappellent les douloureux évènements de 1989 – 91 au cours desquels, des milliers de négro-mauritaniens avaient été déportés au Sénégal et au Mali, d’autres révoqués de leur poste, et d’autres massacrés dans les casernes militaires…

Réagissant à ces propos orduriers et dangereux, certains cadres de la communauté (le président de Touche pas à ma Nationalité, le président du FRUD et deux avocats) ont porté plainte devant le procureur de la République parce qu’ils estiment qu’après les évènements de 1989, on assiste ici aux retours des démons et à une dangereuse escalade, à une profonde griffe sur l’unité nationale laquelle continue de souffrir des extrémismes violents. Le mal de ce pays c’est l’amalgame qu’on en fait. En effet, à chaque fois qu’un citoyen dénonce les injustices et les discriminations, il est catalogué extrémiste, raciste ; on ne cherche pas à comprendre pourquoi il le dit, et quelles en sont les raisons, mais on se hâte de le condamner et de le traiter de raciste. On crée toujours de l’amalgame.

Interpelé au Parlement sur la gravité des propos du sieur Ahmed Mahfoudh, par la députée Kadiata Malick Diallo qui s’est fondée sur la loi contre la discrimination et la cybercriminalité, Ould Boyé annonce qu’une information a été ouverte par le procureur de la République, assure que l’unité nationale est une ligne rouge et que quiconque la franchit subira les foudres de la loi. Kadiata Malick Diallo a invité le département de la justice et le gouvernement à assumer leurs responsabilités devant le peuple mauritanien et devant l’histoire, car ces actes sont graves et menacent les fondements de l’unité nationale. Il le faut dans la mesure où d’autres personnes ont tenu des propos très graves et ont demandé au président de la République de mettre fin au processus de préparation du dialogue, ensuite Ils ont invité le député Biram Dah Abeid à cesser ses attaques répétées contre la communauté Beidane et ont menacé d’y mettre fin si le président de la République ne le fait pas. Pour Khattri Ould Dié et Abdel Vettah Abeidna, la place de Biram Dah Abeid et de Samba Thiam, est la prison. C’est dire que la tension est montée d’un grand cran. Heureusement que quelques autres patriotes ont choisi la voix de la raison en rappelant l’histoire, la vraie, celle de ce pays en appelant à la raison ; ils ont rappelé les liens séculaires qui unissent les composantes nationales de ce pays et souhaité que l’unité de ce pays soit préservée.

Aux dernières nouvelles, l’auteur du vocal en question a été arrêté par la police.

©️ Crédit source : http://www.lecalame.info/?q=node/13316

✓Plusieurs personnes arrêtées après la saisie de billets de banque contrefaits

Alakhbar – La police mauritanienne a arrêté plusieurs personnes, au cours des derniers jours, dans le cadre d’une enquête ouverte diligentée, après la découverte de quantités de billets contrefaits de mille nouvelles ouguiyas.

Près de 17 personnes soupçonnées d’être en relation avec cette fraude ont été arrêtées, ont indiqué des sources généralement bien informées.

Tout a commencé lorsqu’un déposant muni de faux billets s’est présenté aux guichets de l’une des banques de la place en vue de faire un versement et la découverte de l’un de ses employés de l’escroquerie.

Alertée, la Banque Centrale de Mauritanie a avisé immédiatement la police qui a arrêté le suspect et saisit la quantité de faux billets de banque. Les personnes interpellées jusqu’à présent comptent un yéménite et plusieurs mauritaniens.

L’enquête se poursuit encore, puisqu’à chaque interpellation d’un suspect, ce dernier met les policiers sur une nouvelle piste menant vers de nouveaux suspects.

https://alakhbar.info/?q=node/39443

Traduit de l’Arabe par Cridem

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=755215

✓Les mutilations génitales féminines : toujours un laisser-aller coutumo-religieux avec ses drames silencieux qu’on feinte !



Il fallait le dire un jour, ce témoignage rapporté autour d’un cas gravissime présumé d’une bébé qui n’a pas survécu à cette « affaire ». Mai – juin 2013 dans une localité du Guidimagha, il faisait très chaud. Tout le quartier était secoué par les pleurs sans fin de cette petite de quelques semaines (ou un mois quelques jours). Ce que tout le monde sait sans jamais en parler ouvertement, commence à s’ébruiter parmi les voisins. La fille naissante d’une telle a été excisée apparemment, et elle en souffre beaucoup. On dit crûment « on l’a mal fait ou pas bien traité après l’affaire ». La petite ange a subi la très sinistre violence coutumière et religieuse à l’endroit de la gent féminine dans nos zones . Et tristement elle en serait morte très probablement. Ce qui est affreusement scandaleux dans le cas de l’excision et ses conséquences douloureuses, est lié au grand tabou contenu dans les familles et à la couverture complice dans l’environnement social par de non-dits et de mentalités figées et apeurées. Les lésions graves corporelles et psychiques liées à cette « affaire », sont aussi cachées ou ignorées comme l’est l’acte lui-même. Ainsi pas des soins sérieux possibles ouvertement au sein de centres médicaux disponibles. En coulisses dans l’entre-soi, on laisse le temps faire une douloureuse cicatrisation. Cette dernière une fois faite va laisser d’affreuses séquelles quasiment irréversibles sur l’organe génital. Ce bref schéma descriptif reflète cette réalité sourde qui tire une légitimation d’ordre coutumo-religieux dans nos communautés. Certaines sources attribuent ses origines datant de la période pharaonique; lire https://www.excisionparlonsen.org/comprendre-lexcision/quest-ce-que-lexcision/dou-vient-lexcision/#:~:text=Les%20origines%20de%20la%20pratique,l’Egypte%20et%20au%20Soudan . Aujourd’hui une autre légitimation liée à une certaine pratique religieuse, notamment musulmane, fait partie des motivations sociales et culturelles dans le narratif apologétique « sorcier » qui entoure cette pratique.

Et comment en sortir efficacement ?

Sur le plan international, une journée est instituée depuis 2003 SEULEMENT, le 6 février de chaque année pour sensibiliser et alerter sur ces mutilations génitales féminines (MGF). À l’occasion de cette journée, mon présent billet a été inspiré par l’activisme de militant.e.s en Mauritanie à travers une Page Facebook appelée Voix des Femmes en Mauritanie https://www.facebook.com/Voix-des-femmes-en-Mauritanie-%D8%A3%D8%B5%D9%88%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%B3%D8%A7%D8%A1-%D9%81%D9%8A-%D9%85%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%AA%D8%A7%D9%86%D9%8A%D8%A7-100578671694078/ .

Source : Page Voix des Femmes en Mauritanie

Une dynamique militante qui ne doit pas laisser l’opinion publique indifférente. Reconnaissons-le, nos silences conscients et inconscients sont complices pitoyablement de la perpétuation de certaines tares graves qui saignent les corps et les esprits parmi et autour de nous. Ainsi il faut en parler et porter un discours décomplexé et courageux pour démystifier ces atteintes violentes qui devraient être criminalisées à terme comme dans d’autres pays. L’exemple de la France est un cas édifiant à s’y intéresser, là où selon la loi « Les mutilations sexuelles féminines notamment l’excision et l’infibulation sont un crime puni par la loi. En France, la loi protège tous les enfants qui vivent sur son territoire, quelle que soit leur nationalité. La loi française s’applique à l’acte commis à l’étranger si la victime est française ou si elle est étrangère et réside habituellement en France. » . En France l’élément coutumo-religieux qui motive est mis à pas, les communautés concernées se sont rangées par la force de la Loi. Ainsi de la donne imposée par la Loi, un argumentaire de contre-légitimation a même émergé dans les contenus discursifs culturels et cultuels. Grâce à la rigueur de la Loi nos certitudes coutumières enrobées dans un musulmanisme sorcier sont reléguées comme une honte enfouie à s’en débarrasser urgemment. Dans nos pays également, un même mécanisme est nécessaire pour déraciner d’une manière décisive les mentalités qui constituent l’affreux soubassement de ces pratiques terribles et attentatoires à l’intégrité physique et psychologique de nos concitoyennes. Il n’y a pas de « violences douces », donc toute atteinte irréversible touchant la personne humaine mérite d’être criminalisée pour l’enrayer avec efficacité.

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Armepes-france ~ Ganbanaaxu | Note des condoléances aux familles des orpailleurs disparus en Mauritanie.

Nous apprenons avec tristesse l’effondrement d’un puits d’orpaillage ayant coûté la vie à plusieurs travailleurs fatalement surpris. Selon diverses sources médiatiques, ils sont au nombre 8 de nos compatriotes fauchés dans une mine d’or artisanale dans la zone d’Esbeiryat.

Ainsi nous tenons à exprimer nos sincères et fraternelles condoléances aux familles éplorées et à l’ensemble du peuple mauritanien. Et un repos paisible aux victimes dans l’Au-delà.

Nous espérons que les autorités compétentes prendrons les mesures idoines de sécurisation de l’exploitation de ces mines artisanales. Et Permettre une protection pour ces braves travailleurs qui méritent voir leur secteur d’activité encadré strictement pour éviter des drames similaires.

Le 12 février 2022

© Communication Armepes-France et partenaires (Ganbanaaxu Fedde 🇲🇷)

✓Pout Dagne – L’enterrement refusé à une personne, à cause de ses origines : La Société civile dénonce un acte illégal | Sénégal

L’info révulse tout le monde. Elle révolte la Raddho, la Lsdh, Afrika jom center et Amnesty international Sénégal, qui dénoncent le refus du chef de village de Pout Dagné, situé dans la commune de Notto Diobass, d’autoriser l’inhumation de Khady Faye dans le cimetière du village, décédée le 25 décembre 2021. Le motif invoqué pour lui refuser une sépulture ? Elle appartiendrait à la caste des griots. «Ce même village avait défrayé la chronique en 2019, avec un fait similaire, resté sans conséquences de la part des autorités étatiques», rappellent les quatre organisations, qui ont signé un communiqué conjoint pour condamner «fermement cet acte illégal du chef de village de Pout Dagné». Elles «appellent les autorités étatiques compétentes à trouver, sans délais, une solution définitive à la situation qui prévaut dans ce village». «Nos organisations rappellent que la Constitution du Sénégal et les traités internationaux de droits humains dont l’Etat du Sénégal est partie, posent le principe de l’égalité des cito­yens en dignité et en droits, et interdisent la discrimination sous toutes ses formes», poursuivent Alioune Tine et Cie, qui «exhortent les autorités religieuses du pays, musulmanes et chrétiennes, à continuer la sensibilisation en vue de l’éradication de la discrimination basée sur les castes et l’ascendance, qui est contraire aux préceptes prônés par ces religions et les lois de la Répu­blique»

©️ Crédit source : https://lequotidien.sn/pout-dagne-lenterrement-refuse-a-une-personne-a-cause-de-ses-origines-la-societe-civile-denonce-un-acte-illegal/

BOUZNIKA: LA FEMME DE L’EX-PRÉSIDENT MAURITANIEN SE FAIT DÉROBER 2,7 MILLIONS DE DIRHAMS

Le360 Maroc – La brigade de gendarmerie royale de Bouznika a mis hors d’état de nuire une bande criminelle qui avait dérobé une somme de 2,7 millions de dirhams à l’épouse de l’ancien président mauritanien, Mohamed Ouled Abdelaziz. Les détails de ce vol à la roulette.
Sept personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte par les éléments de la brigade de gendarmerie royale de Bouznika, suite au vol de tout le contenu de la voiture de l’épouse de l’ancien président mauritanien, Mohamed Ouled Abdelaziz. La victime a découvert sa voiture, garée dans sa résidence estivale de Bouznika, complètement fracturée et cambriolée.

D’après les sources du quotidien Assabah qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 2 septembre, les cambrioleurs auraient mis la main sur une somme de pas moins de 2,7 millions de dirhams, qui était déposée dans le coffre du véhicule.

Alertés par la femme volée, les éléments de la brigade de gendarmerie royale de Bouznika ont rapidement débarqué sur les lieux pour effectuer les constats d’usage et ouvrir une enquête sous la supervision du parquet. Mercredi, sept personnes, interpellées en l’espace d’une semaine, ont été déférées devant le parquet compétent pour constitution de bande criminelle et vols qualifiés, indiquent les sources du quotidien.

Et de préciser que l’identité des auteurs de ce crime a été confirmée par les empreintes digitales laissées sur le lieu du crime. Mais, ajoutent les mêmes sources, les éléments de la brigade de gendarmerie royale de Bouznika n’ont pas attendu les résultats de la police scientifique et ont recouru aux caméras implantées chez les voisins et donnant sur le boulevard et les ruelles de la zone.

C’est ainsi que les investigations menées sur les lieux les ont conduits à interpeller un individu qui a des antécédents judiciaires. Par la suite, l’enquête a permis aux gendarmes d’identifier les complices. Après la période de garde à vue, les sept personnes ont été déférées devant le parquet compétent. Leur procès démarre dans les prochains jours.

Par Mohamed Younsi

via cridem

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71459

L’esclavage par ascendance au Guidimagha (Mauritanie) : un membre de la communauté Ganbanaaxu violemment agressé par une bande issue des clans féodaux à Dafor.



Ce 31 juillet 2021 à Dafort dans la commune du même nom (Département de Ould Yenge au Guidimagha) , monsieur Samba Moussa Koné a été violemment agressé par une bande d’éléments féodalo-esclavagistes . Il s’est rendu dans son champ pour s’assurer que le gel judiciaire en cours depuis Avril 2018 est toujours de mise à la tombée des premières pluies de la semaine. Arrivé sur place, il a trouvé un jeune homme en train de semer, et il lui demande ses motivations sur cette situation. Le jeune homme ne voulant rien comprendre, monsieur Samba Kone a essayé d’enregistrer la terre en semence pour preuves destinées au dossier judiciaire. Aussitôt le jeune homme s’attaque à lui et un groupe d’hommes rôdant aux entours se seraient rués sur lui avec machettes et d’autres outils. Il a subi plusieurs blessures sur la tête et au niveau des membres en se défendant vaillamment face à une lâcheté gravissime des assaillants. Selon les dernières nouvelles, les gendarmes sont arrivés sur la place et procèdent aux premières auditions. Le blessé a été pris en charge par le centre de santé local. Parmi les nombreux suspects agresseurs, seuls 3 éléments ont été appréhendés par les gendarmes. Ces derniers affichent une certaine docilité quasiment complice face à la situation d’une telle gravité.

Nous souhaitons prompt rétablissement au blessé . Nous réitérons nos alertes aux hautes autorités mauritaniennes, le président de la République en personne Mohamed Ould El-Ghazouani sur une situation d’extrême gravité qui couve en milieux soninkés du Guidimagha autour de l’esclavage par ascendance. Les milieux féodaux soninkés du Guidimagha très haineux et agressifs par le discours apologétique jusqu’alors envers les familles qui rejettent les humiliantes coutumes esclavagistes dans les villages, se disent s’inspirer de leurs compères féodalo-esclavagistes du Mali pour passer aux violences physiques. Pour rappel un sit-in avait été tenu auprès de la Présidence à Nouakchott le 28 juillet dernier pour attirer une énième sonnette d’alarme sur les tensions, lire la communication d’alerte https://cridem.org/C_Info.php?article=747470.

Les signalements récurrents auprès des autorités locales sont sans effet conséquent, aujourd’hui une lourde responsabilité concernant la vie de notre frère se porte au niveau des cercles administratifs et judiciaires.

L’opinion publique nationale et internationale est prise à témoin plus que jamais.

Dafort 31 juillet 2021

La communauté Ganbanaaxu Dafort

🔴 Sur l’esclavage en milieu Soninké | « La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective » Par Mukhtar Bakary Kamara. (Témoignage)

Il est grand temps que beaucoup plus de voix s’élèvent contre l’esclavage par ascendance en milieu soninké. Les états doivent agir rapidement pour mettre fin à ce crime contre l’humanité.
Dans la commune de Mambiri (Kita, Mali), que j’ai visité du 14.7 au 16.7.2021 dans le cadre de mon travail au Mali, j’ai rencontré des personnes déplacées pour cause d’esclavage et qui ont été victimes d’actes inhumains et dégradants. Il est très difficile d’écouter leurs récits sans verser de larmes: déshabiller un vieillard, son beau fils, sa femme, les rouer de coups, puis les enfermer ensemble tous nus dans une même pièce est un acte dont seuls des criminels sanguinaires peuvent se glorifier.
Pousser la barbarie jusqu’à réduire tous leurs biens en cendre, confisquer leur terres et et les chasser de leur village est un acte inqualifiable. C’est une centaine de personnes réfugiées ( on dit déplacées au Mali) que les habitants de Mambiri ont accueillis dans leur village. Honte aux États qui tolèrent l’esclavage par ascendance en milieu soninké.
La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective. On ne peut pas lutter contre le racisme et la discrimination des Noirs chez les arabes et occidentaux et fermer les yeux sur les discriminations que vivent les descendants des anciens esclaves en milieu Noir (soninké au Mali, au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie).
A tous les tenants et supporters du système féodalo-esclavagiste, je dis ceci:
– Un vrai noble, c’est celui qui n’humilie pas un être humain
– Un vrai noble n’abuse pas de sa force physique, psychologique, idéologique et économique pour faire du mal, surtout face à plus faible que soi.
– un vrai noble lutte contre l’injustice.


Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette « noblesse »: je n’en fais pas partie et que tous ceux qui soutiennent l’esclavage sous toutes ses formes sachent qu’ils me trouveront sur leur chemin.
Je combattrai avec force l’esclavage par ascendance parce que je le considère comme un crime contre l’humanité.
« Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères ». Franz Fanon.
Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette «noblesse» barbare et sanguinaire .

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4804833579543718&id=100000513693869