Mauritanie – Covid-19 : Kaédi, tout un quartier à l’isolement (saharamédias)

Saharamédias – Les autorités administratives de la wilaya du Gorgol ont annoncé des mesures sécuritaires drastiques autour du quartier de Tiouldé où réside le malade contrôlé positif au coronavirus vendredi, afin de confiner toutes les personnes qui sont entrées en contact avec lui. Dans une déclaration faite à l’AMI le wali du Gorgol a dit que dès la confirmation du cas du coronavirus les forces de sécurité ont cerné le quartier de résidence du malade, empêchant toutes les sorties et les entrées afin que toute personne ayant été en contact avec le malade soit mise en quarantaine. Le wali a ajouté que les membres de la famille du malade ont été mis en quarantaine et une enquête a été ouverte pour recenser les personnes qui sont entrées en contact avec lui afin de les mettre en confinement. Le wali a ajouté que 15 personnes ont jusqu’ici été mises en quarantaine dans un hôtel de la ville et a annoncé l’arrivée dans la ville de Kaédi d’une équipe médicale afin de suivre le confinement des personnes concernées et approvisionner les hôpitaux et les points de santé de la wilaya en équipements médicaux de protection à mettre à la disposition des équipes chargées d’examiner les personnes suspectées d’être atteintes par la maladie.

©️ Crédit source: Repris via cridem.org

Réflexion – tribune : Ces gens honnêtes qui brulent quand même les feux…, Par Dr Mouhamadou Sy

Ce qui se passe au Sénégal, avec le non respect délibéré des lignes de conduite établies par le gouvernement révèle les lacunes de notre société, des lacunes quant à notre lecture des phénomènes, des lacunes quant à notre mode d’agir, bref des lacunes quant à notre façon d’éduquer.
Lacunes que l’on collectionne, sacralise et présente comme identité à respecter, surtout quand il s’agit de nous comparer à ceux qu’on appelle les autres, les différents, les pas comme nous, si on ne les nomme pas ennemis.

Ce comportement irrationnel, et si je voulais juger je dirais irresponsable, n’est pas un fait d’individus isolés dont la faiblesse morale serait connue de tous. Non, il s’agit principalement d’individus qui ont justement la plus grande responsabilité morale aux yeux de la population à tous ses niveaux. Il s’agit des personnalités qui ont le respect des militaires, des ministres, des médecins, des professeurs, du président, si ce n’est leur adoration. Mais visiblement, par ignorance ou par autre défaillance intellectuelle ou morale, ces individus refusent de respecter la raison et les consignes des spécialistes, qu’ils prennent certainement de haut car il ne s’agirait que de leurs « disciples spirituels ».
Et ils mettent donc tout le peuple en danger; ce qui compte c’est bien de ne pas bouleverser les positions sociales qui satisfont les égos même si tout le monde va en pâtir! Du suicide collectif qui rappelle ceux organisés par les grands gourous de certaines sectes. Mais cela ne peut pas être notre cas, car nous ne sommes pas en secte et, nous, ce ne sont pas des gourous que nous avons. N’est ce pas?

Oui, je comprend qu’il est nécessaire pour l’humain de toujours se rattacher à la branche à sa portée pour éviter la dégringolade. De s’y agripper même, quand le vent souffle et que les branches se mettent à se balancer. Est ce l’aspect singe, difficilement effaçable, qui se recycle au fond de notre mentalité, nous humains? Je pose la question…

Mais ce qui est bien chez le singe, c’est son activité, passer de branche en branche, occuper l’étendu de son espace en permanence. Il trouve son équilibre en bougeant plutôt qu’en restant sur place. A la différence du paresseux qui s’agrippe, se fige et stagne.
La nature faite d’incessants changements semble favoriser l’activité sur la stagnation, qui elle se voit dépasser et écraser tôt ou tard!

De qui voulons-nous nous rapprocher, je parle de notre mentalité; singe ou paresseux? Désolé, mais ce sont les deux choix dans la carte des menus!

Si nous passions à un niveau au dessus, si nous changions de branche, si au lieu de s’agripper à de la misère magnifiée, comme pour en masquer le caractère funeste, si au lieu de ruser avec la peur en en faisant une puissance qui octroie sa pitié, nous décidions d’y faire face; si nous actionnions notre rationalité jusqu’à ce qu’elle prenne le dessus sur cette phobie du vide, jusqu’à ce qu’elle stipule et intègre, une fois pour toutes, que l’important n’est pas de s’agripper mais d’évoluer tout en maintenant l’équilibre. Jusqu’à ce qu’elle comprenne que ceux qui s’agrippent finissent par le perdre en s’effondrant tout comme le paresseux l’expérimente; mais que ceux qui ont la hardiesse de bouger sont ceux qui ont une chance de se maintenir.

Nos sociétés renferment de l’intelligence, de l’honnêteté, de la compétence, ce n’est pas là la question. La question est comment tout ceci se laisse organiser. Car avoir les bonnes cartes ne suffit pas à gagner à une partie d’un jeu; la stratégie, à savoir l’organisation des coups, la façon de réagir aux attaques, et surtout la planification, est celle qui marque la différence.

Dans une société, une bonne stratégie de vie est celle qui aide à préserver la vie, à l’élever, à prévenir du danger et à y faire face quand il est là; elle est multiforme, mais de quelque forme qu’elle soit, elle requiert la discipline, qui de mon point de vue se définit comme une attitude commune qui préserve la cohérence dans les interactions entre individus, entre organes, et entre les individus et les organes. Un code de la route des actes auquel les citoyens doivent se soumettre, y compris le marabout le plus suivi.

Cependant, on n’improvise pas une telle attitude commune dans une société, on l’instaure progressivement, on en fait une habitude, on la plante, la cultive et la surveille. L’éducation est le pivot d’un tel projet social. Le niveau d’éducation d’une génération définit le niveau de discipline de la société dont elle aura la direction.

Sur la question de choisir entre le singe et le paresseux, dans le cas où nous portons notre choix sur le dernier, ayons quand même la vivacité minimale de profiter d’une de ses caractéristiques utiles, à savoir respecter l’isolement nécessaire pour endiguer le coronavirus!

Dr Mouhamadou Sy

©️ Crédit source: post Facebook de l’auteur (21/3/20)

Mauritanie/ Société : les MGF, Éradiquer par une criminalisation. Par Souleymane Sidibé.

🔹️Briser les tabous au nom de la dignité humaine et de la raison!

Les mutilations génitales féminines (MGF) sont des pratiques culturelles barbares, nuisibles et néfastes. Ces horreurs consistent en une ablation d’une partie de la partie intime féminine dans beaucoup de pays d’Afrique et du Moyen-Orient.
Certaines personnes l’appellent « sunna » alors qu’il n’en est nullement le cas et d’autres traditions trouvent des appellations appropriées. Des millions de femmes en sont victimes . Cette pratique ancestrale est le fruit de la bêtise et des préjugés sur les femmes.

En Mauritanie, la communauté Wolof est la seule qui ne pratique pas ce fléau.
Depuis des années des organisations locales et internationales luttent contre cette pratique.
Les MGF sont « des pratiques attentatoires à la dignité de la femme» comme l’affirme l’anthropologue Abdoulaye Doro Sow, Enseignant chercheur en sciences sociales (Mauritanie) et président du comité scientifique de l’Equipe de Recherches sur les MGF (ERMGF).
Le Bilan, à la fois physique et psychologique, est lourd. Il est impératif que les MGF soient considérées comme crime contre l’humanité: atteinte à l’intégrité physique et morale.
Il y’a une nécessité de passer de l’interdiction formelle à la criminalisation.

En parallèle, la clitoridectomie est un acte chirurgical qui consiste à l’ablation partielle ou totale clitoridienne à des fins thérapeutiques. Elle ne doit pas être confondue avec avec les MGF qui sont des rituelles d’excisions consistant à une « ablation des petites lèvres », souvent de toute la partie extérieure du clitoris…

Les MGF sont aussi appelées blessures génitales féminines. Selon UNICEF, en 2013, plus de 130 millions de femmes en sont victimes.

Cette pratique qui , actuellement, « touche 200 millions de filles et de femmes dans 30 pays du monde, se déroule principalement en Afrique où l’on estime le nombre de victimes à 91,5 millions de femmes et de filles de plus de 9 ans vivant actuellement avec les conséquences de ces mutilations sexuelles. Toujours en Afrique, on estime que, tous les ans, 3 millions de filles risquent de subir ces pratiques traditionnelles néfastes. Si les tendances actuelles se poursuivent, 86 millions de filles supplémentaires âgées de 15 à 19 ans risquent, elles aussi, de subir des mutilations génitales d’ici à 2030. Les pays où la prévalence des MGF chez les filles et les femmes de 15 à 49 ans est la plus élevée sont la Somalie (98 %), la Guinée (97 %) et Djibouti (93 %). La pratique de l’excision est également présente au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine ».

~ Source: Female Genital Mutilation/Cutting: a global concern, UNICEF, New York, 2016.

Des lois ont été ratifiées pour l’interdiction dans le monde.
Trois pays n’ont pas encore adopté de loi contre ces pratiques : le Libéria, la Sierra Leone et le Mali.

Les idées reçues sur les MGF sont nombreuses. Ce sont des arguments culturels dans la plus part du temps.
En Mauritanie, la fonction est assignée aux « femmes appartenant à la caste sociale des forgerons ou bien des cordonniers. Il y a donc un savoir et un savoir-faire qui se transmettent de génération en génération».
De ce fait, il faudrait donc un travail de longue haleine pour la destruction de cette classification sociale qui est nécessaire mais aussi une requalification de ces personnes en charge de «l’ignominie».
C’est pourquoi les causes, très ancrées dans les traditions, nourrissent encore l’idée d’une telle barbarie.
Il est alors urgent de mener des campagnes contre les arguments culturels,à fortiori quand ils vont à l’encontre du respect de l’intégrité physique et morale. Les contres arguments culturels et scientifiques sont les bienvenus pour lutter massivement.
Il faut notamment un soutien étatique( hormis la pénalisation) pour les campagnes dans les terroirs car, jusqu’à nos jours les associations de la société civile et les ONG( UnicefMauritanie…) sont les seules réellement sur le terrain.

Dans la plupart du temps, les victimes de ces séquences ignorent les conséquences.
En conséquence, les MGF deviennent difficiles à éradiquer. Les risques notés de ces pratiques sont très souvent :

• problèmes urologiques( douleurs en urinant..) et gynécologique( infertilité…) souffrances,

• saignements abondants,

• infections (tétanos, MST…),

• abandon et échec scolaire dans les cas où l’excision est suivie d’un mariage précoce,

• douleurs pendant l’acte sexuel et les menstruations,

• risques d’incontinence,

• complications lors des grossesses et des accouchements,

• détresse psychologique…
Il arrive que la personne excisée subit un choc violent et mort s’en suive.

La sensibilisation sur les MFG est cruciale.
Souvent confrontés à des tenants des traditions, il est difficile pour les acteurs de l’éveil des consciences, à savoir les oulémas, les médecins, les associations, de perforer la mentalité de beaucoup d’individus d’où une exigence de la CRIMINALISATION des MGF face à la dérive humaine.
Ainsi, l’éducation des jeunes filles, la mobilisation de la société, et particulièrement les parents seront des facteurs importants afin de dire plus jamais ça.
Il faut soutenir les droits des filles. Pour cela, nous disons #Non_a_l_Excisison. Oui pour la Santé et L’ÉDUCATION.

Femal genital mutilation/cutting is horrible and also a crime.

#StopExcision

#unicef

#Mauritanie

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur (Post FB du 6/2/2020)

Mauritanie/ incendie: Le Premier ministre présente les condoléances du Président de la République à une famille qui a perdu cinq enfants dans un incendie (AMI)

Les condoléances du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont été présentées, mercredi après-midi à Nouakchott, par le Premier ministre, Monsieur Ismaïl Bedde Cheikh Sidiya, a une dame dont cinq enfants ont péri, mercredi matin, suite à un incendie qui a ravagé leur habitation,située dans la moughataa de Dar Naîm, Nouakchott Nord.

Sur place, le Premier ministre a exprimé à la famille la compassion de l’État et sa solidarité entière face à cette épreuve douloureuse.

Il a ajouté que le Président de la République a donné ses instructions au gouvernement pour la prise en charge de tous les problèmes de cette famille dans le cadre du soutien que l’État apporte à ses citoyennes victimes de catastrophes.

Dans ce cadre l’État a offert à la famille une parcelle et un montant financier lui permettant de construire d’un logement décent.

Le Premier ministre a enfin annoncé qu’une enquête sera ouverte au niveau du parquet général pour définir les causes du sinistre et prendre les mesures qui s’imposent.

La mère de la famille, Mme Zeinebou Mint Blal à remercié le Président de la République pour ce noble geste, qui dénote de l’intérêt que les pouvoirs publics attachent aux citoyens.

Au cours de cette visite de compassion, le Premier ministre a été accompagné des ministres de l’intérieur et de la décentralisation et de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, du directeur de cabinet du Premier ministre, du wali de Nouakchott Nord et le maire de Far Naîm.

©️ Crédit source : http://www.ami.mr/français

Je suis Noble et tu dois m’obéir ! Par Babagalle Kide

Les castes constituent un obstacle majeur à la naissance d’une Nation forte et solide. Dans une stratification socialement injuste, certains éléments de la caste des « Nobles », pour on ne sait quelle raison, piétinent impunément les droits et les libertés des occupants de la caste dite intermédiaire et de la caste « inférieure ». D’ailleurs, quel rituel avez-vous accompli pour vous nommer Nobles ? Ceux qui se réfugient dans la bravour et le courage de leurs ancêtres pour se jeter des fleurs doivent se plonger dans l’histoire de l’invention des castes. Pour faire simple, la division du travail social est nécessaire pour le développement et la diversité des métiers. Par contre, pour ceux qui se disent « Nobles » Gila Dawaa Dawi, rappelons leur, à titre d’exemple, que la caste des Torrobes est à la base un regroupement de savants de toutes les couches sociales pour former la Nouvelle République théocratique du Fouta après la chute des deniankobes. En ce sens, un Torroodo est tout individu qui possède la connaissance et la vertu imposées par les révolutionnaires. Historiquement, voilà le processus et les conditions de naissance de la caste des Savants. Comme toute construction sociale, les castes ne sont exemptes d’instrumentalisation et de dérives dangereuses. C’est cette instrumentalisation qui maintient des milliers de familles dans les mains de la Classe Noble mauritanienne. Dans des villages avec un même peuple, les morts ne se valent guère. Les enfants forgerons n’oseraient même songer à courtiser une femme noble. L’individu en situation de servitude, bien qu’il soit un savant hors pair, n’aurait jamais la prétention de diriger la prière sous les yeux d’un Noble. Le cimetière des nobles est totalement prohibé aux autres castes dans certains villages. Nous voulons nous débarrasser de la domination culturelle des berbères tout en infligeant la même violence aux nôtres. Quel paradoxe!

Il est indigne et abject de se comporter de la sorte pour un peuple qui a conquis et civilisé l’humanité. Nous avons été les bâtisseurs des Pyramides, nous avons révélé à Platon l’essence de l’intelligence humaine, nous avons transmis le langage de la Nature à Pythagore et regardez où nous en sommes et dites- moi ce que vous voyez? Mettons de côté cette fierté millénaire et entamons le processus de refondation de la société africaine en général et celle de la Mauritanie en particulier. Nous pouvons, pour la justice et l’équité, pour la liberté et la fraternité, reléguer au rang de symbole notre appartenance « castique  » pour célébrer notre humanité et notre Unité. Pour rendre hommage à nos ancêtres qui, pour la stabilité de notre société, ont pensé à mettre en place un système social diversifié, pensons à faire évoluer la stratification sociale des communautés mauritaniennes en imposant des nouvelles règles et des nouveaux codes plus justes et plus égalitaires.

Tant que nous nous tairons devant la barbarie de l’homme, tant que nous nous plongerons dans le déni devant la violence et l’injustice, tant que nous nous sentirons indifférents à la souffrance des opprimés et des « mal-nés », nos enfants nous trainerons dans le tribunal des lâches et des complices directs de la misère des pauvres et de la souffrance des innocents enfants.

Babagalle kide

©️Post Facebook de l’auteur du 31/8/19

✅Des averses diluviennes au Guidimagha : Notre solidarité avec les habitants sinistrés.

Dans la nuit du dimanche 25 août 2019 jusqu’au lendemain lundi 26, des fortes pluies sont tombées dans la région Sud mauritanien, le Guidimagha. Ces précipitations abondantes ont causé un certain nombre de dégâts à cause de remontées des eaux dans les maisons dans plusieurs localités. D’après diverses sources il y aurait eu des décès à déplorer dans ces temps très difficiles pour nos populations. Nos condoléances attristées aux familles.

Ainsi nous, GANBANAAXU FEDDE, exprimons notre solidarité à l’endroit des sinistrés partout sur le territoire national et en particulier au Guidimagha où plusieurs témoignages de terrain révèlent d’innombrables perturbations dans la vie courante ces dernières 72 heures.
Nous espérons que les autorités compétentes prendront toutes les mesures nécessaires afin de porter assistance aux populations impactées durement partout. Nous prenons acte de la communication diffusée via le réseau whatsapp du président du conseil régional, assurant que tout est mobilisé par les pouvoirs publics pour secourir les sinistrés.

27 août 2019

©️Pour la communication GANBANAAXU FEDDE Aile – Mauritanie.

Le Sénégal et le journalisme de caniveau ! Par Diallo Saidou dit Thierno

En écoutant la sortie d’une chroniqueuse et d’un chroniqueur sur une télé sénégalaise, j’ai été abasourdi par la légèreté des propos et la déconcentration par lesquels ils sont dits.

Entre celui qui expliquerait le viol par « l’inaccessibilité » des hommes aux belles nymphes qu’on croise dans les rues Dakaroises ou ailleurs (faisant des femmes une proie, un gibier à consommer pour satisfaire une libido et des hommes des prédateurs qui ne penseraient leurs rapports aux femmes qu’à l’aune de la sexualité) et celle qui circonscrit le viol par ascendance dans les familles Peul-Toukouleur ( il faut qu’elle nous explique la différence au passage) on a une envie de gerber.

Cela est d’autant plus déconcertant que sur le plateau, en dehors des acquiescements, personne ne s’insurge, ni ne dénonce cette cette analyse socio-anthropologique de comptoir.
Des polémiques ou des propos approximatifs existeront toujours dans la presse, cependant si sur 6 participants personne ne relève cette anomalie, il y a alors un réel problème sur le choix des intervenants.

Au-delà de cette polémique, se pose la question de la qualité des programmes télévisuels et des ressources humaines qui animent des émissions.
Si le Sénégal nous servait des journalistes de qualité, aujourd’hui force est de constater que la médiocrité, l’amateurisme, le copinage malsain et le Bad Buzz se disputent les exigences de qualité.
A la recherche d’un audimat du sensationnel, des commerçants publicitaires se disent patrons de presse pour servir une télé poubelle qui en perd sa vocation première, à savoir informer, éduquer et développer le sens critique.

Une régulation rigoureuse doublée de sanction plus que dissuasives doivent accompagner la libéralisation des médias pour ne pas (re) vivre la fâcheuse expérience de la Radio Mille Colline.

Au delà des excuses prononcées par la chaîne, l’autorité de régulation doit sévir pour rappeler à ses animateurs du dimanche qu’il y a une rigueur journalistique et une déontologie à ne point violer.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (25/05/19)