🔴 Sur l’esclavage en milieu Soninké | « La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective » Par Mukhtar Bakary Kamara. (Témoignage)

Il est grand temps que beaucoup plus de voix s’élèvent contre l’esclavage par ascendance en milieu soninké. Les états doivent agir rapidement pour mettre fin à ce crime contre l’humanité.
Dans la commune de Mambiri (Kita, Mali), que j’ai visité du 14.7 au 16.7.2021 dans le cadre de mon travail au Mali, j’ai rencontré des personnes déplacées pour cause d’esclavage et qui ont été victimes d’actes inhumains et dégradants. Il est très difficile d’écouter leurs récits sans verser de larmes: déshabiller un vieillard, son beau fils, sa femme, les rouer de coups, puis les enfermer ensemble tous nus dans une même pièce est un acte dont seuls des criminels sanguinaires peuvent se glorifier.
Pousser la barbarie jusqu’à réduire tous leurs biens en cendre, confisquer leur terres et et les chasser de leur village est un acte inqualifiable. C’est une centaine de personnes réfugiées ( on dit déplacées au Mali) que les habitants de Mambiri ont accueillis dans leur village. Honte aux États qui tolèrent l’esclavage par ascendance en milieu soninké.
La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective. On ne peut pas lutter contre le racisme et la discrimination des Noirs chez les arabes et occidentaux et fermer les yeux sur les discriminations que vivent les descendants des anciens esclaves en milieu Noir (soninké au Mali, au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie).
A tous les tenants et supporters du système féodalo-esclavagiste, je dis ceci:
– Un vrai noble, c’est celui qui n’humilie pas un être humain
– Un vrai noble n’abuse pas de sa force physique, psychologique, idéologique et économique pour faire du mal, surtout face à plus faible que soi.
– un vrai noble lutte contre l’injustice.


Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette « noblesse »: je n’en fais pas partie et que tous ceux qui soutiennent l’esclavage sous toutes ses formes sachent qu’ils me trouveront sur leur chemin.
Je combattrai avec force l’esclavage par ascendance parce que je le considère comme un crime contre l’humanité.
« Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères ». Franz Fanon.
Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette «noblesse» barbare et sanguinaire .

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4804833579543718&id=100000513693869

Guidimakha : démantèlement d’une bande de trafiquants de drogues

Le procureur de la république de la wilaya du Guidimakha, Saad O. Tourad a déclaré vendredi que les forces de sécurité de la wilaya ont réussi à démanteler et à arrêter les membres d’un certain nombre de bandes actives dans le trafic et la confiscation de quantités de produits psychotropes.

Dans une déclaration faite à l’AMI, le procureur a confirmé l’arrestation de ces gangs qui détenaient des produits dangereux, grâce à la vigilance des services de sécurité et leur parfaite collaboration avec les autorités judiciaires.

Le procureur s’exprimait alors qu’il supervisait, en compagnie du wali du Guidimakha à l’incinération de près de 180 kilogrammes de chanvre indien, d’alcool et de produits psychotropes.

Il a ajouté que ces quantités ont été saisies par les services de sécurité alors que les trafiquants, s’apprêtaient à les acheminer hors de la wilaya, profitant de la position géographique de la wilaya, frontalière de certains pays voisins pour s’adonner à cette activité.

Le procureur de la république a appelé les citoyens à faire face avec détermination à ces gangs qui ventilent leurs dangereux produits, particulièrement nocifs à la santé des individus et plus généralement de la société.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/guidimakha-demantelement-dune-bande-de-trafiquants-de-drogues/

Sélibaby | Peine capitale pour l’auteur du viol suivi de meurtre de Meydalla

Rimweb – Les magistrats de la Cour criminelle du Tribunal régional de Sélibaby ont examiné plusieurs dossiers le mardi 6 juillet 2021.

Le moins qu’on puisse dire des verdicts rendus le 7 juillet est que les magistrats n’ont pas été cléments avec les auteurs de crimes de viol, de meurtre, de vente de la drogue et ceux du vol avec casse. Reconnu coupable de viol et de meurtre d’une femme originaire de Meydalla, près de Tachot, l’auteur des crimes de nationalité malienne écope de vingt cinq ans de prison pour le viol et la peine capitale pour le meurtre.

Pour adultère et infanticide, une dame originaire de Diaguilly écope de la lapidation. Le responsable de la grossesse, qui avait bénéficié d’une liberté provisoire, écope d’un an de prison ferme suite à quoi il est déposé à la prison civile de Sélibaby.

Pour avoir engrossé une dame qu’il voulait pour un mariage, un migrant malien écope lui aussi d’un an d’emprisonnement.

BKB et ses coaccusés dans une affaire de vente de drogue écopent chacun de cinq ans de prison ferme assortie d’amendes et de frais de justice.

Pour vol avec casse, un jeune, originaire d’Aioun qui se fait passer pour un commerçant écope lui de cinq ans de prison ferme assortie d’amende et frais de justice.

Au motif d’absence d’un coaccusé, jugé en appel à Aleg, la Cour criminelle de Sélibaby a décidé du renvoi du dossier de D.A.P. et coaccusés. Pour absence de la partie civile et/ou de son avocat, il a été aussi décidé du renvoi du dossier de l’auteur des blessures volontaires sur Madjigui Coulibaly d’Hassi Cheggar.

ABB

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=746926

🔴 Nécrologie : Notre mère et tante Sokhna Diakité rescapée de l’attaque de Djandjoumé est décédée à Nioro !



Madame Sokhna Diakité était une rescapée des tueries perpétrées par les extrémistes féodalo-esclavagistes Soninkés du village de Djandjoumé (près de Nioro) dans la région de Kayes au Mali . Dans la nuit du 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes avaient été lynchés à mort dans ce village. Parmi ces militants assassinés, monsieur Gossi Cissoko qui est le fils de la dame décédée ce jour 5 juillet 2021 à Nioro. Madame Diakhité avait subi des graves blessures au cours de cette équipée criminelle organisée par les milieux féodaux du village. Ici ci-jointe une photo d’elle prise après l’événement :





Nos condoléances attristées à toute sa famille et ses proches à Nioro. Paix éternelle à son âme.

✓ Liens médias à lire :

https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

©️ Crédit source : Réseaux Ganbanaaxu Mali.

Sélibabi : le wali exhorte les opérateurs de transport à lutter contre la drogue et la contrebande

AMI – Le wali du Guidimakha, M. Tayeb Ould Mohamed Mahmoud, a tenu une réunion mardi dans les bâtiments de la wilaya à Sélibabi, avec les acteurs locaux dans le domaine des transports.

La rencontre, qui a réuni des représentants de la délégation régionale du transport terrestre, du syndicat des chauffeurs, de quelques hommes d’affaires investissant dans les transports, des directeurs de gare routière et des responsables des services de sécurité de la wilaya, vise à sensibiliser à la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée de matières interdites dans cette wilaya frontalière.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le wali a souligné la nécessité de la vigilance et du respect des précautions de sécurité dans l’inspection des bagages, la surveillance des passagers et le signalement immédiat de tout cas suspect à cet égard.

Il a ajouté que la wilaya, en raison de sa situation géographique ouverte aux frontières de deux pays frères, est vulnérable aux opérations de contrebande et à diverses tentatives de faire pénétrer drogue et contrebande dans le pays, appelant les travailleurs des transports à coopérer avec les autorités sécuritaires pour lutter contre diverses opérations de contrebande, notamment celles liées aux matières dangereuses.

De son côté, le porte-parole de la délégation régionale du Syndicat des Chauffeurs Professionnels de la wilaya, M. Sleiman Ould Abdallah, a lancé un appel à tous les transporteurs leur demandant de contribuer à la lutte contre la contrebande et à s’assurer que tous les bagages soient inspectés tout en assurant le suivi et le contrôle de tout colis suspect en étroite coordination avec les autorités sécuritaires pour protéger la patrie Et le citoyen des dangers des substances prohibées.

La réunion s’est déroulée en présence du hakem de la moughataa de Sélibabi, M. Mohamed Ould Nami, du Vice-Président du conseil régional du Guidimakha, M. Moustapha Magha, et du maire de la commune de Sélibabi, M. Mohamed Vall Ould Mekhale.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=746630

TRIBUNE: La société soninké peut-elle s’affranchir des pesanteurs féodales pour réaliser une communauté de destin ? | Par Seyré Sidibé

Crédit Photo illustrative FA

Les mutations et remous que connait la société Soninké, de nos jours est une situation naturelle et normale. Il n’y a pas à se lamenter : c’est dans l’ordre normal des choses. Dans son fondement, la société soninké traditionnelle a longtemps séduit par son mode d’organisation et sa stratification sociale. Ces valeurs vertueuses dans leur esprit étaient perceptibles à travers le comportement de l’individu au sein du groupe et au-delà. Le consensus y était presque acquis notamment autour de la charte qui régissait le vivre-ensemble. Les LAADA (la charte) en cause aujourd‘hui étaient l’expression de la volonté populaire caractéristique d’une société dont le moteur était la solidarité et la complémentarité à travers des rôles sociaux stratifiés, comme des maillons d’une même chaîne où chaque élément est essentiel pour l’harmonie du groupe.

Ces valeurs témoignent du génie d’une société traditionnelle, celui des hommes et des femmes d’une époque et d’un contexte sociopolitique et historique bien déterminé.

Ces éléments historiques ne sont ni reproductibles ni transférables. Dès lors la crise que traverse la société soninké contemporaine exprime l’incapacité des Soninkés à s’adapter, à prendre la mesure du temps pour créer des lois en adéquation avec les nouvelles réalités.

C’est en cela que les ancêtres étaient des références, du fait de leur capacité à avoir réalisé un cadre et des conditions socio-culturel, juridico-institutionnel leur permettant de vivre en s’affranchissant des menaces d’alors dans une société viable.

A l’inverse, les contemporains pêchent par leur manque de lucidité, par ce que obnubilés par la nostalgie et le culte d’un passé glorieux mais dépassé et démodé.

La crise actuelle est le résultat d’un refus et/ou d’une inaptitude à inventer une nouvelle échelle des valeurs consensuelles en conformité avec les réalités du présent.

En effet, la recomposition et la nouvelle reconfiguration qu’impose désormais notre époque se moque parfois de l’ancien ordre dont certains aspects doivent inspirer pour servir de référentiels. Cependant les composantes sources de discorde et de division sont à bannir.

Il reste que les intérêts égoïstes empêchent certains à placer l’intérêt du groupe et de la communauté au-dessus de celui de la famille.

Quel sens peut-on donner à un contenu culturel, religieux ou cultuel qui ne permet pas de mieux-vivre et changer qualitativement le niveau de vie de la communauté ?

Pour quoi doit-on s’accrocher obstinément à des traditions qui fragmentent, délitent notre cohésion et compromettent, notre passé jusque-là glorieux ?

Quelle est la grandeur et la pertinence d’une tradition dès lors qu’elle cesse d’être valorisante, en passant par anachronisme de valeur à anti valeur ?

Autant de questions que doivent se poser les Soninkés pour connaître leur situation dans ce monde et avancer résolument.

Qu’on soit nostalgique, progressiste ou révolutionnaire, une chose est certaine : l’humanité avance dans le sens de l’histoire.

Rien ne sera plus comme avant. On continuera toujours à regretter un certain passé et à fustiger un présent qui nous déclasse et donc peu valorisant.

Telle est la nature humaine.

Mais l’histoire nous enseigne que les grands peuples sont ceux-là qui ont réussi à transformer leur guerre, leur adversité et leur haine en amitié, en acceptant de coopérer avec l’ennemi d’hier pour faire face aux nouveaux défis.

C’est la résilience.

La France et l’Allemagne, les Tutsi et les Hutu au Rwanda sont des exemples patents. Dans ces deux cas, il s’agit de peuples différents alors que chez les soninkés, la brouille concerne la même entité. Ici, la famille se désunit, incapable de s’entendre sur l’essentiel par ce que traversée par des intérêts divergents.

Au finish qu’est-ce que l’esclavage coutumier ou par ascendance objet de la discorde au sein de wagadu remu ?

Qu’en est-il de la noblesse ?

Le contexte sociohistorique d’antan qui légitime et explique la genèse de ces deux composantes de la société féodale étant non reproductible, il ne peut dès lors avoir d’esclaves aujourd’hui dans la société soninké.

Là encore, pour quel intérêt doit-on continuer à stigmatiser un groupe pour un passé dont il n’est pas responsable ? Ce serait injuste.

Chez les Soninkés la noblesse est dans les patronymes et dit-on dans le sang : une référence à la naissance.

Or expliqué de manière scientifique, on peut observer que les membres d’une même famille déplacés dans des territoires différents n’ont plus le même statut. Le changement d’espace de vie a-t-il affecté leur d’ADN ou leur paternité ?

Allez savoir !

Il s’agit d’une déchéance pour certains et une ascension sociale pour d’autres au gré des pérégrinations tant qu’on a la chance de ne pas rencontrer un « vassal » aux ambitions impérialistes.

Ainsi les mêmes noms de familles sont assimilés ici à la noblesse alors que là-bas, sous d’autres cieux, ils sont dits esclaves.

Ce caractère mouvant, versatile voire impertinent est suffisant pour montrer que ces étiquettes ont quelque chose d’arbitraire et sont d’une absurdité insondable. C’est donc une échelle des valeurs caduque, inappropriée et controversée dans une nouvelle société qui redistribue les rôles et les chances.

De nos jours, la société soninké est menacée de déflagration : ses fondements se désagrègent de son corps meurtri alors que sa tête est déchirée, fragmentée par un manque de réalisme qui l’empêche de concilier philosophiquement son passé et son présent dans une approche dialectique et non conflictuelle.

Si gouverner c’est prévoir, c’est également anticiper.

La chefferie traditionnelle n’est-elle pas dépassée ?

S’est-elle posée la question de savoir pourquoi sa parole ne fait plus autorité ?

N’a-t-elle pas entendu ces désirs de changement et de déconnexion d’un passé emprunt de manichéisme et devenu dès lors déshumanisant ?

Le pouvoir temporel a intérêt à comprendre que les relations de servilité ont fait leur temps. Sans vouloir faire le procès de l’histoire. Force est de reconnaître que la féodalité n’a plus de place dans le monde capitaliste où « le chacun pour soi » reste la règle d’or et un leitmotiv pour trouver une place au soleil.

Dès lors l’héritage n’est plus perçu comme un viatique inépuisable et vénérable à tous égard. La valeur a connu une dynamique et un changement de sémantique.

Elle a cessé d’être un legs, transmissible de manière héréditaire : elle signifie désormais rendement et ce que vaut l’individu dans la société.

Ces réalités sont aux antipodes de la société féodale basée sur le « communautarisme » avec le primat du groupe sur l’individu porteur d’une valeur synonyme de rang social acquis souvent de manière contingente.

Chers Messieurs, l’esclave d’hier, c’était un contenu culturel correspondant à un rôle social. Un homme façonné pour servir, se soumettre, incapable de raisonner mais prompt à faire des bouffonneries.

L’esclave, c’était plus qu’un nom de famille. C’était un statut, une « éducation » et des valeurs inculquées par le biais de la société féodale.

Avec le temps, les vents de démocraties et des droits humains ces stratifications sociales sont perçues, à juste titre, comme des inégalités.

En effet, elles relèguent certaines catégories humaines au second plan en les stigmatisant et les confinant dans des rôles mineurs peu enviables, en faisant fi de leurs compétences imposées par le nouvel ordre social auquel, le monde féodal reste sourd.

Ce qui se déroule sous nos yeux aujourd’hui n’est pas une spécificité de la société Soninké. C’est un mouvement inhérent à toutes les sociétés inégalitaires.

Les conséquences de ces remous sociaux vont dépendre de la capacité de l’ordre traditionnel à entendre la volonté de changements exprimée par des composantes issues historiquement, d’entités placées au bas de l’échelle de la pyramide sociale.

Comme des damnés, la société ne prévoit pour elles aucune perspective heureuse : tout les ramène à l’histoire de leur famille.

Cette guéguerre risque d’emporter la société soninké déjà assaillie, fragilisée par l’émigration, l’ignorance et les interactions culturelles multiples parmi lesquelles la mondialisation.

Au regard de ce drame soninké qui est en train de se jouer, un message apparait : l’appartenance à une même langue et à une même communauté n’est plus une raison suffisante pour former un groupe culturellement homogène.

Désormais, la condition sociale est un référentiel et un élément fédérateur de revendications qui crée des passerelles entre des groupes historiquement, géographiquement et linguistiquement différents : la guerre des classes a peut-être commencé.

Sous ce rapport, avec la fragilisation des pays du sahel ayant pour corollaire la négation de certains Etats, nous assisterons à un terrorisme d’un autre paradigme qui plongera nos communautés dans une débandade, un chaos qui profitera à d’autres entités déjà à l’affût.

S. Sidibé

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/tribune-la-societe-soninke-peut-elle-saffranchir-des-pesanteurs-feodales-pour-realiser-une-communaute-de-destin/

Les actes de violence en milieux urbains : La Note de presse du Parti RAG

Ces derniers temps, l’actualité nationale est marquée d’horribles actes de criminalité dans certains milieux urbains. Certains quartiers de notre capitale Nouakchott et la ville de Nouadhibou ont connu une insécurité qui perturbe gravement la quiétude des populations.

La semaine écoulée, Nouakchott a connu plusieurs attaques violentes en pleine rue, comme celle de Toujenine au cours de laquelle le professeur d’université Ahmed Salem Ould Eloumane a été mortellement agressé.

Nous , le parti RAG, présentons nos émouvantes condoléances aux proches de victimes et leur exprimons notre total soutien. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux divers blessés (hommes en uniformes et civils).

Par la suite nous interpellons les autorités sécuritaires pour prendre les mesures idoines afin de freiner cette spirale d’insécurité urbaine. Des actions importantes d’ordre social, éducatif et économique doivent être menées pour soigner et traiter avec efficience le terreau multidimensionnel qui est la source des diverses dérives de délinquance juvénile.

Plus que jamais une mobilisation inédite est nécessaire pour les milieux défavorisés dans nos quartiers populaires où le décrochage scolaire, le trafic et la consommation de divers produits stupéfiants et prohibés en font des zones de tous les dangers pour les populations locales et pour d’autres habitants ailleurs dans les villes.

Nouakchott le 06 juin 2021

Cellule communication
Le parti RAG

©️ Crédit source : Réseaux Parti RAG

Tueries terroristes au Burkina Faso | qu’on s’interroge profondément !

Massacrer des civils par plusieurs dizaines dans un village sans défense (plus de 130 tués) à Solhan, lire ce lien https://fr.africanews.com/2021/06/06/massacre-de-solhan-les-burkinabe-appellent-le-gouvernement-a-reagir/ . Pensées aux victimes et à leurs familles. Des présumés jihadistes sont indexés dans cette dernière équipée meurtrière, et certainement ces assaillants sont originaires de nos zones ouest-africaines. S’ils sont nés parmi nous et éduqués parmi nous, par quel processus deviennent – ils aussi barbares à l’encontre de gens paisibles qui les ressemblent tant ?

Si c’est l’idéologie takfiriste qui les a conditionnés à devenir sans « humanité » face à des personnes sans défense, je pense que nos Etats doivent revoir profondément leurs stratégies de lutte contre eux. Il faut oser viser et vider les sources nourricières de la « CHOSE », qui sont ces madrassas qui pullulent sans contrôle conséquent. Je m’interroge si un boutiquier ou un berger sahélien peut être subitement converti en radical tueur d’une personne (enfant, femme ou homme) , sans qu’il n y ait un travail de conditionnement basé sur la religiosité belliciste. Une religiosité particulière dont les traits idéologiques saillants peuvent être acquis dans nos villes sahéliennes ou dans un village rural lointain. On y travaille les consciences par du religieux, de la politique et de la mission en schématisant le Monde par des logiques binaires (Eux les élus de la voie sauvée contre les mécréants et les hypocrites). Avant qu’ils arrivent à massacrer de la sorte, ils ont intégré d’abord le réflexe d’une chosification haineuse de ceux qui ne partagent pas leurs compréhensions. Les milliers de massadras dans nos zones sahéliennes font sortir d’innombrables esprits formés qui doivent apprendre à vivre réellement affrontant un monde social et économique pas aisé du tout et sans qualification technique et professionnel à pouvoir travailler, d’autres vocations d’ordre eschatologique s’offrent à certains. Ainsi ils se trouvent une destinée au sein des groupes où un cancre violent peut devenir un émir craint qui croit habiter la posture digne d’un Saladin sahélien. Un fanatisme religieux qui viendrait des prédispositions qu’on feint d’ignorer alors qu’elles s’inscrivent en nous et autour de nous par nos propres moyens inconsciemment ou consciemment d’ailleurs.

#Burkina_Faso #Solhan

– KS pour le BLOG

Mauritanie | FACEBOOK FERME LA PAGE DE L’ANCIEN PRÉSIDENT OULD ABDEL AZIZ

Facebook a fermé la page de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, laquelle a disparu du coup de l’espace bleu après avoir servi de canal de retransmission en direct samedi passé de certaines de ses activités.



Des blogueurs proches de l’ancien président avaient renseigné sur l’instrumentalisation de la page de l’ex Chef de l’Etat par des cercles au sein du pouvoir.

La page suspendue avait accompagné ces derniers jours les rebondissements liés à son dossier judiciaire, dont des tweets exprimant ses positions sur ces différents développements, rappelle-t-on

https://essahraa.net/node/24973

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70195

« Quel a été l’impact des politiques publiques suivies pendant des décennies, dans le développement spectaculaire du grand banditisme chez nous? » | Par Lô Gourmo

Quel a été l’impact des politiques publiques suivies pendant des décennies, dans le développement spectaculaire du grand banditisme chez nous? Tout le monde voit bien comment la drogue, son trafic presque à ciel ouvert et sa consommation massive notamment dans les milieux défavorisés, discriminés et abandonnés par les pouvoirs publics à leur sort, constituent l’élément moteur et la cause directe, dans la plupart des actes de délinquance horribles auxquels nous assistons quotidiennement, notamment à Nouakchott et à Nouadhibou.
La drogue, personne n’en parle sauf de rares hommes politiques, en raison de la sensibilité du sujet. Tout le monde sait que des villas cossues, des grosses voitures rutilantes qui roulent lentement, vitres teintées ou non, sitôt passé le crépuscule, certains immeubles qui poussent comme des champignons, n’ont sûrement aucune autre origine que ce trafic, relié à des réseaux internationaux connus dans la sous région frappée par les métastases de conflits nourris à la drogue. Cela est connu et notre pays avait été directement interpellé par Interpol déjà dans les années 80 et une partie substantielle de la police avait été directement frappée pour cela avant d’être curieusement réhabilitée à l’époque. Au cours de la fameuse décennie de Ould Abdel Aziz, des faits et des indices concordants et troublants indiquent que le trafic avait atteint un seuil de complicité critique y compris dans les cercles les plus haut placés du pouvoir.
Bref, si on veut combattre le mal absolu qu’est la délinquance juvénile et autre, il faut s’en prendre à ses causes systémiques, dont la drogue, le détournement et le blanchiment de l’argent public, la corruption de certaines parties de l’administration publique y compris celle en charge de la sécurité et de la justice. Il faut une réforme totale de l’éducation nationale, réorganiser les grands corps de l’Etat, rétablir la confiance des citoyens dans les services publics etc. : reformer l’Etat. Sinon rien!

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://www.facebook.com/100055346415293/posts/299955801859298/