Le Sénégal et le journalisme de caniveau ! Par Diallo Saidou dit Thierno

En écoutant la sortie d’une chroniqueuse et d’un chroniqueur sur une télé sénégalaise, j’ai été abasourdi par la légèreté des propos et la déconcentration par lesquels ils sont dits.

Entre celui qui expliquerait le viol par « l’inaccessibilité » des hommes aux belles nymphes qu’on croise dans les rues Dakaroises ou ailleurs (faisant des femmes une proie, un gibier à consommer pour satisfaire une libido et des hommes des prédateurs qui ne penseraient leurs rapports aux femmes qu’à l’aune de la sexualité) et celle qui circonscrit le viol par ascendance dans les familles Peul-Toukouleur ( il faut qu’elle nous explique la différence au passage) on a une envie de gerber.

Cela est d’autant plus déconcertant que sur le plateau, en dehors des acquiescements, personne ne s’insurge, ni ne dénonce cette cette analyse socio-anthropologique de comptoir.
Des polémiques ou des propos approximatifs existeront toujours dans la presse, cependant si sur 6 participants personne ne relève cette anomalie, il y a alors un réel problème sur le choix des intervenants.

Au-delà de cette polémique, se pose la question de la qualité des programmes télévisuels et des ressources humaines qui animent des émissions.
Si le Sénégal nous servait des journalistes de qualité, aujourd’hui force est de constater que la médiocrité, l’amateurisme, le copinage malsain et le Bad Buzz se disputent les exigences de qualité.
A la recherche d’un audimat du sensationnel, des commerçants publicitaires se disent patrons de presse pour servir une télé poubelle qui en perd sa vocation première, à savoir informer, éduquer et développer le sens critique.

Une régulation rigoureuse doublée de sanction plus que dissuasives doivent accompagner la libéralisation des médias pour ne pas (re) vivre la fâcheuse expérience de la Radio Mille Colline.

Au delà des excuses prononcées par la chaîne, l’autorité de régulation doit sévir pour rappeler à ses animateurs du dimanche qu’il y a une rigueur journalistique et une déontologie à ne point violer.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (25/05/19)

[ALERTE – INFO – KININKOUMOU – GUIDIMAGHA MAURITANIE🇲🇷 ] : ⚠️Gros incidents autour de l’affaire de la grande mosquée du village⚠️

Dans la journée d’hier 23 Mai 2019, les autorités régionales (Gouverneurs et préfet) sous l’instigation partiale de la cellule régionale chargée des affaires religieuses, ont tenté avec force de trancher le litige autour de la grande mosquée du village.
Depuis quelques mois, la nouvelle grande mosquée de cette localité située à quelques kms de Selibaby, fait l’objet d’une affaire de gestion de l’imamat entre la composante sociale d’ascendance dite ESCLAVE statutaire chez les soninkés et l’ordre féodalo-esclavagiste (chefferie coutumière et religieuse). Ce lieu de culte qui a été financé et construit par l’ensemble de ressortissants villageois, risque d’être la source d’un divorce irréconciliable entre les 2 camps du village. D’après les dernières nouvelles du terrain, les incidents d’hier ont été provoqués par l’organe régional chargé des affaires religieuses dirigé par un certain Diallo. Ce dernier aurait décidé d’une manière unilatérale de donner la gestion exclusive de l’imamat au camp féodalo-esclavagiste au détriment de ceux qui sont considérés comme des esclaves statutaires. Et dans la journée d’hier, les féodaux avec la complicité des autorités régionales, ont tenté d’installer les tapis dans la mosquée en préparation pour la grande prière d’aujourd’hui vendredi. Les échauffourées ont éclaté et des éléments de la gendarmerie sont arrivés en arrêtant plusieurs membres de la communauté dite ESCLAVE par ascendance statutaire.
Quelques représentants des autorités régionales ont passé la nuit au village et comptent procéder à l’ouverture forcée et unilatérale de la mosquée ce vendredi en prenant clairement cause pour le camp des féodalo-esclavagistes. Nous apprenons que d’autres membres de la communauté lésée et discriminée ont été appréhendés dans la nuit .

Nous dénonçons cette situation injuste et indigne d’un traitement équitable attendu des pouvoirs publics pour TOUS les administrés.

Nous tenons responsables, l’organe régional chargé des affaires religieuses et les pouvoirs administratifs de toutes les conséquences possibles de cette situation dangereusement tendue.

Nous portons à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sur le caractère discriminatoire et ségrégationniste de cette décision en cours d’exécution par la force publique. Les droits fondamentaux d’une partie des habitants sont bafoués au profit d’un autre camp basé sur des considérations féodalo-esclavagistes.

Nous rappelons les lois nationales suivantes qui vont à l’encontre de ce qui est entrain d’être commis par ce forcing inadmissible :

✅La LOI 2015 – 031 antiesclavagiste en Mauritanie .

✅La 2018 – 023 portant sur les DISCRIMINATIONS en Mauritanie .

■P/ GANBANAAXU Kininkoumou

✅Source crédit : Réseaux sociaux Militants anti féodalo-esclavagistes GANBANAAXU FEDDE

Projet de génocide au Mali : Que dire? Que faire?

Écrire afin de dénoncer? Marcher afin de sensibiliser ? Analyser afin de comprendre ?
L’ensemble des mécanismes d’exorcisme ont été expérimentés mais la persistance de la bêtise humaine est de plus belle!

L’absence d’une réaction étatique -ou de ce qu’il en reste- digne de ce nom faisant défaut, l’auto défense est en réalité, pour le moment, la seule alternative, en attendant des jours meilleurs (et j’en doute).

Que des êtres humains embrassent dans la journée leurs enfants, pour le soir ouvrir les crânes d’autres pauvres enfants à coup de machettes interroge notre humanité.

Que de simples agriculteurs du jour éventrent des femmes enceintes la nuit, brûlent des corps agonisant nous est inimaginable.

Imaginer une seconde le regard hagard de cet enfant qui voit la mort venir, avec une violence inouïe, et qui est certain de ne pouvoir échapper malgré la présence son père impuissant, car lui aussi à l’article de la mort!

Que faire?

Prendre des armes et défendre « sa communauté »?
Semer et entretenir la désolation et l’appeler paix?
Qu’aurais-je fait si j’étais un jeune malien qui voit ses concitoyens s’en prendre aux membres de sa communauté d’extraction.

Ce qui est sûr c’est que le Mali est plus que jamais une poudrière en proie au Forces du mal.
Les dissensions ethniques seront exacerbées et le tissu social à jamais maculé du sang de ces innocentes âmes.

Hélas j’en arrive à dire que les Peuls du Mali étant attaqué parce que Peuls, la première réponse sera celle du Peul attaqué puis celle du frère en humanité attaqué.

Prières et pensées à ces innocents

Par Diallo Saidou dit Thierno, journaliste et enseignant universitaire mauritanien

🔘Crédit source : Post Facebook de l’auteur du 25/3/19

Société/Levallois-Perret : Chez Pauline, la boulangère contre la bêtise raciste !

À la boulangerie « Chemin des pains » située au 88 rue du président Wilson Levallois – Perret, chez la tante « Pauline », nous tenions à y être pour exprimer notre solidarité.

Ce commerce tenu par cette dame d’une soixantaine d’années d’origine camerounaise, défraie la chronique ces derniers temps. En effet dans cette ville cossue du 92 (Hauts-de-Seine) en Île-de-France , chez le sulfureux Maire Patrick Balkany, cette boulangère dit subir d’innombrables harcèlements à caractère raciste depuis plusieurs années. Ce mercredi 6 Mars 2019, la tante Pauline nous apprend qu’elle tient son commerce ici depuis bientôt 14 ans. À nos questions sur sa situation, la dame entourée de ses 2 employées qui s’affairent pour les clients, nous raconte qu’elle a dû batailler avec le propriétaire de l’immeuble pour pouvoir effectuer de petites réparations sur le cheminement menant à la cheminée. La personne ne voulait pas la laisser facilement accéder aux parties communes, prétextant que certains locataires ne voudraient pas voir une personne de couleur aux alentours. Concernant des plaintes, elle nous dit qu’une fois au commissariat, un agent ne voulait pas prendre l’intégralité des termes de sa plainte. Parmi ceux et celles qui en veulent à elle en ne tolérant pas sa présence dans ce paysage, il y en a qui la taxent de folle. Elle dit que cette rumeur malsaine serait arrivée même au sein des services de la Mairie de la ville. Elle prétend que ça avait comme objectif de la virer du local pour motif d’handicap mental. C’est dire que tous les moyens auraient été essayés sans relâche pour en finir avec ce commerce impeccablement tenu à l’intérieur. Très émue et confortée par l’élan de solidarité en cours, elle se dit encouragée et déterminée plus que jamais. Lors de notre bref passage, nous avons croisé un Monsieur venu témoigner sa solidarité en laissant sur place sa carte de visite d’avocat. Il assure que ses services seront gratuits si besoin pour Pauline.

Et nous par ce modeste MOT, nous exprimons notre soutien humaniste et fraternel à elle et à toutes les personnes atteintes par la BÊTISE RACIALISTE qui structure le racisme primaire le plus abject qui ronge et détruit parfois à ciel ouvert.

FORCE à la tante Pauline, vous n’êtes pas seule.

✅Récit par KS pour le BLOG

L’esclavagisme statutaire en milieux soninkés: un témoignage poignant recueilli par BMC

Je viens partager avec vous ce témoignage d’une victime de pratique esclavagiste dans un village Soninké de Mauritanie. L’histoire peut choquer , mais avons estimé que nous serons tout simplement des complices si nous la taisons: Cela se passe à Daffort à 60 KM au nord de Séilibaby , en l’an 2018. Les manifestations peuvent differer mais la mentalité et les pratqiues sont les mêmes dans tous les villages Soninké de Mauritanie.

« Je les ai nourris pendant 35 ans sans contrepartie, Aujourd’hui, ils veulent me déposséder de ma terre. »

Je m’appelle L. Coulibaly, j’ai environ 65 ans. Depuis ma tendre enfance, je voyais, ma mère K.D aller travailler dans la famille de Djadjé Seibané Camara comme esclave de case. Ma mère s’occupait de tous les travaux de ménage dans la cour familiale des Camara. Cela ne l’empêchait guère de participer activement aux travaux champêtres.

Quand j’ai atteint l’âge de 18 ans, les maitres de ma mère sont venus me récupérer chez mon père. A partir de cette date j’ai commencé à travailler pour eux comme esclave cultivant les champs et s’occupant des animaux. Mon frère ainé, qui se trouve actuellement en France, lui m’avait déjà précédé de quelques années chez les maitres. Nous constituons donc la force de travail de la famille. J’y suis resté pendant plus de 35 ans travaillant et labourant les champs dans des conditions de traitement qui frisent l’animalité. Il nous arrivait de travailler pendant une journée entière sans nourriture.
Nous n’avions droit d’aller dans nos propres champs que les Vendredis ou quelques fois après la descente, tard dans les après-midis.
Je n’ai arrêté cette corvée que lorsque je suis tombé malade, Il y a environ une dizaine d’années. A partir de ce moment j’ai commencé à encadrer mes enfants pour exploiter mon lopin personnel. En Avril 2018, les maitres par l’intermédiaire de Youba Sourakhé Camara qui se trouve être l’oncle de Moussa Seidy Boubou , Président du CA de Tadamoun ) ont envoyé un émissaire à nos familles nous sommant de quitter nos lopins. Parmi les anciens esclaves seuls ceux qui ont adhéré au mouvement Ganbanaxu sont concernés par ces représailles, nos autres parents qui continuent d’obéir aux maitres en revendiquant leur statut d’esclave n’ont pas été inquiétés.
Mon père à son tour disposait d’un vaste champ qu’il exploitait, mais à son décès aucun d’entre ses cinq enfants n’ont pu avoir accès à cette terre. Elle a été littéralement récupérée par nos maitres laissant sa nombreuse progéniture sans autre source de revenus.
Présentement, je suis à Nouakchott pour les besoins d’un traitement médical, mais à mon retour je ne ménagerai aucun effort pour récupérer mon lopin de terre et le léguer à mes enfants qui sont les seuls ayants droit.

A titre de rappel voici quelques articles tirés de la loi foncière en vigueur en Mauritanie pour ceux qui sont sincères:

ART.3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli.

ART.6.-Les droits collectifs légitimement acquis sous le régime antérieur, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont, soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation.

Source crédit: Partage Post Facebook Baliou M Coulibaly.

Communiqué de la campagne “laissez la faire faillite”

Apres le refus des demandes légitimes des citoyens d’améliorer leur mauvais services, de réduire les prix de leur appels, d’annuler la connexion limitée et d’améliorer leur service clientèle , Mauritel continue de mépriser ses clients en ignorant le vaste mouvement de mécontentement contre elle.

La campagne “laissez la faire faillite” annonce le démarrage du boycott effectif de la société de télécommunication MAURITEL à travers trois phases :
la première phase du 1er au 5éme jour ramadan, la deuxième du 6 au 10 et la troisième du 11 au 15 ramadan, et un communiqué couronnera chaque phase.
chacune de ses phase aura des revendications spécifiques .

La première phase du boycott de MAURITEL annoncée dans ce communiqué est :

1-Le refus d’achat des cartes de crédit de 1000, 2000 et 10.000 UM du première au 5éme jour du Ramadan

Le refus d’appeler un numéro de Mauritel en cas d’existence d’un autre numéro qui n’est pas mauritel

La collection des signatures afin de faire une plainte contre la société auprès de l’autorité de régulation .

En cas de non réponse par Mauritel, nous annoncerons les revendications de la deuxième phase de boycott le quatrième jour de ramadan .

La campagne “laissez la faire faillite”

Source crédit: Contact initiateurs (ANB)

Instrumentalisation de la religion à des fins malsaines : Non au conservatisme féodal ! Non aux mentalités réfractaires !

Lors de la prière du vendredi de 26 janvier 2018 à Toulel (un village du département de Maghama qui se situe au sud de la Mauritanie à 3Km du fleuve Sénégal), un imam nommé Djiby Ibrahima Sakho dit Djiby Peindo avait tenu des propos diffamatoires à l’encontre des membres de l’association ASEPT (Association pour la solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel).

Notre objectif ici présent n’est nullement d’inciter à la haine et tous les maux que cela puisse engendrer mais plutôt de mettre la lumière sur ses propos. C’est pour cela qu’il est impératif d’apporter des éclaircissements de la manière la plus objective possible concernant notre mouvement.

L’imam a profité de la tribune offerte sur le MINBAR (Chaire) pour mener à bien sa campagne de diabolisation à l’encontre des membres de la dite association et leurs parents issus de descendances serviles. Après avoir débuté son sermon en exhortant à la fraternité, il poursuit en rappelant ces derniers la place qui est sensée être la leur au sein du village : « Ces descendants des castes inférieures (FO LENMU) refusent la place qu’on leur a attribuée. Sachant que leurs ascendants sont les derniers arrivants dans ce village, qui a été fondé uniquement par des Soumaré, qui ont été si généreux en octroyant à chacun une terre (champ cultivable) et une maison. Tout cela ne vous suffit-il pas ? » Se demanda l’imam. Il s’exclama avec sa fougue débordante « Mais non ! Ils veulent plus, devenir chefs, c’est à dire que cette fonction soit démocratique, autrement dit, que la chefferie soit partagée entre eux et les Soumaré. Qu’Allah nous en préserve ! Djiby s’exclama de nouveau. Cela est impossible ! Dans ce village nous sommes tous émigrés hormis les familles fondatrices. Sinon, allez-y fonder un autre village, ainsi vous serez chefs». Nous recommandât-il dans son sermon.

Les fidèles attendent mieux, d’un sermon, c’est-à-dire qu’il soit apaisant plutôt que de colporter  »des contre-vérités ». Il est clair qu’on a plus affaire à un apologiste du système féodal, venu finir leur opprobre habituel afin de discréditer notre initiative. En effet, cet imam n’est qu’un brin d’allumette parmi tous nos détracteurs. Depuis plusieurs années nous sommes dans leurs collimateurs, victimes de toute sorte de fourberie et autres calomnies du genre. Quelle ignominie de calomnier dans tels endroits pendant pareilles occasions en tronquant et en usurpant les versets du coran. Cela fait entorse aux principes de l’islam. ASEPT est tournée résolument vers l’avenir avec sagesse que de perdre du temps avec telles railleries.

Il se trouve que, dans ce village, deux mouvances s’opposent ayant deux visions antinomiques selon lesquelles la cité doit être gérée :

  • La première, réformiste qui promeut un model de société assaini de ces souillures, serait plus digne et intègre. Un idéal qui serait en parfaite adéquation avec notre époque. C’est-à-dire bâtir une société égalitaire, juste et solidaire. Par conséquent l’implication de toutes les composantes dans la gestion de la cité. Un système dans lequel chaque membre peut trouver son dû, sans stigmatisation ni discrimination…

  • Et l’autre mouvance plus réactionnaire, nostalgique du regretté Empire (Wagadou) avec ses hiérarchies, qui a tendance à vouloir calquer en figeant la société sur ces pratiques obsolètes qui prônent le statuquo, qui serait aux antipodes de notre ère. Un model de société Selon lequel le mode de fonctionnement doit être régi par un système de caste notamment un esclavagisme statuaire purement archaïque …. Ces derniers veulent la perpétuation du vieux système d’antan avec les mêmes reflexes féodalo-esclavagistes. Pour eux, Il est plus question du maintien de certains de leurs privilèges (matériels et honorifiques) que de vouloir émanciper la société. Par conséquent l’immuabilité de ces assignations statuaires et primaires.

D’aucuns peuvent se demander pourquoi l’imam s’est aventuré dans une campagne aussi calomnieuse que diabolique contre les membres d’ASEPT. Comme dit le vieux dicton ‘’Quand un chien flaire un os, il creuse, rien ne nous oblige de lui dire quel genre d’os va-t-il trouver’’. Donc il fait que finir leur basse besogne initiée en 2010.

Nous tenons tout de même à faire un bref aperçu historique d’ASEPT. Puisque c’est suite à ce conflit, qui date de 2010, que cette association trouve sa genèse en 2012 dont le président défunt n’était autre que Lassana Gaye Diakité (que son âme repose en paix). Un homme intègre qui était animé par un grand enthousiasme pour injecter ce nouveau vent de souffle qu’il voulait apporter à la société, animé également de grandes convictions sans concession. Nous tenons à lui rendre hommage comme tous ceux qui sont épris de justice comme lui et qui ont connu ce déchirement familial douloureux, en étant intransigeants et cohérents, animés également par les mêmes convictions.

L’imam sonne la charge en accusant et en traitant les parents de ces derniers d’être hypocrites en sous-entendant qu’ils sont complices : « Vous qui êtes nos parents ! dit l’imam en s’adressant aux parents de ces derniers, vous qui nous avez élevé depuis tout petits ; dans ce village, jamais une pareille situation n’a existé. Dans ce village, le rebelle doit être exclu et renié par sa propre famille, mais pour ce qui est du cas des membres de cette association vous avez failli à votre rôle. C’est un comportement de complices et d’hypocrites. Vous (les jeunes), avez démontré votre capacité en créant votre association ‘’ASEPT’’ en France. Vos parents sont évidemment au courant et ils vous ont soutenu. De surcroit, vous avez des collaborateurs dans ce village qui sont complices. Ce sont ces personnes qu’Allah désigne comme hypocrites. Allah a dit à son messager Mohamed (saw) : Ceux qui se moquent de tes paroles, ce sont eux des hypocrites ! La place des hypocrites est à l’enfer».

Bien qu’il se soit déguisé en imam, lui comme ses paires, sont animés d’un profond mépris à l’égard de ceux qui dénoncent ce système archaïque auquel ils tiennent tant. Donc la religion ne leur sert qu’une soupape de sécurité pour mieux ficeler ce système décadant qu’ils promeuvent. Ce n’est pas en cachant du poison dans du miel qu’il ne tue pas. Autrement dit, ce n’est pas en instrumentalisant la religion qu’il va se faire passer pour le gendre idéal.

Rappelons qu’il ne tient son rang d’imam qu’à son statut héréditaire que lui octroie la société organisée sous le joug de la féodalité (sous forme de clergé maraboutique). Donc qu’on ne soit pas étonné de son attitude agressive et vindicative au point de nous taxer de ‘’subversifs’’, ‘’déserteurs’’, ‘’d’insurgés’’ ou de ‘’rebelles’’ (LEMINAN BALLAANO, DEEBE KARAANO, MURTINTO), que sait-on encore ! Il suffit qu’un mot leur vienne à l’idée pour nous en taxer aussi ignoble soit-il.

  • Oui, on s’insurge contre le fait qu’on ait un imam qui ne distingue pas le message du seigneur (la paix et la miséricorde) à celui de ses intérêts. De plus, il s’aventure sur l’histoire de Toulel qu’il aborde de manière biaisée et édulcorée.

  • Oui, on est rebelle contre le fait que l’attribution d’une tâche soit liée à la descendance filiale et que les compétences et aptitudes de toutes les composantes de la société ne soient pas valorisées. Et aussi que des assignations primaires ne soient plus qu’un triste vestige du monde ancien avec lesquelles vous embrigadez les masses populaires.

  • Oui, on s’insurge du fait qu’il n’y ait aucune transparence dans la gestion comptable des ressources financières. Nous sommes contre le fait que ce rôle ne soit dévolu qu’à une famille sans contrôle, fussent-t-ils ignares.

Tel est le différend qui opposa ces deux tendances (ces jeunes à la communauté). Un litige qui les conduira finalement à être exclus de manière définitive de cet organe féodal regroupant deux villages Toulel et Goumal (situé à l’autre bord de la rive du fleuve Sénégal). Après avoir usé de multiples moyens de pressions parfois odieuses dépassant l’entendement humain et des méthodes qui frisent l’indécence, réprimée par notre morale religieuse. Tout cela dans le but d’étancher leur soif de vengeance, en voulant nous contraindre à un retour forcé. Dans cette même démarche de contraintes que l’association ARTE (Association des Ressortissants de Toulel en Europe) nous a exclus à son tour. Les membres de l’ARTE ont ainsi usé d’une règle expresse dénuée de tout sens. Mais toutes leurs fourberies et manigances ne nous ont fait bouger d’un iota dans notre combat. C’est à dire l’alternative crédible d’une société viable, égalitaire et juste surtout dotée des principes d’équité inébranlables. Ce qui est loin d’être le cas du système de l’ordre dominant auquel on veut nous assigner, qui est ségrégationniste et discriminatoire. Alors que nos doléances sont connues de tous, qui prônent la justice, l’égalité et la fraternité. Croyant que certains allaient être plus compréhensifs vu leur ouverture d’esprit mais en vain. Comme nous le rappelle notre camarade Kundu Soumaré «la chose la mieux partagée entre analphabète et un doctorant dans nos communautés, est la mentalité esclavagiste et féodale».

Les propos de l’imam ont soulevé un tollé, une psychose générale. Monsieur l’imam voulait révisionner l’histoire du village à sa façon. Ce qui a suscité des émois de part et d’autres plus ou moins hystériques. C’est dans cette logique des choses que le rappeur Ousmane kodoré Diallo, LINKY de son nom d’artiste tenait à rétablir la vérité à travers deux audios postés sur WhatsApp. Rappelons que LINKY est un membre d’ASEPT de première heure et par ailleurs vice président d’AREMPES, donc un activiste convaincu. Il a signifié tout simplement à l’imam qu’il est lui aussi un digne héritier de ce village Nos aïeuls ont tout aussi contribué à bâtir ce village au même titre que les autres familles») au même rang que la chefferie traditionnelle à laquelle l’imam ne manque d’éloges tout en excluant les autres familles. Ce qui suscita l’ego d’un jeune dénommé Singhé Diamyo soumaré qui a proféré une flopée d’injures infâmes à l’encontre de LINKY ainsi que de menaces de mort à l’encontre de tous les membres de l’association ASEPT. La plainte qui visait ce jeune Soumaré était nullement due à un cynisme quelconque. Mais juste rappeler à tous nos détracteurs qu’on reste vigilants. Malgré que notre tolérance ait des limites, il faut que cela cesse ! On a prouvé notre bonne foi en retirant qu’on souhaite malheur à personne. Chaque transgression doit être suivie d’une sanction équivalente. L’harmonie est toujours possible si l’on met de côté nos egos surdimensionnés.

Le simple fait que LINKY ait osé proclamer les mêmes honneurs que la famille régnante, de s’ériger au même rang qu’eux, lui a valu toute cette vacarme.

Nombreux sont ceux, qui ignorent l’histoire de Toulel y compris Djiby Peindo. Connaissez-vous réellement l’histoire de Toulel ? Souvent des gens la racontent sans savoir les véritables héros. Admettons que les Soumaré soient les seuls fondateurs de Toulel, on se demandera alors qui étaient vraiment les vaillants combattants qui ont défendu et sécurisé Toulel contre vents et marrés ? Qui de Moussa Tougouné Sidibé, Koly Silma Dembélé, Baïdi MBodje, Diabé Soumaré, Medi Feinda Coulibaly et Moussa Koly Diallo, pour ne citer qu’eux, a fait l’histoire de Toulel ?

Personne n’a le monopole de l’histoire encore moins le message du seigneur. Toulel est notre village à nous tous, personne n’a de primauté sur un autre. Trouvons les meilleures façons de nous unir et travailler dans le sens du message de l’islam. Tous les hommes sont égaux devant le seigneur, c’est un droit naturel et inaliénable ! La terre appartient au seigneur et nous appartenons à l’endroit où nous sommes nés.

Notre démarche est noble et salutaire. L’association ASEPT ne demande qu’une société de devoir et de droit, d’éveil, de clairvoyance et de progrès. Nous ne voulons qu’une union digne et respectueuse afin de bâtir une société meilleure pour les nouvelles générations. Nous voulons d’une société dans laquelle les assignations actuelles ne seront qu’un mauvais souvenir. Il est temps d’aider notre peuple à se réveiller et de les conscientiser au lieu de s’approprier des idées révolues et des mentalités appelées à disparaître à jamais. Nous lançons depuis toujours un appel d’union égalitaire en invitant toutes les sensibilités conscientes de l’enjeu de demain pour que d’autres personnes ne se comportent plus comme cet imam. C’est avec la condamnation ferme de toute la population (toutes les générations confondues) de ces genres d’attitudes (de Djiby Peindo et de Sighé) qui fera régner un regain d’apaisement.

  • On déplore que certaines mentalités spolient notre société à travers un conservatisme agonisant et rétrogradant.

  • On déplore aussi le silence assourdissant ‘’des intellectuels’’ qui restent muets malgré la gravité des événements. Beaucoup se vertuent de cautionner nos idées sans que cela n’aboutisse à un réel engagement. Mais chacun se cantonne dans sa position en se prévalant des privilèges rétrogrades comme si notre éducation n’a servi qu’à réconforter les coutumes, injustes soient-elles !

Pour revenir sur notre différend avec la communauté. Entendons-nous bien sur un point, oui nous réaffirmons et confirmons que nous reprouvons tout organe qui s’articule autour de préceptes féodaux. Le model de société féodal et tyrannique qui est fortement ancré dans l’imaginaire du soninké qu’on reprouve catégoriquement. Nous combattons vigoureusement ces pratiques sociétales qui cultivent la différence entre les composantes de la société. On s’efforce de les déconstruire avec la seule force de l’argument. Nous nous efforçons également avec nos partenaires de forger un esprit citoyen au-delà de tout particularisme qui stigmatise, clive et qui a été cultivé jusque-là. Notamment AREMPES dont le président n’est autre que Gaye Traoré l’initiateur du forum GANBANAAXU, joue un rôle primordial dans ce sens, qui transcende les frontières. Nous cultivons une fraternité réelle contrairement à la sournoiserie habituelle. Notre mobilisation consiste à déchainer les mentalités de cette tare qui gangrène la société. Ce travail de conscientisation et de sensibilisation des masses est notre seul credo.

Association pour la Solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel

Pole Communication