Un SAMEDI Foot de l’EED: Photos-reportage de notre blog.

Ce samedi 15 juillet 2017 à l’occasion de la 5ème journée de la compétition organisée par l’association l’EED  (Ensemble pour l’Espoir et le Développement), notre blog a effectué un passage au stade Auguste Delaune à Aubervilliers. Dans cette ville du 93 de la petite couronne francilienne, le premier match du jour  a opposé les Diables Rouges de Dafort à l’équipe de Tachott Botokholo. Ce match de la poule C a été remporté par Dafort avec un but d’écart (3-2). À la fin de ce match, nous avons eu quelques contacts avec l’équipe organisatrice (l’EED) du Tournoi qui est sa 3ème édition. Pour rappel, nous avions réalisé une brève couverture de la finale de la première édition  (2015) entre Dafort et Diaguily sorti premier vainqueur de cette compétition (https://soninkideesjose.wordpress.com/2015/10/18/photoreportagefinalediaguily-vainqueur-de-la-finale-contre-dafort/).

Lors de notre échange avec le président Waly DIAWARA  dans un local annexe aménagé en bureau mobile, nous avons pu écouter un discours ambitieux et plein d’assurance sur les objectifs et les orientations de l’association l’EED. Le maître MOT qui surgit; c’est de fédérer toutes les forces vives pour mieux organiser les SOLIDARITÉS par des procédés inédits. Avec le concept de l’EED, l’idée du développement se veut transversale par laquelle le public visé et accompagné est aussi et surtout un acteur principal. Le président DIAWARA a insisté sur la nécessité d’appuyer le secteur éducatif qui peut permettre à l’individu de n’a pas être exploité. Le leader associatif a aussi révélé que le tournoi de football de l’EED est désormais homologué au district de la Seine-Saint-Denis au sein de FFF (Fédération Française de Football). Il assure que l’évolution vise à terme la mise en place d’une équipe en voie de professionnalisation qui participera aux compétitions régionales par catégories. 

La finale de cette édition est prévue le 26 Août prochain, et nous espérons y assister inshAllah. Que le meilleur gagne..!


Bonne continuation….l’EED..!


Planning complet du Tournoi  (document l’EED)

Avec le président de l’EED Waly DIAWARA rencontré brièvement sur les lieux.



Quelques éléments du service organisationnel et secouriste (en polo blanc)


Les joueurs de DAFORT en rouge dans le match.


Le staff  contrôleur et commissaire des matchs. 

La buvette d’une équipe l’EED 

Le stand adhésions l’EED


Le trio arbitral très « africain » composé d’un comorien, d’un camerounais et d’un malien.


Le public lors du Match Dafort – Tachott Botokholo (le score 3-2)





Réalisé par  -K.S-



La journée d’IRA-MAURITANIE à une conférence de l’UNESCO à Paris: Photo-reportage 

La délégation IRAOUIE est conduite par le président Biram Dah Abeid accompagné par certains hauts cadres du mouvement et une militante très engagée pour les droits humains en Mauritanie. 
Le thème : rompre les stéréotypes de genre. 

Les stéréotypes de genre constituent une limite au potentiel humain et au bien-être être parce qu’ils conditionnent la vision que les femmes et  les hommes ont de ce qu’ils peuvent ou devraient être ou atteindre. 

La catégorisation et la représentation basée sur le genre peut être subtile et difficilement apercevable, représentant malgré tout un plus grand obstacle que les lois ou les normes dans

 l’ empêchement de l’égalité entre les hommes.

Les stéréotypes de genre contrarient le développent durable et leurs effets négatifs peuvent être aperçus dans toutes les sphères de la vie et à tous les niveaux, allant des communautés locales à la scène internationale. 

Ce panel rassemblera un ensemble unique d’activistes et d’intellectuels qui ont décidé leur vie au changement des esprits, ayant comme objectif de construire des sociétés incisives.

Source crédit: IRA-FRANCE 

​COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ARMEPES-FRANCE : QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE L’AFFAIRE DE FRÈRES DIALLO D’OULIMBONI. 


Ce jeudi 1 juin 2017 à Sélibaby , capitale régionale du Guidimagha dans le Sud mauritanien, les 2 frères DIALLO (Harouna et Madjigui) ont été libérés d’une détention de 35 jours. Ils avaient été mis aux arrêts après leur implication dans une bagarre avec un homme issu du milieu féodal villageois, qui avait tenu des propos injurieux à connotation esclavagiste à leur encontre. Après plusieurs tentatives d’un traitement à l’amiable refusé par la partie du monsieur ayant reçu des coups lors de la bagarre, le procureur a trop longtemps gardé le dossier en souffrance avant de réunir les protagonistes dans son bureau pour acter un traitement final dans la journée du 1 juin. Le cas de nos jeunes compatriotes était suivi de près  par L’AMEES (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles), notre partenaire du forum GANBANAAXUN FEDDE. Ainsi les services d’une avocate en la personne de Maître Fatimata Mbaye , avaient été sollicités pour assister les frères DIALLO dont leur cas est pris comme une aubaine pour certains féodaux soninkés pour corriger les antiféodaux et les antiesclavagistes considérés comme des “rebelles” contre l’ordre coutumier dominant dans nos localités. Par ce communiqué, nous comptons détailler les conditions de l’accord trouvé et revenir sur des ambiguïtés constatées chez les autorités locales par rapport aux faits présumés ou avérés relevant de l’esclavage. 


■ Premièrement, sur la base de l’accord amiable, les deux camps s’engagent à retirer leurs plaintes respectives. Le camp des féodaux a demandé une somme de 400000 UM pour remboursement des soins reçus par leur blessé protagoniste. Finalement cette somme a été fixée  à 200000 UM sur décision arbitrale du procureur . L’exigence de présentation d’excuses émise “fièrement” avec insistance par le camp du monsieur blessé à l’origine des propos injurieux, est restée sans suite. 

 Par ailleurs le procureur  s’est limité à un habituel rappel laconique de l’arsenal juridique relatif aux pratiques et faits d’esclavagisme (actes et propos) en Mauritanie. 


■ Deuxièmement, il nous a été signalé que la déposition des frères DIALLO à la brigade de gendarmerie de Sélibaby n’aurait pas été prise en compte intégralement ou très mal prise . De ce fait la lecture de l’affaire a été forcément impactée au bénéfice de l’autre camp. 


■ Troisièmement, nous appelons nos partenaires du terrain à un activisme intelligent face à un ordre féodalo-esclavagiste radical qui est décidé à polluer notre engagement ouvert et sain par des coups piéges et provocateurs. 


■ Quatrièmement, nous demandons aux autorités compétentes dans la région, l’application stricte de l’arsenal pénal en vigueur concernant l’esclavage et ses différentes manifestations dans nos localités. Par la même occasion nous les alertons sur la nécessité de veiller sur ce qui s’y couve notamment  sur les problématiques du foncier. Certains féodaux zélés se préparent à déposséder des citoyens paisibles de leurs terres parce qu’ils osent refuser d’être assignés comme esclaves dans la communauté. 


La Cellule de Communication ARMEPES-FRANCE  (La CeCom)

​IRA-MAURITANIE : Aménagements techniques

Le Bureau Exécutif d’IRA – Mauritanie s’est réuni ce samedi 03/06/2017 à Riyadh sous la présidence de sa secrétaire générale Madame Coumba Dada Kane.

A l’issue de cette réunion quelques aménagements techniques ont été opéré dans les structures de l’organisation, c’est ainsi que :

Monsieur Yacoub DIARRA président de la section d’IRA en Italie est nommé cumulativement avec ses fonctions, adjoint au coordinateur d’IRA en Europe

Monsieur Yenge Ould Mohamed Salem MESSOUD est nommé coordinateur de l’IRA dans les îles Canaries (Espagne)
Nouakchott le 03/06//20217

La commission de communication
  
جراءات فنية 
إجتمع المكتب التنفيذي لحركة ايرا موريتانيا  يوم السبت 3 يونيو في الرياض(انواكشوط) برئاسة أمينته العامةالسيدة كومبا دادا كان 
وقد أفاض الإجتماع عن بعض التعديلات الفنية في الهياكل التنظيمية للحركة و ذلك على النحو التالي:

– تم تعيين السيد يعقوب جار   نائبا  لمنسق أيرا في أوروبا مع احتفاظه  بكامل مهامه رئيسا لمكتب ايرا إيطاليا 

– تم تعيين السيد ينج ولد محمد السالم مسعود منسقا لإيرا  في جزر الكناري (المملكة الاسبانية(
نواكشوط 3 يونيو 2017 
اللجنة الاعلامية

Source crédit : IRA-MAURITANIE 

AMEES : Un procès symbolique sur les survivances de l’esclavage au guidimagha. 



AMEES – Un procès symbolique sur les survivances de l’esclavage et de ses séquelles vient de se dérouler à SELIBABY le mardi 16 mai opposant les frères DIALLO – Harouna et Madjigui à Demba Assa Kamara de OULOUMBONI suite à un incident le 26 avril 2017 au cours duquel les deux frères ont bastonné copieusement Demba Assa qui, ayant assisté à une scène où Bonko Bakari Dianifabé insultait les deux frères DIALLO les traitant d’esclaves et descendants d’esclaves.

Demba Assa s’est mis à téléphoner à des amis pour les informer avec beaucoup d’ironie en reprenant les propos injurieux de Bonko Bakari qui est connue comme déréglée mentale par tous les habitants du village.

Cet incident a été porté devant la gendarmerie, puis le tribunal de SELIBABY qui a mis en détention provisoire les deux frères DIALLO.

• AMEES ayant été informée de cet incident, a constitué Maître FATIMATA Mbaye qui est allée assister les deux frères DIALLO au cours du procès le 15 mai et a demandé leur mise en liberté provisoire.

Pendant ce temps Demba Assa Kamara est à Nouakchott pour mobiliser toute la fratrie Kamara et proches,et a refusé d’assister au procès de flagrant délit sous aucun motif sérieux de santé et fait peser la pression sur le tribunal par tous les moyens pour obtenir la prolongation de la détention arbitraire des frères DIALLO et ce, malgré tous les efforts déployés par l’avocat, les amis et parents des frères Diallo.


• AMEES tient à dénoncer ces manœuvres esclavagistes flagrantes qui ne visent rien moins qu’à servir d’exemple pour tous les descendants d’esclaves qui oseraient s’opposer aux provocations et insultes de leurs anciens maîtres.


• L’AMEES tient à informer toute l’option nationale, les autorités et l’opinion internationale.


• L’AMEES exige la libération des frères DIALLO de la prison nauséabonde de SELIBABY et annonce qu’elle poursuivra son combat sur ce cas symbolique pour que justice soit faite.


Nouakchott, le 23/05/2017
Le Bureau Exécutif  AMEES

Ce que je pense de la liberté par Mariame Kane


La liberté est l’état d’une personne ou d’un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C’est aussi l’état d’une personne qui n’est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu’un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l’autonomie et la spontanéité d’une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d’un système politique ou social, dans la mesure où l’on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

Si ta liberté se heurte à la mienne, c’est parce que ma liberté se heurte à cette manière que tu as de la pratiquer. La liberté ne doit pas être intégrisme sinon elle devient semblable à la dictature. La dictature, en fait, c’est l’expression d’une liberté qui se sent plus forte que la liberté des autres. C’est une liberté égoïste. Or le monde d’aujourd’hui n’a plus besoin de vivre ainsi. Dans ce monde de la globalisation, la liberté doit s’amender, elle ne doit pas être totale. Ce creux qu’elle ne s’autorise pas à remplir, doit l’être par le respect des croyances, des cultures des autres. On ne peut pas, sous prétexte qu’on est un peuple qui a évolué et dont l’évolution a été matérialisée par une certaine idée de la liberté, penser que les autres n’en ont pas.

Dans la manière de vivre la liberté, certains fixent des garde-fous afin qu’elle ne vire pas à l’anarchie. Chaque peuple définit donc les frontières de sa propre liberté. Chaque peuple les fixe en tenant compte de ses sensibilités, de ses croyances. Ces dernières sont visibles dans l’expression des valeurs  morales et religieuses et dans l’expression d’un cadre juridique contraignant pour que les gens ne vivent pas dans la déviance.

Dans le contexte actuel, il faut penser le monde comme un cadre global où les interactions se font au niveau des idéologies mais que les conséquences néfastes qui peuvent surgir de l’expression d’un pouvoir ou d’une conquête, se répercutent sur les individus qui vivent sous l’influence de ces systèmes idéologiques. Ce qui nous permet de vivre et/ou de survivre, c’est la prise en compte de l’autre comme un être à la fois complémentaire et différent. La liberté ne s’exprime qu’en pensant l’autre dans son histoire singulière, sa manière de penser le monde qui est différente. Et donc puisqu’il est inévitable que les peuples entrent en interaction à cause de la mondialisation, il est plus convenable qu’ils négocient le champ d’expression de leurs libertés.

Le système est pensé par les individus, ce sont eux qui en fixent les contours et les objectifs. Un système peut vouloir imposer sa façon de penser le monde, la manière dont les interactions doivent se mener et vouloir délimiter les frontières de la liberté des individus.  Si ce système part à la conquête d’autres systèmes, il se heurte à des résistances. Cette attitude conquérante met en péril les individus qui sont sous sa coupole car les résistances peuvent s’en prendre directement ou indirectement à ces individus. On rentre dans un cercle vicieux parce le caractère statique d’une idéologie, ce caractère brut qui l’empêche de s’amender et de rendre souple la philosophie qui la sous-tend, parce que fermée, ne peut provoquer qu’une résistance idéologique.

Penser que la liberté doit pouvoir être le vecteur d’une révolution des consciences (entendons-nous bien, on parle d’une certaine manière de penser la liberté) jusqu’à atteindre le cœur d’une croyance ou d’une idéologie qui, elle aussi, a ce même objectif, ne peut apporter qu’une impasse sans précédent.

Le dialogue devient alors nécessaire. Mais qui va oser s’abaisser sans perdre la dignité ? Qui va seulement  se résigner  et/ ou ouvrir sa liberté à un respect qui apaise. On doit quand même pouvoir trouver une liberté qui ne caricature plus, des fois qui pardonnent; bref des libertés qui se respectent.


Source crédit : Reçu par Mail Mariame Kane

​Déclaration de solidarité avec Marie Foray, chercheuse en droits humains et Tiphaine Gosse, journaliste

Le 28 avril 2017, la direction générale de la sureté nationale convoque Marie Foray, universitaire en droits de l’homme et Tiphaine Gosse, journaliste qui entreprenaient des recherches sur l’esclavage et le racisme en Mauritanie. Après leur avoir déclaré que ‘’l’esclavage n’existe pas en Mauritanie’’ le directeur général de la sûreté leur donne cinq jours pour quitter le pays en les accusant de travailler pour des organisations non reconnues, notamment IRA et TPNM. Marie Foray et Tiphaine Gosse ont été effectivement expulsées de la Mauritanie sur la base d’accusations non justifiées sans avoir eu le temps de terminer leurs recherches.

Suite à cette mesure injuste, l’organisation des droits de l’homme SOS-Esclaves exprime toute sa solidarité avec Marie Foray chercheuse en droits de l’homme et Tiphaine Gosse, journaliste expulsées arbitrairement de Mauritanie et demande aux autorités nationales:

De cesser toutes mesures limitant l’investigation et les recherches objectives sur la question des droits humains en général et à celles de l’esclavage et du racisme en particulier. 

De créer les conditions permettant aux chercheurs et aux investigateurs de mener en toute indépendance et en toute sécurité leurs activités en Mauritanie.

 

                                   

Boubacar Messaoud

Président de SOS-Esclaves

Source crédit : Post FB