Ce que je pense de la liberté par Mariame Kane


La liberté est l’état d’une personne ou d’un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C’est aussi l’état d’une personne qui n’est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu’un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l’autonomie et la spontanéité d’une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d’un système politique ou social, dans la mesure où l’on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

Si ta liberté se heurte à la mienne, c’est parce que ma liberté se heurte à cette manière que tu as de la pratiquer. La liberté ne doit pas être intégrisme sinon elle devient semblable à la dictature. La dictature, en fait, c’est l’expression d’une liberté qui se sent plus forte que la liberté des autres. C’est une liberté égoïste. Or le monde d’aujourd’hui n’a plus besoin de vivre ainsi. Dans ce monde de la globalisation, la liberté doit s’amender, elle ne doit pas être totale. Ce creux qu’elle ne s’autorise pas à remplir, doit l’être par le respect des croyances, des cultures des autres. On ne peut pas, sous prétexte qu’on est un peuple qui a évolué et dont l’évolution a été matérialisée par une certaine idée de la liberté, penser que les autres n’en ont pas.

Dans la manière de vivre la liberté, certains fixent des garde-fous afin qu’elle ne vire pas à l’anarchie. Chaque peuple définit donc les frontières de sa propre liberté. Chaque peuple les fixe en tenant compte de ses sensibilités, de ses croyances. Ces dernières sont visibles dans l’expression des valeurs  morales et religieuses et dans l’expression d’un cadre juridique contraignant pour que les gens ne vivent pas dans la déviance.

Dans le contexte actuel, il faut penser le monde comme un cadre global où les interactions se font au niveau des idéologies mais que les conséquences néfastes qui peuvent surgir de l’expression d’un pouvoir ou d’une conquête, se répercutent sur les individus qui vivent sous l’influence de ces systèmes idéologiques. Ce qui nous permet de vivre et/ou de survivre, c’est la prise en compte de l’autre comme un être à la fois complémentaire et différent. La liberté ne s’exprime qu’en pensant l’autre dans son histoire singulière, sa manière de penser le monde qui est différente. Et donc puisqu’il est inévitable que les peuples entrent en interaction à cause de la mondialisation, il est plus convenable qu’ils négocient le champ d’expression de leurs libertés.

Le système est pensé par les individus, ce sont eux qui en fixent les contours et les objectifs. Un système peut vouloir imposer sa façon de penser le monde, la manière dont les interactions doivent se mener et vouloir délimiter les frontières de la liberté des individus.  Si ce système part à la conquête d’autres systèmes, il se heurte à des résistances. Cette attitude conquérante met en péril les individus qui sont sous sa coupole car les résistances peuvent s’en prendre directement ou indirectement à ces individus. On rentre dans un cercle vicieux parce le caractère statique d’une idéologie, ce caractère brut qui l’empêche de s’amender et de rendre souple la philosophie qui la sous-tend, parce que fermée, ne peut provoquer qu’une résistance idéologique.

Penser que la liberté doit pouvoir être le vecteur d’une révolution des consciences (entendons-nous bien, on parle d’une certaine manière de penser la liberté) jusqu’à atteindre le cœur d’une croyance ou d’une idéologie qui, elle aussi, a ce même objectif, ne peut apporter qu’une impasse sans précédent.

Le dialogue devient alors nécessaire. Mais qui va oser s’abaisser sans perdre la dignité ? Qui va seulement  se résigner  et/ ou ouvrir sa liberté à un respect qui apaise. On doit quand même pouvoir trouver une liberté qui ne caricature plus, des fois qui pardonnent; bref des libertés qui se respectent.


Source crédit : Reçu par Mail Mariame Kane

​Déclaration de solidarité avec Marie Foray, chercheuse en droits humains et Tiphaine Gosse, journaliste

Le 28 avril 2017, la direction générale de la sureté nationale convoque Marie Foray, universitaire en droits de l’homme et Tiphaine Gosse, journaliste qui entreprenaient des recherches sur l’esclavage et le racisme en Mauritanie. Après leur avoir déclaré que ‘’l’esclavage n’existe pas en Mauritanie’’ le directeur général de la sûreté leur donne cinq jours pour quitter le pays en les accusant de travailler pour des organisations non reconnues, notamment IRA et TPNM. Marie Foray et Tiphaine Gosse ont été effectivement expulsées de la Mauritanie sur la base d’accusations non justifiées sans avoir eu le temps de terminer leurs recherches.

Suite à cette mesure injuste, l’organisation des droits de l’homme SOS-Esclaves exprime toute sa solidarité avec Marie Foray chercheuse en droits de l’homme et Tiphaine Gosse, journaliste expulsées arbitrairement de Mauritanie et demande aux autorités nationales:

De cesser toutes mesures limitant l’investigation et les recherches objectives sur la question des droits humains en général et à celles de l’esclavage et du racisme en particulier. 

De créer les conditions permettant aux chercheurs et aux investigateurs de mener en toute indépendance et en toute sécurité leurs activités en Mauritanie.

 

                                   

Boubacar Messaoud

Président de SOS-Esclaves

Source crédit : Post FB

L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE : LA DÉCLARATION D’ARMEPES-FRANCE 


À l’occasion de la journée  commémorative de l’abolition de l’esclavage  (10 MAI de chaque année en France), l’ARMEPES-FRANCE  (Association des Ressortissants  Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles) participe à la manifestation annuelle par cette déclaration communiquant certains FAITS. En effet si aujourd’hui on est au stade de souvenirs en France d’une abomination comme l’esclavage , il est lieu de préciser qu’en Mauritanie cette pratique et ses séquelles sous différentes manifestations font partie de l’actualité. 
Ainsi, nous,  l’ARMEPES-FRANCE et nos partenaires du forum GANBANAAXU FEDDE portons à la connaissance de nos contacts nationaux et internationaux ce qui suit :
~ les pratiques esclavagistes existent toujours en Mauritanie, 

~ les séquelles esclavagistes entretenues par un ordre féodalo-esclavagiste concerne presque toutes les communautés mauritaniennes, 

~ le militantisme abolitionniste doit être SÉRIEUSEMENT pris en compte dans l’engagement  des  mauritaniens de la diaspora soucieux de l’avènement d’une Mauritanie POLITIQUEMENT, SOCIALEMENT et ÉCONOMIQUEMENT Juste, Égalitaire et Digne pour TOUS,  

~ le système des castes portant une certaine émanation de l’ordre féodal trop prégnant, fait partie des passifs tabous qui créent des méfiances et des mésententes nocives au lien social dans nos communautés, 
~ Quelques Faits :
■ Depuis fin 2016, un vieux centenaire appartenant à la caste assignée esclave est sous la menace d’être dépossédé de son jardin (occupé depuis plus de 50 ans) dans la commune de Dafort (village soninké dans le Sud Mauritanien) par les féodaux locaux. 

■ Le 6 Mars dernier, l’AMEES a organisé une journée de l’antiesclavagisme à Sélibaby , capitale régionale du Guidimagha, et depuis cet événement inédit, les participants font face à d’innombrables provocations et chantages divers de la part du milieu féodalo-esclavagiste dans différents villages soninkés. 

■ Dans le village de Coumbadaw, la chefferie féodale et la caste maraboutique se permettent d’empêcher une personne de prêcher au sein de la mosquée parce qu’elle ose dénoncer l’esclavagisme sociétal en milieu soninké. Dans cette même localité, après une altercation due aux différentes provocations de l’ordre féodalo-esclavagiste, un ministre du gouvernement mauritanien Amedi Camara, soninké issu de la féodalité communautaire s’est permis une interférence partiale.

■ À ce jour, 2 jeunes du village d’Oulymboni sont aux arrêts à la prison de Sélibaby depuis le 26 Avril 2017. Impliqués dans une bagarre avec un élément féodalo-esclavagiste suite à ses provocations réitérées par des propos injurieux et apologistes de l’esclavage. Et là encore les milieux féodaux bien introduits au sein du pouvoir mauritanien, sont montés pour qu’on corrige ceux qu’ils considèrent comme “rebelles” antiesclavagistes dans le Guidimagha. 

■ Pour finir, ce 7 Mai 2017, l’icône de la lutte abolitionniste mauritanienne Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie a été expulsé injustement du Guidimagha. De retour de l’étranger, le leader abolitionniste voulait visiter certaines localités de la région, mais sous l’influence des milieux féodalo-esclavagistes , les autorités régionales s’exécutent en violation flagrante de la LOI relative à la liberté de circulation sur le territoire national pour tout CITOYEN. 
Nos contacts : 0662320356 ou 0695366254
Paris , le 13 Mai 2017 
La Cellule de Communication (La CeCom)

LE PRÉSIDENT BIRAM DAH ABEID AU GUIDIMAGHA CE 7 MAI 2017 : ALERTE À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE…!

​Paris, le 07 mai 2017
A Son Excellence, M. le Haut-commissaire des droits de l’Homme de l’ONU  Nouakchott

Nous, Militants et Sympathisants de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste Paris,

On vous transmet nos salutations !

En tant que personnes qui croient en la démocratie, à la liberté de pensée et la liberté d’expression, nous sommes bien soumis au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP), 16 décembre 1966 – Résolution de l’Assemblée Générale des Nations unies 2200 A (XXI)

Le 07 mai 2017 au matin  M. Biram Dah Abeid (Président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie) passera la frontière Bakel Sénégal et Gouraye Mauritanie pour  rejoindre le plus naturellement du monde, son pays, la Mauritanie (étant entendu qu’il n’est ce jour pas apatride)

Cependant, il y’a beaucoup de menaces qui pèsent sur l’intégrité de la personne de M.Biram Dah Abeid, sur ses libertés individuelles (arrestation et emprisonnement arbitraires, torture…) et ses libertés politiques (droits de réunions pacifiques…)

Son action s’inscrit aujourd’hui (et toujours…) dans l’effort qu’il demande « …à tous les militants, de rester vigilants, de ne pas céder à la provocation, de rester attaché à l’action pacifique, légale et reconnue par la Constitution mauritanienne ». « Je les adjoins d’être attentifs à l’infiltration de la part de personnes de mauvaise foi, pour pousser des militants non avertis à la violence. N’acceptez pas les infiltrations et le détournement de notre action pacifique ! »

Et parce que M. BiramDahAbeid « invite aussi tous les observateurs, toutes les ONG et tous les partis politiques mauritaniens, à observer ce processus de retour, pour pouvoir témoigner »,

Nous, Militants et Sympathisants de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste Paris,

Nous Vous demandons, par la présente, d’être le témoin des atteintes graves, imminentesaux droits de l’homme en Mauritanie.

Et Nous Vous prions d’observer le retour de M. BiramDahAbeidavec laplus grande vigilance.
Respectueusement !

Source : IRA-FRANCE 

Communiqué d’AMEES sur l’affaire du village d’OULOUMBONI. 



​Association Mauritanienne  المنظمة الموريتانية   

pour l’Eradication de l’Esclavage للقضـاء علي العبودية

             et ses Séquelles      و رواسبها  

Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008 وصل رقم 0103/و.د/15/01/2008

Tél. : (+222) 41 37 71 04 / 36 60 89 19  /  19 89 60 36  41 37 71 04هاتف :(00222) 

Email : ameeskofo@gmail.com ameeskofo@gmail.com البريد الكتروني :

Nouakchott – Mauritanie انواكشوط –  موريتانيا


Déclaration


Le mercredi 26 avril 2017 un conflit de  nature esclavagiste a éclaté à OULOUMBONI , département de SELIBABY wilaya du Guidimakha opposant les frères Harouna Diallo et Madjigui Diallo à  Demba Assa Kamara qui insultait les deux frères les traitant d’esclaves. L’ incident a eu lieu quand Kamara a trouvé une jeune femme Bonco Bakari Dianifabé , une malade mentale qui voulait prendre la fuite, comme cela lui arrive souvent et que les deux  frères DIALLO  ont saisie, installée sur leur charette pour la ramener à sa famille. Cette dernière s’étant mise à les insulter de sales esclaves, fils d’esclaves, Demba Assa Kamara survenu  sur  cette scène , s’est mis à téléphoner à des amis répétant les insultes proférées par la maladie mentale. Les frères DIALLO ont réagi et lui ont infligé une correction sérieuse à la suite de laquelle il prétend être blessé et à porté plainte devant le tribunal régional du Guidimakha qui a déféré les frères DIALLO à la prison civile de SELIBABY. 


Le bureau exécutif de L’AMEES qui suit avec attention Cet incident aggravé en raison des insultes d’inspiration  grossièrement esclavagistes, reitere  son rejet de toute violence verbale ou physique dans sa lutte contre les pratiques et la culture esclavagistes, dénonce la provocation injurieuse contre les frères DIALLO. 

Demande aux autorités judiciaires et administratives de s’en tenir à l’essentiel  de cet incident de nature esclavagiste et rétrograde, et, d’éviter toute dénaturation et manipulation et de libérer immédiatement et sans condition les frères DIALLO.  Qui ne venaient que de s’acquitter d’un devoir citoyen. 

Notre BE s’engage à suivre avec tout le sérieux requis cet incident regrettable. 




Nouakchott, le 05/05/2017

Le Bureau Exécutif



Source crédit : AMEES PAR MAIL 

​Nouvelles arrestations de militants d’IRA – Mauritanie

Le régime en place en Mauritanie a procédé cet après-midi du mardi 02 mai 2017 à l’arrestation de membres dirigeants d’IRA – Mauritanie à Sélibaby environ 700 km au sud-est de Nouakchott la capitale, sans aucune explication.

 Il s’agit des camarades Balla TOURE, Samba DIAGANA, Hanana MBOIRICK, Kaw LO  et de  Meimoune  BOUGAH. Ces derniers  devaient rencontrer les représentants de l’organisation à l’intérieur du pays et les sensibiliser sur l’arrivée du président Biram Dah ABEID qui leur fera l’honneur d’une visite qui débutera le 7 mai 2017 à partir de Gouraye, aucune activité publique, marche ou sit in n’est  prévue lors de ces visites.
Devant cette escalade et cette énième provocation  des autorités Mauritaniennes,  IRA – Mauritanie :
– exige la libération immédiate et  sans condition de ses militants injustement arrêtés à Sélibaby et aucun chef d’inculpation ne leur a été notifié.

-Exige des autorités l’application des lois qui garantissent aux citoyens le droit de circuler librement sans aucune contrainte

-Lance un appel à la communauté nationale et internationale à suivre de près l’enclenchement d’une orchestration visant comme toujours à faire cesser le combat légitime légal et pacifique d’IRA – Mauritanie.




Nouakchott, le 3 Mai 2017

La Commission de communication

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : L’ARMEPES-FRANCE ET SES PARTENAIRES DU FORUM GANBANAAXUN FEDDE SONT SOLIDAIRES DES JEUNES  DÉTENUS DE L’INITIATIVE MPJM. 


Le 16 avril 2017 dernier, la jeunesse mauritanienne s’est manifestée via un mouvement inédit appelé Marche Pacifique de la Jeunesse Mauritanienne (MPJM) , dans les rues de la capitale Nouakchott. 
Composée de plusieurs associations de jeunes selon les initiateurs lors de leur point de presse, la MPJM visait une expression citoyenne et pacifique de certaines revendications louables qui sont entre autres; la simplification des procédures de l’enrôlement , l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, et une clarification sur certaines questions sanitaires dans le pays. 

Au préalable, une communication soutenue a été menée avant le jour J, et malheureusement les autorités n’ont pas été en  phase avec cet élan citoyen symboliquement prometteur.

En effet la marche pacifique a été réprimée violemment par les forces de l’ordre. Plusieurs marcheurs avaient été tabassés et  arrêtés, parmi eux 10 restent toujours aux arrêts et ils seront jugés à partir de ce jeudi 20 avril 2017. 
De ce constat, Nous, ARMEPES-FRANCE et ses partenaires du Forum GANBANAAXUN FEDDE assurons  notre soutien citoyen et militant aux jeunes arrêtés. 
-Nous demandons aux autorités de notre pays une prise en compte des revendications légitimes de la jeunesse qui devrait être mise à l’avant-garde de tout projet de développement global  d’un pays comme le nôtre. 
– Notre jeunesse consciente doit être le moteur pour l’émergence d’un peuple émancipé qui fera une Nation Digne et Responsable. 
-Nous réclamons la libération  pure et simple des 10 jeunes marcheurs de l’initiative MPJM et leur blanchiment de tout cas d’infraction. 
Le 20 Avril 2017.
Cellule de Communication  (CeCom)