✓Rendez-vous 07/10/2021 à Paris | Sortie de la version française d’un livre biographique sur le député mauritanien Biram Dah Abeid.

Paris, la ville-lumière s’apprête à accueillir une cérémonie de présentation du livre biographique sur l’homme politique et défenseur des droits humains mauritanien, président d’Ira-Mauritanie, Biram Dah Abeid. La journaliste Équatorienne Tania Tinoco, engagée universelle pour les droits de l’Homme, avait rencontré et interviewé le député à Mexico-City (début 2019). Le député activiste a été fraîchement élu à l’assemblée nationale de son pays du fin fond d’une prison insalubre. Impressionnée par le parcours et la trajectoire de l’homme, Tani Tinoco vînt en Mauritanie, suivre le candidat Biram Dah Abeid au cours sa campagne vigoureuse pendant les élections présidentielles de juin 2019. Depuis lors, la journaliste et adepte des droits des personnes, a planché sur une biographie du prisonnier politique le plus incarcéré en Mauritanie. Le leader abolitionniste est un inamovible challenger des militaires aux deux dernières élections présidentielles (2014 et 2019) . Madame Tinoco a déjà publié la version de son œuvre en Espagnol et en Anglais et, le 7 octobre 2021 à Paris, c’est la version française du livre qui a pour titre « Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » qui est à l’honneur.

✓La cérémonie aura lieu à partir de 19H30 de Paris à l’adresse suivante :

• Amphithéâtre Pierre Henri Titgen
Université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne

Campus Port-Royal-Centre Lourcine

17 rue Saint-Hippollyte 75014 Paris

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

✓GANBANAAXU Activités – 18 septembre 2021 | Plusieurs responsables abolitionnistes d’Armepes-France assistent à une rencontre associative à Paris [Vidéo]

À l’occasion de la rencontre annuelle La Fête de la Banane 🍌 à Paris, une délégation de l’association Armepes_France_Ganbanaaxu a pris part aux activités. Notre vice-président Samba Fofana est accompagné par le SG Aboulaye Traoré, un chargé des relations extérieures Dambou Keita et un chargé de Com Ousmane Traoré (soninké facile), le doyen et cheikh Dramane Camara, le coordinateur de Tistaye Saly Cissoko. Une équipe de nos sœurs camarades militantes était grandement de partie lors de cet événement associatif.

À l’occasion notre stand Ganbanaaxu a exposé nos éléments dérivés portant les idéaux d’égalité, de fraternité et de dignité. Lors d’une prise de parole, nos représentants ont décliné avec pertinence les objectifs de notre militantisme contre les mentalités rétrogrades de l’esclavage par ascendance qui sévissent aujourd’hui encore au 21 ème dans la communauté soninké.

✓Nos vifs remerciements à l’association organisatrice « La cantine le monde Bouge ».



©️ La Com Armepes-France Ganbanaaxu Fedde

🟢 Les activités du député Biram Dah Abeid en l’Italie | l’événement du 18 septembre 2021 à Arpino [Vidéo]



Samedi 18 septembre 2021, sous la statue de Cicérone dans le cœur de la ville d’Arpino en Italie, le député Biram Dah Abeid en discussion avec le prestigieux professeur émérite de droit public comparé Mario Patrono, sur la crise du droit constitutionnel en Afrique et dans le monde Arabe. Dans quelques instants, les deux hommes monteront sur le podium, avec un troisième conférencier, le professeur de philosophie classique Giorgio Piras, pour animer la conférence de l’année sur l’œuvre de l’homme d’Etat, homme de lettres et juriste romain Marcus Tilluis Cicérone (106-43 avant Jesus Christ). La conférence est thématisée sur les droits humains dans le monde et les droits constitutionnels en Afrique, cas de la Mauritanie.

Après l’allocution du député Biram Dah Abeid à la fin de la conférence qui pour titre : « Liberté C’est la Faculté de Vivre Comme On Veut », sous le patronage du maire d’Arpino Renato Réa, la modération de l’assesseur culturel Nicolo Casinelli, la présence du vice-président du conseil régional Mauro Bushchini, et une pléthore de professeurs dont les deux conférenciers qui ont pris la parole en plus du président des réseaux IRA-Mauritanie, Monsieur le Maire Réa a remis à BDA le Cicérone du nom de l’éminent homme d’Etat, juriste et homme de lettres romain.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie Italie.

✓Entretien avec Baliou Coulibaly, Coordinateur national de Publish What You Pay (Publiez ce que vous payez)

Le CalameLes préparatifs des concertations politiques entre les acteurs politiques battent leur plein. C’est un moment important mais la société civile semble laissée en marge par les acteurs politiques. Comprenez-vous pourquoi ?

Baliou Coulibaly : Effectivement, nous avons fait ce constat regrettable qui a conduit à la mise à l’écart de la société civile. Cela est dû à deux faits. D’abord les acteurs traditionnels considèrent qu’ils sont les principaux acteurs des affaires de la cité. Jusque-là, malgré les injonctions des partenaires au développement, ils continuent à marginaliser la société civile.

C’est là une tendance regrettable et fortement ancrée et qui reste en porte à faux avec les bonnes pratiques en vigueur dans le monde. Dans les pays de démocratie véritable, la société civile est au cœur de toutes les concertations et discussions autour des problématiques des cités.

Le deuxième facteur est lié au fait que la société civile n’a pas encore réussi à s’imposer en tant que partenaire indispensable et incontournable, c’est là également un fait à déplorer. Nous devons au niveau de la société civile pallier cela et nécessairement on doit être impliqué et s’impliquer, puisque pour qu’un dialogue soit franc, crédible et sincère, il doit être inclusif, et la société civile est une partie prenante de toutes les concertations qui engagent l’avenir de sa Nation.

Vous avez certainement scruté la feuille de route que les acteurs ont concoctée pour le dialogue. Quelle appréciation vous en faites ? Quels sont les thèmes qui ont retenu votre attention ?

✓BC : A propos de la feuille de nous route, nous avons constaté qu’elle s’intéresse beaucoup plus à des questions de calendrier et d’organisation. Certes, les parties ont ciblé quelques axes comme la bonne gouvernance, l’unité nationale… A nos yeux, les thèmes listés demeurent très généraux et vagues.

A notre avis, quand on va à ce genre de débat, on doit mettre l’accent sur l’essentiel et aborder sérieusement les priorités. A mon avis, on doit avoir le courage de s’attaquer aux questions essentielles et urgentes. Nous voulons que les questions de l’unité nationale, du passif humanitaire et de l’esclavage soient posées de manière claire et concrète pour sortir avec des propositions claires, comme au temps de feu le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Aussi, la question de l’esclavage doit-elle être traitée, pas seulement sur son aspect juridique mais aussi sur le plan économique et social, avec des mesures d’accompagnement comme la discrimination positive, l’appui et la prise en charge des personnes victimes de cette pratique mais également en termes de partage et de redistribution des richesses.

Aujourd’hui, hélas, il y a beaucoup de gens issus de ces couches qui n’ont aucune chance d’accéder à certaines fonctions, ce qui met un frein à leur émancipation puisqu’ils ne pourront pas poursuivre efficacement leur lutte et leurs enfants n’auront aucune chance de faire des études et partant jouir des richesses de leur propre pays, comme tous les autres, dans un pays égalitaire et juste et pour éradiquer ce phénomène et enfin apaiser les esprits.

Propos recueillis par Dalay Lam

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=749136

✓Le député BDA et sa compagne Leila invités à Rome | Quelques éléments médiatiques de la cérémonie [vidéo]

© élément Vidéo via Yacoub DIARRA IRA-Italie

« Le 15 septembre 2021 à la place du théâtre pendant la période de l’empire Romain, dans la ville de Terni, centre de l’Italie, une foule immense, constituée d’artistes, d’intellectuels, de défenseurs et défenseuses de droits humains, d’hommes et de femmes politiques, ont attendu des heures et sous une pluie torrentielle, le discours du député Mauritanien, président et co-fondateur des réseaux IRA de par le monde. Le discours de BDA, tant attendu par la communauté Iraouis d’Italie, la plus ancienne d’Europe, ce discours a commencé avec 5h de temps de retard. Un retard qui est dû au vol Paris-Roma (mercredi1 5h), raté par BDA et son épouse et compagne de lutte Leila Ahmed Hmaida.
Le fidèle public Italien a attendu patiemment les invités et le conférencier. Ce dernier a pris la parole après que le public ait visionné le documentaire sur le combat d’IRA et BDA en Mauritanie, docu-film réalisé par l’universitaire et cinéaste Italien natif de la ville de Terni, Marco Piantoni. » Compte rendu Réseaux IRA-MAURITANIE

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie Italie.

🔴 LDNA | Controversée ou Task force utile de veille antiraciste !

© Photo via RS



Ce groupe « Afro-défenseur » très actif en France serait dissous par les autorités hexagonales ces dernières heures . Bon… On peut ne pas trop accepter toutes les sorties publiques militantes de Mr Behazin et ses camarades mais ils rendent un certain service antiraciste par une veille d’éclats de secours d’urgence. Secours au service de milieux black victimes d’un racisme latent qui surgit misérablement ici et là. Généralement les voix dites classiques antiracistes pleurnichent par une littérature communicationelle bien convenue et balisée et un certain élitisme carriériste s’y entretient… Et l’humanité des victimes du terrain se défend par du chiffrage et des statistiques. La LDNA avec ses limites et ses méthodes, va sur le terrain en exposant les protagonistes victimes et suspects mis en cause via ses canaux de communication en live. Une veille très utile pour les personnes noires se trouvant esseulées dans des environnements racistes d’une certaine gravité. Je pense à l’affaire de tante Pauline à Levallois-Perret en 2019 et leur activisme courageusement manifesté à la Mairie de cette ville du 92, lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/03/06/societe-levallois-perret-chez-pauline-la-boulangere-contre-la-betise-raciste/.



L’existence de la LDNA sert un ascendant psychologique d’intimidation sur certains milieux racistes et d’alerte à l’endroit des autorités publiques qui sont moins regardantes sur certains types de délits relevés ici et là surtout si les victimes sont Noires. Des cas de racisme abject et violent sont ramenés sous la rubrique laconique et banale des faits divers. Et ça continue, l’idéologie sociale racialiste fleurit dans les imaginaires laissant entendre que negre c’est negre hier comme aujourd’hui.

Donc cette dissolution n’est pas une bonne nouvelle pour l’antiracisme en France !

Quelques éléments médiatiques LDNA sur le dernier événement dans la ville de Val De Reuil :

https://presse.ldna.fr/2021/09/13/droit-de-reponse-la-ligue-de-defense-noire-entend-faire-usage-de-son-droit-de-reponse-conformement-a-larticle-13-de-la-loi-du-29-juillet-1881/

La communication de la Mairie : https://www.valdereuil.fr/actualites/incident-entre-deux-familles-a-val-de-reuil



✓Mon soutien ferme au frère Behazin et ses camarades

• KS pour le BLOG

Racisme et féodalité : l’addition est trop salée | Par le journaliste Seyré SIDIBÉ

Il m’a été demandé de réfléchir dans une approche comparative voire dialectique sur les mots racisme et féodalité.
J’avoue que j’étais gêné et même quelque peu embarrassé par l’offre.
En effet, dans le tréfonds de la sagesse Soninké, il existe une inspiration rationnelle exprimée dans les proverbes et dictons, qui s’est émancipée du primat et diktat de la pensée et de la philosophie dominantes de l’asservissement.
Ainsi, on a l’habitude de dire chez les Soninké « qu’il ne faut pas comparer deux grains de sel : la différence est dans le poids et non pas dans la saveur ».
N’est-ce pas une sagesse !
Du coup, j’ai trouvé le sujet sans intérêt. Mais au fur et à mesure de la réflexion, il m’est apparu intéressant et à la fois pertinent. Même si la morale soutient qu’il ne faut pas comparer deux maux, il faut plutôt les combattre : ils se valent quel qu’ils soient.
Cependant, ce n’est nullement du cynisme que de vouloir mettre en opposition ces deux concepts.
J’entends ainsi les combattre en les mettant à nu, comme des voleurs qu’on mettait à poil au milieu de la journée à la place publique, autrefois quand j’étais enfant, au temps où le vol était un acte répréhensible.
Appartenant à un pays multi-ethniques et multiculturels, cette comparaison m’est apparue problématique, irrésistible et envoutante à la fois : je suis contrarié et pris dans un dilemme. En effet, il s’agit de parler de deux maux, deux malédictions, deux abominations.
A présent, je suis gagné et vaincu par le mal de ma profession : l’autocensure.
J’en viens à mesurer aussitôt la « dangerosité » du sujet : deux maux comme deux grenades dans mes mains et qui peuvent être dégoupillées à tout moment.
C’est un acte suicidaire. Il faut du courage et beaucoup de courage pour traiter ce sujet.
Je prends l’avis d’un camarade de promotion, plus brillant et plus courageux : naturellement sa réponse est un encouragement.
Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Après moult hésitations, c’est le oui qui finit par l’emporter comme dans un référendum.
Et voilà ! Je me décide maintenant, chers compatriotes à livrer ma réflexion sur ce sujet pour servir l’intérêt général et agissant désormais sous la légitimité et la légalité référendaires de la victoire du « oui ».

Le racisme pour faire simple est une idéologie qui repose sur le postulat selon lequel, l’espèce humaine est constituée de plusieurs races ou catégories dont certaines sont intrinsèquement supérieures à d’autres, sur la base d’une différence liée à la couleur de la peau, à la culture, ou encore à l’ethnie etc.

Au regard de cette définition, le racisme reste fondamentalement une façon d’agir et de se comporter, foncièrement nocive, par ce que se fondant sur une idéologie par essence dogmatique, extrémiste, ségrégationniste et intolérante du fait qu’elle refuse et réprouve la différence.
Ainsi, le mot racisme traduit avec euphémisme haine, mépris, diabolisation, répugnance et préjugés : toute une construction hégémonique et suprématiste aux relents fascistes ou nazis.
La féodalité, qu’est-ce que c’est ?
Dans le contexte africain qui nous intéresse, la féodalité résulterait de la division sociale du travail.
Dans cet esprit, elle est plutôt perçue comme une stratégie de gouvernance, de gouvernement et de gestion de la collectivité en vue de survivre et de dominer la nature à une époque où « l’homme était un loup pour l’homme ».
Expliquée de cette manière, la féodalité découle de la stratification sociale, un mode d’organisation social pyramidal où tous les membres ne sont pas logés dans la même enseigne. Ce qui explique l’existence de plusieurs statuts sociaux à valeurs inégales qu’on peut caricaturer d’ascendants ou descendants, valorisants ou dévalorisants ou encore intermédiaires, médianes auxquels sont affectés des rôles sociaux et des personnalités dans un ensemble territorial, socioculturel et historique cohérent.
C’est un système parfaitement adapté au mode de travail, d’organisation et de production des sociétés traditionnelles pour ne pas dire primitives.
Ainsi définie, on comprend aisément que la féodalité est historiquement une valeur, une tradition et une coutume qui a fait l’âge d’or des sociétés ancestrales africaines avec ses hauts et bas, comme tout système.
Elle est certes inégalitaire du fait que la naissance détermine la trajectoire sociale de l’individu : aucune autre ascension n’était envisageable en dehors du statut hérité et imposé.
Cependant avec le temps et les mutations sociales, les velléités de liberté, d’émancipation et de démocratie, de respect de la dignité humaine, la féodalité est passée de valeur à anti valeur ou contrevaleur.
Chaque personne entend désormais s’épanouir et chercher lui-même son chemin en dehors du conformisme familial et communautaire : le « père et l’héritage » ne sont plus immuables et vénérés. .
Le temps étant plus fort, agissant silencieusement mais sûrement et résolument telle l’action de l’érosion sur la pierre, le système féodal est à bout de souffle et connaît des entailles fatales.
Le temps a eu le dernier mot.
Conséquence, le conflit des générations est inévitable.
C’est une crise que connaissent toutes les sociétés. Mais c’est seulement, les plus fortes et celles qui ont eu la clairvoyance et la lucidité de confier la gestion de cette crise à des dirigeants éclairés qui réussissent en sortir indemnes.
Cette comparaison n’est pas terminée ou dit moins, elle est restée jusqu’ici superficielle.
En effet, on s’est limité à étudier séparément ou de manière désarticulée nos concepts objet de notre réflexion.
Le racisme tant décrier dans le monde semble à nos yeux moins dangereux que la féodalité. C’est presque de la provocation que de soutenir une telle assertion.
Mais dépassionnons le débat.
Finalement, je présente toutes mes excuses aux racistes que j’ai tant combattus et dénoncés depuis ma tendre enfance.
On m’a vite appris à détester l’Afrique du Sud sous l’apartheid, l’Amérique suprématiste blanche, le colonisateur blanc etc.

Dans cette démarche, je n’ai pu m’empêcher d’aller me recueillir sur les hauts lieux de la traite des noirs sur le continent : Gorée au Sénégal et El Mina au Ghana.
Mais au fait, l’enfer c’est toujours l’autre disait le philosophe.
Nous sommes tendres avec nous-mêmes et trop exigeants avec les autres.
Ne me faites surtout pas dire ce que je n’ai pas dit.
Ne tronquez surtout pas mes propos.
Si vous devriez me reprendre, citez-moi dans le respect des conventions académiques et universitaires.
Dans mon analyse, j’en viens à conclure que le racisme est victime de sa surmédiatisation : Il n’est peut-être pas si mauvais qu’on le pense.
En effet, il se nourrit en grande partie des préjugés et de la peur de l’autre souvent présenté à tort comme malédiction et démon.
L’ignorance aidant, le raciste se croit supérieur et regarde son vis -à- vis avec une certaine condescendance.
Cependant, ses idées ou constructions préétablies et préconçues se délitent petit à petit dès qu’il a l’occasion de côtoyer l’autre.
Il en vient au regret et même des fois au mea-culpa : on m’a dit. J’ai appris que … Il paraît que etc. On comprend alors que c’est la distance qui nourrit et entretient le racisme.
Le refus d’aller à la rencontre et à la découverte de l’autre. Un éloignement qui n’est pas forcément territorial mais lié à la différence de culturel, de couleur etc.
Dès lors une méfiance trop exubérante et excessive entretenue avec une autre communauté risque d’être assimilée à du racisme. Or, nous sommes tous des hommes, l’étranger dans la plupart de nos sociétés fait toujours jaser et est objet de suspicion : la peur de l’inconnu.
Mais une fois intégré, l’étranger est assimilé, accepté et regardé avec humanité.

C’est le dénouement d’un long processus de schizophrénie basée sur la stigmatisation de l’autre par ce que différent.
Pour preuve, tous les systèmes racistes à travers le monde ont fini par se ramollir : les mariages mixtes autrefois impossibles et même regardés comme des liaisons contre-nature sont devenus un phénomène de mode. Une précision me semble essentielle.
Le racisme, ce n’est pas toujours la caractéristique du blanc.
C’est malheureusement, l’idée qui habite la plus part d’entre nous.
Il existe aussi des noirs racistes nourrissant une haine viscérale vis-à-vis de tout ce qui est blanc ou différent.
L’antidote du racisme, c’est à mon sens la tolérance.

L’intolérance conduit à tous les excès et abus : égocentrisme, nombrilisme, xénophobie etc.
A contrario, le féodal et sa « victime » appartiennent à la même entité géographique et socioculturelle.

Ils parlent souvent la même langue. Ils présentent des similitudes évidentes comme des vrais jumeaux avec des traits physiques et culturels identiques comme deux gouttes d’eau.
La nature n’a pas voulu qu’ils soient différents. Mais, ils s’imposent une différence qui n’existe pas. Une différence qu’ils sont les seuls à voir juste pour asseoir des désirs hégémoniques.

A quelque chose, malheur est bon.
Heureusement ! Le raciste les ramène toujours à la raison: il les traite et considère de la même manière. Ils sont logés dans la même enseigne pour lui.
D’ailleurs, il ne peut s’empêcher d’en rire, tellement c’est absurde pour lui.
En effet, “noble et l’esclave ” dans l’empire féodal présentent et dégagent les mêmes visages et ressemblances.
Ce sont deux frères sans fraternité, qui se côtoient et occupent le même espace communautaire stratifié et inégalitaire.
Ils entretiennent des relations complexes réglées par la naissance valorisante pour l’un et dévalorisante pour l’autre.
Ils ne peuvent jamais être des parents.
Ils ne se “marient jamais ensemble”. Ce sont deux mondes qui se côtoient mais ne se rencontrent jamais.
Les places, les statuts, le rang, le classement, sur l’échiquier communautaire sont du ressort de l’héritage. Aucune perspective de réhabilitation, de reclassement et même de rectification n’est envisageable pour ceux qui sont placés depuis des générations au bas de l’échelle.
Tout est fait pour maintenir chacun dans sa classe. Tout est reproductibilité, calque, fidélité et nostalgie du génie ancestral.
Imaginez, une société où le travail, la compétence, l’érudition, la réputation, la probité, la vertu et la sagesse par opposition à la « noblesse héritée » ne sont pas considérées comme des vecteurs d’accession au nom du respect d’une tradition.
En dépit de leur pluralité et diversité culturelles, les sociétés humaines sont par essence dynamiques.
Elles ne peuvent pas être figées. En effet, l’homme est désir de perfectibilité : il cherche toujours à changer de situation, à s’améliorer et à s’adapter.
Le temps, l’environnement, le contexte autant d’éléments endogènes et exogènes imposent leur rythme et cadence.
Une musique qu’il faut apprendre à danser au risque de disparaitre, d’être frappé d’anachronisme ou de se faire passer pour un plaisantin.

Ainsi, le raciste au contact avec la réalité à mille et une chances de se repentir.
Au contact de la vérité, les préjugés s’effondrent et s’écroulent.
En revanche, le féodal est partisan de l’éternel statuquo, de la continuité d’un patrimoine tombé du ciel, sans jamais chercher à comprendre l’origine et la source, la moralité ou l’immoralité, la pertinence et la justesse.
Je m’en tiens à mon acquis. C’est tout !
C’est de l’égoïsme surdimensionné doublé de narcissisme.
Dans le contexte de notre pays, on critique vertement à longueur de journée et ce de manière infatigable « le racisme blanc » qui résulterait de la peur, de la différence et des conflits inhérents à une scène nationale traversée par plusieurs intérêts et parfois des réalités opposés, divergents ou contradictoires qui peinent souvent à s’accommoder.
Normal quand on est différent !
Mais comment expliquer qu’un descendant d’esclave noir ait plus de chance à épouser « une blanche » qu’une femme de sa propre communauté au nom d’une tradition ? Sachant qu’ils parlent la même langue, appartiennent à la même entité géographique, socioculturelle et historique. Soyons logique.
Arrêtons de jeter la pierre sur l’autre.
Le combat pour la liberté est global, systémique et cohérent.
Il ne peut intégrer des cas particuliers. C’est une règle qui n’admet pas d’exceptions.
La féodalité qui crie au racisme, c’est courant dans mon pays. C’est l’hôpital qui se moque de la charité.
A l’école primaire, l’une des nombreuses chansons que j’apprises disait : “Jamais l’on verra la queue d’une sourie dans l’oreille d’un chat». Cette phrase résume à elle seule le conflit sans fin entre chat et sourie.
Qui ne connaît pas le malin plaisir du chat à terroriser la sourie?
Mais pourtant, ces deux animaux élevés ensemble deviennent des amis et même des complices au point de voir la queue de la sourie dans la gueule du chat sans risquer de se faire manger.
Les bêtes arrivent à apprivoiser leur côté grégaire, sauvage et bestial pour s’adapter aux conditions imposées par l’élevage.
Or, dans les sociétés féodales, « le noble et l’esclave » ont dans la plus part des cas grandi ensemble. Ils se sont partagés et même échangés” les choses les plus intimes” mais ils ne peuvent envisager une relation plus humaine.
Il leur est impossible d’envisager une amitié d’homme à homme, une véritable parenté : leur rapport reste celui de dominant et de dominé, d’inférieur et de supérieur. En effet, dans cette relation l’un des acteurs est incapable de tendre la main à son « alter égo », de se mettre à sa place, de comprendre ses préoccupations, par ce que trop attaché au prestige et à un statut évanescent qui n’est plus que l’ombre de lui-même, dessert la communauté au lieu de la servir.
Le dialogue, la concertation ou la consultation entre les leaders politiques en gestation doit intégrer cette question- à mon sens fondamental- afin que ces assises ne soient pas juste une occasion pour certains hommes politiques de se donner une nouvelle virginité politique en vue de revenir au-devant de la scène politique nationale.
Je vous en prie. Dans votre déballage des problèmes de notre pays, osez parler de l’esclavage, de la féodalité plus discriminante que le racisme souvent accusé de plomber les ailes de la nation mauritanienne.
Cette comparaison, à la limite de la provocation est loin d’être insensée.
Elle m’a amené à la conclusion que le racisme et la féodalité sont tous porteurs des germes de divisions : ils n’ont point de place dans notre république islamique.

Seyré SIDIBE Journaliste

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/racisme-et-feodalite-laddition-est-trop-salee/

✓ATELIER DE FORMATION DES AUTORITÉS ADMINISTRATIVES ET JUDICIAIRES SUR L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE, BAMAKO, MALI (JUIN 2021)

Dans le cadre du programme de Recherche – Action EMiFo (« Esclavage et Migrations Forcées dans l’Ouest du Mali ») s’est tenu un atelier de formation des autorités administratives et judiciaires principalement des régions de Kayes, Kita, Nioro et Koulikoro sur l’esclavage par ascendance du 28 juin au 2 juillet 2021. Le lundi 28 juin 2021 la cérémonie d’ouverture a regroupé une centaine de personnes dont les invités et les participants, gouverneurs, préfets magistrats etc. dans l’amphi 1 de la Faculté de Droit Public de Bamako.

Pendant une semaine, les participants ont suivi divers modules pour renforcer leurs connaissances socio-historiques et leur maîtrise des instruments juridiques internationaux et régionaux pour la promotion et la protection des droits humains et la lutte contre l’esclavage par ascendance. Les interventions ont toujours donné lieu à une session de questions-réponses, qui ont permis non seulement d’approfondir le sujet, mais surtout de débattre franchement sur les constats dressés et les recommandations proposées.

Au vu des réponses apportées par les participants au questionnaire de satisfaction distribué en fin d’atelier, la formation est dans l’ensemble un succès. Ils déclarent unanimement que « les thèmes abordés et les discussions ont enrichi [leur] compréhension du sujet », et soulignent dans le questionnaire comme dans les commentaires la qualité des communications proposées comme la qualité des interventions des participants dans les discussions. Formateurs et participants ont tous contribué activement à l’atelier, et soulignent l’importance de lutter efficacement contre l’esclavage par ascendance au Mali et partout ailleurs, tant pour des raisons de respect des droits humains que de stabilité sociale et économique dans une sous-région de plus en plus en proie au conflit.

©️ Crédit source : https://www.slaveryforcedmigration.org/atelier-de-formation-des-autorites-administratives-et-judiciaires-sur-lesclavage-par-ascendance-bamako-mali-juin-2021/

✓Guinée-Conakry | «Alpha m’a une fois dit qu’il ne comprend pas pourquoi les gens changent les constitutions» (Serge Daniel)

Intervenant dans l’émission les ‘’Grandes Gueules’’ ce lundi 13 septembre, un ami de l’ex président Alpha Condé s’est exprimé sur le coup d’état du 05 Septembre 2021. Serge Daniel, journaliste de RFI a affirmé que ce qui est arrivé (coup-d’état ndlr) «est la faute d’Alpha Condé » et que ce dernier est « allé tout droit au mur » dans la gestion du pays.

« Je ne suis pas un pro coup d’Etat, mais je veux dire que ce qui est arrivé, c’est d’abord la faute à Alpha Condé. Alpha Condé avait arraché ses idéaux. Moi je me souviens qu’à la veille de l’élection présidentielle de 2010, il m’a dit : ‘’moi, je vais être à la fois Mandela et Obama’’. Il n’est devenu ni Mandela, ni Obama. Il est resté Alpha Condé.»

Tout en parlant du 3ème mandat, Serge laisse entendre que l’ex locataire de Sekoutoureya, c’était pris pour « un petit dieu ».

« Le 3ème mandat, c’était un mandat de trop. Moi je me rappelle, lorsqu’il était opposant, il m’a dit une fois à son domicile devant témoin : ‘’moi, je ne comprends pas les gens, pourquoi ils changent les constitutions, pourquoi ils jouent aux prolongations’’. Mais, pourquoi a-t- il modifié la constitution ? Pourquoi il a voulu s’installer de manière durable ? Tout simplement parce qu’à un moment donné, je pense qu’il (Alpha Condé ndr) s’est pris pour un petit Dieu. Alors qu’un président de la République n’est pas un petit dieu. Lorsqu’un président se prend pour un Dieu, le vrai Dieu lui montre qu’il n’est pas Dieu. Je pense que c’était le mandat de trop et qu’il a pensé à un moment qu’il était invincible, que personne ne pouvait le toucher. Le 3e mandat était un mandat de trop et je le lui ai fait dire par les amis communs en disant qu’il va tout droit dans le mur. Mais, je pense que les amis n’ont pas eu le courage de le lui dire ».

Pour lui Alpha Condé, « n’a pas rassemblé les guinéens », mais « il a installé une cour autour de lui-même. Il est allé tout droit au mur ».

Aïssatou Djibril

©️ Crédit source : https://actujeune.com/2021/09/13/alpha-ma-une-fois-dit-quil-ne-comprend-pas-pourquoi-les-gens-changent-les-constitutions-serge-daniel/

✓Notre Librairie Solidaire à Dafort | Informations et lien de Suivi…!

Parti d’une idée pour une modeste action contributive à la promotion de l’instruction dans mon village natal Dafort, je pense a la création d’une librairie à vocation sociale et solidaire. Ainsi le local a été acquis et construit sur fonds propres et personnels, et par la suite j’ai pensé à une levée de fonds via une cagnotte pour une mise en place pertinente d’un dispositif à caractère social et solidaire. Le but premier est de disponibiliser à coût moindre (voir prêts et gratuité en fonction) des manuels scolaires et autres ouvrages d’appui scolaire visant le niveau fondamental et primaire prioritairement. Pour rappel , toutes les contributions non pécuniaires sont sollicitées pour des conseils et autres suggestions allant dans le sens d’une bonne marche de ce dispositif contributif en matière d’Éducation. Le journaliste mauritanien Camara Seidy Moussa (Nouvelle Expression) propose son parrainage pour la librairie. Un appui intellectuel, citoyen et social d’acquis.

La cagnotte :

« Xalissi n ni nouxoun niinté » en soninké improprement écrit ici par mes petits soins… rirrres, qui donne un sens approximatif : « affaire sortie d’argent pas si confortable que ça, et ça équivaudrait comme extirper le poil de narine« . Ça se sent forcément.

Lancée le 29/05/2021 sur la plateforme Leetchi, elle a été clôturée ces derniers jours avec un montant de 1060 € récoltés et après le frais de traitement Leetchi, la somme 1017 € a été récupérée. Mes vifs remerciements à l’ensemble de contributeurs pour cet intérêt et surtout la marque de confiance exprimée à travers vos gestes. Vous êtes 26 participants nominatifs et anomymes manifestés. Merci. Je n’oublie pas les personnes intéressées qui ont promis ou exprimé leur appui de plusieurs manières (Livres donnés, le relationnel et autres). Aujourd’hui la librairie dispose d’un fonds de 1020 € (arrondis) pour l’achat des livres et son fonctionnement progressif inshâAllah.

Un retour sera fait au fur et à mesure de l’évolution du dispositif et de ses objectifs. À la rentrée, son ouverture y sera inshâAllah.

NB : Cette publication fera l’objet de mise à jour…pour le SUIVI..!

– Encore MERCI à TOUS.

🔸Contact : coundou8@yahoo.fr

KS pour le BLOG