● Mauritanie | Lancement de la première phase du dénombrement de la population et de l’habitat pour l’année 2023

Le secrétaire général du ministère des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, M. Mohamed El Moustapha dit Idoumou Ould Abdi Ould Jeyid, a supervisé, samedi à Nouakchott, le lancement de la caravane de l’Agence Nationale de la Statistique et de l’Analyse Démographique et Économique (ANSADE) consacrée à la première phase du dénombrement de la population et de l’habitat pour l’année 2023.

Cette caravane composée de 24 équipes réparties sur l’ensemble du territoire national a pour objectif d’élaborer les cartographies en vue du dénombrement global des groupements villageois.

A cette occasion, le secrétaire général a indiqué qu’il s’agit de la principale phase de ce dénombrement de la population et de l’habitat.

Il a ajouté que ces équipes ont été formées sur le recensement, notamment sur les plans techniques et administratifs, soulignant que tous les efforts ont été consentis pour le succès de cette phase.

De son côté, le Représentant résident du FNUAP en Mauritanie, M. Cheikh Fall, a indiqué que ce cinquième dénombrement en Mauritanie va donner la situation dynamique précise de la population, sa répartition géographique et ses particularités sociales et économiques.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-65313.html

Disparition de 500 millions du Centre hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott!

Senalioune – Le ministère mauritanien des Finances a suspendu la signature du comptable du Centre hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott Sidi Ould M’Bareck, à la suite d’un contrôle financier récemment effectué à cette importante infrastructure sanitaire du pays.

Le contrôle a révélé la disparition de 470 millions anciennes ouguiyas soit près d’un demi-milliard, rapporte le confrère Alakhbar dans son édition numérique de ce mercredi 29 juin courant.

Le gros montant disparu a été irrégulièrement retiré, c’est-à-dire sans être soumis aux procédures en vigueur en cas d’espèces, du compte dudit Centre hospitalier auprès du Trésor public de l’État.

La manne d’argent s’est volatilisée en deux temps dont un premier retrait de 400 millions effectué en 2021 et un second de 70 millions au cours du premier trimestre de l’année en cours, indique-t-on.

Ce sont les limiers de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) qui avaient constaté ce géant trou financier et qui poursuivent leurs investigations lancées depuis quelques jours, afin de cerner les non-dits de cette rocambolesque disparition de fonds publics, d’une part et le laxisme dont aurait fait preuve des responsables au Trésor public, pour autoriser le retrait d’un tel important montant sans observer les règles strictes en la matière, d’autre part.

Se basant sur des sources dignes foi, Le confrère Alakhbar n’écarte pas, l’implication de tierces parties dans ces opérations de retrait du compte du centre hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott.

Par Oumlbenina Mint Bamba

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=757697

À Bruxelles | Le discours du président mauritanien SEM. Mohamed Cheikh El Ghazouani

Le Président de la République, SEM. Mohamed Cheikh El Ghazouani, a prononcé, ce mardi à Bruxelles, un important discours devant les participants à la 15e édition des Journées Européennes du Développement qui se tient du 21 au 22 juin dans la capitale belge sous le thème «Global Gateway: construire des partenariats durables pour un monde connecté».

Voici le texte intégral du discours:

« Altesses royales, Majestés;

Excellence Monsieur Charles Michel, Président du Conseil européen;

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement; Mesdames, Messieurs;

Permettez-moi, d’abord, de remercier l’Union Européenne en la personne de Mme Ursula Von Der Layen pour l’aimable invitation qu’elle nous adressée afin de prendre part à la 15e édition des Journées Européennes du Développement, qui se tient sous le thème «Global Gateway : construire des partenariats durables pour un monde connecté», tout comme pour la chaleur et la qualité de l’accueil.

Excellences, Mesdames et Messieurs;

Les dramatiques conséquences de la Covid-19 ont fortement mis en lumière l’urgente nécessité de renforcer la résilience des chaines d’approvisionnement, et de relever les défis mondiaux liés aux changements climatiques, à la pauvreté, à l’insécurité, et au déficit d’infrastructures, de gouvernance et d’inclusivité du développement. Défis que la guerre en Ukraine est venue fortement exacerber en perturbant les chaines logistiques d’approvisionnement, occasionnant ainsi une très forte hausse des prix des denrées alimentaires et produits énergétiques.

En centrant son intervention sur le développement des liaisons intelligentes, propres et sûres, dans le domaine du numérique, de l’énergie et des transports, tout comme sur le renforcement des systèmes de santé, d’éducation et de recherche, l’Union Européenne, à travers le Global Gateway, affirme résolument sa volonté de contribuer efficacement à relever tous ces défis. Ces priorités sont aussi celles du continent africain. Nous notons, avec beaucoup d’espoir, l’annonce faite de consacrer 150 milliards d’euros au Volet Africain de ce programme.

Le Global Gateway, dans ses objectifs cibles, traduit une remarquable convergence des priorités entre la Mauritanie et l’Union Européenne, lesquelles ont toujours été unies par des relations de coopération fortes, diversifiées, saines et constructives que cimentent le partage des valeurs communes et l’excellence des relations bilatérales avec tous les pays membres de l’Union.

Je profite de cette occasion pour saluer, ici, l’appui que l’Union européenne n’a cessé d’apporter à mon pays et plus globalement aux pays du Sahel dans la lutte contre le terrorisme et pour le développement.

Excellences, Mesdames et Messieurs;

Jouissant d’une excellente position stratégique, (ouverte sur l’Europe et charnière entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne), la Mauritanie, en raison de son immense potentiel de ressources minières, énergétiques, halieutiques et agropastorales, ainsi que ses énormes besoins en infrastructures, en développement de la santé, de l’éducation et en renforcement de résilience économique et sociales, trouve dans le Global Gateway une opportunité de premier ordre et œuvrera résolument pour devenir un partenaire essentiel dans sa mise en œuvre.

La Mauritanie, pays de paix et de stabilité, est un ami fiable de l’Union Européenne. Elle a fait du développement du capital humain, de la lutte contre la pauvreté, la marginalisation et la précarité, un important pilier de sa stratégie de développement national, consacrant à la santé, à l’éducation et à l’amélioration des conditions de vie des plus démunis, une attention particulière et des moyens de plus en plus importants.

Cependant, en fournissant d’énormes efforts pour améliorer les conditions de vie de nos citoyens les plus démunis, nous avons veillé à respecter les exigences d’une politique budgétaire responsable, tout comme nous avons œuvré à consolider l’ancrage de l’état de droit, des libertés individuelles et collectives et de la bonne gouvernance.

En outre, mon pays s’est fortement engagé dans la lutte contre le changement climatique, la sécheresse et la désertification. Nous venons ainsi de réviser notre contribution au climat, et bien que nos émissions de gaz à effet de serre soient très marginales, nous prévoyons de les réduire, à l’horizon 2030 de 11%, par rapport à 2018.

Excellences, Mesdames et Messieurs;

La Mauritanie s’est fixée pour ambition de se positionner comme un acteur important dans la transition énergétique en augmentant son mix énergétique et en exploitant son potentiel d’énergies renouvelables. A cet égard, le lancement d’un ambitieux et important programme de développement de l’hydrogène vert pour offrir une source alternative et durable d’énergie propre constitue une importante opportunité de coopération avec l’Europe, renforcée davantage par notre proximité géographique.

Parallèlement, nous avons adopté des orientations stratégiques axées sur:

i) Le développement du numérique, auquel vient d’être récemment dédié un département ministériel à part entière;

ii) Les infrastructures et les secteurs productifs;

iii) Le renforcement de notre secteur privé;

iv) La promotion des Partenariats publics/privés,

v) L’amélioration du climat des affaires, en rendant notre code d’investissement de plus en plus attractif,

vi) La transformation en profondeur de certains secteurs clés comme l’agriculture, l’élevage et l’industrie.

Excellences, Mesdames et Messieurs;

Nous sommes conscients qu’en ces temps difficiles d’insécurité et de dérégulation des marchés, nous avons plus que jamais besoin de partenariats solides, ancrés dans des valeurs partagées pour transformer ces innombrables opportunités en outils de croissance et de réduction de la pauvreté.

Pour terminer, je voudrais saluer le leadership de Leurs Excellences Mr Charles Michel et Mme Ursula Von Der Layen pour le lancement de cette importante initiative de Global Gateway, et réaffirmer, dans le même temps, ma ferme volonté d’œuvrer à consolider et à diversifier davantage les relations de coopérations qui unissent mon pays, la Mauritanie, à l’Union Européenne.

Je vous remercie».

©️ Crédit source : Page FB Présidence de la RIM https://www.facebook.com/100076178417336/posts/156154066933873/

✔️Pèlerinage de La Mecque : les règles changent, pour le meilleur et pour le pire ?

~~Une nouvelle procédure d’obtention des visas pour les candidats au grand pèlerinage de la Mecque pourrait mettre de nombreuses agences de voyages occidentales sur le carreau et empêcher des milliers de pèlerins français d’accomplir le cinquième pilier de l’islam. Certains observateurs saluent toutefois une initiative destinée à mettre fin aux abus qui gangrènent le business du Hajj.

C’est une petite révolution dans l’organisation du pèlerinage de la Mecque. Après deux éditions interdites aux étrangers pour cause de pandémie de Covid-19, le Hajj 2022 aura lieu du 7 juillet au 12 juillet avec un tout nouveau système de demandes de visas pour les croyants originaires des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, d’Europe et d’Australie.

Pour espérer accomplir le cinquième pilier de l’Islam, les musulmans vivant dans ces pays occidentaux sont passés cette année par la plate-forme numérique Motawif, la seule habilitée à fournir par tirage au sort des visas pour le Hajj. Les candidats devaient remplir deux conditions pour valider leur inscription : être vaccinés contre le Covid-19 et être âgés de moins de 65 ans.

Alors que les derniers résultats de cette loterie aux visas sont attendus le 18 juin, des milliers de musulmans français craignent de manquer le pèlerinage cet été. Car il n’y aura pas de places pour tout le monde : le quota 2022 de pèlerins français a été fixé à 9 200, contre plus de 20 000 habituellement.

Agences de voyages hors-jeu

Jusqu’à présent, les visas étaient accordés par les autorités du royaume wahhabite par l’intermédiaire d’agences de voyage privées. Avec Motawif, ces entreprises se retrouvent brutalement évincées de l’organisation du pèlerinage.

La Coordination des organisateurs agréés Hajj de France (CHF), qui regroupe 70 sociétés, a exprimé début juin dans un communiqué son « incompréhension de cette démarche troublante et comportant des risques très importants quant au bon déroulement du pèlerinage au départ de la France ».

« Les agences sont dans une phase où elles n’arrivent plus à se projeter. On part sur des situations de quasi faillites pour plusieurs d’entre elles », explique un responsable cité par SaphirNews, site spécialisé dans l’actualité du monde musulman.

Cependant, l’initiative saoudienne n’est pas une surprise totale pour les agences. « Cela fait plusieurs années que cette réforme du pèlerinage se prépare, mais les agences ne s’attendaient pas à une décision aussi soudaine, et surtout pas à la dernière minute », explique Leïla Seurat, chercheure associée à l’Observatoire des mondes arabes et musulmans (Omam), autrice d’une étude sur le marché du pèlerinage à La Mecque.

Escroqueries à La Mecque
Selon une source saoudienne citée par l’AFP, ce nouveau système d’attribution des visas a pour objectif de lutter contre les escroqueries de « fausses agences » qui s’emparent de l’argent de pèlerins.

Des arnaques et pratiques commerciales trompeuses que dénoncent en France, depuis 2015, Omar Dakir, président de l’Association culturelle d’entraide et de fraternité (Acef). Il cite en exemple des « agences non immatriculées qui vendent des forfaits à des prix exorbitants et obtiennent des visas avec la complicité d’agences agrées ».

Selon lui, le nouveau système mis en place par les autorités saoudiennes est « une excellente nouvelle » pour faire le ménage dans ce business du Hajj. « Pendant des années, on a parqué des citoyens français de confession musulmane dans des avions et des hôtels, sans garanties financières ni protection juridique. C’est de la mise en danger de la vie d’autrui », estime Omar Dakir.

« Pour le coup, les Saoudiens normalisent et rendent beaucoup plus transparent le système, alors que beaucoup d’argent circulait au noir », affirme de son côté Didier Leschi, ancien chef du bureau central des cultes au ministère français de l’Intérieur, auprès du site d’actualité religieuse La Croix Africa.

Côté prix, trois forfaits sont disponibles pour les musulmans résidant dans la zone occidentale et s’échelonnent de 6 200 euros à 9 900 euros pour des séjours d’environ trois semaines.

Reprise en main
En supprimant des intermédiaires, le royaume saoudien cherche également à maximiser les revenus colossaux générés par le tourisme religieux ainsi qu’à diversifier son économie.

Avant la pandémie, les deux principaux pèlerinages musulmans, le Hajj et la Oumra, rapportaient quelque 12 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros) par an à l’Arabie saoudite.

« L’Arabie saoudite veut reprendre en main ce marché pour bénéficier directement des échanges avec le pèlerin. Cette réforme s’inscrit dans le plan Vision 2030 qui a pour objectif de développer le tourisme afin de préparer l’après-pétrole », analyse Leïla Seurat de l’Omam.

Reste à savoir si les Saoudiens seront capables de se substituer aussi facilement aux agences occidentales, alors que subsistent de nombreux points d’interrogation sur la nouvelle organisation et l’accompagnement dont bénéficieront les fidèles. « Les agences occidentales jouent sur la peur des gens en affirmant qu’il n’y aura pas de guides sur place, mais c’est complètement faux », rétorque Omar Dakir, le président de l’Acef.

« Il n’y aura plus de cohésion au sein de groupes de pèlerins français qui voyagent ensemble », précise toutefois Leïla Seurat. « Les tentes [dans lesquelles dorment les pèlerins à Mina après la Mecque] étaient organisées en fonction de la nationalité. C’est difficile de savoir comment ils feront cette année. Cela risque d’être un sacré pataquès ».

Pour cette édition 2022, l’Arabie saoudite a autorisé la venue d’un million de pèlerins étrangers ou nationaux, contre 2,5 millions avant la pandémie de Covid-19.

©️ Crédit source : https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20220617-p%C3%A8lerinage-de-la-mecque-les-r%C3%A8gles-changent-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire?ref=fb_i

✓L’ancien président Aziz utilisait la fondation Rahma comme un outil de blanchiment d’argent

Le constat est là, implacable : 24 milliards d’ouguiyas anciennes ont transité dans le compte de la fondation Rahma, créée par Ahmedou Ould Abdel Aziz, fils de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, mort en décembre 2015, lors d’un accident de la circulation, dans l’Est du pays.

Selon Alakhbar qui rapporte les conclusions de l’ordonnance du renvoi du pôle d’enquête spécialisé dans les crimes économiques, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz utilisait l’organisation caritative Al-Rahma, fondée par son défunt fils, comme un outil de blanchiment d’argent.

Le pôle d’enquête a indiqué que d’énormes sommes « suspectes » ont transité par ses comptes, dépassant les 24 milliards d’anciennes ouguiyas. Cet argent était dépensé dans l’acquisition de terrains et l’achat de marchés, ajoute le pôle d’enquête.

La fondation Rahma était « un outil entre les mains de l’ancien président pour blanchir de l’argent, dissimuler les sources criminelles de son argent et accorder à ses biens illégaux un caractère légal », souligne le pôle d’enquête dans son ordonnance de renvoi. 

Par cridem.org

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757119

✓Mauritanie : vers un procès devant la cour criminelle pour l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz

Soupçonné de « corruption, blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite », l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz sera jugé devant la cour criminelle avec onze autres dignitaires de son régime.

Une information confirmée par l’avocat de l’ex-chef de l’État. Pour Mohamed Ould Abdel Aziz, toute la procédure contre lui s’apparente à un « règlement de compte ». L’ex-président a d’ailleurs toujours refusé de répondre au juge.

Saisie en 2020, suite à une commission d’enquête parlementaire, les magistrats se sont penchés sur les dix années de pouvoir de l’ex-chef de l’État, notamment sur sa gestion des revenus pétroliers, sur les ventes de domaines de l’État, la liquidation d’une société publique assurant l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires et les activités d’une société chinoise de pêche.

Les avocats de Mohamed Ould Abdel Aziz ont confirmé qu’il doit donc être jugé devant la cour criminelle en charge des crimes de corruption, qu’aucune date de convocation ne leur a été transmise. Ils n’ont d’ailleurs pas encore indiqué s’ils comptaient faire appel de cette décision.

Inculpé avec l’ex-président en mars 2021 notamment pour corruption et enrichissement illicite, l’un de ses gendres, deux anciens Premiers ministres, plusieurs ministres et hommes d’affaires sont également renvoyés devant les juges. Mohamed Ould Abdel Aziz a toujours estimé qu’il était protégé par l’immunité que lui confère la Constitution.

Par RFI

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757046

✓L’Editorial du Calame : Magots planqués ?

La nouvelle a de quoi surprendre. Elle n’a pourtant pas été inventée par un média en mal de sensation.

L’ancienne Première dame, Tekeïber mint Ahmed, cherche, après quarante ans de vie commune (dont onze au palais présidentiel), à obtenir auprès des services de l’état-civil une attestation de mariage avec son époux Mohamed Ould Abdel Aziz. Pourquoi maintenant ? Le timing interroge.

Alors que le dossier dit de « la décennie », où MOAA et douze autres sont poursuivis pour, entre autres, détournement de deniers publics et malversations, vient justement d’être clos, ouvrant la voie au procès, cette demande est tout, sauf fortuite.

On parle de dizaines de millions de dollars, de biens meubles et immeubles aux quatre coins de ce vaste monde qui auraient échappé aux mailles du filet du pôle anti-corruption. Malgré des commissions rogatoires adressées à plusieurs pays…sans aucune réponse positive à ce jour.

Des cavernes d’Ali Baba auxquelles on ne peut avoir accès sans montrer patte blanche… un certificat de mariage, par exemple. Sans compter ce que les garçons, les filles et leurs conjoints ont mis de côté et qui n’a plus aucune chance d’être recouvert.

Que faut-il en déduire ? Que ce qui a déjà été saisi en Mauritanie n’est que, malgré son importance, la partie visible d’un énorme iceberg caché dans les paradis fiscaux et autres États complaisants ?

Que le « casse du siècle » ne dévoilera jamais ses secrets ? Sans doute mais on peut légitimement se poser une dernière question : Combien d’écoles, de routes, de dispensaires, de maisons de jeunes et de barrages aurait-on pu construire avec tout cet argent dont une grande partie semble nous échapper pour de bon ?

Ahmed Ould Cheikh (Le Calame)

✓Corruption : jugement requis pour Aziz et ses co-accusés, à l’exception de Ould Ndjay et Hassena Ould Ely

Le pôle anti-corruption du Parquet de la République de Nouakchott-Ouest a annoncé, mercredi 1er juin, avoir requis le renvoi devant la juridiction compétente les personnalités accusées de corruption dans le cadre du dossier de la corruption n° 001/2021, à l’exception de Moctar Ould Ndiay, ancien ministre des Finances et de Hassena Ould Ely, ancien administrateur-directeur général de la SNIM, a appris Cridem de source judiciaire.

Le 27 mai dernier, le pôle du Parquet général pour la lutte contre la corruption avait requis le renvoi devant la justice le de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et de plusieurs ex-dignitaires de son régime.

Les personnes qui étaient poursuivies sont les suivantes : Mohamed Ould Abdel Aziz, Yahya ould Hademine, Mohamed Salem ould Bechir, Mohamed abdellahi ould Oudaa, Taleb ould Abdi Vall, Hacenna ould Ely, Moctar Ould Ndjay, Mohamed Salem ould Brahim Vall, Mohamed ould Dav, Mohamed Ould M’Sabou, Mohamed Lemine ould Boubatt, Mohamed Lemine Ould Aloukay et Mouhyidin Mohamed Salek ould Bouh.

Le pôle avait formulé sa requête après qu’il a obtenu du juge d’instruction la conclusion de l’enquête judiciaire dans le dossier de corruption numéro 001/2021 qui concerne l’ex-président et 12 autres personnes, soit des membres de sa famille, de son gouvernement (dont deux anciens Premiers ministres) et des hommes d’affaires.

Mohamed Ould Abdel Aziz et ses 12 co-inculpés sont poursuivis pour corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite et d’autres chefs d’accusation, selon un communiqué du ministère public, publié le 9 mars 2021.

Les inculpés ont été cités dans un rapport d’enquête parlementaire, transmis au Parquet général en août 2020, pour corruption et mauvaise gouvernance durant la période de règne de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Des biens saisis estimés à 1,7 milliard d’euros

« Les opérations d’investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes ; des constatations sur les lieux à NKC [Nouakchott, ndlr] NDB [Nouadhibou, ndlr], Trarza [wilaya dans le sud-ouest, ndlr] et Inchiri [ wilaya située dans l’ouest du pays et dont la capitale, Akjoujt, est la ville natale de l’ex-président Ould Abdel Aziz, ndlr].

Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés », rapporte un communiqué du ministère public, avant d’ajouter que « l’enquête a révélé l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur. D’autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution ».

D’après le parquet général, si certains suspects ont tenté d’entraver le cours de la justice, l’enquête financière parallèle a toutefois permis de « découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société ». Les biens mentionnés dans le communiqué du ministère public sont situés sur le territoire mauritanien et vont des usines aux immeubles, en passant par des montants déposés dans des comptes bancaires. Les biens gelés ont été sommairement estimés à plus de 41milliards d’anciens ouguiyas (1,7 milliard d’euros).

Plusieurs faits criminels réprimés par les lois pénales

Les faits qui sont reprochés à Ould Abdel Aziz, l’inculpé principal dans cette affaire, concernent notamment la dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, le blanchiment, la perception d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique, le trafic d’influence, l’abus de fonctions, l’enrichissement illicite, le recel de produit du crime,…

Pour Yahya Ould Hademine (ancien Premier ministre), Mohamed Salem Ould Bechir (ancien Premier ministre), Mohamed Abdellahi Ould Oudaa (ancien ministre), Taleb Ould Abdi Vall (ex-ministre de l’Energie), Hacenna Ould Ely (ancien ministre des Pêches), et Moctar Djay (ex-ministre de l’Economie et ex-patron de la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie) sont poursuivis pour notamment participation à la dissipation des biens publics, l’octroi d’avantages indus dans des marchés publics, de trafic d’influence, d’abus de fonction, et d’enrichissement illicite.

Mohamed Ould M’Sabou, beau-fils de l’ex-président mauritanien, est poursuivi sur pour trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, octroi d’avantages indus dans des marchés publics, des faits réprimés par plusieurs articles de la loi sur la lutte contre la corruption.

Pour rappel, une commission parlementaire constituée en janvier 2020 avait été chargée de faire la lumière sur plusieurs dossiers pendant les années de pouvoir du président Abdel Aziz, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019.

Par cridem.org

©️ via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757029

✓Discours intégral prononcé par la Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Madame Lalya Kamara

Discours intégral prononcé par la Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Madame Lalya Kamara, le lundi 30 mai 2022, à Atar, lors du lancement de l’atelier de concertation et d’échanges sur l’actualisation de l’offre de la formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi, organisé par le Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

« Monsieur le Wali de l’Adrar
Messieurs, Mesdames les représentants des Conseils Régionaux, des autorités régionales, et des communes des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri ;
Messieurs, Mesdames les représentants du secteur privé et de l’économie solidaire;
Messieurs, Mesdames les représentants des partenaires au développement ;
Messieurs, Mesdames les représentants des services publics de l’emploi et de la formation professionnelle ;

Mesdames et Messieurs;

C’est un honneur pour moi de lancer aujourd’hui à Atar le premier atelier de concertation et d’échange sur l’actualisation de l’offre de la formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi au niveau des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri.

Mesdames et Messieurs,

Notre pays dispose d’un potentiel économique riche et diversifié qui peut offrir d’importantes opportunités d’emplois. L’exploitation judicieuse de ces opportunités peut donc amener à réduire sensiblement le chômage pour notre jeune population pour ne pas dire l’éradiquer ;

Toutefois, ces atouts ne pourront être pleinement bénéfiques que si nous disposons d’une main d’œuvre qualifiée, motivée par le travail , adaptée aux besoins du marché et débarrassée de toutes les barrières et pesanteurs sociales et des perceptions négatives de nature à entraver l’exercice libre de certains métiers.

C’est à ce titre que, le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, dans l’exécution de la Stratégie Nationale de l’Emploi et dans sa politique d’amélioration de la Formation Professionnelle et Technique tient à mettre le curseur non seulement sur le nombre de jeunes formés mais également et surtout sur le nombre de jeunes insérés dans la vie active.
Et pour cela, une des premières démarches de notre plan d’actions est l’analyse des besoins du marché grâce à la mise en place de mécanismes de concertation avec les employeurs qui en majorité sont du secteur privé qu’il soit formel, informel ou issu de l’ économie sociale et solidaire pour garantir une bonne adéquation de l’offre de formation avec les besoins en qualification du marché du travail.

Le présent atelier tout comme ceux qui suivront les semaines prochaines à Nouakchott, Kaédi et Kiffa s’inscrivent dans cette même démarche.

Mesdames et Messieurs

Les engagements pris par son Excellence le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani dans son programme électoral TAAHOUDATI, vise en matière d’emploi et de formation professionnelle, la mise en place d’un service public à l’écoute de la demande sociale et capable de satisfaire les besoins actuels et futurs du marché et ainsi d’anticiper les formations adéquates en vue d’accompagner les mutations économiques, socle de prospérité et de croissance dans les différents secteurs d’activités de notre pays.

Le Gouvernement, sous la conduite du Premier Ministre son excellence Mohamed Ould Bilal, veille à la mise en œuvre de ces engagements à travers la mise en place de moyens appropriés destinés, pour ce qui est de l’Emploi aux programmes inédits pour le développement de la formation, l’amélioration de l’employabilité, la promotion de l’entreprenariat qui constituent dorénavant les 3 piliers des actions du MEFP.

Mesdames, Messieurs, chers participants qui nous avez fait l’insigne honneur d’être présents aujourd’hui,

Vos différentes provenances ainsi que les niveaux de responsabilités que vous occupez dans vos structures respectives révèlent l’intérêt que nous, tous ensemble, accordons à ces concertations et aux résultats auxquels nous parviendrons à terme.

Des questions importantes liées à la demande du marché du travail et à l’offre actuelle de la formation professionnelle feront l’objet de nos débats d’aujourd’hui, il s’agit notamment de répondre aux question suivantes :
L’offre actuelle de formations diplômantes de nos établissements répond-elle aux attentes des entreprises ?
Quelle est votre appréciation de la qualité du travail des jeunes qui sortent de nos établissements ?
Quelles sont vos recommandations pour faire évoluer cette qualité ?
Quelles sont les spécialités demandées et les niveaux les plus adaptés à la demande?
Quelle est le mode de formation le plus adapté à vos entreprises, à vos structures : les formations résidentes, les formations par apprentissage ou celles par alternance ?
Quelles recommandations pouvez-vous formuler pour garantir une meilleure implication de vos entreprises dans la formation et dans nos établissements ?

Votre contribution active à ce débat nous permettra ensemble de mieux définir l’offre du dispositif de formation professionnelle et de cerner, par conséquent, les mesures appropriées pour la mise en place d’un dispositif qui jouerait efficacement son rôle de levier pour l’emploi et d’outil au service du développement des différents secteurs de l’économie nationale.

Sur ce, je déclare ouverte la journée de concertation et d’échange sur l’actualisation de l’offre de formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi au niveau des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri .

Je vous remercie pour votre attention. »

©️ Crédit source : Élément via Page du ministère https://www.facebook.com/100069136902895/posts/326401866341041/

✓Nouakchott : le ministère de l’Intérieur mobilise walis, hakems et maires pour lutter contre la mendicité

Ce vendredi 27 mai, une réunion consacrée à la lutte contre la mendicité à Nouakchott a mobilisé les walis, les hakems, les maires et la présidente du conseil régional de Nouakchott.

Présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, la réunion a également délibéré sur deux autres points en l’occurrence l’élaboration d’un plan proactif en prévision de la saison des pluies et les risques liés à la situation des marchés de la capitale.

Au sujet du point relatif à la préparation de la saison des pluies, le ministre de l’Intérieur a souligné que les attentes laissent présager une saison des pluies précoce et prometteuse, ce qui nécessite l’élaboration de plans volontaristes par les wilayas et les moughataas et une coordination avec le délégué général à la Sécurité Civile et Gestion de Crise et l’Office National de l’Assainissement, indique l’Agence Mauritanienne d’Information.

M. Ould Mohamed Lemine a ordonné dans ce sens la formation de comités de vigilance et de suivi au niveau des wilayas et des moughataas de la capitale.

« S’agissant des risques résultant de la situation des marchés et de l’anarchie qui caractérise les points d’approvisionnement en leur sein, le ministre a souligné qu’ils sont inacceptables compte tenu du danger qui menace les personnes et les biens, d’autant plus qu’il y a des obstacles qui empêchent l’intervention des services de la sécurité civile », rapporte l’Agence Mauritanienne.

En ce qui concerne la mendicité, le ministre de l’Intérieur a souligné qu’il s’agit d’un phénomène dégradant et inapproprié, et a souligné la nécessité de mettre en place des moyens pour l’éradiquer définitivement, en coordination avec les structures gouvernementales compétentes et les organisations de la société civile, a indiqué l’Agence Mauritanienne d’Information.

Par cridem.org

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