« LE CRATÈRE SUD-AFRICAIN » | Par Achille Mbembe


Crédit photo : Sa Page FB

Dans ce texte [ https://www.dailymaverick.co.za/article/2021-07-14-this-is-what-a-failed-state-looks-like/ ] , Richard POPLAK (un observateur averti de son pays) développe l’une des analyses sinon les plus originales, du moins les plus provocatives des événements en cours en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud n’est peut-être pas (encore) un « failed state » (un Etat failli). Plusieurs expressions ont servi a la designer dans un passé récent , à commencer par la plus idiote: « la nation arc-en-ciel », qu’elle n’est pas non plus.

S’il fallait à tout prix lui octroyer un nom, alors on dirait qu’en réalité, ce pays aura été, depuis ses origines modernes, un veritable cratère.

En tant que tel, il aura fait l’experience, à intervalles plus ou moins réguliers, de violentes éruptions. Mais après chaque éruption, il aura su trouver, quelque part, les ressorts nécessaires pour se remodeler, et cela aussi fait partie de sa singularité.

L’arrivée au pouvoir de l’ANC en 1994 n’a pas abouti a l’éradication de ces dynamiques cratériformes . Bien au contraire, celles-ci ont connu une vertigineuse accélération , et c’est bien l’une des raisons pour lesquelles l’on en est là aujourd’hui.

Aussi bien les choix que les non-choix effectués depuis plus d’un quart de siècle par les nouvelles élites gouvernantes auront débouché sur la multiplication sans précédent de logiques de collision multi-échelles et de situations aussi paradoxales qu’explosives – et par conséquent objectivement insoutenables sur la moyenne durée.

L’incarcération de Jacob Zuma a servi de prétexte et la poudrière a partiellement saute. Partiellement, du moins pour le moment.

La déflagration en cours représente un veritable danger pour tout le pays. Ici, les inégalités sociales sont par définition raciales et cela ne peut plus durer. Les niveaux d’appauvrissement étaient déjà vertigineux. La stratégie de lutte contre la pandémie a abouti à la destruction des ultimes filets de sécurité, ouvrant la voie, à présent, à de réelles situations de famine, de détresse et de désespoir. La violence structurelle n’est plus de nature à préserver l’ordre établi. Elle est en train de détruire la fabrique sociale elle-même. Beaucoup n’ont plus rien a perdre.

Il serait étonnant que l’explosion actuelle épargne l’ANC dont le cours, tout à fait tragique, n’est pas sans rappeler la trajectoire suivie par la plupart des mouvements dits de liberation dans notre continent au cours de la période postcoloniale .

De la libération à la prédation, le chemin aura souvent été court.
Aujourd’hui, deux factions irréconciliables sont en lutte pour le pouvoir au sein du parti. D’abord feutrée pendant plusieurs années, cette lutte est désormais une lutte a mort.

De façon schématique, elle oppose une faction prédatrice (représentée par Jacob Zuma et ses affidés) et une faction techno-ploutocratique (Ramaphosa et les siens).

La faction techno-ploutocratique cherche à préserver les oripeaux de la démocratie constitutionnelle et de l’Etat de droit comme cadre privilégié de l’accummulation, dans le contexte d’une économie de marché formelle. La redistribution, dans ce cadre, se ferait par les canaux ordinaires de la croissance, des investissements et de la création d’emplois.

La faction prédatrice se sert de la rhétorique de la redistribution (radical economic transformation) comme d’un drapeau rouge et cherche à rallier les « classes marginalisées » aux fins d’accaparement du pouvoir d’Etat. Elle n’hésiterait d’ailleurs pas à sacrifier la constitution et l’Etat de droit, à utiliser (et au besoin a détruire) la puissance publique aux fins d’accaparements privés et de rackets en tous genres (le modèle russe).

La lutte entre ces deux factions est loin d’être terminée et sert de toile de fond à l’explosion en cours.

Elle sera d’autant plus rude et impitoyable que les forces sociales qui soutiennent Jacob Zuma se recrutent y compris au sein des institutions étatiques (police, armée, municipalités, gouvernements et assemblées provinciales et services de renseignement). Elles se nourrissent par ailleurs de la convergence avec, voire du controle qu’elles cherchent à exercer sur des pans entiers de l’économie criminelle et du racket qu’avait étudié, il y a plusieurs années, le regretté Stephen ELLIS dans un ouvrage peu commenté à l’époque.

Les enjeux sont donc énormes. Une éventuelle victoire de la faction prédatrice et une restauration de Zouma sous une forme ou une autre signeraient l’échec de l’expérience sud-africaine et aurait de terribles répercussions sur l’ensemble du continent.

Mais pour réussir, l’Afrique du Sud a besoin d’une rupture radicale et d’une reforme aussi bien de l’Etat que de l’économie – une reforme qui etendrait à tous les délaissés un droit universel à la subsistance.

Bref, elle devra inventer un modèle entièrement neuf, qui ne se limite pas à la démocratie de marché. Car on le sait désormais, à l’âge du néolibéralisme autoritaire, la démocratie de marché à elle seule n’est plus une garantie contre la plongée dans le chaos, la violence et l’anarchie.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 14 juillet 2021 voir : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158245237561451&id=618071450

MAURITANIE : ARRIVÉE DE NOUVEAUX OPÉRATEURS D’INTERNET POUR CONCURRENCER MAURITEL, MATTEL ET CHINGUITEL

Les opérateurs téléphoniques, Mauritel, Mattel et Chinguitel, ont payé « l’année en cours » 967 millions d’ouguiyas anciennes, a révélé lundi 12 juillet, le ministre de la Transition numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration, Abdelaziz Ould Dahi.
M. Dahi a fait cette révélation, à l’Assemblée nationale, lors d’une question orale posée par le député Ishagh Mohamed Ahmed Miské relative à la situation des communications dans notre pays et au respect des cahiers de charges par les opérateurs.

« Les amendes infligées aux entreprises de télécommunications s’élevaient à 6 millions et 230 mille MRO en 2004, alors qu’en 2014, c’est-à-dire après la promulgation de la loi modifiant la loi sur les communications électroniques, elles s’élevaient à 436 millions MRO, atteignant au cours de l’année écoulée à un milliard et 882 millions MRO, notant qu’au total les amendes de l’année en cours s’élevaient à 967 millions MRO jusqu’en juin dernier », a indiqué Abdelaziz Ould Dahi.

« L’Autorité de régulation travaille actuellement sur une étude visant à augmenter la pénalité annuelle des violations des procédures par les opérateurs de 2% à 5%, et à introduire des sanctions dissuasives qui incluent la suspension partielle ou totale des licences, la réduction de leurs périodes ou de la portée ou le retrait définitif », a-t-il ajouté.

Le ministre a, par ailleurs, annoncé l’arrivée de nouveaux opérateurs d’Internet [qui] ont obtenu des licences conformément au système de licence en vigueur.

« [Ils] vont fournir très prochainement leurs services, ce qui ne manquera pas de renforcer la compétitivité et d’avoir un impact positif sur la qualité des services et des communications dans le pays », a indiqué le ministre de la Transition numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

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✓Vers une rupture avec les métiers réservés aux hommes en Mauritanie

Saadani Bint Abeidna est la première femme à avoir créé un atelier de réparation automobile à Nouadhibou, la capitale économique du pays, et à avoir intégré un secteur considéré exclusivement destiné aux hommes.

Saadani n’a que 31 ans. Mariée et mère de trois enfants, elle est diplômée d’un BTS en maintenance de véhicules à moteur. Elle a activement fait des formations professionnelles dans plusieurs entreprises pour améliorer ses compétences et pour augmenter ses chances d’intégrer le marché de l’emploi. Cependant, malgré ses qualifications, ses demandes d’emploi sont restées sans succès. C’est ainsi qu’elle a décidé de ne pas céder à l’échec et de suivre son ambition et son désir de travailler et de gagner sa vie.

La réparation automobile est un travail difficile et souvent qualifié de travail d’homme. Cela est particulièrement vrai en Mauritanie, où les emplois et les compétences nécessaires pour effectuer un tel travail sont largement dominés par les hommes. Les femmes pratiquant une activité physique ou s’essayant à des métiers occupés en majorité par les hommes se voient fortement stigmatisées par une société dans laquelle ces activités jugées masculines sont inappropriées pour les femmes.

• Freins à l’entreprenariat féminin

Saadani a rencontré de nombreux obstacles. Tout d’abord, d’ordre financier. Elle a pris la difficile décision de vendre ses propres avoirs pour financer son projet. Ensuite, et principalement, elle a dû supporter la pression sociale et défendre son projet hors-normes. Malgré ces défis, Saadani a décidé d’aller de l’avant, d’aller à l’encontre de la stigmatisation sociale et de se frayer un chemin vers une nouvelle réalité où les femmes ont l’opportunité de s’engager dans des activités génératrices de revenus souvent réservées aux hommes.

Il s’agit d’une nouvelle réalité qui s’impose lentement et qui annonce des changements potentiels dans la société mauritanienne. Ceci aura certainement un impact substantiel sur l’avenir de la composition structurelle du tissu socio-économique en Mauritanie. Une nouvelle réalité où la femme jouera un rôle clé dans la promotion de l’économie locale et nationale et contribuera à l’évolution de la société mauritanienne.

La part de la main-d’œuvre féminine dans la population active a légèrement augmenté, passant de 29,5% en 2010 à 31,5% en 2020. Malgré cette légère augmentation, plus de 50,8% des femmes sont au chômage et ne cherchent pas d’emploi. La plupart des femmes actives effectuent des tâches qui ne sont pas rémunérées et ne génèrent pas de revenus. Dans ce sens et selon le ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, le taux d’emploi est de 27,22% pour les femmes alors qu’il atteignait 59,71% pour les hommes en 2017.

Selon les derniers indicateurs de genre en Mauritanie (2014), le ratio des femmes en position de direction dans le secteur privé est remarquablement faible : 4,5% par rapport au total des entreprises. L’égalité entre hommes-femmes dans les postes de direction reste un objectif loin à réaliser !

• Initiatives innovantes et courageuses par les femmes mauritaniennes

Compte tenu des difficultés rencontrées par les femmes pour accéder aux marchés du travail locaux, plusieurs initiatives entrepreneuriales innovantes ont émergé, particulièrement des initiatives « non traditionnelles » lancées par des femmes mauritaniennes telles que Saadani Bint Abeidna.

Le laboratoire d’accélération du PNUD en Mauritanie, explore la possibilité de dupliquer ces nouvelles initiatives qui conduiront potentiellement à un changement significatif et auront des retombées positives par rapport aux différents défis de développement.

C’est dans cette perspective que le laboratoire d’accélération étudie cette nouvelle tendance comme étant un indicateur de changement dans la société mauritanienne et qui devrait faire des femmes un acteur important en matière d’inclusion économique et sociale. Par conséquent, l’équipe du laboratoire d’accélération a contacté Saadani pour que son expérience profite à d’autres groupes de femmes vulnérables afin qu’elles soient mieux équipées. Le PNUD œuvre également à faciliter leur participation dans des activités génératrices de revenus et à surmonter la stigmatisation sociale et les obstacles à leur succès.

«J’invite toutes les femmes ayant des idées de projets à foncer. Ne laissez pas les obstacles vous empêcher de réaliser vos rêves. Il est temps pour vous d’être indépendantes financièrement et de devenir des managers de vos propres entreprises», déclare Saadani.



Elle rajoute «Je vous exhorte à obtenir l’éducation et la formation nécessaires pour améliorer vos compétences et votre savoir-faire afin d’avoir plus de chances d’atteindre vos objectifs. Ne devenez pas dépendantes des autres… » poursuit-elle.

Nécessité d’appuyer ces initiatives !

L’exploration de cette nouvelle orientation dans la dynamique de l’entreprenariat est d’une grande importance pour le laboratoire d’accélération et aussi les programmes du PNUD Mauritanie et s’aligne étroitement avec les objectifs de développement durable (particulièrement ODD 5 et ODD 8). Plusieurs collaborations potentielles peuvent être envisagées dans ce sens pour que les femmes puissent se faire une place dans des activités économiques considérées, souvent, exclusivement destinées aux hommes.

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✓ Souffrance et repli sur la communauté soninké | les mirages autour du francinké (l’immigré soninké en France, par Boulaye Diakité.



L’émigration Soninké est un choix dû a une conjoncture particulière. L’agrégation de ces processus constitue une réalité collective qui grâce a un mensonge collectif se perpétue et se développe. Abdelmalek Sayad aborde les multiples contradictions dans les conditions de vie des immigrés. Sayad montre « la double absence » des immigrés : absent de son pays, absent dans sa famille, son village, mais absent aussi dans la société d’accueil qui le rejette et le considère comme une force de travail .

Au foyer, les migrants Soninkés sont confrontés à divers difficultés (papiers, faire un cv, recherche d’emploi, etc.) et vivent dans des conditions très difficiles en France.
Encouragés par leur groupe, les membres de leur communauté… L’immigré peut rester pendant 5 ans, 10 ans ou même plus dans une situation administrative irrégulière, souvent sans travail ou travailler illégalement.

La question de retour n’est jamais soulevée. L’histoire d’un immigré, régularisé après 14 ans. Il dit avoir deux femmes et une fille qui l’attendaient au pays, 14 années d’absence. Il dit n’avoir jamais pensé au retour. Régularisé après 14 ans. Un autre immigré suite à ma question : combien de temps êtes-vous en France ? Il répond : je suis France mais ça ne fait pas longtemps. Mais combien temps. Il me répond 5 ans. Êtes-vous régularisé ? Non. Cinq années d’absence ici et là bas pour l’immigré, ce temps perdu est court. Cinq ans ! Il répond oui, cinq ans ce n’est rien. Cinq ans perdu, sans rien, l’immigré soninké trouve toujours la France meilleure le seul fait qu’il est en France, il est le francinké. Chez les soninkés dire il est francinké (de France) ou les francinkos, ces appellations donnent un sentiment de joie, d’honneur et de fierté à l’immigré.

L’immigré soninké quelque soit sa condition de vie en France pense qu’il n’y a pas d’autres alternative. L’immigration Soninké croit en la France comme un eldorado. L’immigré sans papiers, sans travail et sans logement pense que cette vie est meilleure à celle de son pays.

Pour Sayad, immigration ici et émigration là sont les deux faces indissociables d’une même réalité, elles ne peuvent s’expliquer l’une sans l’autre . L’émigration en France avait pour fonction première de donner aux communautés paysannes, incapables de se suffire à elles-mêmes par leurs activités agricoles, les moyens de se perpétuer en tant que telles.

L’immigré Soninké souffre de sa situation sans s’en rendre compte. Il n’est pas présent dans la société d’accueil et absent de son village d’origine. Il continue de se replier sur lui-même – en cumulant, arrivée du pays : petit boulots, débrouilles et galères. Après un ou deux mois d’aide de la communauté les nouveaux arrivants doivent eux mêmes contribuer à la bonne marche du foyer, souvent il partage une chambre avec un migrant plus ancien parfois issus de sa famille. Plusieurs solutions s’offrent à lui : petits boulots, débrouilles, et galères, petit commerçant, etc.

Le foyer est un quelque sorte un village pour l’immigré soninké. Il considère le foyer comme un village, le lieu le plus sûr. A la différence du village au pays, le village-foyer, il y a des absents (les enfants, les femmes, les vieux, etc.).

L’immigration soninké est une immigration majoritairement patriarcale. Les femmes ne sont pas sollicitées pour l’immigration. Les immigrés pensent qu’il est préférable que les enfants naissent et grandissent au pays. Cela permettrait la continuité de leur mode de vie, qu’ils pensent le meilleur.

Les nouveaux arrivants en France doivent habiter au foyer quelque soit les opportunités qui s’offrent à eux. Le foyer a une fonction essentielle pour les Soninkés. Il permet pour les migrants de garder les attaches avec la famille au pays et leur sociabilité. Plusieurs activités se passent au foyer (cérémonie mariage, recherche d’emploi, démarche pour les papiers, baptême, organisation des soirées, etc.).

Au village, on ne parle que de l’immigré comme un homme heureux. Il est celui qui apporte la joie, à manger. Son nom est scandé partout de places publiques, à la maison, etc. Il s’agit ici d’un discours qui socialise les plus jeunes à l’immigration. L’immigré, il est bon, meilleur, beau. Les caprices de l’immigré sont reçus comme une joie par la famille. Il est colère, cette colère est comme un cadeau même s’il a tort parce que c’est l’immigré. Il a toujours raison. Il peut fait mal mais ce n’est pas grave.

Toute autre forme de réussite si on n’est pas immigré, ne pas une réussite en milieu soninké. La pression sociale ne laisse personne indifférent. Les gens sont forcés à partir à cause de la contrainte sociale qui veut qu’on devient immigré. Le non immigré est inutile, fatiguant, rien de ce qu’il peut dire n’est audible, non travailleur, fainéant. Il faut partir loin du pays, du continent ; voilà il faut partir pour les soninkés. Il est parti égale ; il a réussi pour les soninkés.

Mais avoir un diplôme, être ministre, docteur ; je ne sais quoi d’autre n’intéresse personne chez les soninkés. Il faut être immigré. Le diplômé arrive dans son village, il est content. Au village, Il est à peine félicité. Voilà, il va se sentir inutile. Il oublie qu’il a étudié ; qu’il a des diplômes et se lance à l’aventure. Quelques exceptions restent et même s’ils ont réussi, ne sont pas considérées dans la conscience collective des villageois.

L’immigré peut échouer mais il a plus considération aux yeux des soninkés qu’une personne non immigré, même s’il a réussi ; on ne le voit pas ; on ne veut pas de sa réussite, il faut qu’il part. La conscience collective adopte l’immigration comme la réussite. Ma place de l’immigré est particulière dans la conscience collective. L’immigré arrive en vacance au village ; il peut être endetté sauf que les villageois ne savent pas. Les éloges des villageois, l’immigré est prêt à doute. A cause de ce mensonge collective, il a fini par croire qu’il est riche. il va continuer à s’endetter durant son séjour et augmente ses souffrances parce qu’au retour, il doit payer ses créanciers. La vie de l’immigré est une vie toujours au point de départ.

©️ Source crédit : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10208939667204664&id=1705378100

[Vidéo] Mauritanie : vers la fin de la spoliation des terres de la vallée du fleuve Sénégal

Le360 Afrique – Le gouvernement mauritanien vient d’annuler une concession de 3.200 hectares accordée à l’AAAID. Une décision qui rentre dans le cadre de la volonté du gouvernement du Président El Ghazouani de mettre fin à l’accaparement injustifié des terres des populations de la vallée du fleuve Sénégal. Après les annonces relatives au changement de la politique de l’accaparement des terres de la vallée du fleuve Sénégal, les autorités mauritaniennes sont passées à l’acte. Kane Ousmane, ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, s’est rendu ce week-end à Dar El Barka à la vallée du fleuve Sénégal, en compagnie de son collègue de l’Agriculture.
Il a transmis aux populations un message du Président Mohamed Cheikh El Ghazouani annonçant l’annulation d’une concession de 3.200 hectares au profit de l’Autorité arabe pour le développement de l’investissement agricole (AAAID) associés à des privés nationaux, datant de 2015, sous l’ère de l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le gouvernement s’engage également à mettre fin à la politique des attributions abusives et de l’accaparement des terres, au profit d’une démarche consensuelle impliquant l’Etat, les communautés et les potentiels investisseurs.

«Le Président de la République m’a chargé de vous transmettre un message spécifique à la population de Dar El Barka. Celui-ci concerne une convention qui avait été signée en 2015 entre notre pays et l’institution financière AAAID, par laquelle l’Etat donnait la possibilité de valoriser 3200 hectares.

Suite à un travail de vérification, le gouvernement a décidé de dénoncer cette convention le 10 mars 2021, estimant qu’elle n’est pas conforme aux intérêts de la partie mauritanienne», a annoncé Ousmane Kane.

Il a expliqué par la suite les enjeux de la réforme foncière dont «le principe de base repose désormais sur un partenariat entre l’Etat (puissance régalienne), les communautés villageoises qui vivent sur les terres à valoriser et les candidats investisseurs (privés nationaux ou capitaux étrangers).

Dans cette perspective, l’accompagnement des populations est indispensable. On ne peut pas investir durablement son argent dans une zone, et se retrouver dans l’obligation de se faire accompagner par la police et la gendarmerie, à chaque fois qu’il faut se rendre sur le terrain. Aucun investisseur sérieux ne l’accepterait. Par ailleurs, la terre est une source de richesse, et ne doit pas servir de prétexte à des querelles stériles.

Suivant les règles classiques de fonctionnement de l’économie, la valorisation de ces ressources profitera aux Mauritaniens de toutes les régions du Sud, de l’Est, du Centre et du Nord.

«Les communautés seront désormais chargées d’identifier les superficies pour constituer des blocs à mettre en exploitation. Les privés nationaux et étrangers sont capables de mobiliser des ressources financières et une expertise au-delà de l’Etat. Ils vont représenter le troisième maillon de la chaîne du partenariat. Ce sont ces éléments qui constituent les principes de base de la réforme foncière que prépare le gouvernement», a expliqué le ministre.

Gaye El Hadj, administrateur civil à la retraite, reconverti dans l’agriculture dans la commune de Dar El Barka «salue l’annonce du gouvernement au sujet de l’abandon du projet de l’AAAID et l’association des populations à la gestion du foncier, notamment le fait d’accorder la primeur du diagnostic aux communautés, qui pourront ainsi déterminer la véritable propriété des terres sur lesquelles elles vivent depuis des millénaires.

Tout cela constitue l’aboutissement d’un long combat, dont le symbole était le défunt maire de la commune, feu Tijane Mame Kane, décédé il y a quelques mois et devant la mémoire duquel je m’incline».



A l’origine de cette réforme foncière en Mauritanie, un véritable constat d’échec illustré par la colère des communautés, victimes d’une politique d’accaparement des terres. Une pratique mondiale désormais érigée en crime contre l’humanité par la législation pénale internationale.

Mais aussi et surtout par d’énormes investissements improductifs, d’un montant global de près de 2 milliards de dollars (plus de 500 milliards d’anciennes ouguiyas entre 1974 et 2021) consentis par les partenaires au développement, pour un résultat nul.

Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck

Via Cridem

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Foncier : du nouveau ? | Par Lô Gourmo

Les mesures foncières proposées par le Ministre de l’économie M. Kane Ousmane et annoncées par le Maire de Djéol me paraissent particulièrement intéressantes. Mises en œuvre, elles constitueront une véritable rupture par rapport à la pratique suivie jusqu’ici dans le cadre de l’applicationla de la fameuse loi foncière de 1983 et du code des droits réels de 2017. La porte principale par laquelle s’engouffrait le chauvinisme était la propriété des terres. Le projet en cours, tel qu’exposé par M. Le Maire, en attendant semble t’il son adoption définitive, rompt avec la confusion en la matière, en reconnaissant les formes de preuves les plus diverses que peuvent présenter les populations locales pour attester leurs propriétés. Exactement ce qu’elles ont toujours réclamé. Par ailleurs, ce sont les structures d’organisation locales de ces populations qui joueront le rôle décisif pour dire à qui appartiennent ces terres en fonction de leur enracinement et de leur légitimité populaire. En principe, l’administration ( y compris les domaines) accompagne le processus de cette reconnaissance sans pouvoir unilatéralement substituer ses  » titres » à ceux reconnus sur place , par les représentants de ces populations. Il est à souligner que, d’après le compte rendu de la mission envoyée dans certaines communes dites pilotes du Nord et du Sud, les mesures seront uniformément appliquées sur l’ensemble du territoire.
Mises en œuvre comme annoncées, ces mesures transformeraient considérablement l’ordre foncier tel que faconné par des décennies de confusion juridique et d’accaparement des terres par des spéculateurs peu scrupuleux, en complicité avec certains représentants gabegistes de l’administration. On verra bien.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date du 10/06/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=302900311564847&id=100055346415293

Le Président de la République supervise la pose de la 1ère pierre de deux échangeurs et l’extension du réseau routier urbain de Nouakchott (AMI)

Le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a supervisé aujourd’hui, jeudi, dans la moughataa de Riyad, la pose de la première pierre de la construction de deux échangeurs dans la capitale, l’inauguration du réseau urbain pour l’année 2020 à Nouakchott, le lancement des projets de réseau urbain de la capitale pour l’année 2021.



Son Excellence le Président de la République a reçu des explications détaillées sur les projets d’infrastructures mis en œuvre, leurs caractéristiques techniques et les délais de leur réalisation, ainsi que les moyens mobilisés pour la mise en œuvre de ces projets.

Il s’agit, dans le premier cas de l’échangeur du quartier Haye Essaken, qui est financé à hauteur de 15 519 5001 MRU, dont la réalisation prendra 24 mois, et, dans le deuxième cas, de l’échangeur de la Jonction de Bamako pour un coût de 17 2589798 MRU, avec une durée de réalisation de 24 mois.

Pour ce qui est du réseau urbain pour l’année 2020 que le Président de la République vient d’inaugurer, sa longueur, est de 40 km et comprend 19 axes dans la capitale, pour un coût de 523 045 895 MRU, et dont la construction a été confiée à la Société d’Entretien, de Travaux, de Transport et de Maintenance, avec une période d’exécution de 14 mois.

Les nouveaux routiers, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui par Son excellence, dans le cadre des projets du réseau urbain de Nouakchott pour l’année 2021, portent sur des tronçons de 47 kilomètres pour un coût de 527 641 900 nouvelles MRU. Les travaux sur les différents axes routiers couverts par ces projets, seront achevés dans 15 mois.

Le maire de la municipalité de Riyad, M. Abdallahi Mohamedou Idris, a salué cette réalisation, qui briserait l’isolement de la moughataa de Riyad, fluidifiera la circulation routière et en ferait une zone centrale de liaison et de trafic.

Il a déclaré que la commune de Riyad sera le meilleur témoin de l’accomplissement par le Président de ses engagements, exprimant sa conviction que le développement décrit par le président de la République est un type particulier de développement qui s’exprime à travers des actes concrètement posés dans une vision qui fait du citoyen la fin et le moyen de toute action publique.

Le maire a salué ce que le gouvernement a accompli, notamment dans le domaine de la priorité accordée au volet social, saluant à cet égard l’offre gratuite des services et prestations de l’assurance maladie à 100 000 familles pauvres.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal, du président du Conseil constitutionnel, du chef de file de l’opposition démocratique, des membres du gouvernement, de plusieurs membres du corps diplomatique accrédités dans notre pays, du wali de Nouakchott sud, de la présidente de la Région de Nouakchott, du hakem de Riyad, des élus et autres personnalités.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-58694.html

Nouakchott : Le Président de la République supervise le lancement officiel de l’assurance maladie pour 100 000 ménages pauvres

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a supervisé, vendredi à Nouakchott, la cérémonie du lancement officiel d’une assurance maladie complète et gratuite pour 100 000 ménages les plus pauvres.

A cette occasion, le Président de la République a remis des cartes d’assurance maladie gratuite à certains bénéficiaires issus des différentes wilayas du pays.

L’opération constitue la concrétisation l’engagement du Président de la République de rehausser le niveau des ménages les plus pauvres et les plus vulnérables, et de leur faciliter l’accès aux services de base y compris les services sanitaires de qualité.

L’objectif de ce programme est de faire bénéficier cent mille ménages pauvres, soit environ six cent vingt mille personnes d’une assurance maladie gratuite.

Les prestations couvertes par l’assurance maladie complète et gratuite sont :

Les soins ambulatoires : Préventions, consultations, traitements et les services auxiliaires ;

Les soins hospitaliers : Consultations, Chirurgies, traitements et services

Les évacuations pour soins nécessaires listés ;

Les listes des spécialités et des actes médicaux et paramédicaux ;

Les appareillages ;

Les frais des transports médicaux.

Ce premier lot de bénéficiaires comprend environ cent sept mille individus, y compris les personnes vivants avec un handicap ou une maladie chronique.

Le processus d’intégration de ces ménages cibles à l’assurance maladie Gratuite et complète se poursuivra pour couvrir l’ensemble des 100 000 ménages ciblés d’ fin de 2021.

Notons que l’Assurance maladie est considérée comme l’un des principaux leviers du développement économique et social des nations, car elle permet aux bénéficiaires d’accéder aux services de santé, de limiter les dépenses liés aux traitements en cas de maladie de l’individu, de renforcer la cohésion sociale et réduit les inégalités et les disparités sociales et leurs conséquences négatives.

La cérémonie de lancement officiel s’est déroulée en présence du Premier ministre, des présidents des institutions constitutionnelles nationales, des membres du gouvernement, de certains membres du corps diplomatique et d’un grand nombre d’invités.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-58617.html

Le Grand Entretien du Blog | Madame Habsa Camara, la fondatrice présidente de l’ONG Macalebasse en Mauritanie .

Notre publication Le Grand Entretien du Blog (Le GEB) de cette fin de semaine concerne une entrepreneuse ingénieuse qui dirige l’ONG Macalebasse basée à Nouakchott . Notre compatriote du nom de Habsa Camara, développe et transforme des éléments-sources du terroir environnemental en des produits Bio divers d’une grande utilité pratique. Un modèle d’entrepreneuriat visionnaire avec de louables perspectives à promouvoir.

Les contacts Macalebasse :

🔸Tél : +222 48 75 41 76

🔸Page Facebook : https://www.facebook.com/Macalebasse-107817211445900/


Question 1 : Bonjour, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

✓Habsa Camara : Bonjour. Je suis Kilé Camara, Habsa Camara à l’état civil. Je suis née en juillet 1991 au Congo Brazzaville où vivaient mes parents de nationalité mauritanienne, de kaédi au Gorgol.

Question 2 : vous êtes investie dans la promotion via les réseaux sociaux de divers produits faits localement à travers l’organisation Macalebasse, de quel type d’entrepreneuriat s’agit-il ? Vos principaux produits ?

HC : Je fais cette promotion sur le terrain depuis cinq(5) bonnes années avant que mon ONG « Macalebasse » qui (organisation non gouvernementale) qui a pour mission : la collecte – transformation & distribution de produits locaux ne soit reconnue juridiquement via l’octroi d’un agrément. Ce qui nous autorise à exercer en toute légalité, donc étaler les œuvres de Macalebasse où l’on s’identifie mauritanien.
Nos principaux produits jusque-là restent : les conserves de fruits & légumes, les jus de fruits, les confitures, les produits culinaires, les produits de beauté, mais également de la teinture locale appliquée sur du textile. Mais également des objets d’arts, essentiellement du recyclage.

Question 3 : Pouvez-vous présenter votre volume d’activité actuellement et quelles perspectives de développement ?

HC : les perspectives de développement oui. Il faut noter que Macalebasse contribue:

  • à soutenir les producteurs locaux. Ce qui évite les gâchis post-recolte .
  • à contribuer à la lutte contre l’insalubrité en recyclant une partie des objets jetés.
  • lutte contre la délinquance juvénile en occupant les jeunes, notamment les enfants de la rue. Mais avant tout, faire comprendre aux mauritaniens que la richesse commence par vivre de ce que nous produisons.

Question 4 : Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez éventuellement dans votre entreprise ?

✓HC : Des difficultés, il y en aura toujours. Macalebasse les affronte comme tout bon aventurier. Alhamdoullilah. Un merci sincère à vous pour l’intérêt accordé à Macalebasse. Consommer nos produits, c’est consommer local et sain !

Le 6 Mai 2021

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Fête internationale du Travail : discours du ministre de la Fonction publique | Mr Camara Saloum

AMI – La Mauritanie célébrera, samedi, 1er mai, la fête internationale du travail dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par la pandémie du Corona virus COVID 19.

A cette occasion, le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, M. Camara Saloum Mohamed, a prononcé un discours dans lequel il a souligné que le gouvernement a mené et adopté d’importantes mesures pour, non seulement relancer le marché, mais également, soutenir les travailleurs dans la précarité, fortement impactés par la crise, et sauver le maximum d’emplois.

Il a aussi rappelé les réalisations qui traduisent dans les faits le volet social de l’ambitieux programme du Président de la République, Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mis en œuvre par le gouvernement du Premier Ministre, M. Mohamed Ould Bilal.

Au plan juridique, il a déclaré que la priorité a été accordée à la refonte du système normatif et à la création d’un cadre permanent de concertation pour garantir les droits fondamentaux au travail.

Voici le texte intégral du discours du ministre :

« Chères sœurs travailleuses

Chers frères travailleurs

A l’instar des autres pays du monde, la République Islamique de Mauritanie célèbre la fête internationale du travail dans un contexte marqué par une crise sanitaire, qui est passée d’un stade épidémiologique à une pandémie affectant toutes les économies du monde.

L’esprit du 1er mai, celui de la solidarité entre travailleurs, n’a jamais été aussi puissant qu’en ces années de Covid.

La célébration de la Fête du 1er mai est une occasion singulière de rencontre et de dialogue entre tous les partenaires pour évaluer les acquis et ouvrir les perspectives d’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs.

En réponse à ce contexte, le gouvernement a mené et adopté d’importantes mesures pour, non seulement relancer le marché, mais, également, soutenir les travailleurs fortement impactés par la crise et sauver le maximum d’emplois.

Permettez-moi de citer des réalisations qui traduisent dans les faits le volet social de l’ambitieux programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mis en œuvre par le gouvernement du Premier Ministre, M. Mohamed Ould Bilal.

Ces réalisations ont pu être faites grâce à un partenariat constructif avec les employeurs et les travailleurs pour faire valoir l’intérêt supérieur de notre Nation. C’est grâce à l’effort et au travail de nos fonctionnaires, de nos salariés et des indépendants que la vie nous libère des obstacles du temps et de l’espace.

Chères sœurs travailleuses,

Chers frères travailleurs,

La priorité a été accordée à la refonte du système normatif et la création d’un cadre permanent de concertation pour garantir les droits fondamentaux au travail. C’est ainsi que notre Département a :

1) Engagé la révision du régime de la protection sociale dans les deux secteurs public et privé en vue d’améliorer les prestations dont bénéficient les travailleurs surtout en ce qui concerne les pensions. Cette révision a consacré le rehaussement de l’âge de retraite de 60 à 63 ans pour tenir compte de la nécessité d’assurer la relève intergénérationnelle et la pérennisation du régime de sécurité sociale. Comme elle a permis le doublement du niveau des pensions dans le secteur public et aura le même effet dans le secteur privé à travers le rehaussement du plafond des cotisations.

2) Lancé la révision globale de la loi n°67/039 portant création du régime de sécurité sociale pour l’adapter aux évolutions socio-économiques de notre pays ;

3) Soumis aux partenaires sociaux la révision du Code Travail et celle de la Convention collective générale pour renforcer leur efficience ;

4) Lancé la révision de la loi n°93/09 portant statut général des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat pour tenir compte des évolutions institutionnelles en matière de décentralisation (administration territoriale) et améliorer la gestion des ressources humaines de l’Etat ;

5) Restructuré le Conseil national du dialogue social pour une meilleure gouvernance sociale, en vue de créer des conditions de relations confiantes entre les acteurs et amorcer la mutation qualitative du modèle des relations professionnelles davantage basé sur les négociations collectives en un modèle plus élargi ;

6) Le chronogramme relatif à la représentativité syndicale pour bâtir un système crédible, juste de dialogue social vous sera soumis dans les jours à venir ;

7) L’amélioration des prestations de l’Office National de la Médecine du Travail et la réorientation de ses missions vers davantage de prévention afin de lutter en amont contre les risques professionnels dont les travailleurs peuvent être victimes et ainsi renforcer notre système national de santé et de sécurité au travail ;

8) Le renforcement des capacités des inspecteurs et contrôleurs du travail pour s’assurer de l’application rigoureuse de la législation du travail et de sécurité sociale ;

9) La formalisation de l’économie informelle afin de favoriser les actions de contrôle de l’inspection du travail et contribuer ainsi à l’amélioration des conditions de travail dans les secteurs vitaux de notre économie.

Chères sœurs travailleuses,

Chers frères travailleurs,

Pour promouvoir et consolider la justice sociale gage d’un travail décent, le gouvernement s’est attelé à renforcer ce partenariat avec les organisations internationales et régionales en charge des questions du travail, de l’emploi et de la protection sociale.

Dans ce cadre, plusieurs chantiers importants ont été réalisés au cours de cette année, qui visent la mise en œuvre des conventions internationales du travail relatives à la garantie des droits fondamentaux au travail et plus spécifiquement ceux relatifs à la protection des droits au profit des travailleurs susceptibles de précarité.

C’est ainsi qu’il a été procédé :

– Au lancement des consultations régionales pour l’élaboration de la liste des travaux dangereux pour les enfants en Mauritanie qui entre dans le cadre de l’exécution du plan d’action pour l’élimination du travail des enfants (PANET RIM).

Cet ambitieux projet vise à protéger les générations futures contre les dangers qui découlent de cet abominable phénomène et à mettre en œuvre les conventions internationales du travail N° 138 et 182 de l’ONT relatives au travail des enfants.

– A la lutte contre le travail forcé avec l’appui du projet communément appelé Bridge, mis en place par le BIT et le département américain chargé du travail (US.DOL) pour mettre en œuvre la convention n°29 de l’OIT sur le travail forcé et son protocole de 2014.

Il s’agit là des principaux acquis réalisés par nos travailleurs que nous allons consolider incha Allah grâce à notre engagement collectif, à notre volonté commune et à notre responsabilité partagée pour une Mauritanie paisible, harmonieuse et développée.

Enfin, en ce jour mémorable, repère de la grande marche des peuples vers la liberté et la justice sociale, je vous adresse mes meilleurs vœux et vous souhaite bonne et joyeuse Fête du Travail.

Vive la fête du 1er Mai

Vive les travailleuses et travailleurs de Mauritanie

Vive la Mauritanie libre et prospère »

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-58254.html