Mauritanie : mise en garde officielle contre l’obtention illégale de terrains

Sahara Médias – Le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a mis en garde contre l’existence de certaines personnes qui proposent à des citoyens leur enregistrement aux fins d’obtenir un terrain moyennant le paiement d’un montant financier.

Selon le ministère ces équipes n’ont aucune existence légale et a appelé les populations à l’aider à les arrêter et à les traduire devant la justice.

Le ministère avait déjà mis en garde contre les tentatives de certains intermédiaires et certains acteurs immobiliers qui proposent des terrains illégaux notamment dans les zones nord et ouest de Nouakchott (Toujounine, Teyaret, Centre émetteur et Tevrag Zeina).

Il a réaffirmé que ces parcelles suspectes n’existent sur aucun plan de lotissement approuvé, leur propriété est illégale et leur majorité est issue de morcellements falsifiés à partir de propriétés rurales non reconnues et inexistantes sur les plan de lotissement.

Le ministère avait annoncé en septembre dernier l’entrée en vigueur d’un nouveau plan de lotissement de la ville de Nouakchott qui devra permettre, précise le ministère, de sauvegarder les droits de propriété et empêcher la falsification.

ll a précisé que toutes les administrations, notamment les services concernés, pourront accéder à ce plan de lotissement, ce qui «permettra d’unifier les plans disponibles dans les administrations.

Le plan, ajoute le ministère, mettra ce plan de lotissement sur son site internet, afin que chaque citoyen puisse s’assurer de l’exactitude et la légalité de son terrain.

L’unique condition pour obtenir une copie du plan de lotissement est de présenter une copie papier de l’attestation de propriété et une copie de la carte d’identité nationale, conclu le ministère.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=750022

✓Produits de base : Ghazouani annonce la création d’un outil de régulation et de stabilisation des prix

Le président mauritanien, Mohamed ould Cheikh Ghazouani, a présidé, lundi 20 septembre, une cérémonie consacrée aux Etats-généraux du secteur du Bâtiment et des Travaux publics (BTP).

Au cours d’un discours, il a annoncé la création d’un mécanisme national d’importation des marchandises et produits de base, et de les fournir au citoyen à des prix abordables, loin de la spéculation, pour être un outil de régulation et un facteur de stabilisation pour le marché de ces matériaux.

« Nous avons également ordonné à l’agence Taazour de fournir des marchandises dans les quantités requises dans tous les magasins subventionnés, et avons instruis le gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des citoyens les plus pauvres, quel qu’en soit le coût », a déclaré le chef de l’État mauritanien.

Le président Ghazouani a rappelé que les différentes politiques publiques sont orientées vers l’amélioration des conditions de vie des citoyens et le renforcement de leur résilience face aux différentes crises.

« Cet objectif est non négociable », a résumé Ghazouani.

Par Babacar BAYE NDIAYE, pour Cridem

Avec AMI

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=749289

✓Mauritanie | «Le secteur du BTP est un pilier de la croissance économique», dixit le Président de la République


A l’ occasion de l’ouverture des états-généraux du secteur du Bâtiment et des Travaux publics (BTP), le Président de la République, S.E.M Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a indiqué, lundi, que ce secteur est l’un des piliers de la croissance économique, car il apporte une contribution significative au produit intérieur brut, à la création d’emplois, à l’attractivité d’investissement, au soutien des capacités de production ainsi qu’à la construction d’infrastructures soutenant les services de base.

Toujours au cours du discours qu’il a prononcé au palais des congrès de Nouakchott, le Président de la République, a estimé que les états généraux qui démarrent aujourd’hui, permettront de faire un diagnostic de la réalité du secteur et de trouver les moyens de le faire progresser, notamment en ce qui concerne l’expertise, le respect des procédures d’attribution des marchés, le suivi des travaux ainsi que la création d’emploi, entre autres.

Voici l’intégralité du discours:

« Monsieur le Premier Ministre

Honorables Ministres

Honorables membres du corps diplomatique

Chers invités

Mesdames et Messieurs

Le secteur du bâtiment et des travaux publics est considéré comme un pilier de la croissance économique en raison de sa contribution significative au produit intérieur brut, à la création d’emplois, à l’attraction d’investissements, au soutien des capacités de production, ainsi qu’à la construction d’infrastructures soutenant les services de base, tels que la santé, l’éducation, les transports, l’énergie et l’eau.

À cet égard, ce secteur joue un rôle de premier plan dans la réalisation de notre objectif central, vers lequel nos différentes politiques publiques sont orientées, à savoir l’amélioration des conditions de vie des citoyens et le renforcement de leur résilience face aux différentes crises.

Cet objectif est non négociable. Par conséquent, nous avons décidé, à la lumière de la récente crise de hausse des prix, de créer un mécanisme national d’importation des marchandises et produits de base, et de les fournir au citoyen à des prix abordables, loin de la spéculation, pour être un outil de régulation et un facteur de stabilisation pour le marché de ces matériaux. Nous avons également ordonné à l’agence Taazour de fournir des marchandises dans les quantités requises dans tous les magasins subventionnés, et avons instruis le gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des citoyens les plus pauvres, quel qu’en soit le coût.

Mesdames et Messieurs,

Le secteur du bâtiment et des travaux publics, malgré son importance, et malgré les efforts du gouvernement pour le développer en lançant de grands ateliers, en offrant un environnement législatif approprié et en encourageant les acteurs nationaux, souffre encore de déséquilibres majeurs au niveau de la qualité de la préparation des études et du respect des cahiers des charges, des délais de réception, et la rigueur dans le respect des procédures d’attribution des marchés, la longueur des procédures de ces dernières, et d’autres éléments qui affectent négativement le rythme et la qualité de la mise en œuvre du projet.

Les états généraux que nous nous apprêtons à lancer aujourd’hui représentent une opportunité de faire le diagnostic de la réalité de ce secteur et de rechercher les moyens de le faire progresser en termes d’expertise et d’efficacité dans la préparation des études et le suivi des travaux, de création d’emplois, d’attraction d’investissements , de lutte contre la pauvreté et la fragilité, du renforcement des infrastructures de base, d’ amélioration des services et de rapprochement des citoyens pour améliorer leurs conditions de vie.

En déclarant, avec la bénédiction d’Allah, l’ouverture de ces états généraux, en souhaitant plein succès à leurs travaux, je vous invite tous à leur apporter vos riches expériences et vos suggestions constructives. Se concerter et profiter des expériences de chacun est une démarche créative, que nous adoptons régulièrement dans notre approche de gestion des affaires publiques, comme en témoignent les prochaines concertations nationales, qui n’excluront personne et n’interdiront pas un sujet afin d’aboutir ensemble aux meilleures solutions possibles face aux divers défis.

We salamou alaikoum wa rehmetoullah ».

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-60371.html

✓Près d’une quarantaine de commerces fermés pour non-respect des prix fixés

La direction pour la protection du consommateur et la répression de la fraude a procédé ces deux derniers jours à la fermeture de 39 commerces pour n’avoir pas respecté les prix fixés dans l’arrêté publié par le gouvernement.

Dans un communiqué publié vendredi, la direction a précisé que les commerces qui ont été fermés appartiennent à des importateurs mais aussi des distributeurs sur l’avenue appelée communément « avenue ERIZK », le cœur battant de l’activité commerciale à Nouakchott et principal pourvoyeur des marchandises vers l’intérieur du pays.

Le communiqué précise que les commerces qui ont été fermés ont fait l’objet d’amendes qu’ils ont acquitté au trésor public.

Les équipes de la direction poursuivent leurs efforts avec fermeté dans les marchés de la capitale pour veiller à l’application par les commerçants des prix qui ont été fixés

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/pres-dune-quarantaine-de-commerces-fermes-pour-non-respect-des-prix-fixes/

✓France | Le smic augmentera de 34,20 euros brut par mois au 1er octobre. (franceinfo)

Le smic va connaître une augmentation automatique le 1er octobre, en raison de l’inflation. L’indice des prix à la consommation ayant progressé de 2,2% par rapport à novembre 2020, le salaire minimum augmentera d’environ 34,20 brut par mois. Actuellement à 1 554,58 euros (brut mensuel), il sera porté à environ 1 589 euros. Le smic horaire brut devant passer de 10,25 à 10,48 euros. En effet, le Code du travail (article L3231-5) prévoit qu’une progression d’au moins 2% doit entraîner une revalorisation dans les mêmes proportions.

La dernière hausse automatique du smic en cours d’année due à l’inflation était de 2,1% le 1er décembre 2011. Le smic bénéficie par ailleurs chaque année d’une hausse mécanique calculée selon deux critères : l’inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

Chaque année, certains syndicats (comme la CGT qui réclame un smic à 1 800 euros brut) demandent au gouvernement d’aller au-delà de la hausse automatique, mais le dernier « coup de pouce » (de 0,6% couplé à 1,4% au titre de l’inflation de façon anticipée) remonte à juillet 2012, au lendemain de l’élection du président socialiste François Hollande. Les gouvernements qui ont suivi se sont abstenus de toute hausse exceptionnelle, jugeant que cela nuirait à l’emploi des moins qualifiés.

©️ Crédit source : https://www.francetvinfo.fr/economie/le-smic-augmentera-de-34-20-euros-brut-par-mois-au-1er-octobre-en-raison-de-la-hausse-de-l-inflation_4771933.html

✓Mauritanie : réduction des prix des principaux produits de consommation

Le gouvernement mauritanien a annoncé mercredi de nouvelles mesures destinées à fixer les prix de certains produits de première nécessité de 10% par rapport aux prix initiaux.

Lors de la conférence de presse des membres du gouvernement le ministre des pêches et de l’économie maritime, ministre du commerce par intérim, Dy O. Zeine, a dit que ces mesures représentent une baisse importante des prix et qu’elles seront applicables dès jeudi, sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre a ajouté que la différence des prix à Nouakchott et à l’intérieur du pays va se limiter au prix du transport qui sera extrêmement limité.

Ould Zeine a ajouté que le gouvernement a chargé une commission de suivre les prix, demandant aux citoyens de contribuer à cette opération en informant les autorités chaque fois qu’ils constatent des spéculations sur les prix.

Ci-dessous les anciens et les nouveaux prix des produits concerné :

Sucre : 260 le kg au lieu de 300, soit une réduction de 2000 MRO sur le sac
Blé : baisse de 500 MRO ce qui ramène le prix du KG à 145 MRO au lieu de 155
Riz importé 1ère catégorie : réduction de 2000MRO sur le sac ce qui ramène le kg à 360 MRO au lieu de 400 MRO
Riz importé 2ème catégorie réduction de 1500 MRO sur le sac, soit 320 MRO le kg au lieu de 350.
Riz local 1ère catégorie réduction de 2500 MRO sur le sac soit 300 MRO au lieu de 350 MRO
Riz local 2ème catégorie réduction de 2250 MRO le sac soit 275 MRO le kg au lieu de 320 MRO
Huile le bidon de 10 passe de 800 MRO à 660 MRO
les 3 catégories de lait en poudre :
1100 MRO le kg au lieu de 1600 MRO
800 MRO le kg au lieu de 1400
700 MRO le kg au lieu de 1200 MRO
poulet importé (cuisses) 700 MRO le kg au lieu de 800 MRO
poulet entier importé 900 MRO le kg au lieu de 1100 MRO
La viande rouge : le kg de la viande de caprins 2200 MRO au lieu de 3000 MRO
La viande de bœuf et de chameau : 1700 MRO au lieu de 1900 MRO.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/mauritanie-reduction-des-prix-des-principaux-produits-de-consommation/

MAURITANIE : AZIZ DEVANT LE PARQUET LE MARDI PROCHAIN

Senalioune – L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz continue, en dépit des dénonciations régulières publiquement exprimées par les avocats de son collectif de défense, son séjour carcéral.
C’est le mardi 7 septembre prochain qu’il devra de nouveau se présenter devant le parquet général, face auquel, il est demeuré bouche cousue le long de toutes les comparutions antérieures.

Le ministère public viserait à travers cette nouvelle audition de l’ex Chef de l’Etat, sa confrontation avec des nouveau éléments l’accablant et obtenus au terme d’investigations approfondies menées par les limiers anti-corruption sur ce gros dossier aux mille et une ramifications, au cours de 70 jours passés.

On ne sait pas encore si l’affaire relative aux 2,7 de dirhams volés récemment à son épouse au Maroc, l’ex Première dame Tekeiber font partie de l’ordre du jour de la comparution attendue.

Inculpé en mars dernier, l’ex-président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait été écroué, le mardi 22 juin passé dans la soirée, sur décision du juge chargé de l’enquête pour corruption présumée, rappelle-t-on.

Par Oumlbenina Mint Bamba

via cridem

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✓Epilogue de la crise de Feralla : Après 30 ans d’expropriation, Ibn Khaldoum n’est plus. Vive Koylal | Par Chérif Ba

Cherif Ba – Un épineux problème vient de connaître son dénouement, une issue heureuse que l’on doit indéniablement à trois parties : l’État mauritanien, les médiateurs de l’IPAR et les populations concernées, celles de Feralla et environs.

Le problème naît dans les années 1980, quand le régime sanguinaire de Taya, sûr de son fait et non content de mettre fin à des vies tout au long de la vallée, s’est illustré dans une autre forme de provocation contre les populations de la vallée en faisant main basse sur leurs terres.

Ainsi, une colonie avancée fut implantée, sous couvert de la coopérative Ibn Khaldoum dans le sinistre dessein d’exproprier les populations locales, propriétaires légitimes de la plaine de Koylal. Subissant un régime de terreur, les populations, la mort dans l’âme, s’accommodèrent de la situation, sans jamais l’accepter.

A l’occasion d’un nouvel aménagement sur ces mêmes terres, les populations exprimèrent leur ras-le-bol et manifestèrent même sur le site de Koylal joignant à cette action une lettre de protestation contre la Banque Mondiale, complice pour ses fonds injectés soutenant le projet Paris.

L’institution de Bretton Woods fut prompte dans sa réponse et manda illico une mission d’experts pour faire la lumière sur les récriminations des paysans de Koylal portées contre elle. Au terme de sa mission, et exploitant les informations tirées de toutes les parties, la Banque Mondiale décida de suspendre son assistance et de ne poursuivre celle-ci qu’avec une médiation qui garantirait les conditions d’une collaboration franche.

l’État mauritanien, sous la direction du Président Mohamed Cheikh Ghazouani, semble rompre avec les politiques d’expropriation des régimes passés et veut privilégier les populations concernées en discutant avec elles, en les impliquant dans toutes les prises de décision. Il faut saluer ce changement d’ attitude dans la gestion du potentiel foncier. Après Wuro Elimaan Abuu (Darel Barka), c’est la plaine de Koylal qui est restituée, à son tour, à ses propriétaires légitimes confirmant ainsi la nouvelle option des autorités nationales, décidées de s’éloigner de toute forme d’injustice.

Ainsi, le même gouvernement mauritanien lança un appel d’offre de médiation remporté par IPAR, organisme engagé pour une gouvernance foncière juste, seul clé d’un développement inclusif réel.

La délégation de l’IPAR, conduite par son Directeur exécutif, au terme de son séjour dans la zone et après avoir rencontré toutes les parties concernées par le conflit foncier, est parvenue à faire signer aux différents protagonistes un protocole très inspiré qui restitue les terres de la cuvette de Koylal à leurs propriétaires, qui prévoit l’aménagement de nouvelles parcelles à la coopérative Ibn Khaldoum dont les membres, armés par Taya afin de pousser les populations de la vallée à s’enfuir, seront donc réinstallés dans leurs domaines propres, situés entre le Debeya de Boubou Aawdi ( Bouchama) et Doubel (Mbeydiya). Ces deux points sont, à n’en pas douter, les points saillants d’un protocole paraphé par le préfet représentant le gouvernement dont il faut saluer la responsabilité et les vues constructives.

Finalement, sans envisager des solutions radicales et en privilégiant le dialogue, les populations de Feralla et environs ont apporté une éminente contribution au règlement d’un problème qui a cristallisé beaucoup de passions.

Entre mauritaniens, mus par leur grand patriotisme, toutes les parties ont, dans une atmosphère de franchise, privilégié l’intérêt supérieur du pays et donné ainsi une leçon magistrale aux adeptes des confrontations et solutions violentes.

Puisse le protocole de Feralla inspirer tous les coins du pays où le problème foncier divise et nourrit des tensions inopportunes. Des avancées ont été enregistrées à Darel Barka et à Feralla mais elles doivent aussi décupler la vigilance des populations soumises à une pression foncière liée aux grands enjeux mondiaux se déclinant en termes de lutte contre la faim et la pauvreté, de recherche de nouvelles opportunités foncières obsédant les détenteurs des gros moyens, de colonisation de nouvelles terres pour étendre des empires.

Cherif Ba
Cincinnati, Ohio
bamoctar20@gmail.com

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=748467

Mauritanie | Un décret accordant aux ministres 60 000 MRO par jour pendant leur mission à l’intérieur du pays


Alakhbar – Le Premier ministre Mohamed Ould Bilal a signé un décret accordant aux ministres ou ceux qui ont rang de ministre, une indemnité quotidienne pouvant aller jusqu’à 60.000 ouguiyas anciennes, pendant leur mission à l’intérieur du pays.

Les secrétaires généraux bénéficieront en vertu dudit décret de 30 000 ouguiyas anciennes, tandis la rémunération quotidienne des chargés de mission, des conseillers, des inspecteurs généraux, des directeurs généraux et des directeurs généraux adjoints, a été fixée à 25 000 ouguiyas anciennes.

Les directeurs, directeurs adjoints, inspecteurs ou assimilés percevaient quant à eux une indemnité journalière de 20 000 ouguiyas anciennes.

Le montant de 15 000 par jour est le plancher de cette prime et revient selon le décret aux chefs de service, aux attachés au cabinet des ministres, aux chefs de départements, ou assimilés, aux cadres au niveau sectoriel, et aux travailleurs de soutien.

Les missions des fonctionnaires et agents de l’État dans lesquelles ils se trouvent à l’intérieur du pays sont justifiées par le besoin de service, indique ledit décret, selon lequel, le séjour maximal par mission est de 15 jours.

Il stipule également que toute mission devait être autorisée par le Premier ministre aux ministres et leurs semblables, et par le ministre compétent ou son équivalent aux fonctionnaires et agents subordonnés à son autorité.

L’article 5 du décret précité prévoit également que les frais de mission ne seront pas versés aux fonctionnaires qui bénéficient d’une tierce prise en charge.

Traduit de l’Arabe par Cridem

alakhbar info

©️ Source crédit : Post FB https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3993725827422806/

« LE CRATÈRE SUD-AFRICAIN » | Par Achille Mbembe


Crédit photo : Sa Page FB

Dans ce texte [ https://www.dailymaverick.co.za/article/2021-07-14-this-is-what-a-failed-state-looks-like/ ] , Richard POPLAK (un observateur averti de son pays) développe l’une des analyses sinon les plus originales, du moins les plus provocatives des événements en cours en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud n’est peut-être pas (encore) un « failed state » (un Etat failli). Plusieurs expressions ont servi a la designer dans un passé récent , à commencer par la plus idiote: « la nation arc-en-ciel », qu’elle n’est pas non plus.

S’il fallait à tout prix lui octroyer un nom, alors on dirait qu’en réalité, ce pays aura été, depuis ses origines modernes, un veritable cratère.

En tant que tel, il aura fait l’experience, à intervalles plus ou moins réguliers, de violentes éruptions. Mais après chaque éruption, il aura su trouver, quelque part, les ressorts nécessaires pour se remodeler, et cela aussi fait partie de sa singularité.

L’arrivée au pouvoir de l’ANC en 1994 n’a pas abouti a l’éradication de ces dynamiques cratériformes . Bien au contraire, celles-ci ont connu une vertigineuse accélération , et c’est bien l’une des raisons pour lesquelles l’on en est là aujourd’hui.

Aussi bien les choix que les non-choix effectués depuis plus d’un quart de siècle par les nouvelles élites gouvernantes auront débouché sur la multiplication sans précédent de logiques de collision multi-échelles et de situations aussi paradoxales qu’explosives – et par conséquent objectivement insoutenables sur la moyenne durée.

L’incarcération de Jacob Zuma a servi de prétexte et la poudrière a partiellement saute. Partiellement, du moins pour le moment.

La déflagration en cours représente un veritable danger pour tout le pays. Ici, les inégalités sociales sont par définition raciales et cela ne peut plus durer. Les niveaux d’appauvrissement étaient déjà vertigineux. La stratégie de lutte contre la pandémie a abouti à la destruction des ultimes filets de sécurité, ouvrant la voie, à présent, à de réelles situations de famine, de détresse et de désespoir. La violence structurelle n’est plus de nature à préserver l’ordre établi. Elle est en train de détruire la fabrique sociale elle-même. Beaucoup n’ont plus rien a perdre.

Il serait étonnant que l’explosion actuelle épargne l’ANC dont le cours, tout à fait tragique, n’est pas sans rappeler la trajectoire suivie par la plupart des mouvements dits de liberation dans notre continent au cours de la période postcoloniale .

De la libération à la prédation, le chemin aura souvent été court.
Aujourd’hui, deux factions irréconciliables sont en lutte pour le pouvoir au sein du parti. D’abord feutrée pendant plusieurs années, cette lutte est désormais une lutte a mort.

De façon schématique, elle oppose une faction prédatrice (représentée par Jacob Zuma et ses affidés) et une faction techno-ploutocratique (Ramaphosa et les siens).

La faction techno-ploutocratique cherche à préserver les oripeaux de la démocratie constitutionnelle et de l’Etat de droit comme cadre privilégié de l’accummulation, dans le contexte d’une économie de marché formelle. La redistribution, dans ce cadre, se ferait par les canaux ordinaires de la croissance, des investissements et de la création d’emplois.

La faction prédatrice se sert de la rhétorique de la redistribution (radical economic transformation) comme d’un drapeau rouge et cherche à rallier les « classes marginalisées » aux fins d’accaparement du pouvoir d’Etat. Elle n’hésiterait d’ailleurs pas à sacrifier la constitution et l’Etat de droit, à utiliser (et au besoin a détruire) la puissance publique aux fins d’accaparements privés et de rackets en tous genres (le modèle russe).

La lutte entre ces deux factions est loin d’être terminée et sert de toile de fond à l’explosion en cours.

Elle sera d’autant plus rude et impitoyable que les forces sociales qui soutiennent Jacob Zuma se recrutent y compris au sein des institutions étatiques (police, armée, municipalités, gouvernements et assemblées provinciales et services de renseignement). Elles se nourrissent par ailleurs de la convergence avec, voire du controle qu’elles cherchent à exercer sur des pans entiers de l’économie criminelle et du racket qu’avait étudié, il y a plusieurs années, le regretté Stephen ELLIS dans un ouvrage peu commenté à l’époque.

Les enjeux sont donc énormes. Une éventuelle victoire de la faction prédatrice et une restauration de Zouma sous une forme ou une autre signeraient l’échec de l’expérience sud-africaine et aurait de terribles répercussions sur l’ensemble du continent.

Mais pour réussir, l’Afrique du Sud a besoin d’une rupture radicale et d’une reforme aussi bien de l’Etat que de l’économie – une reforme qui etendrait à tous les délaissés un droit universel à la subsistance.

Bref, elle devra inventer un modèle entièrement neuf, qui ne se limite pas à la démocratie de marché. Car on le sait désormais, à l’âge du néolibéralisme autoritaire, la démocratie de marché à elle seule n’est plus une garantie contre la plongée dans le chaos, la violence et l’anarchie.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 14 juillet 2021 voir : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158245237561451&id=618071450