🔴 Note des condoléances et de Soutien – Par Ganbanaaxu Fedde Armepes | 7 mauritaniens tués au Mali.

Nous apprenons ces dernières heures que 7 ressortissants mauritaniens ont perdu la vie au Mali lors d’un incident grave aux circonstances restant à clarifier. Lire ici https://fr.ami.mr/Depeche-62379.html , le communiqué de la présidence mauritanienne datant du vendredi 21 janvier 2022.

En conséquence de cet événement douloureux, notre association Armepes et ses partenaires de la mouvance droit-de-lhommiste Ganbanaaxu tiennent à :

– Présenter nos fraternelles et compatissantes condoléances aux familles des victimes originaires de la moughaata d’Adel Bagrou (Hodh El Charghi),

– condamner vivement ces graves incidents meurtriers dans la zone frontalière,

– exprimer notre soutien aux hautes autorités étatiques de 2 pays dans leurs démarches diplomatiques, judiciaires et sécuritaires afin d’élucider cette affaire et de prendre les décisions appropriées en conséquence. Ainsi pour de pareils événements gravissimes ne se reproduisent.

Le 22 Janvier 2022

©️ La communication Armepes-France et partenaires Ganbanaaxu.

✓Le communiqué de la Présidence 🇲🇷 | Sur l’incident meurtrier avec 7 mauritaniens tués au Mali. (ami.mr)

Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a exprimé, vendredi, ses sincères sentiments de compassion et ses franches condoléances aux familles des victimes du tragique incident dans lequel sept de nos compatriotes innocents avaient perdu la vie au Mali. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la Présidence de la République, dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information.

Voici le texte intégral du communiqué :

« Suite au douloureux incident qui a coûté la vie à sept de nos concitoyens innocents sur le territoire malien, Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, exprime aux familles des victimes de ce drame, aux habitants de la zone, et à l’ensemble du peuple mauritanien, les sentiments les plus sincères de compassion et les plus franches condoléances.

Il implore Allah le Tout-Puissant d’entourer les victimes de sa grande Miséricorde et de les accueillir en Son Saint Paradis.

Suite à cet évènement douloureux, Son Excellence le Président de la République a dépêché le ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement originel, un chargé de mission à la Présidence de la République et le Wali du Hodh Charghi vers la moughataa d’Adel Bagrou, pour transmettre ses condoléances.

Son Excellence affirme, également, aux habitants de la zone, et à tous les citoyens que la préservation de leur quiétude et de leur sécurité, prime pour lui toute autre considération, et qu’il prendra toutes les dispositions nécessaires pour les garantir.

Dans le même contexte, Son Excellence le Président de la République a de dépêché au Mali une mission, composée des ministres des Affaires étrangères, de la Défense nationale et de l’Intérieur et de la Décentralisation et du Directeur général de la Sûreté Nationale, afin d’élucider les circonstances de ce tragique incident, à travers l’ouverture d’une enquête qui situera les responsabilités, et infligera les peines les plus sévères aux auteurs de du crime.

L’enquête permettra d’arrêter, en coordination avec les autorités maliennes, les mesures nécessaires à prendre pour empêcher que de tels incidents douloureux se reproduisent à l’avenir, et d’assurer la sécurité et la quiétude de nos citoyens sur le territoire malien ».

© Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-62379.html

✓4 Mauritaniens tués au Mali : « Colère » des autorités mauritaniennes

Alakhbar – Les autorités mauritaniennes sont « en colère » après que quatre de leurs ressortissants ont été tués au Mali, a déclaré, ce vendredi, à Alakhbar une source officielle.

« Ces incidents récurrents, évoqués, jeudi au Conseil des ministres, ont suscité la colère du chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani« , a ajouté la source. Les quatre Mauritaniens seraient « tués par des membres de l’armée malienne », salon plusieurs médias mauritaniens.

« Une enquête est en cours du côté de Nouakchott », a poursuivi la source qui prédit « un communiqué officiel » du gouvernement mauritanien « dans les prochaines heures ».

Nouakchott pourrait également adresser « une lettre de protestation à Bamako pour exiger la lumière et obtenir la sanction des auteurs ». Jeudi, le porte-parole gouvernement mauritanien, Mokhtar Ould Dahi, a dit que l’État suit l’affaire de près.

« Tout citoyen mauritanien, victime de malfaiteurs sera suivi de près et les auteurs seront punis, selon la loi », a ajouté le porte-parole.

© Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=753392

✓LE JUGE D’INSTRUCTION IMPOSE À L’ANCIEN PRÉSIDENT OULD ABDEL AZIZ SIX OBLIGATIONS

Alakhbar – Le juge d’instruction chargé des crimes économiques a rendu vendredi 7 janvier courant, une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.
L’ex Chef de l’Etat est ainsi soumis à se conformer à six obligations dont :

– Ne pas s’absenter du domicile et de la résidence spécifiée par l’instruction, soit sa maison courante sise dans la moughataa du Ksar, sauf sur autorisation du pôle d’enquête ou par nécessité extrême liée aux conditions de santé ou aux rites religieux à l’intérieur des frontières de la wilaya de Nouakchott Ouest, ou en réponse aux convocations qui lui sont adressées par les autorités judiciaires,

– Ne pas rencontrer de personnes à l’exception de sa famille, son collectif de défense, son médecin ou son personnel médical chargé de son suivi,

– N’entreprendre aucune activité qui pourrait affecter sa santé ou entraîner des complications ou un épuisement physique ou psychologique,

– Se conformer entièrement aux instructions et recommandations faites par les médecins et se soumettre aux traitements qu’ils proposent.

– Le ou les médecins qui supervisent son suivi sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires à la prise en charge l’accusé et d’informer l’enquête sur son état de santé et le degré d’interaction du patient avec les recommandations médicales,

– Répondre aux convocations qui lui seront adressées par la justice ou la police judiciaire chargée de superviser la mise en œuvre des dispositions de ce contrôle judiciaire,

– De présenter son passeport à cette autorité juridico-sécuritaire contre la remise d’un récépissé.

Traduit de l’Arabe par Cridem

https://alakhbar.info/?q=node/37606

© repris via http://adrar-info.net/?p=72779

✓MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR: NUL N’EST À L’ABRI DE LA SANCTION DANS UN ÉTAT OÙ SEULE LA LOI PRÉVAUT

Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a affirmé dans un communiqué dont l’Agence mauritanienne d’information a obtenu une copie, que l’État de droit et des institutions exigent de tous – institutions et individus, sans exception – qu’ils obéissent aux dispositions de la loi, (loin toutefois de tout arbitraire ou discrimination).


Voici le texte de ce communiqué:

«Ces derniers jours, des enregistrements et des tweets se sont répandus sur les réseaux sociaux, dans lesquels prévalent le langage de la haine et des expressions frisant l’obscénité incitant à la violence, qui vont au-delà des insultes contre des symboles de l’État, portent atteinte à leur dignité et menacent de recourir aux armes, d’attiser la discorde et porter atteinte à la paix civile.

Ce sont des appels qui contredisent les principes sur lesquels l’État mauritanien est fondé, à savoir la consolidation de l’unité nationale, le renforcement de la paix civile, l’appel à la fraternité et à la tolérance, et le rejet d’un fanatisme et d’un sectarisme odieux. Les lois en vigueur interdisent tous les appels à caractère tribal, racial ou visant l’agitation et le désordre. Aussi le contrevenant en la matière assume entièrement les conséquences de ses agissements.

Dans ce contexte, il convient de rappeler que l’État de droit et des institutions impose à tous – institutions et individus, sans exception – le respect des dispositions de la loi, (loin toutefois de tout arbitraire ou discrimination).

C’est ainsi et ainsi seulement que l’on peut susciter et préserver la confiance des citoyens dans les politiques publiques, dont le succès ne peut être obtenu sans cette confiance.

Au moment où le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation affirme son attachement et son adhésion au rôle important de la liberté d’expression dans le développement et l’accélération du rythme de la démocratie et du développement, il déclare que cette adhésion reste néanmoins tributaire du respect scrupuleux de la loi.

A défaut, la liberté devient un facteur de démolition, plutôt qu’un instrument de construction.

Partant de ce qui précède, le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation appelle à s’en tenir aux préceptes de la loi et des bonnes mœurs, soulignant que les autorités concernées appliqueront fermement la loi et uniquement la loi, et sanctionneront avec rigueur tous ceux qui dépasseront les lignes rouges dans leurs appels subversifs. Personne, si elle agit en irresponsable, n’est à l’abri de voir la justice sévir contre elle dans un État où seule la loi prévaut».

AMI

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=72741

✓MAURITANIE : LE GÉNÉRAL MOKTAR OULD BELLA, NOUVEAU PATRON DES ARMÉES MAURITANIENNES

Le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett quitte son poste de chef d’état-major des armées mauritaniennes (CEMAM).
La Présidence de la République a rendu public, mercredi, un décret nommant un Chef d’État-major général des armées, a indiqué mercredi 22 décembre, l’Agence mauritanienne d’information (AMI) qui cite un communiqué de la présidence mauritanienne.

«Par décret en date de ce jour, le Général Moktar Ould Bella, est nommé Chef d’État-major général des armées », a précisé l’Agence mauritanienne d’Information (AMI).

Pour rappel, le Général de Brigade Moctar Ould Bella était jusqu’ici le numéro 2 des armées mauritaniennes. Le Général de Brigade Moctar Ould Bella remplace le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett

Par La rédaction de Cridem

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✓Il n’y a aucune menace terroriste, rassure la Direction Générale de la Sureté Nationale

AMI – « Il n’y a aucune menace terroriste », a affirmé la Direction Générale de la Sureté Nationale (DGSN), assurant qu’elle veille constamment à garantir la sécurité et la quiétude sur l’ensemble du territoire national.

La DGSN a rassuré dans un communiqué parvenu; mercredi, à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), les citoyens et les résidents qu’il n’y a pas de menace terroriste.

Ci-après l’intégralité de cette déclaration :

« Nous avons lu des informations évoquant une possible menace terroriste à laquelle pourrait s’exposer l’une des salles sportives sises dans la ville de Nouakchott.

Dans le souci d’éclairer l’opinion publique, le sujet porte sur des informations fournies le 11/11/2021 par l’un des partenaires et certaines sources privées, s’appuyant sur le constat, selon lequel, le site précité pourrait s’exposer à un acte terroriste, à la lumière de la fréquentation de deux personnes récidivistes du lieu.

Il s’est avéré, après les enquêtes menées, que le sujet porte sur la suspicion des mobiles à l’origine de l’abonnement de quatre personnes dont certaines ont des antécédents à ce gymnase et leur fréquentation de la salle pour s’adonner à leurs exercices sportifs entre juin 2021 et le début du mois de décembre courant.

La DGSN rassure à cette occasion, les citoyens et les résidents qu’il n’y a pas de menace terroriste et que les services sécuritaires resteront vigilants pour garantir la sécurité et la quiétude sur l’ensemble du territoire national. »

© Crédit source : repris via https://cridem.org/C_Info.php?article=752240

La Communication d’Armepes-France | Les évènements de Bababé en Mauritanie



La journée du 28 novembre 2021 à Bababé, des manifestants sortis massivement pour réclamer Justice et clarifications sur les exactions extrajudiciaires perpétrées contre 28 soldats Noirs pendus à Inal en novembre 1990. Crimes abominables commis sous le règne de l’ancien président Ould Taya (exilé au Qatar depuis 2005). Il dirigea un régime sanguinaire et raciste qui a entamé une épuration ethnique dans l’armée. Après ces graves violations , une loi d’amnistie a été mise en vigueur pour contrer d’éventuelles actions judiciaires contre les auteurs présumés identifiés. Ainsi chaque année, le 28 novembre coïncidant avec la date anniversaire de l’indépendance du pays, des manifestations sont organisées dans le pays et à l’extérieur pour demander l’abrogation de la loi d’amnistie et un traitement sérieux et profond par l’État de ce dossier . À Bababé, les manifestants du 28 novembre ont été réprimés avec plusieurs blessés et arrestations signalés . Lire ce lien pour plus de détails https://senalioune.com/declaration-suite-aux-arrestations-de-bababe-du-28-novembre-2021/ .



Notre association Armepes résolument engagée pour la défense des droits humains et contre l’esclavage et ses séquelles, déclare :

✓ dénoncer ces attaques violentes contre des manifestants pacifiques,

✓ notre ferme solidarité avec les victimes de Bababé en souhaitant prompt rétablissement aux blessés et la fin de toutes poursuites à l’encontre des manifestants arrêtés,

✓ demander aux autorités étatiques actuelles d’enclencher une dynamique sérieuse pour l’unité nationale en abordant et en traitant sereinement ce dossier pendant depuis plusieurs décennies.

• 3 décembre 2021

© La cellule Communication Armepes-France

✓Mali : lutte contre l’esclavage par ascendance | Une nouvelle circulaire ministérielle en date du 11 novembre 2021

Le phénomène de l’esclavage par ascendance défraie tristement d’une manière récurrente l’actualité au Mali. Des militants anti-esclavagistes ont subi diverses violations des droits humains dans plusieurs localités du pays notamment dans les régions de Kayes et Koulikoro. Pour rappel il y a plus d’une année juste, 4 militants abolitionnistes Gambana (pères de famille de 42 ans à 73 ans) du village soninké de Djandjoumé, avaient été sauvagement assassinés chez eux et jetés dans les eaux pluviales (dans la nuit du 1 septembre 2020). Des extrémistes adeptes des coutumes esclavagistes du village groupés en milices criminelles sont les auteurs identifiés (29 sont derrière les barreaux en attente d’un procès) … Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F.

Les 4 militants anti-esclavagistes assassinés à Djandjoumé (1/9/2020) : Mountakha Diarrisso, Youssou Cissoko, Gossi Cissoko et Hamet Cissoko.

Dans des tentatives du gouvernement pour enrayer ce phénomène odieux qui pose des problématiques sécuritaires évidentes, les termes de cette nouvelle circulaire ministérielle clarifient davantage son approche de traitement. Il est plus qu’urgent qu’une loi spécifique soit mise en place contre l’esclavage par ascendance sous toutes ses manifestations sociales (notamment l’apologie discursive et comportementale).

KS pour le BLOG

Le périple rocambolesque de l’ancienne otage Sophie Pétronin pour revenir au Mali | BFMTV

BFMTV – Voyant que l’obtention d’un visa était impossible, la septuagénaire s’est rendue avec son fils jusqu’à Dakar avant de traverser la frontière illégalement pour rejoindre Bamako.

Libérée en octobre 2020 après 4 ans de détention, Sophie Pétronin, 76 ans, est retournée au Mali. La septuagénaire a regagné Bamako au mois de mars, seulement cinq mois après sa libération et contre l’avis des autorités françaises et maliennes.

Installée en Suisse avec son fils Sébastien Chadaud après sa libération, Sophie Pétronin rêve de retourner à Gao où elle était installée depuis 2001. Dès sa sortie de l’avion en octobre 2020, elle affirme vouloir revenir dans le pays, pour « voir ce qui se passe » sur place.

Alors, depuis la petite ville suisse de Porrentruy, elle lance des démarches pour obtenir un visa. Mais la travailleuse humanitaire se heurte à un mur. Les autorités maliennes refusent de lui délivrer un visa et le quai d’Orsay fait blocage.

1300 kilomètres en toute illégalité

Les refus systématiques pèsent sur le moral de Sophie Pétronin qui décide alors de convaincre son fils de l’aider à traverser la frontière illégalement. En mars 2021, soit seulement 5 mois après sa libération, ils prennent un vol reliant Genève à Dakar, au Sénégal. Un pays pour lequel l’obtention d’un visa n’est pas nécessaire.

La septuagénaire fait passer le voyage pour des vacances. Accompagnée de son fils, elle nourrit en fait un projet plus rocambolesque: traverser illégalement la frontière et rejoindre Bamako.

Depuis Dakar, la travailleuse humanitaire se lance dans un périple de trois jours. Souvent voilée afin de dissimuler son identité, elle emprunte des transports locaux comme des motos-taxis ou des bus pour franchir la frontière et rejoindre Bamako. Elle parcourt environ 1300 kilomètres, en toute illégalité.

Repérée à Sikasso, en zone dangereuse

Gao, sa ville de coeur où elle a créé son association qui vient en aide aux enfants souffrants de malnutrition, est hors de portée. Située dans le nord du Mali, elle est extrêmement dangereuse.

Elle s’installe donc à Bamako où elle retrouve sa fille adoptive Zeinabou qu’elle avait tenté, à plusieurs reprises et sans succès, de faire venir en Europe. Autorités françaises comme maliennes sont au courant de sa présence sur place, pourtant parfaitement illégale.

« Le Mali a refusé sa demande de visa. Donc ce passage par la douane, même si elle a obtenu un tampon, n’est pas reconnu par Bamako », explique notre spécialiste en politique internationale Patrick Sauce.

Mais vendredi 29 octobre, un avis de recherche est diffusé. Le document affirme qu’elle aurait été vue « vers Sikasso », une ville en zone rouge donc « formellement déconseillée » par l’État français.

Diane Regny

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=750791