Mauritanie – Covid-19 : quelques précisions sur la situation, par le ministre de la santé

Le ministre de la santé a donné ce soir une interview pour apporter quelques précisions quant à la situation actuelle dans le pays.

Voici les principaux points qu’il a abordé.

  1. Le ministre a déclaré que nous sommes actuellement dans la 2ème phase de l’épidémie.
    Toute épidémie présente 3 stades:
  • L’émergence de cas individuels
  • La propagation des cas
  • L’endiguement des cas
    Le gouvernement a pris une série de mesures pour freiner la propagation du virus sur le territoire, mais la propagation de l’épidémie dans les pays voisins représente un défi majeur.
  1. La situation est sous contrôle, comme l’a déclaré le Président de la République, car la plupart des cas sont en contact avec nous et diagnostiqués individuellement.
  2. Nous sommes donc dans une nouvelle phase de l’épidémie, qui nécessite de prendre de nouvelles mesures, dont la plus importante est la prise de conscience par les populations de leurs responsabilités.
    La responsabilité incombe à chaque citoyen de respecter toutes les mesures de précaution.
  3. Nous ne pouvons pas revenir en arrière en ce qui concerne les mesures d’atténuation qui avaient été prises récemment et tout fermer car cela est trop néfaste pour la condition des citoyens.
    Il faudrait que les citoyens comprennent que tout déplacement doit être évité et se faire uniquement lorsqu’il est absolument nécessaire. Toute réunion ou toute activité professionnelle qui peut être évitée doit l’être pour freiner l’épidémie.
  4. Les marchés resteront ouverts mais les autorités de sécurité veilleront à ce que les personnes qui s’y rendent soit équipées d’un masque. Des dispositifs seront également mis en place pour permettre de se laver les mains aux alentours des marchés.

Les mosquées ne seront pas fermées non plus mais chaque personne devra apporter son propre tapis de prière et porter des masques. Si le gouvernement constate que les mosquées sont une source d’infection généralisée, elles seront fermées et le calendrier du couvre-feu sera strictement respecté.

  1. Désormais, nous allons faire des investigations pour détecter les cas et ne plus attendre qu’ils se manifestent. 15 équipes mobiles sillonneront dans chaque wilaya de Nouakchott et seront reliées au centre d’appels.
    On voudrait éviter que les gens se rendent dans les établissements de santé mais qu’ils soient pris en charge par ses équipes qui viendront vers les personnes suspectées.
  2. Sur instruction du Président de la République, nous intensifierons les examens et les patients seront entièrement couverts.
  3. Le ministre a tenu également à préciser que 85% des patients ne ressentent aucun symptôme et 10% ne se plaignent que de symptômes bénins, et si les autres sont pris en charge rapidement, leur état de santé ne se détériorera pas.
  4. Nous avons fourni du matériel de protection aux médecins et nous obtiendrons d’autres équipements dans les deux jours qui suivent. Dans 2-3 jours nous allons recevoir de nouveaux équipements qui seront distribués à l’intérieur du pays car à Nouakchott, nous avons toutes les exigences pour lutter contre le virus.
  5. Nous avons formé un comité qui a visité le centre d’appels pour évaluer leur performance et leur donner de nouvelles instructions.
    Le ministre invite également à contacter directement le ministère via sa page Facebook pour tout cas suspicieux.
  6. Il y a trois jours, nous avons pris des mesures pratiques pour acheter des médicaments connus pour être rares. Nous mettrons à disposition des médicaments pour les maladies chroniques dans les hôpitaux publics.
  7. En toute transparence, le ministre a déclaré que l’épidémie va se propager et donc de nouveaux cas seront enregistrés mais l’intensité de cette propagation dépend de la responsabilité et du comportement des citoyens.

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©️Crédit source: La Page FB – La Vision (15/05/2020)

Nouakchott covid Bana Blanc : l’impardonnable négligence du ministère de la santé

Après les chants à la gloire de la lutte contre une épidémie fantôme, après avoir osé dire qu’il n’y a plus de cas de Covid en Mauritanie avant de faire machine arrière face à l’énormité de la bêtise car nul ne saurait en savoir quelque chose, voilà qu’une épicerie des quartiers chics est touchée via la famille des propriétaires dont l’un des membres a perdu la vie à 63 ans.

 Nos condoléances à toute la famille.

 Des membres de la famille ont été testés positifs. Depuis c’est la panique. L’Etat demande à tous ceux qui sont passés récemment à l’épicerie d’aller se faire tester. Quand on sait la fréquentation de ces endroits, on imagine qu’il peut s’agir facilement de milliers de personnes qui peuvent potentiellement contaminer à leur tour leur famille.

 De Nouakchott, des proches cherchent à savoir où aller se faire tester. Ils ont appelé le 1155 en vain. Personne ne peut leur dire où aller exactement.

Qu’est-ce que le ministère de la santé pouvait y faire ?

 Etant en Italie, j’ai pu observer au quotidien ce que l’Etat a fait, ce que les supermarchés et autres commerces ouverts ont mis en place comme mesures barrières. J’ai vu comment le pays a été géré lors du confinement et comment le déconfinement est engagé…

 Si la richesse d’un pays permet d’agir avec plus de soutiens financiers pour les populations comme la France a pu le faire, là où l’Italie a des difficultés, reste qu’avec seulement 4 millions d’habitants, une population jeune et des milliards obtenus pour le fonds de solidarité sans parler des richesses du pays, la Mauritanie pouvait éviter l’incohérence dangereuse et l’irresponsabilité derrière une communication d’enfumage digne des pays totalitaires où tout est annoncé sous contrôle.

 Inutile d’énumérer l’amateurisme et l’incohérence des mesures prises avant que ne soit décidé le confinement. Inutile de dire ce que le Maroc a fait notamment en donnant 100 euros à toutes les familles travaillant dans l’informel, c’est l’équivalent d’un smic mauritanien pendant que l’Etat mauritanien s’est borné à donner un lot de riz, d’huile et de poissons à quelques familles pour les besoins de la TVM ; n’allons même pas nous comparer au Sénégal. Maroc et Sénégal prouvent que l’Etat craint le peuple…

 Nous avons certes fait un minimum correct, frontières fermées assez tôt et surtout prise en charge des cas avérés ou potentiels dans des hôtels comme il faut mais nous n’avons rien fait pour assurer un minimum de déconfinement sécurisé.

Que fallait-il faire ?

 Nous sommes à peine 4 millions avec un fonds de solidarité fort de milliards. Comment ne pas avoir fait comme le Maroc pour rendre le masque obligatoire, sans parler des gants jetables au moins pour un mois sachant que le Maroc peut produire 5 millions de masques par jour !

 Il fallait ensuite dans tous les commerces imposer à l’entrée masques, désinfectant et éventuellement gants. Faire une campagne TV et radio pour informer les populations et sévir contre les récalcitrants.

Au lieu de ça, on a confiné de façon bancale et on déconfine de façon irresponsable et peut-être criminelle.

 Ces mesures auraient évité la situation que nous vivons parfaitement prévisible à savoir une contamination potentiellement de masse partant d’une épicerie.

Le ministère de la santé prouve encore son manque impardonnable de lucidité, de cohérence et de compétence face à cette épidémie à nos portes. Heureusement les mauritaniens peuvent compter sur leurs prières, sur la chaleur et leur population jeune pour compenser d’incompétence de ceux qui sont censés les protéger…

 Ahmed Ould Soueid Ahmed

©️ Crédit source: https://www.chezvlane.com/Nouakchott-covid-Bana-Blanc-l-impardonnable-negligence-du-ministere-de-la-sante_a19456.html

URGENT : DÉCISION D’OUVRIR LES MARCHÉS ,LES RESTAURANTS ET DE PERMETTRE LES PRIÉRES COLLECTIVES DU VENDREDI ET TARAWIH

Les autorités mauritaniennes ont décidé de commencer à assouplir les mesures de précaution contre l’émergence du virus Corona, en autorisant les prières du vendredi et  en ouvrant les marchés et les restaurants, tout en adoptant des contrôles et des précautions générales.

Les autorités ont également décidé de reculer  l’entrée en vigueur du couvre-feu jusqu’  à 23 heures au lieu de 21 heures précedemment.

Source : https://www.alakhbar.info/?q=node/25148

Traduit par adrar.info

©️ Crédit source: reprise via adrar.info http://adrar-info.net/?p=62555

Tribune – Covid-19 – Mauritanie : « j’étais recruté par l’OMS et le ministère de la santé m’a remplacé par un autre » Par Mohameden Fall

Mohameden Fall – Dans le cadre de leurs activités de lutte contre la pandémie du coronavirus en Mauritanie, l’OMS Mauritanie recherchait des Epidémiologistes ou Médecins ayant une expérience avérée de surveillance des maladies au niveau du terrain. C’est dans ce cadre que ma candidature a été sélectionnée sur des critères precis et rigoureux. On a effectué une formation de 2 jours à l’hôtel Nouakchott et 7h de formation en ligne. Le projet avançait, les responsables de l’OMS nous avaient parlés des conditions et de la nature de notre travail, avec notamment l’affectation de chaque candidat dans une moughataa où il sera chargé du suivi des cas suspects de contamination au Covid-19. Ils nous ont même expliqués les grilles de salaires et du type de contrat en tant que fonctionnaire international des Nations-Unies. Dès le début de la formation, le représentant de l’OMS en Mauritanie avait expliqué que dans les règlements de l’organisation il ne peut y avoir de compétition entre le ministère et l’OMS. Donc tous les candidats qui sont fonctionnaires n’ont qu’à se signaler car ils vont envoyer la liste pour vérification au ministère. Même s’il se trouve que le contrat est déjà signé et le candidat affecté, si le ministère confirme qu’il est fonctionnaire, le contrat sera résilié et le candidat retourné à Nouakchott. Il a expliqué ensuite que l’organisation payait beaucoup plus que le ministère et que leur objectif n’était pas de récupérer les fonctionnaires du ministère. Voilà les raisons qui les ont poussés à procéder ainsi, c’était clair dans notre tête et on était tous d’accord la-dessus. Même si ça n’arrangeait pas certains candidats qui sont des hauts cadres du ministère de la santé qui avaient une disponibilité du ministère. Durant une pause café, j’ai entendu un collègue (ancien DRH du MS) dire que ce n’est pas normal que l’OMS fixe des règles comme ça. Mais il a oublié que l’Etat a donné son accord sur le principe et a validé ce programme que l’OMS va financer et piloter. C’était la meuilleure chose d’ailleurs pour le pays car le représentant de l’OMS en Mauritanie est de renommée internationale parmi les meuilleurs experts mondiaux contre les pandémies. En 2018, en pleine pandémie d’Ebola, le directeur de l’OMS l’a appelé pour lui dire que d’après les plus grands experts, il est le mieux placé pour l’endiguer. Il a quitté Nouakchott pour le Congo pour diriger la riposte sur place pendant 8 mois. Cet homme n’est pas un amateur dans la lutte contre les épidémies et pandémies. Un médecin de formation militaire, qui a travaillé aux USA pendant 11 ans et dans d’autres pays, ne peut pas faire des choses sans respecter les lois des pays. Alors voilà après une semaine d’attente, alors qu’on devrait partir depuis, on reçoit un e-mail de l’OMS qui regrette la tournure des événements et nous dit que après des discussions avec le ministère de la santé et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’OMS ne gère plus le programme et que désormais pour plus d’informations de se rapprocher de la faculté de Médecine de l’université de Nouakchott. Un groupe de délégués s’est constitué parmi les candidats, qui a rencontré le ministre qui les a promis que le projet va se poursuivre et sera remis à l’OMS et que les 57 candifats qui étaient deja recrutés par l’organisation mondiale de la santé seront reconduits. A cela, il a ajouté que la faculté va recruter quelque trente étudiants de derniere année en plus. En donnant l’assurance que les recrutés de l’OMS seront maintenus et n’avaientt aucun rapport avec le groupe d’étudiant recrutés par la fac. Voilà ce qui s’est passé et aujourd’hui, après 2 semaines de patience et de stress, le ministère de la santé a empêché l’OMS de faire un recrutement normal. Aujourd’hui [04 Mai] à 21h certains qui étaient recrutés par l’OMS ont reçu un mail avec une liste de 90 personnes recrutées dont certains n’ont que un bac+2 (des sages femmes et infirmiers). Aujourd’hui 05 mai 2020 des jeunes Mauritaniens qui n’ont pas voulu faire du bruit pour ne pas gêner l’Etat dans sa démarche sont victimes d’un lobby proche du ministère et de l’appareil d’État qui ont fait que leur décision soit la décision de l’Etat au détriment de toute éthique, équité ou morale et au détriment de l’intérêt général. Aujourd’hui, des jeunes dont je fais partie ont été écartés du groupe parce qu’on observait dans le respect et la bonne conduite la décision du ministre. Aujourd’hui j’ai compris que ce pays est injuste et des gens au plus haut sommet de l’Etat ont créé ce problème pour parasiter le projet de recrutement parce qu’ils ont des proches qui avaient raté l’occasion. Personnellement je savais comment ça marche ce pays, mais en ce mois de ramadan et avec l’avènement du Président Ghazouani je me disais que ce n’etait plus possible. Aujourd’hui j’ai compris comment marche ce pourri système administratif Mauritanien. Mais, Allah est le plus Grand Juge.

Voir liste jointe :

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=735746

Tribune : Médecine « bienveillante » et retour de la raison coloniale, Par Sidi N’diaye

Il est des temps exceptionnels qui rendent possible la libération de racismes faussement habillés de bienveillance. Quand arrivent ces temps, les digues de la décence et de la retenue entretenues par les règles implicites et explicites de la vie en communauté se fissurent par endroits, laissant suinter la boue et les excréments. 2 avril 2020, le Covid-19 continue d’arracher des vies, et alors que le monde est frappé de stupeur, des effluves pestilentiels remontent à la surface :Jean-Paul Mira, chef du service de réanimation de l’hôpital Cochin, propose sur le mode interrogatif de tester un vaccin en Afrique « où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation. Un peu comme c’est fait d’ailleurs pour certaines études sur le sida…». Camille Locht, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale acquiesce: « Vous avez raison, on est d’ailleurs en train de réfléchir à une étude en parallèle en Afrique ».

Bienveillance ? Non,déchets, ignorance et arrogance rassemblés dans l’esprit et les mots d’hommes de science. Une surprise ? Une nouveauté ? Non, pas pour les Africains qui ont appris dans la douleur que le statut d’homme de science (souvent ce mâle de type caucasien prétendant tout savoir) ou d’homme éclairé n’est en rien synonyme d’intelligence sociale, encore moins d’humanité, de générosité, de respect et de bienveillance.
Depuis que des hommes éclairés ont prétendu avoir « découvert » un continent exotique abritant d’innombrables richesses et des peuples barbares aux mœurs étranges, depuis que d’autres hommes éclairés ont prétendu dire cet ailleurs à la place des gens qui y vivent, qu’ils ont dans le même geste légitimé l’esclavage et la colonisation, l’Afrique est devenue le lieu de tous les fantasmes et projections lugubres. Même lorsque le regard se tourne vers quelques figures progressistes, il finit par se heurter à une condescendance, un paternalisme et des appétits prédateurs. N’est-ce pas par exemple Victor Hugo, anti-esclavagiste répondant à un Victor Schœlcher pressé de « porter la lumière à des populations encore dans l’enfance » qui s’exclamera : « Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre (…). Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la » ? N’est-ce pas Jules Ferry, artisan de loi portant sur l’instruction obligatoire, laïque et gratuite qui soutiendra en 1885 devant des députés français, dont beaucoup ont été désarçonnés, « qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles de civiliser les races inférieures », et de conclure avec assurance : « est-ce que vous pouvez nier qu’il y a plus de justice, plus d’ordre matériel et moral, plus d’équité, plus de vertus sociales dans l’Afrique du Nord depuis que la France a fait sa conquête ? ». Les exemples sont légion, et il serait malvenu de justifier pareils propos en les adossant à leur contexte et à leur temps.
Ce n’est donc pas par pur hasard que des médecins occidentaux, en ce XXIe siècle, jugent intelligent de sauver l’Afrique en lui « proposant» de tester des vaccins sur ses gens. Bien au contraire. C’est non seulement parce que subsistent dans les mémoires des traces d’une idéologie raciste (même celle qui s’ignore), mais aussi parce que l’Afrique a longtemps été le terrain privilégié de la médecine coloniale et de ses expériences. Associée à l’anthropologie physique qui a conduit à des dérives macabres, cette médecine, quoi qu’en disent ses défenseurs (ils sont nombreux), a semé la désolation et la mort en Afrique. Il en est ainsi du vaccin contre trypanosomiase humaine ou maladie du sommeil. Dans Le médicament qui devait sauver l’Afrique, pour ne citer que les rares travaux en langue française, Guillaume Lachenal revient sur la découverte de ce vaccin et son administration aux populations africaines. « Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Lomidine est découverte. Dans l’enthousiasme, de grandes campagnes de ‘lomidinisation préventive’ sont organisées dans toute l’Afrique. La molécule se révèle inefficace et dangereuse, mais ceci ne freine pas les médecins ». Cet acharnement s’expliquait non seulement par des considérations économiques, à savoir l’entretien de la force de travail et de production des colonies, mais aussi par le souci qui était celui des médecins de ne pas faire reposer le coût élevé des pertes humaines liées à l’administration du vaccin sur les Européens, en particulier ceux qui étaient installés en Afrique et qui n’ont jamais été vaccinés.
On sait aujourd’hui que la Lomidine n’a pas été la seule tueuse d’Africains. De nombreuses campagnes de vaccination censées prévenir ou lutter contre des maladies comme la bilharziose, la syphilis, le pian…ont aussi, paradoxalement, engendré la propagation rapide de d’infections meurtrières. Ce fut par exemple le cas de l’hépatite C au Cameroun, en République centrafricaine ou en Egypte, et dont des recherches ont montré qu’elle s’était généralisée du fait d’une entreprise massive et forcée de vaccination (« Quand la médecine coloniale laisse des traces », Les Tribunes de la santé, 2011). On ne peut donc que se réjouir que les Africains, conscients de ce que des générations de malades et de vies perdues doivent aux entêtements d’apprentis sorciers soutenus par des politiques scélérates, se mobilisent aujourd’hui pour dénoncer d’une seule voix, y compris par les voies légales, la médecine raciale « bienveillante » et la raison coloniale.

Sidi N’Diaye, Politiste, pour ADN

©️ Crédit source: https://africadiaspora.news/2020/04/medecine-bienveillante-et-retour-de-la-raison-coloniale/

Mauritanie  – Covid-19 : le député Biram Dah Abeid tire la sonnette d’alarme

Senalioune – On sait désormais pourquoi l’annulation illico-presto par la chaine télévision Elwataniye qui avait sollicité avec insistance l’intervention du député Biram Dah Abeid le jeudi 02 avril 2020 sur les questions brulantes de l’heure. Les journalistes disent avoir subi de fortes pressions de milieux influents du système raciste et esclavagiste qui gouvernent le pays pour annuler l’émission comme le fut avec la chaine Chinguity TV récemment. La gestion chaotique de cette crise mondiale sanitaire qui s’est soldée par un cas de décès COVID 19. La défunte n’a pas eu accès aux soins ni avoir subie les tests du dépistage avait stupéfait l’opinion. Elle n’a été dépistée qu’après son décès, donc, médecin après la mort. Dès le début de cette pandémie, le ministre de la santé nous disait des choses incohérentes, la prise en charge de personnes confinaient du vol air France le 16 mars, n’était pas au top. Le vieil homme de 74 ans avait dit clairement qu’il n’a subi aucun test COVID-19. Le cas de la ville Kaédi, le ministre avait défendu que l’individu a été appréhendé par les forces de l’ordre à la frontière sénégalaise alors que ce n’était pas vrai. En bref, le gouvernement Mauritanien tente de camoufler ses graves insuffisances. Message du député à la population « Moi Biram Dah Abeid, je vous salue à partir de Bruxelles, je suis ici confiné comme tous les Belges à cause de cette pandémie, mais, je vous rassure que ma santé est bonne. Le médecin m’a déjà libéré depuis le 18 mars, depuis lors, il n’y a pas d’avion. Je compatis avec les mauritaniens, surtout les Kaédiens, je ressens ce qu’ils ressentent, les jours ne sont pas actuellement faciles, il y a la maladie qui pointe à l’horizon, qui menace, mais aussi la mauvaise gestion des autorités n’a pas facilité les choses. Je compatis avec tous ces foyers dont les chefs qu’ils soient des pères ou des mères, vivaient et faisaient vivre leurs enfants au jour le jour à travers leur travail quotidien. J’imagine la détresse dans la quelle se trouve ces foyers qui n’ont plus de quoi à nourrir leurs enfants. C’est dommage que les autorités Mauritaniennes n’ont pas pris en compte la note d’alerte que nous avons fait, nous IRA dès les premiers jours. Parce-que tous les pays du monde ont confiné leur population mais en contre partie ils ont donné la nourriture sur le compte de l’état, sur les dépenses de l’état. La Mauritanie a bien les moyens de le faire et des ressources pour sa population. Malheureusement ce n’est pas le cas et sa plonge les citoyens dans des difficultés imprévisibles………… »

🔹️Le lien audio du président BDA : https://youtu.be/6o_wkPxqV_U

©️ Crédit source: reprise via www.cridem.org

Vaccin Covid-19 : Pour une Afrique ni victimaire ni complotiste mais alerte!

Depuis l’avènement de la pandémie du Covid-19, le continent africain, le moins atteint à l’heure actuelle, est scruté par le reste du monde et plus particulièrement par l’Europe et la France.

Ce regard souvent teinté de condescendance, de misérabilisme et surtout de mépris fait ressurgir des discours d’un autre âge, porté par des hommes de science sans aucune gêne.
Telle a été l’œuvre du Pr Jean Paul Mira qui tranquillement, se fondant sur une vérité -la défaillance des systèmes de santé en Afrique- proposa sans sourciller et de façon abjecte, que des essais cliniques y soient menés comme cela se faisait pour le sida avec les prostitués vulnérables et pauvres.
Cette proposition honteuse ne traduit ni la générosité désintéressée de l’Occident et encore moins un besoin primaire de l’Afrique, au moins actuellement, vu le nombre de cas enregistrés sur le Continent.
Cette fausse bienveillance réveille dans nos souvenirs une autre réalité. Celle de l’abondance d’une littérature raciste (allant du 17ème au milieu 19ème siècle) sous couvert d’une onction scientifique, celle de la stérilisation des femmes (à leur insu) en Asie et en Afrique par le truchement de Fondations, celle des essais d’antiviraux au Nigeria ou enfin le scandale des cobayes de Big Pharma.

L’ensemble de ces éléments historiques factuels, nous imposent au moins d’être vigilant et au mieux d’être sur la défensive.
Oui il nous faut une réelle vigilance citoyenne tout en ne tombant pas sur des raccourcis faciles et simplistes.
Les propos scandaleux de ces chercheurs conjugués avec l’histoire des scandales des essais cliniques sauvages font le lit des conspirationnistes de tous bords.
Car à l’heure actuel, il n’existe aucun essais clinique sur le Continent africain et encore moins un essai de vaccin.
Les différents essais cliniques existants se font en Occident pour le moment.
Il y a plus de 8 protocoles d’essais dans des pays d’Europe, aux Etats-Unis et en Asie -là ou il y a le plus de victimes- et aucun sur le continent africain.

Cela dit, on se doit d’être vigilant en n’acceptant sur notre continent que des protocoles déjà entérinés en Occident et validés par nos propres scientifiques.
Mieux, notre exigence post-Covid-19 doit se tourner vers nos dirigeants qui doivent encore une fois investir, dans l’éducation, la recherche scientifique et la santé.

Diallo Saidou dit Thierno

Ainsi nous n’attendrons plus la générosité de l’Occident pour nous soigner.

©️ Crédit source: https://kassataya.com/2020/04/05/vaccin-covid-19-pour-une-afrique-ni-victimaire-ni-complotiste-mais-alerte/