✓Flash info – Foot 🇲🇷 | Le numéro 10 Adama BA annonce sa retraite internationale

-L’attaquant international mauritanien Adama BA a annoncé via un post sur sa page officielle Facebook sa retraite internationale. Natif du Guidimagha (Gouraye) , l’un des atouts offensifs des Mourabitounes depuis une décennie, âgé de 28 ans vient de participer à CAN 2021 au Cameroun. L’équipe mauritanienne a été éliminée sévèrement en terminant dernière du groupe F avec 3 défaites, 7 buts encaissés et 0 marqué. Il a évolué dans le championnat français notamment à Brest, Bastia et AJ Auxerre.

~Ci-dessous le post de l’annonce :

« بقلب حزين، أعلن اعتزالي اللعب دولياً، وهنا أشكر عائلتي وكل الأشخاص الذين دعموني دائماً منذ البداية، لقد كان شرفاً كبيراً لي أن أدافع عن ألوان بلدي لمدة 9 سنوات.
أشكر اللاعبين على الاحترام الذي قابلوني به طوال هذه السنوات، وأتمنى التوفيق لبلدي 🇲🇷♥️.

C’est avec le cœur Lourd que je vous annonce ma retraite internationale , Je remercie ma famille , mes proches et les personnes qui m’ont toujours soutenu depuis le début , ça a été un grand honneur pour moi de défendre les couleurs de mon pays pendant presque 9 ans . Je remercie les joueurs pour le respect qu’ils m’ont accordé pendant toutes ses années et je souhaite le meilleur pour mon cher pays 🇲🇷♥️ . »

~Lien média source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=474482854038955&id=100044317335289

©️ Éléments médias : Facebook du Joueur.

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Portrait – Témoignage | Dr Ousmane SY, un exemple de constance et de force tranquille humaniste !

Dans une note de présentation que je lui ai sollicitée, il a écrit avec une humilité respectueuse que ses mots au ton d’un serment en s’engageant auprès du leader abolitionniste Biram Dah Abeid en 2010 étaient « la mise en place d’un mouvement populaire et non élitiste » . Né en 1982 à Ndikine Aly Kane aux environs de Tekane , Docteur Ousmane SY est le fils d’un ingénieur agronome du nom de Aly Kane SY un ancien de la SONADER qui décida de revenir travailler la terre chez lui à l’approche des années quatre-vingt. Bachelier à Rosso en 2001, le jeune étudiant débarque à L’UCAD de Dakar au Sénégal et y sort brillamment avec 2 doctorats (Pharmacie et Biologie). En 2008 il réussit le concours d’internat des hôpitaux de Dakar (2 ème mauritanien à réaliser cette performance), et il est titré depuis 2013 Ancien interne des hôpitaux de Dakar. Également titulaire d’un DES BC (Diplôme d’Etude Spécialisé en Science Biologique), actuellement en plus de ses fonctions de responsable de Laboratoire hospitalier des spécialités à Nouakchott, il encadre des étudiants pour leur Mémoire de Master de recherche en biologie à l’Université et enseigne les élèves techniciens supérieurs à l’École Nationale de Santé Publique. Il dispose de la qualité d’évaluateur national des laboratoires (par OMS) et participe depuis courant 2021 à un programme américain spécialisé autour de son domaine de compétences.

~Avec le couple Dah Abeid en 2013



Il reconnaît avoir eu très jeune un certain attrait pour les activités politiques et au Sénégal il a eu l’honneur de diriger l’amicale des étudiants mauritaniens à l’époque. En 2010, il préside IRA-Mauritanie section Sénégal et membre du bureau exécutif IRA-Mauritanie depuis 2012. Ainsi je le définis comme l’un des timoniers du célèbre mouvement abolitionniste de cette décennie écoulée en Mauritanie. Le frère et camarade Ousmane a été de ces acteurs de l’engagement pour la défense des droits humains qui ont saisi très tôt l’importance des échanges virtuels et de l’information via internet (forum cridem, pleinrim…) . C’est à travers cette arène 2.0 que nous avons fait connaissance il y a 11 ans et j’ai pu bénéficier de lui d’un tutoriel à distance pour mes premiers pas de mise en ligne d’articles médias notamment sur le site Pleinrim avant la création de mon BLOG en 2014.

~Nouakchott Février 2021



Humaniste dans l’âme, il témoigne qu’aux environs de sa localité d’origine, de situations frappant certains milieux haratines, le révoltaient déjà particulièrement. Jovial, pondéré et doté d’une grande disposition naturelle à l’empathie, Dr SY incarne une constance légendaire et une force tranquille humaniste qui forcent le RESPECT. IRA Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) fondée en octobre 2008 mais dotée d’une reconnaissance officielle en Mauritanie seulement à partir du 31 décembre dernier, peut compter sur de cadres visionnaires à la trempe de monsieur Ousmane SY très conscient des enjeux globaux et transversaux pour l’émergence d’un environnement social et politique propice à la construction d’un véritable État de droit.

Ainsi un bref portrait très partiel sur cette personnalité que j’ai eu l’honneur de la rencontrer physiquement il y a presque une année (février 2021) dans les locaux de son service au sein d’un grand centre hospitalier à Nouakchott.



Je conclus par cette assertion par laquelle il définit succinctement son approche de l’engagement militant : « Quel que soit l’engagement tant qu’on n’arrive pas à définir toutes les injustices par la même définition, on ne combattra pas de manière juste contre l’injustice » .

KS pour le BLOG

✓Mes vives et chaleureuses félicitations pour la nomination de mon frère et ami Yacoub Salem Vall au poste de Directeur Général de la société mauritanienne de services et tourisme (SOMASERT). | Par BaBa JIDDOU



La Société Mauritanienne de services et de Tourisme, est une filiale de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM). Elle est propriétaire de 2 somptueux hôtels «Cansado» à Nouadhibou» et «Tazadit» à Zouérat.
– L’hôtel Cansado est située à 5 km de la ville de Noudhibou et dispose de 3 suites avec tout le confort, 24 chambres avec lits king size, 12 chambres à 2 lits séparés, 1 restaurant de 45 couverts, 1 restaurant V.I.P avec vue sur le jardin et la mer, 1 salle de réunion et plusieurs salles, 1 parking, 1 navette aéroport,… (http://www.somasertsa.com/hotel_osian_ndb.html)
– L’hôtel «Tazadit» est situé au centre de la ville de Zouérat et dispose de 8 bungalows, 4 studios, 28 chambres avec lits king size, 14 chambres à 2 lits séparés, 1 restaurant à 60 couverts, 1 restaurant pour V.I.P, 1 bar, 1 parking, 1 navette aéroport… (http://www.somasertsa.com/hotel_osian_zouerate.html)

Pour rappel, Yacoub Salem Vall a fait toute sa carrière professionnelle à la Snim, en occupant des postes importants en tant que cadre des services techniques et administratifs à Zouérat et à Nouadhibou.
Patriote militant de longues dates, il a été maire de la ville de Zouératt de décembre 2006 à janvier 2014 avec des réalisations communales innovantes sans précédent dans tous les secteurs sociaux et le développement harmonieux de cette contrée du Tiris Zemmour.
La nomination de Yacoub Salem Vall à ce poste datée du 16/12/2021, constitue, à n’en point douter, non seulement une marque de confiance placée en lui, mais beaucoup plus un message, celui d’un renouveau, d’une innovation et d’un dynamisme, prôné par Monsieur Mohamed Fall Telmidy, Administrateur Directeur Général de la société nationale industrielle de Mauritanie (SNIM), qui promeut l’expérience et l’expertise des employés et des cadres de notre entreprise nationale fleuron de l’industrie et premier employeur privé en Mauritanie.
Je suis certain qu’en cette heureuse circonstance, Yacoub Salem Vall dirigeant de la Somasert propriétaire de l’hôtel «Cansado» à Noudhibou et de l’hôtel «Tazadit» à Zouérat, ses employés et ses partenaires, peuvent rassurer, M. l’Administrateur Directeur Général de la SNIM de leur constante disponibilité et leur intense engagement pour relever tous les défis.
Certain que Yacoub Salem Vall, le nouveau Directeur Général de la Somasert s’engage à œuvrer aux côtés de l’Administrateur Directeur Général pour la réussite des nobles missions de développement du secteur du voyage et du tourisme en vue de permettre à la société SNIM de poursuivre, sans désemparer, les grandes réformes engagées et d’initier celles à engager dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires; gage de l’attractivité des investissements directs locaux et étrangers et ce, pour un développement réel et durable de notre cher pays, la République Islamique de Mauritanie.
Puisse l’énergie de notre foi à l’avenir accorder la sagesse et l’intelligence nécessaires afin de mener à bien l’action pour l’émergence de l’économie, la paix et le développement durable de notre pays.
Je souhaite un bon vent à Yacoub Salem Vall dans sa nouvelle mission de manager dans le secteur du voyage et du tourisme, qui est en plein expansion en Mauritanie.

Baba JIDDOU

©️ Crédit source : reçu de l’auteur

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec Mr Mahamadou Marega (Étudiant à L’UCAD)

– Nous vous présentons l’interview accordée par un frère soninké de Golmy au Sénégal. Âgé de 33 ans, Monsieur Mahamadou Marega, étudiant à L’UCAD – Dakar, est déjà titulaire d’une licence en Études Arabes (option Pensée Islamique). Il s’exprime souvent à travers de posts FB pleins de sagesse et d’inspiration intellectuelle. Nous lui souhaitons une paisible continuation dans l’ensemble de ses projets. Nos vifs remerciements pour sa disponibilité en répondant à notre sollicitation.

Lire ci-dessous ses éléments de réponse à nos questions.

Question 1 : Bonjour Monsieur Muhammad Marega , pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mahamadou Marega :
Je m’appelle Mahamadou Marega.
Je suis étudiant, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Et je suis titulaire d’une licence en études arabes (option pensée islamique).


Question 2 : En tant que jeune africain universitaire , êtes-vous engagé dans une Cause (politique, associative, culturelle ou sociale) d’intérêt général ? Si oui dans quel cadre et avec quels moyens pour atteindre vos objectifs ?

• MM : Pour le moment, je ne suis membre de façon active dans aucune association à caractère politique, social, culturel ou humanitaire. Même s’il y a des associations avec qui, je suis en phase sur le plan idéologique et que je défend de façon sympathique.

Question 3 : Ces dernières années la communauté soninké connaît des soubresauts sociaux autour de la problématique de l’esclavage par ascendance, quelle analyse faites-vous de la situation ? Vos commentaires sur la dynamique abolitionniste transnationale en cours portée par le mouvement Gambanaaxu Fedde..?

MM : effectivement, la société sooninké traverse des grands problèmes d’ordre sociétal, politique et économique. Et la problématique de l’esclavage par ascendance fait partie de ces problèmes-là, il faut le reconnaître. Par ce que pour résoudre un problème ça commence d’abord par reconnaître son existence. Le nier, c’est le condamner à se développer et à se complexifier. Bref, notre société est conservatrice et inégalitaire, et il y a beaucoup de paradigmes qui ne conviennent plus à notre époque. L’esclavage par ascendance est l’une des tares congénitales de notre société. Nous devons y faire face pour l’éradiquer par tous les moyens possibles. En ce qui concerne le mouvement Gambanaaxu Fedde, je pense que franchement parler, c’est un mouvement avant-gardiste et humaniste de par sa philosophie qui prône l’égalité et la justice sociale. Cela dit, un tel mouvement doit être soutenu, parce qu’il y va de l’avancée de notre société.

Question 4 : Quelles pistes de solutions pensez-vous nécessaires pour débloquer les régimes d’organisation coutumière dans certaines sociétés ouest-africaines figées dans des hiérarchies sociales datant d’une époque lointaine (par exemple le cas soninké) ?

MM : comme je l’ai dit plus haut, la société conservatrice qui obéit à une stratification socioprofessionnelle qui, répondait autrefois à des besoins sociétaux, mais force est de reconnaître que le système d’organisation sociale et coutumière n’a plus sa raison d’être. Car, il constitue un véritable obstacle au développement du Soninkara. D’où la nécessité de mener un combat aussi intellectuel que pratique en vue de le changer.


Question 5 : Votre pays, le Sénégal a connu certains mouvements contestataires et d’autres qui y couvent liés à la vie politique, qu’est-ce qui perturbe réellement la démocratie sénégalaise connue comme relativement sereine en comparaison à d’autres pays voisins historiquement ?

MM : Il y a deux points, à mon humble avis, qui perturbent et empêchent la démocratie sénégalaise de jouer pleinement son rôle : le fait que la justice n’est pas indépendante, puisque sans une justice indépendante devant laquelle tous les citoyens sont égaux et justiciables, et d’autre part, le manque d’équité social en matière de redistribution de richesses. Ce qui crée une frustration chez beaucoup de gens, notamment, les jeunes qui n’ont plus des perspectives d’avenir et les événements du 23 Mars en ce sens sont une preuve éclatante.


Question 6 : Le fait culturel, politique et social autour de la Religion dans nos communautés et nos pays, constitue une donnée importante, complexe et à la fois sensible, quelle lecture globale faites-vous de cette situation ?

MM : Mon avis, le fait culturel et le fait religieux sont indissociables puisque la culture est le réceptacle de la religion, mais cela ne veut pas dire que la religion doit être complètement moulée dans le fait culturel. Seulement, avoir l’intelligence de lire le corpus religieux sous la lumière de nos réalités socioculturelles, faute de quoi il y aura toujours des tensions ou des incompréhensions qui peuvent empêcher la religion de jouer pleinement son rôle à la fois éducatif et spirituel.

-Fin

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓MAURITANIE : LE GÉNÉRAL MOKTAR OULD BELLA, NOUVEAU PATRON DES ARMÉES MAURITANIENNES

Le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett quitte son poste de chef d’état-major des armées mauritaniennes (CEMAM).
La Présidence de la République a rendu public, mercredi, un décret nommant un Chef d’État-major général des armées, a indiqué mercredi 22 décembre, l’Agence mauritanienne d’information (AMI) qui cite un communiqué de la présidence mauritanienne.

«Par décret en date de ce jour, le Général Moktar Ould Bella, est nommé Chef d’État-major général des armées », a précisé l’Agence mauritanienne d’Information (AMI).

Pour rappel, le Général de Brigade Moctar Ould Bella était jusqu’ici le numéro 2 des armées mauritaniennes. Le Général de Brigade Moctar Ould Bella remplace le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett

Par La rédaction de Cridem

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© Crédit source : repris via http://adrar-info.net/?p=72593

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec la sociologue et militante Dieynaba NDIOM

À la fin de cette année 2021, la rubrique Le Grand Entretien du Blog (le GEB) reçoit l’interview d’une dynamique militante mauritanienne, Madame Dieynaba NDIOM. Engagée féministe et membre active du parti FPC (Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam, la sociologue a répondu favorablement à notre sollicitation d’entretien. Nos vifs remerciements à son endroit. Retrouvez ci-dessous le contenu de cet entretien.

✓Question 1 : Bonjour Madame Dieynaba N’diom, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Dieynaba NDIOM : Je m’appelle Dieynaba NDIOM, Féministe, Femme politique et Sociologue de formation.


✓Question 2 : Quels sont vos engagements militants (associatifs et politiques) en Mauritanie ?

• DN : Je suis engagée dans deux associations mauritaniennes :
Voix des Femmes, qui est un collectif de jeunes féministes mauritaniennes
Initiative pour la Santé de le Reproduction, qui est une association qui travaille sur toutes les questions liées à la santé de la reproduction, comme son nom l’indique.
Sur le plan politique, je suis engagée au sein du parti FPC (Forces Progressistes du Changement), dont je dirige la fédération de Nouakchott.

✓Question 3 : En étant une femme engagée publiquement, rencontrez-vous des écueils sociaux et discriminants liés au genre? Et également quelle analyse faites-vous autour de la condition féminine en Mauritanie aujourd’hui en 2021 ?

DN : Pas spécialement dans les organisations où j’évolue, cependant les organisations associatives comme politiques sont à l’image de notre société, toutes les pesanteurs socioculturelles y sont palpables. Les conditions des femmes en Mauritanie sont de plus en plus difficiles sur quasiment tous les plans : Niveau juridique, toujours pas de loi sur les violences que subissent les femmes, dans le milieu familial, professionnel, dans l’espace public etc. Niveau politique, avec l’actuel régime ; c’est plutôt la régression sur le nombre de femmes dans les postes de responsabilité. Niveau social, nous sommes restés cette société très conservatrice avec un système social très hiérarchisant et discriminatoire, d’où les relations de pouvoirs sont omniprésentes.

✓Question 4 : Ce 28 novembre 2021, jour du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale, une manifestation a été réprimée dans la ville de Bababé, pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements sur ces événements en tant que militante politique ?


• DN : Comme chaque 28 novembre, depuis 30 ans actuellement, une partie de la Mauritanie demande justice sur les crimes commis, c’est également l’occasion de revenir sur tous les épisodes sombres de la Mauritanie à l’égard de sa composante noire, qui continue d’ailleurs de plus belle sous d’autres formes. Ainsi, différents événements (sit-in ; marche ; conférence de presse…) se font chaque 28 novembre à Nouakchott et/ou à l’intérieur du pays. Cette année à Bababé s’est tenue une manifestation, comme les années précédentes, mais violemment réprimée. Plusieurs jeunes blessés, ce qui a valu leur évacuation sur Dakar pour des soins. La lecture que j’en fais, connaissant bien ces jeunes, le pouvoir n’a fait que renforcer leur détermination. La répression atteint rarement les esprits déjà éclairés.

✓Question 5 : En Mauritanie, les problématiques liées à l’esclavage font partie de l’actualité d’une manière sporadique, selon vous pourquoi arrive-t-on pas à éradiquer ce phénomène pour de bon ?

DN : Comme je disais plus haut, notre société est conservatrice et surtout très discriminatoire. Nous avons beaucoup de tares, beaucoup de soi-disant valeurs qui ne sied plus à notre époque. L’esclavage est l’une des pires pratiques qui existe dans notre société. Nous devons faire face à cette réalité et la combattre avec toutes nos forces, même si nous savons que des murs se dresseront, car entre les privilégiés de cette pratique et notre Etat si frêle, le chemin est encore très long.

✓Question 6 : Autour de ce même phénomène (l’esclavage ou ses conséquences sociétales) , historiquement un certain tabou couve en milieux negro-mauritaniens (hors haratines), réellement qu’en est-il dans la société Peul? Le construit culturel qui tient à une certaine hiérarchisation sociale ne constitue-t-il pas un écueil pour l’émergence d’une mobilisation militante d’envergure cohérente et transversale dans le champ revendicatif à l’échelle nationale?

DN : La société peul, comme les autres communautés est définie par une hiérarchisation sociale, qui même si jadis répondait à des métiers socio-professionnels, aujourd’hui n’a plus sa raison d’être et elle constitue un frein à ce que nous pouvons construire ensemble. L’intersectionnalité entre nos différents combats est notre seule issue vers une Mauritanie juste et fière de sa diversité.

Fin

~ 18 décembre 2021

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓Hommage – Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage | Mon combattant anti-esclavagiste de la journée du 2 décembre 2021!



Il s’appelle Mahamadou Sidibé, soninké malien originaire du village de Kremis. Beaucoup d’entre nous ont visionné l’élément média du reportage FRANCE 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA datant d’à peine 2 ans. Le monsieur entouré par une foule hystérique et haineuse demandant qu’on l’attache et qu’on le frappe parce qu’il est Gambana, c’était lui. Traîné, humilié et ligoté, parce qu’on lui reproche d’être militant actif contre l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké en Afrique de l’ouest aujourd’hui en ce 21 ème. Nous avons eu l’opportunité de le rencontrer il y a un mois à Kayes (26-27/10/2021) parmi les militants victimes invités comme témoins lors du forum d’octobre avec le programme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo . Il en ressort de son témoignage lors de nos échanges, ce qu’on a pu constater et rapporter ailleurs en milieux Soninké ces dernières années, ceux qui s’affichent abolitionnistes en refusant les coutumes de l’esclavage par ascendance, subissent mise en quarantaine, embargo social, contraintes indirectes, accusations fallacieuses et harcèlements de tout genre. Ainsi dans leur zone, ils sont considérés comme indésirables sans la soumission à cet esclavage statutaire sous couvert de sinistres traditions dites ancestrales.



Il a tenu et il tient à cet éveil pour la restauration sociale d’une dignité tant bafouée par diverses assignations liées cet abject esclavage par ascendance. Nous sommes au cœur de l’Afrique, le continent qui fut gravement saigné diverses traites (atlantiques et sahelo-saharienne) . Si cette Afrique colonisée et néo-colonisée compte se libérer de l’impérialisme extérieur, les forces agissantes et mobilisatrices notamment parmi la jeunesse doivent revoir et réactiver une dynamique globalisante en secouant nos travers traditionnels et religieux. Nos aristocraties « pacotilles » (anciennement collabo occasionnels des colons) en total déphasage avec la marche du troisième millénaire, sont source d’un immobilisme multidimensionnel rendant rédhibitoire tout véritable éveil de conscientisation profonde, cohérente et massive. Feu Thomas Sankara ne s’était pas trompé lorsqu’il laissait clairement entendre que la révolution de masses pour un développement global et digne a comme ennemis intérieurs; les féodaux et les fonctionnaires embourgeoisés . Malheureusement de grandes incohérences continuent de marquer certains mobilisés dits panafricains anti impérialistes. Ils clament et réclament avec verve la souveraineté africaine pour de bon face aux multiples systèmes (occidentaux et autres) qui essaiment en prédateurs impitoyables de nos ressources naturelles. Et de l’autre côté, on essaie d’ignorer nos bizarreries sociales et traditionnelles qui persistent « pompeusement » par lesquelles on indexerait l’activisme antiesclavagiste et abolitionniste que Mr Sidibé et ses camarades mènent avec le soutien important des différents acteurs nationaux et internationaux (ONG, institutions, universitaires…), comme une forme de collusion avec l’ennemi extérieur dit-on. l’Afrique Noire du côté Ouest en tout cas a besoin d’un nécessaire travail mémoriel sur les problématiques liées à l’esclavage intérieur afin de se dire de certaines vérités thérapeutiques pour les mentalités. En milieux occidentaux, on déboulonne les statues de certaines figures historiques à problèmes avec la traite transatlantique, chez nous il nous faut dissoudre les références organisationnelles foncièrement discriminatoires considérées à tort comme sacrées. Aujourd’hui je dirais que monsieur Sidibé est devenu un autre type d’Africain par sa bravoure et sa détermination. Si on était au 18 ème, ceux qui l’ont traité comme vu dans ce reportage, l’auraient vendu au premier marchand (Blanc ou Noir) d’esclaves qui passe par là. Ces agissements d’une haine viscérale contre les personnes qui revendiquent leur normale dignité face aux humiliations coutumières, nous édifient beaucoup pour savoir que certains africains étaient/sont résolument esclavagistes hier et aujourd’hui par les mentalités.



✓ l’élément média via Ligne Directe Les Observateurs – France 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA

— KS pour le BLOG

✓Biram Dah Abeid invité pour la dixième édition de AFRIFF ( 8 au 15 novembre 2021, Lagos, Nigeria)

AFRIFF ou Festival International du Film Afticsin, a déroulé sa 10eme édition à Lagos au Nigeria du 8 au 14 novembre 2021.
La République Islamique de Mauritanie était présente au cours de cette édition grâce au film réalisé par le cinéaste italien Marco Piantoni et la Federation Italienne des droits de l’Homme, dirigée par Antonio Stango. Piantoni et Stango sont tous les deux adeptes de La défense de la dignité humaine et des engagements non-violents. Une équipe constituée par le cinéaste et la ligue, avait suivi le candidat Biram Dah Abeid durant son périple de campagne en juin 2019. Les discours enflammés, galvanisateurs, du leaders abolitionniste, comme ses prises de positions stratégiques ou spontanées, ont été étroitement et longuement scrutés et analysés ses accompagnateurs. Ces derniers étaient présents à côté du candidat très largement assuré de l’inéluctabilité d’un deuxième tour dans les élections présidentielles mauritaniennes le mettant en face à face avec le candidat du pouvoir Mohamed ould Cheikh El Ghazouani.
Ils étaient aussi témoins de la déclaration unilatérale et prématurée du président sortant et homme fort du pays à l’époque, Mohamed ould Abdel Aziz, de la victoire de son candidat. Ce fait accompli provocateur et arbitraire, a été précédé par une descente massive des unités de l’armée avec ses chars et blindées dans toutes les circonscriptions ou agglomérations dans lesquelles le candidat du pouvoir était battu par Biram Dah Abeid. Marco Piantoni a immortalisé le premier réflexe du dirigeant d’IRA-Mauritanie, voyant sa très possible victoire confisquée par la révocation du deuxième tour par décision arbitraire et par la force militaire. Biram Dah Abeid a pensé aux vies humaines, aux vies des jeunes mauritaniens et mauritaniennes, il a pensé aux vies des soldats mauritaniens, il a pensé aux biens et infrastructures des mauritaniens et de la Mauritanie, à la pérennité du pays… Marco Piantoni et Antonio Stango on sublimé l’attitude et l’idéologie non-violentes du Prix des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et ont réalisé le documentaire “L’asino che vola” qui retrace le parcours militant ardue de Biram Dah Abeid et de son organisation non gouvernementale, un parcours néanmoins moralement et stratégiquement sécurisé de toute violence physique ou idéologique.
À travers la projection de ce film au cours de cette dixième édition de AFRIFF, les réalisateurs du film on gagné un pas en avant vers leur but ultime : couronner Biram Dah Abeid du Prix Nobel de la Paix.


IRA-Italie


Le 14 novembre 2021

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

✓L’entretien du blog | Avec Mr Boubacar N’djim du MSDH – Mali

—Nous vous proposons l’entretien avec Monsieur Boubacar N’djim du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits Humains. Le coordinateur national de ce mouvement dans le paysage droit-de-lhommiste malien, est une voix vive par son activisme agissant transversal pour la défense des droits humains.

À suivre :



Question 1 : Bonjour Mr Ndjim, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Boubacar N’djim : je me nomme N’Djim Boubacar. Je suis de nationalité malienne, originaire de la région de Mopti et je réside au Mali plus précisément à Bamako. je suis le Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)


Question 2 : Vous êtes actif pour la défense des droits à travers l’organisation MSDH, pouvez-vous la présenter succintement (genèse de sa création et principaux objectifs) ?

BN : Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une jeune organisation qui fait de la lutte contre toutes les formes d’injustice son credo. Au MSDH, nous n’avons pas la prétention de tout connaitre, mais nous relaterons certains faits dont nous avons été témoins ou même souvent victimes indirectes avec justesse et objectivité.

Son siège social est situé à : Hamdallaye, près de d’ANAM MALI  Elle dispose des coordinations dans les localités suivantes ;Kayes, Diéma, Kita, Kati, Mopti, Ségou, Bougouni, Sikasso, Koutiala, Tombouctou. Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une organisation indépendante à but non lucratif créée officiellement en janvier 2019. Le MSDH intervient partout où les droits de l’homme sont bafoués, assure la veille citoyenne et n’hésite pas à prendre position quand il s’agit de restaurer la dignité humaine.

• Les objectifs du MSDH sont les suivants :   

Réduire au minimum la violation des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire Malien ;

Contribuer à la promotion et au respect des droits de l’Homme ;

Examiner toutes les situations d’atteintes au droit de l’Homme constatées ou portées à notre connaissance ;

Entreprendre des actions appropriées en la matière auprès des autorités compétentes ;

Formuler des recommandations sur toutes les questions relatives aux droits de l’homme dans le cadre réglementaire, législatif et judiciaire ;

Collaborer avec tous les organismes nationaux et internationaux de défense des droits de l’homme ;

Veuillez avec attention sur toutes décisions ou actions du gouvernement susceptibles de porter atteinte au respect des droits de l’Homme ;

Informer et dénoncer tout acte d’injustice en mobilisant l’opinion publique ;

Mener des activités d’information, de communication, d’éducation et surtout de sensibilisation sur la promotion et le respect des droits de l’homme ;

Lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes;

Lutter contre l’excision, les violences domestiques contre femmes et enfants.

Avec le président Gaye Traoré et Mr N’Djim dans les locaux de son ONG à Bamako.

Question 3 : Quelles sont vos réalisations (activités) phares depuis sa création ?


BN : Depuis la création de notre mouvement nous avons mené plusieurs activités de sensibilisation, de communication, d’information, et d’éducation sur le domaine des violations des droits humains.
Mais l’activité phare qu’on a eu à réaliser en partenariat avec le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès est l’organisation de la Conférence débat de Bamako sur le phénomène de l’esclavagisme qui a regroupé plus 500 participants avec les toutes les composantes de la société civile malienne qui s’est tenue le 22 Mai 2021 à Bamako.

Question 4 : Quelles difficultés rencontrez-vous dans le cadre de votre engagement droit-de-lhommiste sur le terrain ?


BN : Il faut reconnaitre que le métier de défenseur des droits humains est un métier à risque car au mali l’Etat tarde à mettre en place une carte des défenseurs des droits humains mais la loi existe néanmoins.
Concernant ma lutte contre l’esclavage par ascendance surtout dans la région de Kayes j’ai rencontré pas mal difficultés, j’ai échappé à plusieurs tentatives d’enlèvement, j’ai répondu à plusieurs plaintes de la part des féodaux pour diffamation ou encore incitation à la haine ou encore trouble à l’ordre public. Les risques sont inhérents à la vie humaine donc sans risques et difficultés pas de résultats


Question 5 : Sur la problématique de l’esclavage par ascendance au Mali, selon vous pourquoi il n’y a toujours pas une loi spécifique criminalisant cette tare honteuse d’un autre âge ?


BN : Je suis consterné et surpris de voir dans un pays comme le Mali signataire des traités internationaux et sous régionaux sur les droits fondamentaux de l’homme qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité.
Partout où on est allé les populations victimes fustigent le manque d’équité, le manque d’impartialité ou le manque d’intégrité de l’appareil judiciaire dans la région de Kayes et soutiennent que ces pratiques sont entretenues et soutenues par le Gouvernement.
Le droit de tous les individus de ne pas être soumis à l’esclavage est un droit de l’homme fondamental ; or l’absence de procédures adéquates de mise en œuvre n’est pas faite pour encourager les Etats à mettre en place un système de garantie, contre toutes les formes contemporaines d’esclavage.
L’efficacité réelle d’un instrument international peut être évaluée en fonction de la mesure dans laquelle les Etats parties appliquent ses dispositions au niveau national. Le mot application dans le cas des instruments juridiques internationaux, désigne à la fois les mesures nationales adoptées par les Etats et les procédures internationales mises en œuvre en vue d’en surveiller la mise en œuvre.
Il n’existe pas de mécanisme chargé de veiller au respect par les Etats de l’obligation d’abolir l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage.
Le manque d’arsenal juridique relève juste d’un manque de volonté politique de la part de nos dirigeants.

Fin

© Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓Soirée littéraire à Traversées Mauritanides avec l’Honorable député Kadiata Malick Diallo et son biographe Mohamed Lam


La « Maison de Quartier » de la Cité Plage, siège de l’association Traversées Mauritanides à Nouakchott, a accueilli samedi 16 octobre 2021, l’Honorable député Kadiata Malick Diallo et son biographe, Mohamed Lam, auteur de l’ouvrage « Kadiata, une vie de lutte ».

La rencontre s’est déroulée en présence d’un public composé de plusieurs jeunes mais aussi des compagnons de lutte de Mme Kadiata Malick Diallo, ceux avec qui elle a partagé une longue période de combat politique, allant des mouvements clandestins, comme l’AMD ou le MND (mouvement national démocratique), jusqu’au pluralisme politique des années 90. Comme le dira Mohamed Lam, auteur du livre sur Kadiata Malick Diallo, « sa vie est intimement liée à l’histoire politique de la Mauritanie ». Gauchiste jusqu’à la moelle, elle a accompagné le combat de l’opposition dans tous ses fronts, ce qui la pénalisera sur le plan professionnel, que cela soit sous les ornières de l’UFD (union des forces démocratiques), puis sous l’UFD/Ere Nouvelle qui se scindera ensuite en deux parties, avant la création de l’UFP (union des forces du progrès) où elle a continué son combat politique briguant des mandats successifs.

Lors de la rencontre avec le public, le jeune Mohamed Lam, ami intime du défunt fils de Kadiata Malick Diallo, Moussa Bâ, décédé à 27 ans alors qu’il poursuivait des études supérieures en Chine, a souligné que ce qui l’a poussé à faire cette biographie dépasse largement cette relation filiale qui le lie à Kadiata Malick Diallo. Il embrasse un horizon plus vaste fait de respect pour le combat titanesque qu’elle a livré pour se distinguer en tant que figure de proue du leadership féminin en Mauritanie. C’est ce parcours exceptionnel d’une femme qui par son charisme et sa force de caractère, mais surtout son patriotisme et son attachement à un idéal qui tranche avec les prises de position partisane de type identitaire ou communautaire, en symbiose avec ses propres principes, qui l’ont le plus séduit, dira-t-il en substance.

A son tour, Kadiata Malick Diallo a évoqué la démarche entreprise par Mohamed Lam, qu’elle appelle « mon fils », lorsqu’il est venu lui proposer de faire sa biographie et le cheminement intellectuel et historique qui a sous-tendu son ouvrage. Celui-ci, par-delà le portrait qu’il fait d’elle, constitue selon elle, un repère pour tous ceux qui seraient avides de connaître l’histoire politique et social de la Mauritanie contemporaine, mais surtout le message fort qu’elle y a distillé en direction de la jeune génération.



Par la suite, Mohamed Mahmoud Ould Ahmedou dit Jemal, un passionné du patrimoine culturel mauritanien, ainsi que Kane Hadiya, Directeur du Musée National, ont exprimé leur point de vue par rapport à l’ouvrage et au combat de Mme Kadiata Malick Diallo. Ils ont été tous les deux unanimes à saluer l’initiative d’une telle démarche qui a débouché sur cet ouvrage qui retrace le combat d’une femme exceptionnelle, mais surtout l’éclairage qu’il apporte par rapport à un pan de l’histoire de la Mauritanie, dans ses dimensions historiques, biographiques et sociales. L’ouvrage rend surtout hommage à une femme devenue l’icône des Mauritaniens, à travers ses prises de position tranchées et ses interventions efficientes à l’Assemblée, notamment sur les questions nationales, comme la cohabitation, l’unité nationale, la cohésion sociale et la dénonciation des injustices. Une femme qui s’est mise au-dessus des querelles de chapelle entre les partisans de la compartimentation ethnique ou linguistique de la Mauritanie, ont commenté plusieurs intervenants.

Plusieurs jeunes ont pris la parole, comme l’activiste et très dynamique Dieynaba N’diom, ou encore le jeune Tandia, et bien d’autres intervenants.

La rencontre a été marquée par un moment d’échanges intenses et de communion au cours duquel, l’auteur du livre sur Malick Diallo et son héroïne, ont répondu aux questions qui leur ont été posées par l’assistance.

📸✍🏽 Cheikh Aidara
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©️ Repris via RMI-Info https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/3002369876686500/