🟢 L’Assemblée nationale approuve la modification de certaines dispositions de la loi portant Code de la nationalité mauritanienne (AMI)

L’Assemblée nationale a approuvé, au cours d’une séance publique tenue mardi matin, sous la présidence de M. Cheikh Ould Baya, son président, un projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi n° 112-61 du 12 juin 1961 portant Code de la nationalité mauritanienne, modifié par la loi n°2010.023 du 11 février 2010 .

Le ministre de la Justice, M. Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdallah Ould Boye, dans sa présentation aux députés, a expliqué que la loi n° 61.112 du 12 juin 1961, telle que modifiée par la loi n° 2010-023 du 11 février 2010 contenant la loi sur la nationalité mauritanienne, n’autorise pas la double nationalité, car elle stipule qu’un mauritanien majeur qui acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement sa nationalité mauritanienne, s’il n’est pas autorisé à la conserver par un décret.

Il a ajouté que cette situation porte préjudice à de nombreux mauritaniens qui ont réussi de manière remarquable à s’intégrer comme citoyens dans d’autres pays, et sont restés attachés à leur patrie d’origine.

Il a précisé que le projet de loi vise à amender l’article 30 (nouveau) pour prévoir des cas particuliers de perte de la nationalité, et l’article 31 (nouveau), qui consacrera désormais automatiquement le maintien de la nationalité mauritanienne, compte tenu de certains des conflits identifiés dans ce projet. Il vise également à abroger l’article 32 de la même loi relatif à la perte de la nationalité d’une femme mauritanienne mariée à un étranger pour entrer dans le champ d’application du nouvel amendement.

Il a souligné que le projet de loi affirme que le Mauritanien qui acquiert une autre nationalité continuera de jouir des droits liés à la citoyenneté mauritanienne et aux devoirs qui en découlent, et d’être soumis aux dispositions d’éligibilité et de suivi stipulées dans le droit mauritanien.

Le ministre a rappelé que la contradiction inscrite dans l’article 31 (nouveau) est limitée à 200 emplois qui contrôlent le sort et les orientations du pays, et que cela n’a été fait que par précaution par ceux qui ont juré allégeance aux lois des pays qui leur ont accordé leur nationalité.

Dans leurs interventions, les députés ont apprécié le dépôt par le gouvernement du projet de loi permettant la double nationalité, notant que cet amendement était attendu depuis longtemps.

Ils ont estimé que la valeur ajoutée des communautés mauritaniennes à l’étranger ne se mesure pas en raison de leur diversité, et que l’histoire a prouvé l’attachement et la fidélité des expatriés mauritaniens à leur famille et à leur terre, soulignant que l’obtention de la nationalité d’un autre pays ne doit pas être considérée comme un crime qui mérite d’être déchu de la citoyenneté ou qui empêche d’occuper certains postes.

Ils ont exprimé leur compréhension de la contradiction inscrite à l’article 31 (nouveau) entre la double nationalité et certaines fonctions élevées, étant donné leur nature sensible, notant que les textes juridiques sont conçus sur la base de l’intérêt public, et non de l’intérêt privé et sont basés sur la raison et non sur l’émotion.

L’Assemblée nationale a également approuvé les amendements proposés par la commission de la justice, de l’intérieur et de la défense aux articles 30 et 31 du projet de loi, visant dans leur intégralité à clarifier le contenu de ces articles.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-59612.html

MAURITANIE : DÉSISTEMENT ET RETRAIT DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE

Les membres de la haute cour de justice ont élu mardi, le député de Wad Naga, Jemal O. El Yedali à la présidence de la haute cour de justice.
Une séance qui a connu une surprise de taille, le retrait par Hbib O. Djah de la haute cour de justice alors qu’il était pressenti par le parti au pouvoir, l’UPR, pour la présidence de l’institution.

Ould Djah avait présidé le groupe parlementaire de l’UPR et dirigé la commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur la décennie Aziz et a présidé, étant l’ainé des membres de la haute cour de justice, la première séance de celle-ci, comme le prévoit la loi la créant.

La majorité des prévisions faisaient d’ould Djah le candidat de l’UPR pour la présidence de la cour quand bien même d’autres évoquaient le nom de Jemal O. El Yedali, actuel président du groupe parlementaire du parti au pouvoir.

Pourtant, dans une déclaration faite à Sahara Medias le vice-président de l’UPR, Khalil O. Teyib, a dit que le parti, lors de ses débats, avait été unanime à présenter la candidature de Hbib O. Djah à la présidence de la haute cour de justice.

Seulement coup de théâtre, les choses ont rapidement changé et de façon surprenante lors de la séance de vote, quand ould Djah avait décidé personnellement de décliner la présidence de la cour.

Une source qui a eu accès au déroulement de la séance de vote à l’assemblée nationale a révélé qu’ould Djah a justifié son désistement de poste de président de la cour par « des raisons morales et juridiques » pour avoir dirigé la commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur la décennie, ce qui porte une certaine contradiction selon lui avec la présidence de la haute cour de justice.

Ould Djah est allé même plus loin en se retirant de la commission, faisant désormais place à sa suppléante, la députée Aichetou Amar Noueïss.

Pour sa part le président de la cour, Jemal O. El Yedali a déclaré, après son élection, qu’il était honoré de présider cette institution et que Hbib O. Djah restera toujours « notre doyen et notre père auquel on se référera pour toute consultation ou conseil ».

Ould El Yedali a nié tout différend à propos de la présidence de la cour, une réponse tacite aux multiples informations apparues dans les médias et reprises sur les réseaux sociaux.

Sahara Médias

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71110

✓Regardez « Le député Sidney Sokhna (Upr) sur la Loi adoptant la double nationalité en RIM🇲🇷 » [Vidéo]

• Cet élément média en lien youtube vient de la séance du parlement, une adresse du député Sidney Sokhna (Upr)

Le 16 juin 2021 , un projet de loi gouvernemental https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/06/16/le-communique-des-ministres-du-16-juin-2021-un-projet-de-loi-adopte-sur-la-double-nationalite-ami/ en Mauritanie visant une modification de certaines dispositions de la loi sur la Nationalité. Notamment la reconnaissance de la double nationalité. Ce 27 juillet à l’Assemblée nationale, après certains amendements (avec l’opposition, parti majoritaire en commission) , la dernière version rend possible au mauritanien d’acquérir d’autres nationalités sans incidence restrictive sur ses droits fondamentaux de citoyens de plein droit sauf quelques incompatibilités (Président de la République, président de l’Assemblée nationale, premier ministre, les ministères régaliens et les commandants de forces armées et de sécurité).

Plaidoyer pour Ould Abdelaziz – MEA-CULPA | Par Tierno Monénembo

Ma dernière chronique, Plaidoyer pour Ould Abdelaziz, m’a valu une pluie de protestations par Whastapp ou par mail, de la part de nos frères et sœurs mauritaniens notamment.

Ould Abdelaziz chantre de la démocratie, apôtre d’une présidence limitée à deux mandats que je décris serait loin de correspondre à la réalité. Non seulement sa gestion ne fut pas des plus exemplaires mais il n’aurait quitté le pouvoir que contraint et forcé.

En outre, bien avant d’accéder à la tête de l’Etat, il fut le bras droit de Mawiya Ould Taya, l’ancien président qui s’est illustré au début des années 80 dans la persécution des Négro-Mauritaniens.

Et il aurait tout au long de son exercice, grignoté une à une les prérogatives de ses concitoyens de peau noire. Bref, j’ai commis la faute que je reproche à mes amis sénégalais, maliens, ivoiriens etc. des années 70 : j’ai chanté les louanges d’Ould Abdel Aziz sans n’avoir mis les pieds en Mauritanie pour savoir de quoi il retourne.

« Pan sur le bec ! », dirait-on, au Canard Enchaîné.

A toutes les Mauritaniennes, à tous les Mauritaniens que mes propos ont choqués, mes excuses les plus sincères, les plus désolées !


Tierno Monénembo

©️ Crédit source : https://kassataya.com/2021/07/25/plaidoyer-pour-ould-abdelaziz-mea-culpa-par-tierno-monenembo/

• lire la chronique initiale de monsieur Tierno Monénembo publiée dans le Point en ligne : https://www.lepoint.fr/afrique/tierno-monenembo-plaidoyer-pour-mohamed-ould-abdelaziz-22-07-2021-2436430_3826.php

Un compromis à propos de la nouvelle disposition relative à la double nationalité | Par Lô Gourmo

S’agissant de la nouvelle disposition relative à la double nationalité, on peut considérer qu’un bon compromis a été trouvé entre la majorité et l’opposition parlementaire à travers une nouvelle formulation des incompatibilités entre certaines fonctions stratégiques d’Etat et la possession d’une double nationalité. Les élus autres que le Président de la République pourraient donc conserver celle-ci.
Des efforts se poursuivent pour amender le projet de loi controversé dit « sur la protection des symboles de l’Etat » qui devrait être profondément remanié grâce à cet esprit de compromis.

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=332220455299499&id=100055346415293

✓À suivre « Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale » sur YouTube | En date du 24 juillet 2021 – Plateforme mauritanie.com

Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale, M. Biram Dah Abeid par les sites Mauritania-com. Plusieurs sujets sont abordés sans tabou, notamment la question du projet de loi sur la double nationalité, puis, le fameux projet de loi nous dit-on pour protéger les symboles de l’état et la visite effectuée récemment par le député qui était accompagné par le présidente du RAG, M. Oumar Ould Yali et d’autres cadres IRA-Mauritanie dans le Trarza, Brakna et Gorgol.



L’accueil, surtout, les doléances des populations qu’ils ont pu recevoir sur place. Qu’on l’aime ou pas, nul ne pourra nier que le président Biram Dah Abeid est profondément préoccupé par la situation que vivent les populations les plus vulnérables à l’intérieur du pays, qui sont les plus exposées aux injustices. La photo de l’image nous rappelle ce mai 2017, lors qu’il a voulu se rendre dans le Guidimakha en traversant le fleuve qui nous sépare du Sénégal par Gouraye pour s’acquérir de la situation sur place.

Les féodaux du Guidimakha et leur homme fort de l’époque Mohamed Ould Abdel Aziz l’ont empêché d’entrée en contact manu-militari avec les populations afin de dissimiler l’esclavage coutumier par ascendance qui se perpétue encore dans la région avec la complicité de certains cadres de la région (ministre, directeur, député, maire etc…) qui sont adoubés par l’administration locale. Le directeur Alioune Sow et son staff remercient le député et son équipe pour le temps qu’ils ont voulu accorder aux sites mauritania-com

©️ Crédit source : Post et élément YouTube par l’activiste des droits humains Diko Hanoune

Ghazouani : la queue de comète d’un système politique ou le « nouvel homme fort ». | Par Souleymane SIDIBÉ

Le chef de l’État Mohamed Ould Ghazouani, ancien général de l’armée mauritanienne, reconverti en homme d’État, a pris les rênes du pouvoir le 1er août 2019. Nous sommes, aujourd’hui, le 14 juillet, une date qui marque chez l’ancien colonisateur, la France, une journée symbolique appelée notamment La fête nationale française. Quant à notre pays, rattaché par les faits historiques et l’éducation de qualité des enfants de l’élite dans les écoles françaises, nous avons aussi notre fête nationale célébrée le 28 novembre. Cette date marque l’indépendance de la République Islamique de Mauritanie. De cette émancipation jusqu’en 1978, un président, à la base, avocat-stagiaire du nom de Mokhtar Daddah a dirigé d’une main de fer le pays. Il a installé les bases, assez discrètement, de toutes les inégalités qui sévissent dans ce pays multiculturel. Un lieu qui, dit-on, aurait pu être la « Suisse de l’Afrique de l’Ouest ». Par conséquent, l’avènement des militaires au pouvoir fera une entorse aux réflexes démocratiques à travers la confiscation du pouvoir ; encore pérenne.

Dans cette logique de domination et de confrontation d’idéologies, la Mauritanie, sous l’ère de la gestion du pouvoir « central » par l’armée, la force publique sensée être républicaine, nous assistâmes à des pogroms jamais connu dans l’histoire politique : les tragiques « événements » de 1989 à 1991. Quelques règlements de compte au sein de l’armée avaient fait rage ; auparavant. Là, il s’agit d’une période où de paisibles citoyens ont connu la « damnation » sous le régime de Taya. L’État d’exception. Le 28 novembre 1990, 28 soldats noirs, majoritairement peuls ont été exécutés après qu’une partie soit excommuniée.

Depuis cette date, une grande majorité de la population ne se reconnait plus dans ladite fête d’indépendance devenue un jour de deuil. Il ne s’agit, par-là, nullement de tenir pour responsable l’actuel gouvernement. Mais, il serait judicieux pour le chef d’État de se démarquer de cela, ne serait-ce qu’une fois au cours de ce mandat. Par un acte symbolique. C’est peut-être trop demander de créer une commission, à l’exemple de celle de l’enquête parlementaire sur la décennie de son ancien « ami et camarade » Abdel Aziz sous mandat judiciaire ; mais cette fois de vérité, justice et réconciliation (mot que réfute le président – car il ne s’agit pas de guerre civile) en prélude des devoirs de réparation et de mémoires.

N’oublions pas que la mémoire consolide le devenir de toute Nation par une histoire partagée, par « la sève élaborée ». Sans poser cet acte fort, c’est encore le dédain envers les Mauritaniens, les justes. Celles et ceux qui se sentent touché(e)s et/ou ont subi voire compatissent ces épreuves. Chaque « arriviste » au pouvoir, hormis Feu Sidi Ould Cheikh Abdallah, esquive cette problématique cruciale. Cette même Mauritanie regorge encore les vestiges de l’esclavage, de la féodalité (stratification sociale), de l’exclusion, de la stigmatisation et du patriarcat : tueur silencieux. En bref, un système politique inique qui réprime sévèrement. Un État qui n’a pas encore réparé des séquelles et fait face à ses propres contradictions ; qui oublie que l’on ne peut museler la pensée humaniste. Ne parlons pas d’assistance à la petite enfance et aux personnes à mobilités réduites ; vulgairement appelées « handicapées ».

En deux années de mandats, il n’est interdit à aucune personne soucieuse de son pays, activiste, politique ou membre de la société civile, de poser un diagnostic sincère. En conséquence, cela mènera surement à quelques légers changements et tournures. Arrivera la covid-19 qui n’a peut-être pas facilité le mandat présidentiel. On se demande si à l’absence de ce virus dans un contexte de délabrement sanitaire, on aurait vu un changement dans la fabrique sociale. Rien ne montre cela. Aucun catalyseur pour le progrès. Hélas ! La covid-19 n’a pas épargné la Mauritanie. Il faut des années pour former des médecins, infirmiers et professionnels de santé capables de faire face. Le pays a quelques bons médecins mais le système sanitaire et de soins ne font le poids face à l’extrêmement petit qu’est le coronavirus. L’État va-t-il reconnaitre avoir manqué de ressources humaines et de professionnalisme ? Absolument pas ! Qu’à cela ne tienne, le pouvoir dira que « tout est sous contrôle ». Le populisme en pompe ! Cependant, la gestion de la covid-19 a recelé beaucoup de failles. Des villes entières ont été des foyers pandémiques. Des remaniements courants au sein du ministère de la Santé. Les populations ont- elles été rassurées ? Non. Vraisemblablement pas. Le ou la citoyen.ne « lambda » ne s’est-il/elle pas remis(e) à Dieu désespérément en se voyant dépourvu(e) d’une quelconque assistance étatique ? La ploutocratie est un mal à jamais ; principalement en Mauritanie avec des personnes qui ont « gouté » à tous les râteliers étatiques. La sécurité tant chantée à l’international n’est pas totalement acquise dans le pays. En parallèle, la covid-19 a montré la fragilité de notre pays à toutes et à tous. De cette fragilité, qui sévit, on voit à coté celle de nos rues ; le phénomène des villes grandissantes montre le danger imminent. Le danger d’une conceptualisation politique qui montre qu’à côté du favoritisme pour les groupes « hassanophones », les jeunes dans les ghettos s’adonnent à des pratiques barbares pour eux-mêmes et pour cette « quiétude » tant recherchée dans nos villes. Quelles solutions idoines ? Est-ce les patrouilles nocturnes ? A quand ? Lorsque nous aurons un autre « variant » de la criminalité. Plutôt un autre variant de la covid-19. L’État s’affaisse face au « religieux ». Cette dernière partie intégrante de notre substance. Le pays est sans doute fragile face au virus. Pendant que l’État interdisait les voyages, un « chef religieux », cousin ou potentiel électeur voyageait avec une escorte de la capitale vers les autres villes « à l’intérieur du pays ». Chaque mauritanien.ne en son for intérieur se demande d’où vient l’argent de ses centaines de voitures dernier cris. Le grugeur de la République, notre Bernard Madoff, est toujours libre après l’arnaque du siècle ; du moins au cœur la République islamique de Mauritanie. Mais la menace est dressée contre les internautes mauritaniens dans le globe qui veulent un lendemain meilleur.

Concernant l’éducation, le prédécesseur ou ancien « locataire du palais », Abdel Aziz a transformé des écoles en boutiques sans alternatives. Ces mêmes écoles qui ne peuvent accueillir des milliers d’enfants par soucis de pièces d’État civil – des enfants dont les parents ont été victimes de véhéments circonstances de 89 à 91. L’actuel pouvoir public prétend éliminer les maux ou y travailler. Des maux que les tenants des pouvoirs publics ne peuvent sentir car leurs progénitures ne sont pas « concernées ». Il faut une école républicaine qui prend en compte les couleurs de la Nation à construire, et la devise : honneur, fraternité et justice (sociale). Ne faut-il pas de l’équité et de la qualité dans l’enseignement et la formation ? Une formation qui ne doit nullement se plomber dans « l’arabité » outrancière. Une formation qui prend en compte les exigences du siècle. Une formation professionnelle et/ ou académique avec des bourses sur critères sociaux et d’excellence.

En ce qui concerne l’Économie du pays, elle est toujours entre les mains de quelques-uns qui prennent le pays, à l’image de certains politiques, comme une « structure boutique ». Des marchés de gré à gré, contrairement à un marché organisé, de la fabrication de nouveaux riches avec contrepartie financière à cette nouvelle politique d’investissement, on oublie que l’État devrait être le premier acteur pour développement, pour la création des biens et services. Le ou la citoyen.ne mauritanien.ne de condition d’existante modeste est encore oubliée. Les prix des denrées alimentaires flambent. Personne ne demande aux dirigeants de faire des miracles ou de rendre la Mauritanie comme la Suisse, mais de créer des conditions optimales en palliant le mal développement, la mal gouvernance : pour le bien-vivre des populations en consolidant le vivre ensemble.

Les nominations, à des postes clés de l’administration publique, montrent de nouvelles têtes, compétentes parfois, sans idéologie ou projet pour le pays. Certains essaient de faire leur tâche ministérielle dans un « océan » de déboires. La condition sine qua none pour le changement et le progrès est de se débarrasser de ce qu’un militant des droits humains et politique appelle « la Vielle Quincaillerie ». Celle-là, atrophie toute idée de développement participatif et national. Il y a un ensemble d’éléments à répertorier pour faire tabula rasa en changeant l’ossature politico-juridique défaillante. L’armée censée protéger les populations est plus protégée financièrement, mieux lotie et équipée que les structures civiles. Elle tend à être monocolore au sommet, pire que le gouvernement. Alors même que ce n’est pour perpétuer l’État-gendarme quelle finalité ? Les populations connaissent des années en disette, et nous voyons des généraux milliardaires issus d’un seul groupe ethnique à la tête d’un système politique. On oublie ou ignore que c’est aux civils que revient la gestion du pouvoir publique et non aux forces de l’ordre. Il faudra que les militaires rejoignent les camps, qui « mielleusement » prolifèrent en plein centre-ville, Nouakchott ; pour l’avènement d’un État-providence. Un État, digne de ce nom, devra intervenir constamment dans les domaines social et économique en vue d’assurer des prestations aux populations. C’est de cela que l’on a besoin pour notre pays ; notre partie du tiers-monde. Quand les besoins primaires et secondaires des populations, à savoir se nourrir, se loger et s’éduquer, seront assurés, nous pourrons penser à un accroissement monétaire où le pouvoir publique n’interviendra pas activement. Avec une forte croissance dans des secteurs clés, on pourra alors chercher d’autres moyens d’amortissements financiers.

La Justice est arabisée. L’individu qui ne parle pas arabe (ou Hassanya) se voit retirer une réponse claire quand il entame une démarche juridique.

De même, on note toujours la macrocéphalie « nouakchottoise » qui consiste à tout gérer dans la capitale. La décentralisation est toujours un mot vain. Son emploi ne reflète aucunement la réalité. Et si on laissait aux villes la responsabilité politique de trouver un nouveau modèle économique propice à leur croissance et une gestion administrative adéquate à la région ou au département avec de véritables structures d’apprentissage.

Après, le départ de Mohamed Abdel Aziz, le disruptif, la Mauritanie accueille Ghazouani : peu bavard et en quête d’un idéal jusque-là inconnu des Mauritaniens. Le « fabuleux » discours de Rosso, orienté sur le triptyque agriculture, sécurité et cybersécurité, voulait étaler le profil d’un « nouvel homme fort ». Cela sert-il à quelque chose nonobstant le ton tonitruant ? Nous savons, d’ailleurs, que Rosso est un espace géographique, à l’exemple d’autres zones agro-pastorales, qui peut aider la Mauritanie à s’auto-suffire. L’urgence serait de rendre ses terres arables en véritable pôle agricole. Il faudra encore l’expression magique pour cela : la volonté politique. Peut-on parler de volonté politique quand toute une partie de l’administration déserte pour accueillir un président ?

C’est de la folie, disait l’illustre savant Albert Einstein, de faire toujours la même chose [que les autres présidents], et s’attendre à un changement. On verra encore à des chroniques : « Le président est choqué des retards dans l’avancée du programme… »

Au lendemain de l’ascension du président, des mannes financières ont été déployées pour changer les décors de l’administration. Une autre priorité ; apparemment. On voit une nouvelle photo géante dans tous les bureaux de l’administration. Un président pétri de charisme. Ce culte du président en dit long sur la conscience collective de nos États africains ; particulièrement de la Mauritanie. Et si le président était simplement le représentant du pouvoir exécutif et non pas l’incarnation comme le juge doit-être une personne qui doit trancher des litiges, tutti quanti, dans une cour de justice plutôt que son incarnation. L’imaginaire collectif mauritanien souffrirait moins. Il est donc indispensable de dire que « l’humain » est le résultat de son milieu social, politique et culturel. Pour changer, il lui faudra se démarquer de toute cette culture, ces représentations. Le président afin de ne pas être une suite logique, doit se détacher de la culture politique hypocrite qui pousse à « vénérer » le locataire du palais. Cela pourrait notamment éviter la mégalomanie. Il aurait pu demander à l’ensemble de l’administration de dépasser sa personne en mettant des photos de leur enfant, famille (mari ou femme), de penser à celles et ceux pour qui, en tant qu’agente ou agent de l’État, il ou elle se réveille parallèlement à l’amour pour la patrie : relatif. Cet apport (novateur) pourra épargner les choses peu agréables pour le budget national, ab antiquo.

Le discours du chef de l’État sur les travaux de l’agriculture a été maquillé d’une dose de propos de dirigeants (militaire ou ancien) qui ne martyrise pas son peuple mais maitrise la situation. En ce sens, la « menace » sécuritaire a plu sur les champs de Rosso. Le mauritanien « lambda » est ébahi par de tels propos. Nulle part en Mauritanie, on se sent en sécurité. Mais ne dérange pas. Le regard attentif des internautes qui, -selon les mots du chef d’État, jouent avec le feu et vont le regretter-, inquiètent plus les pouvoirs publics.

Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a raison de dire : « La sécurité n’est pas négociable ». Audere est facere : « Dire, c’est oser ». En d’autres termes, le président essayerait-il dire que la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, plus virulente en Occident qu’en Mauritanie, de façon incongrue appellerait à la cybercriminalité. Deux expressions qui sont de champs différents. Internet est devenu, il faut le dire, partie intégrante de notre quotidien. Il est un couteau à double tranchants. D’un côté, un vaste réseau d’échanges sur les outils didactiques et de l’information qui semblent déranger nos dirigeants – car l’actualité ne leur est pas favorable, et d’un autre le « deep web » qui demande une connaissance informatique approfondie et ouvre de façon malsaine les voies vers la cybercriminalité. Cette dernière désigne toutes les activités illégales menées sur Internet, par le biais d’un ordinateur ou d’un appareil similaire. « Elle est fréquemment associée au piratage, mais inclus également les cas de fraude financière ou de harcèlement ». La cybercriminalité terrasse la technologie de grandes puissances ; elle ne peut pas être contrôlée par la Mauritanie. Malheureusement, elle n’est pas prête à disparaitre. Ainsi, il faudra des lois et des compétences pour contrecarrer les abus des réseaux : « dérives » passibles de condamnations. In fine, le mauritanien n’aime pas les critiques constructives ; le gouvernent voudrait que l’on ferme les yeux sur tout. Il se pourrait que ce soit pour continuer à exploser l’applaudimètre ! Il faudra partir des décisions d’un ensemble pluripotent, et pas seulement de la figure du président dans la gestion des destinées. « Le pouvoir est fait pour servir. Il est passager » dixit le juge Feu Kéba Mbaye du Sénégal. L’Opinion publique aura toujours son mot à dire sur la toile, les marchés et dans les salons.

Souleymane Sidibé

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Mauritanie | Biram Dah Abeid s’oppose à la loi sur les symboles (RMI-INFO)

Dans un enregistrement largement partagé ce vendredi 23 juillet 2021, le député Biram Dah Abeid a déclaré son opposition au très controversé projet de loi sur la protection des symboles étatiques. Il a invoqué en effet le recul des libertés et le musuellement des activistes. Ce projet de loi fait peur et constitue un coup d’état sur les acquis dans les domaines des de la liberté d’expression selon le président de l’IRA.

Il a indiqué que le président de la République Mohamed Cheikh El Ghazouani doit arrêter le processus afin de conserver son aura au sein de l’opposition radicale et la société civile.

Selon lui, compte tenu de la majorité écrasante de la majorité, qui transforme le Parlement à une chambre d’enregistrement, il a privilégié plutôt de discuter directement avec les décideurs notamment le Chef de l’état et le Premier ministre. Enfin selon Biram, la Mauritanie dispose des lois qui contrôlent et participent à l’assainissement des réseaux sociaux.

La rédaction

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Mauritanie : les membres de la haute cour de justice élus à l’unanimité par l’assemblée nationale

L’assemblée nationale (parlement mauritanien) a approuvé à l’unanimité ce mardi, les membres de la haute cour de justice, constituée de 9 membres, représentant l’ensemble des groupes parlementaires de la chambre.

Immédiatement après leur élection, les membres de la cour ont prêté serment dans l’hémicycle de l’assemblée nationale.

La haute cour de justice est constituée de 9 magistrats et 9 suppléants, 6 appartenant à l’union pour la république (UPR), suivant le système de la proportionnelle fixé par le règlement intérieur de l’assemblée nationale.

Le parti au pouvoir a choisi ses 6 membres : H’Bib O. Djah, Jemal ould Yedaly, N’Gaédé Abderrahmane, Ishak Ahmed Miské, Lalla mint M’Bareck et Hamady O. Khattri.

Leurs suppléants, choisis par l’UPR sont dans l’ordre : Mahmoud Diaguili, Mohamed Mahmoud Sambiny, Oumar Souleymane N’Diaye, Toutou mint Cheikh Bouya, Aicha mint Amar Nouïss et Hogo Coulibaly.

Le règlement intérieur de l’assemblée nationale, prévoit, qu’après 10 jours de l’élection des membres de la haute cour de justice, ceux-ci sont convoqués par le plus âgé pour une réunion consacrée à l’élection du président de l’institution.

Cette première réunion de la haute cour que doit présidé le plus âgé de ses membres (H’Bib O. Djay) ne peut se tenir qu’en présence de la majorité absolue de ses membres (5).

Au cours de cette réunion, les membres doivent élire, par bulletin secret, le président de la cour à la majorité absolue, selon l’article 5 du règlement de la loi organique de la cour.

Cet article prévoit qu’au cas où aucun des candidats n’obtient la majorité absolue, un deuxième tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête à l’issue duquel sera élu celui qui aura obtenu la majorité simple des voix.

En cas d’égalité, le plus âgé est élu à la présidence de la haute cour de justice.

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✓OÙ EN EST L’OPPOSITION ? | Par Béchir Fall



Pour beaucoup d’observateurs, l’opposition aurait disparu comme par enchantement avec le début du mandat de l’actuel Chef de l’État. J’aimerais pour ma part nuancer cette appréciation. Je préfère concrètement juger le comportement actuel des responsables de cette opposition devenue virtuelle et qui aurait rentré subitement ses griffes.

Commençons par les candidats à la présidentielle de 2019. Que sont-ils devenus ? Tout d’abord Ould Boubacar, très discret depuis les résultats des élections, vient de faire parler de lui en acceptant une fonction d’assesseur, de simples supplétifs aux juges, dans une ténébreuse institution arabe d’arbitrage (Sic). Une déception selon moi pour quelqu’un qui a été par deux fois Premier ministre et candidat à la dernière présidentielle avec un score honorable.

Et Kane Hamidou Baba ? Il est temps de lancer un avis de recherche le concernant ! Il aurait disparu de tous les radars et écrans de contrôle. Si quelqu’un a de ses nouvelles, prière nous informer d’urgence.

Intéressons-nous au doyen de l’opposition ? Le respectable Ould Maouloud. Qu’est-il advenu de lui ? Sans doute en compagnie d’une grappe d’intellos en train de disserter sans fin sur la dialectique et tutti quanti.

Reste Biram Abeid. Qu’on l’aime ou le déteste, il paraît le seul à incarner l’opposition ou ce qui en reste. Avec un style et une nouvelle tonalité de langage qui étonne plus d’un observateur. Certains le critiquent pour s’être rapproché du Raïs actuel. Il faut reconnaître à ce dernier d’avoir inauguré un style de relations pacifiques et de respect des leaders d’opposition, en totale contradiction avec son prédécesseur. Qui accablait Biram et le suivait comme son ombre parce qu’il était incapable de le contrôler préférant souvent l’emprisonner pour un oui ou pour un non. Mr Ghazouani, lui, le respecte, le reçoit et ne lui met pas de bâtons dans les roues.

Dans ces conditions il est normal que Biram, le seul à occuper un terrain abandonné par ses pairs, continue son travail de sape auprès de ses partisans. Il alterne les visites de terrain pour se rapprocher des citoyens de la Mauritanie profonde et des entretiens réguliers avec les dirigeants de l’État. Il se révèle ainsi le seul opposant crédible au système qui dirige le pays depuis plus de quatre décennies. Quelque part c’est aussi la rançon d’un engagement politique véritable ainsi que d’un courage admirable pour s’être toujours dressé contre l’ancien président et les injustices sociales d’une décennie de tous les abus.

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