● Le Parti RAG – Lettre de protestation | A l’attention de SEM le Président de la République Islamique de Mauritanie, Mohamed Cheikh El-Ghazouani

Son Excellence Monsieur le Président,
La diaspora Mauritanienne dans le monde a lu avec consternation l’arrêté conjoint Numéro 000140 du ministère des affaires étrangères et de la coopération et du ministère de l’intérieur et de la décentralisation en date du 26 janvier 2023, portant établissement de la liste des pays concernés par le vote des mauritaniens établis à l’étranger pour les futures élections législatives.
Seuls deux ministres ne peuvent décider à leur guise d’un découpage électoral, de
surcroit discriminatoire, de mauritaniens vivant à l’étranger. Ils évoquent l’ouverture d’un seul bureau de vote en France et que sur l’ensemble du continent Africain, les mauritaniens ne pourront voter qu’en Gambie, en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau.
Nous sommes certains que vous ne trouvez pas cette démarche démocratique. Il en est de même pour le vaste continent Américain et Asiatique où les votes ne seront respectivement possibles qu’aux Etats Unis d’Amérique, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis et au Qatar.

Son Excellence Monsieur le Président,
Nous vous demandons d’user de votre pouvoir en qualité de Président pour exiger qu’un bureau de vote soit ouvert dans chaque pays accréditant un ambassadeur ou un consul de Mauritanie. Nous protestons vigoureusement contre ce découpage électoral et souhaitons que la
décision y afférente soit annulée.

Paris le 30 Janvier 2023

Parti pour la Refondation de l’Action Globale (RAG) section France

Ampliations :

• CENI
• Premier Ministre
• Ministère des affaires étrangères et la coopération
• Ministère de l’intérieur
• Aux partis politiques de l’opposition comme la majorité présidentielle
• Aux institutions internationales : Union Européenne, Nations Unies, Union Africaine, Parlement Européen.

● Bocar Oumar Bâ : « Si j’étais élu, je formulerais à l’assemblée nationale une proposition de loi visant à faire de la diaspora mauritanienne une 14ème région »

Elections 2023 Mauritanie : interview de Bocar Oumar Bâ, candidat AJD-MR-FPC en France

Au lendemain de la révélation des autorités de Nouakchott des 8 pays dont les expatriés vont voter en mai prochain, le candidat de l’AJD-MR-FPC en France s’est livré à Kassataya pour se présenter avant d’expliquer ses motivations et ses engagements pour les prochaines législatives. L’occasion pour Bocar Oumar Bâ de revenir sur la situation politique inquiétante en Mauritanie et le scandale de la cartographie électorale qui ne date pas d’aujourd’hui.

« De cette disposition, si elle était retenue, découlent des politiques publiques qui ne peuvent que prendre en compte, à la fois les préoccupations de la diaspora dans ses intérêts catégoriels, et les besoins de notre pays de compter sur les ressources humaines de la diaspora… »

Kassataya : pouvez-vous vous présentez ?

Bocar Oumar Bâ : je suis originaire de la ville de Kaëdi où j’ai passé une grande partie de mon enfance et de ma jeunesse ; même si les péripéties de la vie de fonctionnaire de mon père ont voulu que je sois né à Mbagne. Ma famille reste d’ailleurs très attachée à la ville de Mbagne et à toute la zone environnante.

J’ai fait mes études primaires, mon collège et une bonne partie de mon lycée dans ma ville de Kaëdi. J’ai dû cependant passer mon bac dans la capitale en raison de circonstances militantes qui m’avaient conduit à être transféré au lycée arabe de Nouakchott durant les années de braise (1990).

C’est à partir de là que j’ai envisagé de continuer mon engagement militant commencé au collège et au lycée de Kaëdi, en m’investissant au sein de l’Alliance pour une Mauritanie Nouvelle (AMN) dès sa création en 1991. A l’époque, ce mouvement semi-clandestin constituait une des sensibilités au sein du principal parti de l’opposition naissante : le FDUC, devenu UFD, puis UFD/EN avec l’arrivée de Ahmed Ould DADDAH. Je n’ai jamais dévié de ce courant politique. Je l’ai suivi dans son parcours au sein d’autres partis comme AC de Messaoud O. BOULKHEIR, comme dans sa mutation en parti politique reconnu, l’AJD, devenu aujourd’hui l’AJD-MR. Depuis le dernier congrès de mon parti, j’occupe la fonction de porte-parole.

Que vous dire d’autre, si ce n’est que je suis de formation philosophe, anthropologue et sociologue ? Je suis marié et père de famille et vis depuis bientôt 25 ans à Strasbourg où je travaille comme cadre en protection de l’enfance, et formateur à mes heures perdues à l’Ecole Supérieure de Praxis Sociale de Mulhouse sur les thématiques de la médiation ethnoclinique et de la sociologie de l’immigration.

Kassataya : qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter comme candidat aux prochaines législatives ?


Bocar Oumar Bâ : cette décision a été mûrement réfléchie. Je crois profondément en la capacité de la parole politique, lorsqu’elle est incarnée de la bonne manière et portée par les bonnes personnes, à produire du changement. Or il me semble que le rôle d’un parlementaire, de par même son étymologie, est de porter cette parole dans l’hémicycle en vue de changer les choses. Je pense être arrivée à un âge et avoir capitalisé une expérience politique qui m’autorise à me penser légitime pour prétendre à cette tribune. Les idées que j’ai toujours défendues de différentes façons sur le plan national et les préoccupations de la diaspora mauritanienne, notamment en Europe, mériteraient qu’on les porte avec force et vigueur à l’assemblée nationale. J’ai la faiblesse de penser que je pourrais endosser ce sacerdoce. Mes camarades politiques de la section AJD-MR Europe ainsi que ceux de la fédération FPC me soutiennent dans cette démarche. Et le mouvement de soutiens qu’on enregistre tous les jours sur le terrain me conforte dans ce choix. J’espère fédérer autour de ma candidature au-delà de notre coalition immédiate pour donner la chance à l’opposition de battre ici le système. Nous y travaillons et j’ai bon espoir que la raison l’emporte sur les passions et les tentations aventurières.

Kassataya : quels arguments avez-vous contre les autres candidats de l’opposition et de la majorité ?

Bocar Oumar Bâ : je n’ai pas d’argument contre qui que ce soit de l’opposition ni de la majorité. En revanche j’ai plein d’arguments en faveur de ma candidature. Mon principal argument est celui de mon projet qui s’adosse à une proposition forte et novatrice concernant la diaspora mauritanienne.

Si j’étais élu, je formulerais à l’assemblée nationale une proposition de loi visant à faire de la diaspora mauritanienne une 14ème région. Cela aboutirait alors à la création d’un Haut Conseil de la Diaspora subdivisé en départements en fonction des zones de concentration des mauritaniens. Dans cette hypothèse, nous aurions par exemple en France un département composé de représentants d’associations villageoises ainsi que de la société civile, et des personnes désignées par l’état qui travaillent de concert avec le consulat en vue de régler les problèmes administratifs de nos compatriotes et de formuler ensemble et de soutenir des projets de développement. Croyez-moi cette proposition ne relève pas d’une fantaisie de l’esprit, mais d’un véritable changement de paradigme concernant notre manière de percevoir nos citoyens installés à l’étranger. De cette disposition, si elle était retenue, découlent des politiques publiques qui ne peuvent que prendre en compte, à la fois les préoccupations de la diaspora dans ses intérêts catégoriels, et les besoins de notre pays de compter sur les ressources humaines de la diaspora, notamment dans sa capacité à fournir une vraie expertise en matière de coopération décentralisée et de soutien aux collectivités locales, et de mobilisation des fonds des caisses villageoises en Europe pour soutenir des projets locaux.

Le jour où notre pays réussira à mieux considérer sa diaspora, celle-ci deviendra pour lui un atout majeur de développement. C’est donc ce projet phare que je déclinerai en propositions concrètes qui fait ma différence dans cette campagne.

« Aujourd’hui la cartographie électorale décidée unilatéralement par le pouvoir au sujet de la diaspora suit la même logique de discrimination des zones de présence de nos ressortissants négro-africains »

Kassataya : quelle lecture faites-vous de l’opposition à trois mois des élections ?



Bocar Oumar Bâ : je dois avouer qu’elle est dans un état peu reluisant. Son impréparation générale est patente. En atteste sa cécité face aux mesures déjà prise pour lui voler les élections. La cartographie électorale en soi en Mauritanie est un scandale permanent. Des régions à très faible densité démographique, parce qu’elles sont habitées par nos compatriotes arabes, sont représentées par plus d’élus que des régions de très fortes densités démographiques, généralement négro-africaines. Cela n’est un secret pour personne. L’opposition antisystème qui fait généralement ses meilleurs scores dans ces régions demeure impuissante et sans réaction significative face à cet état de fait.

Aujourd’hui la cartographie électorale décidée unilatéralement par le pouvoir au sujet de la diaspora suit la même logique de discrimination des zones de présence de nos ressortissants négro-africains. Comment comprendre autrement qu’on ouvre des bureaux de vote en Gambie et en Guinée Bissau où il y a une forte diaspora maure commerçante, et pas au Sénégal proche ? Comment comprendre que pour toute l’Europe il ne soit ouvert de bureau de vote qu’en France, et aucun en Belgique et en Espagne qui regorgent pourtant de mauritaniens. Mais ils ont le défaut d’être surtout noirs, pour parler sans détour. L’opposition devrait dénoncer de manière forte et concertée ce scandale. Mais pour l’instant le climat semble hélas être à la résignation.

Kassataya : l’alliance CVE-CVE-VR peut-elle faire de bons résultats aux élections ?

Bocar Oumar Bâ : au-delà des résultats qu’elle pourrait produire, cette alliance est avant tout naturelle. Nous n’avons pas à ma connaissance de divergences sur la ligne politique et avons défendu le même projet politique lors de la dernière présidentielle durant laquelle j’étais le porte-parole Europe du candidat KHB, paix à son âme. C’est vous dire qu’une telle alliance, si elle n’était pas polluée par des considérations éloignées des enjeux, a d’abord l’avantage de ne pas confondre et disperser inutilement notre électorat qui est le même partout.

Kassataya : êtes-vous inquiet de la situation politique actuelle en Mauritanie ?

Bocar Oumar Bâ : ce qui serait inquiétant c’est de ne pas être inquiet.Notre pays est dans une situation géopolitique et géostratégique qui l’expose à tous les vents remuant l’instabilité. La présence des mouvements djihadistes dans la sous-région trouve des résonnances dans les relents de conservatisme social et religieux qui gagne de plus en plus notre société. Face à cela, nous avons un système de gouvernance politique qui, depuis des décennies, s’emploient à l’accentuation des discriminations, nous éloignant de l’idée même de nation, a fortiori de celle d’unité nationale.

Dans ces conditions, le défaut d’unité nationale ne peut qu’être un facteur affaiblissant face aux menaces extérieures. Sur le plan purement politique, nous assistons à une pérennisation et à une banalisation du pouvoir militaire paré de costume civil. Et parce que ce sont des militaires qui nous dirigent, ils se rendent incapables de régler la question cruciale de crimes de génocide issus des années de braise dont un certain nombre de présumés auteurs ont encore de hautes fonctions dans l’armée.

La situation de l’opposition qui n’a pas encore réglé la question fondamentale de ses lignes de démarcation politiques rend encore plus illisible la situation. Qui est d’accord avec quoi et avec qui ? C’est là où la proposition du président IMS consistant au dialogue de l’opposition pour faire la part des choses entre ceux qui sont pour l’alternance au pouvoir et ceux qui sont pour une vraie alternative au système me parait bien à propos.

Kassataya : est ce que ces élections ou l’opposition est divisée peuvent faire bouger les lignes ?



Bocar Oumar Bâ : tout dépend de quelles lignes nous parlons. En tous cas s’il s’agit de lignes de fond, celles qui consistent à secouer le système de manière significative, je ne le pense pas. Car pour cela, comme j’ai dit avant, cela supposerait que nous sachions qui est système et qui est antisystème dans l’opposition. Je crois que l’opposition a peu de temps pour clarifier les divergences que j’ai nommées. Par conséquent, pour un certain nombre de mouvements et partis il ne s’agirait que de regroupements basés sur de la pure mécanique électorale. Dieu merci, nous concernant, avec la CVE/VR et je l’espère bientôt avec la CVE et peut-être même avec le RAG ce ne serait pas le cas.

Propos recueillis par Chérif Kane, journaliste à Rouen

©️ via https://kassataya.com/2023/01/30/bocar-oumar-ba-si-jetais-elu-je-formulerais-a-lassemblee-nationale-une-proposition-de-loi-visant-a-faire-de-la-diaspora-mauritanienne-une-14eme-region/

● Le président de la CENI supervise le lancement officiel du recensement administratif à vocation électorale (RAVEL)

Le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), M. Dah Ould Abdel Jelil, a supervisé, vendredi après-midi, le lancement officiel du recensement administratif à vocation électorale (RAVEL) au niveau des trois wilayas de Nouakchott.

A cette occasion, le président de la CENI s’est informé directement sur le processus d’enregistrement des citoyens âgés de 18 ans et plus sur la liste électorale.

A l’issue de ce tournée effectuée au niveau des moughataas du Ksar, de Darnaim et d’Arafat, le conseiller en charge de la communication et porte-parole officiel de la CENI, M. Mohamed Takhiyoullah Led’hem, a fait une déclaration à l’AMI dans laquelle il a souligné que le RAVEL qui vient d’être lancé se distingue par son caractère exhaustif et permet l’enregistrement de tous les citoyens à partir du l’âge de dix-huit ans et plus, avec la réinscription de nouveau de tous les citoyens qui étaient inscrits auparavant sur les listes électorales.

Il a ajouté que, cette fois, la possibilité de s’inscrire à distance a été introduite. Elle permet à tout citoyen de se faire enregistrer depuis le centre le plus proche de lui, en spécifiant le lieu et le bureau de vote dans lequel il souhaite s’inscrire et voter dans la wilaya, moughataa et bureau de son choix à travers le pays.

Le porte-parole de la CENI s’attend à une augmentation de la liste électorale pour cette année – selon des estimations préliminaires – d’environ 900 000 voix, compte tenu du nombre officiel du recensement électoral précédent, qui s’élevait à 1 500 000 voix.

Et il a indiqué qu’à la lumière de cette mise à jour numérique et statistique actuelle, l’importance du RAVEL résulte de larges et récentes consultations entre le gouvernement et les partis et formations politiques, qui se reflètent positivement sur l’élargissement de la liste électorale.

En ce qui concerne les colonies mauritaniennes à l’étranger, M. Mohamed Takhiyoullah Led’Hem a expliqué qu’un arrêté spécial a été publié spécifiant les pays dans lesquels les citoyens résidant à l’extérieur seront enregistrés au niveau de quatre continents, comme suit :

– Asie : Arabie saoudite, Émirats arabes unis et Qatar,

– Afrique : Guinée-Bissau, Gambie et Côte d’Ivoire,

– Europe : France,

– Amérique du Nord : les États-Unis d’Amérique.

Le Président de la Commission électorale indépendante était accompagné du Secrétaire général de la Commission et de plusieurs de ses membres.

©️ via ami https://ami.mr/fr/index.php/2023/01/28/le-president-de-la-ceni-supervise-le-lancement-officiel-du-recensement-administratif-a-vocation-electorale-ravel/

● Cascade de démissions en Ukraine face au premier scandale de corruption depuis l’invasion russe

Une affaire de corruption concernant des approvisionnements de l’armée a entraîné une série de démissions de hauts-responsables ukrainiens ce mardi. Cinq gouverneurs régionaux ont dû quitter leur poste en plus du chef adjoint de l’administration présidentielle et du procureur général adjoint.
Une série de hauts responsables ukrainiens ont été démis de leurs fonctions mardi dans la foulée d’une affaire de corruption concernant des approvisionnements de l’armée, premier scandale de cette ampleur depuis le début de l’invasion russe. Au total, cinq gouverneurs régionaux, quatre vice-ministres et deux responsables d’une agence gouvernementale vont quitter leurs postes, en plus du chef adjoint de l’administration présidentielle et du procureur général adjoint. Le président Volodymyr Zelensky avait annoncé dès lundi soir « des décisions relatives au personnel » concernant « des cadres de différents niveaux dans les ministères et autres structures du gouvernement central, dans les régions et dans le système d’application de la loi ».

Cette vague de départs arrive au moment où Kiev réclame à ses alliés occidentaux, dont le soutien militaire et financier est crucial, des centaines de chars modernes et d’autres armements pour une nouvelle offensive sur le front. A l’origine du remaniement, un scandale portant sur un contrat signé par le ministère de la Défense à un prix présumé surévalué et portant sur les produits alimentaires destinés à ses soldats. Selon une enquête du site d’information ZN.UA, ce contrat de 13 milliards de hryvnias (environ 324 millions d’euros) a été passé avec des prix « deux à trois plus élevés » que les tarifs actuels en vigueur pour les produits alimentaires de base.

Vacances en Espagne

En conséquence, le vice-ministre de la Défense Viatcheslav Chapovalov, en charge de l’appui logistique des forces armées, a été démis mardi de ses fonctions. Pourtant, lundi, le ministre Oleksiï Reznikov avait assuré que le scandale relevait d’une « attaque informationnelle artificielle » fondée sur un « faux prétexte ». Si aucune lien n’a été établi entre les autres responsables sur le départ et ce scandale, certains ont été accusés ces derniers mois d’autres infractions ou faux pas.

Le chef adjoint de l’administration présidentielle Kyrylo Tymochenko, l’un des rares collaborateurs du président présent depuis son élection en 2019 et qui supervisait notamment des projets de reconstruction, a été accusé en octobre d’avoir utilisé un véhicule tout-terrain donné à l’Ukraine par le groupe américain General Motors. Après ces révélations, il avait assuré avoir transmis le véhicule aux besoins du front.

Le procureur général adjoint Oleksiï Simonenko a lui été accusé d’être récemment parti en vacances en Espagne alors que les déplacements à l’étranger, sauf à des fins professionnelles, sont interdits pour les hommes en âge de combattre. Les gouverneurs des régions de Dnipropetrovsk (centre) Valentin Reznitchenko, de Zaporijjia (sud) Oleksandre Staroukh, de Soumy (nord) Dmytro Jivytsky, de Kherson (sud) Iaroslav Ianouchevitch et de la capitale Kiev, Oleksiï Kouleba, ont aussi quitté leurs postes.

Fraude sur les générateurs
Valentin Reznitchenko a été accusé par plusieurs médias en novembre d’avoir attribué des contrats sur la réparation de routes portant sur des dizaines de millions d’euros à un groupe co-fondé par sa petite amie travaillant comme coach fitness. Selon des informations de presse, son nom et celui de ses collègues des régions de Soumy, Kherson et Zaporijjia figurent dans des enquêtes judiciaires. Oleksiï Kouleba pourrait lui, selon la presse, rejoindre l’administration présidentielle.

Enfin, Anatoliï Ivankevitch et Viktor Vychniov, tous deux chefs adjoints du service ukrainien des transports maritimes et fluviaux, ont également été démis de leurs fonctions. D’autres limogeages avaient précédé les départs de mardi en Ukraine, pays classé à la 122e place sur 180 sur l’indice de perception de la corruption de l’ONG Transparency International en 2021.

Dimanche, le ministre adjoint des Infrastructures Vassyl Lozinsky avait été arrêté, accusé d’avoir reçu un pot-de-vin de 400.000 dollars pour « faciliter » l’achat de générateurs à des prix gonflés, alors que le pays est confronté à de vastes coupures d’électricité suite aux frappes russes contre ses infrastructures énergétiques. Pavlo Galimon, le chef adjoint du parti présidentiel « Serviteur du peuple », a lui été limogé lundi, sur fond d’accusations de corruption liée à l’achat d’une propriété à Kiev pour un montant supérieur à ses revenus déclarés.

L’UE a fait des mesures anticorruption une réformes clé devant être mise en œuvre par l’Ukraine si elle souhaite accéder au statut de candidat à l’adhésion au bloc européen. Selon le think tank ukrainien Centre for Economic Strategy, le montant total de l’aide occidentale (financière, militaire, etc) à l’Ukraine pourrait atteindre au total 100 milliards de dollars en 2023, dont plus de 40 milliards uniquement pour ses forces armées.

©️ Via https://www.europe1.fr/international/cascade-de-demissions-en-ukraine-face-au-premier-scandale-de-corruption-depuis-linvasion-russe-4163295.amp?fr=operanews

● Ibrahima Moctar Sarr : les négro-africains sont dans la situation d’un malade mourant qui n’a plus faim, ni soif

Ibrahima Moctar Sarr a fait cette déclaration, jeudi 19 janvier, lors de l’ouverture du 1er congrès ordinaire de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR), à Nouakchott.

« On reproche à l’AJD/MR de ne s’intéresser qu’à des questions relatives à la situation des négroafricains à savoir la question de l’exclusion, les problèmes de l’état-civile, le passif humanitaire et ses corolaires, le problème des terres de la Vallée, etc. En vérité, nous estimons que les négro-africains veulent avant tout être considérés comme des citoyens à part entière », a-t-il déclaré.

« S’ils partagent avec la grande masse des autres mauritaniens, le lot des déshérités du système, ils sont les seuls à vivre l’exclusion au plan culturel voire médiatique, la déportation et le bannissement dans leur propre pays », a ajouté le président de l’AJD/MR.

« Si l’économie du pays est florissante, ils n’en bénéficient pas, l’école est le lieu où leur exclusion a été programmée, pour preuve, la dernière loi sur l’éducation nationale ou on veut utiliser les langues nationales dans le système sans les officialiser c’est un leurre. Les négro-africains ne gèrent même plus les deniers publiques pour pouvoir les détourner. Ils sont dans la situation d’un malade mourant qui n’a plus faim, ni soif, ils ne pensent pas aux plaisirs de la vie, ils veulent simplement ne pas mourir bêtement en tant qu’individu, en tant que communauté, en tant que peuple qui a eu une histoire multiséculaire et qui veut sauvegarder son droit à la différence », a encore martelé Ibrahima Moctar Sarr.

M. Sarr a enfin invité « les justes des autres communautés [à se mettre] en première ligne avec nous comme l’avaient fait les blancs sud-africains contre l’Apartheid, les blancs américains contre la ségrégation raciale et certain blancs européen contre la colonisation », avant de rappeler que « l’AJD/MR avec la désillusion léguée par le régime sortant n’a jamais versé dans la surenchère ou dans l’extrémisme suicidaire ».

Lors de son discours, le président de l’AJD/MR a dit regretter n’avoir pas pu atteindre « les objectifs que nous nous étions fixés pour la déconstruction du système en place et le règlement définitif de la question de cohabitation avec l’apurement du passif humanitaire pour créer les conditions de l’avènement d’un régime démocratique et égalitaire ou tous les fils de ce pays auront les mêmes chances de s’épanouir ».

« Nous ne nous sommes pas trompés d’objectifs mais les moyens et les méthodes que nous avons utilisées jusqu’ici ne sont pas efficaces. J’invite alors la jeunesse qui doit prendre la relève à être plus imaginative et plus audacieuse car entre exister et ne pas exister : THAT IS THE QUESTION », a conclu Ibrahima Moctar Sarr.

Ce premier congrès de l’AJD/MR s’achève le 21 janvier.

La rédaction de Cridem

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762572

● Conférence de presse «Coalition de l’Alternance» : Birame et Ould Horma consolident leur alliance avec l’apport de la CVE, Mithaq, AFCD et AJD/MR

Alors qu’elle devait annoncer d’importantes informations sur la « Coalition de l’Alternance », la conférence de presse organisée par le parti SAWAB, IRA/RAG et d’autres partis et mouvements le jeudi 12 janvier 2023, s’est finalement transformée en diatribes contre le pouvoir de Ghazouani et les velléités de son Ministre de l’Intérieur de rétrécir les libertés publiques.

Prévue à 11 heures le jeudi 12 janvier 2023 à l’hôtel Azalaï de Nouakchott, la conférence de presse organisée par la « Coalition de l’Alternance » ne s’est tenue en fin de compte qu’aux environs de 16 heures.

La police interrompt la conférence

Selon les organisateurs, notamment les dirigeants du parti SAWAB, les formalités administratives avaient été bouclées la veille et le préfet du Ksar avait accordé son autorisation pour la tenue de leur conférence de presse. Le matin, la police se pointe et déclare que l’autorisation de tenir la conférence de presse est annulée, déclarent-t-ils en substance.

Plus tard, le Wali de Nouakchott-Sud leur dira que des informations lui sont parvenues que seuls les militants d’IRA et du parti RAG sont présents à la conférence. Après moult explications, avec forts arguments juridiques à l’appui, l’autorisation est enfin accordée.

Ce retard de près de 5 heures de temps n’a cependant pas démobilisé les militants nombreux mais aussi les journalistes venus couvrir l’évènement.

A l’entame de la conférence, Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA, a fustigé l’attitude des autorités, notamment la hargne du Ministre de l’Intérieur, qui selon lui, partage avec l’ancien président, sa propension à fouler aux pieds les lois de la République.

Le ministre de l’Intérieur foule les lois aux pieds

Selon Birame, le Ministre de l’Intérieur devrait préserver les maigres acquis du président Ghazouani qui se résument selon lui à la liberté qu’il accorde à ses opposants de mener leurs activités sans entraves.

Il s’est dit déterminer à mener l’alternance politique dont rêvent les Mauritaniens pris en otages depuis plus de quatre décennies par une oligarchie qui change de tête sans changer de corps, un corps malsain, gangréné par la corruption, le pillage des ressources nationales, la gabegie et la mauvaise gouvernance, le tribalisme, le népotisme et le racisme, a-t-il énuméré en substance.

Pour Birame, l’objectif de toute opposition dans un Etat démocratique, est de créer l’alternance politique et non de vivre de subsides ou d’avantages aux dépens de ses affiliés. Pour lui, son objectif est clair et sans détours, « accéder à la Présidence de la République ». Il est revenu sur les élections présidentielles de 2019, affirmant avec force qu’il y avait un second tour, entre lui et le président actuel.

L’alliance Sawab et IRA/RAG reste imperturbable

A son tour, le président du parti SAWAB, Abdessalam Ould Horma, qui est revenu sur l’incident relatif aux perturbations de la conférence due à l’illégale décision des autorités administratives selon lui, il a réaffirmé le partenariat solide qui le lie au mouvement IRA et au parti RAG. Selon lui, l’administration mauritanienne ayant refusé au président Birame et à ses partisans de disposer de leur propre cadre politique, elle ne peut nullement s’opposer à ce qu’ils candidatent à travers le parti Sawab.

Abdessalam Ould Horma est revenu sur la présidentielle de 2019 pour confirmer les propos de Birame. Selon lui, « les chiffres avancés n’étaient pas les vrais, car il y avait selon nos décomptes, un second tour entre Birame et Ghazouani ». Et d’asséner « la suite, vous la connaissez ».

Grande alliance en perspective

Dans la trame de son intervention, Birame a déclaré que l’objet réel de la rencontre, à savoir l’annonce du lancement de la « Coalition de l’Alternance » est ajournée jusqu’à nouvel ordre. Il a cependant évoqué dans la nouvelle alliance, le parti AJD/MR d’Ibrahima Moctar Sarr, l’AFCD du professeur Atoumane, le Midhaq des Haratines de Ould Hendeya et la CVE de Bâ Mamadou Alassane, et d’autres mouvements encore. Il a dit son souhait de voir toute l’opposition réunie dans un seul bloc pour vaincre le parti au pouvoir, citant l’UFP, le RFD, l’UNAD, entre autres.

Cheikh Aidara

©️ via https://aidara.mondoblog.org/2023/01/18/conference-de-presse-coalition-de-lalternance-birame-et-ould-horma-consolident-leur-alliance-avec-lapport-de-la-cve-mithaq-afcd-et-ajd-mr/

● Le «Qatargate» s’impose à la plénière du Parlement européen

Un mois après les révélations sur le scandale corruption «Qatargate» au Parlement européen, les députés se réunissent en session plénière du 16 au 19 janvier. Il est notamment question d’examiner la levée de l’immunité des deux eurodéputés mis en cause.

« Les responsables trouveront le Parlement du côté de la loi. » Dès le début du mois de janvier, la présidente Roberta Metsola l’affirme : son institution fera tout pour aider les enquêteurs. Et cela commence à Strasbourg ce lundi puisque la présidente du Parlement européen doit annoncer, lors de la session plénière, l’ouverture de la procédure pour lever l’immunité des deux députés impliqués dans le Qatargate, l’Italien Andréa Cozzolino et le Belge Marc Taraballa, tous deux sociaux-démocrates.

La commission des affaires juridiques étudiera ensuite le dossier. Ce n’est que le mois prochain, lors de la session plénière de février, que les eurodéputés se prononceront par vote sur la question de la levée de l’immunité des deux parlementaires. Mais à Strasbourg, aucun doute : pas un groupe ne s’y opposera.

Sylvie Guillaume, eurodéputée française PS du même groupe parlementaire (S&D) que les deux mis en cause, pense que cette levée permettra de mieux éclairer cette affaire. « Elle est nécessaire d’une certaine manière, puisque cela permet à ces deux députés de se défendre », fait-elle valoir.

L’élu du Rassemblement national (RN) Jean-Lin Lacapelle appelle à aller même plus loin, avec la mise en place une commission parlementaire. Une demande qui n’a pour l’instant pas été acceptée par le Parlement européen. « Nous avons demandé une enquête, une commission parlementaire […] Nous voulons savoir aujourd’hui qui a été corrompu, à quel niveau, et on va essayer de faire en sorte que les choses aillent très vite. C’est la réputation et l’image du Parlement européen qui est en question », estime l’eurodéputé du RN.

Vers de nouvelles règles de déontologie
Ces prochains jours, chacun devrait plutôt se concentrer sur ses pistes pour renforcer les règles déontologiques des eurodéputés. Pour l’eurodéputée Sylvie Guillaume, les règles existantes doivent être rendues obligatoires et généralisés pour être plus efficaces. « Quand on est par exemple rapporteur pour un texte, on doit fournir ce qu’on appelle une empreinte législative, c’est-à-dire donner à voir les rendez-vous que nous avons pour construire notre point de vue, explique l’élue socialiste. Il faut par exemple que ce genre d’éléments soit généralisé. »

Jeudi 12 janvier, la présidente du Parlement européenne présentait aux présidents des groupes politique son plan de lutte contre les conflits d’intérêts et l’ingérence des pays tiers. L’une des priorités de ce plan en quatorze points est d’interdire aux eurodéputés des activités de lobbyistes à l’issue de leur mandat. La déclaration d’intérêt des eurodéputés serait aussi concernée, par exemple. L’idée, dit notre correspondant à Bruxelles, Jean-Jacques Héry, c’est de rendre celle-ci plus précise concernant les activités professionnelles des députés. Députés qui pourraient devoir communiquer l’ensemble des rendez-vous pris dans le cadre de leur mandat.

Cette volonté de réforme est soutenue par l’ensemble des groupes parlementaires. Il faut dire qu’elle paraît urgente. On a en effet appris hier que l’eurodéputé Marc Tarabella, celui-là même qui devrait voir son immunité levée, n’a pas déclaré un voyage payé par le Qatar en février 2020. Et quelques jours plus tôt, l’eurodéputée socialiste belge Maria Arena avait fait part du même type d’oubli pour une mission effectuée en mai dernier, là aussi au Qatar. Elle avait démissionné dans la foulée de sa présidence à la sous-commission Droits de l’homme. Tous deux disent n’avoir rien à se reprocher mais dans le contexte, cela pousse a minima au renforcement des règles.

©️ via https://www.rfi.fr/fr/europe/20230115-le-qatargate-s-impose-%C3%A0-la-pl%C3%A9ni%C3%A8re-du-parlement-europ%C3%A9en

● Ce que je pense de ce nouveau découpage territorial et de la nouvelle Commune de Diogountouro : Un message à la jeunesse dynamique de cette nouvelle circonscription | Par Dr Boubou BA

Je voudrais d’abord présenter mes vœux sincères aux habitants de la nouvelle Commune de Diogountouro à l’occasion de ce nouveau découpage territorial. Que cette nouvelle circonscription (commune de Diogountouro) vous apporte épanouissement personnel, collectif et professionnel et réalisation des projets, sociaux, économiques, culturels et politiques et nous permette de poursuivre ensemble un élan dynamique vers une démocratie participative et un investissement au bénéfice de la population de cette nouvelle circonscription…

En étant natif de cette nouvelle circonscription, j’ai un droit d’alerte et un devoir de conscientiser la jeunesse sur l’avenir de cette commune et sur les échéances électorales de 2023 qui arrivent. Une commune en pleine mutation, qui est au carrefour de trois frontières (Mali, Sénégal et Mauritanie), dynamique, jeune et riche en termes de terres cultivables…

Ceci étant dit que ce nouveau découpage que moi j’appelle le morcellement de notre territoire qui fut la Commune de Ghabou, une des grandes communes de la région de Guidimakha n’a d’effets que politique. Le pouvoir politique en place a tout simplement morcelé ce territoire (Commune de Ghabou) en petits morceaux afin de pouvoir obtenir de larges ancrages politiques territoriaux dans chacune de ces localités pour défendre le bilan politique du gouvernement. Certes politiquement ce découpage territorial va permettre aux habitants de faire moins de déplacements pour eviter les tracas administratifs (les actes d’état civil). Encore faut-il que le maire ait toutes les prérogatives pour satisfaire les demandes de sa population ? Quand on sait qu’en Mauritanie on a presque dépouillé le maire de ses pouvoirs administratifs voire même les pouvoirs de police. L’exemple typique est celui de l’enrôlement. Aucun maire n’a le pouvoir de faire quoi que ce soit pour aider ses administrés à se faire recenser.

En termes d’économiques et d’investissements ce nouveau découpage n’aura aucun effet positif sur le quotidien de nos populations locales qui ont tant souffert des politiques publiques malmenées depuis des décennies. A cet effet, on vient ajouter la misère à la misère en termes de politiques publiques de gestion economique et d’investissements de ces populations car le budget alloués jadis et les investissements de bailleurs des fonds dans ce territoire font désormais se diviser par cinq voire par dix entre ces différentes circonscriptions. Nous y reviendrons même si l’approche économique et d’investissement n’est pas notre sujet mais plutôt l’approche politique.

En effet, les grecs conçoivent la politique comme une affaire de connaissances et de compétentes. C’est-à-dire on choisit quelqu’un pour bien gérer les affaires (économiques, culturelles, sociales et administratives) de la cité en fonction de ses compétences, de son intégrité morale et psychique.

Diogountouro, à peine ériger en municipalité certains dinosaures du pouvoir actuel ou devrais-je dire ceux qui prônent pour le changement dans la continuité ou encore ceux qui font la politique du ventre commencent à faire incursion sur cette nouvelle circonscription avec des beaux discours qui sonnent en creux et des belles promesses en daraa blanc. Notre commune n’a pas besoin des apprentis sorciers au profit d’un pouvoir qui tâtonne depuis plus de cinquante ans. En ce sens, j’appelle à la responsabilité et à la sagesse de toute la jeunesse dynamique et soucieuse de l’avenir de cette nouvelle Commune à soutenir un candidat jeune et dynamique qui incarne l’espoir, la rupture et le changement démocratique. Soyez vigilants ; ne vous laissez pas berner par les beaux discours et les belles promesses ; choisissez un candidat en fonction de son projet (politique, économique et social), de sa compétence, de sa bonne morale et de son intégrité ; un candidat qui s’engage à lutter contre les inégalités et les injustices sociales ; un candidat républicain qui veille à l’application stricte des lois de la République. En étant un républicain viscéralement convaincu de la bonne gestion de la chose publique de notre commune par les compétences et le dynamisme de jeunes il est de mon devoir d’énumérer quelques critères qui vous aideront à faire votre choix pour le bien de tous.

La politique n’est pas une affaire d’héritage encore moins de clan. En ce sens choisissons un candidat jeune, dynamique et compètent qui sera en mesure demain de défendre les projets de financement et d’investissement devant les institutions politiques et les bailleurs de fonds pour bien de la commune . Un candidat qui sait qu’est-ce qu’un maire et quels sont ses devoirs et ses droits vis à vis de ses administrés et de l’Etat. Evitons les candidats qui n’ont pas des projets politiques et qui pensent que leur élection est synonyme d’un visa Schengen pour aller se déambuler en France ou en Espagne. Evitons également, les candidats de substitutions, de témoignages et les candidats farfelus qui font les jeux du pouvoir et qui ne pensent qu’à se servir au lieu de servir leurs administrés.

Pour ma part, je me suis déjà exprimé ma position par rapport aux échéances électorales de 2023 après avoir fait une observation politique lors de mon séjour au pays. Je soutiens Biram Ould Dah et sa coalition car à mes yeux ils sont les seuls qui incarnent le changement démocratique et la rupture avec les vieux logiciels du système. A cet effet, je soutiendrai avec corps et âme le candidat qui sera désigné par les instances politiques de cette coalition pour briguer un mandat électoral dans la Commune de Diogountouro. Ma position est claire et sans ambiguïté sur ce sujet. Soyons vigilants et lucides dans nos choix afin d’élire un maire competent qui incarne la rupture.

Vive la République Islamique de Mauritanie !!!
Qu’Allah bénisse la Commune de Diogountouro et ses habitats !!!

Boubou BA
Docteur en Droit de l’Université Paris – Nanterre
Membre du Centre d’Histoire et d’Anthropologie du Droit à Paris – Nanterre
Juriste aux référés au palais de justice de Pontoise – France

● Rencontre fructueuse entre la CVE et la CVE/V

CVE/VR – Le lundi 09 janvier 2023, la CVE/VR a reçu une forte délégation de la CVE conduite par son Président, M. Ba Mamadou Alassane. Un grand moment de retrouvailles entre ces deux entités qui partagent ce qu’elles ont de commun : le vivre ensemble.

Les deux entités ont passé en revue plusieurs questions d’intérêt national qui ont abouti à une convergence de vue et une réelle volonté de travailler en parfaite synergie afin de relever ensemble tous les défis de l’heure, en réponse à la forte demande de la base; celle de reconstituer la grande famille du Vivre Ensemble.

Des discussions franches et sincères ont été au menu de cette rencontre de haut niveau qui constitue le prélude d’une forte alliance, en perspective des prochaines échéances électorales.

Visiblement très satisfaits de la profondeur des débats, les deux parties ont convenu de se retrouver dans les meilleurs délais pour donner corps à cette alliance gagnante qui se dessine, au grand bonheur de nos nombreux militants et sympathisants.

Un vœu ardent pour la réunification de nos deux pôles qui partagent les mêmes aspirations pour une Mauritanie debout et réconciliée avec elle-même.

Fait à Nouakchott le 09 janvier 2023


Pour la CVE/VR                                   Pour la CVE,

Le Président Alassane DIA              Le Président Ba Mamadou Alassane

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762308

● L’ancien président Aziz révèle dans un direct ses regrets et ses ambitions…

Sahara Médias – L’ancien président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz est apparu mardi dans un direct sur sa page Facebook pour fustiger et tirer à boulets rouges sur l’actuel régime et notamment le président Ghazouani, le ministre de l’intérieur Mohamed Ahmed O. Mohamed Lemine et son frère l’ancien ministre Mohamed Mahmoud O. Mohamed Lemine.

L’ancien président a d’abord évoqué son prochain procès pour corruption, blanchiment d’argent et trafic d’influence, déclarant qu’il s’agit purement et simplement d’un « procès politique », réaffirmant que son problème n’est avec le pouvoir judiciaire mais plutôt avec le pouvoir exécutif et notamment le ministre de l’intérieur.

Plus des deux tiers de ce direct qui aura duré près de 90 minutes a été consacré à la « faiblesse du régime et l’absence du président » mais aussi à défendre son bilan le temps qu’il était resté au pouvoir.

Evoquant son procès prévu à la fin de ce mois, ould Abdel Aziz a dit qu’il s’y préparait ajoutant cependant, à l’adresse des mauritaniens que son adversaire n’est pas le pouvoir judiciaire mais « le pouvoir exécutif qui contrôle la justice ».

L’ancien président s’est attaqué de manière virulente au ministre de l’intérieur Mohamed Ahmed O. Mohamed Lemine et son frère l’ancien ministre Mohamed Mahmoud O. Mohamed Lemine les qualifiant de « corrompus », ajoutant qu’il avait limogé ce dernier de l’ambassade de Mauritanie en Arabie saoudite pour avoir résilié le contrat de bail du siège de l’ambassade sans avoir recouru aux ministres des affaires étrangères et des finances.

L’ancien président a accusé l’actuel ministre de l’intérieur d’avoir transformé l’ambassade de Mauritanie en Turquie où il était en poste, en « un centre pour les membres du groupe des frères musulmans, des mercenaires liés à l’étranger sans aucune loyauté à la Mauritanie ».

Il a formulé ses regrets d’avoir soutenu Mohamed O. Cheikh El Ghazouani lors des élections de 2019 reconnaissant avoir commis « une grave erreur » se sentant coupable « pour l’avoir présenté, défendu et rien ménagé pour son accession à la présidence. » considérant que ce qui était arrivé en 2007 s’est renouvelé en 2019.

Ould Abdel Aziz a qualifié le pouvoir du président Ghazouani d’être « absent face à ses responsabilités laissant les choses entre les mains de personnes peu intéressés ni par la chose publique ni par les problèmes des citoyens ».

« Nous sommes les seuls à pouvoir changer cette situation a notamment dit l’ancien président, seul le peuple peut la changer » ajoutant que les prochaines élections constituent une occasion en or pour provoquer un changement.

Dans son long réquisitoire contre le pouvoir en place, l’ancien président reconnait « une grave erreur celle d’avoir remis le pouvoir à ce régime mais je vais corriger mon erreur » appelant les mauritaniens à s’engager au sein du parti « Ribat El Watani » son unique parti.

L’ancien président s’est également attaqué aux partis d’opposition « basés sur des considérations tribales, sur des intérêts et l’appartenance à l’état qui distribue des milliards afin de satisfaire certains et bâillonner les autres ».

Il a révélé avoir eu des contacts pendant deux mois avec le mouvement FLAM, refusant de le qualifier « d’extrémiste » considérant qu’il s’agit plutôt « d’un groupe de citoyens mauritaniens appartenant à un groupe social qui a le plus souffert de l’injustice ».

« Je les ai rencontré à Paris et je connaissais certains d’entre eux, j’ai également travaillé avec d’autres au sein de l’armée et on doit reconnaître que de grave erreurs ont été commises. »

Ould Abdel Aziz a encore dit « nous devons tous nous sacrifier pour construire une nouvelle Mauritanie basée sur la justice débarrassée de l’injustice, une Mauritanie d’égalité ».

L’ancien président est accusé de corruption, de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite en même temps que d’autres personnalités qui ont travaillé avec lui de 2008 à 2019.

Selon les informations disponibles la justice mauritanienne a gelé à ce jour 41 milliards MRO (plus de 100 millions de dollars) dans le cadre du dossier de la décennie dont plus de la moitié appartient à ould Abdel Aziz et à des membres de sa famille.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762310