Mauritanie/Covid-19 : l’intervention du président Ghazouani sur la situation (version française)

Crédit photo Rmi-info

« Au nom de Dieu le Miséricordieux

Et que Dieu bénisse le Saint Prophète

Chers concitoyens,

Chers concitoyens,

La paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu Tout-Puissant,

Notre pays traverse une période difficile, où, comme le reste du monde, il est confronté à la maladie de la couronne, qui est devenue une épidémie mondiale à tous égards.

Dans de telles périodes, les périodes de danger imminent découlent fortement de l’interdépendance des destins des membres d’un même peuple, de sorte que l’épidémie fait rage contre eux sans discrimination, et la capacité de résister repose sur la prise de conscience et les efforts concertés de tous dans le cadre de l’unité nationale et de la solidarité sociale.

Les graves dommages que cette épidémie a causés aux pays développés, malgré la solidité de leurs systèmes de santé et la qualité de leurs infrastructures provenant de laboratoires modernes et d’hôpitaux géants, prouvent clairement que notre première bouée de sauvetage est d’empêcher la propagation du virus et la propagation des infections.

Conscients de cela, nous avons pris, à première vue, un ensemble de mesures de précaution en matière de santé et de sécurité visant à immuniser le pays contre le débordement de l’épidémie et à réduire les pratiques susceptibles de contribuer à sa propagation, en limitant le mélange et l’auto-quarantaine et l’arrêt des mouvements et des déplacements, sauf dans la mesure dictée par l’extrême nécessité.

À cette occasion, j’adresse mes sincères salutations et mes remerciements à tous les citoyens pour leur sensibilisation, leur responsabilité et leur bonne réponse à toutes les mesures prises. J’adresse également mes salutations aux équipes médicales, aux forces armées et aux forces de sécurité, pour leur formidable travail en vue de la mise en œuvre stricte et efficace du plan national de lutte contre cette épidémie.

Je remercie également nos frères des pays voisins pour la bonne coordination en matière de contrôle des passages frontaliers communs.

Ces mesures et celles qui pourront être prises ultérieurement, le cas échéant, sont des mesures nécessaires et indispensables pour sauver notre pays de cette épidémie.

Dans ce contexte, je voudrais assurer à tous que gagner cette bataille exige de nous tous une mobilisation permanente et un travail continu pour unir les efforts de toutes nos forces vives, de l’administration publique, des partis politiques, des leaders d’opinion, des acteurs économiques, des organismes communautaires et syndicaux et des citoyens ordinaires. Par conséquent, je demande à tous de s’engager dans cette bataille et de contribuer à ce que tous ceux qui sont en mesure de faire face à cette épidémie, qui constituent une véritable menace pour notre peuple et notre patrie.

La situation actuelle a ajouté de nouvelles complications à notre vie quotidienne et peut produire d’autres conséquences plus percutantes, selon ce qui compte dans les affaires internes et externes.

L’un des effets potentiels est la perturbation de l’approvisionnement du marché national en raison de la confusion du mouvement commercial mondial et du manque de capacité des citoyens à gagner et à satisfaire leurs divers besoins.

En raison de la possibilité de confusion dans le mouvement commercial mondial, nous avons chargé les secteurs gouvernementaux concernés de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer l’approvisionnement continu du pays avec tous ses besoins alimentaires, médicaux et en carburant.

S’agissant de faire face à ce qui peut être causé par un manque de capacité des citoyens à gagner ou à subvenir à leurs différents besoins, il a été décidé de créer un fonds spécial pour la solidarité sociale et de lutter contre le virus Corona, qui vise à mobiliser toutes les ressources disponibles et à les orienter vers des activités liées aux effets de la situation actuelle sur les citoyens, en particulier les personnes vulnérables et celles avec Revenu limité.

Ce fonds sera ouvert à tous ceux qui souhaitent contribuer à cet effort national, y compris les acteurs économiques nationaux et les partenaires internationaux.

Le pays a alloué au fonds une contribution d’un montant de 25 milliards d’onces anciennes, orientée vers les mesures suivantes:

1– Acquérir tous les besoins du pays en médicaments, équipements et équipements médicaux liés à l’épidémie.

2– Allocation de 5 milliards d’onces anciennes pour soutenir 30 000 familles dépendantes de femmes, de personnes âgées et de personnes handicapées, principalement à Nouakchott, avec une aide financière mensuelle pendant trois mois.

3– L’Etat supporte toutes les taxes et droits de douane sur le blé, les huiles, le lait en poudre, les légumes et les fruits pour le reste de l’année, ce qui contribuera à réduire ces matières premières.

4– L’Etat supporte les factures d’eau et d’électricité des familles pauvres pendant deux mois.

5– L’Etat prend en charge le coût de l’eau du village pour le coût de l’eau du village pour le reste de l’année pour les citoyens de tous les villages.

6– L’Etat supporte, pour une durée de deux mois, les professions libérales et les petites activités toutes taxes municipales.

7– L’Etat supporte tous les impôts et redevances résultant de cette activité pour le reste de l’année pour les chefs de famille travaillant dans le secteur de la pêche traditionnelle.

Il convient de noter que le suivi des ressources allouées à ce fonds n’affectera pas les projets sociaux et de développement programmés cette année, qui s’efforceront intensément d’accélérer le rythme de leur mise en œuvre pour faire face efficacement aux défis actuels.

Chers concitoyens,

La gravité du danger imminent et les sacrifices qu’il mérite pour protéger la santé de nos concitoyens m’amènent à renouveler l’appel à tous, citoyens et résidents, à assurer le strict respect des mesures préventives décidées et à rester dans les foyers autant que possible, et à limiter les déplacements entre les villes aux diktats des nécessités et désirs extrêmes. Les plus hauts niveaux de prudence et de vigilance.

Je suis certain qu’avec cela, Dieu Tout-Puissant, nous serons en mesure de surmonter cette étape difficile et d’avancer dans notre chemin de développement.

Merci, et que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous ».

©️ Crédit source: Page FB Rmi-info (25 mars 2020)

Mauritanie-Coronavirus : En attendant la thérapie… (IRA-MAURITANIE)

Note de mise en garde

Face à la propagation du Covid-19, la Mauritanie a pris des mesures – partielles – de confinement et de fermeture des frontières. Les décisions, heureusement conçues hors de toute pression clinique mais en vertu du principe de précaution, méritent encouragement, malgré les nombreux réflexes de laxisme et de faveur, au détriment de la prudence. Hélas, l’auto-restriction sociale fait défaut car la majorité, par ignorance, superstition et inclination atavique à l’anarchie, marque quelque hostilité à la contrainte. Pourtant, le dénuement et la désorganisation du système de santé incitent aux impératifs de discipline, de distance et de réserve, seuls moyens de restreindre la contagion, en l’absence d’une thérapie. L’épreuve multidimensionnelle qu’impose le Coronavirus au pays et à son environnement comporte un impact pour l’instant imperceptible mais dont les répliques renferment, à moyen terme, un défi majeur de sûreté et de stabilité. Il convient, dès à présent, d’en atténuer les nuisances quasi-certaines sur la cohésion de la société. Des groupes spécifiques présentent, à ce titre, un risque d’exposition bien plus élevé. Des actes de prévention sont encore à portée :

  1. La prudence commande d’alléger la promiscuité dans les prisons, déjà sous l’effet du surpeuplement. Le désengorgement carcéral, sans abandon de poursuites dans les cas de détention préventive, s’appuierait sur une ordonnance de liberté conditionnelle, voire d’amnistie, au bénéfice des auteurs de diverses infractions, hormis l’homicide, la violence armée et le viol. Le projet d’exception s’étend aux personnes dont les peines, purgées aux deux tiers, laissent entrevoir une contrition. Sous réserve des exclusions précitées, les prisonniers de plus de 50 ans, ceux de sexe féminin et les mineurs correspondent au premier niveau de vulnérabilité. Il y va, aussi, de la protection du personnel pénitencier. Naturellement, l’interdiction des visites aux autres prévenus requiert leur prise en charge alimentaire par l’Etat. Un fonds national de solidarité y pourvoirait, s’il était mis en œuvre. La sanction légale ne saurait justifier la mise à mort, même en dehors de l’intention homicide.
  2. En perspective d’une perturbation du fret international et de l’effondrement des métiers de l’économie informelle qui nourrissent la majorité de la population, le gouvernement est appelé à lever ou alléger, du moins pour une période de 6 mois, les taxes sur les articles d’utilité vitale, notamment les aliments, les médicaments, le carburant, l’électricité et l’eau. Partout dans le monde, beaucoup perdront leur travail. D’ici-peu, si le contexte de crise se prolongeait, des multitudes affamées se trouveraient en instance d’insubordination à l’autorité, avant le déclenchement d’une insurrection de la rue. Le rétablissement de l’ordre provoquerait, alors, un usage de la force, aux conséquences imprévisibles.

Ira-Mauritanie demande, au pouvoir du moment d’enclencher un processus de consolidation de la solidarité nationale, afin d’anticiper les dangers, réduire la nuisance et se préparer au pire, y compris la rupture des systèmes de communication. La résistance de la communauté de destin réside, par-delà nos divergences légitimes, dans notre capacité à envisager et traverser, ces rares instants où le sentiment d’appartenance à l’espèce des humains, devient l’évidence du salut collectif. Aujourd’hui, il revient, au gouvernement, unique entité debout dans un pays en ruine, de mieux contrôler la visibilité médiatique des charlatans et autres colporteurs de miracle. La nocivité de cette confrérie du pire favorise le sabotage des politiques publiques, quand il s’agit de sauver, les gens, de l’extinction. Il serait criminel de céder à leur influence, par lâcheté et populisme. Les mauritaniens ont davantage besoin d’entendre les épidémiologistes, les médecins urgentistes, les spécialistes de l’hygiène et les fonctionnaires en charge de la sécurité. Maintenant, il n’est plus question que de survivre.

IRA – Mauritanie, le 23 mars 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

TRIBUNE : BIENVENUE AU COLONEL TAYA! Par Ciré Kane


<<Seigneur, préservez-moi de mes amis. Mes ennemis je m’en occupe !>> Colonel Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya, s’adressant à ses tombeurs en 2005, dont Ghazouani

Le retour du Colonel Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya (1984-2005), l’ancien chef de la dictature militaire qui s’est consolidée depuis la création du grade de Général en 2007, évoqué tous les ans, pourrait se réaliser en cette année sombre de pandémie, comme le fut son règne funeste.

Taya a, en une année (90-91), sur une population d’à peine 1,5 millions, tué plus de 8 milles civils, assassiné 513 militaires et déporté près de 100 milles personnes. Tout ce beau monde était quasiment de la même ethnie. C’est le génocide des peuls de Mauritanie, l’un des plus méconnus de l’histoire de l’humanité.

Dans le Sud, les militaires et leurs milices ont violé, torturé, détruit des villages, …

Les militaires se sont auto-amnistiés par une loi votée en 1993 qui absout tous leurs crimes et des présumés tortionnaires ou meurtriers accèdent à de hautes fonctions (Généraux, Présidence Assemblée et même Présidence de la République en 2005-2007).

Les dignitaires du PRDS, le parti-Etat de Taya, se sont habilement recyclés dans ADIL jusqu’au putsch de 2008, puis ils ont convergé en masse vers UPR, le parti des Généraux.

Donc, le coup d’État qui a déposé Taya en août 2005 était une petite révolution de palais. C’est toujours la même bande de copains militaro-affairiste qui pille le pays.

Les victimes demandaient l’extradition de Taya pour mettre fin à son impunité et à son exil doré au Qatar.

Eh bien, il ne sera pas escorté par la police qatarie, ni récupéré par la nôtre pour être conduit en prison et entendu dès sa descente d’avion . Il n’effectuera pas les formalités à l’aéroport, même s’il a le coronavirus. Ce serait degradant pour ce haut gradé. Mais son retour au pays, ainsi que ces conséquences sur la paix sociale, seront de l’entière responsabilité du Général Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.

Le nouvel homme fort et muet de Nouakchott a déployé toute sa diplomatie pour le retour à la maison du soldat Taya. La solidarité entre hommes en treillis ne faillira pas. La loi d’amnistie ne sera pas abrogée. L’ancien exilé bénéficiera des privilèges dus à un ancien chef d’Etat (salaire, logement, gardes du corps, voitures avec chauffeur..), il sera membre du Conseil Constitutionnel et sera consulté sur les grands dossiers de l’Etat…

Et S’il est malade, ses frais seront entièrement pris en charge. Les mauritaniens, dont ses victimes, paieront sans broncher.

Avec toutes ces conditions et loin de la prison de Dar Naïm, on souhaite la Bienvenue au Colonel Taya! Il ne sera pas inquiété. Toute hostilité contre lui sera réprimée, une loi viendra renforcer l’amnistie, si nécessaire.

Bien entendu, il ne sera pas assigné à résidence surveillée à Atar, auprès de sa tribu. Il sera libre comme l’air et pourra même parader en tête des cortèges de ses fidèles qui défilent depuis 15 ans tous les 12 décembre pour rappeler son historique prise du pouvoir. Le portrait de Saddam Hussein y sera brandi pour narguer ses noirs qui tardent à quitter ce pays exclusivement réservé aux maures. Comprendront-ils un jour ?

Taya et ses proches, avec cette liberté garantie par la constitution, pourront parler dans les médias, créer ou soutenir un parti, inciter à finir le génocide…

Le président auto-proclamé Ghazouani ne joue pas avec le feu, mais avec les armes. Attention quand même à une balle amie dans le bide.

Ciré KANE, le 18 mars 2020

©️ Crédit source: Page FB de l’auteur

CONTRIBUTION: Nul ne veut “ diriger les Beidanes “; réponse au professeur Ely Ould Sneiba, Par Abou Hamidou Sy (FPC – Amerique)

■Par Abou Hamidou Sy- FPC- Amérique.

Piqué au vif par la remise sur la sellette de l’Apartheid mauritanien et incapable de formuler des arguments qui réfutent cette évidence, Ely O. Sneiba n’a trouvé mieux que de recourir au seul exercice dans lequel il excelle, scribouiller sa pulaarophobie innée.

Dans son posting “ Comment diriger les Beidanes”, un pamphlet indigne d’un baudet, même sans son couvre-chef, il étale toute son ignorance des réalités historiques de l’artifice post coloniale qu’est la Mauritanie d’aujourd’hui.

Sans le moindre argument, il verse dans des affubulations grotesques, avance des assertions mensongères et réprend des thèses des plus fantaisistes. Difficile de se frayer un chemin logique dans ce kafarnaum intellectuel, mais le fond de sa pensée ne fait aucun doute: une haine viscérale envers ceux qu’il appelle “ toucouleurs” et à travers eux, minimiser l’apport de la civilisation négro-africaine dans l’histoire de notre pays.

Il me semble opportun de rappeler à sa gouverne et à celle de tous les chauvins arabes, certaines vérités historiques. Vérités en porte à faux avec le mythe fondateur d’une frange de nos compatriotes arabo-berbères; une épique chevauchée, du croissant fertile aux berges du Sénégal repoussant ainsi le couchant ( Al Magrib ) arabe à la lisière du Sahel.

Il n’échappe pas à Ely et ses paires que les nationalistes arabes authentiques, qui l’inspirent tant, sont les premiers à battre en brèche cette théorie, car fixant la limite occidentale de leur nation aux portes de Marrakech; au delà, c’est “ Bilad Al Ajam”.

Le « professeur » entame son propos en affirmant, tel un avocat essayant de rallier un jury à une cause perdue d’avance, “ ce pays membre de la ligue des États arabes, berceau des almoravides et terre emirale hassanienne”. Cette assertion ne repose sur aucun fondement, ni historique, ni culturel, encore moins démographique. Elle est, tout au plus un vœu pieux entretenu par la volonté politique d’un État malavisé et repris par des marchands d’illusions désabusés. Il suffit , pour s’en convaincre de remonter à la genèse même de l’Etat Mauritanien et de la controverse qui l’a entourée.

Ce pays qui se targue d’être arabe jusqu’à nier l’expression de toute identité négro-africaine, aucun État arabe n’en voulait. C’est grâce au soutien des pays de l’Afrique noire ( groupe de Brazzaville ) sous l’impulsion du Sénégal que notre pays a pu être accepté sur la scène internationale. A l’assemblée générale de l’O.N.U d’Octobre 1961, tous les pays arabes à l’exception de la Tunisie, ont voté contre l’admission de la Mauritanie aux Nations Unis. Cette ligue arabe qu’on chante à tous vents, c’est en 1973 que notre pays y a adhéré c’est à dire une décennie après l’O.U.A. C’est dire combien la Mauritanie, une ex- colonie de l’AOF était avant tout africaine. C’est cela sa vocation historique, son ancrage naturel et sa réalité culturelle. Que l’Etat, pour des raisons de politique interne, opte pour une différente orientation, ne peut réécrire l’histoitre.

Le territoire qui nous réunit aujourd’hui est un conglomérat d’entités jadis distinctes, qui se sont forgées chacune sa propre histoire dans son propre espace avec des fortunes diverses en fonction des circonstances. Aucune ne peut se prévaloir d’un passé plus glorieux que les autres ou prétendre avoir contribué seule au patrimoine historique commun. Qui plus est, la construction de certains pans de ce patrimoine a nécessité le concours de toutes les composantes nationales. C’est, des rives du fleuve Sénégal que l’armée Almoravide composée aussi bien de berbères que de négro-africains s’est ébranlée en direction du Nord jusqu’à atteindre les côtes de l’Europe.

La Mauritanie n’est pas exclusivement “ terre émirale hassanienne”, elle est aussi terre des Almamy du Fouta, du royaume du Walo, héritière des empires du Mali et Ghana. Elle est le pays de Samba Gueladjedji, le lieu de sépulture de Thierno Sileymani Baal, c’est aussi chez Cheikh Moussa CAMARA auteur du chef-d’œuvres :“ Zouhour Al Bassatine, fi Tarikh as Sudane”.

Dans aucun pays normal, la direction de l’Etat ne se pose en terme de race ou d’ethnie. Les nations choisissent leurs dirigeants en fonction de leurs capacités supposées ou avérées, de leurs qualités humaines et du programme qu’ils proposent. Ce sont ces normes qui ont permis à un certain Barack Obama ou Macky Sall d’être élu sans que le ciel ne s’effondre. Dans ces deux cas, malgré les diversités culturelles et ethniques, le sens de la nation à y été encouragé, développé et entretenu par l’Etat. Tout le contraire de ce qui se passe chez nous, ou c’est l’Etat, par ses politiques racistes, est le premier obstacle à l’édification de la nation mauritanienne.

Ce sont ces pratiques racistes que les Négro-africains dénoncent et contre lesquelles ils s’insurgent. Qu’elles soient qualifiées de racisme d’Etat ou d’Apartheid, les effets demeurent les mêmes: la marginalisation politique, l’exclusion économique et l’oppression culturelle des Négro-mauritaniens.

S’il est vrai que ce racisme n’est codifié dans aucun texte de loi, dans la pratique il régente la vie dans notre pays. Le sud-Africain confiné dans une zone du temps de l’Apartheid par son “PASS” n’était pas plus mal loti que le Négro-mauritanien qui ne peut pas voyager faute de carte d’identité que l’Etat refuse de lui octroyer.

Ce racisme d’Etat est si ancré dans notre pays, que certains concitoyens le trouvent normal. C’est à cause de cette normalisation que des abrutis, sous prétexte de défendre la langue arabe, profèrent des menaces contre de braves Hommes politiques sans que cela ne choque personne.

On ne défend pas une culture à coup de menaces et d’intimidations. Si réellement la langue arabe tenait a ces gens-là, ils devraient s’éduquer, se cultiver et l’améliorer pour qu’elle contribue à la civilisation universelle.

Nul ne peut contester que notre pays est un cas à part, pour dire le moins. Si la Mauritanie était un pays normal, le pouvoir ne serait l’apanage d’une seule communauté. Chacune de nos communautés est capable de produire en son sein, un homme ou une femme capable de prendre en charge les destinées de la nation.

Concernant les HaalPulaar, que O. Sneiba ne porte assurément pas dans son cœur, ils ne sont nullement obnubilés par le pouvoir, ils se confondent avec le pouvoir. En plus de l’Etat théocratique du Futa Tooro, ce sont les fondateurs de l’empire du Macina et l’Etat de Sokoto au Nigeria. Pour ne citer que les plus récents.
Leur seul tort est de résister face aux tentatives forcenées de faire d’eux une hérésie, des arabes noirs.

LLC!

Abou Hamidou Sy
FPC/Amérique du Nord

©️ Crédit source: via post Facebook K. Touré

Mauriatnie/Citoyenneté : Un nouveau projet de loi en faveur de détenteurs de plusieurs nationalités.

Un nouveau projet de loi a été élaboré par le premier ministère mauritanien, en faveur des détenteurs de plusieurs nationalités. Le nouveau projet comprend des propositions de modification de la loi sur la nationalité, en particulier les articles 30 et 31 de la loi sur la nationalité mauritanienne. Le projet de loi affirme que la double nationalité signifie avoir deux nationalités ou plus pour une même personne en même temps. Or, la loi n ° 61 112 du 12 juin 1961 modifiée par la loi n ° 2010 023 du 11 février 2010, sur la nationalité mauritanienne, ne permet pas cette duplication, car , l’ adulte mauritanien qui acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement la nationalité mauritanienne s’il n’est pas autorisé à la conserver par décret. Le nouveau projet de loi considère que cette situation nuit à de nombreux citoyens mauritaniens qui ont réussi à s’intégrer dans les peuples d’autres pays, qui les ont acceptés et leur ont accordé leur nationalité sans qu’ils aient l’intention de renoncer à leur origine mauritanienne. La nouvelle loi vise à modifier les articles (30 et 31) de la loi sur la nationalité mauritanienne , dans le but de permettre à de nombreux Mauritaniens ayant acquis d’autres nationalités de maintenir leurs relations avec leur pays d’origine, et de pouvoir continuer à jouir de tous les droits et obligations liés à leur Mauritanité, conformément à la loi et à la réglementation Effet.

Source: http://zahraa.mr/node/23003 Traduit par adrar.info

©️ Crédit source: adrar.info http://adrar-info.net/?p=61240

L’éditorial/La Nouvelle Expression : Apartheid, Biram – Maaouya – Ghazouani, Par Camara Seydi Moussa

Quand le gouvernement me demande de répondre à Biram. Et Maaouya m’interpelle pour parler à Ghazouani
Biram,
L’image du pays doit être ta préoccupation, ton combat et un devoir pour tout militant des droits humains, mais surtout un député. Un député, historiquement, élu dans sa cellule…

Alors ex-prisonnier, élu député, ces lignes, après quelques recherches et avec modestie, te renseigneront sur ces deux concepts que tu aimes tant utiliser. En passant, on va essayer d’évaluer votre niveau d’excessivité en parlant du quotidien de la Mauritanie. Biram, tu aimes tant parler de « génocide » et d’ « apartheid ».

Un génocide est un acte « commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux », selon les termes de la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948. Cet acte peut être un meurtre, mais aussi une atteinte grave à l’intégrité mentale ou une mesure anti-natalité, l’essentiel étant que l’acte soit dirigé intentionnellement contre un groupe donné.
« Cette définition est imprécise, juge l’historien Yves Ternon sur Le Monde.fr, et il est préférable de la limiter à la destruction physique, massive d’une partie substantielle d’un groupe humain dont les membres sont tués pour leur appartenance à ce groupe. »

On dit aussi qu’un génocide est un crime consistant en l’élimination physique intentionnelle, totale ou partielle d’un groupe national, ethnique ou religieux…
N’est ce pas là une belle et parfaite illustration de ce qui s’est passé ici et là en Mauritanie entre 1986 et 1992 ? Ces années, appelées années de braise, ont vu le Négro-mauritanien pourchassé, déporté ou tué. Et, il ne fait aucun doute, que la communauté Pular était la principale victime.

Apartheid… Biram,

La notion juridique internationale de crime pour apartheid est définie par la résolution 3068 XXVIII de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) du 30 novembre 1973.

Elle est, en outre, reconnue par le statut de Rome de 2002 instituant une Cour pénale internationale. Le crime d’apartheid est défini comme tout acte inhumain de caractère analogue à d’autres crimes contre l’humanité commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe ethnique sur n’importe quel autre groupe ethnique. Les crimes d’apartheid énumérés sont le meurtre, l’esclavage, la privation de liberté physique, la réinstallation forcée, la violence sexuelle, persécution individuelle et collective.

Biram, c’est connu, et on l’a crié et écrit plusieurs fois. L’esclavage est une réalité. L’un de tes contradicteurs et de surcroit le président de la CNDH a reconnu l’existence de l’esclavage en déclarant que la Commission, lors de la caravane organisée en direction de l’Est du pays, a permis de découvrir 12 cas avérés d’esclavage. L’Etat mauritanien qui refuse de reconnaitre le phénomène a institué des lois et créé des tribunaux pour combattre un phénomène qu’il considère inexistant. Le phénomène est souligné dans le préambule de la Constitution comme crime contre l’humanité et imprescriptible… Pourquoi tant d’acrobatie alors que l’esclavage est un crime d’apartheid.

L’apartheid (mot afrikaans partiellement dérivé du français, signifiant « séparation, mise à part ») était une politique, en Afrique du Sud, dite de « développement séparé » (afsonderlike ontwikkeling) affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées.

Voici un autre concept qui a provoqué les courroux de ceux qui vocifèrent pour rien, ennemis jurés du partage et du vivre ensemble à la recherche d’une méthode pour panser nos plaies. Lors des dernières élections présidentielles, alors que j’étais assis devant un centre de vote non loin de la clinique IBN SINA, mon attention avait été attirée par la discussion des militants d’un parti très organisé. Parlant à son ami, l’un avait déclaré : «Biram risque de gagner au centre de vote du stade olympique, il ya beaucoup de monde ». Et l’autre de répliquer : « Non. L’électorat de Biram et Kane ce sont les populations des départements de Sebkha et El-Mina ».
Naturellement, ce jeune Mauritanien était en train d’expliquer le vote identitaire. Car ces quartiers de la périphérie Sud et Ouest de Nouakchott sont grandement peuplés par les noirs. Fermons nos yeux et refusons d’entendre mais la réalité est têtue : en Mauritanie, il ya une communauté qui a tout alors que les autres tirent le diable par la queue, parfois ils n’arrivent même plus à trouver cette fameuse queue.

C’est une vérité. Avançons et affrontons notre histoire, notre douleur ; ces crieurs de ventre ne doivent pas nous distraire. Biram, avant que je ne termine ces lignes, Maaouya m’interpelle avec une voix anxieuse remplie de chagrin… essaye de transmettre ces mots au Président Ghazouani. « Moi, Maaouya Sid’Ahmed Taya ma dernière phrase aux Mauritaniens était : ‘’Que Dieu me préserve de mes amis, mes ennemis je m’en occupe’’. Que Ghazouani médite cette phrase. Ces gens qui m’ont induit en erreurs sont tous avec vous aujourd’hui, en utilisant les mêmes procédés. A mon époque, ils m’ont tout caché par la transformation… ils utilisent le verbe et parfois des scenarios incroyables pour des intérêts personnels et personnifiés.

Quand je n’étais plus valable pour leurs intérêts, j’ai été éjecté du pouvoir. Les heures qui ont suivi ma chute, les mêmes personnes qui m’applaudissaient hier ont vite occupé les rues pour me vilipender. Ils ne sont autres que ceux là qui, aujourd’hui, useront de tous les moyens pour saper votre volonté d’ouverture politique et qui cherchent à vous éloigner de vos opposants, comme Biram.

De mon temps, c’était les mêmes campagnes qu’ils utilisaient contre les individus qui ne sont autres que ces citoyens mauritaniens qui cherchent plus de justice que je n’ai pas pu comprendre mais surtout cette justice que je n’ai pu rendre à l’époque. Ils m’ont «roitelisé» et aveuglés alors qu’ils n’étaient pas avec moi, encore moins avec la Mauritanie.

Alors Monsieur le Président regardez autour de vous et essayez de voir ceux qui ont accompagné vos prédécesseurs, vous vous rendrez compte que ce sont les mêmes… Préservez-vous d’eux, ils sont les véritables dangers qui peuvent miner la réalisation de votre projet d’une Mauritanie apaisée et réconciliée avec elle-même. Une Mauritanie qui a beaucoup souffert de nos actes.

Ne vous occupez pas des danseurs du ventre du pouvoir. C’est leur métier. Ils ont dansé sous Maaouya (moi). Ils ont aussi dansé après Maaouya car le système se recycle. Ces derviches tourneurs n’échappent pas à leur destin : celui de danser, encore danser, toujours danser… ».

Modestement, comme je l’avais écrit il y a 9 ans dans un édito intitulé « Repenser la Mauritanie » dans les lignes suivantes et je le pense toujours : Etre ignorant en ignorant qu’on est ignorant et dans l’ignorance qu’on nous perçoit comme un ignorant est la pire des caractéristiques grandement partagée, hélas, par la quasi-totalité des Mauritaniens. C’est le Mauritanien dans son quotidien, c’est l’exercice du saut de sa propre ombre.

Le ridicule et la honte comportementale, on s’y plait ; c’est notre moi : l’inadmissible qu’on admet comme mode d’emploi, de conduite ou de vie. Le mensonge comme règle ou un art de vivre. Un art qui gouverne notre intelligence ou vision pour verser dans le sectarisme et la cécité du commun communautaire.
C’est cette façon de faire qui grippe la Mauritanie, qui la fait souffrir. Ce pauvre pays qui nous a tout donné et que nous continuons de mutiler jusqu’aux fondamentaux. Un demi-siècle d’existence dans la culture de l’incivisme et de la navigation à vue.

Alors, il faut repenser ce sempiternel projet de pays dans ses attributs et ses fondamentaux pour les devoirs et droits des citoyens. Ces hommes et femmes qui peuplent cette zone géographique qu’est la Mauritanie ont besoin d’être éduqués à l’école du civisme. Une école de la promotion et de la vulgarisation des règles de vie en communauté, les règles de l’honnêteté, de l’humanisme, de partage et de l’acceptation de l’autre dans sa différence. L’école du bannissement de l’opprobre, du mensonge et de l’individualisme narcissique.

Dans l’invention de cette nouvelle Mauritanie, on optera pour une journée de civisme, de partage et de la connaissance de l’autre. Durant cette journée, on nettoiera ensemble nos rues, on mangera ensemble et on se contera notre histoire récente, même celle des atrocités. On chantera « Je jure de ne plus mentir, de ne plus tricher, de ne plus voler, de ne plus trahir. Je donne ma vie à la Mauritanie et à son unité ».

On l’inscrira dans notre loi fondamentale et servira comme règle d’enquête de moralité à toute personne désirant briguer un poste électif, en premier lieu le fauteuil présidentiel. Et cette règle s’appliquera tout au long du mandat électif ; son manquement conduira à l’éviction du fauteur.
La Mauritanie ainsi repensée nous évitera de continuer à être les damnés de cette partie de la planète. Et on méritera la Mauritanie : l’Afrique en miniature.

©️ Crédit source : http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1218

Restitution conférence-débat Université de Bordeaux Montaigne De « L’Oubli Volontaire, pour un nouveau contrat social en Mauritanie ».

Tout d’abord, je remercie le Collectif de chercheurs arabesque de m’avoir offert l’opportunité de m’exprimer dans ce lieu de culture et de savoir.

J’ai eu l’occasion, ce 04 mars 2020, de m’exprimer sur plusieurs questions notamment celle de la problématique des langues nationales , la situation des droits humains, le déséquilibre communautaire et éthnique etc.
Il fallait enfin proposer des solutions et perspectives.

La question linguistique étant à mes yeux celle qui bloque l’unité nationale, je vous propose mes analyses sur cette question.

ISur la question linguistique en Mauritanie

1la langue, comme facteur d’intégration

La Mauritanie est un pays multicurel et pluriethnique. Chaque éthinie constitue une communauté spécifique. L’ensemble des communautés forme la communauté nationale. Le peuple Mauritanien.

Les langues nationales sont : le pulaar, le wolof, le soninké, le Bambara et l’arabe. L’arabe est la langue officielle du pays selon la constitution. Le français, une langue administrative.

Cependant, le fait d’utiliser la langue arabe comme langue de juré (officiellement reconnue par la loi fondamentale comme telle) constitue un obstacle majeur à l’intégration des autres communautés ethnique comme les WOLOFS, LES PEULS, LES SONINKES ET LES BAMBARAS.

  • L’ intégration

L’intégration d’un groupe d’individus dans un pays donné passe d’abord par la promotion et la protection de la langue utilisée par ce groupe. Or, en Mauritanie, les langues nationales ne sont pas enseignées afin de permettre à ceux les utilisent de se sentir concerné et impliqué dans les affaires publiques, administratives et sociales.

Ce déficit ne peut donc provoquer qu’un sentiment d’exclusion.

2la langue, comme facteur d’exclusion

Il est clair que dans tout type de société, lorsqu’un individu ne travaille pas avec sa langue, n’etudie point dans celle ci et ne peut donc ni produire du savoir ni en acquérir à travers l’usage de sa langue , il est appelé à ne pas être totalement impliqué dans la gestion de la cité.

Prenons l’exemple du wolof en Mauritanie. Il parle essentiellement wolof et utilise le français comme langue administrative. Si on lui impose l’arabe, comme langue enseigné à l’école en plus du français qui n’est pas sa langue maternelle, il aura beaucoup de mal à s’intégrer pleinement dans la société.
Il en est ainsi pour le soninké, le bambara et le peul.

Toutefois, toutes ces éthinies apprennent l’arabe à l’école. D’une part parce qu’elles n’ont pas le choix, d’autres part, parce que l’école Mauritanienne étant bilingue, les élèves sont dans une obligation de partir de cette base. Il faut souligner tout de même que le choix d’apprendre uniquement l’arabe existe.

Le citoyen peul qui ira à l’école aura donc deux défis à surmonter : apprendre deux nouvelles langues étrangères (Arabe, Français).

Il est également important de souligner que ni l’arabe ni le français ne sont ses langues maternelles. Il n’est donc absolument pas préparé depuis le cercle familial à en faire usage.

Un enfant peul parle peul à la maison. Mais à l’école, il doit se débrouiller à acquérir des connaissances dans des langues qui lui sont totalement étrangères.

Ce fait constitue à mon avis un facteur élémentaire d’exclusion. Je propose que les autorités Mauritaniennes prennent en compte ce facteur dans leur projet politique.

  • L’exclusion :

Il s’agit là de mettre l’accent sur la question de de l’exclusion d’un groupe dans une société donnée.

Un individu ou un groupe d’individus peut être exclu de différentes manières mais l’exclusion par l’usage de la langue est plus profonde.

On ne peut nier le fait que parler et travailler dans sa langue maternelle est beaucoup plus utile que le faire dans une langue étrangère.

L’apprentissage est ici ralenti, et l’individu apprenant un autre mode linguistique de communication se voit complètement retardé par les années qu’il passera à cet apprentissage.

Le système éducatif Mauritanien doit alors urgemment se lancer dans des réformes profondes afin de promouvoir les langues des autres Mauritaniens et leur permettre et d’étudier et de travailler dans leurs propres langues.

L’usage de l’arabe comme langue officielle constitue donc un élément fondamental d’exclusion qu’il aurait fallu corriger il y a déjà plusieurs décennies.

3L’usage des langues pour favoriser le bien vivre ensemble : l’unité nationale.

Solutions et perspectivesSolutions :

Solutions

1– Former les formateurs (enseignants) dans les 5 langues nationales,

2– Imposer le choix d’au moins deux langues nationales aux élèves à l’école au primaire ( les 2 premières années du primaire) et les trois autres (les 3 dernières années du primaire) ainsi de suite jusqu’au collège et au lycée.

Ce choix imposé permettra aux jeunes élèves, collégiens et lycéens de partir sur des bases égalitaires.

3– Faire des langues nationales les langues de travail et de communication dans l’administration.

4– Le français, à mon avis, devrait être la seule langue officielle. Aucun Mauritanien n’a le français comme langue maternelle. Alors aucun Mauritanien ne pourra prétendre être favorisé si tel était le cas.

Les Maures sont plus à l’aise avec la langue arabe. Le hassanya parlé n’est rien d’autre qu’un dialecte arabo-berbère. Ils ont alors plus de chance de réussir et s’intégrer dans la société Mauritanienne qu’un Wolof, un Peul, un Soninké ou un Bambara.

Perspectives :

1– Des réformes profondes pour la promotion et la protection des langues nationales,


2– Des révisions ou modifications constitutionnelles dans ce cadre,


3– Un dialogue national inclusif

Pour l’unité nationale, pour l’amour de mon pays, pour le bien vivre ensemble.

Mohamed Lam,
Bordeaux, le 05/03/2020.
Restitution intervention Université Bordeaux Montaigne.

Crédit photo : Aurelien, Photographe ( contact : aurelien.fays88@gmail.com)

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur, l’écrivain Lam Mohamed.