《CVE : les audios de la discorde》 par Mr Diallo Saïdou

Je vais naviguer à contre courant, pas par esprit polémique, mais afin de porter un regard très real politic pour ne pas dire un peu machiavélique (dans le sens populaire).

Ma première observation mettra du plomb dans l’aile de la teneur de ma perception de cette affaire CVE. Ainsi je ne serai pas à une contradiction prêt.

Je trouve ceux qui ont échangé sur ses audios via whatsapp sont d’une naïveté déconcertante.
Parler de stratégie et de ligne politique par le biais de vocaux au lieu de s’asseoir (Nouakchott étant très petit) et d’échanger physiquement.
Dans les discussions de stratégie on ne nomme pas les gens, on ne s’identifie pas mieux on ne prends pas de traces écritures et encore moins une empreinte vocale.
D’autant que les propos sont très souvent teintés de légèreté, de fanfaronnades et de règlements de compte personnelles.
Rien dans la stratégie politique de fond.

Maintenant venons en au faits …

A mes connaissances, sympathisants ou militants de la CVE, j’ai envie de dire, bienvenue à monde réel, bienvenue dans la politique. Ici on est pas dans le monde des bisounours! Mais plutôt celui des alliances et contre alliances, des compagnonnages de circonstances, des trahisons et meurtre entre amis, avant la dislocation ou l’avènement d’une victoire.

La CVE est une Coalition conjoncturelle, qui se propose de régler des problèmes politiques structurelles, composée de partis politiques aux ambitions et stratégies différentes.
Donc la CVE, à priori, n’a pas vocation à survivre, dans sa forme initiale à l’élection présidentielle du 22 juin 2019.
En dehors des attaques contre Ibrahima Mokhtar Sarr et Samba Thiam qui sont à condamner, je reste persuadé que Ballas ne fait rien d’autre que de la Politique! Oui de la Politique , peut-être dans sa forme la plus abjecte. Mais elle demeure être de la Politique.

Nous savons tous qu’au sein des partis politiques, il y a ce qu’on appelle des tendances et des groupes qui se combattent férocement pour faire adopter une ligne politique.
L’AJD dont le président est cité dans les audios en a fait les frais, les FLAM en ont fais les frais aussi. Le dire n’est pas pour moi une volonté de dédouaner Ballas mais plutôt de faire comprendre au gens qui font semblant d’être surpris qu’on ne fait pas de la politique avec de bons sentiments.

Je suis d’autant plus étonné par la surprise des gens, car ils sont sensés connaître Ballas et ses accointances avec le pouvoir et sa duplicité.

La mort de la CVE a été actée au lendemain de l’élection présidentielle quand IMS et Samba Thiam n’ont pas assisté aux réunions ( au moins à deux reprises) de bilans.
Cette mort est confirmée encore une fois dans la teneur des communiqués de la CVE, de l’AJD-MR et des FPC.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur (Du 20/10/19)

Mauritanie/Politique :COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES FPC

Le Bureau Exécutif National des FPC, élargi aux cadres du parti, s´est réuni le samedi 19 octobre 2019 pour discuter de la situation politique nationale et la vie de la Coalition Vivre Ensemble. La rencontre a, notammnet, reçu un rapport détaillé des tractations autour de la définition des perspectives de la CVE. Sur ce sujet, la réunion a décidé ce qui suit:

Notre parti, les Forces Progressistes du Changement (FPC), demeure attaché à la Coalition Vivre Ensemble (CVE) tant que celle-ci respecte sa forme actuelle comme cadre de concertation, de mobilisation de notre base, de la mutualisation de nos forces et d’actions solidaires convenues entre les partis politiques et mouvements de la société civile autonomes qui la composent.

Les FPC rejettent les termes et l’agenda caché du communiqué publié le 18 octobre 2019, prétendument, au nom du Conseil présidentiel de la CVE, tendant à faire imposer comme acquis des sujets litigieux encore en discussion. Les FPC s’opposent, notamment, au projet de parti unique, majoritairement récusé, que l’on s’obstine, maintenant, à réaliser par le biais d’une manoeuvre astucieuse de l’implantation de la CVE.

Les FPC invitent les acteurs politiques et de la société civile membres de la CVE à persévérer dans la voie de la recherche patiente des solutions consensuelles afin de préserver leur unité en la fondant sur les principes de transparence, de loyauté et d’inclusion.

Les FPC appellent la jeunesse à assumer toutes ses responsabilités devant l´histoire, à croire en elle-même et à prendre en main son avenir sans aucune procuration.

Le parti, FPC, exhorte ses militants et sympathisants à plus de mobilisation et de vigilance contre toute tentative de récupération opportuniste ou de sabotage des acquis communs de la CVE en tant que creuset solidaire de défense des intérêts des victimes du racisme, de l´esclavage et de l´exclusion en Mauritanie.

La lutte continue!

Nouakchott le 20 octobre 2019

Le département de la communication des FPC

©️ Crédit source : post FB – Réseaux proches FPC

Mauritanie/Politique : 《À propos de rumeurs》 par Boydiel Houmeid

A propos de rumeurs

Beaucoup de personnes m’ont contacté pour me demander, de bonne foi, ce qu’il en est des rumeurs faisant état de mon éviction du poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Certains prétendent que je suis sorti fâché du bureau du président de l’UPR, parce que le président Ghazwani a donné instruction pour qu’on m’enlève de la vice-présidence de l’Assemblée.
Je rappelle que le bureau de l’Assemblée nationale, à l’exception du président, est renouvelable annuellement, conformément aux textes. En plus, l’UPR a pris la décision de changer cette année tout son quota, qui comprend les vices-pŕésidents, les présidents de commissions, le groupe parlementaire, les secrétaires, etc. Ce n’est pas la première fois que cela se passe ainsi, mais cette fois-ci cela a suscité des débats et des rumeurs dans une certaine presse et dans certains milieux politiques.
D’abord, je signale aux personnes qui ont évoqué cette question, visiblement avec de mauvaises intentions, que le dîner organisé par l’UPR n’est pas habilité à relever le vice-président, seule la plénière prévue pour lundi prochain a le pouvoir de changer les structures élues de l’Assemblée nationale.
En outre, depuis la dernière réunion du Comité provisoire de l’UPR dont je suis membre, je ne suis jamais venu au siège du parti, pas plus que je ne suis passé au bureau du président. La raison toute simple en est que je ne suis revenu du village que ce mardi. Le même jour, je fus reçu par le président Ghazwani avec qui j’ai discuté librement de toutes les problèmes nationaux, y compris bien sûr celui du bureau de l’Assemblée nationale. L’accord a été parfait sur toutes les questions abordées.
Je rappelle aux pêcheurs en eau trouble que Boydiel n’a jamais demandé une quelconque fonction, qu’il est élu député et maire de N’Diago. Çà les envieux n’y peuvent rien. Je serai plus libre à partir du lundi et j’aurai alors toute latitude pour parler de la situation politique et donner mon opinion sur tout ce qui se passe, n’étant plus ligoté par l’obligation de réserve et les responsabilités que m’avaient confiées mes collègues de l’Assemblée, Majorité et Opposition confondues.
En conclusion, Boydiel ould Houmeid reste député et maire, président du Comité du bassin du fleuve. La vice- présidence m’a été confiée sans que je ne la demande ; je crois avoir fait de mon mieux pour assurer la continuité quand le président était malade ou empêché. En tant que démocrate, j’accepte avec plaisir le principe de l’alternance, même si chez nous celle-ci se fait annuellement, alors qu’ailleurs elle est quinquennale ou décennale.
J’informe par la même occasion la TV du Sahel, qui demande depuis un mois à avoir un entretien avec moi, qu’à partir du lundi soir je serai à leur disposition pour une émission qui ne dépasse pas une heure de temps.

©️Crédit source : Post Facebook de l’auteur (Du 18/10/19)

LA MAURITANITÉ NE DOIT PAS RIMER AVEC MAURITUDE.

La Mauritanie, voilà un pays où certains ont réussi à usurper à leur propre profit notre bien commun, « LA MAURITANIÉ », et à partir de leur position de simples citoyens « bien nés », dictent pourtant aujourd´hui celui qui est Mauritanien et celui qui ne l´est pas. Ils définissent pour leurs propres concitoyens Noirs ce que veut dire la « Mauritanité ». La particularité de cette singulière dictée est dans sa manifestation concrète pendant les années de braise avec la déportation manu militari de plusieurs dizaines de milliers de leurs propres concitoyens au Sénégal et au Mali et l´exil forcé de centaines d´autres en Europe, en Afrique et en Amérique. L´enrôlement biométrique du Général-putschiste Mohamed ould Abdel Aziz vient de boucler la boucle de l´extermination civile et civique ou l’exclusion définitive des Négro-mauritaniens dans leur « Mauritanité » qui rime plus avec mauritude.
N´avons-nous pas le droit de dénoncer ces injustices flagrantes sans être accusés injustement de « séparatistes » ou  » de rebelles à l´unité nationale »!
N´avons-nous pas le droit de penser la Mauritanie autrement, autre que cette politique raciste, assimilationniste, ethno-génocidaires et aventuriste qui a montré ses limites?

Si tous les Mauritaniens sont officiellement musulmans, ils ne sont pas tous arabes. Le droit d´exister et de vivre en tant que Mauritaniens ne peut passer avant celui d´être Soninké, Wolof, Haratine, Haal-pulaar, Arabe, Berbère, Bambara. Et tout ce qui concerne cette question doit-être constitutionnellement reconnu.
La Mauritanie n´est pas un Etat arabe à moins qu’elle ne veuille être un Etat raciste. La Mauritanie est arabo-berbère et négro-africaine voilà la réalité historique, politique, géographique et sociologique du pays. Que ceux qui ont une mémoire courte sachent que La Mauritanie actuelle se situe sur les ruines du berceau impérial du Ghana et du Tekrour. Nos adeptes tropicaux de l´excroissance moyen-orientale du national socialisme nazi (baathisme) doivent réviser leurs doctrines et tirer des leçons sur la défaite de leur héros Sadolf Hutssein.

La Mauritanie de nos rêves c´est ce pays arc en ciel. La Mauritanie de nos rêves est cette cohabitation du « noir et du blanc de l´oeil » comme le disait bien le sage Deyloul. La Mauritanie de nos rêves, on ne le dira jamais assez , est un pays où le fait d´être arabe, noir, haratine, znega ne serait ipso-facto une condition rédhibitoire. C´est ce combat qui est le sens de notre lutte de toujours pour une cohabitation pacifique et juste.

Nous voulons d’une unité qui respecte la dignité de chaque Mauritanien et garantisse l’équilibre entre les grandes composantes nationales. En effet, la Mauritanie est condamnée à s´unir sans s´unifier en lieu et place de l´étouffante uniformisation assimilée à l´unité.
Pour nous, sauver la Mauritanie ne passe pas forcément par l’imposition d’une langue, d’une unité coûte que coûte mais par la mise en place de fondements inébranlables parce que intrinsèquement justes et égalitaires. L’unité, en soi, n’est pas une fin mais un moyen pour construire » le mieux vivre ensemble », dans une Mauritanie viable parce que réconciliée avec elle même.

LA LUTTE CONTINUE.
Kaaw Touré-

©️ Crédit source: Post Facebook de l’auteur du 15/9/19

Événement- Diaspora : Invitation a une rencontre de remerciements avec le Président Biram Dah Abeid à Paris.

La coordination Biram Dah Abeid 2019 en France, convie tous les ressortissants Mauritaniens (militants politiques et/ou associatifs et partenaires de la société civile) ainsi que les amis de la Mauritanie, à une rencontre publique de remerciements, en présence du Président Biram Dah Abeid, le Samedi 21 septembre 2019. La rencontre aura lieu à partir de 15h à L’Institut Curie situé au 12, rue Lhomond 75005 – Paris (Station RER B: Luxembourg – sortie 2 Gay-Lussac). Ce sera l’occasion pour le leader abolitionniste et candidat à la dernière élection présidentielle en Mauritanie, de remercier et de saluer la mobilisation militante et l’expression citoyenne de la Diaspora Mauritanienne en Europe lors du scrutin du 22 juin 2019.
En marge de l’événement, et au nom de son Président, Biram Dah Abed, la Coordination en France déclare être vivement préoccupée par la situation qui fait suite aux inondations ayant sinistré plusieurs régions de la Mauritanie et particulièrement celle du Guidimakha, compatit à la douleur des familles éplorées et appelle tous les Mauritaniens ainsi que toutes les bonnes volontés à soutenir les victimes de la catastrophe.

Puisse Allah leur venir en aide

🔹️Pour toute information, contactez : +33 7 51 30 42 88 / +33 6 49 49 95 93
ou +33 7 58 85 41 11

©️La coordination BDA France 2019

L’éditorial: Guidimakha, la sinistrose

Le Guidimakha, à l’instar du reste du territoire national avait besoin d’eau. Le manque de pluies en cette période hivernale augurait pour cette région, la plus arrosée du pays, des lendemains inquiétants pour la vie et l’existence du bétail et des champs de culture.
C’était la sécheresse qui s’annonçait ; ce qui, partout ailleurs en Mauritanie, était source d’inquiétude des citoyens.
Alors le Guidimakha comme le reste du pays s’est mis à implorer Dieu pour la pluie. ALLAH a répondu par des averses sur le Guidimakha. La région a été réellement arrosée, pour ne pas dire noyée.

Avec des pluies de 36 voire 72 heures sans discontinuer dans certaines localités. L’atténuement de l’effet de la sécheresse sur cette terre a été finalement catastrophique à des degrés divers selon les localités.

On parle de 21 victimes humaines dans toute la région et les dégâts matériels sont énormes. De N’Diewo à Sansanghé, en passant par Selibaby, Bouly, Gorilakhé, l’ampleur du désarroi déconcerte toute âme sensible…

Le village de Sambakandji, situé au Sud de Selibaby, est en partie entièrement détruit. Des quartiers entiers de plusieurs villages ont été rasés par les eaux. Des champs de culture dévastés, des animaux emportés par les torrents. Plusieurs centaines des maisons (en banco) se sont affaissées et parfois ont fondu. L’eau s’est invitée partout dans les habitations. De mémoire même d’octogénaire, c’est du jamais vu. On dénombre par centaines les populations qui ont tout perdu, et aucune localité de cette région n’a été épargnée…

Le tronçon Kaédi – Gouraye a été coupé en plusieurs endroits et le pont au niveau du village d’Ehel Salem (Touriyimé – la tête de l’éléphant, c’est le nom du marigot) a cédé, coupant Selibaby des villages du Nord et le trafic vers Nouakchott.

Ce même tronçon via Gouraye, qui était déjà dans un piteux état, est également grandement affecté… pour ne pas dire tout simplement détruit dans certains endroits. Guidimakha souffre. Le désastre est sans précédent et sa gestion déplorable.

Guidimakha est sinistré. Un état défaillant avec une gouvernance de l’improvisation. La politisation du malheur des populations était aussi à l’ordre du jour.

Ne dit-on pas que gouverner, c’est prévenir ?

« Gouverner, prévenir et anticiper »sont-ils des méthodes mauritaniennes? L’actuel tenant du pouvoir et son gouvernement diront sans doute en sourdine qu’ils ont héritée d’une situation chaotique…

Mais est-ce une excuse vis-à-vis d’une population qui a tardé à voir l’Etat à coté d’elle? Ici et là en Mauritanie, on se confond avec le mode épicier, la gestion du jour au jour de nos autorités ces dernières décennies.

Ainsi le Guidimakha s’est noyé et est resté sans secours conséquent, se débattant avec les moyens rudimentaires … des moyens du bord en attendant que les autorités comprennent que gouverner c’est anticiper et jouer sa partition.
Une autorité dépourvue d’un plan de contingence s’est elle-même conviée dans la défaite. Les autorités locales sont restées pantoises et inefficaces.

Le président du Conseil régional (Mr Coulibaly) s’est plu et complu, dans un français hésitant, à rassurer les populations. Quelle légèreté ! Quel déphasage ! Ce responsable qui devrait être sur le terrain dès les premières heures de la catastrophe, est tombé dans la position politico-partisane. Il s’est contenté d’énumérer les intentions d’un gouvernement qui a été défaillant à tout point de vue. Et il s’est adressé aux populations ou à ses collègues via Whatsapp, et on se demande vraiment si les populations de Sambakandji (commune de Gouraye) l’ont écouté et si celles de Mborgo (commune de Dafort) ont seulement « le réseau ».

Mr Coulibaby ne semble pas comprendre ce qui doit être son rôle et surtout langage qu’il doit utiliser en pareille situation de crise. Lui qui est la première victime car président d’une population noyée qui l’a élu. Lui, le principal espoir et interlocuteur de ces populations auprès des autorités. Lui, l’élu a failli. Un élu très différent de l’élu de Tintane.

Il n’a pas trouvé mieux que de dire qu’il a eu le Ministre de l’Intérieur au téléphone et ainsi de suite… Aux questions que notre journal lui a posées, 24 heures après son intervention, il n’avait pour réponse qu’il n’a « aucune idée de la situation ». Pauvre Guidimakha abandonné par ses politiques.

L’autre insulte vient de Ba Ousmane. Lors d’une réunion des cadres de la région pour s’organiser afin de venir en aide aux populations, lui, l’ancien ministre de l’éducation, se félicitait de la rapidité de la réaction du gouvernement pour secourir les sinistrés.

Quelle pitié ! Ce monsieur se moque de qui ? Voici le langage qui a fait perdre Ghazouani au Guidimakha les présidentielles du 22 Juin passé? Dire le contraire de ce que tout le monde sait. Même ses collègues qui participaient à la réunion semblaient être surpris par ces propos.

Heureusement que les actions de la diaspora combinées à la réaction tardive du gouvernement peuvent constituer un début de soulagement des ces populations aujourd’hui dans le dénuement total.

Encore une fois, la fâcheuse habitude des politiques de ce terroir s’est montrée au grand jour ; des politiciens qui ne sont forts que dans l’entreprise de destruction des uns des autres, les divisions, les scissions politique des supposés adversaires.

Pour ces politiciens, la mission qui consiste à atténuer les souffrances des populations historiquement délaissées n’est pas une priorité. Pauvre population que ces politiciens, toutes obédiences confondues, ont fini de transformer en poudrière sociale.

Qu’Allah vienne en aide aux populations du Guidimagha.

Camara Seydi Moussa

©️Lien de l’article : http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1058

Refaisons Ensemble la Mauritanie:

L’espoir né de l’investiture du Président Ghazouani doit jeter les bases d’un nouveau processus plus capable à renforcer la cohésion nationale.

En dehors de sa bonne réputation morale, le nouvel homme fort de Nouakchott jouit d’une riche expérience professionnelle pour marquer l’histoire.

– Il suffit juste d’entamer rapidement un dialogue direct sans intermédiaire avec l’opposition pour la mise en place d’un gouvernement de cohabitation nationale. Il faut partir du principe que mon opposant n’est pas forcément mon ennemi. Ses idées autant qu’elles puissent déranger vont certainement dans le sens du but recherché conformément à sa vision. Il faut savoir tirer profit de sa riche expérience dans le camp adverse pour surmonter ensemble les obstacles.

Nous avons un exemple de démocratie dans le Sénégal voisin qui a toujours forcé l’admiration. Pendant deux mandats présidentiels, le Président Abdou Diouf a nommé le leader de l’opposition Maître Abdoulaye Wade comme Ministre d’Etat. Cela n’a jamais empêché ce dernier de démissionner à chaque échéance électorale pour se porter candidat. Chacun des deux hommes a su profiter de l’expérience de l’autre comme Président ou comme opposant. Le premier décret signé par le Président Wade après son investiture déclarait une immunité judiciaire pour son prédécesseur. Cette belle image de la démocratie sénégalaise a renforcé l’idée d’un Etat de droit pour encourager les investisseurs étrangers.

– Il faut organiser des états généraux sur l’éducation.

– Réviser le processus d’enrôlement pour permettre à tous les citoyens qui jouissent de leurs droits de s’enrôler. Et reconnaître la double nationalité.

– Interdire toute initiative, activité ou regroupement à caractère tribal ou ethnique.

– Développer une nouvelle citoyenneté sous un nouveau slogan : « Refaisons Ensemble la Mauritanie ».

– Annuler tous les mandats d’arrêts pour permettre à tous les opposants forcés à l’exil de revenir dans leur pays à commencer par l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou et l’Imam Chafi.

– Rétablir les relations diplomatiques avec le Qatar. En politique, les intérêts priment sur les sentiments.

– Saisir l’opportunité qui nous est offerte d’être le portail du Maroc sur l’Afrique pour renforcer les relations avec ce pays frère pour créer de nouvelles infrastructures routières et autres moyens de transports plus modernes. Grâce à ses infrastructures très modernes (autoroute, flotte aérienne, TGV, trains, agriculture …), le Maroc prouve chaque jour qu’il est le nouveau dragon économique d’Afrique. Ensemble nous pouvons réaliser beaucoup de choses.

Le Président Aziz a certes fait beaucoup de choses qui resteront à jamais gravées dans les mémoires. Qu’il en soit grandement remercié. Mais il a aussi fait des erreurs en sous estimant la valeur de ses opposants.

🔹️Mohamed Abdallahi EL HEBLY
Politologue

©️ Post Facebook de l’auteur en date du 6/8/19