● Congrès de l’UPR : changement de nom et démission du président du parti

Sahara Média – Le président du parti mauritanien au pouvoir, union pour la république, Sidi Mohamed O. Taleb Amar a démissionné de son poste dimanche, près de trois ans à la tête de cette formation politique.

Des sources ont révélé à Sahara Medias qu’une commission, présidée par le premier ministre, Mohamed Bilal Messaoud, a été désignée pour choisir un nouveau président du parti.

La même source a ajouté que le conseil national du parti a décidé de changer son nom pour s’appeler désormais « AL INSAF » au lieu de l’UPR, en attendant des changements fondamentaux en son sein.

Dans une déclaration qu’il a faite, le président démissionnaire du parti a dit que ce congrès du parti est exceptionnel, car il se tient dans une étape importante dans la construction du parti, c’est-à-dire deux ans et demi après sa deuxième session et à une année d’élections législatives, municipales et régionales.

Il est attendu, a ajouté ould Taleb Amar à ce que ce congrès contribue à la construction de l’avenir du pays, de notre parti et son unique référence, ajoutant qu’au sein du parti, on se doit de nous transcender et transcender nos propres programmes, afin de renforcer l’institution du parti et préserver ses acquis politiques et organisationnels. »

Ce congrès se tient au lendemain de démissions au sein du parti, après la révélation d’un enregistrement audio attribué au président du parti et qui a provoqué un mécontentement généralisé.

Le président du parti a cependant nié être l’auteur de l’enregistrement repris largement sur les réseaux sociaux.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=757770

● Résultats législatives : qui est Rachel Keke (Nupes) la femme de ménage qui a désormais un siège de députée à l’Assemblée ?

Investie par la Nupes, Rachel Keke, militante CGT, devient la première femme de chambre à accéder à la fonction de députée en France.

« Être la voix des sans-voix ». C’était l’ambition que Rachel Keke s’était fixée en concourant pour un siège à l’Assemblée nationale. Dimanche 19 juin, elle a été élue avec 50,3% des voix face à la candidate Ensemble!, l’ancienne ministre des Sports, Roxana Maracineanu.

Figure de la lutte des grévistes de l’Ibis Batignolles, la femme de chambre et syndicaliste Rachel Kéké a été victorieuse sous la bannière Nupes.

Âgée de 47 ans, Rachel Keke est née dans une commune au nord d’Abidjan (Côte d’Ivoire), d’une mère vendeuse de vêtements et d’un père conducteur d’autobus. Quand sa mère meurt, Rachel Keke se retrouve en charge de ses frères et sœurs, à l’âge de 12 ans. À 26 ans, elle arrive en France, en 2000. En près de 20 ans, elle a exercé plusieurs métiers : coiffeuse, femme de chambre, puis gouvernante. Mère de cinq enfants, elle est naturalisée en 2015 et obtient donc la nationalité d’un pays qu’elle « adore ».

« Faire trembler l’Assemblée »

En 2019 quand elle a porté les revendications de ses collègues femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, qui ont lutté pendant 22 mois pour de meilleurs salaires et conditions de travail. La militante CGT s’était alors mobilisée à leurs côtés face au « mépris » de la direction. C’est à ce moment-là qu’Eric Coquerelle, député LFI avait fait sa connaissance : « Elle est ce que j’appelle une leader de masse (…). Elle a quelque chose qui magnétise, elle est forte, elle a les mots justes ».

Cette année, elle a lancé sa campagne pour les législatives depuis les Sorbiers, une cité de Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne. Elle se définit comme « féministe » et « défenseuse des gilets jaunes ».

Dimanche soir, elle a célébré sa victoire, promettant de « faire trembler l’Assemblée ».

La rédaction avec AFP

©️ Crédit source : https://www.google.com/amp/s/www.ladepeche.fr/amp/2022/06/19/resultats-legislatives-qui-est-rachel-keke-nupes-la-femme-de-menage-qui-a-desormais-un-siege-a-lassemblee-10383453.php

✔️Biram Dah Abeid : « Je pense que la volonté de changement de Ghazouani est plus forte que celle de ceux qui travaillent à ramener le pays en arrière »

Le député et président de l’Initiative pour la Résurgence d’un Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), Biram Dah Abeid, a organisé, ce lundi 13 juin 2022, au siège central de l’ONG anti-esclavagiste, une conférence de presse dans laquelle il a abordé trois points essentiels, considérés par lui comme les véritables « problèmes » de la Mauritanie : une démocratie « prise en otage » depuis son soi-disant avènement, suite au fameux Discours de la Baule de François Mitterrand (20 juin 1990), une corruption (gabegie) endémique et une unité nationale toujours « en danger de mort ».

Mélangeant critiques acerbes d’un système qui refuse de mourir et éloges d’un président qui a eu le mérite de s’ouvrir à l’opposition, en mettant fin à une pratique dévoyée de la démocratie (avec moi ou contre moi) fortement exacerbée par Aziz durant la décennie 2009-2019, Biram Dah Abeid, rappelle ses positions de principes à ceux qui croient, à tort ou à raison, qu’il a dévié du chemin qu’il s’était tracé en se lançant d’abord dans le combat des droits de l’homme puis dans la mare de la politique. « Je n’ai jamais affirmé que tout est bien dans le meilleur des mondes possibles, sous Ghazouani, mais j’ai dit, et je le répète, qu’il a le mérite d’avoir levé l’embargo qui pesait sur les libertés publiques », a dit en essence le président d’IRA. Oui, au niveau des libertés, il n’y a pas de comparaison possible entre la décennie d’Aziz et ces trois premières années du pouvoir de Ghazouani, même s’il y a, quelque part, des formes de « résistance », à ce changement notoire de la part de clans politiques voulant maintenir le statu quo ante et d’une administration aux réflexes grégaires, poursuit l’ancien candidat à la présidentielle arrivé deux fois second, en 2014 et en 2019, ce qui lui donne la force morale de s’afficher comme le vrai leader de l’opposition.

En ce qui concerne la corruption, BDA n’y va pas avec le dos de la cuiller. « La gabegie est en train de faire école et pousse à choisir les voies détournées pour arriver sans effort, à ce que d’autres ont obtenu. Aussi, les jeunes, choqués par ce qu’ils voient comme rabaissement du savoir et « considération » accordée à ceux qui réussissent par le vol, la corruption et la triche, cèdent au découragement. Les Mauritaniens gagneraient à comprendre que la corruption (gabegie) est le Mal et que rien ne peut marcher tant que l’Etat n’a pas réussi à en limiter considérablement les effets, à défaut d’y mettre un terme. Déplaçant le curseur de l’appréciation de la question des libertés vers celui de la gabegie, Biram Dah Abeid dira qu’en voyant ce qui se passe actuellement, on a l’impression que rien n’a vraiment changé, « parce que le système (celui qui soutenait Aziz et réclamait pour lui un troisième mandat) est encore là, faisant la pluie et le beau temps pendant ces trois premières années de quinquennat de Ghazouani mais risquant, également, de jeter sur lui le même opprobre que celui qui poursuit aujourd’hui son prédécesseur, glorifié durant une décennie mais voué aux gémonies aussitôt « dégagé » du pouvoir ! Il s’agit là d’une « corruption morale » qui fait autant de dégâts que la corruption ayant mis à terre l’économie du pays, dira le président de l’ONG IRA.

Abordant le troisième point, celui de l’Unité nationale et de la cohésion sociale, BDA, dira qu’il n’est pas contre la criminalisation du discours de haine mais dénonce de vive voix la « politique des deux poids, deux mesures. »

« L’application de cette loi ne doit pas revêtir un caractère ségrégationniste, comme on le voit actuellement dans le traitement que le ministère des Affaires islamiques réserve aux imams et muezzins Hratin qui ne sont pas logés à la même enseigne que leurs collègues maures », dira Biram Dah Abeid

En ce qui concerne le dialogue (ou concertation), le président d’IRA réfute les accusations faisant porter à l’opposition la responsabilité de son échec. « Ce sont ceux qui ont investit dans la crise, qui vivent de la tension entre le pouvoir et l’opposition qui ont un intérêt certain à ramener Ghazouani à la case départ », laisse-t-il entendre. Ainsi la crise est une situation qui fait vivre ses hommes au sein de la majorité qui la considère comme une « marchandise ».

Répondant à une question relative à la reconnaissance du parti RAG, BDA révèle une récente rencontre entre le ministre de l’Intérieur, Mohamed Lemine Ould Mohamed Ahmed, et le président de cette formation en quête de récépissé, l’ancien ministre Oumar Ould Yali, et estime que l’espoir est permis. Il s’agit, en dehors de la reconnaissance de notre formation, de mettre de l’ordre dans une véritable pagaille politique suscitée par Aziz quand il a ouvert la porte à des partis qui n’existent que de nom et servaient à des manipulations de toutes sortes, comme, par exemple, servir de tremplin à des candidats du pouvoir n’ayant pas pu se présenter à partir de l’UPR.

Se prononçant sur le « dossier de la décennie », BDA dira que l’inculpation d’autrui ne le réjouit aucunement. « Que tous soient libérés, s’ils sont innocents ; je ne suis l’ennemi de personne mais seulement le concurrent honnête de ceux qui ont des programmes politiques susceptibles de les porter au pouvoir », conclut le président d’IRA.

©️ crédit source : http://courrierdunord.com/node/5155

✓Mali : la junte fixe à deux ans le délai avant un retour des civils au pouvoir

Le Figaro – La junte qui gouverne le Mali s’est donné lundi jusqu’à mars 2024 avant de rendre le pouvoir aux civils, en fixant par décret à deux ans à partir du 26 mars dernier la durée de la période dite de transition.

Le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, a signé un décret en ce sens lu à la télévision d’Etat et stipulant que «la durée de la transition est fixée à 24 mois, (à) compter du 26 mars 2022».

Cette annonce intervient au surlendemain d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a imposé le 9 janvier au Mali de sévères mesures de rétorsion commerciales et financières pour forcer la junte à présenter un calendrier «acceptable» de retour des civils au pouvoir.

Les colonels qui ont pris par la force en août 2020 la direction de ce pays plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire, politique et humanitaire profonde se sont dédits de leur engagement initial à céder la place à des civils après des élections programmées en février dernier.

En début d’année, ils projetaient même de gouverner jusqu’à cinq années de plus. Avant le sommet de la Cédéao, alors que les sanctions accentuent la crise dans ce pays pauvre et enclavé, ils avaient ramené leurs prétentions à 24 mois, sans les formaliser comme ils l’ont fait lundi. Jusqu’alors la Cédéao a consenti au maximum à 16 mois.

Le Figaro avec AFP

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=757142

✓Processus de dialogue en stand-by | Mon commentaire !

🟩- Mauritanie 🇲🇷 | Si ce dialogue suspendu était entre les féodalités de communautés autour du « gâteau », on peut dire tant mieux !

Autour du dialogue ou des concertations, on dirait qu’une certaine opposition annoncée partie prenante était motivée par une dynamique d’une « tontine politique ». L’intention de se faire une résurgence politique à l’occasion à travers un cadre restreint et élitiste. Il y’a quelques jours, la mouvance et alliés de l’ex candidat et député Biram Dah Abeid se sont retirés du processus pour protester contre le sabotage provocateur survenu à Atar. Et les motivés pour la tontine font comme ils se sont frotté les mains pour aller rapidement au conclave attendu plus que jamais surtout avec un participant si gênant en moins.

Le député BDA l’avait signalé lors d’un point de presse ces derniers jours, en disant que ce serait comme un Aleg bis. En référence au congrès d’Aleg de 1958, au cours duquel des « nationalités ou communautés » féodales et esclavagistes voulaient construire une Nation où la notion de « citoyenneté » aurait été un leurre d’affichage pour ruser et tromper les uns et les autres. Si aujourd’hui les tensions sont si rudes autour de l’esclavage et ses différentes manifestations corollaires dans ttes nos communautés, imaginons l’état de l’affaire en 1958…! À l’époque les représentants de chaque communautés ou groupe sociolinguistique, étaient là pour sa légitimité d’élite tribalo-communautaire. La suite on la vit encore, une concurrence entre des suprémacistes arabo-berbères et Négro-africains.

https://soninkideesjose.wordpress.com/2022/05/30/%e2%9c%93biram-dah-abeid-ce-dialogue-risque-detre-une-redite-de-celui-daleg-entre-feodalites-des-communautes/

Arrêtons de vouloir se leurrer sans cesse…!

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Suspension, jusqu’à nouvel ordre, du processus de consultation nationale

Le Ministre-secrétaire général de la Présidence de la République, M. Yahya Ould Ahmed Al-Waqf, Président du Comité national de Préparation de la Concertation nationale, a annoncé la suspension de la concertation afin que le dialogue soit inclusif entre tous les partis politiques et que le calme politique continue de prévaloir entre les différentes parties de la scène politique.
Il a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir au siège de l’Académie diplomatique à Nouakchott, que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a affirmé son engagement à mettre en œuvre les résultats de cette consultation, et que le Comité a bien préparé cette concertation à travers la sélection des participants et la définition des thèmes de discussion.
Il a ajouté que 280 personnes ont été désignées comme représentants des partis politiques et 320 organes et institutions de la société civile, ainsi que neuf ateliers et trois axes composés de sous-thèmes, un comité de pilotage, un autre pour les médias et la presse, et un comité de secrétariat.
Le ministre secrétaire général a passé en revue les premières indications de cette voie, qui a commencé avec la participation des partis représentés au Parlement, pendant l’étape Covid 19, à la voie de la construction du système de santé, alors que cette relation s’est développée pour lancer une initiative pour un dialogue national, mais ce terme a été changé pour devenir consultation nationale au lieu de dialogue national.
Il a déclaré que suspendre la concertation ne signifie pas l’annuler, mais renvoyer la balle à l’échiquier politique pour s’entendre sur une voie globale qui inclut tous les partis sans exception, afin que le calme politique reste de mise entre tous les partis et qu’aucun parti ne soit exclu car le pouvoir cherche à unifier l’opposition et à en faire un partenaire actif dans le processus politique.
Il a souligné que toute question émergente peut faire l’objet d’un dialogue, telles que les élections et autres, comme cela a eu lieu au sujet de l’éducation, autour de laquelle un dialogue global a été organisé entre les différentes parties et auquel ont participé différentes organisations culturelles, et une loi d’orientation est en préparation à ce sujet.

©️ Via AMI – https://fr.ami.mr/Depeche-64722.html

✓Le trépied douteux de la déclaration du MND de 1987 | Par Mahamadou SY



Pour rappeler brièvement les faits, le 22 octobre 1987 un coup d’État contre le régime de Ould Taya (lui-même arrivé au pouvoir à la suite d’un putsch depuis 1984) a été déjoué. Les suspects sont des militaires noirs mauritaniens à la tête desquels se trouvaient les lieutenants Ba Seydi, Sy Saidou et Sarr Amadou. Le 8 novembre, avant même qu’un procès ait eu lieu, le MND (en quelque sorte ancêtre idéologique et biologique, par une considérable transmission d’entités humaines, de l’UFP) rédige une déclaration exprimant sa position. Les lieutenants cités seront fusillés le 6 Décembre. Des peines d’emprisonnement, ou de torture pour nommer les choses plus exactement, seront infligées à d’autres militaires de la même souche ethnique. Au passage, il n’y a eu à ma connaissance aucune déclaration du MND s’offusquant d’exécutions extrajudiciaires ou de peines exagérées. On peut ainsi dire que ledit mouvement était satisfait de cette issue. Du moins, il n’a pas été autant alerté par ces exécutions extrajudiciaires perpétrées par le régime qu’il ne le fut par un coup d’État déjoué.

Dans ce texte préliminaire, que je veux aussi bref que possible, je vais me confiner à exposer trois observations qui me semblent concerner les trois aspects les plus fondamentaux de cette déclaration.

1) Tout d’abord, le MND pose une observation extrêmement curieuse et qui enlève toute crédibilité à sa démarche en tentant, par tous les moyens, de faire croire que ce coup d’État déjoué était de nature à transcender tout ce que le pays a connu d’irrégularités jusqu’alors. Mieux, la déclaration dissimule complètement la tradition déjà mûre de la prise de pouvoir par voie militaire qui a mené aux commandes trois des quatre derniers chefs d’état, y compris celui de l’époque. Elle a décidé de parler d’un « équilibre politique » que le pays aurait vécu depuis son indépendance et que cette tentative déjouée de putsch aurait perturbé. Condamner un putsch, en invoquant une position démocratique, est une chose. Mais procéder par autant de falsifications est pour le moins de nature à alerter sur les véritables motivations. Tout indique que le MND aurait surfé sur ce putsch manqué, en faisant fi de toute mesure, pour inciter le régime, dans un esprit de règlement de compte, à neutraliser des contradicteurs idéologiques que sont les membres de cette tendance politique proche des protagonistes. Cette hypothèse a la force d’expliquer à la fois l’excès et les incohérences se trouvant dans la déclaration, le choix délibéré de faire abstraction du contexte voire de le fausser pour réconforter les suggestions et les conclusions, et l’absence de déclaration après que des peines extrêmes ont été appliquées.
2) Ensuite, il convient de noter une équation malhonnête qui a servi de deuxième pied à ce texte. Le MND met au même pied d’égalité d’un côté une tentative de putsch dont la cible est le pouvoir en place, et de l’autre la chasse entamée par ceux qu’il nomme extrémistes arabes dont les cibles sont les Haalpulaar en tant qu’ethnie. D’un côté, on a donc des militaires qui veulent conquérir le pouvoir, ils ne sont pas allés en ville attaquer des citoyens sur la base de leur provenance ethnique ni sur aucune autre. De l’autre côté, on a une chasse aux individus d’une ethnie qui n’est motivée que par la haine envers leur communauté. Comment une démarche intellectuelle peut-elle arriver à trouver une équivalence entre les deux faits à tel point qu’elle puisse les soumettre à une même critique ? Que soit dite la différence fondamentale entre une action militaire contre un régime militaire et une chasse orchestrée contre une communauté ethnique.
3) Enfin, le troisième pied est aussi une forme d’équation malhonnête. Toujours dans un souci d’équillibrisme, le MND, dans cette déclaration, met sur le même pied d’égalité d’un côté l’idée de certains (qui peut être critiquée à volonté) de défendre les terres du sud de tout accès aux maures, et de l’autre la volonté de certains maures d’imposer une identité arabe exclusive à la Mauritanie. D’un côté, on a des gens qui défendent un bien vital ancestral, tout comme les nordistes le font quand il s’agit du leur. Et de l’autre, des individus qui veulent imposer une langue et une identité à tout un pays. Comment, encore une fois, arriver à mettre ces deux faits sur la balance et faire comme s’il y avait équilibre ? Là aussi que soit dite la vérité : la défense d’un bien légitime par l’arme n’est aucunement de même nature que l’imposition illégitime d’une identité sur les autres, même si cette imposition n’est défendue que par un discours. Ce n’est pas une question de moyen de défense mais bien de légitimité,… de légitime défense!

Si l’on soustrait tout le verbiage ‘massagier’, ce sont-là les trois éléments de contenu qui sont avancés pour alimenter l’essentiel de « l’argumentaire » déployé dans cette déclaration.

Je vous laisse évaluer la teneur en malhonnêteté intellectuelle et en manipulation de cette déclaration. Je pense sincèrement que continuer à défendre un tel texte, en toute connaissance de cause, c’est effectivement faire preuve de la même malhonnêteté et de la même manipulation aux dépens du peuple.

Mouhamadou Sy

©️ Crédit : Post FB de l’auteur du 1 juin 2022 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1046381012952819&id=100027427912973

✓Corruption : jugement requis pour Aziz et ses co-accusés, à l’exception de Ould Ndjay et Hassena Ould Ely

Le pôle anti-corruption du Parquet de la République de Nouakchott-Ouest a annoncé, mercredi 1er juin, avoir requis le renvoi devant la juridiction compétente les personnalités accusées de corruption dans le cadre du dossier de la corruption n° 001/2021, à l’exception de Moctar Ould Ndiay, ancien ministre des Finances et de Hassena Ould Ely, ancien administrateur-directeur général de la SNIM, a appris Cridem de source judiciaire.

Le 27 mai dernier, le pôle du Parquet général pour la lutte contre la corruption avait requis le renvoi devant la justice le de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et de plusieurs ex-dignitaires de son régime.

Les personnes qui étaient poursuivies sont les suivantes : Mohamed Ould Abdel Aziz, Yahya ould Hademine, Mohamed Salem ould Bechir, Mohamed abdellahi ould Oudaa, Taleb ould Abdi Vall, Hacenna ould Ely, Moctar Ould Ndjay, Mohamed Salem ould Brahim Vall, Mohamed ould Dav, Mohamed Ould M’Sabou, Mohamed Lemine ould Boubatt, Mohamed Lemine Ould Aloukay et Mouhyidin Mohamed Salek ould Bouh.

Le pôle avait formulé sa requête après qu’il a obtenu du juge d’instruction la conclusion de l’enquête judiciaire dans le dossier de corruption numéro 001/2021 qui concerne l’ex-président et 12 autres personnes, soit des membres de sa famille, de son gouvernement (dont deux anciens Premiers ministres) et des hommes d’affaires.

Mohamed Ould Abdel Aziz et ses 12 co-inculpés sont poursuivis pour corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite et d’autres chefs d’accusation, selon un communiqué du ministère public, publié le 9 mars 2021.

Les inculpés ont été cités dans un rapport d’enquête parlementaire, transmis au Parquet général en août 2020, pour corruption et mauvaise gouvernance durant la période de règne de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Des biens saisis estimés à 1,7 milliard d’euros

« Les opérations d’investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes ; des constatations sur les lieux à NKC [Nouakchott, ndlr] NDB [Nouadhibou, ndlr], Trarza [wilaya dans le sud-ouest, ndlr] et Inchiri [ wilaya située dans l’ouest du pays et dont la capitale, Akjoujt, est la ville natale de l’ex-président Ould Abdel Aziz, ndlr].

Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés », rapporte un communiqué du ministère public, avant d’ajouter que « l’enquête a révélé l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur. D’autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution ».

D’après le parquet général, si certains suspects ont tenté d’entraver le cours de la justice, l’enquête financière parallèle a toutefois permis de « découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société ». Les biens mentionnés dans le communiqué du ministère public sont situés sur le territoire mauritanien et vont des usines aux immeubles, en passant par des montants déposés dans des comptes bancaires. Les biens gelés ont été sommairement estimés à plus de 41milliards d’anciens ouguiyas (1,7 milliard d’euros).

Plusieurs faits criminels réprimés par les lois pénales

Les faits qui sont reprochés à Ould Abdel Aziz, l’inculpé principal dans cette affaire, concernent notamment la dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, le blanchiment, la perception d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique, le trafic d’influence, l’abus de fonctions, l’enrichissement illicite, le recel de produit du crime,…

Pour Yahya Ould Hademine (ancien Premier ministre), Mohamed Salem Ould Bechir (ancien Premier ministre), Mohamed Abdellahi Ould Oudaa (ancien ministre), Taleb Ould Abdi Vall (ex-ministre de l’Energie), Hacenna Ould Ely (ancien ministre des Pêches), et Moctar Djay (ex-ministre de l’Economie et ex-patron de la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie) sont poursuivis pour notamment participation à la dissipation des biens publics, l’octroi d’avantages indus dans des marchés publics, de trafic d’influence, d’abus de fonction, et d’enrichissement illicite.

Mohamed Ould M’Sabou, beau-fils de l’ex-président mauritanien, est poursuivi sur pour trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, octroi d’avantages indus dans des marchés publics, des faits réprimés par plusieurs articles de la loi sur la lutte contre la corruption.

Pour rappel, une commission parlementaire constituée en janvier 2020 avait été chargée de faire la lumière sur plusieurs dossiers pendant les années de pouvoir du président Abdel Aziz, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019.

Par cridem.org

©️ via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757029

✓Biram Dah Abeid : « ce dialogue risque d’être une redite de celui d’Aleg 1958 entre féodalités des communautés »

Ce lundi 30 mai 2022 à Nouakchott, le député national Biram Dah Abeid et leader abolitionniste de l’ONG IRA Mauritanie a tenu un point de presse devant différents organes médiatiques.

~Ci-après l’élément communicationnel sur les thèmes abordés :

« 🟦 À la presse

Nouakchott, le 30 mai 2022
A la presse participant à la conférence de presse animée cet après-midi du lundi 30 mai 2022.

Les axes :

1. Les revendications populaires et les solutions répressives ;

2. Le martyre des prisonniers de Rkiz à Rosso, perspectives et défis

3. La prise de conscience collective et les exigences de la citoyenneté : le choix de la fermeté, dans les questions sécuritaires, et la dureté des procédures judiciaires constituent-ils une solution viable et durable ?

4. Des arrestations récurrentes dénotant d’un ciblage de l’opinion politique et de pensée.
Les lois réprimant l’atteinte aux symboles nationaux et celles liées aux crimes cybernétiques, la loi sur le terrorisme, ne sont-ils, dans les faits, qu’un moyen pour faire taire les hommes et femmes aux opinions politiques et idéologiques contredisant celles du pouvoir ?

5. La poursuite des pratiques esclavagistes : quelle importance accordée aux lois et pédagogies luttant contre le phénomène si l’on continue à échapper à la loi : Vella Mint Mahmoyd (8 ans), avec l’aide de l’organisation IRA frappé à la porte de la liberté à travers le commissariat de police de l’arrondissement de Dar El Barka dépendant du tribunal d’Aleg. .
– Les voix des mineurs issus de milieux sociaux défavorisés étouffés depuis des siècles : l’icône Almalouma Mint El Meidah, et Saadani Mint Khaitour qui font face au statu quo social : Noyer les voix de ceux qui réclament justice dans des concepts tels que « le sectarisme « et « l’ingratitude envers les groupes dominants » peut-il stopper cette volonté d’arracher les droits et consacrer la pleine citoyenneté ?
– Le dialogue et les concertations politiques : l’histoire se répétera-elle, en rééditant le congrès d’Aleg de 1958, avec un dialogue où seuls les groupes dominants ont voix au chapitre, et se limitant aux groupes communautaires et raciaux ?
– Quelle message derrière l’incident d’Atar ? L’aile des faucons dans le pouvoir du président Ghazouani ont-ils réussi à remplacer l’apaisement, comme choix stratégique, par la résurgence de la crise politique ?

La Commission de communication d’IRA »

Au cours de cette prise de parole, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 a largement abordé les thèmes du jour. Ainsi il exprime ses réticences sur le dialogue en gestation entre le pouvoir et certains milieux politiques et sociaux. Tout en espérant qu’il y ait une réussite à l’issue, il estime que ce conclave annoncé exclut les franges déshéritées incarnées par son courant politique et social. Il compare l’événement à un « Congrès d’Aleg bis » , en référence au Congrès d’Aleg de 1958 entre ténors politiques communautaires du pays pour la fondation de la nation mauritanienne. Notant que ce serait un dialogue entre les féodalités de différentes communautés.

À propos de l’incident survenu à Atar il y a quelques jours lors de sa rencontre publique avec ses partisans, il déclare que : « L’incident d’Atar nous indique que la récréation est terminée, l’apaisement n’est plus de mise…, l’ancienne méthode forte et agressive semble revenir par de faucons autour du président Ghazouani« 

✍🏾KS pour le BLOG

✓APRÈS LA DÉCISION DE TAWASSOUL D’EXPULSER MINT KHAYTOUR… LE BLOC DU NORD SE RETIRE DU PARTI , EN SIGNE DE PROTESTATION

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le Bloc politique du Nord , membre du parti Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul), dirigé par Dah Ould Sneiba , a annoncé son retrait du parti, en guise de protestation contre l’exclusion du député Saadani Mint Khaytour .

Ce groupe politique fait porter la responsabilité au parti Tawassoul , quant aux conséquences et répercussions de la décision d’expulser Mint Khaytour.

Il qualifie cette démarche d’injustice, visant clairement le musellement et la confiscation des libertés privées des militants du parti, selon le communiqué.

Tawassoul avait expulsé hier, Mint Khaytour, membre du parlement mauritanien, pour avoir critiqué cheikh Mohamed al-Hassan Ould Deddew. Lequel ne dénonce pas , en tant que Faghih et savant , les tares de la société traditionnelle sur les questions du passif humainitaire et d’inégalité des classes sociales.

Source : http://eljewahir.com/node/26827

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/apres-la-decision-de-tawassoul-dexpulser-mint-khaytour-le-bloc-du-nord-se-retire-du-parti-en-signe-de-protestation/