Mauritanie – Débats : Tout n’est pas en Noir vs Blanc dans le revendicatif !

Un peuple NOIR victime en Tout et Partout, une imposture mensongère qui ne passe plus.

Vivement une CEP (commission d’enquête parlementaire) en Mauritanie sur les Droits humains (féodalités, esclavages et racismes)…une occasion salutaire pour changer beaucoup des choses avec surprise…! Et le rapport qui en sortirait si travail bien fait, va permettre à chaque communauté d’entamer COURAGEUSEMENT et SINCÈREMENT sa propre révolution. Ainsi le prisme d’un certain communautarisme politisé et anti-universaliste prendrait un coup pour l’émergence d’une véritable expression Nationale et Citoyenne.

Au sein de chaque communauté on y entretient jusqu’alors le régime de privilèges de naissance et le système étatique actuel n’essaie que de transposer cet ordre suivant des logiques bien lisibles politiquement et socialement. Une certaine mobilisation militante venant des cercles communautaristes Negro-mauritaniens (hors haratine), s’exprime à travers l’habituel référent binaire. On y surjoue le logiciel racialisant en analysant sous le prisme « NOS COMMUNAUTÉS EXCLUES » . Ainsi exclues par Qui et par rapport Quoi… !? Et pourtant le système de gouvernance d’aujourd’hui est le fruit d’une norme qui reflète un certain anti-universalisme concernant la « CHOSE PUBLIQUE ». On brandit la donnée diversité culturelle comme marqueur politique de premier ordre et on en instaure un régime de quotas plus ou moins flexible. L’arsenal revendicatif de certains militants doit évoluer radicalement en mettant l’appel PROGRESSISTE transcommunautaire avant les particularismes communautaires très maladroitement instrumentalisés à des visées politiciennes. La logique d’une communauté qui représenterait une « nationalité » à part ne pourrait pas faciliter une convergence sociale, idéologique et politique entre les progressistes venant de différentes composantes sociolinguistiques. Un féodal zélé et endurci peul ou soninké dans son giron sociétal, aurait peu d’arguments mobilisateurs contre un racisme dit blanc d’ailleurs. Les consciences politiques et intellectuelles d’aujourd’hui ne sont plus celles d’il y a 35 ans dans nos communautés respectives. Soyons lucides… les temps de prêt-à-suivre en TOUT au nom d’une appartenance communautaire sont révolus… APPAREMMENT..!

©️ Par KS pour le BLOG

Conférence de presse : Un an de gestion de Ghazouani, Par Samba Thiam

I- Points de rupture avec le Président déchu :

  • Déclarations d’intentions plus avenantes, plus lénifiantes, tendant à rassurer et amadouer l’opinion.
  • Rapport pacifié avec l’Opposition et une partie de l’élite politique, à travers un style plus ouvert , plus conciliant, plus civilisé, plus maraboutique en un mot, qui a conduit à l’apaisement du climat politique…
  • Davantage d’ouverture à l’élite haratine, ouverture interessée, bien entendu, pour les besoins d’un agenda encore dissimulé …
  • Relations diplomatiques pacifiées et moins chaotiques avec nos voisins géographiques immédiats.

II- Points de similitude avec le régime déchu .

  • Continuité dans la perpétuation et la préservation du Système :
  • La discrimination à caractère ethnique et raciste se poursuit de plus belle, dans tous les secteurs de la vie publique (Armée , Administration-Nomination et concours-, médias ,Economie , Enrôlement etc ),à travers un blanchissement méthodique et appliqué de l’Administration quise poursuit .
  • Attitude partisane face aux uns et autres (on réhabilite les uns on oublie les autres dont les cas les plus flagrants , des chefs de partis arabo-berbères se voient restituer leurs récépissés -certains à pied levé-, les Fpc et l’Ira se voient refuser cette faveur ou ce ‘’droit’’ , alors qu’ils ont rempli toutes les conditions prescrites par la loi ).
  • La solution à la question de l’esclavage continue de faire objet de déni , à tout le moins de louvoiement …
  • Continuité dans la violation des droits humains et de l’impunité (cas de Abass Diallo dont le coupable n’a fait l’objet d’aucune sanction ; celui des policiers arabo-berbères sur Diop, -imitant le cas Floyd- qui furent juste affectés ). Par ailleurs la répression des manifestations pacifiques demeurent , et le dossier de l’enrôlement reste pratiquement sans évolution notable.
  • Continuité encore plus scandaleuse de la gabégie (faux billets dans une banque centrale , du jamais vu, et dans la même veine ,cambriolage dans la zone la plus sécurisée de Nouakchott- Cour suprême, direction du budget,- !). Gestion opaque des kits alimentaires de la pandémie , laissée aux Colonels qui ont fait ce que bon leur semblait, transparence douteuse de la gestion des chiffres des malades…
  • Continuité dans le refus , obstiné, d’un débat national sur les questions de fond qui minent notre Unité .Et cette réforme de l’Education, en perspective, qui ne présage rien de bon, au vu des choses qui se mènent au Ministère de travers…
  • Hésitations, tergiversations du Président sur l’attitude à adopter vis-à-vis du général Aziz ; ce qui se traduit par le cafouillage parfois de la commission parlementaire qui donne l’impression de ne pas avoir les coudées franches .une flopée de recommandations formulées, en conclusion, qui risquent de finir dans les tirroirs ! Toute chose, en fait , qui renvoie à l’attitude hésitante du Président qui n’a jamais clairement déclaré sa volonté, ferme, de lutter contre la corruption. Ce qui d’ailleurs explique pourquoi il freine des quatre fers tout le temps qu’on lui parle d’Audit.

Style maraboutique qui amadoue , consulte voire associe , mais sans rien lâcher de concret, en réalité . Un Président qui veut ménager la chèvre et le chou , qui prend les mêmes et recommence avec, en plus , l’emprise de plus en plus marquée du conservatisme religieux, c’est, me semble-t-il, le danger mortel qui guette en ce moment l’Opposition et, plus largement, notre ‘’Démocratie’’ . Il est à craindre que notre fragile ‘’Démocratie’’ n’y perde son âme.

Nouakchott le 6 août 2020.

Samba Thiam Président des FPC

La lutte continue!

©️ Crédit source: post FB – Kaaw Touré https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10157612711900544&id=731995543

Mauritanie – Débats : Sans équivoque !! Par l’essayiste Mohamed Lam

Ma parole est celle provenant d’une conscience libre et totalement autonome, débarrassée de tout jugement de valeur ou de critique simple, simpliste ou simplifiée.

Critique amplifiée depuis que l’espace public est devenu virtuel, depuis que parler pour ne rien dire est devenu la norme.

Critique facilitée par la toute puissante bassesse des échanges et par l’impressionante disponibilité des uns et des autres sur les réseaux sociaux pour commenter les faits sociaux nationaux.

Que du vide, rien de constructif. La galerie est vite amusée, distraite par les multiples faits divers. Liker, commenter, s’indigner en attendant le prochain fait divers.

De l’affaire Abbas Diallo, à celle du frère Kide, du tristement célèbre George Floyd Mauritanien, aux vols de millions, de l’enquête Parlementaire à l’actuelle affaire des nominations…

On amuse la populace et on passe.

On oublie en réalité que seul l’engagement et l’espoir peuvent gagner.

Le Mauritanien, pour dire ce qu’il faut faire, c’est le champion du monde…et lorsque vient le moment de faire, on ne constate que de la poussière à la place qu’il s’est assis pour donner son opinion.

C’est pour ces raisons, ces seules, que je reste constant dans mon humble soutien.

… Et je soutiendrai advitam æternam le projet de société de ce monsieur. S’en est même devenu l’essence de mon engagement sur les questions nationales.

L’unique alternative politique et électorale.

Que cela plaise, que cela déplaise, que cela excite les foules et les forums…

Ou alors, que celui qui fit mieux se manifeste…

« Notre courant ne peut pas participer à ce gouvernement parce que nous avons des projets de société quasi opposés« . Biram Dah Abeid

#PriseDePosition

#Conviction

Mauritanie : Le pouvoir judiciaire et l’occasion en or

La Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) a remis  son rapport à l’Assemblée nationale qui, comme à son accoutumée, l’a «instantanément» transmis au ministère de la justice,  sans même en corriger les coquilles et autres fautes de syntaxe, et ce pour engager, au plus vite,  les poursuites judiciaires contre les personnes « impliquées » dans les dossiers de corruption présumée.
De nombreuses incongruités ébranlent la crédibilité dudit rapport:


1. Au départ,  la CEP fut proposée par l’opposition aiguillonnée par les « Frères musulmans » (14 députés sur les 24  qui avaient parrainé cette initiative). En démocratie,  ce type de manœuvre politique est assez « standard », il relève d’une tactique de harcèlement médiatique et populaire du pouvoir, régulièrement réactivée par l’opposition pour rappeler qu’elle existe et tester, au passage,  la cohésion politique de  ses adversaires.
En général, de telles manœuvres ne font pas long feu, vite oubliées à la faveur d’un échange de vaines salves oratoires. On comprend alors que la création de la CEP ne visait nullement un objectif d’enquête sérieuse et n’avait –a priori- aucune chance de réussir.
Si la CEP avait été  «naturellement» proposée par la majorité parlementaire, les choses auraient été complètement différentes…


2. L’aval de la majorité en faveur de la CEP, est venu alors que cette majorité était empêtrée dans le débat acrimonieux, au sein du parti au pouvoir,  au sujet de la  « référence ».  On peut ainsi estimer que cet aval faisait partie intégrante de la panoplie de mesures visant à trancher, dans le vif et au plus vite, un tel débat,


3.  La plupart des parlementaires qui ont soutenu, sur le tard,  l’initiative de la CEP, avait  défendu –mordicus- les projets autour desquels planent aujourd’hui des soupçons de corruption, et avait unanimement légiféré dans ce sens,


4. La majorité des parlementaires actuels a pathétiquement  milité (hier par écrit)en faveur du renouvellement du mandat présidentiel, en violation des dispositions pertinentes de la Constitution du pays ; en somme, ils ont tenté d’octroyer une nouvelle « décennie de gabegie », en sus de celle qu’ils critiquent en chœur aujourd’hui et  de manière si véhémente!


5. La commission parlementaire comprenait des membres connus pour leur hostilité déclarée à l’endroit de  l’ex-président de la République; bien entendu cette observation confirme à nouveau le point n ° 2,


6. C’est notoire, certains membres de la CEP elle-même, disposent  de lourds « dossiers » en matière de corruption et de gabegie, du temps où ils exerçaient des charges publiques,


7. Les dossiers d’inspection ont été choisis de manière sélective,  visant principalement à incriminer l’ex-président de la République et certains de ses anciens collaborateurs, en épargnant d’autres, et ce  parfois de manière vulgaire, invraisemblable et sur la base de calomnies vite démenties par leurs auteurs,


8. La  CEP  a fait appel à trois bureaux d’études (tous étrangers) pour contrôler des faits, en rapport avec la souveraineté du pays, sans expliquer nulle part les précautions techniques en matière de sécurité politique. La probabilité d’une « influence intelligente» (extérieure ou intérieure) ne peut plus être entièrement écartée,


9. Dans son rapport, la  CEP a critiqué « vertement » tous les organes officiels de contrôle, à l’exception notable du parlement, dont la plupart des membres actuels avait approuvé les projets et  accords «suspects» et dont  est issue la commission,


10. On est fondé de s’inquiéter du nombre limité de dossiers arbitrairement sélectionnés par la CEP, car cela pourrait consister en  une tentative par les adeptes  de le corruption et de la gabegie,  durant la «décennie», «la vingtaine» et la  «trentaine», visant à incriminer  un nombre limité de responsables, en victimes expiatoires, au moindre coût,   d’un profond problème de société, permettant ainsi à ces adeptes de s’adonner sans risque à leur activité nocive favorite, du moins sur le court terme.
Acteurs politiques partiaux
 
Contrairement au pouvoir exécutif au sein duquel  un « PNP », n’ayant jamais travaillé pour l’Etat, peut  miraculeusement occuper les postes les plus prestigieux de l’administration publique,  et agir, à son tour,  dans cet esprit sur le double plan financier et administratif, ou  au pouvoir législatif dont l’accès n’exige  que moins de deux semaines de campagne électorale, au cours desquelles, en plus de l’argent sale, les « leviers » sordides de tous les particularismes (tribalisme, régionalisme, « ethnicisme », sectarisme …) sont actionnés à tout bout de champ, contrairement donc aux deux pouvoirs précédents, le  pouvoir judiciaire n’est accessible que via des concours en bonne et due forme, exigeant de  vraies qualifications professionnelles.  Ce pouvoir est, fort heureusement, indépendant des deux pouvoirs exécutif et législatif.
Il me semble que ce pouvoir judiciaire dispose, aujourd’hui, d’une occasion en or susceptible d’aider le pays à porter un coup décisif à la culture de la corruption et de la gabegie, une culture qui a régulièrement freiné les efforts publics en faveur de la lutte contre la misère et l’atténuation significative  des écarts sociaux. Ce pouvoir peut considérer le rapport remis par le parlement et rédigé par trois bureaux d’études étrangers, sous l’influence d’acteurs politiques partiaux, comme une notification formelle au sujet d’une présomption d’existence d’actes illicites dans la gestion publique, et procéder, sur cette base, au prélèvement d’un nouvel échantillon aléatoire parmi les départements ministériels, les institutions publiques et les grands projets de développement, conforme aux procédés statistiques rigoureux en matière de contrôle et de vérification, « lissant » ainsi les données comprises dans un rapport notoirement politique et donc subjectif. Ceci aura l’avantage de mesurer avec une grande précision l’ampleur du phénomène au sein de l’appareil de l’Etat, sur une base professionnelle, impartiale et donc indiscutable ;  ceci serait  en phase avec les méthodes et procédures d’investigation judiciaire, étroitement encadrées par les textes légaux et déontologiques. Ceci aura enfin  l’avantage de rassurer, demain,  les coupables éventuels à propos des raisons de leur condamnation, de préserver l’image extérieure du pays et la dignité de ses fonctionnaires.
Si, en plus,  le pouvoir judiciaire pouvait éclairer, à titre comparatif et en respectant naturellement les normes juridiques de prescription,  les lanternes des citoyens mauritaniens sur la manière dont les affaires publiques étaient gérées avant la « décennie »,  ce serait, sans nul doute, «le gâteau sous la cerise»…

 

Dr IsselkouOuld Ahmed Izidbih

Source : Le Calame

©️ Crédit source: https://kassataya.com/2020/08/04/le-pouvoir-judiciaire-et-loccasion-en-or/

Mauritanie/ Rapport CEP : La réaction du juriste Lo Gourmo

Le rapport de la commission d’ enquête parlementaire est déposé devant l’ Assemblée Nationale. C’ est une première dans l’histoire politique et institutionnelle du pays. Cette commission a été constituée à l’instigation des partis de l’opposition démocratique, toutes obédiences et nuances confondues. Pas un seul parti d’ entre eux, pas un seul, représenté au parlement, n’ a fait défaillance. Depuis le coup d’ Etat de 2008, et au gré des scandales économico-financiers multiples, variés et retentissants qui ont émaillé le règne du  » Président des Pauvres » devenu sans doute ( de son propre aveu!) un « homme riche » ( et c’ est un euphémisme), cette opposition, à côté des autres revendications politiques et sociales, a toujours fait de l’ exigence de transparence dans la gestion des maigres ressources financières du pays et de ses richesses, l’ un des aspects essentiels de son combat. Du fait d’ erreurs politiques enfantines, dues à son arrogance et au sentiment de surpuissance que procure fatalement toute longue jouissance sans partage du pouvoir, l’ ancien Chef de l’ Etat s’ est aliéné, EN DIRECT , et brutalement, tout soutien, toute sympathie de la part de son camp naturel, devenu par son fait, celui de ses pires ennemis. Voilà le secret de la création miraculeuse de cette commission parlementaire, fruit d’une demande générale de solder les comptes de l’incroyable gouvernance Aziz et d’un besoin impératif que rendent ces comptes, tous ceux sur qui le Général a pu s’ appuyer pour ses ténébreuses et tres lucratives affaires. Que l’ on ne nous raconte donc pas des sornettes. Ceux qui ne sont pas, absolument pas, interessés à la chose, pour savoir oû sont passés ces ressources et ces richesses du pays, ont sans doute leur raison. Mais de gràce, on est en Mauritanie et tout le monde se connaît. Le tintamarre sur l’ air du  » tous pourris, tous pareils » ne pourra jamais étouffer le bruit des casseroles qui traînent. L’ histoire ne s’ arretera pas à ces enquêtes car le besoin de vérité ne s’ arrête pas à la décennie Aziz ni aux dossiers exhumés à cette occasion. Mais il y a un début à tout et les ruses de l’histoire sont surprenantes. Que ceux qui veulent plus en matière d’ enquêtes le demandent avec force mais nul ne devrait refuser ce que la bonne providence et la bonne occasion offrent à notre soif de justice. Et c’ est le cas avec le rapport de la commission d’ enquête.


Gourmo Lô, Facebook 28 juillet 2020

©️ Crédit source: Reçu GR Réseau whatsapp Enjeux mauritaniens.

Réflexion : Chassons l’ombre qui nous hante pour mieux vivre ensemble. Par Salihina Moussa, étudiant biologiste.

L’ignorance gagne jour après jour du terrain dans le milieu soninké.
Les frangins, les frangines se déchirent pour des insanités.
Parfois, je ne suis pas fier d’appartenir à cette communauté.
Dans laquelle l’althéa est fané
Où l’absinthe mine les cœurs des gens de bonne foi.
Qui s’évertuent pour clouer le bec des sans foi ni loi,
Les marchands de la haine
Au sein de l’espèce humaine
Chantons paix et aise à chaque lever de l’astre.
Et travaillons fort et dur pour soigner les balafres.
Enfin, il faut se battre les flancs pour sauver l’âtre.
Car celui/celle qui souille la terre de Dieu
Sans l’ombre d’un doute mourra sans aveu.

Nul ne naît avec des chaînes au cou ni d’étoile jaune sur la poitrine.
Nous sommes tous nés libres.
Antan, les forts se croyaient Dieu, esquissaient le sort des faibles et les maintenaient en servilité.
Aujourd’hui, la reine des ombres a dispensé sa lumière sur tous et l’homme a compris que la meilleure chose à conquérir sur ce plancher des vaches, c’est sa dignité. En effet, l’homme devrait être sans cesse en sempiternelle transformation puisque qu’il le veuille ou pas, il est en perpétuelle création. Déplorablement la société soninké est allergique au changement.
Cependant, les gens de bonne foi doivent faire cause commune pour sarcler les absinthes qui minent le cœur de la société soninké.
L’air de l’autarcie est révolu, nous sommes tous des électrons alors il faut se tendre la main et semer du chèvrefeuille et de la nigelle pour couler des jours heureux d’auspices et vivre dans la paix, la convivialité sous un climat qui favorise un vivre ensemble.

Ne nous attribuons pas de diplômes de vertus, Allah sait mieux celui qui est digne et noble.

• Par Salihina Moussa, Étudiant en Biologie à la FST Nouakchott.

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur – 26 juillet 2020.

TRIBUNE – MAURITANIE : VOUS AVEZ DIT EXTRÉMISTES ? Par Kaaw Touré

Il n’y a qu’un seul extrémisme en Mauritanie et il s’est exprimé d’une manière violente sur la scène politique nationale par des déportations massives de nos compatriotes noirs, des viols et vol du bétail, des spoliations et expropriations des terres, des colonies de peuplement, des occupations illégales, des tueries dans des gêoles, dans des casernes, des pogroms dans nos villes et des charniers dans la Vallée et surtout par un génocide culturel et biométrique sans oublier l’épuration ethnique dans l’armée, dans l’administration, dans les secteurs économiques et dans les médias d’État, une diplomatie ethno- fasciste où tout rime désormais avec Mauritude.
Les « activistes Noirs » n’ont fait que subir et réagir et surtout exiger une Mauritanie pour tous et par tous. Les qualifier de « petits racistes », « d’extrémistes », de  » nationalistes étroits » est une véritable imposture intellectuelle, une arnaque politique et une cécité idéologique. L’histoire retiendra que la politique de l’équilibrisme ne s’obtient pas par la malhonnêteté,
l’ hypocrisie, la désinformation, la manipulation et la création artificielle d’un exclusivisme, d’un extrémisme là où Il est objectivement introuvable.
Ce dont nous sommes certainement coupables c’est d’avoir osé toucher du doigt les pourritures du Système ethno-génocidaire et esclavagiste mauritanien à ce stade actuel de son évolution en projetant une lumière crue sur l’ensemble des mécanismes qui sont conçus, orientés et exécutés de manière à ce que le pays soit sous le contrôle effectif d’une seule nationalité racio- culturelle au détriment des autres.
Ce ne sont pas les philippiques, les menaces, les accusations fortuites, la diabolisation, le terrorisme intellectuel et policier qui nous feront baisser les armes ou rendre l´âme. Cette lutte est en fait comme disait l’autre notre « cosa nostra ». Comme nos ainés, pionniers de cette lutte, nous réitérons après les autres notre serment de toujours :
« Jurons sur notre honneur de ne jamais transiger ni avec le devoir, ni avec la conscience, de ne jamais nous départir de nos positions justes et honnêtes, de nous maintenir dans ces positions jusqu’à la disparition totale de toute tyrannie, domination et oppression exercées sur la communauté Noire et jusqu’à ce que tout citoyen mauritanien vive libre, digne et heureux en Mauritanie ».
La Mauritanie se fera avec tous ses fils et filles ou elle ne se fera pas.
Demain il fera jour et la lutte continue!

LLC!
Kaaw Touré .

L’édito – CriOsé: La féodalité nègre en Mauritanie : L’affaire se joue à l’honnêteté et à la cohérence.

Cet antiraciste proclamé très loquace qui est par ailleurs un féodal zélé qui s’efface étrangement face aux faits liés au régime féodalo-esclavagiste dans sa propre communauté.

Nous, la priorité qui s’impose à nous , c’est de se défaire du féodalisme nègre dans le Sud mauritanien, parler du racisme supposé d’ailleurs est presque du luxe si j’ose dire ainsi !
Les problématiques liées à nos coutumes féodalo-esclavagistes ne sont pas des « sous problèmes ». Un contact Facebook m’apprend en coulisses que pour certains engagés negro-mauritaniens pourtant « très affichés » pour l’avènement d’un véritable État de droit, le système des hiérarchies par la caste au sein de leurs communautés est un non problème. En précisant que pour eux cela fait partie de leur idéologie sociale et motive en partie leur engagement identitaire en prétentions nobiliaires et féodales face à d’autres membres de la communauté. Ils se croient défendre leur identité profonde en maintenant les castes et même celle des esclaves dans l’ordre social en place. En gros ils ne développent aucune approche sérieuse en intracommunautaire pour réformer le régime discriminatoire et ségrégationniste de castes. On comprend mieux pourquoi certains voulaient institutionnaliser l’ordre religieux coutumier et communautaire à un niveau de l’échelle de la Justice dans le pays…

Leurs desseins intimes seraient de vouloir remplacer le système décrié en qualificatifs pompeux aux visées progressistes, par leur système prêt à sévir déjà légendaire dans leur communauté qui est l’affreuse hiérarchisation hermétique des hommes par les castes. Dans leur logique sociale les hommes ne se valent pas et leurs prêches extramuros pour l’égalité citoyenne ne sont qu’un leurre fantaisiste et de foi douteuse.

Sur la question de l’esclavage en Mauritanie, nos compatriotes maures savent que certains milieux negro-mauritaniens mènent un militantisme (discours et posture) HYPOCRITE, et c’est VRAI et surtout très GRAVE pour l’engagement droit-de-lhommiste global.

Le temps passant face à certaines réalités longtemps tues chez nous, je réalise que nos cousins haratines ne pouvaient pas compter sur un VÉRITABLE éveil libérateur antiesclavagiste et abolitionniste venant du Sud (communautés soninkés et peuls) .

Peu d’espoir de réussite à vouloir légitimer les divisions ségrégationnistes chez soi et tout en réclamant une cohésion nationale sur la base d’égalité CITOYENNE.

Par KS pour le BLOG

Tribune : Déboulonner ou pas déboulonner ? Par l’essayiste Mohamed Lam

De façon générale, je suis contre le déboulonnage ou la destruction des statues de personnages historiques. Ce sont des éléments d’histoire qu’il ne faut pas effacer mais qu’il faut assumer. C’est une erreur que de penser que c’est la seule solution pour rendre aux descendants malheureux de l’histoire leur dignité. Il faut laisser les statues mais exiger la contextualisation. Il faut surtout lutter pour obtenir plus de statues de personnages méconnus et dont leurs actes ont été insuffisamment enseigné dans les manuels scolaires. L’histoire a été raconté par les vainqueurs. Mais aujourd’hui, les descendants des « vaincus » demandent la restitution complète du passé et donc du récit collectif. Ce qui est doit être entendu.

Des mouvements citoyens reclammant l’effacement dans l’espace public des statues de figures historiques controversées refont actuellement échos presque partout dans le monde.

Christophe Colomb, décapité à Boston. À Miami, sa statue est repeinte en rouge, vendalisé. En Viriginie, elle a fini dans un lac. En Angleterre, c’est la statue d’Edward Colston, armateur négrier, qui a été déboulonné. En Belgique, la statue du Roi des Belges Léopold 2 est, elle, méconnaissable, retiré d’un square car complètement repeinte en rouge. En Martinique, deux statues de Victor Shoelcher ont été détruite lors de la commémoration de la journée de l’esclavage. La statue de Colbert, auteur du code noir, est également la figure la plus emblématique la plus ciblée.

On se rappelle également, il y a quelques années, au Ghana, que la statue de Ghandi a été vendalisé. Ghandi, accusé d’avoir tenu, entre 1893 et 1915 des propos racistes et quasiment homophobes contre les Noirs en Afrique du Sud. Mahatma est pourtant présenté comme la figure de l’indépendance en Inde et de la non violence mais affirmait que « les indiens sont infiniment supérieurs aux Kaffirs ». Le mot Kaffir, étant utilisé à l’époque par les colons anglais pour désigner les personnes noires.

Toutes ces statues exposent publiquement l’histoire des figures du passé qui ont contribué à un certain moment soit à légitimer l’esclavage et ou la colonisation des peuples soit ont tenu des discours d’inégalités entres les humains.

Certains observateurs pensent que déboulonner n’est pas la solution. Il faut systématiquement expliquer, de la façon la plus pédagogique possible, leur histoire et leur part de responsabilité et de leur degré d’implication dans le passé. C’est la proposition de l’historien Pascal Blanchard que je partage évidemment. Le problème est que cette pédagogie explicative n’a pas été suffisamment faite voire pas du tout. La plupart des figures historiques dont les statues sont plantés dans les plus grandes villes d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, ne fait pas l’objet de contextualisation.

D’autres pensent justement qu’il faut soit déboulonner ou placer ces statues dans des musées avec explications à l’appuie.

Kalvin Soiresse Njall, député (écologique) belge pointe justement le doigt sur la question du traitement de l’histoire et de la mémoire coloniale en Belgique. Pour lui, ce pays est resté très longtemps dans une sorte de déni de son passé qu’il refuse de voir en face. Le député Njall affirme donc qu’une société qui ne regarde pas son passé est une société qui se ment à elle même.

Rappelons que la Belgique colonisa le Congo. La statue de Léopold 2, l’une des figures de cette colonisation, est déposé sans être accompagné d’une contextualisation pédagogique. Contexte historique dans lequel le peuple congolais était sous domination Belge.

Lorsqu’on n’explique pas une histoire, on a tendance à laisser penser qu’on la nie, et quand on fait paraître ce doute le risque est grand. Aujourd’hui, la non prise en compte des responsabilités historiques des uns et des autres a provoqué les demandes de déboulonnage partout dans le monde. Les mouvements qui deboulonnent le font parce qu’ils estiment que le passé n’est pas assez assumé dans le monde occidental.

L’affaire George Floyd a provoqué une indignation planétaire. Le racisme dévoilé en plein jour depuis son assassinat a donc conduit à une prise de conscience mondiale sur l’histoire du racisme, les figures, les récits et les personnages qui qui l’ont été.

En Afrique, les traces de la colonisation et de l’esclavage restent encore présentes dans beaucoup de pays. Monuments, forts, ponts etc. L’île de Gorée ou la maison des esclaves en est la trace indélébile.
Mais ce passé est raconté, expliqué enseigné. Joseph N’Diaye, conservateur de cette maison, de son vivant, n’aurait jamais demandé sa destruction parce qu’il considérait qu’il faut raconter cette histoire de la manière la plus complète possible.

Au contraire, il faut dire l’histoire et ne pas laisser planer le doute ou le déni.

Déboulonner et oublier ou pas déboulonner mais expliquer, telle est la grande question du monde déconfiné.

Mohamed Lam

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur

L’édito-Cri Osé : Oui… le Noir ne compte pas « HUMAIN » pour certaines cultures !

Sortons de la classification raciale entre les Humains pour déraciner le racisme et déconstruire nos cultures racialistes !

Oui… le Noir ne compte pas HUMAIN pour certaines cultures !

Lilian Thuram disait ceci il y a quelques mois : « Quand on parle de racisme, il faut prendre conscience que le monde du foot n’est pas raciste mais qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche .
Il est nécessaire d’avoir le courage de dire que les Blancs pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être. C’est quelque chose qui dure malheureusement depuis des siècles »

Loin de toute visée d’essentialisation, mais ces derniers temps autour de l’affaire de la mort de l’afro américain #George_floyd, pratiquement plusieurs voix ont tenu à peu près de propos ayant la teneur de ceux du champion du monde français 98. Les deux flics américains vus dans la vidéo de l’incident mortel sont un blanc caucasien et un américano-asiatique, tous 2 devraient certainement avoir des préjugés bien fixes et similaires sur l’effet Noir ou Black . Et ils peuvent avoir quelque chose de commun avec les supporters de foot qui s’en prennent aux joueurs Noirs dans certains stades européens. Ces fachos supporters partagent une certaine idée du Noir avec les brigands libyens qui faisaient du trafic esclavagiste sur les migrants Noirs courant 2017. Ces libyens ne sont pas très loin de ces marocains propriétaires qui ne voulaient pas de subsahariens dans leurs appartements à loyer. Et eux aussi peuvent se comprendre avec ce libanais qui mettait sa bonne nigériane en vente sur les réseaux sociaux ces derniers mois. Aussi ce libanais a certainement les mêmes idées sur l’effet Noir que ces saoudiens qui étaient hystériques et haineux contre leur compatriote Noire devenue pilote de ligne, lire : https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/01/15/leffet-noir-nous-et-le-cas-de-la-pilote-noire-saoudienne-nawal-hawsawi/ . Il y a quelques années un grand patron français taillait du Noir à la télévision française en se demandant en substance si « les Noirs ont servi » quelque chose déjà…

Tout ce monde peut avoir une empathie pour ce responsable touarègue malien (du mouvement rebelle Mnla) qui disait que son peuple serait le seul à être sous domination d’un pouvoir Noir dans la Zone. Encore on apprend selon certaines sources historiques que les contingents Noirs (tirailleurs ou afro américains) furent méthodiquement écartés lors de la descente en ville (À Paris) des troupes alliées après la libération… pourquoi et quel sens profond… !? Tout peut être lié d’une manière ou d’une autre… et Thuram avait pertinemment résumé le fond de la « CHOSE ».

On peut en lister encore et encore…

KS pour le BLOG