Projet éducatif / développement : Le Centre de feu Elhaj Fodie Boubou Koréra à Nouakchott.

Un ambitieux projet éducatif porté par le Professeur Mamedi Wagui Koréra, est en plein régime sur la construction d’un méga centre d’instruction pluridisciplinaire à Nouakchott. Situé à Tevragh-Zeina, Commune huppée de la capitale mauritanienne, ce Centre dénommé « Le Centre de Feu Elhaj Fodie Boubou Koréra » vise selon son promoteur principal, à associer toutes les filières d’enseignements (sciences islamiques, matières scientifiques et autres programmes de professionnalisation).

Mr Koréra natif d’Agoinit dans la Commune d’Arr dans le Guidimagha mauritanien, est une voix connue du sérail politique et communautaire de sa région. Il est l’actuel premier responsable de la fédération régionale de l’UPR (Parti au pouvoir) et soutien assumé du raïs mauritanien Ould Abdelaziz. Il tient également un poste de secrétaire général au Conseil économique et social .

Titulaire d’un doctorat en « Histoire » décroché en Égypte, il se dit très investi pour la promotion de l’Éducation, gage nécessaire d’une promotion sociale, religieuse , économique, culturelle, politique, identitaire et même existentielle d’ailleurs. Lors d’un récent entretien, il nous apprend que ce projet géré par une association, est ouvert à toutes les bonnes volontés désireuses d’actes pieux envers Dieu le Tout Miséricordieux. Très légaliste, celui qu’on appelle communément chez les soninkés, Docteur Mamedi Wagui Koréra, admet que par l’enseignement de qualité en masse, le monde soninké va suivre aisément les évolutions utiles et irréversibles de notre Monde en mouvement. Par ailleurs il assume ouvertement ses positionnements politiques au sein du système de son parti au Guidimagha en défiant certaines bases-tendances à coloration ethniciste ou communautariste.

Pour une date prévisionnelle de l’ouverture du Centre, il déclare que cela dépendra de l’évolution des fonds recueillis pour les travaux. Et qu’aujourd’hui la construction de l’établissement est en cours.

Nous lui souhaitons une grande réussite dans ce projet inédit et novateur d’initiative personnelle en matière d’enseignements.

🔸️Voir plus haut en photos, l’évolution des travaux et l’initiateur du projet dans son bureau (déjà fini) côté Bibliothèque. Sur l’une des photos, sont disponibles les coordonnées bancaires et les contacts tél pour les Dons de bienfaisance.

👏L’appel📣📣📣 est à TOUTES ET TOUS. IN SHA ALLAH.👏

✅🖊Récit par KS pour le BLOG

Vidéo/Entretien RMI avec Gaye Traoré ARMEPES-France/Ganbanaxu Fedde

RMI-Info – Présente en France et dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest la Mauritanie, le Mali, le Sénégal, la Gambie, Ganbanaaxu Fedde lutte contre l’esclavage notamment aux statuts particuliers auxquels il assigne.

En effet, même si l’esclavage est partout abolit, dans certaines cultures ouest-africaines précisément chez les Soninké dont il est questions ici, le statut social de naissance continue à assigner des gens dans des rôles déterminés. Ainsi certains sont considérés comme étant issus de « basses extractions » sociale, en référence à leurs aïeux esclavagisés.

Malgré les réussites (sociales, économique, politiques, universitaires) que ces derniers peuvent afficher, les esprits rétrogrades les confinent aux statuts peu valorisants de leurs aïeux. Basé en France, Gaye Traoré le président de Ganbanaaxu Fedde est un universitaire mauritanien, il revient avec nous sur le combat de son association.

Soucre crédit : RMI-INFO

Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de Résurgence du Mouvement abolitionniste, député: ‘’Pour l’opposition, soutenir un candidat issu d’un pouvoir que nous avons combattu longtemps relèverait d’un défaut de discernement et d’une panne d’ambition »

✅Le Calame : Vous êtes certainement l’homme politique et le militant des droits de l’homme le plus arrêté de cette dernière décennie. Combien de fois avez-vous été arrêté et pourquoi ?

Birame Dah Abeid : En effet, je suis à ma quatrième arrestation en l’espace de quelques années. C’est un nombre record d’inculpations, pour les dix ans d’existence du mouvement que je préside. Ces privations ponctuelles de liberté et les intimidations consécutives résultent de paramètres divers ; j’en citerai le principal : le pouvoir n’a pas pu contenir au seuil de pensée et d’action tolérable par lui, ni le discours ni l’action d’IRA. De facto, il se retrouve dans la contrainte de devoir nous persécuter pour continuer à se ménager, au nom de la survivance du système de domination, un espace d’immunité exclusive. Pour ainsi dire, la nature inégalitaire du statu quo prédispose les forces de la conservation, à nous imposer la censure et la coercition. Cependant, les temps changent. La pression médiatique et sa globalisation dictent désormais, à toute entreprise de restriction des libertés, l’impératif d’un habillage moral. Alors, il fallait opposer aux demandes d’égalité citoyenne et au credo de non-violence, le mythe du complot extérieur auquel une partie de la population accorde encore quelque crédit. De précurseurs d’une cause juste, nous voici dépeints en apprentis pyromanes.

✅En 2014, vous vous êtes présenté à la présidentielle. Or, pour certains, les droits de l’homme ne font pas toujours bon ménage avec la politique. Que répondez-vous à ceux là dont certains vont même jusqu’à vous accuser de connivence avec le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Ceux qui m’accusent de connivence avec Mohamed Ould Abdel Aziz n’ont qu’à venir prendre ma place en prison une ou deux fois (rires). Quelqu’un qui collabore avec le président ne devrait se retrouver si régulièrement en prison ni exposé à la disgrâce. A chacune de nos campagnes pour faire libérer des camarades ou dénoncer la torture, l’image du pouvoir se dégrade et la communauté internationale lui tient le langage du blâme. N’est-ce pas un investissement à perte, de la part d’un Aziz peu réputé pour enclin à l’altruisme ? Ai-je besoin de rappeler les avanies à nos familles, la précarité où grandissent nos enfants, sans omettre la détérioration de notre santé ?

D’autre part et pour revenir au premier volet de votre hypothèse sur la connivence, je dois rappeler que la question des droits de l’Homme se place au centre de la politique, c’est à dire de la gestion de l’autorité d’Etat. Au terme de décennies de diversion, les problématiques sans cesse différées du racisme et de l’impunité reviennent balayer le déni, avec la force tempétueuse de la frustration, comme une mécanique de la nature. L’autruche qui est un animal avisé mais d’un optimisme de tragique, finit par se faire attraper en dépit de la tête dans le sable. Au demeurant, nombre de promoteurs de la dignité humaine ont recueilli des suffrages es-qualité, avant de gouverner par la mise en actes de leurs aspirations. Je compte perpétuer l’exemple.

✅Nous savons que vous avez rencontré le président Mohamed Ould Abdel Aziz au moins deux fois. Qu’est ce que vous vous êtes dit ?

Effectivement j’ai rencontré Aziz en 2012/2013 à l’initiative de certains de ses proches auxquels me liaient des rapports cordiaux. Soit dit en passant, je discute avec tous et sait rester courtois envers qui me témoigne un minimum de respect. A mes interlocuteurs, il paraissait utile, voire nécessaire, de discuter avec le leader du mouvement d’IRA, afin d’aplanir certaines divergences, créer un terrain d’entente, voire essayer de nous neutraliser par la faveur et la considération. C’est en connaissance des bénéfices et du risque que j’ai accueilli favorablement le projet de telles entrevues. Je vous fais l’aveu d’avoir davantage cru au meilleur de l’intention, ravi d’entendre un partenaire, enfin perméable à nos arguments.

Alors, nous nous sommes rencontrés, par deux fois, dont la première se déroulait quelques semaines après ma sortie de prison, en 2012, au lendemain de l’incinération des livres esclavagistes. Le Président, d’emblée, déplore avoir été empêché de travailler pendant son mandat finissant ; selon lui, l’opposition lui aurait mis les bâtons dans les roues ; en conséquence, il serait reconnaissant si je l’aidais à recouvrer un peu de sérénité ; il me suggérait d’explorer, avec lui, un terrain d’apaisement pendant le reste de son exercice et pourquoi pas envisager une collaboration durable. Je lui réponds que tout dépendrait des concessions qu’il serait prêt à faire sur la question des droits de l’homme, en l’occurrence l’esclavage, le « passif humanitaire », mais aussi la reconnaissance d’IRA, comme organisation des droits de l’homme et la possibilité d’autoriser la naissance d’un parti affilié. Ould Abdel Aziz m’a signifié son accord, à l’abri de la moindre hésitation mais sur le ton vague de la promesse sans échéance. Par la suite, je n’ai pu constater de suite à ces dispositions. Notre contestation reprenait. Alors,notre contestation reprenait; un émissaire différent du premier vint me demander un autre aparté et j’en saluais l’augure. Il ne m’a fallu longtemps avant de comprendre à quel degré de mauvaise foi et de ruse primaire Mohamed Ould Abdel Aziz était déterminé, presque malgré lui. Je réitère les mêmes doléances et il reformule ses promesses à l’avenant. Néanmoins, à ma stupéfaction, juste après ma sortie, il reçut quatre ou cinq membres d’une cellule dormante d’IRA qui furent présentés, au travers d’un tapage médiatique sans précédent, comme les vrais militants, soucieux de l’unité nationale et des intérêts du pays. La confiance et la sincérité étaient rompues. Même si la nouvelle organisation tombait assez vite dans l’anonymat, je retins la leçon que mon interlocuteur, voué à l’intrigue et enclin au cynisme, méritait d’être pris à son propre jeu. Aux occasions ultérieures, je ne manquais de m’en souvenir.

✅Quel bilan faites vous de ces dix ans au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Un bilan catastrophique sur tous les plans. Mohamed Ould Abdel Aziz a manipulé les différences ethniques et sociales en Mauritanie pour créer une animosité viscérale entre les Maures et les Hratin, excluant de ce duel, les noirs non hassanophones, ainsi tolérés dans la posture du spectateur qui doit rester discret. Il a entrepris un travail de sape contre le lien social, approfondissant la césure ethnique, afin d’envenimer les contradictions. Ould Abdel Aziz a renforcé le positionnement défensif des esclavagistes, des féodalités marchandes et du fanatisme religieux, qu’il a dotés d’assurances judiciaires, sécuritaires et politiques pour les prémunir de la moindre atteinte à leur prééminence. Il a renforcé la déception et enraciné le désarroi parmi des rescapés de la tentative de génocide perpétrée pendant les années de braise. Il a fait perdre l’espoir aux orphelins, veuves et survivants, de voir, un jour leurs droits recouverts et la mémoire des défunts réhabilitée. Il a instauré un enregistrement biométrique et un découpage électoral injuste et discriminatoire et supervisé les expropriations foncières. Il a permis l’instauration d’une justice qui ne profite qu’à une seule communauté et dilapidé les ressources nationales (minerai, poisson, agriculture) au profit d’une coterie de prête-noms et de laudateurs. Il aura achevé l’aplatissement du pouvoir judiciaire dont les fonctionnaires, notamment les juges, ne sont plus que des agents de la police politique, du bradage de l’économie au service des multinationales, de la vente des ports et des aéroports, de la banqueroute des sociétés publiques, telles la SONIMEX, l’ENER et l’Imprimerie Nationale. La SNIM étouffe sous la dette et les marchés de complaisance et de gré-à-gré rongent le pays.

Ould Abdel Aziz a parrainé la naissance d’une frange d’intégristes violents, que nombre de nos mosquées et établissements d’enseignement originel abritent. En 10 ans de laxisme, puis de complicité active, le pouvoir leur a permis de terroriser les intellectuels, les activistes libéraux et de gauche et d’embrigader la société. L’article 306 du code pénal, révisé le 27 avril 2018, à l’initiative du gouvernement, illustre cette fuite en avant suicidaire, qui se paiera au prix fort. Une bande d’obscurantistes en rotation permanente entre le négoce et le culte, prend notre jeunesse en otage, dès l’âge tendre, interdit l’expression festive de la joie, muselle la parole, déclare la guerre à l’art et, pire encore, s’évertue à gommer la diversité culturelle du pays. La loi protège ces fossoyeurs de l’Etat de droit, ataviquement réfractaires à la démocratie et au savoir qui ouvre au reste de l’humanité. Si Ould Abdel Aziz quitte le pouvoir un jour, il laisserait, à la Mauritanie, ce legs vénéneux.

✅Quels rapports entretenez vous avec l’opposition ?

J’entretiens des rapports amicaux avec toute l’opposition nationale et je compte renforcer la concertation, surtout envers et contre les tentations de contrarier l’alternance au sommet de l’Etat. Par ailleurs, soutenir un candidat issu d’un pouvoir que nous avons combattu longtemps relèverait d’un défaut de discernement et d’une panne d’ambition.

✅Quels sont vos rapports avec les opposants de la diaspora, notamment Mohamed Ould Bouamatou et Moustapha Limam Chav’i ?

Mes rapports avec la diaspora demeurent au beau fixe. Me lient, aux deux, le souci commun de tourner la page des inégalités, de la fraude et de la violence politique en Mauritanie. J’ai connu Ould Bouamatou, depuis moins longtemps. L’homme reconnait des erreurs en politique mais je retiens, de lui, le désir de mieux faire et un attachement viscéral à la modernisation du pays, sur la base de la liberté économique pour que la création de richesses et d’emplois s’exonèrent enfin des ententes occultes et de la bureaucratie. Ould Bouamatou est un pragmatique d’un tempérament entier, qui ne lésine pas à mettre sa fortune en danger quand sa fierté ou ses convictions se heurtent à l’arrogance. Moustapha Chafi, que je fréquente depuis bien plus de temps, consacre ses heures et ses relations à la Mauritanie, sa passion sans cesse contrariée ; notre échange se caractérise par une sensibilité identique aux enjeux de stabilité et de sécurité du pays, dans la perspective des ruptures dans l’environnement régional et international. A mes deux amis, je renouvelle reconnaissance et résolution à défendre notre vision commune de la Mauritanie, trait d’union.

✅Vous êtes candidat à la présidentielle de 2019 : Quels sont vos chantiers prioritaires si vous êtes élu à la présidence de la république ?

Tout est à refaire, reconstruire. Je ne vous imposerais pas l’exposé fastidieux de mon programme de candidat à l’élection présidentielle. Je promets, toutefois, de vous en réserver la primeur.

✅Que pensez-vous de la marche que prévoit le pouvoir en place le 9 janvier 2018 contre ce qu’ils appellent le discours extrémiste?

La fameuse « marche contre « l’extrémisme et la haine » vise ainsi à nous museler, tout autant qu’elle nous désigne à la vindicte des segments de la société les moins réceptifs à l’émancipation du Noir subsaharien. La réaction du bloc hégémonique, le réflexe de survie du syndicat des tribus et des cartels du privilège acquis au fil de l’histoire alterne, donc, entre phase de répression et séquence de stigmatisation. Le pouvoir, au nom des siens, livre une lutte décisive, celle de sa continuité, autrement dit de sa reproduction. Nous menons le combat inverse de l’homme résigné qui se redresse, avec, certes, le désavantage des moyens mais la promesse d’une victoire inscrite dans le cours du temps humain. Aussi, n’en sommes-nous, mes compagnons de route et moi, à un harcèlement près. D’autres suivront…

✅Selon certaines rumeurs, IRA brasserait beaucoup d’argent. Si cela est vrai, quelle est sa provenance. Et si c’est faux, comment faites-vous pour financer vos activités ?

Si IRA brassait beaucoup d’argent, les nombreuses campagnes d’arrestations auraient permis à l’Etat de nous condamner au grief de financement illégal, par une organisation non reconnue, comme ce fut le cas d’El Moustaqbal. Les activités dont vous parlez ne dépassent le soin en clinique de nos militants blessés, les frais de quelques voyages à l’intérieur et de l’organisation de soirées à Nouakchott. Les fonds, d’ailleurs modestes, proviennent de militants et de sympathisants visibles et invisibles d’IRA. Nous avons besoin du concours matériel de nos adhérents et amis que nous appelons à alimenter, encore plus et mieux, le nerf de notre guerre des mots, des idées et de la conviction en marche.

Propos recueillis par El Kory Sneiba

Source crédit : lecalame.info

L’idéal GANBANAAXU!

JT GANBANAAXU !

Extrait instructif de Madame Traoré Hawa, une voix célèbre de l’engagement d’éveil et de conscientisation sur les pratiques féodalo-esclavagistes en milieux soninkés. Interview assurée par l’irremplaçable Traoré Ousmane dit Soninké facile.

Seule la vérité est révolutionnaire.

Débrief du pique-nique géant GANBANAAXU FEDDE du 26 août 2018 à Draveil.

Source crédit : JT GANBANAAXU

Interview avec Mr Diawara Issa Mansega, candidat à la députation des Mauritaniens d’Europe.

Le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale»
Citoyen mauritanien vivant en France depuis plus de 25 ans, militant dans le monde associatif et coordinateur en France des campagnes présidentielles de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les élections intermédiaires pour l’UPR…

…dont l’élection du 1er septembre 2018 , Monsieur Diawara Issa Mansega postule au mandat de député des Mauritaniens pour la circonscription Europe . Entretien.

Tahalil : Monsieur Diawara Issa Mansega, vous postulez au mandat de Député des mauritaniens de l’étranger pour la circonscription Europe, avant de vous poser nos questions pouvez-vous commencer par vous présenter à nos lecteurs ?

Diawara Issa Mansega : Merci de m’offrir cette opportunité de m’adresser à vos lecteurs ainsi qu’à mes compatriotes de manière générale. Avant de me présenter, permettez-moi tout d’abord de me féliciter et de féliciter notre parti, l’UPR pour sa large victoire aux élections législatives, municipales et régionales. Ce succès est expressif de l’adhésion du peuple mauritanien dans sa diversité à la gouvernance clairvoyante de SEM le Président Mohamed Ould Abdelaziz. Je m’en réjouis et salue la maturité des mauritaniennes et des mauritaniens qui ont massivement rejeté durant cette élection le discours extrémiste dans toutes ses manifestations.
À présent, pour me présenter, je dirai que je suis un citoyen mauritanien qui vit en France depuis plus de 25 ans. Pendant des longues années, j’ai milité dans le monde associatif auprès de nos compatriotes établis en Europe. J’ai été entre autres l’un des membres fondateurs et dirigeants du Réseau des Associations Mauritaniennes d’Europe. Cet engagement m’a permis d’accompagner mes concitoyens dans tous leurs projets de vie : d’insertion ici (social, administratif et économique) et de promouvoir leur pleine implication dans le processus de développement de notre pays. J’ai modestement contribué à une meilleure prise en compte de l’apport des migrants aux politiques de développement local.

Tahalil : vous nous avez parlé de votre parcours dans le domaine associatif mais vous avez omis d’évoquer le domaine politique dans lequel vous semblez très actif.

D.I.M : Oui en effet, cumulativement aux activités associatives que je continue de mener, je demeure aussi un citoyen engagé sur le plan politique. Je rappellerai qu’à la suite du mouvement de rectification du 06 août 2008, quand un diplomate mauritanien a été dépêché à Paris par le Haut Conseil d’Etat, pour apporter la riposte à la contestation contre ce mouvement, j’ai été celui qui en Europe a mis en place, le premier mouvement de soutien au Président de la République. Appelé RIMECD (Rassemblement des Initiatives de Mauritaniens en Europe pour le Changement et la Démocratie), et constitué à l’époque d’un groupe très restreint de personnes. Ils étaient bien rares les compatriotes qui osaient s’afficher en faveur du mouvement de rectification. La plupart d’entre eux pariaient tout simplement sur son échec.
Je me réjouis de constater que ceux qui étaient nos adversaires les plus acharnés à l’époque sont aujourd’hui parmi les plus fervents soutiens du Président au point de vouloir nous faire oublier.
En tout état de cause, le mouvement que nous avons mis sur pied en 2008 et que je dirige, a continué à se massifier et à s’étendre à d’autres pays européens. RIMCD a accompagné le Président de la République dans tous ses combats pour la réalisation de son ambitieux projet de changement. C’est à ce titre que j’ai été coordinateur en France des campagnes présidentielles victorieuses de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les élections intermédiaires pour l’UPR. La dernière en date étant l’élection du 1er septembre 2018. C’est pour toutes ces raisons et celles qui précèdent que je suis fondé à briguer le mandat des députés des mauritaniens de l’étranger, pour la zone Europe.

Tahalil : Il apparaît clairement que vous avez un parcours politique cohérent et constant qui représente un atout certain. En dehors de cet aspect, pouvez-vous nous dire quels sont les ressorts de votre candidature à la députation pour l’Europe?

D.I.M : Je viens de vous le dire, de par mon ancrage dans la diaspora, ma proximité avec mes concitoyens établis en Europe, mes multiples engagements à leurs côtés, pour les accompagner dans la prise en charge de leurs problématiques. J’ai à maintes reprises pris des initiatives en direction des autorités pour les sensibiliser davantage sur les difficultés auxquelles nos compatriotes sont confrontés en vue de solutions idoines. Ces difficultés, je les connais bien car étant moi-même issu de la diaspora, vivant et partageant avec elle le même quotidien. De facto, je joue le rôle de représentant de la diaspora, par conséquent, si ma candidature était retenue par mon parti, l’UPR, ce que j’espère fortement, elle ne sera qu’une légitimation de mon action de toujours. Au demeurant, il découle de tout ce que je viens d’exposer, que je remplis à la fois les critères d’ordre social de proximité avec la diaspora et politique liée à la constance de mon engagement auprès du Président de la République. Aucun autre candidat ne peut se prévaloir d’une position aussi cohérente que la mienne pour briguer ce mandat.

Tahalil : Monsieur Diawara, si vous étiez élu, quels seraient alors vos projets ?

D.I.M : D’abord pour être le représentant effectif de la diaspora au sein de la représentation nationale et y défendre les intérêts spécifiques des mauritaniens de l’étranger. J’œuvrerai à l’organisation de la diaspora autour d’une structure fédérative et de délégation, reconnue par l’Etat tant au niveau organique qu’au niveau de l’autonomie financière et qui fera partie du cadre institutionnel mauritanien. Elle impliquera les membres de la diaspora dans toutes les décisions qui impacteront leur destin. Cela est d’autant plus nécessaire aujourd’hui qu’il n’existe plus de ministère représentant les Mauritaniens de l’étranger. Je me battrai aussi pour faire en sorte que la diaspora puisse être valablement représentée dans le conseils des organes tels le conseil économique et social, l’office national du tourisme, de Mauritanie Airlines, de la chambre de commerce et du conseil national de la jeunesse ainsi que des commissions mixtes paritaires, car il s’agit là des organes de décisions qui traitent des questions qui sont au plus près des préoccupations des Mauritaniens de l’étranger. Ceci donnera sans doute tout son sens aux droits politiques nouveaux reconnus à la diaspora par le Président de la République qui a pris toutes les dispositions nécessaires pour reconnaître à cette frange des mauritaniens, la citoyenneté pleine et entière, qu’il en soit remercié sincèrement. En définitive le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale.
Il s’agit là de quelques-uns de mes projets, j’ai d’autres idées que je j’exposerai plus tard.

Tahalil : Dernière question, Monsieur Diawara savez-vous combien de mauritaniens vivent-ils en France ?

D.I.M : Comme vous le savez il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre de mauritaniens, vivant en France. Tout ce que je pourrais dire à ce sujet, est que le nombre de nos compatriotes établis, en France et en Europe de façon générale est élevé. J’ajoute qu’Ils sont représentatifs de la composition ethno culturelle du pays. Alhamdoulilah moi qui parle en plus du français, toutes les langues nationales (soninké, pular, hassanya et le wolof), je n’ai aucune difficulté de commercer avec les uns et les autres. C’est d’ailleurs ce que je fais au quotidien.

Propos recueillis par MAOB

Crédit source : journaltahalil.com

Questions du Journal le Calame à Bala Touré Secrétaire Général du Parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale)

Le Calame : Vous venez de signer une alliance électorale avec le parti SAWAB. On avait parlé de Moustaqbel, de l’UFP et d’UNAD. Pourquoi plutôt SAWAB, parti d’obédience baath, à qui tout semblait pourtant vous opposer ?

Bala Touré : Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’occasion que vous me donnez de m’exprimer sur cette question qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, depuis quelques jours. Avant d’y répondre, je voudrais, également, adresser une pensée militante à nos camarades Abdallahi Maatala Saleck et Moussa Bilal Biram, détenus injustement, depuis bientôt deux ans, au bagne de Bir Moghrein, à mille deux cents kilomètres au Nord de Nouakchott.
Revenant à votre question, je dirai que ce résultat est l’aboutissement positif d’une vieille démarche. Ayant remarqué le grand engouement suscité par les activités d’IRA auxquelles adhèrent, dans tout le pays, des masses compactes, très engagées et conscientes de ce que la solution, à toutes les questions de droits humains que nous posons, est impossible sans volonté politique exprimée, sans ambiguïté, par le tenant du pouvoir qu’il sera alors, inéluctablement, nécessaire de conquérir, nous avons mis en place une branche politique à notre association : le Parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale) que les autorités mauritaniennes se sont empressées d’interdire.
A l’approche des élections locales de 2013, nous avons entrepris de négocier avec divers partis de la place, en vue de trouver un cadre nous permettant de participer aux élections. Malheureusement, ces démarches n’ont pas pu aboutir, en raison d’intrusions malsaines d’officines à la solde des autorités. Durant ces trois derniers mois, nous avons approché plusieurs partis avec lesquels nous avons une convergence de vues, sur les questions nationales majeures. Mais ces nouvelles négociations ont traîné, se soldant, à chaque fois, par un échec, jusqu’à ce que nous rencontrions les responsables du parti SAWAB – une formation politique nationale fondée en 2005, bien après la chute d’Ould Taya. Avec eux, c’est bien au-delà des aspects électoralistes que nous avec pris tout notre temps, pour visiter, en profondeur, les grandes questions nationales. Et nous accorder sur nombre de celles-ci, notamment : le caractère pluriel de l’identité mauritanienne ; le droit à la différence ; la nécessité impérieuse de promouvoir les langues peul, soninké, wolof et hassanya, en vue de les développer et les hisser au statut de langues officielles, au même titre que l’arabe ; le règlement, sur la base de l’accomplissement des devoirs de vérité, de justice, de mémoire et de réparation, du lourd dossier de la tentative de génocide perpétrée, par les autorités, contre des populations noires de Mauritanie, durant les années de braise ; la nécessité d’un règlement définitif de la problématique de l’esclavage dans le pays ; le développement d’une culture de solidarité avec les générations futures, par la promotion et le respect de normes environnementales… Nous avons, ainsi, pris la décision, loin de toute passion, de fusionner notre branche politique avec le parti SAWAB – une décision majeure que nous assumons. L’histoire et le peuple mauritanien en jugeront de la pertinence.

Le Calame : Cet accord s’inscrit dans la perspective des élections locales en vue. Biram serait-il tête de liste de SAWAB pour les législatives?

BT : Oui, le président Biram Dah Abeïd dirigera la liste nationale législative. Nous nous sommes également entendus, sur le fond et la forme, en ce qui concerne toutes les élections (législatives, municipales et régionales) et plus des deux-tiers des postes électifs reviendront aux cadres issus de notre branche politique. Notre ambition est de pouvoir être candidats dans la plupart des deux cent dix-huit communes du pays.

Le Calame : Les autorités ont d’abord refusé d’autoriser votre conférence de presse, avant de l’accepter. Savez-vous pourquoi ? Ne craignez-vous pas que ces mêmes autorités reviennent à la charge pour bloquer la mise en œuvre de votre accord ?

BT : Le secrétaire général du parti fut informé, par le hakem, de l’interdiction de la conférence de presse. Le président Abdesselam ould Horma et son adjoint Ahmed ould Oubeïd ont alors réagi, en rendant visite au wali de Nouakchott-Ouest. C’est à la suite de leur réunion que l’interdiction a été levée.
Quant à la mise en œuvre de notre accord, nous ne sommes pas en mesure de prédire les comportements futurs des autorités. Ce dont nous sommes sûrs est que nous restons fidèles à nos principes et à nous-mêmes, prêts, de façon pacifique mais ferme et sans concession, à faire face à tout acte des autorités tendant à violer nos droits constitutionnels, à savoir d’association et de liberté d’expression.

Le Calame: Votre alliance avec Sawab a suscité des réactions hostiles, de la part, surtout, des anciens d’IRA et d’autres amis ou ex-alliés. Comment les avez-vous accueillies? Les comprenez-vous ?

BT :Nous sommes surtout surpris de ce regain d’intérêt, de la part de certaines personnes qui ont subitement retrouvé la mémoire. SAWAB est un parti de ce pays. Fondé en 2005, il a toujours mené ses activités, individuellement ou en partenariat avec les autres partis de l’opposition. Au lendemain du coup d’État militaire, perpétré par le général Mohamed ould Abdel Aziz, contre le président élu Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, SAWAB s’engagea dans la lutte contre le putsch, en tant que membre du FNDD où il côtoyait tous les partis de l’opposition. Après les accords de Dakar, Mohamed Ould Abdel Aziz s’est fait élire dans des conditions troubles. Quelques temps après cette élection, la COD (Coordination de l’Opposition Démocratique) fut mise en place, avant le FNDU (Forum National pour la Démocratie et l’Unité). SAWAB fut de tous ces regroupements, en partenariat avec les autres partis d’opposition. Plus récemment, APP et El Wiam formèrent, avec SAWAB, la CAP (Coalition pour l’Alternance Pacifique). Pour mener la campagne contre le referendum du 5 Août 2017, visant à changer la Constitution, c’est avec le FNDU, le RFD, les FPC, l’UNAD, El Watan, IRA- Mauritanie et Touche pas à ma Constitution, que SAWAB a fondé le G8. Tous ont signé des documents communs avec ce parti, ont organisé des manifestations communes avec lui (conférences de presse, marches, sit-in…). Tous les fronts, coalitions, forums et groupes se sont formés sur la base d’accords écrits, en forme de mémorandums consensuels explicitant, à chaque fois, une vision partagée de la situation passée et présente de la Mauritanie.
De 2008 à ce jour, SAWAB s’est donc situé en partenariat, rapproché, avec toute l’opposition politique, au gré des alliances. En dix ans, personne de ceux qui nous critiquent aujourd’hui n’a remarqué que SAWAB n’était pas fréquentable. Personne n’a dénoncé, à aucun moment, ses alliances avec les partis politiques nationaux. De cela, il ressort, clairement, que ce n’est pas SAWAB que visent ces remous : il s’agit, tout simplement, d’une volonté manifeste de nuire à IRA-Mauritanie et à son président.
Ceux qui nous critiquent, sans fondement aucun, ne sont, en réalité, que des personnes mécontentes et, même, malades des nombreux succès de notre organisation. Elles sont de cette féodalité nostalgique du passé, fortement mise en cause par les actions réussies d’IRA-Mauritanie. Elles deviennent, de facto, les voix audibles des services de renseignement mauritaniens qui traquent, partout, les promoteurs de notre mouvement.
La plupart de nos détracteurs vivent à des milliers de kilomètres de la Mauritanie, en Europe et en Amérique du Nord. Ils ont choisi le bavardage, quand nous avons fait le choix de l’action, à l’intérieur du pays, dans la pauvreté et les privations, avec le risque élevé d’être réprimé sévèrement et d’aller en prison. C’est le choix de l’action qui nous a fait accomplir, malgré les risques accrus de répression aveugle, le devoir de mémoire envers nos martyrs, assassinés massivement, par lâcheté et racisme des éléments de forces armées et de sécurité nationale. Nous avons initié et conduit les pèlerinages aux fosses communes d’Inal, Sorimalé et Wothié.
Aucune vocifération ne nous arrêtera. Notre volonté de conquérir le pouvoir politique en Mauritanie reste intacte, dans l’intérêt des populations mauritaniennes, et nous invitons toutes les personnes et groupes épris de justice, d’égalité et de paix, à se joindre à ce projet national où seule l’action intelligente compte.

Propos recueillis par DL

Crédit source: lecalame

Rencontre: le président de Réseaux IRA, Biram Dah Abeid reçu à la Mairie de Paris.

Au cours de la dernière étape de sa tournée Européenne, le président des réseaux IRA dans le monde Biram Dah Abeid, a été invité par la maire de Paris Anne Hidalgo, à la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage, organisée le 10 mai 2018 à la place du général Catroux. Le président d’IRA a déposé une gerbe de fleures sous le monument du général Dumas, général de l’armée française, antillais descendant d’esclaves et père du chantre de la négritude Léon Gontrans Dumas.
Et toujours dans le cadre de ses activités avec la mairie de Paris, BDA a été reçu le 14 mai par l’ambassadricie chargée des relations internationales de la maire de Paris Patrizianna Sparaciano-Thiellay et sa conseillère Anaïs Mit. Au cours de cette entrevue le président d’IRA était accompagné par Ameth Gaye, vice-président d’IRA-France, Alexis Chaufrein et Elhadj Fall membres de la cellule stratégique de BDA en France.
Les échanges du jour ont porté sur les possibilités de coopération entre les deux parties.

Source crédit: IRA-France