Projet Ă©ducatif / dĂ©veloppement : Le Centre de feu Elhaj Fodie Boubou KorĂ©ra Ă  Nouakchott.

Un ambitieux projet Ă©ducatif portĂ© par le Professeur Mamedi Wagui KorĂ©ra, est en plein rĂ©gime sur la construction d’un mĂ©ga centre d’instruction pluridisciplinaire Ă  Nouakchott. SituĂ© Ă  Tevragh-Zeina, Commune huppĂ©e de la capitale mauritanienne, ce Centre dĂ©nommĂ© « Le Centre de Feu Elhaj Fodie Boubou KorĂ©ra » vise selon son promoteur principal, Ă  associer toutes les filiĂšres d’enseignements (sciences islamiques, matiĂšres scientifiques et autres programmes de professionnalisation).

Mr KorĂ©ra natif d’Agoinit dans la Commune d’Arr dans le Guidimagha mauritanien, est une voix connue du sĂ©rail politique et communautaire de sa rĂ©gion. Il est l’actuel premier responsable de la fĂ©dĂ©ration rĂ©gionale de l’UPR (Parti au pouvoir) et soutien assumĂ© du raĂŻs mauritanien Ould Abdelaziz. Il tient Ă©galement un poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral au Conseil Ă©conomique et social .

Titulaire d’un doctorat en « Histoire » dĂ©crochĂ© en Égypte, il se dit trĂšs investi pour la promotion de l’Éducation, gage nĂ©cessaire d’une promotion sociale, religieuse , Ă©conomique, culturelle, politique, identitaire et mĂȘme existentielle d’ailleurs. Lors d’un rĂ©cent entretien, il nous apprend que ce projet gĂ©rĂ© par une association, est ouvert Ă  toutes les bonnes volontĂ©s dĂ©sireuses d’actes pieux envers Dieu le Tout MisĂ©ricordieux. TrĂšs lĂ©galiste, celui qu’on appelle communĂ©ment chez les soninkĂ©s, Docteur Mamedi Wagui KorĂ©ra, admet que par l’enseignement de qualitĂ© en masse, le monde soninkĂ© va suivre aisĂ©ment les Ă©volutions utiles et irrĂ©versibles de notre Monde en mouvement. Par ailleurs il assume ouvertement ses positionnements politiques au sein du systĂšme de son parti au Guidimagha en dĂ©fiant certaines bases-tendances Ă  coloration ethniciste ou communautariste.

Pour une date prĂ©visionnelle de l’ouverture du Centre, il dĂ©clare que cela dĂ©pendra de l’Ă©volution des fonds recueillis pour les travaux. Et qu’aujourd’hui la construction de l’Ă©tablissement est en cours.

Nous lui souhaitons une grande rĂ©ussite dans ce projet inĂ©dit et novateur d’initiative personnelle en matiĂšre d’enseignements.

đŸ”žïžVoir plus haut en photos, l’Ă©volution des travaux et l’initiateur du projet dans son bureau (dĂ©jĂ  fini) cĂŽtĂ© BibliothĂšque. Sur l’une des photos, sont disponibles les coordonnĂ©es bancaires et les contacts tĂ©l pour les Dons de bienfaisance.

👏L’appel📣📣📣 est Ă  TOUTES ET TOUS. IN SHA ALLAH.👏

✅🖊RĂ©cit par KS pour le BLOG

Vidéo/Entretien RMI avec Gaye Traoré ARMEPES-France/Ganbanaxu Fedde

RMI-Info – PrĂ©sente en France et dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest la Mauritanie, le Mali, le SĂ©nĂ©gal, la Gambie, Ganbanaaxu Fedde lutte contre l’esclavage notamment aux statuts particuliers auxquels il assigne.

En effet, mĂȘme si l’esclavage est partout abolit, dans certaines cultures ouest-africaines prĂ©cisĂ©ment chez les SoninkĂ© dont il est questions ici, le statut social de naissance continue Ă  assigner des gens dans des rĂŽles dĂ©terminĂ©s. Ainsi certains sont considĂ©rĂ©s comme Ă©tant issus de « basses extractions » sociale, en rĂ©fĂ©rence Ă  leurs aĂŻeux esclavagisĂ©s.

Malgré les réussites (sociales, économique, politiques, universitaires) que ces derniers peuvent afficher, les esprits rétrogrades les confinent aux statuts peu valorisants de leurs aïeux. Basé en France, Gaye Traoré le président de Ganbanaaxu Fedde est un universitaire mauritanien, il revient avec nous sur le combat de son association.

Soucre crédit : RMI-INFO

Birame Dah Abeid, prĂ©sident de l’Initiative de RĂ©surgence du Mouvement abolitionniste, dĂ©putĂ©: ‘’Pour l’opposition, soutenir un candidat issu d’un pouvoir que nous avons combattu longtemps relĂšverait d’un dĂ©faut de discernement et d’une panne d’ambition »

✅Le Calame : Vous ĂȘtes certainement l’homme politique et le militant des droits de l’homme le plus arrĂȘtĂ© de cette derniĂšre dĂ©cennie. Combien de fois avez-vous Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© et pourquoi ?

Birame Dah Abeid : En effet, je suis Ă  ma quatriĂšme arrestation en l’espace de quelques annĂ©es. C’est un nombre record d’inculpations, pour les dix ans d’existence du mouvement que je prĂ©side. Ces privations ponctuelles de libertĂ© et les intimidations consĂ©cutives rĂ©sultent de paramĂštres divers ; j’en citerai le principal : le pouvoir n’a pas pu contenir au seuil de pensĂ©e et d’action tolĂ©rable par lui, ni le discours ni l’action d’IRA. De facto, il se retrouve dans la contrainte de devoir nous persĂ©cuter pour continuer Ă  se mĂ©nager, au nom de la survivance du systĂšme de domination, un espace d’immunitĂ© exclusive. Pour ainsi dire, la nature inĂ©galitaire du statu quo prĂ©dispose les forces de la conservation, Ă  nous imposer la censure et la coercition. Cependant, les temps changent. La pression mĂ©diatique et sa globalisation dictent dĂ©sormais, Ă  toute entreprise de restriction des libertĂ©s, l’impĂ©ratif d’un habillage moral. Alors, il fallait opposer aux demandes d’égalitĂ© citoyenne et au credo de non-violence, le mythe du complot extĂ©rieur auquel une partie de la population accorde encore quelque crĂ©dit. De prĂ©curseurs d’une cause juste, nous voici dĂ©peints en apprentis pyromanes.

✅En 2014, vous vous ĂȘtes prĂ©sentĂ© Ă  la prĂ©sidentielle. Or, pour certains, les droits de l’homme ne font pas toujours bon mĂ©nage avec la politique. Que rĂ©pondez-vous Ă  ceux lĂ  dont certains vont mĂȘme jusqu’à vous accuser de connivence avec le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Ceux qui m’accusent de connivence avec Mohamed Ould Abdel Aziz n’ont qu’à venir prendre ma place en prison une ou deux fois (rires). Quelqu’un qui collabore avec le prĂ©sident ne devrait se retrouver si rĂ©guliĂšrement en prison ni exposĂ© Ă  la disgrĂące. A chacune de nos campagnes pour faire libĂ©rer des camarades ou dĂ©noncer la torture, l’image du pouvoir se dĂ©grade et la communautĂ© internationale lui tient le langage du blĂąme. N’est-ce pas un investissement Ă  perte, de la part d’un Aziz peu rĂ©putĂ© pour enclin Ă  l’altruisme ? Ai-je besoin de rappeler les avanies Ă  nos familles, la prĂ©caritĂ© oĂč grandissent nos enfants, sans omettre la dĂ©tĂ©rioration de notre santĂ© ?

D’autre part et pour revenir au premier volet de votre hypothĂšse sur la connivence, je dois rappeler que la question des droits de l’Homme se place au centre de la politique, c’est Ă  dire de la gestion de l’autoritĂ© d’Etat. Au terme de dĂ©cennies de diversion, les problĂ©matiques sans cesse diffĂ©rĂ©es du racisme et de l’impunitĂ© reviennent balayer le dĂ©ni, avec la force tempĂ©tueuse de la frustration, comme une mĂ©canique de la nature. L’autruche qui est un animal avisĂ© mais d’un optimisme de tragique, finit par se faire attraper en dĂ©pit de la tĂȘte dans le sable. Au demeurant, nombre de promoteurs de la dignitĂ© humaine ont recueilli des suffrages es-qualitĂ©, avant de gouverner par la mise en actes de leurs aspirations. Je compte perpĂ©tuer l’exemple.

✅Nous savons que vous avez rencontrĂ© le prĂ©sident Mohamed Ould Abdel Aziz au moins deux fois. Qu’est ce que vous vous ĂȘtes dit ?

Effectivement j’ai rencontrĂ© Aziz en 2012/2013 Ă  l’initiative de certains de ses proches auxquels me liaient des rapports cordiaux. Soit dit en passant, je discute avec tous et sait rester courtois envers qui me tĂ©moigne un minimum de respect. A mes interlocuteurs, il paraissait utile, voire nĂ©cessaire, de discuter avec le leader du mouvement d’IRA, afin d’aplanir certaines divergences, crĂ©er un terrain d’entente, voire essayer de nous neutraliser par la faveur et la considĂ©ration. C’est en connaissance des bĂ©nĂ©fices et du risque que j’ai accueilli favorablement le projet de telles entrevues. Je vous fais l’aveu d’avoir davantage cru au meilleur de l’intention, ravi d’entendre un partenaire, enfin permĂ©able Ă  nos arguments.

Alors, nous nous sommes rencontrĂ©s, par deux fois, dont la premiĂšre se dĂ©roulait quelques semaines aprĂšs ma sortie de prison, en 2012, au lendemain de l’incinĂ©ration des livres esclavagistes. Le PrĂ©sident, d’emblĂ©e, dĂ©plore avoir Ă©tĂ© empĂȘchĂ© de travailler pendant son mandat finissant ; selon lui, l’opposition lui aurait mis les bĂątons dans les roues ; en consĂ©quence, il serait reconnaissant si je l’aidais Ă  recouvrer un peu de sĂ©rĂ©nitĂ© ; il me suggĂ©rait d’explorer, avec lui, un terrain d’apaisement pendant le reste de son exercice et pourquoi pas envisager une collaboration durable. Je lui rĂ©ponds que tout dĂ©pendrait des concessions qu’il serait prĂȘt Ă  faire sur la question des droits de l’homme, en l’occurrence l’esclavage, le « passif humanitaire », mais aussi la reconnaissance d’IRA, comme organisation des droits de l’homme et la possibilitĂ© d’autoriser la naissance d’un parti affiliĂ©. Ould Abdel Aziz m’a signifiĂ© son accord, Ă  l’abri de la moindre hĂ©sitation mais sur le ton vague de la promesse sans Ă©chĂ©ance. Par la suite, je n’ai pu constater de suite Ă  ces dispositions. Notre contestation reprenait. Alors,notre contestation reprenait; un Ă©missaire diffĂ©rent du premier vint me demander un autre apartĂ© et j’en saluais l’augure. Il ne m’a fallu longtemps avant de comprendre Ă  quel degrĂ© de mauvaise foi et de ruse primaire Mohamed Ould Abdel Aziz Ă©tait dĂ©terminĂ©, presque malgrĂ© lui. Je rĂ©itĂšre les mĂȘmes dolĂ©ances et il reformule ses promesses Ă  l’avenant. NĂ©anmoins, Ă  ma stupĂ©faction, juste aprĂšs ma sortie, il reçut quatre ou cinq membres d’une cellule dormante d’IRA qui furent prĂ©sentĂ©s, au travers d’un tapage mĂ©diatique sans prĂ©cĂ©dent, comme les vrais militants, soucieux de l’unitĂ© nationale et des intĂ©rĂȘts du pays. La confiance et la sincĂ©ritĂ© Ă©taient rompues. MĂȘme si la nouvelle organisation tombait assez vite dans l’anonymat, je retins la leçon que mon interlocuteur, vouĂ© Ă  l’intrigue et enclin au cynisme, mĂ©ritait d’ĂȘtre pris Ă  son propre jeu. Aux occasions ultĂ©rieures, je ne manquais de m’en souvenir.

✅Quel bilan faites vous de ces dix ans au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Un bilan catastrophique sur tous les plans. Mohamed Ould Abdel Aziz a manipulĂ© les diffĂ©rences ethniques et sociales en Mauritanie pour crĂ©er une animositĂ© viscĂ©rale entre les Maures et les Hratin, excluant de ce duel, les noirs non hassanophones, ainsi tolĂ©rĂ©s dans la posture du spectateur qui doit rester discret. Il a entrepris un travail de sape contre le lien social, approfondissant la cĂ©sure ethnique, afin d’envenimer les contradictions. Ould Abdel Aziz a renforcĂ© le positionnement dĂ©fensif des esclavagistes, des fĂ©odalitĂ©s marchandes et du fanatisme religieux, qu’il a dotĂ©s d’assurances judiciaires, sĂ©curitaires et politiques pour les prĂ©munir de la moindre atteinte Ă  leur prĂ©Ă©minence. Il a renforcĂ© la dĂ©ception et enracinĂ© le dĂ©sarroi parmi des rescapĂ©s de la tentative de gĂ©nocide perpĂ©trĂ©e pendant les annĂ©es de braise. Il a fait perdre l’espoir aux orphelins, veuves et survivants, de voir, un jour leurs droits recouverts et la mĂ©moire des dĂ©funts rĂ©habilitĂ©e. Il a instaurĂ© un enregistrement biomĂ©trique et un dĂ©coupage Ă©lectoral injuste et discriminatoire et supervisĂ© les expropriations fonciĂšres. Il a permis l’instauration d’une justice qui ne profite qu’à une seule communautĂ© et dilapidĂ© les ressources nationales (minerai, poisson, agriculture) au profit d’une coterie de prĂȘte-noms et de laudateurs. Il aura achevĂ© l’aplatissement du pouvoir judiciaire dont les fonctionnaires, notamment les juges, ne sont plus que des agents de la police politique, du bradage de l’économie au service des multinationales, de la vente des ports et des aĂ©roports, de la banqueroute des sociĂ©tĂ©s publiques, telles la SONIMEX, l’ENER et l’Imprimerie Nationale. La SNIM Ă©touffe sous la dette et les marchĂ©s de complaisance et de grĂ©-Ă -grĂ© rongent le pays.

Ould Abdel Aziz a parrainĂ© la naissance d’une frange d’intĂ©gristes violents, que nombre de nos mosquĂ©es et Ă©tablissements d’enseignement originel abritent. En 10 ans de laxisme, puis de complicitĂ© active, le pouvoir leur a permis de terroriser les intellectuels, les activistes libĂ©raux et de gauche et d’embrigader la sociĂ©tĂ©. L’article 306 du code pĂ©nal, rĂ©visĂ© le 27 avril 2018, Ă  l’initiative du gouvernement, illustre cette fuite en avant suicidaire, qui se paiera au prix fort. Une bande d’obscurantistes en rotation permanente entre le nĂ©goce et le culte, prend notre jeunesse en otage, dĂšs l’ñge tendre, interdit l’expression festive de la joie, muselle la parole, dĂ©clare la guerre Ă  l’art et, pire encore, s’évertue Ă  gommer la diversitĂ© culturelle du pays. La loi protĂšge ces fossoyeurs de l’Etat de droit, ataviquement rĂ©fractaires Ă  la dĂ©mocratie et au savoir qui ouvre au reste de l’humanitĂ©. Si Ould Abdel Aziz quitte le pouvoir un jour, il laisserait, Ă  la Mauritanie, ce legs vĂ©nĂ©neux.

✅Quels rapports entretenez vous avec l’opposition ?

J’entretiens des rapports amicaux avec toute l’opposition nationale et je compte renforcer la concertation, surtout envers et contre les tentations de contrarier l’alternance au sommet de l’Etat. Par ailleurs, soutenir un candidat issu d’un pouvoir que nous avons combattu longtemps relĂšverait d’un dĂ©faut de discernement et d’une panne d’ambition.

✅Quels sont vos rapports avec les opposants de la diaspora, notamment Mohamed Ould Bouamatou et Moustapha Limam Chav’i ?

Mes rapports avec la diaspora demeurent au beau fixe. Me lient, aux deux, le souci commun de tourner la page des inĂ©galitĂ©s, de la fraude et de la violence politique en Mauritanie. J’ai connu Ould Bouamatou, depuis moins longtemps. L’homme reconnait des erreurs en politique mais je retiens, de lui, le dĂ©sir de mieux faire et un attachement viscĂ©ral Ă  la modernisation du pays, sur la base de la libertĂ© Ă©conomique pour que la crĂ©ation de richesses et d’emplois s’exonĂšrent enfin des ententes occultes et de la bureaucratie. Ould Bouamatou est un pragmatique d’un tempĂ©rament entier, qui ne lĂ©sine pas Ă  mettre sa fortune en danger quand sa fiertĂ© ou ses convictions se heurtent Ă  l’arrogance. Moustapha Chafi, que je frĂ©quente depuis bien plus de temps, consacre ses heures et ses relations Ă  la Mauritanie, sa passion sans cesse contrariĂ©e ; notre Ă©change se caractĂ©rise par une sensibilitĂ© identique aux enjeux de stabilitĂ© et de sĂ©curitĂ© du pays, dans la perspective des ruptures dans l’environnement rĂ©gional et international. A mes deux amis, je renouvelle reconnaissance et rĂ©solution Ă  dĂ©fendre notre vision commune de la Mauritanie, trait d’union.

✅Vous ĂȘtes candidat Ă  la prĂ©sidentielle de 2019 : Quels sont vos chantiers prioritaires si vous ĂȘtes Ă©lu Ă  la prĂ©sidence de la rĂ©publique ?

Tout est Ă  refaire, reconstruire. Je ne vous imposerais pas l’exposĂ© fastidieux de mon programme de candidat Ă  l’élection prĂ©sidentielle. Je promets, toutefois, de vous en rĂ©server la primeur.

✅Que pensez-vous de la marche que prĂ©voit le pouvoir en place le 9 janvier 2018 contre ce qu’ils appellent le discours extrĂ©miste?

La fameuse « marche contre « l’extrĂ©misme et la haine » vise ainsi Ă  nous museler, tout autant qu’elle nous dĂ©signe Ă  la vindicte des segments de la sociĂ©tĂ© les moins rĂ©ceptifs Ă  l’émancipation du Noir subsaharien. La rĂ©action du bloc hĂ©gĂ©monique, le rĂ©flexe de survie du syndicat des tribus et des cartels du privilĂšge acquis au fil de l’histoire alterne, donc, entre phase de rĂ©pression et sĂ©quence de stigmatisation. Le pouvoir, au nom des siens, livre une lutte dĂ©cisive, celle de sa continuitĂ©, autrement dit de sa reproduction. Nous menons le combat inverse de l’homme rĂ©signĂ© qui se redresse, avec, certes, le dĂ©savantage des moyens mais la promesse d’une victoire inscrite dans le cours du temps humain. Aussi, n’en sommes-nous, mes compagnons de route et moi, Ă  un harcĂšlement prĂšs. D’autres suivront


✅Selon certaines rumeurs, IRA brasserait beaucoup d’argent. Si cela est vrai, quelle est sa provenance. Et si c’est faux, comment faites-vous pour financer vos activitĂ©s ?

Si IRA brassait beaucoup d’argent, les nombreuses campagnes d’arrestations auraient permis Ă  l’Etat de nous condamner au grief de financement illĂ©gal, par une organisation non reconnue, comme ce fut le cas d’El Moustaqbal. Les activitĂ©s dont vous parlez ne dĂ©passent le soin en clinique de nos militants blessĂ©s, les frais de quelques voyages Ă  l’intĂ©rieur et de l’organisation de soirĂ©es Ă  Nouakchott. Les fonds, d’ailleurs modestes, proviennent de militants et de sympathisants visibles et invisibles d’IRA. Nous avons besoin du concours matĂ©riel de nos adhĂ©rents et amis que nous appelons Ă  alimenter, encore plus et mieux, le nerf de notre guerre des mots, des idĂ©es et de la conviction en marche.

Propos recueillis par El Kory Sneiba

Source crédit : lecalame.info

L’idĂ©al GANBANAAXU!

JT GANBANAAXU !

Extrait instructif de Madame TraorĂ© Hawa, une voix cĂ©lĂšbre de l’engagement d’Ă©veil et de conscientisation sur les pratiques fĂ©odalo-esclavagistes en milieux soninkĂ©s. Interview assurĂ©e par l’irremplaçable TraorĂ© Ousmane dit SoninkĂ© facile.

Seule la vérité est révolutionnaire.

Débrief du pique-nique géant GANBANAAXU FEDDE du 26 août 2018 à Draveil.

Source crédit : JT GANBANAAXU

Interview avec Mr Diawara Issa Mansega, candidat Ă  la dĂ©putation des Mauritaniens d’Europe.

Le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cƓur de la citoyennetĂ© nationale»
Citoyen mauritanien vivant en France depuis plus de 25 ans, militant dans le monde associatif et coordinateur en France des campagnes prĂ©sidentielles de 2009 et 2014 pour le PrĂ©sident de la RĂ©publique, ainsi que celui de toutes les Ă©lections intermĂ©diaires pour l’UPR…

…dont l’élection du 1er septembre 2018 , Monsieur Diawara Issa Mansega postule au mandat de dĂ©putĂ© des Mauritaniens pour la circonscription Europe . Entretien.

Tahalil : Monsieur Diawara Issa Mansega, vous postulez au mandat de DĂ©putĂ© des mauritaniens de l’étranger pour la circonscription Europe, avant de vous poser nos questions pouvez-vous commencer par vous prĂ©senter Ă  nos lecteurs ?

Diawara Issa Mansega : Merci de m’offrir cette opportunitĂ© de m’adresser Ă  vos lecteurs ainsi qu’à mes compatriotes de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Avant de me prĂ©senter, permettez-moi tout d’abord de me fĂ©liciter et de fĂ©liciter notre parti, l’UPR pour sa large victoire aux Ă©lections lĂ©gislatives, municipales et rĂ©gionales. Ce succĂšs est expressif de l’adhĂ©sion du peuple mauritanien dans sa diversitĂ© Ă  la gouvernance clairvoyante de SEM le PrĂ©sident Mohamed Ould Abdelaziz. Je m’en rĂ©jouis et salue la maturitĂ© des mauritaniennes et des mauritaniens qui ont massivement rejetĂ© durant cette Ă©lection le discours extrĂ©miste dans toutes ses manifestations.
À prĂ©sent, pour me prĂ©senter, je dirai que je suis un citoyen mauritanien qui vit en France depuis plus de 25 ans. Pendant des longues annĂ©es, j’ai militĂ© dans le monde associatif auprĂšs de nos compatriotes Ă©tablis en Europe. J’ai Ă©tĂ© entre autres l’un des membres fondateurs et dirigeants du RĂ©seau des Associations Mauritaniennes d’Europe. Cet engagement m’a permis d’accompagner mes concitoyens dans tous leurs projets de vie : d’insertion ici (social, administratif et Ă©conomique) et de promouvoir leur pleine implication dans le processus de dĂ©veloppement de notre pays. J’ai modestement contribuĂ© Ă  une meilleure prise en compte de l’apport des migrants aux politiques de dĂ©veloppement local.

Tahalil : vous nous avez parlĂ© de votre parcours dans le domaine associatif mais vous avez omis d’évoquer le domaine politique dans lequel vous semblez trĂšs actif.

D.I.M : Oui en effet, cumulativement aux activitĂ©s associatives que je continue de mener, je demeure aussi un citoyen engagĂ© sur le plan politique. Je rappellerai qu’à la suite du mouvement de rectification du 06 aoĂ»t 2008, quand un diplomate mauritanien a Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ© Ă  Paris par le Haut Conseil d’Etat, pour apporter la riposte Ă  la contestation contre ce mouvement, j’ai Ă©tĂ© celui qui en Europe a mis en place, le premier mouvement de soutien au PrĂ©sident de la RĂ©publique. AppelĂ© RIMECD (Rassemblement des Initiatives de Mauritaniens en Europe pour le Changement et la DĂ©mocratie), et constituĂ© Ă  l’époque d’un groupe trĂšs restreint de personnes. Ils Ă©taient bien rares les compatriotes qui osaient s’afficher en faveur du mouvement de rectification. La plupart d’entre eux pariaient tout simplement sur son Ă©chec.
Je me rĂ©jouis de constater que ceux qui Ă©taient nos adversaires les plus acharnĂ©s Ă  l’époque sont aujourd’hui parmi les plus fervents soutiens du PrĂ©sident au point de vouloir nous faire oublier.
En tout Ă©tat de cause, le mouvement que nous avons mis sur pied en 2008 et que je dirige, a continuĂ© Ă  se massifier et Ă  s’étendre Ă  d’autres pays europĂ©ens. RIMCD a accompagnĂ© le PrĂ©sident de la RĂ©publique dans tous ses combats pour la rĂ©alisation de son ambitieux projet de changement. C’est Ă  ce titre que j’ai Ă©tĂ© coordinateur en France des campagnes prĂ©sidentielles victorieuses de 2009 et 2014 pour le PrĂ©sident de la RĂ©publique, ainsi que celui de toutes les Ă©lections intermĂ©diaires pour l’UPR. La derniĂšre en date Ă©tant l’élection du 1er septembre 2018. C’est pour toutes ces raisons et celles qui prĂ©cĂšdent que je suis fondĂ© Ă  briguer le mandat des dĂ©putĂ©s des mauritaniens de l’étranger, pour la zone Europe.

Tahalil : Il apparaĂźt clairement que vous avez un parcours politique cohĂ©rent et constant qui reprĂ©sente un atout certain. En dehors de cet aspect, pouvez-vous nous dire quels sont les ressorts de votre candidature Ă  la dĂ©putation pour l’Europe?

D.I.M : Je viens de vous le dire, de par mon ancrage dans la diaspora, ma proximitĂ© avec mes concitoyens Ă©tablis en Europe, mes multiples engagements Ă  leurs cĂŽtĂ©s, pour les accompagner dans la prise en charge de leurs problĂ©matiques. J’ai Ă  maintes reprises pris des initiatives en direction des autoritĂ©s pour les sensibiliser davantage sur les difficultĂ©s auxquelles nos compatriotes sont confrontĂ©s en vue de solutions idoines. Ces difficultĂ©s, je les connais bien car Ă©tant moi-mĂȘme issu de la diaspora, vivant et partageant avec elle le mĂȘme quotidien. De facto, je joue le rĂŽle de reprĂ©sentant de la diaspora, par consĂ©quent, si ma candidature Ă©tait retenue par mon parti, l’UPR, ce que j’espĂšre fortement, elle ne sera qu’une lĂ©gitimation de mon action de toujours. Au demeurant, il dĂ©coule de tout ce que je viens d’exposer, que je remplis Ă  la fois les critĂšres d’ordre social de proximitĂ© avec la diaspora et politique liĂ©e Ă  la constance de mon engagement auprĂšs du PrĂ©sident de la RĂ©publique. Aucun autre candidat ne peut se prĂ©valoir d’une position aussi cohĂ©rente que la mienne pour briguer ce mandat.

Tahalil : Monsieur Diawara, si vous Ă©tiez Ă©lu, quels seraient alors vos projets ?

D.I.M : D’abord pour ĂȘtre le reprĂ©sentant effectif de la diaspora au sein de la reprĂ©sentation nationale et y dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques des mauritaniens de l’étranger. J’Ɠuvrerai Ă  l’organisation de la diaspora autour d’une structure fĂ©dĂ©rative et de dĂ©lĂ©gation, reconnue par l’Etat tant au niveau organique qu’au niveau de l’autonomie financiĂšre et qui fera partie du cadre institutionnel mauritanien. Elle impliquera les membres de la diaspora dans toutes les dĂ©cisions qui impacteront leur destin. Cela est d’autant plus nĂ©cessaire aujourd’hui qu’il n’existe plus de ministĂšre reprĂ©sentant les Mauritaniens de l’étranger. Je me battrai aussi pour faire en sorte que la diaspora puisse ĂȘtre valablement reprĂ©sentĂ©e dans le conseils des organes tels le conseil Ă©conomique et social, l’office national du tourisme, de Mauritanie Airlines, de la chambre de commerce et du conseil national de la jeunesse ainsi que des commissions mixtes paritaires, car il s’agit lĂ  des organes de dĂ©cisions qui traitent des questions qui sont au plus prĂšs des prĂ©occupations des Mauritaniens de l’étranger. Ceci donnera sans doute tout son sens aux droits politiques nouveaux reconnus Ă  la diaspora par le PrĂ©sident de la RĂ©publique qui a pris toutes les dispositions nĂ©cessaires pour reconnaĂźtre Ă  cette frange des mauritaniens, la citoyennetĂ© pleine et entiĂšre, qu’il en soit remerciĂ© sincĂšrement. En dĂ©finitive le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cƓur de la citoyennetĂ© nationale.
Il s’agit lĂ  de quelques-uns de mes projets, j’ai d’autres idĂ©es que je j’exposerai plus tard.

Tahalil : DerniĂšre question, Monsieur Diawara savez-vous combien de mauritaniens vivent-ils en France ?

D.I.M : Comme vous le savez il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre de mauritaniens, vivant en France. Tout ce que je pourrais dire Ă  ce sujet, est que le nombre de nos compatriotes Ă©tablis, en France et en Europe de façon gĂ©nĂ©rale est Ă©levĂ©. J’ajoute qu’Ils sont reprĂ©sentatifs de la composition ethno culturelle du pays. Alhamdoulilah moi qui parle en plus du français, toutes les langues nationales (soninkĂ©, pular, hassanya et le wolof), je n’ai aucune difficultĂ© de commercer avec les uns et les autres. C’est d’ailleurs ce que je fais au quotidien.

Propos recueillis par MAOB

Crédit source : journaltahalil.com

Questions du Journal le Calame Ă  Bala TourĂ© SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du Parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale)

Le Calame : Vous venez de signer une alliance Ă©lectorale avec le parti SAWAB. On avait parlĂ© de Moustaqbel, de l’UFP et d’UNAD. Pourquoi plutĂŽt SAWAB, parti d’obĂ©dience baath, Ă  qui tout semblait pourtant vous opposer ?

■Bala TourĂ© : Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’occasion que vous me donnez de m’exprimer sur cette question qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, depuis quelques jours. Avant d’y rĂ©pondre, je voudrais, Ă©galement, adresser une pensĂ©e militante Ă  nos camarades Abdallahi Maatala Saleck et Moussa Bilal Biram, dĂ©tenus injustement, depuis bientĂŽt deux ans, au bagne de Bir Moghrein, Ă  mille deux cents kilomĂštres au Nord de Nouakchott.
Revenant Ă  votre question, je dirai que ce rĂ©sultat est l’aboutissement positif d’une vieille dĂ©marche. Ayant remarquĂ© le grand engouement suscitĂ© par les activitĂ©s d’IRA auxquelles adhĂšrent, dans tout le pays, des masses compactes, trĂšs engagĂ©es et conscientes de ce que la solution, Ă  toutes les questions de droits humains que nous posons, est impossible sans volontĂ© politique exprimĂ©e, sans ambiguĂŻtĂ©, par le tenant du pouvoir qu’il sera alors, inĂ©luctablement, nĂ©cessaire de conquĂ©rir, nous avons mis en place une branche politique Ă  notre association : le Parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale) que les autoritĂ©s mauritaniennes se sont empressĂ©es d’interdire.
A l’approche des Ă©lections locales de 2013, nous avons entrepris de nĂ©gocier avec divers partis de la place, en vue de trouver un cadre nous permettant de participer aux Ă©lections. Malheureusement, ces dĂ©marches n’ont pas pu aboutir, en raison d’intrusions malsaines d’officines Ă  la solde des autoritĂ©s. Durant ces trois derniers mois, nous avons approchĂ© plusieurs partis avec lesquels nous avons une convergence de vues, sur les questions nationales majeures. Mais ces nouvelles nĂ©gociations ont traĂźnĂ©, se soldant, Ă  chaque fois, par un Ă©chec, jusqu’à ce que nous rencontrions les responsables du parti SAWAB – une formation politique nationale fondĂ©e en 2005, bien aprĂšs la chute d’Ould Taya. Avec eux, c’est bien au-delĂ  des aspects Ă©lectoralistes que nous avec pris tout notre temps, pour visiter, en profondeur, les grandes questions nationales. Et nous accorder sur nombre de celles-ci, notamment : le caractĂšre pluriel de l’identitĂ© mauritanienne ; le droit Ă  la diffĂ©rence ; la nĂ©cessitĂ© impĂ©rieuse de promouvoir les langues peul, soninkĂ©, wolof et hassanya, en vue de les dĂ©velopper et les hisser au statut de langues officielles, au mĂȘme titre que l’arabe ; le rĂšglement, sur la base de l’accomplissement des devoirs de vĂ©ritĂ©, de justice, de mĂ©moire et de rĂ©paration, du lourd dossier de la tentative de gĂ©nocide perpĂ©trĂ©e, par les autoritĂ©s, contre des populations noires de Mauritanie, durant les annĂ©es de braise ; la nĂ©cessitĂ© d’un rĂšglement dĂ©finitif de la problĂ©matique de l’esclavage dans le pays ; le dĂ©veloppement d’une culture de solidaritĂ© avec les gĂ©nĂ©rations futures, par la promotion et le respect de normes environnementales… Nous avons, ainsi, pris la dĂ©cision, loin de toute passion, de fusionner notre branche politique avec le parti SAWAB – une dĂ©cision majeure que nous assumons. L’histoire et le peuple mauritanien en jugeront de la pertinence.

Le Calame : Cet accord s’inscrit dans la perspective des Ă©lections locales en vue. Biram serait-il tĂȘte de liste de SAWAB pour les lĂ©gislatives?

■BT : Oui, le prĂ©sident Biram Dah AbeĂŻd dirigera la liste nationale lĂ©gislative. Nous nous sommes Ă©galement entendus, sur le fond et la forme, en ce qui concerne toutes les Ă©lections (lĂ©gislatives, municipales et rĂ©gionales) et plus des deux-tiers des postes Ă©lectifs reviendront aux cadres issus de notre branche politique. Notre ambition est de pouvoir ĂȘtre candidats dans la plupart des deux cent dix-huit communes du pays.

Le Calame : Les autoritĂ©s ont d’abord refusĂ© d’autoriser votre confĂ©rence de presse, avant de l’accepter. Savez-vous pourquoi ? Ne craignez-vous pas que ces mĂȘmes autoritĂ©s reviennent Ă  la charge pour bloquer la mise en Ɠuvre de votre accord ?

■BT : Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti fut informĂ©, par le hakem, de l’interdiction de la confĂ©rence de presse. Le prĂ©sident Abdesselam ould Horma et son adjoint Ahmed ould OubeĂŻd ont alors rĂ©agi, en rendant visite au wali de Nouakchott-Ouest. C’est Ă  la suite de leur rĂ©union que l’interdiction a Ă©tĂ© levĂ©e.
Quant Ă  la mise en Ɠuvre de notre accord, nous ne sommes pas en mesure de prĂ©dire les comportements futurs des autoritĂ©s. Ce dont nous sommes sĂ»rs est que nous restons fidĂšles Ă  nos principes et Ă  nous-mĂȘmes, prĂȘts, de façon pacifique mais ferme et sans concession, Ă  faire face Ă  tout acte des autoritĂ©s tendant Ă  violer nos droits constitutionnels, Ă  savoir d’association et de libertĂ© d’expression.

Le Calame: Votre alliance avec Sawab a suscitĂ© des rĂ©actions hostiles, de la part, surtout, des anciens d’IRA et d’autres amis ou ex-alliĂ©s. Comment les avez-vous accueillies? Les comprenez-vous ?

■BT :Nous sommes surtout surpris de ce regain d’intĂ©rĂȘt, de la part de certaines personnes qui ont subitement retrouvĂ© la mĂ©moire. SAWAB est un parti de ce pays. FondĂ© en 2005, il a toujours menĂ© ses activitĂ©s, individuellement ou en partenariat avec les autres partis de l’opposition. Au lendemain du coup d’État militaire, perpĂ©trĂ© par le gĂ©nĂ©ral Mohamed ould Abdel Aziz, contre le prĂ©sident Ă©lu Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, SAWAB s’engagea dans la lutte contre le putsch, en tant que membre du FNDD oĂč il cĂŽtoyait tous les partis de l’opposition. AprĂšs les accords de Dakar, Mohamed Ould Abdel Aziz s’est fait Ă©lire dans des conditions troubles. Quelques temps aprĂšs cette Ă©lection, la COD (Coordination de l’Opposition DĂ©mocratique) fut mise en place, avant le FNDU (Forum National pour la DĂ©mocratie et l’UnitĂ©). SAWAB fut de tous ces regroupements, en partenariat avec les autres partis d’opposition. Plus rĂ©cemment, APP et El Wiam formĂšrent, avec SAWAB, la CAP (Coalition pour l’Alternance Pacifique). Pour mener la campagne contre le referendum du 5 AoĂ»t 2017, visant Ă  changer la Constitution, c’est avec le FNDU, le RFD, les FPC, l’UNAD, El Watan, IRA- Mauritanie et Touche pas Ă  ma Constitution, que SAWAB a fondĂ© le G8. Tous ont signĂ© des documents communs avec ce parti, ont organisĂ© des manifestations communes avec lui (confĂ©rences de presse, marches, sit-in
). Tous les fronts, coalitions, forums et groupes se sont formĂ©s sur la base d’accords Ă©crits, en forme de mĂ©morandums consensuels explicitant, Ă  chaque fois, une vision partagĂ©e de la situation passĂ©e et prĂ©sente de la Mauritanie.
De 2008 Ă  ce jour, SAWAB s’est donc situĂ© en partenariat, rapprochĂ©, avec toute l’opposition politique, au grĂ© des alliances. En dix ans, personne de ceux qui nous critiquent aujourd’hui n’a remarquĂ© que SAWAB n’était pas frĂ©quentable. Personne n’a dĂ©noncĂ©, Ă  aucun moment, ses alliances avec les partis politiques nationaux. De cela, il ressort, clairement, que ce n’est pas SAWAB que visent ces remous : il s’agit, tout simplement, d’une volontĂ© manifeste de nuire Ă  IRA-Mauritanie et Ă  son prĂ©sident.
Ceux qui nous critiquent, sans fondement aucun, ne sont, en rĂ©alitĂ©, que des personnes mĂ©contentes et, mĂȘme, malades des nombreux succĂšs de notre organisation. Elles sont de cette fĂ©odalitĂ© nostalgique du passĂ©, fortement mise en cause par les actions rĂ©ussies d’IRA-Mauritanie. Elles deviennent, de facto, les voix audibles des services de renseignement mauritaniens qui traquent, partout, les promoteurs de notre mouvement.
La plupart de nos dĂ©tracteurs vivent Ă  des milliers de kilomĂštres de la Mauritanie, en Europe et en AmĂ©rique du Nord. Ils ont choisi le bavardage, quand nous avons fait le choix de l’action, Ă  l’intĂ©rieur du pays, dans la pauvretĂ© et les privations, avec le risque Ă©levĂ© d’ĂȘtre rĂ©primĂ© sĂ©vĂšrement et d’aller en prison. C’est le choix de l’action qui nous a fait accomplir, malgrĂ© les risques accrus de rĂ©pression aveugle, le devoir de mĂ©moire envers nos martyrs, assassinĂ©s massivement, par lĂąchetĂ© et racisme des Ă©lĂ©ments de forces armĂ©es et de sĂ©curitĂ© nationale. Nous avons initiĂ© et conduit les pĂšlerinages aux fosses communes d’Inal, SorimalĂ© et WothiĂ©.
Aucune vocifĂ©ration ne nous arrĂȘtera. Notre volontĂ© de conquĂ©rir le pouvoir politique en Mauritanie reste intacte, dans l’intĂ©rĂȘt des populations mauritaniennes, et nous invitons toutes les personnes et groupes Ă©pris de justice, d’égalitĂ© et de paix, Ă  se joindre Ă  ce projet national oĂč seule l’action intelligente compte.

Propos recueillis par DL

Crédit source: lecalame

Rencontre: le prĂ©sident de RĂ©seaux IRA, Biram Dah Abeid reçu Ă  la Mairie de Paris.

Au cours de la derniĂšre Ă©tape de sa tournĂ©e EuropĂ©enne, le prĂ©sident des rĂ©seaux IRA dans le monde Biram Dah Abeid, a Ă©tĂ© invitĂ© par la maire de Paris Anne Hidalgo, Ă  la cĂ©rĂ©monie de commĂ©moration de l’abolition de l’esclavage, organisĂ©e le 10 mai 2018 Ă  la place du gĂ©nĂ©ral Catroux. Le prĂ©sident d’IRA a dĂ©posĂ© une gerbe de fleures sous le monument du gĂ©nĂ©ral Dumas, gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e française, antillais descendant d’esclaves et pĂšre du chantre de la nĂ©gritude LĂ©on Gontrans Dumas.
Et toujours dans le cadre de ses activitĂ©s avec la mairie de Paris, BDA a Ă©tĂ© reçu le 14 mai par l’ambassadricie chargĂ©e des relations internationales de la maire de Paris Patrizianna Sparaciano-Thiellay et sa conseillĂšre AnaĂŻs Mit. Au cours de cette entrevue le prĂ©sident d’IRA Ă©tait accompagnĂ© par Ameth Gaye, vice-prĂ©sident d’IRA-France, Alexis Chaufrein et Elhadj Fall membres de la cellule stratĂ©gique de BDA en France.
Les échanges du jour ont porté sur les possibilités de coopération entre les deux parties.

Source crédit: IRA-France