● Bocar Oumar Bâ : « Si j’étais élu, je formulerais à l’assemblée nationale une proposition de loi visant à faire de la diaspora mauritanienne une 14ème région »

Elections 2023 Mauritanie : interview de Bocar Oumar Bâ, candidat AJD-MR-FPC en France

Au lendemain de la révélation des autorités de Nouakchott des 8 pays dont les expatriés vont voter en mai prochain, le candidat de l’AJD-MR-FPC en France s’est livré à Kassataya pour se présenter avant d’expliquer ses motivations et ses engagements pour les prochaines législatives. L’occasion pour Bocar Oumar Bâ de revenir sur la situation politique inquiétante en Mauritanie et le scandale de la cartographie électorale qui ne date pas d’aujourd’hui.

« De cette disposition, si elle était retenue, découlent des politiques publiques qui ne peuvent que prendre en compte, à la fois les préoccupations de la diaspora dans ses intérêts catégoriels, et les besoins de notre pays de compter sur les ressources humaines de la diaspora… »

Kassataya : pouvez-vous vous présentez ?

Bocar Oumar Bâ : je suis originaire de la ville de Kaëdi où j’ai passé une grande partie de mon enfance et de ma jeunesse ; même si les péripéties de la vie de fonctionnaire de mon père ont voulu que je sois né à Mbagne. Ma famille reste d’ailleurs très attachée à la ville de Mbagne et à toute la zone environnante.

J’ai fait mes études primaires, mon collège et une bonne partie de mon lycée dans ma ville de Kaëdi. J’ai dû cependant passer mon bac dans la capitale en raison de circonstances militantes qui m’avaient conduit à être transféré au lycée arabe de Nouakchott durant les années de braise (1990).

C’est à partir de là que j’ai envisagé de continuer mon engagement militant commencé au collège et au lycée de Kaëdi, en m’investissant au sein de l’Alliance pour une Mauritanie Nouvelle (AMN) dès sa création en 1991. A l’époque, ce mouvement semi-clandestin constituait une des sensibilités au sein du principal parti de l’opposition naissante : le FDUC, devenu UFD, puis UFD/EN avec l’arrivée de Ahmed Ould DADDAH. Je n’ai jamais dévié de ce courant politique. Je l’ai suivi dans son parcours au sein d’autres partis comme AC de Messaoud O. BOULKHEIR, comme dans sa mutation en parti politique reconnu, l’AJD, devenu aujourd’hui l’AJD-MR. Depuis le dernier congrès de mon parti, j’occupe la fonction de porte-parole.

Que vous dire d’autre, si ce n’est que je suis de formation philosophe, anthropologue et sociologue ? Je suis marié et père de famille et vis depuis bientôt 25 ans à Strasbourg où je travaille comme cadre en protection de l’enfance, et formateur à mes heures perdues à l’Ecole Supérieure de Praxis Sociale de Mulhouse sur les thématiques de la médiation ethnoclinique et de la sociologie de l’immigration.

Kassataya : qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter comme candidat aux prochaines législatives ?


Bocar Oumar Bâ : cette décision a été mûrement réfléchie. Je crois profondément en la capacité de la parole politique, lorsqu’elle est incarnée de la bonne manière et portée par les bonnes personnes, à produire du changement. Or il me semble que le rôle d’un parlementaire, de par même son étymologie, est de porter cette parole dans l’hémicycle en vue de changer les choses. Je pense être arrivée à un âge et avoir capitalisé une expérience politique qui m’autorise à me penser légitime pour prétendre à cette tribune. Les idées que j’ai toujours défendues de différentes façons sur le plan national et les préoccupations de la diaspora mauritanienne, notamment en Europe, mériteraient qu’on les porte avec force et vigueur à l’assemblée nationale. J’ai la faiblesse de penser que je pourrais endosser ce sacerdoce. Mes camarades politiques de la section AJD-MR Europe ainsi que ceux de la fédération FPC me soutiennent dans cette démarche. Et le mouvement de soutiens qu’on enregistre tous les jours sur le terrain me conforte dans ce choix. J’espère fédérer autour de ma candidature au-delà de notre coalition immédiate pour donner la chance à l’opposition de battre ici le système. Nous y travaillons et j’ai bon espoir que la raison l’emporte sur les passions et les tentations aventurières.

Kassataya : quels arguments avez-vous contre les autres candidats de l’opposition et de la majorité ?

Bocar Oumar Bâ : je n’ai pas d’argument contre qui que ce soit de l’opposition ni de la majorité. En revanche j’ai plein d’arguments en faveur de ma candidature. Mon principal argument est celui de mon projet qui s’adosse à une proposition forte et novatrice concernant la diaspora mauritanienne.

Si j’étais élu, je formulerais à l’assemblée nationale une proposition de loi visant à faire de la diaspora mauritanienne une 14ème région. Cela aboutirait alors à la création d’un Haut Conseil de la Diaspora subdivisé en départements en fonction des zones de concentration des mauritaniens. Dans cette hypothèse, nous aurions par exemple en France un département composé de représentants d’associations villageoises ainsi que de la société civile, et des personnes désignées par l’état qui travaillent de concert avec le consulat en vue de régler les problèmes administratifs de nos compatriotes et de formuler ensemble et de soutenir des projets de développement. Croyez-moi cette proposition ne relève pas d’une fantaisie de l’esprit, mais d’un véritable changement de paradigme concernant notre manière de percevoir nos citoyens installés à l’étranger. De cette disposition, si elle était retenue, découlent des politiques publiques qui ne peuvent que prendre en compte, à la fois les préoccupations de la diaspora dans ses intérêts catégoriels, et les besoins de notre pays de compter sur les ressources humaines de la diaspora, notamment dans sa capacité à fournir une vraie expertise en matière de coopération décentralisée et de soutien aux collectivités locales, et de mobilisation des fonds des caisses villageoises en Europe pour soutenir des projets locaux.

Le jour où notre pays réussira à mieux considérer sa diaspora, celle-ci deviendra pour lui un atout majeur de développement. C’est donc ce projet phare que je déclinerai en propositions concrètes qui fait ma différence dans cette campagne.

« Aujourd’hui la cartographie électorale décidée unilatéralement par le pouvoir au sujet de la diaspora suit la même logique de discrimination des zones de présence de nos ressortissants négro-africains »

Kassataya : quelle lecture faites-vous de l’opposition à trois mois des élections ?



Bocar Oumar Bâ : je dois avouer qu’elle est dans un état peu reluisant. Son impréparation générale est patente. En atteste sa cécité face aux mesures déjà prise pour lui voler les élections. La cartographie électorale en soi en Mauritanie est un scandale permanent. Des régions à très faible densité démographique, parce qu’elles sont habitées par nos compatriotes arabes, sont représentées par plus d’élus que des régions de très fortes densités démographiques, généralement négro-africaines. Cela n’est un secret pour personne. L’opposition antisystème qui fait généralement ses meilleurs scores dans ces régions demeure impuissante et sans réaction significative face à cet état de fait.

Aujourd’hui la cartographie électorale décidée unilatéralement par le pouvoir au sujet de la diaspora suit la même logique de discrimination des zones de présence de nos ressortissants négro-africains. Comment comprendre autrement qu’on ouvre des bureaux de vote en Gambie et en Guinée Bissau où il y a une forte diaspora maure commerçante, et pas au Sénégal proche ? Comment comprendre que pour toute l’Europe il ne soit ouvert de bureau de vote qu’en France, et aucun en Belgique et en Espagne qui regorgent pourtant de mauritaniens. Mais ils ont le défaut d’être surtout noirs, pour parler sans détour. L’opposition devrait dénoncer de manière forte et concertée ce scandale. Mais pour l’instant le climat semble hélas être à la résignation.

Kassataya : l’alliance CVE-CVE-VR peut-elle faire de bons résultats aux élections ?

Bocar Oumar Bâ : au-delà des résultats qu’elle pourrait produire, cette alliance est avant tout naturelle. Nous n’avons pas à ma connaissance de divergences sur la ligne politique et avons défendu le même projet politique lors de la dernière présidentielle durant laquelle j’étais le porte-parole Europe du candidat KHB, paix à son âme. C’est vous dire qu’une telle alliance, si elle n’était pas polluée par des considérations éloignées des enjeux, a d’abord l’avantage de ne pas confondre et disperser inutilement notre électorat qui est le même partout.

Kassataya : êtes-vous inquiet de la situation politique actuelle en Mauritanie ?

Bocar Oumar Bâ : ce qui serait inquiétant c’est de ne pas être inquiet.Notre pays est dans une situation géopolitique et géostratégique qui l’expose à tous les vents remuant l’instabilité. La présence des mouvements djihadistes dans la sous-région trouve des résonnances dans les relents de conservatisme social et religieux qui gagne de plus en plus notre société. Face à cela, nous avons un système de gouvernance politique qui, depuis des décennies, s’emploient à l’accentuation des discriminations, nous éloignant de l’idée même de nation, a fortiori de celle d’unité nationale.

Dans ces conditions, le défaut d’unité nationale ne peut qu’être un facteur affaiblissant face aux menaces extérieures. Sur le plan purement politique, nous assistons à une pérennisation et à une banalisation du pouvoir militaire paré de costume civil. Et parce que ce sont des militaires qui nous dirigent, ils se rendent incapables de régler la question cruciale de crimes de génocide issus des années de braise dont un certain nombre de présumés auteurs ont encore de hautes fonctions dans l’armée.

La situation de l’opposition qui n’a pas encore réglé la question fondamentale de ses lignes de démarcation politiques rend encore plus illisible la situation. Qui est d’accord avec quoi et avec qui ? C’est là où la proposition du président IMS consistant au dialogue de l’opposition pour faire la part des choses entre ceux qui sont pour l’alternance au pouvoir et ceux qui sont pour une vraie alternative au système me parait bien à propos.

Kassataya : est ce que ces élections ou l’opposition est divisée peuvent faire bouger les lignes ?



Bocar Oumar Bâ : tout dépend de quelles lignes nous parlons. En tous cas s’il s’agit de lignes de fond, celles qui consistent à secouer le système de manière significative, je ne le pense pas. Car pour cela, comme j’ai dit avant, cela supposerait que nous sachions qui est système et qui est antisystème dans l’opposition. Je crois que l’opposition a peu de temps pour clarifier les divergences que j’ai nommées. Par conséquent, pour un certain nombre de mouvements et partis il ne s’agirait que de regroupements basés sur de la pure mécanique électorale. Dieu merci, nous concernant, avec la CVE/VR et je l’espère bientôt avec la CVE et peut-être même avec le RAG ce ne serait pas le cas.

Propos recueillis par Chérif Kane, journaliste à Rouen

©️ via https://kassataya.com/2023/01/30/bocar-oumar-ba-si-jetais-elu-je-formulerais-a-lassemblee-nationale-une-proposition-de-loi-visant-a-faire-de-la-diaspora-mauritanienne-une-14eme-region/

● Y’a ça chez nous ? | Hors-série #2 : Le cas mauritanien | Ausha | Avec l’interview audio de Dr Sidi NDIAYE

Un élément audio descriptif de près d’une heure, très instructif sur les réalités socio-politiques mauritaniennes.

Le Lien du Podcast : https://podcast.ausha.co/y-a-ca-chez-nous-1/hors-serie-2-le-cas-mauritanien

DESCRIPTION

Dans cet épisode, on sort du triptyque Algérie-Maroc-Tunisie pour se rendre légèrement plus au sud. Direction la Mauritanie, un pays situé au entre le Sahara Occidental revendiqué par le royaume du Maroc, l’Algérie, le Sénégal et le Mali. Pour en parler, Sidi N’Diaye, politiste spécialisé dans les violences politiques, ethnopolitiques et les politiques de réconciliation nationale en Mauritanie.

©️ Source initiale : https://podcast.ausha.co/y-a-ca-chez-nous-1/hors-serie-2-le-cas-mauritanien

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● Le Grand Entretien du Blog (GEB) | Avec le vice-président d’Armepes-Ganbanaxu Fedde, monsieur Samba Fofana.

À l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage (2 décembre 2022), la rubrique Le Grand Entretien de notre Blog revient avec une interview accordée par monsieur Fofana Samba. Juriste et militant droit-de-lhommiste mauritanien vivant en France, il est parmi les porteurs pionniers de l’engagement abolitionniste et pour des réformes sociales dans la communauté sooninké. Il est actuellement le premier vice-président de l’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles). Pour rappel l’association Armepes-France est à l’initiative de la mouvance anti-esclavagiste transnationale Ganbanaaxu Fedde via en premier lieu son forum WhatsApp de sensibilisation créé le 5 octobre 2016 par monsieur Gaye Traoré, l’actuel président d’Armepes-france.

Nos vifs remerciements à lui pour sa disponibilité et l’intérêt accordé à notre sollicitation.

Ci-dessous ses éléments de réponse à nos 4 questions soumises :

Question 1 : Bonjour Monsieur Fofana, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? (Parcours personnel et de militant)

Samba Fofana : Je m’appelle Fofana Samba, du village de Boully en Mauritanie . Je peux noter ici que j’ai un petit parcours académique à la faculté Économique et juridique de Nouakchott de 1998 à 2002 date de l’obtention de la maîtrise en droit privé.
S’agissant du militantisme associatif, j’ai œuvré à plusieurs associations d’abord villageoises dans le but de contribuer au développement de notre pays d’origine.
Je suis aujourd’hui vice-président de L’association des ressortissants Mauritaniens pour l’éradication des pratiques esclavagistes et leurs séquelles (ARMEPES) en France depuis janvier 2016.
Je fais partie des premières personnes à avoir posé les jalons d’une réforme sociale dans notre communauté .

Question 2 : Pouvez-vous nous édifier sur les réalités liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké et l’engagement abolitionniste Ganbanaaxu Fedde ?

SF : La société soninké est fortement hiérarchisée sur la base de ce qu’on appelle communément les classes sociales ou castes. On peut affirmer ici que ce système d’organisation sociale a une forme pyramidale , au sommet on trouve les classes nobles , en deuxième position les gens qui constituent les corps de métiers et au bas de l’échelle les esclaves avec leurs démembrements aussi .
Comme toutes les sociétés la communauté soninké d’antan à en moment donné de son histoire avait besoin d’une organisation socio-politique par son propre génie afin d’assurer son existence dans la quête d’un bien être.
Mais la société soninké n’a pas su opérer les réformes nécessaires pour être en phase avec les réalités changeantes et c’est là où l’élite soninké dans son ensemble a échoué.
À mon sens le conservatisme ne devrait pas en aucun cas nous pousser vers une certaine forme d’autarcie aveugle qui nous conduira inéluctablement vers le déclin.
Pour parler de l’engagement abolitionniste Ganbanaaxu Fedde, on peut dire que ce mouvement a apporté à mon sens non seulement un éveil mais aussi une certaine prise de conscience collective pour rompre avec certaines pratiques esclavagistes .

Question 3 : Le 2 décembre de chaque année marque la journée internationale de l’abolition de l’esclavage, les séquelles du phénomène restent vivaces dans certaines zones en Afrique, selon vous quels sont les écueils qui empêchent une éradication définitive ?

SF : La date du 02 décembre 2022 nous rappelle d’abord un passé douloureux dans l’histoire de l’humanité et surtout en tant que noir africain.
Mais on peut se poser la question si l’esclavage dans ses différentes manifestations n’est pas encore d’actualité en dépit de toutes les injustices qui frappent de plein fouet les humains ?
Concernant précisément la société soninké, nous avions assisté à des difficultés pas moindres dans certaines contrées à cause de l’emprise féodale tellement présente.
Cette société a connu un passé glorieux à travers L’Empire du Gana ou le wagadou Biida, connu grâce à certains historiens Arabes .

Après la fin de la colonisation, et malgré l’avènement des indépendances , les soninkés sont toujours restés dans leur ancienne organisation où la loi n’est pas forcément une norme mais surtout c’est l’ordre coutumier qui régit les affaires de la cité soninké ou en pays soninkés.
L’une des difficultés majeures peut s’expliquer par la nature de nos Etats, quand on sait que ceux ou celles qui sont à la tête de nos institutions ont d’abord du mal pour légiférer sur la question et surtout quant à l’application des lois en vigueur pour restaurer la citoyenneté réelle.

Question 4 : Quel message avez-vous à l’endroit des militant.e.s et sympathisant.e.s de la mouvance anti-esclavagiste Ganbanaaxu Fedde, aux leaders communautaires et aux
autorités étatiques ?

SF : Le message que j’ai à l’endroit de nos leaders , militants, sympathisants, hommes comme femmes . Je les invite davantage à redoubler d’efforts car la réforme que nous portons se veut inclusive, longue , difficile et qui doit s’inscrire sur une durée.
Nous devrions nous focaliser sur certaines valeurs que je trouve cardinales voire déterminantes à mon sens pour l’accomplissement de cette cause juste : Courage, unité, solidarité et humilité.

9 décembre 2022

✍️🏿 Entretien réalisé par KS pour le BLOG

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● Mauritanie : Il y a une volonté d’arabiser toute l’Éducation (Souzy Boye – OLAN)

ALAKHBAR (Nouakchott) – La vice-coordinatrice de l’Organisation pour l’Officialisation des Langues Nationales (OLAN), Souzy Boye, estime que la Loi d’orientation de l’Éducation nationale « vise l’arabisation totale du système éducatif » et parle d’une expérimentation « sans lendemain » des langues nationales.

Elle est interrogée par Alakhbar.

ALAKHBAR_ Comment vous décrivez votre mouvement, OLAN?

OLAN est un sursaut de citoyenneté qui a réuni des mauritaniens de différents horizons et de différents profils après l’annonce de la présentation du projet de Loi d’orientation de l’Éducation nationale, portée par le Ministère de l’Éducation nationale et de la Réforme du Système éducatif.



ALAKHBAR_ Qu’est-ce que vous réclamez précisément pour les langues nationales ?

La constitution mauritanienne reconnait quatre langues: le wolof, le puular, le soninke et l’arabe. Parmi celles-là, l’arabe est la seule langue officielle. Les autres sont des langues nationales. Nous demandons donc l’équité et l’égale citoyenneté de tous les mauritaniens et par conséquent l’officialisation des langues Puular, Soninke et Wolof au même titre que l’Arabe.

ALAKHBAR_ Pourquoi vous fustigez la Loi d’orientation de l’Éducation nationale ?

En fait, l’OLAN ne s’oppose pas à une réforme de notre Éducation. Plutôt, nous dénonçons les nombreuses zones d’ombre dans la Loi d’orientation de l’Éducation nationale. C’est une loi ambiguë quand elle aborde la réintroduction des langues nationales au système éducatif.

En lisant l’article 65, on comprend que la loi vise plutôt l’arabisation totale du système éducatif. Pour les langue nationales on nous propose simplement une expérimentation sans lendemain aux classes préscolaires et fondamentales.

D’ailleurs, les langues nationales ont été expérimentées il y a 20 ans. Pourquoi refaire aujourd’hui? Et puis, la nouvelle loi ne définit pas la période d’expérimentation. Comme je l’ai dit, il y a une volonté réelle d’arabiser tout le système éducatif.

Nous sommes seulement pour une réforme de l’Éducation qui accorde les mêmes chances à tous les enfants mauritaniens quel que soit leur appartenance communautaire.

©️ Via http://fr.alakhbar.info/16497-0-Mauritanie-Il-y-a-une-volonte-darabiser-toute-lducation-Souzy-Boy—OLAN.html

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✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec l’ingénieur informatique Sidi Camara, le concepteur de l’outil numérique Khrankompé.

La rubrique du GEB (Grand Entretien du BLOG) vous revient avec l’interview qu’un jeune pépite ingénieur visionnaire nous a gentiment accordée. Il s’appelle Sidi Camara, jeune mauritanien du Guidimagha (Tachott) qui est le concepteur d’un support numérique facilement exploitable et accessible dédié aux contenus pédagogiques et d’enseignement en langue maternelle. Son dispositif numérique est appelé Khrankompé (en vocable soninké) qui veut dire « salle des cours », vient d’être promu parmi les 10 finalistes de la sixième édition du Challenge App Afrique sponsorisé par l’influent duo organe médiatique français à l’international RFI et France 24 . À nos questions, l’ancien boursier mathématicien diplômé en Algérie et par la suite en France à l’université de la Sorbonne Université Paris 6, explique succinctement les objectifs de son outil innovant porteur d’espoirs en matière d’accès aux contenus d’enseignement. Et il nous distille quelques prompts conseils pour l’intérêt que doit avoir la promotion de l’éducation dans notre communauté.

À Lire ci-après :

Question 1 : Bonjour Monsieur Camara Sidi Moussa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Parcours éducatif et professionnel…

SC :Je suis Sidi CAMARA, je suis de Tachott, Mauritanie. J’ai eu le bac Mathématique en 2013 suite à quoi l’État m’a offert une bourse en Algérie pour une licence en Mathématique Informatique que j’ai obtenue en 2016. De 2016 à 2018 j’ai fait mon master en informatique à l’université Paris 6 (Sorbonne université, ex UPMC)

Depuis 2018 j’ai travaillé pour plusieurs entreprises de la région Lyonnaise et Parisienne en tant que Data engineer (ingénieur de données) et ingénieur machine learning.



Question 2 : Selon des sources médiatiques, vous êtes finaliste au Challenge App Afrique avec votre projet Khrankompé, nos vives félicitations à vous. Pouvez-vous présenter la nature de ce dispositif Challenge et votre projet Khrankompé ?

SC : L’objectif de Challenge App Afrique est d’imaginer le service numérique qui contribuera à l’éducation des enfants. L’objectif du concours est de prendre un lauréat parmi les entrepreneurs (en Afrique) dont les projets contribuent à l’éducation des enfants. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 15 000 € et un accompagnement personnalisé.

Khrankompé: L’objectif de Khrankompé est de produire tous les cours du primaire expliqués en langue locale et accessibles en offline sur smartphone et support USB tout en conservant la langue d’écriture de l’enseignement.

~L’élément média : Facebook Challenge App Afrique




Question 3 : En quoi les contenus pédagogiques sur supports numériques peuvent convenir avec pertinence aux besoins en matière de politique globale d’instruction dans nos pays, en particulier en Mauritanie dans les zones rurales ?

SC : En Mauritanie le système éducatif est en français et arabe ce qui pose beaucoup de problèmes aux enfants dont la langue maternelle est autre que ces deux langues.
Les contenus pédagogiques sur support numérique permettent de déployer la solution à large échelle et à moindre coût tout en permettant à chaque enfant des cours de qualité et dans sa langue natale.


Question 4 : Quels conseils pouvez-vous donner pour l’émergence d’une grande mobilisation autour de l’école en milieux soninkés ?


SC : Que ceux qui ont eu un parcours scolaire exemplaire soient des exemples pour les plus jeunes en leur parlant :


~ de leurs parcours,

~ des opportunités offertes par l’éducation,

~ la différence entre un ingénieur et un manœuvre.

• Que l’éducation devienne prioritaire sur l’emigration.

• La mise en place des événements mettant en avant le succès scolaire


Question 5 : Votre avis sur le régime éducatif hybride (semi privé et madrassas) qui existe en parallèle des écoles publiques dans nos localités villageoises ? Inconvénients et avantages pour l’avenir de nos enfants ?


SC : Pour moi ces madrassas ne devront jamais se substituer à l’école nationale et qu’elles devront plutôt être mises en place sous forme de soutien scolaire. Car ces madrassas n’assurent pas un parcours scolaire pérenne (pas de bac, pas de collège, ..etc). En général, les enfants deviennent déscolarisés après un certain temps et en sortent sans profession et aucun bagage scientifique.

12 mars 2022

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓L’entretien du blog | Avec Mr Boubacar N’djim du MSDH – Mali

—Nous vous proposons l’entretien avec Monsieur Boubacar N’djim du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits Humains. Le coordinateur national de ce mouvement dans le paysage droit-de-lhommiste malien, est une voix vive par son activisme agissant transversal pour la défense des droits humains.

À suivre :



Question 1 : Bonjour Mr Ndjim, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Boubacar N’djim : je me nomme N’Djim Boubacar. Je suis de nationalité malienne, originaire de la région de Mopti et je réside au Mali plus précisément à Bamako. je suis le Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)


Question 2 : Vous êtes actif pour la défense des droits à travers l’organisation MSDH, pouvez-vous la présenter succintement (genèse de sa création et principaux objectifs) ?

BN : Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une jeune organisation qui fait de la lutte contre toutes les formes d’injustice son credo. Au MSDH, nous n’avons pas la prétention de tout connaitre, mais nous relaterons certains faits dont nous avons été témoins ou même souvent victimes indirectes avec justesse et objectivité.

Son siège social est situé à : Hamdallaye, près de d’ANAM MALI  Elle dispose des coordinations dans les localités suivantes ;Kayes, Diéma, Kita, Kati, Mopti, Ségou, Bougouni, Sikasso, Koutiala, Tombouctou. Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une organisation indépendante à but non lucratif créée officiellement en janvier 2019. Le MSDH intervient partout où les droits de l’homme sont bafoués, assure la veille citoyenne et n’hésite pas à prendre position quand il s’agit de restaurer la dignité humaine.

• Les objectifs du MSDH sont les suivants :   

Réduire au minimum la violation des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire Malien ;

Contribuer à la promotion et au respect des droits de l’Homme ;

Examiner toutes les situations d’atteintes au droit de l’Homme constatées ou portées à notre connaissance ;

Entreprendre des actions appropriées en la matière auprès des autorités compétentes ;

Formuler des recommandations sur toutes les questions relatives aux droits de l’homme dans le cadre réglementaire, législatif et judiciaire ;

Collaborer avec tous les organismes nationaux et internationaux de défense des droits de l’homme ;

Veuillez avec attention sur toutes décisions ou actions du gouvernement susceptibles de porter atteinte au respect des droits de l’Homme ;

Informer et dénoncer tout acte d’injustice en mobilisant l’opinion publique ;

Mener des activités d’information, de communication, d’éducation et surtout de sensibilisation sur la promotion et le respect des droits de l’homme ;

Lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes;

Lutter contre l’excision, les violences domestiques contre femmes et enfants.

Avec le président Gaye Traoré et Mr N’Djim dans les locaux de son ONG à Bamako.

Question 3 : Quelles sont vos réalisations (activités) phares depuis sa création ?


BN : Depuis la création de notre mouvement nous avons mené plusieurs activités de sensibilisation, de communication, d’information, et d’éducation sur le domaine des violations des droits humains.
Mais l’activité phare qu’on a eu à réaliser en partenariat avec le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès est l’organisation de la Conférence débat de Bamako sur le phénomène de l’esclavagisme qui a regroupé plus 500 participants avec les toutes les composantes de la société civile malienne qui s’est tenue le 22 Mai 2021 à Bamako.

Question 4 : Quelles difficultés rencontrez-vous dans le cadre de votre engagement droit-de-lhommiste sur le terrain ?


BN : Il faut reconnaitre que le métier de défenseur des droits humains est un métier à risque car au mali l’Etat tarde à mettre en place une carte des défenseurs des droits humains mais la loi existe néanmoins.
Concernant ma lutte contre l’esclavage par ascendance surtout dans la région de Kayes j’ai rencontré pas mal difficultés, j’ai échappé à plusieurs tentatives d’enlèvement, j’ai répondu à plusieurs plaintes de la part des féodaux pour diffamation ou encore incitation à la haine ou encore trouble à l’ordre public. Les risques sont inhérents à la vie humaine donc sans risques et difficultés pas de résultats


Question 5 : Sur la problématique de l’esclavage par ascendance au Mali, selon vous pourquoi il n’y a toujours pas une loi spécifique criminalisant cette tare honteuse d’un autre âge ?


BN : Je suis consterné et surpris de voir dans un pays comme le Mali signataire des traités internationaux et sous régionaux sur les droits fondamentaux de l’homme qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité.
Partout où on est allé les populations victimes fustigent le manque d’équité, le manque d’impartialité ou le manque d’intégrité de l’appareil judiciaire dans la région de Kayes et soutiennent que ces pratiques sont entretenues et soutenues par le Gouvernement.
Le droit de tous les individus de ne pas être soumis à l’esclavage est un droit de l’homme fondamental ; or l’absence de procédures adéquates de mise en œuvre n’est pas faite pour encourager les Etats à mettre en place un système de garantie, contre toutes les formes contemporaines d’esclavage.
L’efficacité réelle d’un instrument international peut être évaluée en fonction de la mesure dans laquelle les Etats parties appliquent ses dispositions au niveau national. Le mot application dans le cas des instruments juridiques internationaux, désigne à la fois les mesures nationales adoptées par les Etats et les procédures internationales mises en œuvre en vue d’en surveiller la mise en œuvre.
Il n’existe pas de mécanisme chargé de veiller au respect par les Etats de l’obligation d’abolir l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage.
Le manque d’arsenal juridique relève juste d’un manque de volonté politique de la part de nos dirigeants.

Fin

© Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓ L’entretien du blog | Avec le SG de l’association Donkosira – Mali

À lire un entretien succint avec le secrétaire général de l’association Donkosira, monsieur Mamadou Sène CISSÉ. Un archiviste en numérisation de métier rencontré lors de notre quinzaine au Mali à l’occasion de l’évènement-programme EMifo Atelier de formation au plaidoyer à l’université USJPB (Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako) dont sa structure associative a été partenaire activement.


Question 1 : Bonjour monsieur Cissé, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mamadou Sène CISSÉ : Je suis archiviste en numérisation , secrétaire général de l’association Donkosira , partenaire du projet EMiFo (esclavage et migrations forcées dans l’Ouest du Mali) , je suis membre du réseau AKN (antislavery knowledge network) et assistant de recherche du Docteur Marie Rodet.

✓Question 2 : Vous êtes le secrétaire général de l’association Dokonsira, vous pouvez la présenter succintement (genèse de sa création et principaux objectifs) ?

MSC : l’association Donkosira : C’est la recherche et la diffusion des savoirs locaux par la nouvelle technologie de l’information et de la communication pour sensibiliser les générations futures contre toutes formes d’exploitations y compris l’esclavage par ascendance.

Question 3 : Quelles sont vos réalisations phares depuis sa création ?

MSC : 1- Demarginaliser les frontières Ouest africaine des communautés descendants d’esclaves , le projet s’étendait , du Mali , le Sénégal et la Guinée.

2- Visualising liberté : la visibilité de liberté et des luttes historiques liées à l’esclavage.3-Enfin SlaFMig/EMiFo , programme de recherche action esclavage et migrations forcées.

3- Enfin SlaFMig/EMiFo , programme de recherche action esclavage et migrations forcées.




Question 4 : Quelles difficultés avez vous rencontrées dans le cadre de votre engagement associatif sur le terrain ?

MSC : – Absence des autorités pour soutenir nos actions.
– Dificultés d’accès à certaines personnes ressources pour mener nos recherches.
– Manque de fonds pour financer plus largement nos activités.

• Site internet dédié : https://www.donkosira.org/

Entretien réalisé par KS

✓Entretien avec Baliou Coulibaly, Coordinateur national de Publish What You Pay (Publiez ce que vous payez)

Le CalameLes préparatifs des concertations politiques entre les acteurs politiques battent leur plein. C’est un moment important mais la société civile semble laissée en marge par les acteurs politiques. Comprenez-vous pourquoi ?

Baliou Coulibaly : Effectivement, nous avons fait ce constat regrettable qui a conduit à la mise à l’écart de la société civile. Cela est dû à deux faits. D’abord les acteurs traditionnels considèrent qu’ils sont les principaux acteurs des affaires de la cité. Jusque-là, malgré les injonctions des partenaires au développement, ils continuent à marginaliser la société civile.

C’est là une tendance regrettable et fortement ancrée et qui reste en porte à faux avec les bonnes pratiques en vigueur dans le monde. Dans les pays de démocratie véritable, la société civile est au cœur de toutes les concertations et discussions autour des problématiques des cités.

Le deuxième facteur est lié au fait que la société civile n’a pas encore réussi à s’imposer en tant que partenaire indispensable et incontournable, c’est là également un fait à déplorer. Nous devons au niveau de la société civile pallier cela et nécessairement on doit être impliqué et s’impliquer, puisque pour qu’un dialogue soit franc, crédible et sincère, il doit être inclusif, et la société civile est une partie prenante de toutes les concertations qui engagent l’avenir de sa Nation.

Vous avez certainement scruté la feuille de route que les acteurs ont concoctée pour le dialogue. Quelle appréciation vous en faites ? Quels sont les thèmes qui ont retenu votre attention ?

✓BC : A propos de la feuille de nous route, nous avons constaté qu’elle s’intéresse beaucoup plus à des questions de calendrier et d’organisation. Certes, les parties ont ciblé quelques axes comme la bonne gouvernance, l’unité nationale… A nos yeux, les thèmes listés demeurent très généraux et vagues.

A notre avis, quand on va à ce genre de débat, on doit mettre l’accent sur l’essentiel et aborder sérieusement les priorités. A mon avis, on doit avoir le courage de s’attaquer aux questions essentielles et urgentes. Nous voulons que les questions de l’unité nationale, du passif humanitaire et de l’esclavage soient posées de manière claire et concrète pour sortir avec des propositions claires, comme au temps de feu le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Aussi, la question de l’esclavage doit-elle être traitée, pas seulement sur son aspect juridique mais aussi sur le plan économique et social, avec des mesures d’accompagnement comme la discrimination positive, l’appui et la prise en charge des personnes victimes de cette pratique mais également en termes de partage et de redistribution des richesses.

Aujourd’hui, hélas, il y a beaucoup de gens issus de ces couches qui n’ont aucune chance d’accéder à certaines fonctions, ce qui met un frein à leur émancipation puisqu’ils ne pourront pas poursuivre efficacement leur lutte et leurs enfants n’auront aucune chance de faire des études et partant jouir des richesses de leur propre pays, comme tous les autres, dans un pays égalitaire et juste et pour éradiquer ce phénomène et enfin apaiser les esprits.

Propos recueillis par Dalay Lam

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=749136

✓GUIDIMAGHA : DES CITOYENS SE PLAIGNENT DES REPERCUSSIONS DE L’ESCLAVAGE ET DEMANDENT JUSTICE [VIDÉO]

Un groupe d’habitants du village de Bouanze dans la wilaya du Guidimagha se plaint de ce qu’ils décrivent comme des séquelles de l’esclavage, appelant les plus hautes autorités du pays à leur rendre justice.

Un porte-parole du groupe, Mohamed Biranté Koné, a déclaré à alakhbar.info, que lui et les siens sont victimes de harcèlement raciste de la part des habitants du village.

Il a ajouté qu’ils sont privés d’occuper des postes politiques parce qu’ils sont d’anciens esclaves, soulignant qu’ils souffrent de l’esclavage même au XXIe siècle .

Il a souligné qu’eux et des anciens maitres vivent dans un même village et donc une seule zone géographique, mais aucun d’entre eux ne peut occuper de position de leadership ou de position politique dans le village à cause de cette discrimination.

Koné a appelé les autorités concernées à rendre justice au groupe et à régler ce problème, qui, selon lui, les préoccupe en tant que citoyens de la république.

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70619

Le Grand Entretien du Blog | Madame Habsa Camara, la fondatrice présidente de l’ONG Macalebasse en Mauritanie .

Notre publication Le Grand Entretien du Blog (Le GEB) de cette fin de semaine concerne une entrepreneuse ingénieuse qui dirige l’ONG Macalebasse basée à Nouakchott . Notre compatriote du nom de Habsa Camara, développe et transforme des éléments-sources du terroir environnemental en des produits Bio divers d’une grande utilité pratique. Un modèle d’entrepreneuriat visionnaire avec de louables perspectives à promouvoir.

Les contacts Macalebasse :

🔸Tél : +222 48 75 41 76

🔸Page Facebook : https://www.facebook.com/Macalebasse-107817211445900/


Question 1 : Bonjour, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

✓Habsa Camara : Bonjour. Je suis Kilé Camara, Habsa Camara à l’état civil. Je suis née en juillet 1991 au Congo Brazzaville où vivaient mes parents de nationalité mauritanienne, de kaédi au Gorgol.

Question 2 : vous êtes investie dans la promotion via les réseaux sociaux de divers produits faits localement à travers l’organisation Macalebasse, de quel type d’entrepreneuriat s’agit-il ? Vos principaux produits ?

HC : Je fais cette promotion sur le terrain depuis cinq(5) bonnes années avant que mon ONG « Macalebasse » qui (organisation non gouvernementale) qui a pour mission : la collecte – transformation & distribution de produits locaux ne soit reconnue juridiquement via l’octroi d’un agrément. Ce qui nous autorise à exercer en toute légalité, donc étaler les œuvres de Macalebasse où l’on s’identifie mauritanien.
Nos principaux produits jusque-là restent : les conserves de fruits & légumes, les jus de fruits, les confitures, les produits culinaires, les produits de beauté, mais également de la teinture locale appliquée sur du textile. Mais également des objets d’arts, essentiellement du recyclage.

Question 3 : Pouvez-vous présenter votre volume d’activité actuellement et quelles perspectives de développement ?

HC : les perspectives de développement oui. Il faut noter que Macalebasse contribue:

  • à soutenir les producteurs locaux. Ce qui évite les gâchis post-recolte .
  • à contribuer à la lutte contre l’insalubrité en recyclant une partie des objets jetés.
  • lutte contre la délinquance juvénile en occupant les jeunes, notamment les enfants de la rue. Mais avant tout, faire comprendre aux mauritaniens que la richesse commence par vivre de ce que nous produisons.

Question 4 : Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez éventuellement dans votre entreprise ?

✓HC : Des difficultés, il y en aura toujours. Macalebasse les affronte comme tout bon aventurier. Alhamdoullilah. Un merci sincère à vous pour l’intérêt accordé à Macalebasse. Consommer nos produits, c’est consommer local et sain !

Le 6 Mai 2021

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