Questions du Journal le Calame à Bala Touré Secrétaire Général du Parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale)

Le Calame : Vous venez de signer une alliance électorale avec le parti SAWAB. On avait parlé de Moustaqbel, de l’UFP et d’UNAD. Pourquoi plutôt SAWAB, parti d’obédience baath, à qui tout semblait pourtant vous opposer ?

Bala Touré : Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’occasion que vous me donnez de m’exprimer sur cette question qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, depuis quelques jours. Avant d’y répondre, je voudrais, également, adresser une pensée militante à nos camarades Abdallahi Maatala Saleck et Moussa Bilal Biram, détenus injustement, depuis bientôt deux ans, au bagne de Bir Moghrein, à mille deux cents kilomètres au Nord de Nouakchott.
Revenant à votre question, je dirai que ce résultat est l’aboutissement positif d’une vieille démarche. Ayant remarqué le grand engouement suscité par les activités d’IRA auxquelles adhèrent, dans tout le pays, des masses compactes, très engagées et conscientes de ce que la solution, à toutes les questions de droits humains que nous posons, est impossible sans volonté politique exprimée, sans ambiguïté, par le tenant du pouvoir qu’il sera alors, inéluctablement, nécessaire de conquérir, nous avons mis en place une branche politique à notre association : le Parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale) que les autorités mauritaniennes se sont empressées d’interdire.
A l’approche des élections locales de 2013, nous avons entrepris de négocier avec divers partis de la place, en vue de trouver un cadre nous permettant de participer aux élections. Malheureusement, ces démarches n’ont pas pu aboutir, en raison d’intrusions malsaines d’officines à la solde des autorités. Durant ces trois derniers mois, nous avons approché plusieurs partis avec lesquels nous avons une convergence de vues, sur les questions nationales majeures. Mais ces nouvelles négociations ont traîné, se soldant, à chaque fois, par un échec, jusqu’à ce que nous rencontrions les responsables du parti SAWAB – une formation politique nationale fondée en 2005, bien après la chute d’Ould Taya. Avec eux, c’est bien au-delà des aspects électoralistes que nous avec pris tout notre temps, pour visiter, en profondeur, les grandes questions nationales. Et nous accorder sur nombre de celles-ci, notamment : le caractère pluriel de l’identité mauritanienne ; le droit à la différence ; la nécessité impérieuse de promouvoir les langues peul, soninké, wolof et hassanya, en vue de les développer et les hisser au statut de langues officielles, au même titre que l’arabe ; le règlement, sur la base de l’accomplissement des devoirs de vérité, de justice, de mémoire et de réparation, du lourd dossier de la tentative de génocide perpétrée, par les autorités, contre des populations noires de Mauritanie, durant les années de braise ; la nécessité d’un règlement définitif de la problématique de l’esclavage dans le pays ; le développement d’une culture de solidarité avec les générations futures, par la promotion et le respect de normes environnementales… Nous avons, ainsi, pris la décision, loin de toute passion, de fusionner notre branche politique avec le parti SAWAB – une décision majeure que nous assumons. L’histoire et le peuple mauritanien en jugeront de la pertinence.

Le Calame : Cet accord s’inscrit dans la perspective des élections locales en vue. Biram serait-il tête de liste de SAWAB pour les législatives?

BT : Oui, le président Biram Dah Abeïd dirigera la liste nationale législative. Nous nous sommes également entendus, sur le fond et la forme, en ce qui concerne toutes les élections (législatives, municipales et régionales) et plus des deux-tiers des postes électifs reviendront aux cadres issus de notre branche politique. Notre ambition est de pouvoir être candidats dans la plupart des deux cent dix-huit communes du pays.

Le Calame : Les autorités ont d’abord refusé d’autoriser votre conférence de presse, avant de l’accepter. Savez-vous pourquoi ? Ne craignez-vous pas que ces mêmes autorités reviennent à la charge pour bloquer la mise en œuvre de votre accord ?

BT : Le secrétaire général du parti fut informé, par le hakem, de l’interdiction de la conférence de presse. Le président Abdesselam ould Horma et son adjoint Ahmed ould Oubeïd ont alors réagi, en rendant visite au wali de Nouakchott-Ouest. C’est à la suite de leur réunion que l’interdiction a été levée.
Quant à la mise en œuvre de notre accord, nous ne sommes pas en mesure de prédire les comportements futurs des autorités. Ce dont nous sommes sûrs est que nous restons fidèles à nos principes et à nous-mêmes, prêts, de façon pacifique mais ferme et sans concession, à faire face à tout acte des autorités tendant à violer nos droits constitutionnels, à savoir d’association et de liberté d’expression.

Le Calame: Votre alliance avec Sawab a suscité des réactions hostiles, de la part, surtout, des anciens d’IRA et d’autres amis ou ex-alliés. Comment les avez-vous accueillies? Les comprenez-vous ?

BT :Nous sommes surtout surpris de ce regain d’intérêt, de la part de certaines personnes qui ont subitement retrouvé la mémoire. SAWAB est un parti de ce pays. Fondé en 2005, il a toujours mené ses activités, individuellement ou en partenariat avec les autres partis de l’opposition. Au lendemain du coup d’État militaire, perpétré par le général Mohamed ould Abdel Aziz, contre le président élu Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, SAWAB s’engagea dans la lutte contre le putsch, en tant que membre du FNDD où il côtoyait tous les partis de l’opposition. Après les accords de Dakar, Mohamed Ould Abdel Aziz s’est fait élire dans des conditions troubles. Quelques temps après cette élection, la COD (Coordination de l’Opposition Démocratique) fut mise en place, avant le FNDU (Forum National pour la Démocratie et l’Unité). SAWAB fut de tous ces regroupements, en partenariat avec les autres partis d’opposition. Plus récemment, APP et El Wiam formèrent, avec SAWAB, la CAP (Coalition pour l’Alternance Pacifique). Pour mener la campagne contre le referendum du 5 Août 2017, visant à changer la Constitution, c’est avec le FNDU, le RFD, les FPC, l’UNAD, El Watan, IRA- Mauritanie et Touche pas à ma Constitution, que SAWAB a fondé le G8. Tous ont signé des documents communs avec ce parti, ont organisé des manifestations communes avec lui (conférences de presse, marches, sit-in…). Tous les fronts, coalitions, forums et groupes se sont formés sur la base d’accords écrits, en forme de mémorandums consensuels explicitant, à chaque fois, une vision partagée de la situation passée et présente de la Mauritanie.
De 2008 à ce jour, SAWAB s’est donc situé en partenariat, rapproché, avec toute l’opposition politique, au gré des alliances. En dix ans, personne de ceux qui nous critiquent aujourd’hui n’a remarqué que SAWAB n’était pas fréquentable. Personne n’a dénoncé, à aucun moment, ses alliances avec les partis politiques nationaux. De cela, il ressort, clairement, que ce n’est pas SAWAB que visent ces remous : il s’agit, tout simplement, d’une volonté manifeste de nuire à IRA-Mauritanie et à son président.
Ceux qui nous critiquent, sans fondement aucun, ne sont, en réalité, que des personnes mécontentes et, même, malades des nombreux succès de notre organisation. Elles sont de cette féodalité nostalgique du passé, fortement mise en cause par les actions réussies d’IRA-Mauritanie. Elles deviennent, de facto, les voix audibles des services de renseignement mauritaniens qui traquent, partout, les promoteurs de notre mouvement.
La plupart de nos détracteurs vivent à des milliers de kilomètres de la Mauritanie, en Europe et en Amérique du Nord. Ils ont choisi le bavardage, quand nous avons fait le choix de l’action, à l’intérieur du pays, dans la pauvreté et les privations, avec le risque élevé d’être réprimé sévèrement et d’aller en prison. C’est le choix de l’action qui nous a fait accomplir, malgré les risques accrus de répression aveugle, le devoir de mémoire envers nos martyrs, assassinés massivement, par lâcheté et racisme des éléments de forces armées et de sécurité nationale. Nous avons initié et conduit les pèlerinages aux fosses communes d’Inal, Sorimalé et Wothié.
Aucune vocifération ne nous arrêtera. Notre volonté de conquérir le pouvoir politique en Mauritanie reste intacte, dans l’intérêt des populations mauritaniennes, et nous invitons toutes les personnes et groupes épris de justice, d’égalité et de paix, à se joindre à ce projet national où seule l’action intelligente compte.

Propos recueillis par DL

Crédit source: lecalame

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Rencontre: le président de Réseaux IRA, Biram Dah Abeid reçu à la Mairie de Paris.

Au cours de la dernière étape de sa tournée Européenne, le président des réseaux IRA dans le monde Biram Dah Abeid, a été invité par la maire de Paris Anne Hidalgo, à la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage, organisée le 10 mai 2018 à la place du général Catroux. Le président d’IRA a déposé une gerbe de fleures sous le monument du général Dumas, général de l’armée française, antillais descendant d’esclaves et père du chantre de la négritude Léon Gontrans Dumas.
Et toujours dans le cadre de ses activités avec la mairie de Paris, BDA a été reçu le 14 mai par l’ambassadricie chargée des relations internationales de la maire de Paris Patrizianna Sparaciano-Thiellay et sa conseillère Anaïs Mit. Au cours de cette entrevue le président d’IRA était accompagné par Ameth Gaye, vice-président d’IRA-France, Alexis Chaufrein et Elhadj Fall membres de la cellule stratégique de BDA en France.
Les échanges du jour ont porté sur les possibilités de coopération entre les deux parties.

Source crédit: IRA-France

Exclusif: le jeune activiste mauritanien Abdel Nasser Beibe répond à nos questions.

Le jeune mauritanien qui s’est confié gentillement en répondant à nos 10 questions, n’est pas un inconnu au sein de la jeunesse militante mauritanienne. Activiste à l’esprit ouvert et aux multiples casquettes, l’homme est un habitué des rencontres internationales sur différents domaines. Très actif sur les réseaux sociaux, Abdel Nasser Beibe ne passe pas inaperçu sur la scène nationale et internationale et a l’étoffe d’une personnalité publique d’envergure qui pèsera davantage dans l’avenir.

SONINKIDEES-J’OSE ▪Question 1 : Qui êtes-vous ? Pouvez-vous vous présenter brièvement à vos lecteurs ?

Abdel Nasser Beibe : Abdel Nasser Beibe est un citoyen du monde avec un passeport Mauritanien, activiste, syndicaliste, journaliste et acteur de la société civile .

Question 2 : vous êtes un activiste aux multiples casquettes sur la scène nationale et internationale , comment vous vous définiriez, homme politique ou militant de la société civile?

ANB : L’homme politique est celui qui pratique la politique autrement dit l’art du possible, par contre le militant de la société civile est celui qui sert et non se sert .

Question 3 : Quelle lecture faites-vous de la vie politique de notre pays actuellement?

ANB : Notre pays est actuellement devant une crise politique très compliquée et qui a besoin d’un sacrifice par le régime et l’opposition afin de sauver le pays, et la seule solution c’est un dialogue urgent et sérieux .

Question 4 : Vous suivez le cas de l’ex sénateur Ould Ghadda emprisonné , quel est l’état de son dossier aujourd’hui?

ANB : Le sénateur Ould Ghadda a été arrêté pour des raisons politiques à cause de son opposition et sa campagne contre les amendements constitutionnels au niveau des conseils des … , et il suffit de savoir qu’il est en prison depuis plus de 250 jours sans être jugé car il parait que le régime est incapable de présenter des preuves en cas de jugement, et c’est qui peut ouvrir d’autres dossiers politiques .

Question 5 : Quelle est votre analyse sur les problématiques liées aux pratiques esclavagistes d’une manière générale en RIM?

ANB : L’esclavage existe toujours en Mauritanie, il y’a eu une amélioration à cause des efforts des différents militants depuis le mouvement de El Hour jusqu’au IRA, mais le phénomène continue à exister car les lois ne sont pas appliquées réellement sur le terrain, aussi les différents régimes depuis l’indépendance n’ont pas fait les efforts nécessaires pour arrêter l’esclavage et punir les esclavagistes.

Question 6 : il y’a quelques années, vous aviez été refusé d’entrée aux USA, pouvez-vous nous en dire sur la suite de cette mesure?

ANB : Aout 2016, j’ai été expulsé par les autorités Américaines à l’aéroport de détroit après avoir découvrir la photo d’un roman qui s’appelle mon amoureux de Daech dans mon téléphone portable, et pendant les enquêtes, qui ont duré plus de six heures de temps, je les ai expliqué que le roman n’est qu’une histoire qui critique le groupe terroriste, mais les policiers ont pris la décision de l’expulsion en me donnant le choix de reprendre le visa après mon retour, mais après mon retour l’ambassade m’a dit qu’elle ne pourrait pas réagir que avant l’expulsion à l’aéroport .
Apres quelques semaines, j’ai consulté des avocats Americains qui m’ont confirmé que mon nom ne peut pas être sur une liste noire ou bloqué d’entrée aux Etats-Unis au futur .

Question 7 : si vous devenez président de la république aujourd’hui en RIM, quelles seraient vos 3 premières décisions phares ?

■ANB : Si je deviens un président de la république de la Mauritanie, mes premières trois décisions seront :
• L’expulsion des militaires de la scène politique et les faire retourner à leur camps.
• Le jugement de tous les criminels de l’histoire du pays, y compris les politiciens corrompus
• La résolution de l’affaire des soldats noirs pendant années 89 et 90

Question 8 : Pour que la RIM soit un trait d’union idéale entre le monde arabe maghrébin et l’Afrique Noire, que faudrait-il faire concrètement en matière politique, culturelle et économique ?

ANB : La Mauritanie est un pays arabe maghrébin et Africain, c’est une réalité, et c’est un acquis pour nous donc on doit profiter de notre position géographique, en sachant que la relation avec la zone arabe ou la zone de l’Afrique noire, surtout l’Afrique de l’ouest, est intouchable .

Question 9 : vous êtes un habitué des événements mondiaux réunissant la jeunesse internationale, quels enseignements faites-vous de ces rencontres pour la jeunesse mauritanienne ?

ANB : Les événements mondiaux qui réunissent la jeunesse sont une occasion de présenter le pays, sa jeunesse, sa culture et sa diversité, et d’habitude lors de ma participation dans chaque événement je partage cette expérience avec tous les jeunes par les réseaux sociaux et même parfois au terrain en transférant leur messages et recommandations.

Question 10 : Quelles projections avez-vous concernant d’agenda politique de notre pays, notamment les échéances électorales 2018 et 2019 ?

ANB : Notre pays est devant une période historique pour arriver à l’état d’égalité et de justice, donc on a besoin de sacrifice par les militants, la situation jusqu’au maintenant confirme que ces élections ne seront pas différentes des précédentes et continueront à garder les militaires au pouvoir, donc j’espère qu’il y’aura plus de militantisme et sacrifices par nos militants .

Entretien soumis par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

Interwiew/Guidumakha.com: Mr Gaye TRAORÉ, le président d’ARMEPES et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE s’explique.

1-Guidumakha.com : Bonjour M. le président Gaye TRAORE, présentez vous à nos lecteurs, présenter également l’ONG ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde ?

Bonjour Guidumakha.com , merci de m’avoir donné l’occasion de présenter notre ONG Armepes –France et le mouvement Ganbanaaxu fedde .Pour répondre à votre question rigoureusement , je m’appelle Gaye Traore autrement GAYE TENE pour les intimes .Je suis natif de la ville de Sélibaby , cette ville me tient particulièrement à cœur et beaucoup de nos cadres du Guidimakha doivent à cette ville et à ses structures scolaires .Je fais des études en lettres modernes à la faculté des lettres et sciences humaines de Nouakchott avant de poursuivre un Master2 en sciences de l’Education option : « POUVOIRS –DISCOURS ET SOCIÉTÉS » à Créteil Université actuel UPEC. Quant à l’ONG ARMEPES-France , elle est née à la suite d’un affront -en tout cas nous l’avons senti ainsi et il ne peut en être autrement – d’un érudit de la communauté Soninké basé en ARABIE SAOUDITE qui a fait un très long exposé sur l’esclavage et celui de la communauté Soninké
Plus précisément.
On peut écouter une partie de l’exposé sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=LcXt1j4Vcl4, la morale tirée de ce long exposé est la justification de la pratique de l’esclavage dans notre SONI KARAA. A partir de mars 2008 nous avons commencé de faire des réunions de sensibilisation dans les différents foyers de travailleurs immigrés dans PARIS et aux alentours . De ces consultations , est sortie Association mauritanienne pour l’éradication des pratiques de l’esclavage et ses séquelles-France ayant comme sigle ARMEPES-France , notre objectif premier est de débarrasser notre SONI KARAA de toutes ses tares liées à la féodalité , au système de castes, à l’hiérarchisation entre personnes ayant vécu ensemble depuis des nombreuses années . Notre ONG ARMEPES-France était railléé au début, on nous donnait comme champ d’action que le combat contre les LAADA ( pacte subtil de domination ,qui se traduit par un échange de travaux domestiques lors des cérémonies de mariages , de baptêmes ou de décès entre ancien maître et ancien esclave ou maître et esclave ) comme si nous avions une myopie de la condition humaine. Alors que nous avons un plan d’action vaste et varié dont les réalisations sont nécessaires et vitales pour la communauté SONI KARAA .
Quant à Ganbanaaxu fedde c’est un forum transnational qui embrasse la Mauritanie , le Mali , la Gambie et le Sénégal ainsi que toute la Diaspora SONINKE à travers le monde . Ganbanaaxu fedde est le fruit D’ARMEPES-France , notre devise est l’égalité en DIGNITE et en DROITS dans nos communautés respectives , qu’un patronyme ne soit pas un passe droit et qu’un autre ne soit l’objet de rejet , de discrimination cela est inadmissible en ce XXI ème siècle .La charpente de SONI KARAA est basée sur la catégorisation patronymique et déterministe qui fait que certains naissent nobles de statut , d’autres esclaves ou esclaves statutaires.C’est ce que j’ai appelé sur la chaîne Télésud en décembre 2016 : ASSIGNATION PATRONYMIQUE !

Cette assignation patronymique qui fait certains postes se font inaccessibles car pour représenter la communauté , il faut un patronyme qui ne peut être à consonnance Bambara par exemple ou il faut être dans la moule de la rotation patronymique en vigueur dans l’ordre féodal intracommunautaire quand il s’agit des nominations ministérielles :https://www.youtube.com/watch?v=rbksq8xchC8&t=43s (visionner cette séquence vidéo et tirez –en belle morale ) .Encore on entend certains membres de la féodalité soninke dirent être maire c’est être chef de village ,n’est ce pas là une bravade de la république ? Ce discours existe toujours même s’il n’est tenu qu’en cercle restreint avec la plus grande attention possible [rires].

2- Comment est-il venu l’idée de créer les forums Ganbanaxu Fedde sur Whatsapp ? Pourquoi les groupes dérangent voire agitent certains hommes politiques et les milieux extrémistes conservateurs féodaux Soninké?

Un certain moment dans la vie de toute organisation il y a de la mollesse, du relâchement et pour relancer la dynamique des débuts de ARMEPES-France , il m’était impératif en tant que secrétaire général à lépoque d’imaginer une solution à ma portée . Je vous rappelle que j’ai été secretaire général de ARMEPES-France depuis sa création jusqu’en novembre 2016 , date de ma désignation en tant que président de ARMEPES-France .Donc Ganbanaaxu fedde sur Whatsapp a été conçu pour redynamiser et faciliter la communication entre les membres de ARMEPES-FRANCE .Très vite en deux mois ce groupe WhatsApp créé pendant une heure creuse sur mon lieu de travail un après midi du 05 Octobre 2016 a eu un succès transnational. Ses membres dépassent la communauté mauritanienne. Un nouveau lien s’est tissé entre les esprits progressistes de SONI KARRA , toutes fonctions sociales confondues .Revenons au second volet de votre questionnement , la société SONINKE a ses codes de valorisation sociale qui ne reposent pas sur notre fonction sociale d’utilité commune , comme médecin , avocat , ingénieur , enseignant entre autres .On a beau avoir la qualification et la promotion que l’on veut dans sa vie professionnelle , cela n’est pas suffisant pour être valorisé dans notre SONI KARAA , car comme cité plus haut , on naît esclave ou noble .Un ami issu d’une illustre famille maraboutique de PODOR m’a dit au boulot ça( système de castes ) TRAORE , on ne peut pas le changer et ma réponse était : si on a pu combattre l’ignorance , on peut le changer car cela relève de l’ignorance et le débat est clos. Voilà pourquoi les conservateurs extrémistes veulent que les choses restent comme depuis l’anté MEDI KAAMA KANOUTE philosophe et sage soninke !Et à ce titre notre philosophe et sage soninke disait ceci en SONINKE : « NA GANBANAAXU SEBETINDI O ME NAXAA A WA KEFINII LADAA SIRU » en traduction approximative sous le contrôle du sage Yero Sylla :mettre l’égalité en dignité et droit entre nous fait partie des bonnes pratiques culturelles à promouvoir . Notre société SONI KARAA est réfractaire à toutes réformes c’est ce qui explique l’animosité , la mauvaise foi , les calomnies , les intimidations, les agressions contre nos membres et les tentatives de sabotages du mouvement Ganbanaaxu mais notre constance dans nos principes et la clarté dans notre projet de société que nous n’avons pas sous le manteau , qui n’est pas un discours que nous tenons en cachette , constituent notre bouclier .Certains avaient regroupé des dizaines milliers d’euros pour casser le mouvement , ces milliers d’euros ont disparu à Nouakchott , certains de nos membres ont perdu leur boulot , d’autres se sont vu refusé les services religieux de nos marabouts pour de problème de sociétés , certains de nos membres ont été expropriés car faisant partie de notre communauté Ganbanaaxu fedde qui demande l’égalité en dignité et en droit. Le troisième volet est relatif aux politiques, à ce niveau la lecture est simple la couche d’extraction servile est considéré très longtemps comme la clientèle politique pour ne pas dire le « cheptel votant» , pour maintenir ce cheptel en situation d’homme-chameau selon Nietzsche qui blesse son orgueil pour mettre en dérision sa sagesse, on met en avant les tribus , BARANE , BOTOKHOLO , HAYANE HOKOLOU , maure versus SONINKO, peulh versus SONINKO …En un mot ces tendances politiques datent depuis très longtemps. Une partie de ma famille a gardé des traces indélébiles de l’affrontement politique entre YAHHA KANE et DJERMOUNA SOUMARE . La docilité des descendants d’esclave fait de certains politiciens des barons politiques incontestés dans leurs fiefs respectifs. Tout discours , surtout nouveau venant des gens de Ganbanaaxu remettant en cause cette réalité fait face à une calomnie , une intimidation comme le cas de DAFORT , où le chantier d’un hangar privé a été suspendu sur décision du ministère de l’intérieur sur injonction des cadres de DAFORT selon la dernière polémique éclatée sur les réseaux sociaux , un communiqué à cet effet a été fait à l’adresse des autorités publiques par la Communauté Ganbanaaxu de DAFORT .

3 -Avez-vous reçu des menaces de mort, d’atteinte à votre vie ou à celle de vos membres ?

Les menaces de morts sont courant les insultes , les menaces d’attaques mystiques qui me font sourire , mais ces attaques datent bien avant le FORUM GANBANAAXU FEDDE, à mon encontre c’est depuis la création de ARMEPES-France en 2010 et le lancement de notre site internet :www.mauritanie-egalite.org.Certains me disent de ne pas trainer seule ,mais je suis croyant ce qui doit arriver ,arrivera à l’heure décrétée !
Comme cité dans ma précédente réponse certains de nos membres ont été agressés à MODIBOUGOU , le vieux FILY CISSOKHO , à DIANDIOUME côté malien le vieux MOUNTAKHA DIARRISSO a été violemment agressé .Toutes ces agressions n’ont pas eu des issues dissuasives car toute république doit combattre les pratiques esclavagistes et faire appliquer les lois en ce sens . Toutes ces affaires ont été étouffées en tout cas pour celui de MODIBOUGOU suite à des fortes pressions diverses et d’autres missions mystérieuses dites conciliatrices .Pour celui de MODIBOUGOU , l’influente tribu OULAD NASSR a eu raison de la résistance du vieux Fily Cissokho , quant à DIANDIOUME , le vieux MOUNTAKHA DIARISSO , est entrain d’être convoqué de gauche à droite alors que c’est lui la victime d’agression : son seul délit refuser toutes pratiques esclavagistes et tenir des réunions de sensibilisations dans sa maison.

4 –Décrire pour nous, comment se définit l’esclavage ou ses séquelles dans le milieu soninkara ? Est-ce que les autorités Mauritaniennes ont pris en compte vos revendications ?

Dans la société SONI KARAA la pratique esclavagiste varie en fonction des zones géographiques, elle est subtile au premier regard mais tout aussi révoltant , dans certains villages du KINGUI MALIEN , certains esclaves cultivent encore les samedis pour leur maître pendant l’hivernage c’est l’agression de MOUNTAKHA DIARISSO qui nous a éclairé sur ces faits de pratiques esclavagistes . L’esclavage dans SONI KARAA est héréditaire , et on hérite ses esclaves , on hérite la mosquée ce que j’ai qualifié tantôt d’assignation patronymique .Cette société on reconnaît dans la majorité des cas un esclave par son nom de famille, un noble par son nom de famille , la répartition des taches ou des fonctions est à la lumière de cette philosophie de suprématie patronymique. Il faut noter que les mariages du fait des assignations patronymiques restent endogamiques , tout mariage hors cadre est sujet à des tensions , des agressions sur le couple ou une des personnes qui forment le couple banni , les mariages entre castes différentes fait de la résistance même chez ceux qui sont lettrés ou occidentalisés, il arrive hélas que certains couples de castes différentes cèdent à la pression familiale ou du village , d’autres une infime minorité vivent leur vie mais toujours sous tension !Quant aux séquelles de l’esclavages dans la communauté soninké parlons en ! Souvent quand j’entends certains arguments sur les séquelles de l’esclavage ça sous-entend la forme douce de la domination ou la forme acceptable . Pour caricaturer les séquelles d’un accident voiture ne sont pas acceptables , les séquelles d’une mauvaise intervention chirurgicale ne sont pas acceptables même si la victime échappe à la mort . L’absence de propriété foncière selon le régime coutumier et féodal dans la majorité des cas pour les komos est une conséquence de la pratique esclavagiste . Le fait que dans certains villages dont je tairais toujours la femme esclave fait la moitié du veuvage prescrit par le coran et la Sunna ,le droit de cuissage bien que rare mais existe dans la communauté soninke , nous sommes obligés de taire les noms de villages pour plus de sérénité dans les débats . L’autre aspect des séquelles des pratiques esclavagistes que l’on peut constater de nos jours c’est l’accès limité à la science religieuse , car dans son instruction religieuse l’esclave appelé grossièrement « SERALANMA » ce mot est dérivé de l’arabe SHA’IR « poète » , l’appellation est parlante. Selon les anciennes moeurs en la matière, venu pour les sciences il n’a droit que des poèmes clameurs à la gloire du prophète (sas) dit-on mais plutôt charmeurs pour les maîtres dignitaires maraboutiques . Aujourd’hui la société soninke est en pleine mutation, le mouvement Ganbanaaxu fedde qu’on l’aime ou qu’on le déteste ça ne changera rien à la dynamique et à la nécessité à des réformes . les réformes ont commencé par ceux qui sont victimes des vestiges discriminatoires et ségrégationnistes conséquences de l’esclavagisme affreusement pratiqué d’antan .Concernant nos doléances , nous avons transmis deux courriers au président de la république islamique de Mauritanie et des communiqués via les réseaux ont été établis par notre cellule de communication pour alerter les autorités .Nous avons eu des échos favorables mais du côté de l’Etat mauritanien mais la main de l’Etat chancelle quand les affaires de l’apologie de l’esclavage, d’expropriation sur fond d’esclavage se présentent , l’application de la loi se fait désirer .
L’application rigoureuse de la loi 031-2015 nous permet de garantir la paix sociale ;Les lois de la république l’emportent sur les bon vouloir d’un chef coutumier , d’un chef de clan ,il devrait être ainsi pas autrement dans un Etat crédible .Lors du 6 Mars 2018 tenu à Sélibaby , nous avons tous entendu , « Le Juge Bâ Aliou, Président de la Cour spéciale de justice chargée des crimes esclavagistes de la Zone Est qui regroupe les deux Hodhs, l’Assaba et le Guidimagha, a largement expliqué le contenu de la Loi 2015-031 criminalisant les pratiques esclavagistes .»
Mais ce qui laisse perplexe c’est de nous avoir annoncer que sa cour ne compte que trois dossiers depuis 2015 sur l’ensemble du territoire ! Sommes nous sérieux dans notre combat ou manque d’information ,les ONG ont leur part de responsabilité .

5 -Est-il vrai que les descendants d’extractions serviles ne peuvent être des imams, chefs de villages, peuvent se présenter difficilement à des postes électifs, ils ne sont pas enterrés dans les mêmes cimetières que leurs anciens maitres?

Dans nos villages ou toute entité qui représente le village la loi des castes et la féodalité crachent le souffre pour caricaturer , entendez par là sèment la discorde .
En effet dans nos réformes , les points mis en avant c’est aussi la gestion de l’imamat , suite à mon entretien ave le conseiller du président de la république monsieur Sidney Sokhona , je lui ai évoqué notre projet de société et les réformes que cela nécessite , il y va dans l’intérêt de nos communautés respectives surtout à sensibilité manding ou sénégalo-guinéen où ce système de castes fait de la résistance .Quant à l’imamat nous ne voulons déposséder personne de sa mosquée, ou le traîner hors d’une quelconque mosquée , en matière de l’imamat nous voulons nous autonomiser c’est ce qui fait peur au fond :construire nous même nos mosquées et y prier , nous aurions besoin de personne alors pour nous les gérer, ni la bénédiction de personne pas de cooptation patronymiques en ce sens .Celui qui souhaite venir est la bienvenue en frère de religion , nous ne ruminons ni haines , ni rancœurs au nom de la fraternité , nous ne cherchons pas à venger nos aïeux usés , abusés , abattus comme des lapins pour certains , enterrés comme des piquets quand ils étaient petit pour certains , des noms de famille changés pour certains , certains ont été déshérités . Pour la chefferie du village , aujourd’hui un chef de village ne pèse pas dans la gestion du village compte tenu de la proximité de l’administration , mais c’est un référent coutumier qui demande une réforme et d’ailleurs sur ce point Ganbanaaxu fedde a été très longtemps caricaturé et incompris , peut être cette incompréhension arrange certains donc volontairement entretenue . Ce que nous proposons dans notre débat de société et que les tenants de l’ordre féodal se rassure , poser un débat de société cela ne veut pas dire décréter un ultimatum pour la fin de la chefferie des villages , cette chefferie , nous la voulons autrement et pour cela nous avons recours au droit d’aînesse sans condition patronymique , de sorte les plus âgés de tout le village soit notre chef coutumier à nous tous .On peut y adhérer ou ne pas y adhérer mais c’est un débat de société .Aujourd’hui seule une seule lignée ou quelques familles ont droit à la chefferie , on avance des justifications historiques ou généalogiques mais tous ces arguments ne sont plus adaptés vu le nombre de frictions , de tensions .Pour solidifier les liens je crois que nous devrions choisir ensemble notre référent coutumier , les modalités de désignations de notre chef coutumier natif du village ou descendant des natifs du villages sur le critère de l’âge , en dehors des critères de l’âge d’autres critères peuvent être proposées mais le statu quo n’a pas d’avenir.Mais c’est un débat de société qui ne devrait rendre personne nerveuse ni excitée. Quant à l’accès des personnes descendants d’esclaves aux postes électifs , au début des premières élections municipales ont entendu des discours qu’on croyait ne jamais entendre même de la part de certains dignitaires connu par leur esprit d’ouverture , le cas que l’on cite en exemple est celui de l’ancien maire de Bouanze monsieur DIO , que j’ai rencontré personnellement chez mon cousin à Sélibaby il y a quelques années pendant qu’il était encore en fonction . Aujourd’hui en Mauritanie le premier parti politique est le UPR , parti au pouvoir observons les maires et les députés de cette entité politique ; beaucoup d’entre eux toutes ethnies confondues sont issues de la féodalités( et justifier cette réalité seulement par le fait colonial est maigre et aigre à la foi ) , donc la promotion politique des descendants d’esclaves dans les grands appareils politiques méritent un colloque , dans tous les cas une attention particulière . Pour la question des cimetières je n’ai entendu qu’un ou deux villages dont les ressortissants m’ont confirmés cette pratique honteuse à peau dure ,soit c’est des cimetières séparées ou dans le même cimetière , les nobles enterrés à l’Est et les esclaves à l’Ouest mais je préfère ici encore ne pas citer de village compte tenu de la sensibilité de cette question !

6 –Cette discrimination touche des lieux de cultes et aux morts, mobilise-t-elle des érudits Soninké dans le Guidimakha ?

En tout cas à mon niveau depuis mon jeune âge je n’ai jamais eu écho de la remise en cause de cette réalité , même pas dans un sermon ni dans une conférence par un quelconque érudit , cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas chez les érudits des gens que cette réalité offusque et interpelle .
L’islam est une religion de réformes donc tout musulman sincère devrait être progressiste !

7 –Beaucoup de conflits se sont déclarés dans les villages sur fond d’expropriations de terres ou mosquées, d’expulsions à l’exemple de: Diaguily, Coumbandao, Daffort, Bouanze, Oulouboni, Tachott etc… tous ont le même point commun, le rejet des coutumes ou traditions esclavagistes, pourquoi la loi n’a-t-elle pas été appliquée dans ces cas?

Il faut dire à chaque fois que des litiges de cette nature arrivent sur les bureaux des autorités régionales l’aspect esclavagiste n’est pas mis en avant , donc les plaignants doivent demander une copie de leurs procès verbaux ou se faire accompagner par quelqu’un sachant lire le contenu dudit procès verbal, refuser tout compromis et de demander que la loi s’applique .La peur ou sentiment qui consiste « c’est sa terre » alors que la loi stipule que la terre appartient à celui qui la met en valeur .Beaucoup de dossiers liés à l’expropriation sont en souffrance au tribunal de Sélibaby , les protagonistes n’arrêtent pas de faire des aller-retour , des fois ils passent toute la journée dans la cour du tribunal sans un seul mot de la part des autorités judiciaires , à part fixer un autre rendez-vous !A Tachott Botokholo il y a eu quatorze expropriations , le représentant d’AMEES monsieur SIDIBE Moro à Tachott Botokholo et Mr DIAGUILY TRAORE représentant de AMEES à Sélibaby , ont fait un travail remarquable , le préfet en personne s’est déplacé si j’ai bonne mémoire sur les quatorze seuls deux expropriés se sont présentés , parmi ces deux protagonistes l’un n’a pas pu avoir des témoins c’est ce qu’exige le procureur de sélibaby, le second lui attend d’être convoqué de nouveau par le procureur de la république de Sélibaby.Quant à l’affaire de la mosquée de Coumbado , la mosquée est la mosquée de la communauté de Ganbanaaxu , ils veulent la récupérer pour y prier les vendredis , cette décision est prise pour éviter tout conflit dans le seul lieu de culte dédiée à la première du vendredi , je ne peux pas donner plus de détails , la question est sensible et en cours nous sommes vigilants quant aux derniers développements .La loi n’est pas appliquée parce que toute plainte sur fond d’esclavage indispose les autorités et la féodalité régionale qu’on l’admette ou pas n’est pas innocente dans le processus foireux des plaintes , la logique appliquée systématiquement est la suivante négociation , négociation quand les arrange !A lors nous avions demandé la négociation quand nos frères de Ouloumbonni étaient en prison , de la l’argent a été collecté pour prolonger leur détention à la prison civile de Sélibaby j’en ai la preuve !

8 –La journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles a été célébrée à Selibaby le 06 mars 2018, avez-vous l’espoir que la loi sera appliquée pour mettre fin aux conflits dans les villages qui risquent de dégénérer un jour?

La prise de conscience des victimes augmente de jour en jour , nous notre credo à Ganbanaaxu fedde est que nous n’allons jamais corrompre la justice de notre cher pays .
Oui j’ai espoir que la loi s’applique non pour se satisfaire des démêlés judiciaires d’un quidam , mais au nom de la paix sociale les lois de la république doivent être appliquées à tous , que les lois de la république l’emportent sur les coutumes féodales

9 – Une question politique, comment expliquez-vous que les partis politiques de la majorité au pouvoir comme de l’opposition, refusent souvent de parrainer des candidatures de personnes d’extractions serviles lors d’élections ?

C’est une question de myopie politique et d’égoïsme, mais à dire vrai la politique est rude c’est un combat de GLADIATEUR , mais la politique c’est aussi la gestion de la cité , comment ne pas se rendre compte si on a une once de sincérité qu’à l’assemblée il y a un problème , qu’une couche sociale est absente , j’ai répondu en partie à cette question en peu plus haut .La couche d’extraction servile est bonne à être de la clientèle politique , du cheptel votant comme mentionné plus haut .C’est à la couche d’extraction servile de s’organiser , sinon attendre de la manne et de la caille d’un politicien est une envie de suicide politique et si vous échappez au suicide politique vous plongerez dans un coma politique profond, comme l’image du pot de gloria( une fois usé , il est bon à jeter) évoqué à plusieurs reprises dans une de ses dernières émissions par Mamadou WAGUI Korera , la couche d’extraction servile doit s’organiser sans esprit de revanche mais de réformateurs. L’un de nos objectifs prioritaires dans ce domaine, est d’éveiller et de promouvoir une conscience politique libre et citoyenne parmi nos membres.

10 – Avez-vous un message à transmettre au pouvoir, aux partis de l’opposition, les ONG et à la société civile Mauritanienne ?

Ganbanaaxu fedde a beaucoup de réformes à mener pour le bien de SONI KARAA, nous n’avons de compte à régler avec personne , nous ne sommes pas obsédés par les filles de telles ou telles patronymes , nous voulons une société de progrès, de fraternité ,la vraie fraternité !
Nous comprenons l’animosité des uns et des autres envers nous Ganbanaaxu fedde , nous disons chaque société à sa phase de transition inéluctable , que les esprits progressistes conjugent leurs effforts pour réformer notre SONI KARAA, les anciennes us et coutumes n’ont pas la même teneur , les codes de valorisations sociaux devraient être transférés sur les mérites au nom de l’utilité commune !
Ce que je peux adresser aux autorités mauritaniennes, en un minimum de temps beaucoup de choses pourraient être faites si l’arsenal juridique criminalisant les pratiques de l’esclavage et séquelles est appliqué sans reste. Et l’agence TADAMOUN devrait se pencher sur d’autres communautés pour la réalisation réalisation de certaines infrastructures dans divers domaines ,bien qu’il y’a des zones prioritaires !
Aux partis politiques , tous les enjeux devraient être pris en compte dans les colloques et les débats , l’obsession de nos partis d’opposition c’est le pouvoir c’est pourquoi beaucoup de jeunes ne croient plus en leur discours , il y a trop de querelles internes stériles bloquant ainsi toute alliance efficace . Le problème est que cette opposition n’a pas la même priorité. L’opposition mauritanienne a été minée par des opportunistes et l’impatience de certains les a rallié en catimini au pouvoir sans pouvoir l’assumer .Etre avec le pouvoir n’est pas en soi un défaut , à vouloir être trop opportuniste on devient moins crédible !L’opposition devrait enterrer à jamais la stratégie du boycott on a vu que cette stratégie a ramené avec elle certains de nos députés qui font honneur à notre hémicycle , et en a ramené d’autres , et j’ai rien dit ! La société civile constitue un immense espoir pour des milliers de mauritaniens , je souhaite une société civile autonome dans ses mouvements qui n’est tenue par aucune fibre sensible . Restons constant dans nos principes ,le combat pour la liberté et la dignité humaine demande des sacrifices , de la patience et de la lucidité face aux épreuves !

Mes salutions sincères et mes encouragements à votre site Gidumakha.com

L’équipe du site Guidumakha.com vous remercie d’avance d’avoir accepté de répondre à leurs questions.

Crédit source: http://www.guidumakha.com

Interview du président de l’ONG lutte contre les discours extrémistes, l’esclavage et le terrorisme en Mauritanie

Atlasinfo – Guidumakha.com : Bonjour président Mohamed M’Bareck, présentez- vous à nos lecteurs et présentez nous votre ONG ?

Je m’appelle Mohamed Ould Mbareck, je suis président de l’ONG Initiative d’opposition aux Discours Extrémistes. Notre ONG est créée le 07 Juin 2010 à Nouakchott – Mauritanie. Elle lutte contre les Discours Extrémistes, l’esclavage et le terrorisme.

Le saviez-vous que les discours extrémistes sont très développés pour réconforter des positions féodales (esclavagistes) dans le milieu des ethnies noires Mauritaniennes ?

Les discours extrémistes sont très développés et réconfortent les positions féodales des ethnies noires de Mauritanie. Dans certains milieux féodaux esclavagistes noirs, un frein à l’émancipation des esclaves est souvent entretenu par ces féodaux. Au niveau religieux ces féodaux refusent de partager les mosquées et les cimetières à ceux qu’ils jugent esclaves de caste.

Pour certains Mauritaniens non avertis, dès qu’on parle de l’esclavage, cela ne concerne que les Haratine et Maures blancs, pourtant les séquelles de l’esclavage ont la peau dure entre les ethnies dites « négro-africaines », que devrait faire les ONG pour combattre le fléau ?

L’esclavage dans la communauté maure est limité grâce à la loi 048 anti-esclavagiste en vigueur dans le pays. Chez les ethnies dites négro-africaines, la pratique esclavagiste est toujours entretenue dans les milieux féodaux. Notre ONG continue de lutter contre cette pratique en dénonçant les cas rencontrés auprès de la justice avec des preuves concrètes.

L’élite noire accuse l’élite maure de raciste et esclavagiste, vice-versa chez les maures, où se situe la responsabilité des uns et les autres par rapport à ces deux problèmes qui minent les mauritaniens selon vous ?

Concernant la communauté maure blanche, il n’y pas de problèmes de partage des mosquées et des cimetières entre les maures blancs et les Haratines. Ils prient ensemble dans les mosquées et leurs morts sont enterrés ensembles, leurs enfants étudient ensemble dans les mêmes écoles. Ce n’est le cas malheureusement dans les milieux féodaux des communautés négro-mauritaniennes.

Nous avons appris ces deniers jours, votre ONG a porté devant la justice le cas d’un certain Tapa Coulibaly avec d’autres partenaires, vous avez accusé l’individu de tenir un discours extrémiste dangereux pour la cohésion sociale, avez-vous eu gain de cause ? Expliquez nous le dessous de cette affaire ? Que faisait l’individu dans les réseaux sociaux ?

Oui, nous avons porté plainte contre Monsieur TAPA Coulibaly pour discours extrémistes et esclavagistes. Ce Monsieur à plusieurs occasions a fait l’apologie de l’esclavage et portant atteinte à la cohésion sociale. Notre ONG a réuni des preuves compromettantes contre ce Monsieur et nous en avons saisi la justice qui a mis l’accusé sous surveillance judiciaire. Nous remercions Monsieur le Procureur de la République et ses adjoints, le juge d’instruction, le Commissaire de la Police Judiciaire et le Commissariat 4ème de Tevragh Zein qui ont bien traité correctement notre plainte. Ceci honore notre justice. N’oublions pas que l’extrémisme est la cause principale du terrorisme que notre ONG combat avec force.

Dans le Guidumakha, si les gens ne souhaitent plus suivre les coutumes esclavagistes, ils sont lynchés, battus, reniés, exclus de villages, les descendants serviles n’ont pas droit de diriger leur propre mosquée (imam), ni chefferie villageoise, sont privés de compétitions lors d’élection, s’ils sont nommés, ils sont dénoncés par les féodaux, qu’en pensez vous de cette situation ? Est-ce que l’état ne serait-il pas responsable de cette discrimination héréditaire en continue depuis plusieurs siècles ?

La situation des esclaves au Guidimagha est inacceptable et est contraire à notre sainte religion, et aux droits de l’homme. Il est inacceptable d’empêcher les esclaves du Guidimagha de diriger des mosquées, des villages ou des postes électifs. On ne peut accuser l’Etat de cette situation. L’Etat a mis en place des lois anti-esclavagistes et ce sont les milieux féodaux qui sont responsables de cette situation. Cette situation sera traitée par Notre ONG et affrontera cette situation ainsi que tous cas similaires dans toutes les communautés du pays.

L’équipe Guidumakha.com vous remercie d’avoir accepté de répondre à leurs questions.

Source crédit: http://www.cridem.org

Extrait d’une intervention du Président Rwandais P. Kagamé sur la RR (Radio Rwanda)

« Si notre pays est au rang premier en Afrique, et que le monde entier nous observe aujourd’hui, ce n’est pas parce que nous avons le Vatican, la Kabba, la Maison Blanche, l’ Élysée ou le Taj Mahal ici chez nous.

Non plus parce que vous avez un certain Paul Kagamé comme chef d’Etat, mais plutôt parce que vous avez des fils et des filles du Rwanda dans ce pays.

Des hommes et surtout des jeunes et des femmes Rwandais qui se sont pardonnés entre eux, et qui ont pris le destin de leur pays en main par le sens du travail, des innovations et du patriotisme comme étant la clé de leur progrès et de leur développement. Ce que nous faisons ici au Rwanda n’est pas un miracle, ni impossible ailleurs, il s’agit tout simplement de l’engagement de toute une nation, des jeunes et de femmes Rwandais surtout, mais aussi de volonté politique.

Bientôt, nous aurons les meilleures université du monde chez nous,(NYU, Hardvard, London school of Economics, FIT…) Nous aurons aussi les meilleurs hôpitaux au Rwanda. L’intelligence et la compétence de nos enfants seront égales ou supérieurs à celle des grandes puissances, et notre pays le Rwanda sera une nouvelle porte d’opportunité, de savoir, de technologie et d’innovation pour tous les enfants Africains et du monde qui désirent appendre chez nous ou encore nous encore nous apporter leur savoir.

Le Rwanda sera non seulement au rendez-vous des civilisations, mais aussi des sciences et des technologies et de toutes les cultures qui domineront le monde.

Aujourd’hui, plus de 40% de notre agriculture est entrain d être dominé par la technologie, l’Afrique tout entière peut faire mieux que nous pour une autosuffisance alimentaire primordiale, tout est question d’intérêt national et des peuples Africains.

Bien que nous sommes désormais loin de notre passé, faisons bon usage du présent pour faire mouche au futur. Car, le plus difficile n’est plus la d’ou on vient, mais plutôt l’a ou nous désirons et rêvons d’y aller. Au Rwanda, nous désirons et rêvons d’aller loin grace à ce peuple et à cette jeunesse désormais consciente »

Extrait d’une intervention du Président Rwandais P. Kagamé sur la RR (Radio Rwanda)