L’éditorial: le coût de l’hypocrisie, par Camara Seydi Moussa 


Hypocrites sont les Mauritaniens dans leur écrasante majorité. Une malheureuse caractéristique qu’ils se partagent, sans discrimination… Ce comportement s’exprime dans tous les actes posés. 

Exemple : On sort d’un referendum où les bureaux de vote à Nouakchott ont été délaissés par les électeurs alors que l’affluence au meeting de clôture présidé dans la même ville par Ould Abdel Aziz a été historique.
Mais l’illustration la plus parfaite de ce vécu mauritanien est l’aspect organisationnel qui a entouré les visites du Président dans les quartiers à Nouakchott et particulièrement le quartier Sebkha ou 5ème Arrdt. Cette visite aux populations par le Président renseigne, une fois encore, sur le degré de la puissance de l’auto-manipulation (se mentir à soi-même) du système comme dans un passé récent où on créait des villages tout le long du trajet qu’empruntait le Président Maaouya. Des villages qui avaient comme durée de vie le temps du passage ou de l’écarquillement des yeux du chef. C’était l’expression totale de l’hypocrisie. Et rien n’a changé.
Ces rencontres hautement médiatisées ont été, dit-on, destinées au bas peuple même si certains caciques politiques locaux n’ont pas raté l’occasion de prendre la parole pour faire les louanges de l’hôte spécial du jour. Mieux. La palme d’or de la honte comportementale est revenue aux services de la mairie. La Communauté urbaine et la garde nationale ont déployé les moyens nécessaires pour dératiser, dépolluer et désinfecter pour requinquer l’image du quartier afin de recevoir le chef dans un environnement sain. Un chef qui est venu voir et comprendre le vécu des hommes et femmes de ces quartiers qui se confondent avec la pauvreté humaine primaire.
Mais le Président ne verra pas les eaux puantes, verdâtres et boueuses dans lesquelles ces populations pataugent depuis plus de deux ans. Ces sources d’épidémies et signes principaux d’impécuniosité ont hypocritement disparu. Ce décor naturel de la zone (quartier Sebkha) ne sera pas vu par Ould Abdel Aziz. La souffrance des ces pauvres hères doit être cachée pour le temps de la visite du Président. Une décision des organisateurs de ces visites et grandement exécutée par les services de madame la maire appuyée par la garde nationale.
Une hypocrisie malsaine qui témoigne du peu d’intérêt des services de la mairie mais surtout du sommet de l’Etat de la vie et de l’existence de ces misérables populations. Ces populations qui ont comme compagnons les mouches et les moustiques dans des odeurs intenables, une situation qui n’a jamais réellement préoccupé la Communauté urbaine. Un service public qui se transforme de jour en jour en boutique d’une dame sans projet ni ambition pour la ville de Nouakchott, la capitale-poubelle. Un autre crime de la Communauté urbaine et l’élite du pays que les populations qui ont pris la parole pour l’occasion n’ont pas su relever. Triste sort. 
Comme disait Thomas Sankara « L’esclave, qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte paie » 
Pour cette magnifique occasion qui s’offrait aux populations pour parler de leur situation, on parla surtout de l’alcool frelaté (Soumsoum), d’insécurité, d’étrangers ou de la musique de la gent juvénile et autres. Et on voit les « proches collaborateurs » qui accompagnent le Président prendre note…
Le coût de cette hypocrisie, aujourd’hui, est tout simplement la déchéance à tous les niveaux. La Mauritanie se transforme en une société de mythomanes, de tricheurs, de tireurs à flanc où tout est farce. 
Ici et là en Mauritanie, fais ce que tu veux où tu veux et comme tu veux, personne ne te prendra au sérieux même si tu es sérieux… Car le menteur et le flagorneur sont déjà passés par là. On est réellement perdu. Les valeurs s’écartèlent entre pilleurs et collabos et la confusion est entretenue : le digne citoyen et le citoyen fourbe sont fêtés de la même façon.
L’honneur s’est éclipsé pour laisser s’installer la comédie et nos valeurs d’hommes libres – produits d’une belle et rayonnante histoire multiforme, multiséculaire et multidimensionnelle- s’atrophient par la translation de l’autre moi sur notre moi. 
La Mauritanie a perdu son chemin.

Camara Seydi Moussa



Source: la Nouvelle Expression 

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​Libérer les femmes (2) : Unité d’origine, égalité intrinsèque, Par Ousmane TIMERA 

Ni d’orient ni d’occident. Ma plume vise ce qui est au-delà : l’humain. Femme ou homme, riche ou pauvre, vieux ou jeune, noir ou blanc, c’est l’humanité en tant que telle par-delà les spécificités qui est la raison de notre résistance contre ce qui l’aliène, le but de nos efforts pour ce qui l’élève.
C’est elle qui a travers l’esclave est réduite à l’animalité. C’est elle qui se perd lorsque les femmes sont par la domination réduite au rang d’objet. C’est toujours elle qui se vend à vil prix quand la pauvreté dévore ses membres, que la prostitution la déshabille de sa dignité et que le mépris vient accuser les victimes d’être les auteurs de leurs malheurs. C’est Adam qui devant Satan se prosterne avec Eve couchée à ses pieds. 
Libérer la femme donc, au même titre que l’homme, l’esclave, l’exploité, l’immigré, la veuve et l’orphelin, est ce sans quoi l’humanité se perd. C’est ce que l’Islam entend réaliser en libérant la volonté humaine civilisatrice, afin de la mettre en relation avec la volonté divine créatrice. La première doit être en paix (islam) avec la seconde et se vouer à elle (Islam) pour se réaliser pleinement.
Femmes et hommes : une origine commune pleine de sens
Mais un obstacle à cela se dresse et brouille les esprits. Il faut l’abattre. Les mots alors s’arment de sagesse. Les signes du Livre les leurs fournissent. Il porte l’infini générosité de son auteur. Leurs frappes sont précises. Elles prennent à la racine le problème et donnent à la réforme son fondement. La dignité, la liberté, la responsabilité de la femme et donc de l’homme, de l’homme et donc de la femme et l’égalité qui fonde leur relation en découlent. L’origine énonce le principe :
« Humains ! ayez conscience de votre seigneur-éducateur qui vous a créé d’une seule âme et dont il créa sa paire et de ce couple il dissémina nombre d’hommes et de femmes. Ayez crainte et conscience de Dieu par qui vous donnez mutuellement soutien ainsi que les liens familiaux » (S4 ; s1).
Une seule âme ! Tous en sont issus. Un seul être qui devint deux. Lequel était mâle ? Lequel était femelle ? Là n’est pas la question. Elle ne se pose pas. Puisqu’il n’y a l’un que si l’autre est. L’un et l’autre en fait sont le même. Mais quand bien même cette interrogation devait s’imposé peu ne s’en faille que le Coran aille dans le sens contraire de ce qui s’est installé dans les conscience : selon les passages S6 ; s98 et S7 ; s189, il semblerait que la femelle ait devancé le masculin qui vint trouver tranquillité auprès d’elle et la féconda. En tous les cas, quoi qu’il en soit, les deux ont la même origine, avant toute détermination sexuelle qui viendra après le dédoublement de cette être, cette âme unique. C’est ce que le Coran veut démontrer. 
Est-ce là une interprétation mielleuse et moderniste de ma part ? Voyons ces fameux autres passages qui montrent un autre aspect du tableau fait de nos origines.
« Il est celui qui vous fit émerger d’un seul être, d’une seule âme, puis (se dédoubla en) réceptacle (féminin) et dépositaire (masculin). Nous exposons ainsi les signes pour des gens qui comprennent en profondeur » (S6 ; s98).
 Il vous a créés à partir d’un seule âme dont il fit sa paire (zawj qui est un terme indéterminé l’autre parti du couple, féminin ou masculin) pour qu’il vive (yaskuna, au masculin) en tranquillité auprès d’elle (ilayha au féminin). Puis, quand il la recouvra, elle porta une légère grossesse, dont elle ne prit garde. Puis, quand elle s’alourdit, tous deux invoquèrent Dieu, leur Seigneur : « Si tu nous donnes un juste, nous serons certainement du nombre des reconnaissants » (S7; s189).
La dualité femelle-mâle est advenue de l’unité primordiale de l’âme unique, qui est devenue par la suite l’une et l’autre (ou l’une après l’autre pour ceux qui veulent coute que coute un premier). Il n’y a pas ici de soi-disant côte tirée de l’homme pour créer la femme. Ni l’idée que celle-ci fut créée pour combler l’ennui de l’homme seul au paradis, comme le relate la bible, reprise par l’inconséquence musulmane. L’une et l’autre ensemble furent créés. L’un est solidaire de l’autre en existence, de sorte que parler de l’autre c’est dire que l’autre est là. Adam n’est pas sans Eve, même quand il est cité seul, comme le reste de l’humanité est par eux deux représentée.
La femme n’est ni côte, ni tordue
Vous comprenez pourquoi imbiber de ces passages, je ne peux qu’être surpris, voire irrité, d’entendre en long et en large cette histoire de femme tordue par essence, si propagées dans le discours musulman, jusqu’à vouloir y trouver des justifications psychologiques et scientifiques qui ne valent pas l’air qui servit à les proférer.
Mêmes des femmes, musulmanes en l’occurrence, n’hésitent pas à dire d’elles, et elles sont nombreuses, qu’elles sont intérieurement courbées, « tordues » telle une côte. C’est ce qu’une sœur d’ailleurs me balançait lorsqu’elle essayait de me retenir lors d’une intervention pour régler un problème, au sein du centre culturel que je dirigeais : « tu sais, me dit-elle, il ne faut être trop exigeant. Tu as raison mais nous les femmes on a été créées à partir d’une cote tordue. Tu le sais bien, hein !.., tu connais la religion. Mais tu sais aussi que si tu tentes de redresser la côte tu vas la briser, tu dois donc laisser… ».
J’avais déjà décroché et étais resté sur « nous les femmes on est ‘’tordue’’ ». J’imaginais toutes ces femmes qui m’ont apporté vie, sagesse, amour et joie. Je me disais : « non ma mère n’est pas tordue, mes sœurs ne sont pas tordues, mes tantes ne le sont pas par nature. Ma dulcinée ne l’est pas, sinon comment l’aurai-je choisie, et encore moins ma fille que j’espère bien éduquer pour qu’elle ne soit pas, justement, ‘’tordue’’».
Comment a-t-on pu en arriver là ? Pourquoi un hadith (dans le recueil de Boukhari) fallacieux sur la création d’Eve, faussement attribué au Prophète, directement « pompé » de la genèse et de l’héritage judéo-chrétien, que le Coran est venu réformer, a-t-il pu prendre autant de poids dans la pensée musulmane, jusqu’à commander le quotidien, au détriment de la révélation sans faille ?
Le mensonge de la création de la femme à partir de la côte de l’homme, comme celui qui la rend coupable de la première trahison qui aurait poussé celui-ci au péché, n’ont qu’un objectif : retirer à la femme son humanité pleine et entière, la subordonner à l’homme, en faire sa chose et justifier sa domination et son exploitation. Ni plus ni moins. Je dis mensonge et n’hésite pas dire que ces deux hadiths relatant ces informations, sont faux, car il contrevient à ce que le Coran dit. Et font, par ailleurs, perdurer l’injustice que subissent les femmes, en en faisant l’expression d’un décret divin, naturelle et/ou culturelle. Adam, est le premier responsable de la désobéissance dans le paradis, selon le Coran. La responsabilité d’Eve ayant été de s’être laissé entrainer par son époux et de ne pas utiliser son autonomie. Puis ils furent par la suite pardonnés par le Miséricordieux. Aucun péché originel, ni malédiction de la femme ne découlent donc de cet événement. La dignité et la miséricorde sont premiers et aucun péché ne peut annihiler ce principe.
Origine commune donc égalité de principe
C’est la raison pour laquelle en plusieurs de ses passages, le Coran revient sur cette question pour rétablir la vérité. Femmes et hommes sont de la même espèce et sont, ensemble, porteur de la même mission de lieutenance de Dieu sur terre. Et sont donc, tous les deux, les sujets de la même noblesse, de la même égalité, de la même liberté et de la même responsabilité.
« Et leur seigneur leur fit cette réponse : je ne délaisserai point l’action de tout acteur parmi vous, qu’il soit homme ou femme. Vous êtes les uns issus des autres. Ceux qui donc ont émigré, furent expulsés de leur demeure, furent persécutés dans ma voie, combattirent et furent tués, je leur effacerai leurs fautes et les ferai rentrer dans des jardins (paradis) du dessous desquelles coulent des cours d’eau. Une récompense de la part de Dieu. Et auprès de Dieu se trouve la plus belle récompense » (S3 ; s 195).
« Et celui qui fait de belles œuvres, homme ou femme, et qu’il est croyant, ceux-là entreront au paradis et ne seront en rien lésés ». (S4 ; s124).
La première citation, montrant l’égalité intrinsèque auprès de Dieu quant à la récompense, entre homme et femme, dessine concrètement les réalités de l’action de bien qui en est la raison, dans l’engagement des femmes et des hommes de foi dans tous les domaines (spirituels, sociales et politiques etc). Il y est question de voyage, de prise de risque pour sa vie au nom de ses convictions, de résistances, de combat et de sacrifices. Croyantes et croyants, pied à pied sont ici concerné et la féminité ou la masculinité n’interviennent en rien dans la qualité de l’action menée et de la récompense donnée. Si ceci n’est pas de l’égalité, alors ce mot ne veut rien dire.
Ainsi, en matière de devoir comme de droit, ce qui est accordé à l’un l’est par principe à l’autre, sauf en cas de spécificité explicite qui s’impose naturellement ou qui se propose socialement (les deux domaines n’étant aucun du même ordre), mais qui jamais ne peut remettre en question ces principes ontologiques et permanentes, de dignité et d’égalité. C’est bien parce que ces principes intrinsèques, en lien directe avec celui d’unicité de Dieu, n’arrangent pas les affaires de la domination et de la soumission qui est son corollaire, que la première s’invente une religion (je dirai déligion) sur mesure que la seconde s’empresse d’adopter. C’est la contre-révélation des clergés au service de l’ordre établi et de sa contre-révolution.
Une méthodologie de distinction et de reliance pour aborder ce sujet
Des sourires en coin font apparaitre leurs canines. On croit avoir trouver l’angle d’attaque. Ça attrape au mollet. C’est un bout de bois mais il ne le sait pas. Il s’acharne laissons-le ronger : « tu l’as dit toi-même, il y a des spécificités. L’homme n’est pas comme la femme. Il ne peut y avoir d’égalité. Pas pareils donc pas égaux (‘’chah, j’l’ai eu’’ se dit-il). Pourquoi tu lis pas les autres passages du Coran ? tu vois toi aussi tu fragmentes le Coran et tu le lis à ta sauce pour faire plaisir aux kouffar. C’est allah qui dit « …les hommes sont supérieurs aux femmes… » (selon sa traduction fallacieuse) ; c’est lui qui dit que « …pour l’homme une part égale à celle de deux filles… » ; c’est lui qui dit « …et l’homme n’est pas comme la femme…» ; qui dit encore « …et les hommes ont sur elles une supériorité… » ; « …frapper les… » quand elles nous désobéissent ; qu’il faut deux témoins femmes pour égaler le témoignage d’un seul homme ; elle peut pas par exemple se marier de son propre chef sans l’autorisation de son tuteur. Elle a pas le droit de divorcer sans l’autorisation de son mari. Peut-elle comme l’homme être mariée à plusieurs personnes en même temps ? Tu vois bien que non ! L’homme a-t-il une seule de ces restrictions ? Non plus ! ça veut dire que l’homme est supérieur c’est tout ! Dans toute organisation il faut un chef et l’homme est pour la femme son chef, s’il la dirige selon l’ordre d’Allah ».

 

Voilà la contre révélation version préchi-précha. Elle est facile à avaler d’autant qu’elle s’habille d’argument apparemment coranique. Je dis apparemment car ce sont des citations slogans et non le Coran lui-même qui s’exprime. L’ignorance rend aveugle ; la semi science encore plus. L’idéologie mélange les domaines et tronque la réalité pour imposer sa vision partiale et malade. Il nous faut jeter les bases d’une méditation sérieuse. 
a) Question de méthodologie d’abord :
1) Le Coran n’est pas contradictoire, il est harmonieux. Ces citations prises en entier ne peuvent donc aller à l’encontre des passages de l’égalité intrinsèque entre tous les humains et entre les femmes et les hommes, qui découlent de l’origine commune. 
2) Les passages doivent être cités en entier, dans la mesure où cela permet de mettre le propos dans son contexte textuel, par rapport à ce que l’on veut honnêtement démontrer.
3) Ce que l’on comprend d’un passage doit être en accord avec tout le Coran, sinon c’est le signe qu’il y a erreur.
4) La sunna ne peut aller à l’encontre du Coran, car le prophète est fidèle à sa révélation sinon il n’est pas prophète et ce n’est pas une révélation. Tout hadith qui contredit la dignité et l’égalité entre tous les humains, établies par le Coran est à rejeter, car cela signifie que le Prophète ne l’a pas dit.
b) Question de philosophie ensuite :
Ceci pour la méthodologie d’approche des sources. Il y a ensuite ce qui concerne la distinction des domaines et des notions qu’il faut prendre en considération : 
1) Quand on parle d’égalité on ne parle pas de mêmeté. L’égalité entre hommes et femmes, et entre tous les humains d’ailleurs, n’est pas le reniement des différences. Ce serait une forme de refus et d’élimination de l’autre. L’uniformisation, comme la séparation, visent toujours en effet la domination de l’autre. Ainsi ceux qui au nom de l’égalité (qui est vraie) prône la mêmeté entre homme et femme sont dans le tort, au même titre que ceux qui au nom de la différence (qui est un fait) veulent annuler l’égalité. Il s’agit, malgré l’apparente contradiction et opposition entre ces deux visions, du même projet d’aliénation et/ou d’annihilation (symbolique ou concrète) de l’humanité. 
2) Cela découle du premier point, la prise en compte des spécificités biologiques (inchangeables) et sociales (à améliorer dans le sens de la justice et de l’équité), dans la distinction sans séparation des uns et des autres, n’est pas une validation de l’inégalité. Spécificité et disparité n’est sont iniquité et inégalité. Le fait de ne pas demander aux démunis ce que l’on demande aux riches, ni aux infirmes ce que l’on exige des valides, n’est pas signifier qu’il y a inégalité en matière d’humanité. Les différences biologiques, les positions sociales et les disparités de capacités, et les interactions sociales qu’elles sous-tendent et permettent, au niveau horizontal, ne sont pas à confondre avec les valeurs qui les commandent et vers lesquelles celles-ci doivent être orientées.
Il est donc fallacieux de mélanger les points secondaires juridiques, liés aux affaires sociales (mariage, naissance, divorce, veuvage, héritage etc) avec les principes fondateurs philosophiques. Les premiers prennent en compte la situation d’injustice et les spécificités biologiques et sociales , en vue d’aller vers la justice et la protection des droits, en l’occurrence des femmes, qu’induisent et imposent les seconds. Eriger ces points d’application d’un second degré en principes qui contredisent les signes à portée ontologique et principielle, est proprement scandaleux et n’est rien d’autre que la falsification (tahrîf) que la révélation reprochait/reproche aux clergés. Et Dieu sait qu’ils sont nombreux par nos prédicateurs.
La répartition des droits et devoirs entre femmes et hommes, ne reposent pas sur la préférence divine pour l’un ou l’autre. Dieu n’est pas masculin, ni féminin. Son ordre n’est ni patriarcal, ni matriarcal. Les sociétés ont le droit de se choisir les systèmes sociaux qui leur sied, l’exigence de la charia est de maintenir, quelque-soit le type d’organisation opté, la justice, l’équité et la protection des plus faibles. Ainsi quand le Coran ordonne à ce que les femmes reçoivent des hommes une dot, dans le cadre du mariage (S4 ;s4) ; qu’elles doivent recevoir une pension après le divorce ou en cas de veuvage (S2 ;s240-241), tous cela de la part des hommes. Cela signifie-t-il qu’elles sont meilleures ou supérieures aux hommes ? Ou bien s’agit-il de reformes qui visent à défendre les droits des femmes, face à des rapports qui se limitent à la force brute naturelle et animale, qu’il veut par ailleurs humaniser et élever, au nom du principe de dignité, d’égalité et de solidarité qu’il érige en absolu ? Le ridicule ne voit jamais ses bêtises.
Conclusion
Ceci est ce qui doit être présent de façon permanente à l’esprit des gens, lorsque la question des relations homme-femmes du point de vue de l’Islam, est abordée. Ce sont les passages qui parlent de l’origine commune et du principe d’égalité et de complémentarité (entre tous les êtres humains) et la lecture des signes dans leur reliance, qui doivent orienter la conscience musulmane et la méditation humaine pour continuer l’action de libération de tous, et penser, pour aujourd’hui, les réformes qui vont dans ce sens. 
« O êtres humains, nous vous avons créé d’un homme et d’une femme et avons fait de vous des peuples et ethnies afin que vous vous entreconnaissiez. Le plus digne d’entre vous auprès de Dieu est le plus vertueux. Dieu de ce que vous faites est tout à fait informé » (S49 ; s13).
Entre les membres de la famille humaine dignes par principe, d’origine commune, le surplus de dignité vis-à-vis de ses semblables, n’est pas masculine ou féminine, ni biologique ou ethnique mais vertueuse et éthique, dans la conscience d’une transcendance qui sait les tréfonds de chaque cœur.
La connexion est faite. La révélation peut inspirer sa réforme. La pensée, désormais sur orbite, doit continuer et alimenter son action jusqu’à sa révolution. Ce qui suivra, ces principes étant établis, se chargera de prendre un par un les domaines dans lesquels les relations femmes-hommes furent traitées dans le Coran. Ce afin d’en tirer les enseignements et réformes universelles qu’ils portent, et de corriger les interprétations atomisées de la domination et de sa contre-révélation. Paix !

Source: ousmanetimera.unblog.fr 

Le référendum du 5 Août 2017 : la voie vers un troisième mandat est-elle ouverte ?


Saidou Diallo – Il n’est un secret pour personne, que dans le cadre d’une opération référendaire, le libellé de la question a une incidence sur le choix de la réponse. 


D’où l’intérêt d’une question avec des termes clairs et précis, ce qui malheureusement n’était pas le cas lors du référendum de ce 5 août 2017. Le projet de réformes constitutionnelles initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz portait sur deux séries de questions distinctes. Mais, on peut se demander la question de savoir, si les mauritaniens étaient au fait de ce pour quoi ils s’exprimaient ? 

La commission électorale nationale indépendante (CENI) à laquelle revient l’organisation et la supervision des opérations électorales, a mis à la disposition des électeurs des spécimens en vue de se préparer à l’opération de vote. 

Les mauritaniens qui se sont rendus aux urnes, soit 53 % des inscrits sur les listes électorales (1.389 092 personnes) devaient répondre à une première question relative au changement du drapeau national. 

Cependant, si on peut lire sur le spécimen de la CENI, qui doit préparer les électeurs au vote : Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle des modifications à l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991. 

Elle est relative notamment au drapeau national. L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile de couleur or sur fond vert, portant, sur chaque coté une bande horizontale, rectangulaire de couleur rouge, on ne retrouve pas les deux dernières phrases précitées sur les bulletins de vote. Car sur le bulletin bleu, correspondant à ce point du projet de réformes constitutionnelle, il est écrit : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991 ? 

Or cette formulation, contrairement à celle du spécimen, inclut à la lecture de la constitution, aussi bien le drapeau national, que le sceau national et l’hymne, même si ces deux derniers symboles sont fixés par la loi. Pour rappel, l’article 8 de la constitution est libellé comme suit – Article 8 : L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile d’or sur fond vert. Le sceau de l’Etat et l’hymne national sont fixés par la loi.

Force est de constater que pour un néophyte en droit constitutionnel, l’absence de ces deux phrases précisant le périmètre et l’objet de la sollicitation est susceptible d’impacter le choix des électeurs. Ces différentes zones d’ombre précitées sont susceptibles de remettre en cause l’ensemble de l’opération référendaire. 

Mieux encore, l’entourloupe résiderait davantage, sur la seconde question posée aux électeurs tant elle manque de clarté. Le libellé de cette question est capital car durant le vote, il y a un face-à-face solitaire entre le citoyen-votant et la question référendaire. D’où l’exigence de clarté, afin de savoir sur quoi exactement portera le choix du votant. 

Ainsi, sur la seconde série de question relative à la reforme institutionnelle, le spécimen a le mérite d’être plutôt très clair avec une question où on énumère les dispositions soumises au référendum. Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle de certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991. Elle est relative à certaines institutions de la République :

– Suppression du sénat et transfert de ses attributions à l’assemblée nationale

– Création de Conseils régionaux élus pour la promotion du développement local 

– Institution aux lieux et place du Haut Conseil Islamique, du Médiateur de la République et du haut conseil de la Fatwa et des recours gracieux, d’un Haut Conseil de la Fatwa et des recours gracieux.

Ce libellé contenu dans le spécimen détaille les dispositions constitutionnelles faisant l’objet de la consultation référendaire. La question liste les institutions à supprimer et celles qui seront créées. Donc elle nous dit les différents articles de la constitution qui sont soumis au projet de réforme. Cependant, cette énumération exhaustive des dispositions constitutionnelles sur lesquelles devrait se pencher le citoyen-votant, disparaît miraculeusement dans le bulletin jaune à introduire dans l’urne le jour du vote. 

En lieu et place de la question précitée on retrouve celle-ci : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de certaines dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991 ? De ce fait, on retrouve dans le bulletin de vote qu’une question aux contours vagues, sans objet précis, ouvrant la voie à toute forme d’interprétation.

Le problème se trouve ici dans le terme DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA CONSTITUTION. Ce pronom indéfini peut faire englober des dispositions constitutionnelles plus larges que celles énumérées auparavant. Ainsi l’objet exact et réel de la consultation disparaît. Cette disparition mystérieuse de l’élément explicatif de ce point du référendum fausse inéluctablement le choix de l’électeur. 

Dès cet instant, le projet de loi référendaire n’est plus respecté. D’autant plus que l’objet du projet de révision constitutionnelle a changé de meeting en meeting, au gré des humeurs du président Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Car si la suppression de la Haute Cour était actée dans le projet de référendum, on a vu un Président de la République en pleine campagne revenir sur ce point. Or, une consultation référendaire qui ne veut souffrir d’aucune irrégularité, doit avoir un objet précis, claire et définitif sous peine de nullité. Le danger de ce pronom indéfini (certaines dispositions constitutionnelles) est qu’il peut faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels (article 26 et 28 de la constitution) ainsi que d’autres dispositions importantes. 

D’autant plus qu’il nous est promis d’autres réformes à venir pour modifier et compléter la nouvelle constitution. 

Ainsi, il suffirait qu’on élargisse le terme « Certaines dispositions constitutionnelles » à l’article 99 de la constitution relative à la procédure de révision constitutionnelle et de modifier l’alinéa 2 de cet article. Un amendement de l’article 99 alinéa 2 ou sa suppression contribuerait à faire sauter le verrou de la limitation des mandats, car c’est cette dernière qui détermine les limites matérielles de la révision constitutionnelle. 

Diallo Saidou dit Thierno 
Juriste 


Source crédit: http://www.cridem.org 

Ce que je pense de la liberté par Mariame Kane


La liberté est l’état d’une personne ou d’un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C’est aussi l’état d’une personne qui n’est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu’un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l’autonomie et la spontanéité d’une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d’un système politique ou social, dans la mesure où l’on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

Si ta liberté se heurte à la mienne, c’est parce que ma liberté se heurte à cette manière que tu as de la pratiquer. La liberté ne doit pas être intégrisme sinon elle devient semblable à la dictature. La dictature, en fait, c’est l’expression d’une liberté qui se sent plus forte que la liberté des autres. C’est une liberté égoïste. Or le monde d’aujourd’hui n’a plus besoin de vivre ainsi. Dans ce monde de la globalisation, la liberté doit s’amender, elle ne doit pas être totale. Ce creux qu’elle ne s’autorise pas à remplir, doit l’être par le respect des croyances, des cultures des autres. On ne peut pas, sous prétexte qu’on est un peuple qui a évolué et dont l’évolution a été matérialisée par une certaine idée de la liberté, penser que les autres n’en ont pas.

Dans la manière de vivre la liberté, certains fixent des garde-fous afin qu’elle ne vire pas à l’anarchie. Chaque peuple définit donc les frontières de sa propre liberté. Chaque peuple les fixe en tenant compte de ses sensibilités, de ses croyances. Ces dernières sont visibles dans l’expression des valeurs  morales et religieuses et dans l’expression d’un cadre juridique contraignant pour que les gens ne vivent pas dans la déviance.

Dans le contexte actuel, il faut penser le monde comme un cadre global où les interactions se font au niveau des idéologies mais que les conséquences néfastes qui peuvent surgir de l’expression d’un pouvoir ou d’une conquête, se répercutent sur les individus qui vivent sous l’influence de ces systèmes idéologiques. Ce qui nous permet de vivre et/ou de survivre, c’est la prise en compte de l’autre comme un être à la fois complémentaire et différent. La liberté ne s’exprime qu’en pensant l’autre dans son histoire singulière, sa manière de penser le monde qui est différente. Et donc puisqu’il est inévitable que les peuples entrent en interaction à cause de la mondialisation, il est plus convenable qu’ils négocient le champ d’expression de leurs libertés.

Le système est pensé par les individus, ce sont eux qui en fixent les contours et les objectifs. Un système peut vouloir imposer sa façon de penser le monde, la manière dont les interactions doivent se mener et vouloir délimiter les frontières de la liberté des individus.  Si ce système part à la conquête d’autres systèmes, il se heurte à des résistances. Cette attitude conquérante met en péril les individus qui sont sous sa coupole car les résistances peuvent s’en prendre directement ou indirectement à ces individus. On rentre dans un cercle vicieux parce le caractère statique d’une idéologie, ce caractère brut qui l’empêche de s’amender et de rendre souple la philosophie qui la sous-tend, parce que fermée, ne peut provoquer qu’une résistance idéologique.

Penser que la liberté doit pouvoir être le vecteur d’une révolution des consciences (entendons-nous bien, on parle d’une certaine manière de penser la liberté) jusqu’à atteindre le cœur d’une croyance ou d’une idéologie qui, elle aussi, a ce même objectif, ne peut apporter qu’une impasse sans précédent.

Le dialogue devient alors nécessaire. Mais qui va oser s’abaisser sans perdre la dignité ? Qui va seulement  se résigner  et/ ou ouvrir sa liberté à un respect qui apaise. On doit quand même pouvoir trouver une liberté qui ne caricature plus, des fois qui pardonnent; bref des libertés qui se respectent.


Source crédit : Reçu par Mail Mariame Kane

Le Cri Osé…!


À l’endroit de tous ceux qui pensent que le discours ferme de la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste en Mauritanie , est « extrémiste, haineux et violent » : 
~Les éléments de l’ANC de Mandela qui voulait Un Homme, Une Voix, étaient considérés comme « extrémistes »,
~Les éléments du FLN en Algérie coloniale étaient traqués comme « terroristes »,
~ De Gaulle était considéré comme déserteur qui a trahi la France officielle de Vichy,
~ Les colonies américaines ayant coupé les liens avec le royaume britannique, étaient considérées comme rebelles malfaisantes,
la liste peut être très longue. 
Jamais ceux qui tiennent l’ordre social, sociétal , coutumier, tribal, ethnique et étatique, n’ont eu les mêmes définitions de certains termes  (extrémiste, haineux, rebelle ou discours violent) avec les dominés et les lésés. 

Les réactionnaires extrémistes considèrent leurs intérêts exclusivistes sur le matériel et l’immatériel, comme la seule Norme qui compte en TOUT et PARTOUT. 
L’équation est facile pour eux : INTÉRÊTS PARTISANS ET ÉGOCENTRIQUES = DROITS DIVINS.

​Selibaby , 7 Mai 2017 : La féodalité soninke aidée par le pouvoir tente de stopper Biram à Bakel.


Attendu ce jour du 7 mai 2017 à Gouraye, la porte d’entrée qui fait face à la ville de Bakel  (Sénégal) où il séjourne depuis quelques jours, Birame pourrait finalement ne plus entamer sa tournée au Guidimagha, l’un des bastions de l’esclavage en Mauritanie. Trois journalistes qui allaient couvrir l’événement ont été refoulés à la porte de Selibaby. Thiam du Calame, El Mehdi de Mouchahid et moi-même avons tenté de savoir les raisons légales d’un tel interdit, sans réponse. Le gouverneur de la région du Guidimagha, Diallo Oumar Amadou, verse dans l’excès de zèle en interdisant pendant deux jours l’entrée de Selibaby à tout non ressortissant de la région.


En effet, dès l’annonce que le président de l’initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) allait remuer la fourmilière de cette région, c’est le branle-bas de combat.

Une forte délégation de la notabilite soninke a remué les rouages du pouvoir pour éloigner Birame et ses amis de leur cheptel humain qu’une diaspora d’esclaves rebelles basée en Europe et aux USA tente de soulever contre l’aristocratie locale.


Résultat, le poste de gendarmerie de Tachott refoule à tour de bras toute personne soupçonnée appartenir à IRA et tout journaliste. Tous les dirigeants du mouvement ont été empêchés de se rendre à Selibaby. Coumba Dado Kane, khattri, Dah Boushab, Ahmed Hamdi, ont été priés de rentrer. Après une nuit et une journée au poste de gendarmerie loin de toute civilisation sans eau ni nourriture. Avant eux, c’était Balla Toure, Samba Diagana, Hanana Mboirick, de subir le même sort.


La ville de Selibabi est ainsi décrétée ville en état d’urgence où la Constitution mauritanienne qui garantit la libre circulation des citoyens ne s’applique pas. C’est tout juste si on ne n’y a pas soumis un visa d’entrée.



Par Cheikh Aïdara

Le ​référendum annoncé en RIM : des soupçons d’exploitation politicienne  des dossiers bloqués de l’enrôlement biométrique dans le Guidimagha…!


Selon des sources concordantes , la petite caste du monde politicard issu Guidimagha aurait tenu une réunion chez l’un des « dinosaures » politiques à Nouakchott. Lors de cette conclave, l’objet serait lié aux préparatifs pour le rendez-vous annoncé du référendum décidé par le président mauritanien il y a quelques jours. La date de cette consultation unilatérale en vue d’amender la constitution du pays est fixée au 15 juillet d’après les dernières nouvelles. Ainsi les milieux du pouvoir s’activent depuis quelques temps pour jauger ses obligés historiques qui se déclarent comme des barons intronisés à vie qui décident de TOUT dans nos contrées en l’occurrence dans notre région le Guidimagha. 

Lors de cette rencontre chez un conseiller haut placé, il aurait été relevé que plusieurs citoyens dans le Guidimagha sont bloqués dans l’enfer administratif de l’enrôlement biométrique aux visées obscures. Sachant que pour voter, il faut être en règle au niveau de l’état civil, des dispositions urgentes et spéciales  seraient mises en place par le pouvoir à la demande du petit milieu politicard. Ainsi, des commissions auraient été créées et accédant directement à l’état civil central  sans passer par les centres communaux ou régional. Le but serait de régulariser par UN TRI sélectif parmi ces commissions décidées pour servir numériquement la cause du référendum annoncé. Selon nos sources dignes de foi, ceux de gens qui vivent dans une situation inadmissible et inextricable au niveau de ce recensement, connus comme potentiels partisans du pouvoir seront pris en charge et régularisés par les dites commissions.  Et pour ceux qu’on soupçonnerait d’être opposants au pouvoir et ses suppôts obligés dans la région, ces mesures particulières et discriminatoires aux visées TRISTEMENT  politiques ne les concerneraient pas évidemment. Cette affaire entourant les préparatifs du référendum, est d’une gravité innommable pour certains de nos concitoyens du Guidimagha particulièrement chez les milieux soninkés. En effet  l’utilisation politicienne du système biométrique de l’état civil ne fait pas mystère à l’échelle nationale pour des enjeux démographiques au bénéfice du système arabo-berbère. Par ailleurs on n’imaginait pas que dans une même entité régionale ou même sociale, que certains politicards qui ne sont visionnaires que pour le pain du lendemain, puissent tomber aussi bas dans dans la « prostitution » politicienne.


Vouloir soigner son gagne-pain auprès du raïs « président fondateur » par ce biais est une abomination sans nom et l’Histoire retiendra inshAllah. 


Nous rappelons aux autorités compétentes de la gestion mystérieuse de l’état civil biométrique, qu’une échéance électorale ne devrait pas autoriser à bannir certains citoyens pour toujours. 




Une affaire à Suivre de très près …!



K.S