✓À propos de Biram Dah Abeid | Par Moulaye El Hassene

• Voici pour moi la définition des termes politiques suivants:

1Trahison: c’est lorsque le candidat qu’on soutient arrête de défendre et de prôner les idées et points pour lesquels on l’a soutenu, ou qu’il commence à prôner le contraire de ce pour quoi on l’a soutenu. Tant qu’il n’a rien fait de cela, il ne peut pas cocher la case « trahison ». Quant à ceux qui ne font pas partie de ses soutiens, l’emploi par eux du terme « trahison » à son égard, n’a pas de sens à la base.

2- Échec: c’est lorsque le candidat qu’on soutient arrête son ambition d’aboutir au poste de décision pour lequel on le soutient, et se satisfasse d’une nomination où de calmants venant du pouvoir ou d’accords faits sous la table limitant son éligibilité. Et si c’est le cas, tout le monde aurait le droit de dire qu’il a échoué, qu’on soit de ses soutiens, ou externe à son cercle de soutiens.

3- Changement de veste: ce n’est pas tisser des liens politiques d’équilibre avec un camp adverse dans l’idéologie. Car parfois les règles du jeu politiques obligent les participants à de telles approches afin d’éviter ou de surmonter une impasse. En politique il n’existe pas de lignes droites, sauf pour les naïfs. La politique est un labyrinthe où 99% des protagonistes échouent à trouver la sortie, à cause justement de leur entêtement à vouloir toujours foncer tout droit tête baissée. Changer de veste, c’est passer subitement d’un camp politique qui prône certaines idées, à un autre camp politique qui prône et œuvre pour le contraire de ces idées, et se soumettre surtout à l’idéologie de ce dernier au lieu d’y peser pour en faire dévier la trajectoire.

4- Faire de la politique uniquement pour l’argent: C’est toujours faire plaisir aux riches mécènes qui nous financent, ne jamais les contredire, et rester très complaisant envers eux en toutes circonstances. Être démagogue et ne jamais froisser émotionnellement l’élite bourgeoise du peuple. Éviter tout ce qui peut emmener à la prison, car ce n’est pas en prison qu’on peut profiter de son argent.

5- Perdre son temps: c’est soutenir un candidat qui, en l’espace de 5 ans, n’a pu démontrer aucune avancée notable sur le chemin de la conquête du pouvoir. Quelles que soient les raisons à cela. Soutenir un acteur politique uniquement pour ses valeurs et son intégrité morale, sans tenir compte de ses aptitudes et compétences en matière de politique, c’est cela perdre son temps et n’avoir rien compris à la politique.

Aucune de ces cinq définitions ne s’applique, selon moi, à Biram.

Biram Dah Abeid reste aujourd’hui, pour moi, l’acteur politique qui a le plus de potentiel à pouvoir renverser le pouvoir tribalo-religio-raciste en place. Et, à défaut de pouvoir régler tous les problèmes du pays, il pourra au moins stopper cette exclusion ethnique, raciste, religieuse, tribaliste, et féodale, qui caractérise la scène politique et sociale du pays depuis l’Indépendance, et qui nuit gravement à l’unité et à la prospérité de la nation.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=231721739138071&id=100069007393897

« Je ne dis pas Éric Zemmour président, mais tout individu portant ses idées conduira la France à sa perte » | Par Souleymane Sidibé (Bordeaux)

Le général Bertrand de La Chesnais est le directeur de campagne d’Eric Zemmour. Cet ancien haut gradé, quatre étoiles de l’armée de terre, est officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du mérite.
Aujourd’hui conseiller municipal, il rejoint en homme politique l’ex polémiste. Mais « quelque chose ne va pas au Royaume de France » dixit Jeanne d’Arc.

Et bien ! Sous la bénédiction de personnes augustes, Éric Zemmour passe de polémiste à la télé à candidat aux élections présidentielles françaises. -Je m’abstiens très souvent à faire des commentaires sur l’actualité politique française, car j’ai celle de mon pays qu’est la Mauritanie à traiter.

Pour nous autres qui avons appris l’histoire de France, les grands noms et dates, la littérature, la poésie française, la culture, etc., on ne peut signifier à la France que chantait Joachim Du Bellay qu’elle risque de tomber si bas :

« France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.
Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
France, France, réponds à ma triste querelle.
Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.
Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine,
Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine
D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.
Las, tes autres agneaux n’ont faute de pâture,
Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure :
Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau. »

Ces mots écrits au 16 ème siècle ne s’écorchent-ils pas quand un individu qui n’a pour programme électoral que l’immigration et une religion se présente aux élections ? Particulièrement, l’islam.
– Je ne dis pas Éric Zemmour président, mais tout individu portant ses idées conduira la France à sa perte. La géopolitique actuelle montre les limites des actions des président.e.s.

L’économie, la puissance et la superpuissance reposent sur plusieurs facteurs : inconnus du grand public mais pas des politiques.
Que serait la France sans l’Afrique ? Sans vagues migratoires ? Celles-là mêmes qui sont la conséquence d’une politique qui entérine tout espoir chez des milliers de gens en Afrique.

©️ Crédit source : reçu de l’auteur via post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5047765505243095&id=100000290871124

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec Mr Mahamadou Marega (Étudiant à L’UCAD)

– Nous vous présentons l’interview accordée par un frère soninké de Golmy au Sénégal. Âgé de 33 ans, Monsieur Mahamadou Marega, étudiant à L’UCAD – Dakar, est déjà titulaire d’une licence en Études Arabes (option Pensée Islamique). Il s’exprime souvent à travers de posts FB pleins de sagesse et d’inspiration intellectuelle. Nous lui souhaitons une paisible continuation dans l’ensemble de ses projets. Nos vifs remerciements pour sa disponibilité en répondant à notre sollicitation.

Lire ci-dessous ses éléments de réponse à nos questions.

Question 1 : Bonjour Monsieur Muhammad Marega , pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mahamadou Marega :
Je m’appelle Mahamadou Marega.
Je suis étudiant, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Et je suis titulaire d’une licence en études arabes (option pensée islamique).


Question 2 : En tant que jeune africain universitaire , êtes-vous engagé dans une Cause (politique, associative, culturelle ou sociale) d’intérêt général ? Si oui dans quel cadre et avec quels moyens pour atteindre vos objectifs ?

• MM : Pour le moment, je ne suis membre de façon active dans aucune association à caractère politique, social, culturel ou humanitaire. Même s’il y a des associations avec qui, je suis en phase sur le plan idéologique et que je défend de façon sympathique.

Question 3 : Ces dernières années la communauté soninké connaît des soubresauts sociaux autour de la problématique de l’esclavage par ascendance, quelle analyse faites-vous de la situation ? Vos commentaires sur la dynamique abolitionniste transnationale en cours portée par le mouvement Gambanaaxu Fedde..?

MM : effectivement, la société sooninké traverse des grands problèmes d’ordre sociétal, politique et économique. Et la problématique de l’esclavage par ascendance fait partie de ces problèmes-là, il faut le reconnaître. Par ce que pour résoudre un problème ça commence d’abord par reconnaître son existence. Le nier, c’est le condamner à se développer et à se complexifier. Bref, notre société est conservatrice et inégalitaire, et il y a beaucoup de paradigmes qui ne conviennent plus à notre époque. L’esclavage par ascendance est l’une des tares congénitales de notre société. Nous devons y faire face pour l’éradiquer par tous les moyens possibles. En ce qui concerne le mouvement Gambanaaxu Fedde, je pense que franchement parler, c’est un mouvement avant-gardiste et humaniste de par sa philosophie qui prône l’égalité et la justice sociale. Cela dit, un tel mouvement doit être soutenu, parce qu’il y va de l’avancée de notre société.

Question 4 : Quelles pistes de solutions pensez-vous nécessaires pour débloquer les régimes d’organisation coutumière dans certaines sociétés ouest-africaines figées dans des hiérarchies sociales datant d’une époque lointaine (par exemple le cas soninké) ?

MM : comme je l’ai dit plus haut, la société conservatrice qui obéit à une stratification socioprofessionnelle qui, répondait autrefois à des besoins sociétaux, mais force est de reconnaître que le système d’organisation sociale et coutumière n’a plus sa raison d’être. Car, il constitue un véritable obstacle au développement du Soninkara. D’où la nécessité de mener un combat aussi intellectuel que pratique en vue de le changer.


Question 5 : Votre pays, le Sénégal a connu certains mouvements contestataires et d’autres qui y couvent liés à la vie politique, qu’est-ce qui perturbe réellement la démocratie sénégalaise connue comme relativement sereine en comparaison à d’autres pays voisins historiquement ?

MM : Il y a deux points, à mon humble avis, qui perturbent et empêchent la démocratie sénégalaise de jouer pleinement son rôle : le fait que la justice n’est pas indépendante, puisque sans une justice indépendante devant laquelle tous les citoyens sont égaux et justiciables, et d’autre part, le manque d’équité social en matière de redistribution de richesses. Ce qui crée une frustration chez beaucoup de gens, notamment, les jeunes qui n’ont plus des perspectives d’avenir et les événements du 23 Mars en ce sens sont une preuve éclatante.


Question 6 : Le fait culturel, politique et social autour de la Religion dans nos communautés et nos pays, constitue une donnée importante, complexe et à la fois sensible, quelle lecture globale faites-vous de cette situation ?

MM : Mon avis, le fait culturel et le fait religieux sont indissociables puisque la culture est le réceptacle de la religion, mais cela ne veut pas dire que la religion doit être complètement moulée dans le fait culturel. Seulement, avoir l’intelligence de lire le corpus religieux sous la lumière de nos réalités socioculturelles, faute de quoi il y aura toujours des tensions ou des incompréhensions qui peuvent empêcher la religion de jouer pleinement son rôle à la fois éducatif et spirituel.

-Fin

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓Mauritanie | Quand les idéaux Ganbanaaxun Fedde se retrouvent dans le sermon « national » du vendredi 17 décembre 2021.

Ainsi j’introduis mon propos par : «Toute vérité passe par trois étapes, d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence.» .
Cette assertion qui est douteusement attribuée au philosophe allemand du pessimisme Arthur Schopenhauer, résume relativement le parcours du dynamique éveil abolitionniste et anti-esclavagiste en cours en pays soninké, sous le vocable GAMBANAXUN FEDDE. GAMBANAXU , concept porteur d’une profonde philosophie sociale et humaniste s’articule autour de l’Egalité et la Dignité en droits et en devoirs. En gros l’idéal d’une norme civilisationnelle où l’Humanité Première de l’Homme devient sacrée et inviolable face aux égos toxiques émergés et entretenus culturellement et socialement par les violences. Les humains s’organisent souvent par l’intelligence de la violence contre la NATURE et rarement par l’intelligence de la MORALE pour le SENS.

Oui l’éveil Gambana secoue amèrement les consciences et les certitudes des adeptes du fatalisme religieux et coutumier dans la communauté soninké. Ceux qui considèrent que tout est déjà acté et fini dans le schéma sociétal où les subalternes s’acceptent et les privilégiés veillent résolument. Ainsi en fin 2016, justement il y a 5 ans, au cœur du Guidimagha mais pas seulement, l’ordre féodal soninké se mettait en rangs serrés par tous les moyens pour que l’appel pacifique Gambanaaxu soit sali, saboté, diffamé et détourné.

L’esclavage par ascendance faisant partie du système hiérarchique de la société, est démasqué à vif par l’élan militant antiesclavagiste par un discours efficace arrimé aux textes fondamentaux de nos États. C’est-à-dire le Citoyen s’est exprimé ouvertement et son vernissage coutumier du casté ou du relégué social , a fondu irréversiblement. Menaces, diffamations, harcèlements administratifs et judiciaires, emprisonnements, expropriations, agressions, embargo social…la liste est longue, ont été mis en branle farouchement contre les militants et les familles qui ont osé s’extirper du régime de Ladalenmaxu. Ce Lada soninké qui fait office de constitution sociale intracommunautaire, défie à la fois La Loi du pays et la profonde philosophie humaniste prônée par La Religion. Certains milieux réactionnaires foncièrement esclavagistes qui vouent une haine viscérale à l’endroit de l’éveil Gambana, vont tomber dans la rengaine apologétique de l’esclavage avec un grand zèle. En Mauritanie, la Loi 2015 – 031 portant sur la criminalisation de l’esclavage et ses séquelles, est même defiée ouvertement parce que les apologistes comptent bénéficier des largesses administratives et judiciaires venant de leurs soutiens silencieux dans les rouages étatiques. Finalement la justice a commencé à sévir mollement, et l’atmosphère de l’apologie prend un coup de semonce psychologiquement significatif parmi les cas extrémistes. Et ces derniers jours le discours présidentiel de Ouadane est sans équivoque. Les préjugés sociaux dont il a fait référence, sont également ces coutumes ségrégationnistes et discriminatoires véhiculées socialement par le Ladalenmaxu soninké. Un mécanisme complexe d’apparence inoffensif alors qu’il constitue le nœud de tous les symboles discursifs et comportementaux de l’esclavage par ascendance et du système des castes.

Après Ouadane, l’injonction ministérielle pour un sermon unifié du vendredi 17 décembre 2021 sur le plan national, avec la thématique principale censée être abordée, la problématique liée aux mépris sociaux et culturels de l’ascendance. Des références coraniques et des données rapportées de la Tradition Prophétique, sont convoquées dans les prêches pour indexer la toxicité de la vantardise par ascendance et le mépris héréditaire attribué parmi les Hommes, et de surcroît appartenant à une même communauté de fidèles. Une séquence en terme de portée symbolique qui abonde clairement dans le sens de l’argumentaire du militantisme Gambanaaxu. Concernant la lutte contre l’esclavage et ses diverses manifestations sociales en Mauritanie, au cours de cette décennie après le big-bang du 27 avril 2012 (autodafé des livres fiqhis esclavagistes) du leader d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, il est important de retenir les mots du président El Ghazouani à Ouadane et le Khotba unifié de ce vendredi dernier.

Ainsi, ce sont la Mauritanie et la Dignité humaine qui engrangent des points valeureux.



– KS

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec la sociologue et militante Dieynaba NDIOM

À la fin de cette année 2021, la rubrique Le Grand Entretien du Blog (le GEB) reçoit l’interview d’une dynamique militante mauritanienne, Madame Dieynaba NDIOM. Engagée féministe et membre active du parti FPC (Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam, la sociologue a répondu favorablement à notre sollicitation d’entretien. Nos vifs remerciements à son endroit. Retrouvez ci-dessous le contenu de cet entretien.

✓Question 1 : Bonjour Madame Dieynaba N’diom, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Dieynaba NDIOM : Je m’appelle Dieynaba NDIOM, Féministe, Femme politique et Sociologue de formation.


✓Question 2 : Quels sont vos engagements militants (associatifs et politiques) en Mauritanie ?

• DN : Je suis engagée dans deux associations mauritaniennes :
Voix des Femmes, qui est un collectif de jeunes féministes mauritaniennes
Initiative pour la Santé de le Reproduction, qui est une association qui travaille sur toutes les questions liées à la santé de la reproduction, comme son nom l’indique.
Sur le plan politique, je suis engagée au sein du parti FPC (Forces Progressistes du Changement), dont je dirige la fédération de Nouakchott.

✓Question 3 : En étant une femme engagée publiquement, rencontrez-vous des écueils sociaux et discriminants liés au genre? Et également quelle analyse faites-vous autour de la condition féminine en Mauritanie aujourd’hui en 2021 ?

DN : Pas spécialement dans les organisations où j’évolue, cependant les organisations associatives comme politiques sont à l’image de notre société, toutes les pesanteurs socioculturelles y sont palpables. Les conditions des femmes en Mauritanie sont de plus en plus difficiles sur quasiment tous les plans : Niveau juridique, toujours pas de loi sur les violences que subissent les femmes, dans le milieu familial, professionnel, dans l’espace public etc. Niveau politique, avec l’actuel régime ; c’est plutôt la régression sur le nombre de femmes dans les postes de responsabilité. Niveau social, nous sommes restés cette société très conservatrice avec un système social très hiérarchisant et discriminatoire, d’où les relations de pouvoirs sont omniprésentes.

✓Question 4 : Ce 28 novembre 2021, jour du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale, une manifestation a été réprimée dans la ville de Bababé, pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements sur ces événements en tant que militante politique ?


• DN : Comme chaque 28 novembre, depuis 30 ans actuellement, une partie de la Mauritanie demande justice sur les crimes commis, c’est également l’occasion de revenir sur tous les épisodes sombres de la Mauritanie à l’égard de sa composante noire, qui continue d’ailleurs de plus belle sous d’autres formes. Ainsi, différents événements (sit-in ; marche ; conférence de presse…) se font chaque 28 novembre à Nouakchott et/ou à l’intérieur du pays. Cette année à Bababé s’est tenue une manifestation, comme les années précédentes, mais violemment réprimée. Plusieurs jeunes blessés, ce qui a valu leur évacuation sur Dakar pour des soins. La lecture que j’en fais, connaissant bien ces jeunes, le pouvoir n’a fait que renforcer leur détermination. La répression atteint rarement les esprits déjà éclairés.

✓Question 5 : En Mauritanie, les problématiques liées à l’esclavage font partie de l’actualité d’une manière sporadique, selon vous pourquoi arrive-t-on pas à éradiquer ce phénomène pour de bon ?

DN : Comme je disais plus haut, notre société est conservatrice et surtout très discriminatoire. Nous avons beaucoup de tares, beaucoup de soi-disant valeurs qui ne sied plus à notre époque. L’esclavage est l’une des pires pratiques qui existe dans notre société. Nous devons faire face à cette réalité et la combattre avec toutes nos forces, même si nous savons que des murs se dresseront, car entre les privilégiés de cette pratique et notre Etat si frêle, le chemin est encore très long.

✓Question 6 : Autour de ce même phénomène (l’esclavage ou ses conséquences sociétales) , historiquement un certain tabou couve en milieux negro-mauritaniens (hors haratines), réellement qu’en est-il dans la société Peul? Le construit culturel qui tient à une certaine hiérarchisation sociale ne constitue-t-il pas un écueil pour l’émergence d’une mobilisation militante d’envergure cohérente et transversale dans le champ revendicatif à l’échelle nationale?

DN : La société peul, comme les autres communautés est définie par une hiérarchisation sociale, qui même si jadis répondait à des métiers socio-professionnels, aujourd’hui n’a plus sa raison d’être et elle constitue un frein à ce que nous pouvons construire ensemble. L’intersectionnalité entre nos différents combats est notre seule issue vers une Mauritanie juste et fière de sa diversité.

Fin

~ 18 décembre 2021

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓MON HUMBLE AVIS SUR LES LANGUES NATIONALES EN MAURITANIE | Par Cissé Ibrahima DIALLO


Selon mon humble remarque et ma position de la même nature que la remarque en terme de langues nationales, je me dois de dire que toute chose a une première . Les langues scientifiques qui servent de véhicules entre les habitants de la planète aujourd’hui ne se sont pas transformées en un seul jour par un coup de baguette magique en langues scientifiques . Elles ont certainement transité par plusieurs mutations évolutives avant d’atteindre le degré de performance et d’efficiences qu’elles ont atteint jusqu’ici. Aussi, pour éviter des erreurs fatales, je pense qu’il faut étudier en profondeur les buts que l’on veut s’assigner pour la mise en place de ces langues : Est-ce par la volonté de mettre en valeur chaque langue afin que les citoyens du pays ne soient pas lésés de l’ignorance d’une de ces langues ? Est-ce uniquement par chauvinisme égocentrique ? Est-ce pour servir de véhicules communicatifs pour l’administration? De véhicules de développement économique et, ceci dès leur éventuelle adoption technique par l’Etat etc…? Donc impérativement scientifiques, dans ce dernier cas!
En effet, quel que soit le but, elles doivent emboîter progressivement le pas scientifique impératif pour être opérationnelles et répondre totalement à l’exigence de la cohésion sociale absolument nécessaire en terme de relation économique internationale. C’est pour quoi selon une certaine vision, vouloir à tout prix se séparer de la langue scientifique en l’occurrence le français pour la faire remplacer par nos langues loin d’être prêtes à un usage technique et scientifique conséquent, équivaut à se hasarder dans une approche difficilement fructueuse à court et même à long terme.

Par ailleurs, OUI, il faut les conserver et préserver, nos langues mais cette volonté passe nécessairement par une programmation ambitieuse bien réfléchie. La chance nous sourirait en cela puisque des caractères graphologiques latino arabe existent déjà chez nous. Mais compte tenu de la ferme volonté de certaine couches de notre société à vouloir bannir la langue française scientifique de nos institutions, ce serait plus logique de créer nos propres caractères graphologiques à l’instar de certains peuples de la planète qui sont en la matière totalement indépendants. Une telle décision épouserait mieux cette volonté farouche de chercher à bannir une langue scientifique aussi opérationnelle la balayant d’un revers de la main. Langue que l’on utilise partiellement en interne et, à un haut degré de pourcentage en mode relation internationale.

Il serait à retenir que le premier outil de développement est bien la langue; de ce fait, il est plus que nécessaire qu’une langue qui a vocation d’être outil sur la scène internationale s’arme d’être scientifique, ce qui est très loin d’être le cas de nos langues aujourd’hui. Il serait judicieux de conserver la langue scientifique de communication comme didacticiel pour transcrire ses progrès dans nos langues chemin faisant. Le processus sera très long mais moins compliqué que celui qu’ont connu ces langues usage scientifiques opérationnelles qui n’ont profité d’aucunes précédentes mais tout de même ont pu atteindre aujourd’hui le degré performance que l’on connaît tous. C’est pourquoi, il y’a grand espoir que le processus de l’indépendance linguistique que prônent une frange des citoyens est légitime et réalisable. Cependant, si l’on veut labourer son champ l’on ne met pas la charrue avant les bœufs! Alors, il serait plus sage de commencer par le commencement : bien enseigner nos langues, OUI, mais parallèlement à l’enseignement de la langue scientifique de communication quasi-internationale qu’est le français en guise de didacticiel.
Donnons un petit exemple comme réflexion : avec le progrès scientifique, l’arrivée de l’informatique et la téléphonie beaucoup de nouveaux mots sont venus enrichir notre espace linguistique des mots qui n’existaient pas car nous n’avons jamais été ou très peu inventifs, nous devrions d’ores et déjà savoir transcrire dans nos langues ces mêmes mots au lieu de les altérer quant à leur prononciation originelle par exemple : coura pour courant; telfo pour téléphone; resso pour réseaux etc…pour être plus sage au lieu de déformer il faut tenter de créer les équivalents linguistiques quand bien même ces langues également ont des emprunts étrangers parfois. Tel serait l’indépendance totale dans l’avenir. Le chemin sera certes très loin mais l’altruisme voudrait que l’on omette pas de semer le grain d’une plante de nature grande parce que l’on ne serait pas là pour profiter de son ombrage, mais plutôt le faire en pensant que les générations suivantes pourront en profiter de la même manière que l’on profite actuellement des investissements des générations précédentes. Après tout, si l’on veut aller loin, il faut ménager sa monture; autrement dit garder la langue scientifique de communication que l’on dispose en l’occurrence le français, en tirer plus de bénéfice en terme de didacticiel pour au moins transcrire le langage de ses inventions en attendant que l’on puisse peut-être un jour savoir créer nous aussi. Vouloir aller plus vite que nos facultés cognitives et pratiques en l’occurrence c’est quelque part accepter des gros risques de fourvoiement répétitif et de perte de temps; Dieu sait que je ne suis pas défaitiste ni déraisonnablement fataliste mais tout simplement réaliste.
Merci

Nouakchott, le 17 décembre 2021

Cissé Ibrahima DIALLO

✓Mauritanie : Que dire au messie de la transcription des langues ou l’aliène en quête de reconnaissance ? | Par Souleymane Sidibé



C’est quand même étrange de faire une conférence en français et dire que la langue arabe est celle avec qui nous avons eu le premier contact en Mauritanie. Pourquoi ne pas faire cette conférence en arabe, et véhiculer aussi bien sa « pensée » si tel est le cas ? Mieux pourquoi ne pas la faire en pulaar puisqu’il s’agit de parler de transcription d’une langue vers une autre ? Ne faut-il pas avoir les rudiments nécessaires ? Et qu’en est-il des travaux de centaines de personnes au fil du temps?

De même, c’est aberrant de dire que « tous les mauritaniens font leur premier contact avec la langue arabe à travers le Coran ». C’est archi-faux. Le premier contact est bien évidemment avec nos langues : Sooninké, Pulaar, Olof, Hassanya.

Jean Piaget( épistémologue et psychopédagogue suisse) disait de l’acte à la parole. Cela sous entend -peut-être- que l’enfant matérialise l’idée pour ensuite parler. Alors, la parole n’est possible que si cet acte est posé, de façon immatérielle.

De ce fait, la parole n’est possible que si l’individu n’est pas né sourd d’où le « nom » sourd-muet dans le cas contraire. La parole n’est possible que si l’on entend des proches autour de nous véhiculer un ensemble de messages. Ces mots sont dits dans nos langues respectives : aucun autre contact en dehors du sphère « familiale ».

Ne parlons même pas de la théorie de l’esprit(theory of mind) et acquisition du langage chez le jeune enfant de Edy Veneziano dans Spirale 2015/3 (N° 75), pages 119 à 136. Elle martèle que le développement du langage chez l’enfant n’est possible que par une « bonne utilisation communicative du langage en interaction ».

Cela dit, ce contact dont parle M. Sakho est de faible « débit ». C’est un apprentissage qui ne rentre pas ou ne tient pas compte de l’aspect culturel. D’où tire t-il cette « force » d’avancer des arguments si illogiques ?Nonobstant, les télévisions des idéologues lui ouvrent leurs portes. Les « articles » fusent de partout sur les pages de ceux qui n’ont-ils finis leurs querelles internes.

In fine, il est quand même étonnant pour ne pas idiot ou prétentieux de vouloir gober des années de travail avec des arguments peu fournis, qui frôlent le ridicule.
Qu’aurais dit Mourtodo Diop s’il était vivant ?
Un désastre. – Ne faites pas attention aux clameurs.

Des millions de personnes parlent Sooninké, Pulaar, Olof,etc., dans notre continent. Le caractère latin de l’écriture de nos langues reste une richesse et un moyen immense de partage. Que les « aliénés » ne distraient pas celles et ceux qui militent pour la survie de nos identités plurielles même si elles sont étriquées vues d’un autre référentiel.

©️ Crédit source : Post FB reçu de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4991798597506453&id=100000290871124

✓Les signaux de la France politique en 2022 | Un cas d’extrême droite appelé Zemmour !

Crédit Page officielle EZ

Dimanche 5 décembre 2021 à Villepinte, ville de la région parisienne (département de la Seine-Saint-Denis), ils se disent 15 000 participants autour de lui pour lancer leur reconquête de la France. Lui , il s’appelle Éric Zemmour, né le 31 août 1958 à Montreuil, journaliste et chroniqueur politique encarté tribun dans l’extrême droite avec une fixation obsessionnelle à l’endroit de TOUT ce qui a trait à l’extra-européen. Il assume une ascendance de berbère juif du côté d’Algérie. Il est recommandé de lire la dernière contribution de Mr Dominique SOPO président de SOS Racisme (France) dans Jeune Afrique, qui donne un portrait feuilleté psychologiquement de Zemmour… Le lien https://www.jeuneafrique.com/1275993/politique/eric-zemmour-une-nevrose-algerienne/ .

On dirait que ce Zemmour tient ses inspirations d’un ancien temps où les croisades constituaient un carburant idéologique et sociale par du fanatisme religieux du clergé qui rameutait les royautés européennes pour aller en martyrs se faire du Sarrazin (musulman) en Orient. Il profite des temps politiques populistes du moment en faisant du racisme et de l’islamophobie, un programme électoral. Une obsession à une « Francité » originelle est marquante chez lui, jusqu’à laisser apparaître qu’il vivrait des complexes incrustés dans son psyché concernant ses propres origines. Il aurait aimé avoir une filiation géographique avec Charles Martel, car tout ce qui le perturbe avec certaine aigreur maladive semble être lié à ses origines lointaines d’extra-européen physiquement et nominativement . La stratégie caractérielle pleine de ressentiments à vouloir se justifier en indexant sans cesse ceux qu’il considère comme « impurs » dans la « Nationalité française » dont il a bénéficié historiquement. Secoué d’être assimilé à une composante du peuple français ayant des ascendants qui vécurent le statut d’indigènes dans l’empire français d’antan, car il s’y voit minoritaire dans cette minorité . Ainsi il va se visibiliser par un certain populisme trompeur et manipulateur. Il ne dénonce pas au fond un risque de déclin de la France mais plutôt il transpose ses propres craintes d’être rejoint dans la classe d’une certaine catégorie de citoyens français d’aujourd’hui. Son parti s’appelle la « reconquête » dit-on, peut être un clin d’œil à l’histoire avec la reconquista, et les mois prochains vont nous édifier davantage. D’ici là il se déclare hypocritement anti-système politico-médiatique qui l’a construit pourtant en grande partie. Une stratégie à la Trump moins la richesse, il espère par les surenchères discursives exacerber les tensions pour arriver au pouvoir en France. Comme la photo illustrative ici, que Tout reste sombre autour de lui et sa vision. À suivre….!

D’ici là les principaux candidat.e.s qu’on peut citer pour la présidentielle de 2022, sont plus du président Macron (pas déclaré officiellement), mesdames Hidalgo (PS), Pécresse (LR) et Lepen (RN), monsieur Mélenchon (Les Insoumis).

-KS pour le BLOG.

✓A propos de l’accaparement des terres | Par Ba Aliou Coulibaly



— Nous tenons à clarifier si besoin il y a que nous sommes contre toute forme d’accaparement des terres au détriment des véritables populations rurales dont la terre constitue l’unique ressource. Autant nous condamnons avec la dernière énergie l’accaparement opéré par les lobbies affairistes autant nous dénonçons également l’accaparement des terres par les lobbies féodaux . Au Fouta , dans beaucoup de localité , quand il s’agit de se mobiliser pour défendre les terres se sont tous les habitants du village qui se mobilisent mais quand il s’agit d’ en bénéficier , ou de les exploiter seule une petite minorité en profite. Cet état de fait existe malheureusement dans plusieurs villages et fait que des surfaces énormes sont maintenues en jachère ou sont sous exploitées, pris en otage pendant que d’autres populations en ont besoin . Cela est difficilement défendable . Dans notre contexte de sous-développement dans lequel les ressources deviennent de plus en plus rares , la terre est si précieuse et nécessaire que nul n’a le droit de la maintenir morte. Il n’est donc ni équitable ni juste de défendre l’un et de couvrir l’autre , ils sont tous les deux à dénoncer et à condamner.
Je saisis cette occasion pour me joindre aux populations de Ngawlé afin qu’elles puissent bénéficier de leur droit légitime à bénéficier en priorité de leur ressources naturelles.

Ba Aliou Coulibaly
Propriétaire Terrien

✓Au sujet du « Passif humanitaire », de quoi on parle ? | L’opinion de Monsieur Mohamed El Mounir

S’il est un concept qui a perdu en sens ce qu’il a gagné en extension, c’est bien celui du « passif humanitaire ». Tout le monde en parle, mais beaucoup ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mélangeant tout et son contraire. Lectures partisanes et interprétations approximatives ont fini par noyer ce concept dans un océan d’amalgames. Le récent débat sur la question a démontré l’ampleur des confusions liée à cette question mais aussi un regain d’intérêt des Mauritaniens, qui veulent tourner définitivement cette page sombre de notre histoire contemporaine. De manière simplifiée, le passif humanitaire comprend deux volets :

Le premier est relatif aux déportés, ces mauritaniens expulsés ou ayant fui les persécutions du régime de Ould Taya vers le Sénégal et le Mali, en 1989 et durant les années suivantes. Le dossier réouvert, sous la pression insistante de l’opposition et des organisations des droits de l’Homme pendant la première transition, en 2006. Sur cette base, un accord tripartite est signé le 12 novembre 2007 sous la présidence Sidi Ould Cheikh Abdallahi avec les pays de refuge et le HCR pour le rapatriement des réfugiés. Ce processus est poursuivi et parachevé par la junte militaire fin décembre 2009, à travers un programme, qui inclut la réintégration des bénéficiaires, sous la houlette d’une Agence nationale pour la réinsertion des réfugiés (ANAIR). Ce dossier a donc été traité dans les règles de l’art, selon une approche associant l’ensemble des acteurs et sous la supervision d’un organisme international.

Le second volet porte sur les exécutions extra-judiciaires (en droit, on parle plutôt de « disparitions » tant qu’il n’a pas été établi formellement que les victimes ont été tuées) ayant eu lieu au sein des forces armées entre septembre 1990 et février 1991. Certains y ajoutent encore la répression de la tentative de putsch de 1987, même si celle-ci a eu lieu dans des conditions différentes. Ce volet n’a jamais été traité, compte tenu de la loi d’amnistie, qui avait pour objet de clôturer le dossier, au nom d’obscures considérations tenant à la préservation de la paix civile. Hormis une « prière » symbolique organisée à Kaédi le 25 mars 2009 par Ould Abdel Aziz à la mémoire des victimes, rien n’a été fait pour reconnaitre ou rendre justice aux victimes et à leurs ayants droit.

Ce volet est le plus difficile à traiter, car il suscite bien des crispations et polarise encore une partie de l’opinion publique. Le problème est que la vérité n’a jamais été connue ou établie ni la justice rendue, faute de volonté politique. Les régimes successifs ont toujours cherché à couvrir ce qui s’est passé au nom d’un soi-disant souci de préservation de la paix sociale.

Or, la réconciliation nationale et la paix civile passent précisément par faire la lumière sur ces événements tragiques et rendre justice, afin d’en éviter la répétition à l’avenir. Il faudrait donc trouver une solution juste, équitable et conforme aux standards internationaux. Mais celle-ci ne saurait être réduite à une simple indemnisation, aussi généreuse soit-elle. La réparation est une partie de la solution mais elle reste symbolique, car l’argent n’indemnise pas une vie humaine. Le règlement escompté devrait aussi permettre de retrouver les sépultures des victimes et de les enterrer proprement. Les familles des victimes doivent pouvoir faire leur deuil dans la dignité, conformément à la tradition islamique.

Auparavant, il faudrait lever certaines confusions fréquemment entretenues, souvent de mauvaise foi, entre ces tragiques événements et le conflit avec le Sénégal en 1989. Certains ne comprennent en effet pas pourquoi notre pays devrait réparer et rendre justice pour les victimes d’évènements qui seraient, d’une manière ou d’une autre, liés, voire seraient une réaction à des violations ayant eu lieu au Sénégal à l’encontre de citoyens mauritaniens? Or, non seulement il n’existe aucune relation directe entre ces deux événements, mais encore un tel raisonnement tordu suppose que l’on doive se « venger » au détriment d’une partie de nos propres concitoyens pour des faits commis dans un pays voisin. Cette logique est évidemment absurde et devrait être écartée en tant que telle.

Par ailleurs, certains groupuscules politiques voudraient, à force d’amalgame, rendre des mouvements politiques responsables du « passif humanitaire », voire une communauté dans son ensemble, ce qui relève, là aussi, d’un raisonnement tout aussi abusif et injuste. En réalité, très peu, au sein de l’inion nationale, étaient au courant de ces exactions, qui ont eu lieu dans le plus grand secret au niveau de quelques unités de l’armée, dans 3 ou 4 bases militaires. Les mouvements politiques n’étaient pas davantage au courant de ces crimes, même si certains parmi les plus extrémistes les ont défendus, implicitement, a posteriori. D’ailleurs, à l’époque, la plupart des mouvements politiques étaient poursuivis et pourchassés par un régime qui ne tolérait aucune critique ou forme de dissidence.

Aujourd’hui, il est vraiment temps de faire triompher la vérité et la justice, afin de tourner définitivement cette page sombre de notre histoire et se consacrer aux priorités de développement.

©️ Crédit source : Post FB (20/11/2022) de l’auteur https://www.facebook.com/100000327634741/posts/4776401392380735/