Une grave crise alimentaire menace le monde rural, face à un ciel aride et des terres desséchées

L’authentique – Le mois d’août 2019 tire à sa fin, et la Mauritanie enchaîne sa énième année de sécheresse. Les paysans n’auront plus le temps de cultiver la terre, alors que les rares animaux encore en transhumance occupent le versant des collines, arrachant les dernières feuilles d’arbres en l’absence de pâturage.

C’est tout le grenier naturel de la Mauritanie, de NDiago à Ghabou et de la Batha d’Aleg aux confins de Fassala Néré qui souffre de cette sécheresse qui risque d’être encore plus impitoyable que les années passées.

Aux alentours des villages et hameaux jadis généreusement arrosé, ce n’est que désolation. Un ciel obstinément silencieux et aride et des hectares de terre lamentablement desséchés. La plupart du bétail partie au Mali au début de la soudure, il y a de cela près de six mois, n’est pas encore revenue.

Pendant les années d’hivernage, les troupeaux redescendaient de leur zone de transhumance au Mali et au Sénégal, dès les premières gouttes, vers le mois de juillet. Certes, il y a eu des averses dans certaines régions du pays. De fortes averses, deux ou trois pluies qui ont fait couler les oueds et donner de l’espoir.

Mais depuis la mi-août, le ciel s’est refermé sur ses trésors et la terre aride où commençaient à germer de fragiles tapis vert, a repris sa couleur ocre. Le désespoir s’installe peu à peu dans le monde rural.

« Même s’il pleut maintenant, nous ne pourrons plus cultiver, car le temps qui reste ne pourra pas faire mûrir le sorgho, le mil ou le maïs. Les animaux sont d’ailleurs toujours en amont et leur retour ne fera que détruire nos cultures, si culture il y aura », explique Mahmoud, vieux paysan dont les champs s’étalent près de la mare Echeyeb, à 12 kilomètres de Kankossa en Assaba.

Non loin du village Ekamach, quelques hameaux peulhs. Hommes et femmes se tournent les pouces, en pleine oisiveté. « Les troupeaux de vaches sont toujours au Mali et ils risquent d’y passer encore des mois, car ici, la faim les décimera. C’est pourquoi, nous nous apprêtons à les rejoindre » avance Mawdo Bâ, la quarantaine.

Du Guidimagha, jadis région la plus arrosée du pays et lieu de transhumance du bétail mauritanien, les échos qui parviennent poussent au désespoir. « En cette période de l’année en général, les herbes masquent déjà les villages et les champs font germer leurs premiers bourgeons.

Mas cette année est vraiment dramatique. Nous n’avons jamais vécu pareille situation. Pas le moindre semi jusqu’à présent. Là-bas, la situation est catastrophique, d’autant plus que les animaux se sont attaqués aux arbres.

D’ici peu, et il n’y aura plus aucune forêt au Guidimagha  » raconte SIlèye Camara, un jeune transporteur soninké qui fait la navette entre Sélibaby et Kankossa.

Contacté au téléphone, Sidi Traoré, cadre à l’ONG ADIG (Association pour le développement intégré du Guidimagha) s’étonne de l’inertie des pouvoirs publics qui n’ont encore pris aucune mesure pour juguler la situation.

« C’est vrai que l’arrivée d’un nouveau pouvoir, d’un nouveau gouvernement qui vient juste de prendre fonction, pourrait constituer une excuse, mais la catastrophe est là, des régions entières de la Mauritanie sont menacés de disettes, des hommes, des femmes, des enfants, des troupeaux sont menacés dans leur existence et cela, doit constituer la priorité.

Un appel à l’aide d’urgence internationale s’impose et l’Etat mauritanien doit tirer la sonnette d’alarme » a-t-il confié.

Selon lui, le pire, c’est que la même situation prévaut sur toute la bande sahélo-saharienne, au Mali comme au Sénégal entre autres.

« N’empêche, selon Sidi Traoré, la volonté politique devra se traduire dans les faits à travers un engagement durable et inclusif. Le Gouvernement doit s’atteler à lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, conformément aux recommandations de la revue Faim Zéro qui est le résultat d’un long processus de concertation entre le Gouvernement, la Société Civile et les partenaires au développement ».

Cheikh Aïdara

Groupe des Journalistes Mauritaniens pour le Développement (GJMD)

L’esclavage par ascendance/SONINKARA : la tribune du président Gaye Traoré

J’explique de nouveau à SONI KAARA que le LAADA ( échange d’obligations et de services selon la coutume ) n’est pas au dessus des lois de nos république ! Et que le KOMO LAADA ( tâches coutumières assignées aux esclaves ) est une atteinte à la dignité humaine , Tout LAADA discriminant mérite notre révolte donc une refondation des codes de valorisation s’impose il y va de notre avenir harmonieux ! Toute différence dans SONI KAARA devrait être basée sur l’utilité commune donc loin de tout déterminisme de naissance !

La réforme de SONI KAARA est le combat de la ma vie , je le mène avec Désintérêt et Amour pour cette communauté. Et je savais par avance que la mission serait rude et risquée , je suis exposé à toutes fortunes éventuelles !

Que les enfants d’une même communauté de destin puissent être différents dès la naissance ne peut me laisser indemne et tout militant défendant des droits humains d’ailleurs . L’atteinte à notre dignité humaine n’a pas variable selon qu’elle soit endogène et exogène , au risque d’être redondant « on ne fait pas le militantisme des droits humains à la carte » .Certains minorent l’atteinte dans leur dignité cette couche de discriminée victime de l’esclavage par ascendance , réunissant ainsi toutes leurs forces pour essayer de soutenir que à SONI KAARA PAS D’ESCLAVAGE MAIS DES COUTUMES , nous disons c’est cet esclavage coutumier qui ,aujourd’hui défendu comme une valeur qui est à l’origine de l’atteinte à l’harmonie et à la paix sociale .Pire certains intellectuels ( même ceux issus de la couche d’extraction servile) de ma communauté sont dans un déni , dans un silence à l’éloquence coupable .

Mon combat a toujours été républicain et pacifique , nous GANBANAAXU FEDDE la république nous suffit , nous ne ruminons aucune revanche par contre rêvons d’une communauté sans ces tares qui humilient , blessent et chassent des âmes paisibles de chez eux par ce que contre les LAAADA humiliant et discriminant .

Une pensée aux réfugiés de Diéma et KEINERA qui sont sur le chemin du retour chez eux , même si les propos d’une certaine autorité locale sent à plein nez le déni d’atteinte à la dignité des membres des GANBANAAXU FEDDE .

Je remercie au passage la mutualisation de toutes les forces de Ganbanaaxu sur le sol malien pour leur gestion des expulsés de DIEMA .
L’histoire retiendra qui voulait une communauté de destin dans le progrès , la fraternité et le développement .
Quant à mon procès personnel j’ai confiance au VERDICT juge impénitent : L’HISTOIRE .

✅Traore GAYE, Président d’Armepes-France et Initiateur de GANBANAAXU FEDDE

©️Post Facebook de l’auteur (Gaye Tene) du 7/8/19.

Paris 27/7/19 – Marche pacifique à la mémoire de Dr Mamoudou Barry

Violemment agressé par un individu franco-turc ayant tenu des propos racistes à son encontre le 19 juillet 2019 près de Rouen, le jeune diplômé chercheur guinéen (Né en 1988) , le Dr Mamoudou Barry a succombé à ses blessures le samedi 20 juillet à l’hôpital. Ce drame dont le caractère raciste a été retenu, a suscité une grande émotion dans la diaspora africaine en France. Ainsi ce samedi 27 juillet 2018 une marche pacifique et silencieuse a été organisée à Paris. L’itinéraire partait de la zone de la Gare du Nord en passant par la Place de la République pour finir à la Place de la Bastille. Cette marche a été organisée par le collectif Justice pour Mamoudou Barry (JPMB).

Nos condoléances renouvelées à ses proches. Nous profitons de cette publication pour revenir sur notre reprise hâtive des infos médiatiques sur l’identité supposée de l’agresseur qu’on donnait comme algérien dans notre écrit du 22 juillet en lien ici :https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/07/22/cet-autre-communautaro-racialisme-essentialisant-qui-vire-au-drame/

👇Ici quelques photos du cortège entre la Gare du Nord et la Place de la République.©️Par KS pour le BLOG.

L’éditorial: Qui était la taupe ?

La Nouvelle Expression – Je suis libre. Libre après 8 jours d’enlèvement. 8 jours durant lesquels seul l’accès aux toilettes était le droit auquel j’avais… droit ; le seul droit de sortir dans le couloir y menant. Pour le reste, je suis enfermé et coupé du monde… Mon horloge était le muezzin.

J’ai été enlevé le mercredi 26 juin 2019 alors que je me trouvais dans ma maison, aux environs de 18 heures, devant toute ma famille, y compris les enfants. Enlevé par plus d’une dizaine de policiers en civil. Ces derniers avaient fait irruption chez moi, comme dans un film, en bloquant toutes les issues.

Mon épouse, qui leur a ouvert la porte de la maison, s’est vu arracher son téléphone alors qu’elle était en pleine conversation avec les services de l’ambassade des USA concernant sa carte d’invitation pour commémorer la fête du 04 juillet.

Trois individus ont, subitement, investi la chambre où j’étais entrain de travailler sur mon ordinateur. Ils m’ont demandé si j’étais Camara. Après quoi, ils se présentèrent comme étant de la police et qu’ils avaient besoin de moi. Ils saisirent alors mon téléphone et mon ordinateur.

Avec leurs accoutrements, j’ai pensé à une farce de mauvais goût ou à des malfrats venus nous déplumer. Mais au vu de leur nombre et leurs armes légèrement dissimilées, j’avais compris. J’avais compris que mes visiteurs n’étaient pas des gens ordinaires. Des policiers spéciaux. Et un peu plus tard je compris aussi qu’il s’agissait des hommes de la D.E.S.

Ils se sont invités dans toutes les chambres, fouillant partout : les tiroirs, les porte-documents, les sacs… dans une atmosphère indescriptible à laquelle participait mon épouse qui, visiblement, ne pardonnait pas la façon dont ils lui avaient arraché son téléphone. Malgré tout, ces hommes, avec leurs chaussures, ne s’empêchaient point de marcher, comme bon leur semblait, sur ses tapis.

Dans un hassaniya sans accent, ces policiers ont entendu et bien écoué la fille de Mbout (Madame) qui ne voulait, apparemment pas, rater l’occasion d’apprendre à nos visiteurs la meilleure façon de se comporter, quand bien même on venait pour arrêter le plus grand terroriste du monde.

Les policiers, sourds et muets, avaient continué leur boulot en évitant de répondre à Mme… Après avoir pris leur temps pour fouiller tous les coins et recoins de la maison, les hommes de la D.E.S. avaient pris congé de Salimata, ses enfants et ses remontrances, en emportant avec eux leur prise du jour, le chef de maison (moi).

Ils m’amenèrent avec eux vers une destination inconnue. Après plus d’une vingtaine de minutes dans les rues de Nouakchott-Sud, nous entrons dans le quartier de Toujounine, direction la populeuse Moughataa de Dar naim où nous nous arrêtons.

En face, il y avait un camp devant lequel étaient postés des hommes en uniforme ; je précise que je n’ai jamais vu ce camp par le passé. Toujours est-il que j’étais l’hôte des hommes de la brigade anti-terroriste.

Il est à souligner que mes visiteurs avaient emporté de chez moi 8 portables, 3 ordinateurs et des documents. Je me rappelle que durant notre périple vers ce camp, quelqu’un, au téléphone, demandait mon identité et ma profession et, tard la nuit encore, au téléphone toujours je suis invité à répondre à des questions portant cette fois-ci, en plus de mon identité, sur l’adresse du site web de mon journal.

Au camp, deux individus m’attendaient : le chef et son adjoint. Ils seront mes principaux geôliers durant les 8 jours qui suivront. On me présenta ma chambre (Cellule), ma désormais demeure dans ce camp de l’anti-terrorisme. Une chambre de forme trapézoïdale avec une fenêtre qui s’ouvre sur la cour principale.

Ainsi, après l’explication des principales règles qui commandent mon séjour dans cette chambre, qui restera fermée sur moi 24/24, j’ai réalisé que j’étais un prisonnier. Des questions sans réponses et des préoccupations avaient commencé à s’entrechoquer dans ma tête.

De toutes les questions et préoccupations, celle de ma famille me revenait continuellement. Comment les miens vont-ils vivre cette épreuve inédite ? Surtout les enfants ? Alors, je me souciais plus du sort de ma famille que de mon propre sort…

Pendant tout mon séjour, la porte ne s’ouvrait que pour la toilette ou les heures de prière pour les ablutions. 8 jours pour être interrogé… une seule fois… le 3ème jour.

Ce jour là, je me suis dis, enfin, je vais savoir pourquoi je suis là enfermé comme un terroriste. Malheureusement, durant cette séance d’interrogatoire, je devais aider mon accusateur ou l’enquêteur en charge de mon dossier à trouver les charges contre moi, s’aidant en cela de mes conversations téléphoniques (« qu’ils » avaient enregistrées), du dimanche 23 juin jusqu’à quelques minutes avant mon enlèvement, le mercredi 26 juin 2019.

Bigre ! Je devais aider mon accusateur à trouver des preuves m’accusant d’avoir participé activement à un évènement auquel je n’avais pas… participé ! Une situation kafkaïenne… Situation vraiment inédite pour un séquestré qui, en plus des questions de la police, se questionne lui-même.

Et les questions se bousculaient dans ma tête : comment la police peut-elle tomber si bas en me privant ma liberté, et ce sans motif valable, et sans but évident ? Quelle est la main invisible qui se cache derrière cette volonté manifeste de vouloir nuire aux citoyens innocents ? Et surtout quand on sait que mon téléphone était sur écoute jusqu’à quelques minutes avant mon enlèvement.

J’étais stupéfait et sidéré. Alors c’est vrai…. Je suis écouté. Cette évidence, je la déduis d’une phrase lors d’un échange avec l’un de mes interlocuteurs entre dimanche et lundi… en plus d’autres détails qui, inchallah, feront l’objet d’un livre que je vais consacrer à cette épreuve.

Alors moi qui cherchais la taupe et s’étonnais du comment la police a pu trouver chez moi avec précision, la taupe n’était autre que mon téléphone soigneusement rangé dans ma poche. C’est désormais une évidence : la police mauritanienne me surveillait à distance à travers mon téléphone. Depuis quand et pourquoi ? Aucune importance.

Car bien que je fusse écouté, je suis relâché 8 jours après, faute de preuves pour étayer les suspicions. Y en avait-il vraiment ? Essaye-t-on de me faire peur ? Et, par ricochet, lancer un signal aux citoyens que la police sait tout de nous et tout ce que nous faisons avec, parfois, la complicité des opérateurs téléphoniques. Comme disait ce ministre d’une époque pas très lointaine : « Nous savons tout ce que vous faites dans vos maisons ». Inquiétant, vraiment !

Ainsi, de ce récit très incomplet, je tire quelques enseignements : La police nous écoute. Elle peut arrêter qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut et même où elle veut. Et elle peut libérer ceux qu’elle arrête sans explication…

J’avais été enlevé chez moi un mercredi et on m’a ramené chez moi le mercredi suivant après m’avoir dit que les suspicions qui pesaient sur moi étaient levées et qu’on devait s’excuser et oublier le passé… Quelle légèreté !

Les souffrances que j’ai subies dans cette épreuve, le combat que j’ai toujours mené, je les dédie à la Mauritanie de mon rêve. Une Mauritanie juste et égalitaire. Une Mauritanie débarrassée de ses tares et des sangsues sans foi ni loi.

De ce pays perdu après des élections présidentielles peu propres, le citoyen se voit en sursis, le citoyen est dépourvu de vie privée. L’inviolabilité de la vie privée qui est une norme islamique est piétinée dans cette terre d’Islam.

Des élections… tout ça pour ça, serait-on tenté de s’écrier. L’armée dans les rues de certaines villes depuis samedi (le jour du scrutin). Un arsenal militaire digne des grandes offensives des Marines US. Un candidat qui se déclare vainqueur avant même la proclamation des résultats par la CENI et la France qui félicite l’autoproclamé gagnant avant l’officialisation desdits résultats. Question : qui veut du mal à la Mauritanie, et pourquoi ?

On cogite sur notre sort et le sort de cette Mauritanie malmenée et qui pleure, une Mauritanie qui, de jour en jour, est en train de toucher le fond, une Mauritanie qui vit dans l’ignominie. La déchéance. L’insouciance avec une arrogance éloquente de l’ignorant qui ne sait pas qu’il est ignorant. Et surtout qui ignore qu’on sait qu’il est ignorant. Triste Mauritanie réellement prise en otage.

Que comprendre de l’après élection ? Sinon que, hagards et KO debout, les Mauritaniens pensent que la situation est sujet à inquiétude car après l’échec du coup du troisième mandat, on a failli tomber dans le scénario à la Kabila… d’autres questions à inconnues peuvent nous surprendre.

Est-ce à dire que Mohamed Abdel Aziz n’en a pas encore fini avec la Mauritanie ? Allah Seul Sait et c’est vers Lui que nous nous tournons pour demander qu’Il protège la Mauritanie, qu’Il nous sauve des velléités de ceux pour qui le pouvoir est le début et la fin de tout, oubliant que, comme le disait si bien John Emerich Edward Dalberg-Acton, « Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

Camara Seydi Moussa

Pourquoi l’équipe de Selibaby s’est retirée du Tournoi l’EED en France

Notre équipe de football, championne en titre de l’édition passée du Tournoi estival de l’ONG l’EED, a été l’objet d’un traitement injuste de la part d’éléments zélés de l’équipe organisatrice de la compétition. En effet lors du week-end du 29 juin 2019, notre équipe devait affronter celle de Toulel dans le groupe A composé de Boully et Selifely. Ce jour notre membre ayant en sa possession nos maillots, a eu du retard et on l’attendait d’autant plus l’arbitre était encore dans les vestiaires. Constatant l’empressement du responsable de la commission sportive, nous nous sommes proposés de pouvoir jouer avec des chasubles. Cette possibilité a été rejetée catégoriquement par ce responsable du nom de Mr KORRERA . Ce dernier nous menaçait d’un forfait pur et simple. Quand nos maillots étaient arrivés et aussitôt portés par nos joueurs, ce monsieur s’était déjà présenté auprès de l’équipe de Toulel pour notifier que le match ne joue plus en nous pénalisant d’un forfait. Après des moments tumultueux autour de cette décision hâtive et incompréhensible, nous avons eu l’information que l’équipe de Diyala avait déjà joué avec des chasubles en absence de leurs maillots. Sur le champ, nous avons porté l’affaire à la connaissance du président de l’EED, Mr waly Diawara qui trouvait ce forfait anormal et promettait que le match serait rejoué. Quelques jours après, nous avons été informés que l’équipe de Toulel bénéficiaire de ce forfait bancal ne voulait plus rejouer. Et d’une manière tacite nous comprenons que l’organe organisateur du tournoi s’est penché en leur faveur en notre détriment. Par conséquent nous avons décidé de nous retirer du Tournoi dans lequel notre équipe et son staff se sont toujours faits remarquer par le respect, le fair-play et la discipline vis à vis de tous. Cette décision injuste nous frappant, laisse soupçonner un mode de fonctionnement interne troublant et inquiétant dans l’organisation d’un Tournoi supposé fraternel et convivial.

©️Source crédit : Post Facebook de Thale’s Ndiaye, un responsable du staff de Selibaby (15/7/19)

《AHMEDDOU OULD WADI’A, journaliste avait écrit le texte suivant. Il est en prison depuis lors….》

#Sebkha est actuellement assiégé par de l’armement militaire,des bataillons et des unités. On traite ses habitants de Sénégalais et étrangers. Cette logique est la pire menace contre la sécurité du pays, et le plus grand déclencheur du désordre.
La Mauritanie a besoin aujourd’hui, hier et demain de quelqu’un qui réalise qu’elle a besoin de sécurité oui, et consolide évidemment la stabilité.
C ‘est cette raison qu’elle a besoin de justice de quelqu’un qui réalise que tous ses citoyens sont égaux, qui réalise que dans état égalitaire le droit le plus élémentaire d’un citoyen c’est de pouvoir manifester sa joie ou sa colère. Tous les citoyens sans distinction, sans que la manifestation de certains soit considérée comme phénomène démocratique et celle d’autres considéré comme les prémisses d’un malheur.

@Ahmeddou ould Wadi’a.

Le 24/6/2019.

#liberez_wadia

✅Crédit source : Post Facebook de Lo Gourmo (8/7/19)

FRAUDE ELECTORALE: LES CANDIDATS OPPOSANTS PRESENTENT LEURS PREUVES

Les candidats de l’opposition ont présenté devant le Conseil constitutionnel dimanche soir les détails de leurs recours, qui, selon eux, révèlent une « fraude » à grande échelle en faveur du candidat Mohamed ould Ghazouani, dont les résultats provisoires ont montré 52% des suffrages exprimés, selon les chiffres annoncés par la CENI.

Au tout début de la conférence de la conférence de presse organisée ce dimanche soir au siège de campagne du candidat Biram Dah Abeid à Nouakchott, ce dernier affirme que « l’opposition démocratique, représentée par ses quatre candidats, a pu s’assurer de la véracité de l’impression qu’ils avaient lors de cette élection, après une semaine d’enquêtes menées par leurs services techniques, statistiques et informatiques », qui mettent en relief une gigantesque opération de fraude, déclare Biram Dah Abeid.

Abeid a expliqué qu’ils possèdent « des preuves tangibles » que le candidat Mohamed ould Ghazouani « ne peut obtenir plus de 41%, malgré la partialité de l’Etat, l’alignement du régime et le favoritisme de la Commission électorale. Et si toutes les allégations de la CENI lui sont octroyées, il ne pourrait dépasser les 50%, selon les études réalisées par nos équipes « , martèle Biram Dah Abeid.

La conférence de presse des candidats de l’opposition intervient quelques heures avant l’annonce des résultats définitifs de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel de lundi à midi, auprès duquel l’opposition a présenté des recours il y a quelques jours. Dans sa composition, le Conseil constitutionnel comprend des membres issus de l’opposition.

Des soupçons sur 455 bureaux de vote

Lors de la conférence de presse, le responsable des opérations électorales au sein de la campagne du candidat Biram Dah Abeid a passé en revue des exemples des « violations » qu’ils ont relevées. « Nous avons reçu certains PV avec un taux de participation de 100%, ce qui a attiré notre attention. Nous nous sommes dit qu’au lieu de vérifier nos PV, il serait plus pertinent de vérifier la base de données publiée par la Commission électorale et de l’étudier en profondeur ».

Le responsable a ajouté que la recherche a révélé que 11 bureaux présentent un taux de participation supérieur à 100%. Or, remarque-t-il, « Dans ces bureaux, ould Ghazouani a recueilli 93% des suffrages », ajoutant que l’approfondissement de la recherche a conduit à la découverte de 455 bureaux de vote où le taux de participation dépasse 90%, affirmant que « Ces bureaux ne se situent pas dans les capitales régionales, mais sont dispersés à travers la Mauritanie et dans des zones isolées et difficiles. »

Il a souligné dans sa présentation que « le nombre total des votants dans ces bureaux est de 90.844 électeurs. Ould Ghazouani a obtenu 97% de ce nombre, avec une moyenne de plus de 95% au niveau de chaque bureau », soulignant que les électeurs de ces bureaux «représentent 10% du total des effectifs des électeurs mauritaniens ». « Ce qui a permis à ould Ghazzouani d’obtenir plus de 18% du pourcentage en sa possession, suivant les chiffres annoncés par la CENI ».

L’expert cite l’exemple de Gleib Ndour, de CHeggatt et d’El Beled El Amine. Il poursuit que, au cas où les résultats de ces bureaux seraient annulés, ould Ghazouani aurait 41% des suffrages.

« Si nous considérons que ces bureaux ne seront pas annulés, en appliquant le pourcentage de participation annoncé par la Commission qui est de 62%, Ould Ghazouani obtiendrait 48,5% », c’est-à-dire qu’il ne passerait pas au premier tour.

Expulsion de représentants

« Dans les zones reculées accessibles uniquement à l’État, les bureaux qui n’ont pas été ouverts dans les lieux prévus par la loi électorale qui stipule qu’ils doivent l’être dans les bâtiments publics », a déclaré le candidat Biram Dah Abeid, citant 455 bureaux de vote qu’il qualifie de « suspects ».

Au lieu d’être ouverts dans des écoles, des centres de santé ou des administrations, ils l’ont été dans des maisons privées appartenant à des individus acquis au régime, en échange de capitaux appartenant à l’État et au peuple ».

« Beaucoup des représentants des candidats de l’opposition ont été expulsés de ces bureaux où le vote est largement favorable à ould Ghazouani. Les PV ont été remplis à leur place, pour donner du crédit aux résultats et faire croire que le vote s’est déroulé sans problème », a constaté Biram Dah Abeid.

« A Nteïchitt, personne n’a voyagé, personne n’est tombé malade, personne ne s’est abstenu de voter, aucun décès n’est survenu depuis le recensement », a-t-il déclaré, ajoutant que le nombre des inscrits est de 485, pour un taux de participation de 100%.

« Ces bureaux ont permis à ould Ghazouani d’obtenir environ 20% des suffrages sur l’ensemble du territoire mauritanien », a déclaré Dah Abeid.

15% pour Ghazouani

Le candidat, Kane Hamidou Baba, a affirmé que les recours en leur possession révèlent de nombreuses « fraudes » et souligne que « l’examen des résultats, il ne serait guère surprenant que le pourcentage de Ghazouani soit de l’ordre de 15% ».

Le candidat a présenté des exemples de bureaux de vote où le taux de participation dépasse les 100%, indiquant qu’un des bureaux de vote à Timbédra » regroupe 242 inscrits, pour 245 votants ! Au Trarza, et plus précisément à Nteïchitt, où se trouvent 452 inscrits, 455 ont voté. Et toujours à El Beled El Amine, 486 sont inscrits pour 486 votants et 485 votes exprimés ».

Dans la Wilaya de l’Adrar, le candidat Kane Hamidou Baba a déclaré qu’un bureau de vote dans la municipalité d’Aïn Ehel Taya les inscrit sont au nombre de 103 alors que les électeurs y sont 105″.

Au Tiris Zemmour, il a déclaré qu’un bureau de vote à Lemreya à Bir Oum Graïn il y a 241 inscrits pour 248 votants. A Cheggatt, le nombre des inscrits est de 128, et celui des votants est de 154. A Lemghaïty, le nombre des inscrits est de 71 et les votants y sont 148 !

Il a conclu que «dans tous ces bureaux, nous constatons que ould Ghazouani est dans la fourchette de 98%», considérant qu’il s’agit là de fraude « flagrante et nette ».

Soupçons sur 50.000 voix

Hadrami Ould Abdel Salam, responsable de la campagne du candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar, a passé en revue les « violations » identifiées par la campagne de son candidat et indiqué qu’au niveau de 211 bureaux de vote ils ont relevé des « violations claires et évidentes » soulignant que dans le PV de l’un des bureaux de vote indique 70 bulletins pour 365 votants, alors le nombre de bulletins dans l’urne et celui inscrit dans le PV doivent être identiques, tandis que le nombre de votes exprimés est de 345 », considérant qu’un tel PV est « illégal ».

Abdel Salam, qui présentait les procès-verbaux aux journalistes, a déclaré : « le PV d’un autre bureau indique que le nombre dans l’urne est de 369, alors que le nombre de votes exprimés y est de 487, tandis que le nombre de votes exprimés ne saurait en aucun cas dépasser le nombre de bulletins qui se trouvent dans l’urne ».

Ould Abdel Salam a déclaré qu’après avoir rassemblé toutes les violations constatées au niveau de 211 bureaux de vote, ils ont remarqué que ould Ghazzouani a recueilli 54.068 voix dans ces bureaux, ce qui représente 6% du total des voix obtenues suivant l’annonce de la CENI. Si ces voix sont retranchées, son score serait de 46% ».

Il a conclu en disant que « lorsque nous combinons ces violations avec ce que la campagne des autres présidents (candidats) ont observé, je pense que si ould Ghazouani dépassait trente pour cent, il obtiendrait un résultat miraculeux », selon ses termes.

Lettre au Conseil constitutionnel

Le candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar a adressé une lettre au Conseil constitutionnel lui demandant d’assumer ses responsabilités et de travailler conformément à la loi. Il l’invite à « rechercher les informations fournies et à assumer la responsabilité de les vérifier une à une ».

Ould Boubacar a souligné que cette élection est « spécifique » car elle concerne la fonction de président de la République et doit donc être exempte de tout ce qui pourrait nuire à la « légitimité et à la crédibilité » de la fonction la plus élevée de l’État.

Il a conclu que la Mauritanie traverse « une crise postélectorale », soulignant que la solution de cette crise « n’est pas la répression ou le rétrécissement des libertés, mais plutôt le dialogue », a-t-il affirmé.

🔷️Crédit source : Post Facebook ( https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2374769609250492&id=100001524288944) de Med Yahya Abdel Wedoud datant 1/7/2019