Déclaration : A l’Attention des candidats à l’élection présidentielle de juin 2019 en Mauritanie.

Notre pays, la Mauritanie s’achemine vers un rendez-vous électoral d’une importance capitale pour notre avenir commun.
Conscients de cet état de fait, nous, Mouvement Ganbaanaxu regroupé au sein du Collectif des Associations de Lutte Contre l’Esclavage en Milieu Soninké, prenons cette occasion cruciale afin de présenter solennellement notre engagement pacifique pour la restauration de toute la DIGNITÉ HUMAINE, conformément aux préceptes de notre sainte religion l’Islam, aujourd’hui ouvertement bafouée par des tenants d’un régime féodalo-esclavagiste érigé en mode de vie qui sévit dans nos différentes communautés, notamment chez les Soninko. Nous le disons sans ambages aujourd’hui en ce 21ème siècle, l’esclavagisme social par ascendance fait partie du tissu sociétal soninké. Par la stratification sociale basée sur les castes, la composante sociale dite ESCLAVE statutaire est la plus lésée de la communauté. Face aux ségrégations tenaces et aux discriminations humiliantes, les personnes dites d’ascendance ESCLAVE et leurs sympathisants JUSTES parmi les autres communautés engagées pour des réformes sociétales nécessaires, sont déterminées et motivées pour l’émergence d’une véritable conscience républicaine et humaniste.
Depuis bientôt 4 ans suite à notre engagement d’éveil citoyen et humaniste pour l’égalité en Droits et en DIGNITÉ, nos membres ont subi diverses persécutions* (expropriations d’héritage, mise en quarantaine sociale, injures publiques et apologistes de l’esclavage, accusations mensongères et fallacieuses et d’autres traitements humiliants) de la part des réactionnaires tenant de l’ordre féodal dans la communauté. Ce qui est absurde c’est que cette campagne est savamment orchestrée par des réseaux d’intellectuels féodaux issus de la Diaspora alors qu’ils se présentent comme des défenseurs de droits humains.
Ainsi nos principales demandes citoyennes à l’endroit de vous, candidats à la magistrature suprême, sont articulées autour de :

■ La proclamation et la réaffirmation de l’égalité intrinsèque entre toutes les citoyennes et tous les citoyens dans notre pays,

■ La prise en compte des préjudices causés par l’ordre féodalo-esclavagiste à travers une politique de «promotion spéciale» au niveau national des cadres issus de la communauté des Soninko marginalisés .

■ La primauté de l’Etat de droit à l’échelle étatique sur les régimes coutumiers source de discriminations et de ségrégations, particulièrement la question d’accès des communautés à vocation rurale à la propriété foncière,

■ L’application stricte des dispositions contenues dans les lois nationales suivantes : la LOI 2015- 031 contre les pratiques de l’esclavage et ses séquelles et la LOI 2018 – 023 portant sur les DISCRIMINATIONS.

■ La prise en compte des communautés marginalisées des villages Soninkés dans les activités des programmes nationaux de développement, notamment l’Agence Tadamoun et le Commissariat aux Droits de l’Homme.

Nouakchott, 21 Mai 2019

Pour le Mouvement Ganbaanau
Le Collectif des Associations de Lutte Contre l’Esclavage en Milieu Soninké

🔷️Contact : Cissé Ibrahima Diallo
Tel /Whattsapp : +222 48725978/+33 695 17 09 38
Email : cissediallo2001@yahoo.fr

#GANBANAAXU #HUMANISTE #SOLIDAIRE #FRATERNEL #Mauritanie

Source crédit : Réseaux GANBANAAXU Mauritanie

POURQUOI LES SÉQUELLES DE L’ESCLAVAGE EN MILIEUX SONINKO AU LIEU DE L’ESCLAVAGE TOUT COURT?

Depuis la création du mouvement « GANBANAAXUN FEDDÉ » natif, initialement, de Mauritanie, mais devenu transnational voire transcontinental de part l’aura qu’il a eu à travers le monde, mouvement qui a emboîté le pas à ses aînés « Abolitionnistes de l’Esclavage et ses Séquelles », notamment les mouvements « hratines », Les Soninko (pluriel de Soninké) dans leur grande majorité ont horreur et ne veulent pas entendre parler du phénomène de l’esclavage dans leurs localités. La question a été érigée en une sorte de tabou autour duquel s’est formé un consensus latent. Dans la société soninké, les classes dominantes et certaines couches qui leur sont inféodées se sont mis d’accord pour clamer sur tous les toits qu’en milieu Soninké l’esclavage qui avait par le passé existé, comme d’ailleurs chez les autres communautés, a complètement disparu et que le phénomène a totalement été éradiqué en pratique et qu’il n’en demeure que des « restes » à travers quelques symboles marginaux. Mais ces « restes » constituées de codes de valorisations ou de « dévalorisations », c’est selon et autres symboles pudiquement désignées de séquelles, sont encore pires que la pratique réelle de l’esclavage par endroits à travers les zones infectées par le phénomène car elles expriment une certaine nostalgie d’un passé peu glorieux au sein de ces zones hautement stratifiées, ségrégationnistes et discriminatoires.
Au sein de la dite noblesse, tenant de la gouvernance, du chef du village à l’intellectuel, jusqu’au fonctionnaire dans Les rouages de l’Etat, exceptées quelques âmes justes (s’y reconnaîtra qui le mérite) tous sont unanimement d’accord et unis pour ne laisser la moindre parcelle de notabilité aux partisans de la caste ou classe dite inférieure considérée d’extraction servile et par conséquent inapte à toute mission relevant de la gouvernance sauf cas de force majeure, c’est-à-dire lorsque la nomination d’un membre de cette classe dite inférieure devient la seule option pour préserver un intérêt incontournable.
Il serait plus juste de dire et d’affirmer qu’en milieu soninké, le phénomène de l’esclavage est de nos jours quelque chose de « souhaité » pour ne pas dire de « prisé » par certains. Ce sont les circonstances qui ont obligé les soninko à parler d’éradication parce que ne disposant plus des moyens de coercition leur permettant d’asservir, dans le sens de reconnaitre le droit de propriété d’une personne sur son semblable. Mais « l’homo-sonincus », permettez moi le néologisme, n’est pas encore convaincu que toute forme d’asservissement est à proscrire et que la liberté est un don de Dieu à l’ensemble de ses serviteurs et dans cette perspective, elle est un don sacré et inaliénable. Ainsi, quelles que soient les affinités et l’admiration que l’on puisse éprouver pour une forme particulière d’organisation sociale de quelques communautés que ce soient, on ne peut en aucun cas consentir et trouver d’excuses ou de prétextes à des pratiques injustes et discriminatoires qui oppressent et aliènent. Et pourtant, dans la société soninké contemporaine, au nom de « la déification d’une certaine forme de culture » qui n’en est pas une, par les autoproclamés défenseurs de « notre culture soninké », des citoyens à part entière, considérés comme inférieurs font quotidiennement l’expérience de l’inégalité, de la discrimination, de l’injustice ; sont accablés par des préjugés et des clichés et sont parfois confrontés à l’ostracisme et à l’exclusion dans les villages.

Considérant cet état de fait, nous déduisons que l’éradication du phénomène en milieu Soninké, si éradication il y a eue, ne découle pas d’une réelle volonté politique interne mais plutôt et simplement d’une carence endémique des moyens et d’une mutation des rapports des forces qui ne permettent plus la pérennisation du phénomène dans sa forme classique au sein de la société soninké.
En effet, la prise en charge de l’esclave demande des capacités financières énormes, lesquelles étaient par le passé, acquises par le produit de la force de travail de l’esclave lui-même. Il était, il faut le dire, le moteur de la production sociale du maitre et de l’économie locale en général.
Les conditions multiples et variées qui entretenaient le phonème de l’esclavage dans sa forme classique, n’étant plus, la caste ou classe dite de la noblesse se résigna petit à petit à assouplir les jougs qui pesaient sur l’esclave. Ce qui donne l’impression que le phénomène est révolu et a été éradiqué. Mais, c’est juste une impression, car tous les codes liés au phénomène sont restés vifs et perceptibles à travers toute la structuration de la société. Et la naissance de Ganbanaaxu transnational a démontré que l’éradication tant clamée et crue par certains et annoncée n’était que du rêve ! En effet, les revendications des mouvements abolitionnistes ont rencontré des résistances absolument farouches reflétant ainsi la vivacité du phénomène dans les cœurs, concrétisée par des réactions nostalgiques tragiques partout où les lois des Républiques étaient lacunaires en occultant la situation, quand bien même, leurs lois fondamentales interdisent formellement le phénomène en le criminalisant. Pourtant certains esprits essaient encore de faire croire à la thèse du vide juridique donnant ainsi libre cours aux nostalgiques du passé honteux de commettre des tristes forfaits sans que ce comportement d’un autre âge ne leur suscite la moindre inquiétude. Mais le plus abominable et le plus horrible dans toute cette histoire est que, les défenseurs des droits humains reconnus comme tels à travers des associations légales, sont bel et bien ceux qui croupissent dans les prisons pour avoir dénoncé au 21ème siècle, un phénomène qui a gangrené le monde pendant des siècles et, qui continue encore à sévir par endroits avec la complicité de ceux qui sont sensés défendre la légalité et appliquer les lois, à travers des tribunaux spécialement érigés pour prévenir la persistance du phénomène dans tous les compartiments de la société et dans ses plus infimes manifestations.
Le combat juridique est devenu financièrement, tellement juteux pour certains défenseurs de la légalité que la justice n’est plus qu’un soporifique. Et la vérité doit être dite en tout temps et en tous lieux, pour aviser les âmes justes capables de l’admettre, d’accepter la dénonciation et d’agir pour son application, surtout quand on occupe un poste de responsabilité et de surcroit quand on tient les rênes du commandement. Une telle attitude est digne du patriote, du jaloux pour l’édification, le développement et le progrès de sa patrie ou encore de celui qui croit qu’un Seigneur Tout Puissant jugera un jour entre ses serviteurs. Lutter contre l’injustice et les discriminations ne doit pas être une option, mais un devoir du croyant et de toutes personnes dotées d’un minimum de conscience. Il est aujourd’hui de notre devoir de déconstruire pour mieux comprendre notre société et de défaire certaines conventions pour mieux vivre ensemble.

MCI DIALLO

NKTT, Juin 2019

ÉVÉNEMENTIEL : Rendez-vous au méga concert COMPILATION GANBANAAXU 2019

Le 8 juin 2019 est annoncé un méga concert à Nouakchott organisé par la Marque GANBANAAXU FEDDE. Cet événement musical axé sur des références de l’unité et de la fraternité, est parrainé à la fois par l’artiste mauritanienne Maalouma Mint Mokhtar Ould MEIDAH et le footballeur international mauritanien Ismail DIAKITÉ. Sous la supervision organisationnelle du rappeur Hamady Coulibaly alias Yimbi kumma, plusieurs grosses pointures du Rap mauritanien sont attendues lors cette concert inédit qui fera date. Ainsi la COMPILATION GANBANAAXU 2019 portée par la Marque GANBANAAXU FEDDE, invite le grand public mélomane mauritanien à ce rendez-vous convivial à ne pas rater sous aucun prétexte. Les artistes au programme : Soyna Ganda, bamtare suukabe pelital, Bab zo, authentique, tonia fia, yimbi Kumma, lass rendo, Elphenoteli, tewal askanbi, rime soninké, Tobe, big sesarts, bably, force mine, Skyp.

Tous les médias nationaux et autres organes de presse sont invités pour une large diffusion via divers supports.

✅Le déroulement intégral de la Journée est prévu comme suit :

Première partie de Programme

À partir de 15h00 : prestation des artistes traditionnels, sketchs sur des thèmes de société, remise de trophées et discours des organisateurs.
L’entrée sera payante (1000 UM ou 100 MRU) pour avoir accès à toute la journée.

Deuxième partie de Programme

La compilation Ganbanaaxu qui signifie « Tous égaux en DROIT et en DIGNITÉ » est un projet initié par Yimbi Kumma, directeur de la marque Ganbanaaxu Fedde. L’objectif est de permettre à des artistes mauritaniens de se regrouper pour mettre en avant la musique et les talents provenant de Mauritanie dans un esprit de fraternité et d’égalité.
Plusieurs artistes ont été sélectionnés afin de se produire dans la Compilation Ganbanaaxu. Chaque artiste va créer un morceau qui sera diffusé plus largement grace à la Compilation.
Il y aura tout d’abord une sortie digitale de la compilation permettant une visibilité internationale des artistes grace aux supports de téléchargement légal (itunes …) et sur des plateformes de streaming (Deezer, Spotify …). La sortie digitale de la compilation Gambanaxu sera suivie d’un concert.

La soirée commencera par un documentaire rendant hommage à la musique mauritanienne avec la participation d’artistes renommés de la musique mauritanienne. Le documentaire durera 30 min environ.
Suivi de deux ou trois discours de 10 min maximum pour présenter la marque et le combat de l’association qui a permis la création de cette marque.
D’autres marques engagées seront invitées à faire leur présentation pendant 10 à 15 min.
Un artiste invité (hors compilation) sera choisi pour faire l’ouverture officielle de la soirée avec un titre qui parlera de l’unité de tous les mauritaniens.
Il sera suivi de Yimbi Kumma qui se produira pour trois morceaux en live accompagné d’un orchestre.
D’autres artistes invités se produiront pendant une trentaine de minutes.
Puis chaque artiste de la compilation viendra chanter son titre sur la compilation.

🔷📆️ Date : 8 juin 2019

🔘Lieu : Ancienne Maison des Jeunes à Nouakchott

✅Horaires : 14 H à 00 H

Communication par l’équipe organisatrice COMPILATION GANBANAAXU 2019

Le Sénégal et le journalisme de caniveau ! Par Diallo Saidou dit Thierno

En écoutant la sortie d’une chroniqueuse et d’un chroniqueur sur une télé sénégalaise, j’ai été abasourdi par la légèreté des propos et la déconcentration par lesquels ils sont dits.

Entre celui qui expliquerait le viol par « l’inaccessibilité » des hommes aux belles nymphes qu’on croise dans les rues Dakaroises ou ailleurs (faisant des femmes une proie, un gibier à consommer pour satisfaire une libido et des hommes des prédateurs qui ne penseraient leurs rapports aux femmes qu’à l’aune de la sexualité) et celle qui circonscrit le viol par ascendance dans les familles Peul-Toukouleur ( il faut qu’elle nous explique la différence au passage) on a une envie de gerber.

Cela est d’autant plus déconcertant que sur le plateau, en dehors des acquiescements, personne ne s’insurge, ni ne dénonce cette cette analyse socio-anthropologique de comptoir.
Des polémiques ou des propos approximatifs existeront toujours dans la presse, cependant si sur 6 participants personne ne relève cette anomalie, il y a alors un réel problème sur le choix des intervenants.

Au-delà de cette polémique, se pose la question de la qualité des programmes télévisuels et des ressources humaines qui animent des émissions.
Si le Sénégal nous servait des journalistes de qualité, aujourd’hui force est de constater que la médiocrité, l’amateurisme, le copinage malsain et le Bad Buzz se disputent les exigences de qualité.
A la recherche d’un audimat du sensationnel, des commerçants publicitaires se disent patrons de presse pour servir une télé poubelle qui en perd sa vocation première, à savoir informer, éduquer et développer le sens critique.

Une régulation rigoureuse doublée de sanction plus que dissuasives doivent accompagner la libéralisation des médias pour ne pas (re) vivre la fâcheuse expérience de la Radio Mille Colline.

Au delà des excuses prononcées par la chaîne, l’autorité de régulation doit sévir pour rappeler à ses animateurs du dimanche qu’il y a une rigueur journalistique et une déontologie à ne point violer.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (25/05/19)

[ALERTE – INFO – KININKOUMOU – GUIDIMAGHA MAURITANIE🇲🇷 ] : ⚠️Gros incidents autour de l’affaire de la grande mosquée du village⚠️

Dans la journée d’hier 23 Mai 2019, les autorités régionales (Gouverneurs et préfet) sous l’instigation partiale de la cellule régionale chargée des affaires religieuses, ont tenté avec force de trancher le litige autour de la grande mosquée du village.
Depuis quelques mois, la nouvelle grande mosquée de cette localité située à quelques kms de Selibaby, fait l’objet d’une affaire de gestion de l’imamat entre la composante sociale d’ascendance dite ESCLAVE statutaire chez les soninkés et l’ordre féodalo-esclavagiste (chefferie coutumière et religieuse). Ce lieu de culte qui a été financé et construit par l’ensemble de ressortissants villageois, risque d’être la source d’un divorce irréconciliable entre les 2 camps du village. D’après les dernières nouvelles du terrain, les incidents d’hier ont été provoqués par l’organe régional chargé des affaires religieuses dirigé par un certain Diallo. Ce dernier aurait décidé d’une manière unilatérale de donner la gestion exclusive de l’imamat au camp féodalo-esclavagiste au détriment de ceux qui sont considérés comme des esclaves statutaires. Et dans la journée d’hier, les féodaux avec la complicité des autorités régionales, ont tenté d’installer les tapis dans la mosquée en préparation pour la grande prière d’aujourd’hui vendredi. Les échauffourées ont éclaté et des éléments de la gendarmerie sont arrivés en arrêtant plusieurs membres de la communauté dite ESCLAVE par ascendance statutaire.
Quelques représentants des autorités régionales ont passé la nuit au village et comptent procéder à l’ouverture forcée et unilatérale de la mosquée ce vendredi en prenant clairement cause pour le camp des féodalo-esclavagistes. Nous apprenons que d’autres membres de la communauté lésée et discriminée ont été appréhendés dans la nuit .

Nous dénonçons cette situation injuste et indigne d’un traitement équitable attendu des pouvoirs publics pour TOUS les administrés.

Nous tenons responsables, l’organe régional chargé des affaires religieuses et les pouvoirs administratifs de toutes les conséquences possibles de cette situation dangereusement tendue.

Nous portons à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sur le caractère discriminatoire et ségrégationniste de cette décision en cours d’exécution par la force publique. Les droits fondamentaux d’une partie des habitants sont bafoués au profit d’un autre camp basé sur des considérations féodalo-esclavagistes.

Nous rappelons les lois nationales suivantes qui vont à l’encontre de ce qui est entrain d’être commis par ce forcing inadmissible :

✅La LOI 2015 – 031 antiesclavagiste en Mauritanie .

✅La 2018 – 023 portant sur les DISCRIMINATIONS en Mauritanie .

■P/ GANBANAAXU Kininkoumou

✅Source crédit : Réseaux sociaux Militants anti féodalo-esclavagistes GANBANAAXU FEDDE

Mauritanie/Droits humains : Communiqué de presse par la Fondation du Sahel.

[▪Communiqué ]

Assourdissant paraît le silence de l’opinion publique et de ses symboles devant la situation catastrophique des dockers du Port de l’Amitié de Nouakchott. Ces pauvres travailleurs qui vivent la pire des situations, livrés aux rayons ardents du soleil de chez nous, privés d’eau et empêchés d’accéder jusqu’à la Mosquée, eux qui observent l’obligation du jeûne. Malgré leurs malheurs, les dockers tiennent à poursuivre leur combat dont le but est d’obliger l’Administration et avec elle les patrons à appliquer l’accord qui lie l’ensemble des parties et qui a été signé en bonne et due forme le 04/08/2018. Cet accord prévoit l’octroi de salaire mensuel et de la sécurité sociale aux dockers en plus de l’acquisition d’une ambulance et d’autres équipements médicaux.

Nous, au sein de la Commission chargée des Droits de l’Homme de la Fondation Sahel :

✅Affirmons notre solidarité totale et inconditionnelle avec les dockers tout et dénonçons avec vigueur la collusion caractérisée de l’Administration avec le patronat ;

✅Demandons au Gouvernement qu’il prenne les dispositions à même de forcer l’Administration pour qu’elle tienne ses promesses envers les dockers (voir procès-verbal en attaché) ;

✅Exhortons les journalistes et les blogueurs à soutenir les dockers dans leur combat en relayant leurs revendications auprès de l’opinion publique.

🔷️Nouakchott le 9 mai 2019

🔘La Commission des Droits de l’Homme

✅Source crédit : Réseaux Fondation du Sahel via Réseaux sociaux.