Affaires/Habitat : Bienvenue chez AGENCE WAGADOU IMMOBILIER

Nous opérons à Nouakchott et à Nouadhibou

1. RECOUVREMENT DE LOYER

Tout propriétaire de maisons ou d’appartements peut contacter l’agence afin de s’allier à nous selon un protocole d’accord signé par les deux, et s’engager à mettre ses biens sous la responsabilité de l’agence qui va, elle se charger de la location et du recouvrement mensuel du loyer.

2. ACHAT ET VENTE DE TERRAINS

Vous souhaitez acheter un terrain, ou vous avez un terrain à vendre, grâce à ses multiples partenaires de choix, AWI vous facilite l’acquisition ou l’achat d’un terrain selon vos critères.

3. CONSTRUCTION

AWI est alliée avec une grande entreprise de construction de la place qui dispose des ressources matérielles et humaines nécessaires pour mener à bien la construction de votre maison. Nous faisons également de la construction industrielle

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《CVE : les audios de la discorde》 par Mr Diallo Saïdou

Je vais naviguer à contre courant, pas par esprit polémique, mais afin de porter un regard très real politic pour ne pas dire un peu machiavélique (dans le sens populaire).

Ma première observation mettra du plomb dans l’aile de la teneur de ma perception de cette affaire CVE. Ainsi je ne serai pas à une contradiction prêt.

Je trouve ceux qui ont échangé sur ses audios via whatsapp sont d’une naïveté déconcertante.
Parler de stratégie et de ligne politique par le biais de vocaux au lieu de s’asseoir (Nouakchott étant très petit) et d’échanger physiquement.
Dans les discussions de stratégie on ne nomme pas les gens, on ne s’identifie pas mieux on ne prends pas de traces écritures et encore moins une empreinte vocale.
D’autant que les propos sont très souvent teintés de légèreté, de fanfaronnades et de règlements de compte personnelles.
Rien dans la stratégie politique de fond.

Maintenant venons en au faits …

A mes connaissances, sympathisants ou militants de la CVE, j’ai envie de dire, bienvenue à monde réel, bienvenue dans la politique. Ici on est pas dans le monde des bisounours! Mais plutôt celui des alliances et contre alliances, des compagnonnages de circonstances, des trahisons et meurtre entre amis, avant la dislocation ou l’avènement d’une victoire.

La CVE est une Coalition conjoncturelle, qui se propose de régler des problèmes politiques structurelles, composée de partis politiques aux ambitions et stratégies différentes.
Donc la CVE, à priori, n’a pas vocation à survivre, dans sa forme initiale à l’élection présidentielle du 22 juin 2019.
En dehors des attaques contre Ibrahima Mokhtar Sarr et Samba Thiam qui sont à condamner, je reste persuadé que Ballas ne fait rien d’autre que de la Politique! Oui de la Politique , peut-être dans sa forme la plus abjecte. Mais elle demeure être de la Politique.

Nous savons tous qu’au sein des partis politiques, il y a ce qu’on appelle des tendances et des groupes qui se combattent férocement pour faire adopter une ligne politique.
L’AJD dont le président est cité dans les audios en a fait les frais, les FLAM en ont fais les frais aussi. Le dire n’est pas pour moi une volonté de dédouaner Ballas mais plutôt de faire comprendre au gens qui font semblant d’être surpris qu’on ne fait pas de la politique avec de bons sentiments.

Je suis d’autant plus étonné par la surprise des gens, car ils sont sensés connaître Ballas et ses accointances avec le pouvoir et sa duplicité.

La mort de la CVE a été actée au lendemain de l’élection présidentielle quand IMS et Samba Thiam n’ont pas assisté aux réunions ( au moins à deux reprises) de bilans.
Cette mort est confirmée encore une fois dans la teneur des communiqués de la CVE, de l’AJD-MR et des FPC.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur (Du 20/10/19)

Mauritanie/Politique :COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES FPC

Le Bureau Exécutif National des FPC, élargi aux cadres du parti, s´est réuni le samedi 19 octobre 2019 pour discuter de la situation politique nationale et la vie de la Coalition Vivre Ensemble. La rencontre a, notammnet, reçu un rapport détaillé des tractations autour de la définition des perspectives de la CVE. Sur ce sujet, la réunion a décidé ce qui suit:

Notre parti, les Forces Progressistes du Changement (FPC), demeure attaché à la Coalition Vivre Ensemble (CVE) tant que celle-ci respecte sa forme actuelle comme cadre de concertation, de mobilisation de notre base, de la mutualisation de nos forces et d’actions solidaires convenues entre les partis politiques et mouvements de la société civile autonomes qui la composent.

Les FPC rejettent les termes et l’agenda caché du communiqué publié le 18 octobre 2019, prétendument, au nom du Conseil présidentiel de la CVE, tendant à faire imposer comme acquis des sujets litigieux encore en discussion. Les FPC s’opposent, notamment, au projet de parti unique, majoritairement récusé, que l’on s’obstine, maintenant, à réaliser par le biais d’une manoeuvre astucieuse de l’implantation de la CVE.

Les FPC invitent les acteurs politiques et de la société civile membres de la CVE à persévérer dans la voie de la recherche patiente des solutions consensuelles afin de préserver leur unité en la fondant sur les principes de transparence, de loyauté et d’inclusion.

Les FPC appellent la jeunesse à assumer toutes ses responsabilités devant l´histoire, à croire en elle-même et à prendre en main son avenir sans aucune procuration.

Le parti, FPC, exhorte ses militants et sympathisants à plus de mobilisation et de vigilance contre toute tentative de récupération opportuniste ou de sabotage des acquis communs de la CVE en tant que creuset solidaire de défense des intérêts des victimes du racisme, de l´esclavage et de l´exclusion en Mauritanie.

La lutte continue!

Nouakchott le 20 octobre 2019

Le département de la communication des FPC

©️ Crédit source : post FB – Réseaux proches FPC

Mauritanie/Politique : 《À propos de rumeurs》 par Boydiel Houmeid

A propos de rumeurs

Beaucoup de personnes m’ont contacté pour me demander, de bonne foi, ce qu’il en est des rumeurs faisant état de mon éviction du poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Certains prétendent que je suis sorti fâché du bureau du président de l’UPR, parce que le président Ghazwani a donné instruction pour qu’on m’enlève de la vice-présidence de l’Assemblée.
Je rappelle que le bureau de l’Assemblée nationale, à l’exception du président, est renouvelable annuellement, conformément aux textes. En plus, l’UPR a pris la décision de changer cette année tout son quota, qui comprend les vices-pŕésidents, les présidents de commissions, le groupe parlementaire, les secrétaires, etc. Ce n’est pas la première fois que cela se passe ainsi, mais cette fois-ci cela a suscité des débats et des rumeurs dans une certaine presse et dans certains milieux politiques.
D’abord, je signale aux personnes qui ont évoqué cette question, visiblement avec de mauvaises intentions, que le dîner organisé par l’UPR n’est pas habilité à relever le vice-président, seule la plénière prévue pour lundi prochain a le pouvoir de changer les structures élues de l’Assemblée nationale.
En outre, depuis la dernière réunion du Comité provisoire de l’UPR dont je suis membre, je ne suis jamais venu au siège du parti, pas plus que je ne suis passé au bureau du président. La raison toute simple en est que je ne suis revenu du village que ce mardi. Le même jour, je fus reçu par le président Ghazwani avec qui j’ai discuté librement de toutes les problèmes nationaux, y compris bien sûr celui du bureau de l’Assemblée nationale. L’accord a été parfait sur toutes les questions abordées.
Je rappelle aux pêcheurs en eau trouble que Boydiel n’a jamais demandé une quelconque fonction, qu’il est élu député et maire de N’Diago. Çà les envieux n’y peuvent rien. Je serai plus libre à partir du lundi et j’aurai alors toute latitude pour parler de la situation politique et donner mon opinion sur tout ce qui se passe, n’étant plus ligoté par l’obligation de réserve et les responsabilités que m’avaient confiées mes collègues de l’Assemblée, Majorité et Opposition confondues.
En conclusion, Boydiel ould Houmeid reste député et maire, président du Comité du bassin du fleuve. La vice- présidence m’a été confiée sans que je ne la demande ; je crois avoir fait de mon mieux pour assurer la continuité quand le président était malade ou empêché. En tant que démocrate, j’accepte avec plaisir le principe de l’alternance, même si chez nous celle-ci se fait annuellement, alors qu’ailleurs elle est quinquennale ou décennale.
J’informe par la même occasion la TV du Sahel, qui demande depuis un mois à avoir un entretien avec moi, qu’à partir du lundi soir je serai à leur disposition pour une émission qui ne dépasse pas une heure de temps.

©️Crédit source : Post Facebook de l’auteur (Du 18/10/19)

Portrait | Moussa Khairy : Opticien de renom, promoteur sportif et mécène

Horizons – Il a tracé très tôt sa voie et a fini par percer dans le haut de gamme. Il, c’est Moussa Ould Khairy, un opticien mauritanien au parcours atypique et étonnant qui, à force de travail et de sérieux, rivalise aujourd’hui avec les comptoirs optiques étrangers les plus huppés.

Il a réussi, sans nul doute, à s’imposer dans le cercle très serré des opticiens de Nouakchott, un secteur resté longtemps une chasse gardée de l’étranger où, dans l’esprit de la plupart des Mauritaniens, nos compatriotes ne pouvaient être que sages employés subalternes et anonymes.

Pourtant, le pari de patron opticien, toute proportion gardée, Moussa optical dans le jargon du métier- beaucoup de gens confondent le patron et la boite et vice-versa-, l’a incontestablement gagné.

Et pour preuve, son comptoir flamboyant situé sur le tronçon Monotel-Stade olympique où l’on peut trouver des lunettes de tout genre et faire toutes sortes de montages. L’homme est incontestablement ambitieux et a déjà fait du chemin dans l’art comme l’atteste le matériel de pointe qu’il possède.

Dans une pièce contiguë, à l’arrière de sa boutique, il nous a donné les détails les plus précis sur un appareil de prise de mesure numérique multifonctionnel, des appareils électroniques de montage ou d’assemblage semi-finis de lunettes dotés d’une pompe à immersion, des perceuses électroniques, des raineuses pour tracer des sillons, des chaufferettes pour dilater les montures….tout cela pour dire que l’homme est tête d’affiche dans les vitrines optiques de notre capitale.

Professionnel jusqu’au bout des ongles, il opte sans hésiter en matière d’ingénierie et de machinerie pour les Américains, même si ses produits proviennent de France, d’Italie et de Tunisie, un pays dont il admire les performances dans le domaine.

Dans les vitrines de « Moussa Optical » – son établissement – l’offre est au top et transcende le temps et la mode : on peut y voir impeccablement exposées scintillantes, des lunettes de soleil, des lunettes pour hommes et femmes tendance pour ne pas dire à la mode tout comme des classiques. Tout cela est vérifiable dans son site web: http://www.moussaoptical.com. En matière de qualité, son label est irréprochable car il est certifié ISO 9002.

Pourtant, quand il a eu à 19 ans seulement, son premier job de simple technicien formé sur le tas dans un grand comptoir étranger de la place, Moussa ne soupçonnait pas un jour gagner à ce point des galons dans le métier et diriger un jour sa propre société. Mais comme, il le dit « seules la persévérance et la droiture payent »… « J’ai presque grandi dans une vitrine optique qui a été, pour moi, une bonne école ».

Né en 1966 à Aioun El Atrouss, bon père de famille -qui place sa famille au dessus de tout – témoignent ses proches- Moussa qui parait plus jeune que son âge, frappe d’abord par sa modestie et sa facilité à communiquer dans la langue de Molière. De l’avis de beaucoup de gens, c’est un patron opticien d’un commerce facile.

Toutefois derrière son regard timide et fuyant se cache un entrepreneur dynamique impliqué dans beaucoup d’action de mécénat.

Méga sport : une académie de football estampillé moussa

Teint clair, regard jovial, costume impeccable, l’homme semble habitué au rythme trépidant de la vie en France où il a séjourné plusieurs fois, à l’occasion de stages de perfectionnement à l’EFOP (Etudes et Formations en Optique) de Toulon.

Debout tout le temps, il n’a pas encore perdu ses habitudes de manager général de l’entreprise où il s’est façonné et blanchi les harnais: il sait encore séduire et servir ces clients. Ces qualités se sont aussi confirmées en matière de sport : il pilote une équipe d’élite FC Tevragh Zeina, la preuve qui atteste une fois de plus qu’il est un vrai meneur d’homme rompu au maniement et la mise au pas des jeunes.

Ex vice-président de la FEDE (Fédération Nationale de Football), on lui attribue, dans le milieu sportif, une grande contribution dans l’essor qu’a connu, ces derniers temps, notre football national. Il continue à militer pour la promotion du sport en général : dans cette dynamique, il dispose à Nouakchott d’une boutique de prêt-à-porter vendant toute sorte d’équipements de sport, d’une académie de foot et d’hébergement dénommé Méga sport comprenant deux terrains de 1000 m et d’une capacité d’accueil de 47 lits.

Cette académie est un vivier incontestable d’où sont sortis beaucoup de joueurs de l’équipe national et nombre de stars qui évoluent dans des clubs au niveau mondiale et font aujourd’hui la fierté de notre pays.

Parlant de son itinéraire peu commun, il dit : « Aujourd’hui, je suis devenu opticien qualifié et pourtant, ma rencontre avec cet art et ses secrets esthétiques, est une longue histoire. Mais, quoi qu’il en soit, c’est pour avoir osé commencer quelque part que la passion est née chez-moi »…

« C’est aussi à force de ténacité et d’abnégation que j’ai pu tenir, non sans errements, le bon bout du métier ». Mais fort de l’expérience acquise au fil des années, Ould Khairy sentit le besoin de s’éclater en faisant cavalier seul. En décembre 2007, il décida d’être son propre employeur en s’installant pour son compte.

« C’était un peu un saut dans l’inconnu mais je me sentais à la hauteur car je connaissais le métier pour l’avoir pratiqué 22 ans durant ». Et pour mettre sur pied son projet qui ne démarrera effectivement qu’en mars 2008, il dut vendre sa maison et sa voiture et courir le risque de mettre « tous ses œufs » dans un seul panier dénommé « Moussa Optical », une boite où il s’érige aussi lunettier conseil. Mais à cause de sa réputation de compétence et ses qualités en marketing dans le domaine, les commandes ne tardèrent pas à pleuvoir et Moussa put démarrer son projet sur des chapeaux de roue.

Pour lui, tout bon citoyen doit privilégier le consommé local car, même les chancelleries étrangères n’hésitent pas à vendre leur pays là où elles se trouvent. « Nous n’avons pas encore atteint ce niveau mais je vois des prémices… Il faut oser entreprendre ».

Au sujet d’un appui éventuel de l’Etat, il dit n’avoir jamais essayé mais qu’il est du rôle de l’Etat de favoriser l’initiative privée ; tout comme il est du devoir des entreprises de payer leurs impôts et de s’acquitter de toutes leurs obligations vis-à-vis de l’Etat.

Parlant des banques, Moussa qui dit n’avoir jamais bénéficié de leurs services, avertit que tant que les crédits et les découverts ne se feront pas sur des bases objectives, tout prêt équivaudrait à jeter de l’argent par la fenêtre. Moussa aime aussi toujours rappeler que « le capital n’est rien, des hommes compétents créent leur capital ».

Sidi Moustapha Ould BELLAL

©️ Crédit source : repris via cridem.org (du 15/10/2019)

Langues nationales: 5 arguments pour en finir avec l’idéologie d’Ely Mustapha

Ceci est une note qu’il m’a semblé nécessaire d’écrire à la suite d’une lecture de l’article tout récent du Pr Ely Mustapha à propos de la transcription des langues mauritaniennes non arabes, à savoir le Bambara, le Pulaar, le Soninké et le Wolof. Pour être exact, je préciserais que le Bambara n’a pas été discuté par l’auteur; mais je crois que si inclure cette langue avait traversé l’esprit de ce dernier, elle subirait certainement le même sort que celui infligé à ses sœurs.Je vais tenter de souscrire à la brièveté minimale permise par l’argumentation que je m’apprête à dérouler, et proposer donc au lecteur quelques points à l’intérieur desquels je ne manquerai pas de reprendre et discuter certaines idées véhiculées par l’auteur; dans certains cas je quantifierai la teneur en erreur de celles-ci.
Voici donc des arguments qui montrent, avec le plus de clarté qu’il m’a été possible de donner, combien le contenu de l’article de Ely Mustapha va à l’encontre des faits et combien absurde est son idée de transcrire les dites langues en caractères arabes plutôt que de continuer à utiliser le système latin qui, pour lui, est un échec total.

1– Argument utilitaire:
Tout d’abord, j’ai besoin que Ely Mustapha soit d’accord que les lettres, comme éléments de base d’une langue, existent indépendamment du système alphabétique utilisé pour transcrire cette langue. Ainsi, même si on avait pas d’écriture pour le Français, rien qu’en ralentissant son expression orale en disant « MOUTON », on arrivera à distinguer les syllabes, et enfin à isolé les éléments incassables que sont les lettres. Et pour cela, on n’a pas utiliser une représentation écrite, mais juste une expression orale naturelle. Ce qui justifie bien le caractère indépendant des lettres vis à vis du système alphabétique. Si aujourd’hui le Français adopte un autre système alphabétique, cela ne changerait en rien l’existence de la lettre « A » bien qu’elle sera écrite différemment suivant le goût du nouveau système, tout comme si Ely Mustapha décide de changer de prénom, ce ne sera pas pour autant qu’il en perdra une jambe ou poussera un troisième œil: la nature du professeur ne dépend pas du choix du prénom qu’il porte, il sera d’accord du même rapport d’indépendance chez les langues et leurs transcriptions.
Ayant compris ce fait, la question devient donc quelle transcription pour telle langue. Prenons le cas du Pulaar; une langue que je connais bien (je crois qu’un bon connaisseur des autres langues visées pourra faire une même analyse). Le Pulaar compte 31 sons primordiaux correspondant à l’idée qu’on a construite de la lettre. Si on veut voir, du point de vue utilitaire, lequel des systèmes arabe ou latin est plus indiqué pour servir de base à sa transcription, la meilleure façon de le faire est de déterminer la masse des lettres Pulaar dont les sons sont déjà représentés dans chacun des systèmes choisi. Dans l’alphabet latin de base, on trouve 22 sons fondamentaux du Pulaar (lettres) (a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, r, s, t, u, w, y). Cela fait 70.97% des lettres du Pulaar. Dans l’alphabet arabe, on en trouve 16 (a, b, t, j, h, d, r, s, dh, f, k, l, m, n, w, y); ce qui fait 51.61% des sons fondamentaux du Pulaar. Rien qu’à ce niveau, l’intérêt du Pulaar est assez clair: de l’arabe et du latin, le choix est vite fait.
Mais revenons un peu à l’analyse, car ce n’est pas tout! Imaginez un instant une langue qu’on va appeler A ayant juste 5 lettres (ou sons fondamentaux) et les partagent toutes avec avec le Pulaar, et une autre appelée B ayant 25 lettres mais en partagent seulement 5 avec le Pulaar. Laquelle des deux partage le plus avec le Pulaar? Certains pourront imaginer qu’elles sont à égalité vis à vis du Pulaar, mais il n’en est pas ainsi. En effet, c’est la langue A, bien que partageant le même nombre de lettres avec le Pulaar que la B, qui partage le plus! On s’en rend compte quand on se met former des mots dans les deux langues A et B. Dans A, on aura que des mots dont le son est Pulaar-compatible, et ce par la constitution au niveau fondamental de A, tandis que dans B les 5 lettres partagées ont toutes les chances d’être diluées dans les 20 autres, et donc la formation des mots tendra à affaiblir le rapport initial entre B et Pulaar. Ce qui fait que dans la comparaison, ce ne sera pas seulement les quantités partagées qui doivent intervenir mais aussi les masses initiales des langues de comparaison doivent entrer en jeu, tel que expliqué ci-dessus. En concret, il faut un coefficient qui modélise cela, et il n’y a pas mieux que le rapport entre ces deux masses initiales pour former ce coefficient. Ainsi, vu que les lettres arabes sont au nombre de 28 et celles latines au nombre de 26, pour mettre l’équité dans l’étude il faut multiplier la ‘parenté’ Pulaar-Latin par 28/26 (environ 1.0769) et obtenir un taux de 76.429% pour Pulaar-Latin contre les 51.61% pour Pulaar-Arabe. Donc, environ 25% de différence effective en faveur du Latin. Ceci est évidemment appelé à s’amplifier dans la formation des mots.

2– Argument pragmatique:
La diaspora issue des communautés locutrices des langues visées par Mustapha est plus nombreuse dans des pays utilisateurs du système latin (Pays francophones ou anglophones africains, France, Angleterre, Espagne, Italie, USA, Belgique, Canada) pour des raisons qu’on sait tous. Leurs descendants utilisent ce système. Donc il sera beaucoup plus simple pour eux d’aller à la recherche des 23.6% restants, en lisant Pulaar en lettres latines, que le contexte leur fournit souvent gratuitement. Tandis que le peu d’enfants de la diaspora des dites communautés présente dans les pays utilisateurs du système arabe, quand bien même auront la maîtrise de l’arabe, auront bien du mal à combler les 48.4% manquantes, trop importantes pour que le contexte suffise à les leurs suggérer. Et de toute façon, ceux-ci sont minoritaires et risquent bien de savoir déjà s’exprimer en Français pour des raisons que l’on connait.
Ensuite, être transcrite en caractères latins, pour une langue, c’est tisser une parenté avec les langues les plus puissantes du monde telles que l’Anglais, l’Espagnol, le Français etc… et partager 76% de ses fondements avec celles-ci est un avantage dans leur apprentissage, et pour rien une langue telle que le Pulaar (et ses sœurs visées) ne renoncera à une telle position. Elle va plutôt l’exploiter jusqu’à la dernière graine d’énergie.

3– Argument culturel:
Contrairement à ce que prétend Ely Mustapha, le système latin n’a pas été un échec, au contraire! Il faut tout ignorer du processus de la transcription de ces langues et l’histoire des combats culturels menés, pour tenir ces propos. La littérature en Pulaar s’est beaucoup développée dans cette transcription. Une production de qualité s’est mise en place, les éditions Binndi e Jande, les éditions ARED, les éditions Papyrus Afrique sont des exemples de plateformes qui ont servi de trait d’union entre les écrivains et penseurs comme Yero Doro Diallo, Murtudo Diop, Aboubacry Moussa Lam pour ne citer qu’eux et les locuteurs qui ne se lassent pas de s’abreuver de toute cette production littéraire. Des livres de tout genre, Histoire, art, littérature, Sciences foisonnent aujourd’hui, et dans les coins de rue de Dakar, de Bamako, de Conakry ou de Nouakchott, il suffirait d’ouvrir les yeux pour observer des transactions dont l’objet à troquer est un livre écrit dans une de ces langues. Je ne citerai pas ces mensuelles qui sortent en Pulaar à Nouakchott, ni les nombreuses classes qui utilisent cette transcription pour apprendre et maîtriser ces langues, ni l’entrée depuis deux décennies presque des lettres pulaar (‘extra-latines’) dans le numérique. On peut se procurer des claviers en Pulaar, on peut écrire le Pulaar sur toutes les plateformes numériques.

4– Argument géographique
Il faut savoir que ces langues, en particulier le Pulaar, sont transfrontalières. Elles sont présentes dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et pour certaines, dans quelques pays de l’Afrique centrale; cohabitant avec d’autres langues. Ces pays peuvent se servir du même argument pour vouloir transcrire les langues présentes sur leurs territoires dans un seul système, cela risque fort de ne pas être le système arabe, alors Pr Ely Mustapha, irez-vous jusqu’à vouloir que le Pulaar soit écrite à la rive gauche du Sénégal différemment qu’à la rive droite? D’ailleurs, proposerez-vous aux maures Sénégalais d’écrire en caractères latins pour les mêmes soucis de standardisation?

5– Argument administratif:
Toute la littérature citée plus haut et qui est disponible dans ces langues, devra donc disparaître ou être traduite (ce qui nous retarderait beaucoup) alors que beaucoup de nouvelles œuvres sont à faire. Ceci n’est pas envisageable.
L’ACALAN (Académie africaine des langues) est une institution de l’OUA qui reconnait et adopte ces caractères.

Dr Mouhamadou Sy
University of Virginia

©️ Crédit source : Post Facebook de l’auteur : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=403731920551068&id=100027427912973

Communiqué du réseau  G5 SAHEL Contre l’Esclavage et pour la défense des droits humains


Né en marge du Colloque International sur le thème «Droit et esclavage en Afrique de l’Ouest » tenu à Bamako du 16 au 18 octobre 2017, au Campus Universitaire de Badalabougou-nouveau bloc de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako, le Réseau G5 Sahel anti-esclavage est un mouvement anti-esclavagiste actif dans les 5 pays du Sahel et composé des associations engagées dans la lutte contre l’esclavage dans l’espace sahélien qui abrite malheureusement les derniers bastions d’une pratique abjecte d’un autre âge. De sa création à aujourd’hui le réseau G5 Sahel anti-esclavage a tissé des relations avec des activistes et mouvement abolitionnistes, des chercheurs et organisations progressistes à travers le monde notamment au Sénégal, en Ile Maurice, en France, en Grande Bretagne.
Le raffermissement de ces relations a été concrétisé par l’appel lancé à Niamey, à la communauté internationale en marge du colloque international tenu du 18 au 20 Décembre 2018. A travers une déclaration dit Appel de Niamey, les associations Timidria du Niger, IRA-Mauritanie, TEMEDT du Mali, FESTICHAMS du Burkina Faso, Enfant ARED du Tchad et Gran Lekol Filozofi de l’Ile Maurice après une analyse peu reluisante de la problématique de l’esclavage dans les pays du Sahel ont exigé plus de rigueur de la communauté internationales en prenant des mesures contre ceux de ces pays qui sont inertes dans la lutte contre ce phénomène parmi lesquels la Mauritanie.
Au moment où la communauté internationale semble adopté une telle stratégie comme moyen de pression contre des pays récalcitrants comme la Mauritanie, nous sommes surpris et outrés, qu’en notre nom, un président d’une organisation mauritanienne (Fondation Sahel) s’exprime et sur la base d’une appréciation étriquée de la situation en Mauritanie demande la levée d’une mesure que les autorités américaines avaient prises contre l’Etat mauritanien qui perpétue l’esclavage et la discrimination, protège les esclavagistes et tortionnaires, réprime les abolitionnistes et militants des droits humains.
Nous sommes donc indignés que les efforts que nous avons consentis des décennies durant, avec l’aide des défenseurs de droits humains, dont beaucoup d’ONGs, d’organismes et de gouvernements, soient réduits à un bradage par des personnes prétendant appartenir à nos réseaux.
Aussi tenons-nous à rappeler que la déclaration faite par le responsable de cette association, après une visite au département d’Etat américain le 2 octobre 2019, affirmant l’inefficacité des sanctions par la suppression des privilèges de l’AGOA et sur l’urgence de soutenir le nouveau chef de l’Etat mauritanien par la levée de cette mesure, n’engagent pas les abolitionnistes mauritaniens et leurs collègues des ONGs anti-esclavagistes et des droits humains, au Sahel, en Afrique et de par le monde.
En tout état de cause, cette approche n’ayant pas l’adhésion du réseau G5 Sahel et des défenseurs des droits humains, nous, structures membres du réseau G5 Sahel anti-esclavage :
plaidons pour le maintien de ces sanctions , car c’est grâce à la pression internationale que des avancées significatives ont été notées dans la lutte contre les pratiques d’esclavage et ses séquelles en Mauritanie : la promulgation des lois criminalisant l’esclavage, la mise en place des tribunaux spécialisés dans la poursuite des esclavagistes ainsi que l’institutionnalisation de la journée du 06 Mars de chaque année comme journée nationale de lutte contre l’esclavage sur tout le territoire mauritanien ;
constatons et fustigeons ces dernières années une recrudescence d’un régime féodalo-esclavagiste soninké qui sévit impunément contre les abolitionnistes issus de cette communauté notamment dans une région du Sud Mauritanien, le Guidimagha ;
dénonçons la création et le financement des structures parallèles, favorables au système esclavagiste construit et entretenu par certains gouvernements dans le seul but d’infiltrer certains milieux associatifs et réseau des partenaires en vue de déstabiliser le combat mené par les vrais militants de lutte contre l’esclavage ;
estimons que c’est au nouveau président mauritanien , Mohamed Cheikh Ould GHAZOUANI de mériter la levée des sanctions liées à l’AGOA par une application totale et effective des lois en vigueur en Mauritanie portant sur la lutte contre les pratiques de l’esclavage et ses séquelles ainsi que par la déconstruction et la destruction du racisme domestique et d’Etat dont souffre des franges importantes du peuple Mauritanien ;
tenons à réaffirmer notre disponibilité à tout dialogue et échanges avec les autorités de nos pays respectifs, visant à améliorer notre lutte contre les pratiques de l’esclavage et séquelles en Mauritanie, et dans toute la sous-région.

✅Les signataires :

🔹️Timidria du Niger

🔹️Temedt du Mali

🔹️ARED du Tchad

🔹️FESTICHAMS du Burkina

🔹️IRA Mauritanie

🔹️GRAN LEKOL FILOZOFI de l’Ile Maurice

🔹️L’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E )

🔹️ARMEPES FRANCE

🔹️Collectif des associations de lutter contre l’esclavage en milieu Soninké