L’éditorial: le coût de l’hypocrisie, par Camara Seydi Moussa 


Hypocrites sont les Mauritaniens dans leur écrasante majorité. Une malheureuse caractéristique qu’ils se partagent, sans discrimination… Ce comportement s’exprime dans tous les actes posés. 

Exemple : On sort d’un referendum où les bureaux de vote à Nouakchott ont été délaissés par les électeurs alors que l’affluence au meeting de clôture présidé dans la même ville par Ould Abdel Aziz a été historique.
Mais l’illustration la plus parfaite de ce vécu mauritanien est l’aspect organisationnel qui a entouré les visites du Président dans les quartiers à Nouakchott et particulièrement le quartier Sebkha ou 5ème Arrdt. Cette visite aux populations par le Président renseigne, une fois encore, sur le degré de la puissance de l’auto-manipulation (se mentir à soi-même) du système comme dans un passé récent où on créait des villages tout le long du trajet qu’empruntait le Président Maaouya. Des villages qui avaient comme durée de vie le temps du passage ou de l’écarquillement des yeux du chef. C’était l’expression totale de l’hypocrisie. Et rien n’a changé.
Ces rencontres hautement médiatisées ont été, dit-on, destinées au bas peuple même si certains caciques politiques locaux n’ont pas raté l’occasion de prendre la parole pour faire les louanges de l’hôte spécial du jour. Mieux. La palme d’or de la honte comportementale est revenue aux services de la mairie. La Communauté urbaine et la garde nationale ont déployé les moyens nécessaires pour dératiser, dépolluer et désinfecter pour requinquer l’image du quartier afin de recevoir le chef dans un environnement sain. Un chef qui est venu voir et comprendre le vécu des hommes et femmes de ces quartiers qui se confondent avec la pauvreté humaine primaire.
Mais le Président ne verra pas les eaux puantes, verdâtres et boueuses dans lesquelles ces populations pataugent depuis plus de deux ans. Ces sources d’épidémies et signes principaux d’impécuniosité ont hypocritement disparu. Ce décor naturel de la zone (quartier Sebkha) ne sera pas vu par Ould Abdel Aziz. La souffrance des ces pauvres hères doit être cachée pour le temps de la visite du Président. Une décision des organisateurs de ces visites et grandement exécutée par les services de madame la maire appuyée par la garde nationale.
Une hypocrisie malsaine qui témoigne du peu d’intérêt des services de la mairie mais surtout du sommet de l’Etat de la vie et de l’existence de ces misérables populations. Ces populations qui ont comme compagnons les mouches et les moustiques dans des odeurs intenables, une situation qui n’a jamais réellement préoccupé la Communauté urbaine. Un service public qui se transforme de jour en jour en boutique d’une dame sans projet ni ambition pour la ville de Nouakchott, la capitale-poubelle. Un autre crime de la Communauté urbaine et l’élite du pays que les populations qui ont pris la parole pour l’occasion n’ont pas su relever. Triste sort. 
Comme disait Thomas Sankara « L’esclave, qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte paie » 
Pour cette magnifique occasion qui s’offrait aux populations pour parler de leur situation, on parla surtout de l’alcool frelaté (Soumsoum), d’insécurité, d’étrangers ou de la musique de la gent juvénile et autres. Et on voit les « proches collaborateurs » qui accompagnent le Président prendre note…
Le coût de cette hypocrisie, aujourd’hui, est tout simplement la déchéance à tous les niveaux. La Mauritanie se transforme en une société de mythomanes, de tricheurs, de tireurs à flanc où tout est farce. 
Ici et là en Mauritanie, fais ce que tu veux où tu veux et comme tu veux, personne ne te prendra au sérieux même si tu es sérieux… Car le menteur et le flagorneur sont déjà passés par là. On est réellement perdu. Les valeurs s’écartèlent entre pilleurs et collabos et la confusion est entretenue : le digne citoyen et le citoyen fourbe sont fêtés de la même façon.
L’honneur s’est éclipsé pour laisser s’installer la comédie et nos valeurs d’hommes libres – produits d’une belle et rayonnante histoire multiforme, multiséculaire et multidimensionnelle- s’atrophient par la translation de l’autre moi sur notre moi. 
La Mauritanie a perdu son chemin.

Camara Seydi Moussa



Source: la Nouvelle Expression 

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Tournoi l’EED 2017, quelques clichés lors de la remise des trophées. 

L’entraîneur de l’équipe de DAFORT et l’un de ses joueurs. 

Certains responsables de la délégation DAFORT participant à la soirée l’EED et une membre de l’équipe l’EED. 

La délégation DAFORT à la soirée l’EED 

Une partie de l’équipe de DAFORT.

Les écoliers vacanciers à l’honneur lors de la soirée 

Le trophée primant le journaliste sportif Lassana Camara de Mauritaniefootball 

Le primé meilleur joueur du tournoi, Papis Cissé en casquette accompagné du responsable sport AJDF Gagny Sylla et d’autres joueurs.

Une partie de l’équipe ORGANISATION l’EED.

Le Graal Trophée de la compétition remis à l’équipe de DAFORT édition 2017.

Lors de la soirée de Gala l’EED, ce samedi 16 septembre 2017 à Aubervilliers, l’équipe de DAFORT a reçu son trophée de vainqueur du tournoi football l’EED 2017. Notre blog n’ayant pas pu assister à l’événement pour une large couverture, s’est contenté d’un recoupement arbitraire à travers diverses sources via les réseaux sociaux pour étoffer ce bref aperçu. Selon un témoin participant à la soirée, le déroulé de la cérémonie a été très riche. Film, expositions , discours présidentiel, remise des trophées et des récompenses et des prestations artistiques ont été les moments phares de la rencontre.  

Côté sportif, on ose un focus sur le sacre de DAFORT. En effet l’équipe de DAFORT qui a remporté l’édition 2017 du tournoi football l’EED le 26 août dernier , a été honorée officiellement comme Championne.

Sources reprises et écrites par K.S


IRA-MAURITANIE: CONFÉRENCE DE PRESSE 

     

Le pluralisme à terre



IRA – Mauritanie est consternée de voir sa démocratie foulée au pied par la junte militaire. Comment concevoir que des personnalités les plus crédibles et respectables puissent ainsi subir le harcèlement et l’humiliation, pour finir par se faire traduire en justice, sans aucun motif légitime ?

Nous dénonçons, avec la plus grande vigueur, la persécution des syndicalistes Samory Beye président de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM)  et Mohamed Nahah président de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) ; les leaders, dont la notoriété n’a d’égale que la valeur morale, se distinguent par leur engagement constant pour la protection des travailleurs et le respect de la dignité humaine ; et voilà, qu’en lieu et place de la reconnaissance due, ils échouent devant un juge, tels des délinquants passibles de la correctionnelle. IRA – Mauritanie leur apporte son soutien sans réserve, eux que le gouvernement du moment et même ses prédécesseurs, n’ont pu dompter, encore moins assujettir.

Notre réprobation s’exprime, avec autant de rigueur indignée, contre le viol  de la liberté d’expression et l’intimidation, ainsi appliqués à d’éminents chefs de  publication et de journalistes de renom. L’autonomie de la presse, souvent citée en exemple et preuve de l’ouverture politique et de l’Etat de droit, est alors piétinée par ses promoteurs autoproclamés.

Nous déconcerte puis nous révolte le règlement de compte que les autorités s’obstinent à entretenir, aux dépens de sénateurs dont la non-violence découle de l’usage exclusif de la qualité d’élus; l’emprisonnement de certains d’entre eux atteste d’une surenchère mesquine, pour les punir d’avoir refusé et combattu un coup d’Etat perpétré par le régime à travers des réformes anticonstitutionnelles.

Comment le Président Ould Abdel Aziz pouvait-il accepter des milliards offerts par l’homme d’affaires Ould Bouamatou lors d’une précédente campagne électorale et considérer criminel le concours du susdit à la défense de journalistes, de syndicalistes et d’hommes politiques ? Dans une telle différence de traitement, l’hypocrisie dispute la palme à l’incohérence.

Il était plus vertueux pour le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz de réagir, plus promptement, au sort des populations vulnérables du Brakna et de l’Assaba, confrontées à une catastrophe naturelle qui a semé la désolation faisant une quinzaine de morts et des dizaines de blessés.




Nouakchott le 07/09/2017              la commission de communication

TOURNOI L’EED 2017, DAFORT SACRÉ CHAMPION : Photo-reportage par notre BLOG. 

Les « DIABLES ROUGES » de DAFORT 

L’équipe de KHABOU 

L’équipe arbitrale de la FINALE 

Le public des supporters côté Khabou 

Le public des supporters côté DAFORT 

Le responsable de la commission sportive l’EED , Aly Samba CAMARA .

Le président de l’EED Waly DIAWARA, le porte-parole de l’EED Boubakar DIAKITÉ et le responsable du pôle COM Ibrahim DIABAKHATÉ .

L’effectif organisationnel l’EED et les enfants invités en vacances scolaires.

Au centre le DREN du Guidimagha accompagné du DRASS du Gorgol à droite, tous les deux invités l’EED de l’événement. 

Toujours en action l’équipe ADHÉSIONS l’EED.

Important à savoir, qui était Auguste DELAUNE ? L’enceinte sportive qui a accueilli le tournoi l’EED porte son nom. 

Quelques supporters de DAFORT avec le secrétaire général adjoint de l’AJDF Hadietou CAMARA.

L’EED côté sponsors et partenaires.

Les officiels, on reconnaît le représentant de la ville d’Aubervilliers, 2ème en allant de gauche.

Les officiels, on reconnaît Mouamar Ould ANNY , un responsable l’EED, 1ème à gauche. 

Les supporters de DAFORT autour du président de l’AJDF Boubou Mamedi CAMARA assis au centre  (bouteille à la main)

Le réchauffement d’avant match des joueurs de DAFORT. 

Banderole MESSAGE L’EED 

Banderole MESSAGE L’EED « Bien vivre l’événement sportif »

L’artiste mauritanien Demba TANDIA en animation très remarquée.

Public DAFORT 

Public DAFORT 

Point Médias, debout en observateur concentré, Lassana CAMARA de MauritanieFootball. 

Public très intéressé.

Banderole AJDF (DAFORT)

Tee-shirts fraîchement sortis et flanqués « DAFORT CHAMPION 2017 »

L’entraîneur de DAFORT, Banta CAMARA porté par un public joyeux après la victoire.

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Le tournoi inter-villageois L’EED-2017 s’est clos hier samedi 26 Août 2017 avec la FINALE opposant DAFORT à KHABOU. Ce dernier match de la 3ème édition de cette compétition s’est terminé sur un score vierge 0-0 après les prolongations. L’équipe de DAFORT déjà finaliste en 2015, s’est imposée lors de la loterie des tirs au but par 4 tirs réussis contre 3 tirs pour les « LIONS de KHABOU »  , les champions en titre de l’édition 2016. Cette finale a été moyennement spectaculaire et marquée par une certaine réserve observable de chaque côté . Il faut noter quelques phases de jeu étincelantes par intermittence. L’équipe de DAFORT a subi des petits chocs  d’entrée de jeu laissant craindre une non préparation physique pour certains joueurs. Par la suite, les choses se sont sensiblement équilibrées entre les 2 équipes. Peu avant la mi-temps, les « DIABLES ROUGES » de DAFORT perdent leur leader technique, Papis CISSÉ sorti définitivement pour blessure. 

Côté organisationnel, le responsable du pôle SPORT, Aly Samba CAMARA nous a confié que l’événement de cette année s’est déroulé dans des bonnes conditions. Il avance que sur le plan arbitral, d’importantes améliorations ont eu lieu, avec des arbitres de métier issus du district de la zone d’Aubervilliers. Côté discours, le président de l’EED a rappelé l’idée de développement que mène son association sur les 3 principaux volets  (Santé, Éducation et Agriculture). Parmi les officiels invités présents ce jour, il y’a le DREN* du Guidimagha DAH DAHANE , le DRASS* du Gorgol Dr Mohamed Mahmoud Ely mahmoud, le conseiller de l’ambassade de la Mauritanie et un représentant de la ville d’Aubervilliers. 

Les responsables organisateurs de ce tournoi inter-villageois L’EED en France nous déclarent que la remise du trophée aux vainqueurs aura lieu le samedi 16 septembre 2017 lors d’une soirée culturelle de Gala.


Le lieu  : 5 Rue Edouard Poisson, 93300 Aubervilliers.

L’Embarcadère, salle de spectacles.



Nos vives félicitations à l’équipe de DAFORT et aux finalistes LIONS DE KHABOU.


Bravo à l’EED pour la réussite de cet événement sportif  (3ème édition) et du courage pour les projets de développement initiés. 


À l’édition prochaine Insha ALLAH



*DREN : Directeur régional de l’éducation nationale 

*DRASS : Directeur régional des actions sociales et sanitaires. 




Réalisé par K.S






GANBANAAXUN PIQUE-NIQUE DU 20 AOÛT 2017 EN FRANCE : LA JOURNÉE EN QUELQUES MOTS ET PHOTO-REPORTAGE .

L’association ARMEPES (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles) et ses partenaires du Forum GANBANAAXU FEDDE ont organisé un pique-nique géant ce dimanche 20 Août 2017. L’événement qui s’est tenu dans un parc (Le Lac Saint Mandé) géré par la Mairie du 12 ème arrondissement  de Paris, s’inscrit dans l’élan de sensibilisation et d’appel pour une FRATERNITÉ RÉELLE au sein de la communauté soninkée. Le forum GANBANAAXU FEDDE créé le 5 octobre 2016 via le support réseau social Whatsapp regroupe les membres des plusieurs associations et d’autres sympathisants de la CAUSE d’éveil pour une nécessaire réforme sociétale en milieu soninké. Ce pique-nique du 20 Août 2017 marque un autre tournant dans l’engagement, dépassant le cadre très souvent virtuel entre un public de plus en plus intéressé par l’activisme GANBANAAXU. Plusieurs membres du Forum venant d’autres provinces françaises et même de l’étranger (Italie et Espagne) ont pris part à cette sortie publique inédite en milieu soninké pour un IDÉAL aussi révolutionnaire.

Côté organisationnel, les équipes chargées des préparatifs  (Logistique, Cuisine, Sécurité, Accueil, Communication) ont accompli un travail très louable malgré une forte affluence dépassant nos prévisions. Au départ tablant sur 300 à 400 participants attendus, nos estimations ont frôlé finalement  entre 700 à 1000 personnes présentes le jour J. Ainsi de cette toute première expérience, des enseignements seront tirés afin de corriger les petits manquements constatés ici et là. 

L’événement a été intégralement couvert par la webradio GANBANAAXU sous l’égide  de son directeur Papa COULIBALI alias Yimbi Kumma. 


Vers 17 heures comme prévu, les prises de parole ont commencé successivement par le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du Forum GANBANAAXU, Gaye TRAORÉ, son secrétaire général Aboulaye TRAORÉ et d’autres intervenants comme certaines voix fortes connues du Forum GANBANAAXU FEDDE. On peut citer Demba DIARRA et Dramane Gueleye CAMARA. Toutes les interventions ont été axées sur l’objet de l’activisme GANBANAAXU FEDDE et les différentes associations partenaires (ARMEPES-FRANCE, MEMUKKE KOFO, RMFP , ASEPT ET D’AUTRES). Par ailleurs le témoignage poignant et très instructif du doyen Mamadou KONATÉ originaire de Diafounou (MALI) , a été remarqué. Dans l’objectif de vulgarisation du fond discursif de notre engagement, des flyers reprenant certains points saillants de ce qui fait désordre dans le régime sociétal soninké d’aujordhui, ont été distribués au public. Par ces flyers, le chargé de communication ARMEPES-FRANCE, Koundou SOUMARÉ a brièvement expliqué la nécessité de diffuser le message aux publics extracommunautaires très souvent non initiés au “VIVRE SONINKÉ”. Le but est de savoir NOMMER et EXPLIQUER pertinemment  les tares sociétales foncièrement discriminatoires contre lesquelles l’activisme GANBANAAXU FEDDE s’érige. Un autre constat bénéfique a été la présence remarquée d’autres participants qui ne sont pas originaires de la communauté soninkée.

Aujourd’hui toutes les CONSCIENCES SINCÈRES dans l’international SONINKÉ, admettent que la communauté sous l’ancien système féodaloesclavagiste ne peut échapper à des réformes sociétales saines et paisibles pour rester une COMMUNAUTÉ digne de ce nom.

Une COMMUNAUTÉ dans laquelle UN HOMME ou UNE FEMME ne serait plus assigné(e) dans une INDIGNITÉ FILIALE PERPÉTUELLE à AVOIR ou à ÊTRE à cause de son passé accidentel peu enviable pour tout le monde finalement. L’idéal de la mouvance GANBANAAXU FEDDE rappelle entre autres certaines dispositions universelles dans toute communauté harmonieuse, comme le RESPECT DU DROIT D’AÎNESSE et la LÉGITIMITÉ PAR LES COMPÉTENCES concernant  tout ce qui a trait à la gestion du cadre public sociétal. Ainsi notre engagement porte un projet de société dans laquelle un imaginaire statut de noblesse ne sera plus conditionné à la présence nécessaire d’un statut d’esclave dans une même communauté partageant la même HUMANITÉ et également la même FOI RELIGIEUSE.

Nous croyons que les solutions passent par des dispositions mentales saines, sincères et humbles pour UNE RÉELLE FRATERNITÉ.

Voir photos en attaché…!

Paris, 21 Août 2017


■La CeCom ARMEPES-FRANCE au nom du  FORUM GANBANAAXU FEDDE.  

L’EED COMME ÉDUCATIF : LA VISITE DE COURTOISIE DE NOTRE BLOG AUX ÉCOLIERS ET ENSEIGNANTS INVITÉS EN VACANCES SCOLAIRES EN FRANCE !

les écoliers entourés par le président de l’EED Waly DIAWARA et l’enseignante accompagnatrice Tacko GANDEGA de Diadjibiné



Avec à gauche Sidi DIAWARA, le directeur de l’école de Boully et au centre Silly CAMARA , enseignant à Tachott-Berané, tous accompagnateurs. 

Avec les écoliers vacanciers et l’enseignante accompagnatrice Tacko GANDEGA. 

Oui en effet…. plus que jamais..!

  

En de début de soirée du lundi 14 Août 2017, votre BLOG s’est rendu auprès de la délégation invitée par l’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement). Logée dans une résidence située dans la ville d’Aubervilliers, le premier groupe d’un effectif composé d’une vingtaine de personnes, se trouve au cœur d’un comité d’hôte très convivial. Les 8 écoliers et leurs 3 accompagnateurs arrivés à l’aéroport CDG tôt le matin du samedi 12 Août dernier, seront rejoints prochainement par 8 autres écoliers dont 2 ressortissants maliens du village frontalier Sélifely au bord du Karakoro.

Dans notre échange avec le président Waly DIAWARA, il nous apprend que ce dispositif de valorisation de l’éducation est à sa 2 ème saison. L’an dernier il y avait 3 élèves de Boully ayant bénéficié sur MÉRITE, et cette année les sélectionnés méritants sont originaires de 8 communes différentes . 

L’EED s’est engagé à faire de l’ÉDUCATION , un des leviers primordiaux parmi ses projets de développement selon les propos du président DIAWARA. Et aujourd’hui ce dispositif d’accueil d’une délégation issue du monde éducatif, s’insère dans un large processus d’émulation saine par l’excellence « primée » pouvant susciter davantage l’intéressement et la motivation des élèves et leurs parents à la vie scolaire . Mr DIAWARA a déclaré qu’à partir du mois d’octobre 2017, plusieurs cantines scolaires ouvriront et 4000 élèves sont prévus d’en bénéficier gratuitement. 



Nos vifs encouragements à TOUS ceux qui entretiennent cette Flamme d’espoir l’EED. 

Bonne continuation. 

Fraternellement




Réalisé par KS

Le référendum du 5 Août 2017 : la voie vers un troisième mandat est-elle ouverte ?


Saidou Diallo – Il n’est un secret pour personne, que dans le cadre d’une opération référendaire, le libellé de la question a une incidence sur le choix de la réponse. 


D’où l’intérêt d’une question avec des termes clairs et précis, ce qui malheureusement n’était pas le cas lors du référendum de ce 5 août 2017. Le projet de réformes constitutionnelles initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz portait sur deux séries de questions distinctes. Mais, on peut se demander la question de savoir, si les mauritaniens étaient au fait de ce pour quoi ils s’exprimaient ? 

La commission électorale nationale indépendante (CENI) à laquelle revient l’organisation et la supervision des opérations électorales, a mis à la disposition des électeurs des spécimens en vue de se préparer à l’opération de vote. 

Les mauritaniens qui se sont rendus aux urnes, soit 53 % des inscrits sur les listes électorales (1.389 092 personnes) devaient répondre à une première question relative au changement du drapeau national. 

Cependant, si on peut lire sur le spécimen de la CENI, qui doit préparer les électeurs au vote : Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle des modifications à l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991. 

Elle est relative notamment au drapeau national. L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile de couleur or sur fond vert, portant, sur chaque coté une bande horizontale, rectangulaire de couleur rouge, on ne retrouve pas les deux dernières phrases précitées sur les bulletins de vote. Car sur le bulletin bleu, correspondant à ce point du projet de réformes constitutionnelle, il est écrit : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991 ? 

Or cette formulation, contrairement à celle du spécimen, inclut à la lecture de la constitution, aussi bien le drapeau national, que le sceau national et l’hymne, même si ces deux derniers symboles sont fixés par la loi. Pour rappel, l’article 8 de la constitution est libellé comme suit – Article 8 : L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile d’or sur fond vert. Le sceau de l’Etat et l’hymne national sont fixés par la loi.

Force est de constater que pour un néophyte en droit constitutionnel, l’absence de ces deux phrases précisant le périmètre et l’objet de la sollicitation est susceptible d’impacter le choix des électeurs. Ces différentes zones d’ombre précitées sont susceptibles de remettre en cause l’ensemble de l’opération référendaire. 

Mieux encore, l’entourloupe résiderait davantage, sur la seconde question posée aux électeurs tant elle manque de clarté. Le libellé de cette question est capital car durant le vote, il y a un face-à-face solitaire entre le citoyen-votant et la question référendaire. D’où l’exigence de clarté, afin de savoir sur quoi exactement portera le choix du votant. 

Ainsi, sur la seconde série de question relative à la reforme institutionnelle, le spécimen a le mérite d’être plutôt très clair avec une question où on énumère les dispositions soumises au référendum. Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle de certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991. Elle est relative à certaines institutions de la République :

– Suppression du sénat et transfert de ses attributions à l’assemblée nationale

– Création de Conseils régionaux élus pour la promotion du développement local 

– Institution aux lieux et place du Haut Conseil Islamique, du Médiateur de la République et du haut conseil de la Fatwa et des recours gracieux, d’un Haut Conseil de la Fatwa et des recours gracieux.

Ce libellé contenu dans le spécimen détaille les dispositions constitutionnelles faisant l’objet de la consultation référendaire. La question liste les institutions à supprimer et celles qui seront créées. Donc elle nous dit les différents articles de la constitution qui sont soumis au projet de réforme. Cependant, cette énumération exhaustive des dispositions constitutionnelles sur lesquelles devrait se pencher le citoyen-votant, disparaît miraculeusement dans le bulletin jaune à introduire dans l’urne le jour du vote. 

En lieu et place de la question précitée on retrouve celle-ci : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de certaines dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991 ? De ce fait, on retrouve dans le bulletin de vote qu’une question aux contours vagues, sans objet précis, ouvrant la voie à toute forme d’interprétation.

Le problème se trouve ici dans le terme DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA CONSTITUTION. Ce pronom indéfini peut faire englober des dispositions constitutionnelles plus larges que celles énumérées auparavant. Ainsi l’objet exact et réel de la consultation disparaît. Cette disparition mystérieuse de l’élément explicatif de ce point du référendum fausse inéluctablement le choix de l’électeur. 

Dès cet instant, le projet de loi référendaire n’est plus respecté. D’autant plus que l’objet du projet de révision constitutionnelle a changé de meeting en meeting, au gré des humeurs du président Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Car si la suppression de la Haute Cour était actée dans le projet de référendum, on a vu un Président de la République en pleine campagne revenir sur ce point. Or, une consultation référendaire qui ne veut souffrir d’aucune irrégularité, doit avoir un objet précis, claire et définitif sous peine de nullité. Le danger de ce pronom indéfini (certaines dispositions constitutionnelles) est qu’il peut faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels (article 26 et 28 de la constitution) ainsi que d’autres dispositions importantes. 

D’autant plus qu’il nous est promis d’autres réformes à venir pour modifier et compléter la nouvelle constitution. 

Ainsi, il suffirait qu’on élargisse le terme « Certaines dispositions constitutionnelles » à l’article 99 de la constitution relative à la procédure de révision constitutionnelle et de modifier l’alinéa 2 de cet article. Un amendement de l’article 99 alinéa 2 ou sa suppression contribuerait à faire sauter le verrou de la limitation des mandats, car c’est cette dernière qui détermine les limites matérielles de la révision constitutionnelle. 

Diallo Saidou dit Thierno 
Juriste 


Source crédit: http://www.cridem.org