L’esclavagisme social…intra est une réalité insaisissable…!

Le système des castes qui compte énormément dans les rapports internes au sein des certaines sociétés africaines, est difficilement lisible dans notre monde de 2016 . Pourtant un système de castes est généralement esclavagiste même si le système esclavagiste peut ne pas être forcément composé des castes. À y réfléchir profondément, le système esclavagiste serait une conséquence évidente d’un ordre féodal qui régit hermétiquement le magma sociétal des castes sociales. Un raccourci intellectuel faisant d’une Afrique qui serait saignée et victime par d’impitoyables esclavagistes occidentaux et orientaux, est l’une des thèses (historiques et sociologiques) les plus insultantes à la mémoire de ceux qui ont subi L’ESCLAVAGE et ceux qui continuent de traîner les conséquences sociétales fâcheuses d’un ordre qui survit sous divers couverts. La négritude d’opposition qui a été soutenue par l’idéologisation de la CONDITION NOIRE, considérait facilement L’HOMME NOIR comme la VICTIME LÉGENDAIRE ET INNOCENTE des autres peuples. Le martiniquais feu A. CESAIRE se serait ravisé si on lui expliquait qu’aujourd’hui en 2016, un Homme africain instruit et vivant au coeur de l’Afrique noire,  s’interdit de convoler avec une femme noire dans le même milieu ethnique parcequ’elle est tout simplement d’extraction sociale ESCLAVE donc IMPURE et INDIGNE pour une lignée nobiliaire. Par contre, notre « Homme Noble » qui se soucie de sa lignée en intra, se verrait honoré d’avoir un lien matrimonial avec une femme ayant comme ascendant CESAIRE descendant d’esclaves extra. Apparemment selon cet ordre, l’esclavage extra assainit et annoblit l’Homme africain, et L’esclavagisme intra le maintient dans un état impur irréversible.
Ainsi une interrogation s’impose à nos consciences :
Lequel des 3 esclavagistes suivants l’occidental, l’oriental et l’africain, espériez-vous faire société avec lui dans l’avenir..?
En se basant sur nos réalités de 2016, je pense qu’on a de la matière pour oser une préférence.
K.S

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Regardez « Le discours du président Gaye TRAORÉ » sur YouTube

PAS À NOTRE NOM, CETTE CÉRÉMONIE FÉODALE ET DISCRIMINATOIRE!

Le speech du président d’ARMEPES-FRANCE Gaye TRAORÉ à l’issue de notre sortie protestataire contre la mystérieuse cérémonie dite « intronisation du chef traditionnel DES SONINKÉS DE FRANCE ». Cet événement très ambiguë dans un certain camouflage diffus , s’est tenu au sein de la Mairie de Montreuil. Le public a été au rendez-vous. Nos tracts sont partis comme des petits pains parmi les passants de tte origine sur la Place Jean Jaurès très fréquentée ce samedi après-midi. Le contenu de notre tract a intéressé énormément de Montreuillois qui ne pensaient pas qu’une pareille cérémonie aux relents féodaux et clairement discriminatoires, puisse s’organiser de cette nature en plein 21ème siècle et au sein  d’une enceinte publique dans la République française. Il est à signaler que quelques participants venus (soninkés natifs d’ici) de bonne foi assister à la cérémonie ne savaient pas beaucoup du fond symbolique qui fait désordre selon notre lecture de réalités connues de la communauté soninkée. Nos échanges explicatifs et les tracts sur place pacifiquement, ont donné plus détails sur cette cérémonie qu’on voudrait présenter comme culturelle. 
Le travail de Com effectué par le mouvement GANBANAAXU FEDDE a été d’une grande valeur pour ceux qui connaissent peu nos réalités cachées. 

#Pas_à_notre_Nom 

Crédit source: GF-FRANCE 

NON À LA PERPÉTUATION SYMBOLIQUE  DE L’ORDRE FÉODAL ET DISCRIMINATOIRE  SONINKÉ EN FRANCE !


Ce samedi 18 novembre 2017 à la Mairie de Montreuil  , les milieux féodaux soninkés organisent une mystérieuse  cérémonie dite « intronisation du chef traditionnel DES SONINKÉS DE FRANCE ». La communauté soninkée est parmi les sociétés les plus féodales au monde de ce 21 ème siècle. Basée sur un rigide système des castes, on y trouve toujours des séquelles vivaces  de l’esclavagisme statutaire intracommunautaire. Au sein de cette communauté qui compose une forte minorité en Île-de-France , les HOMMES ne se valent jamais à cause des assignations sociétales sur le référent de la caste de naissance ou du patronyme selon les zones géographiques d’origine dans nos pays. 

Ces temps-ci , un mouvement pacifique de sensibilisation regroupant plusieurs associations déclarées en France et dans nos pays d’origine, s’insurge contre cet ordre féodal-esclavagiste qui sévit en douce dans notre communauté sous couvert du culturel ou du traditionnel. C’est ainsi que le mouvement GANBANAAXU FEDDE* alerte les services publics en France  et en particulier la Mairie de Montreuil sur le caractère troublant et ambiguë de la cérémonie du samedi 18 novembre 2017 qui n’est pas à sa première édition selon des sources concordantes. 

Aujourd’hui , il est inadmissible que dans une enceinte publique qui symbolise la République  dans une grande ville comme Montreuil , des milieux réactionnaires et féodaux dans leur communauté d’origine puissent s’exhiber fièrement par l’apologie d’un certain ordre féodal contraire aux valeurs républicaines. 

Nous dénonçons cette cérémonie qui n’a de culturel que sous l’angle d’une perpétuation festive d’un ordre discriminatoire et ségrégationniste intracommunautaire. Lors de pareilles circonstances, le système féodal se vit ouvertement où la mémoire des ancêtres des uns est saluée et proclamée alors que celle douloureuse de ceux qui vécurent l’ordre esclavagiste intra-africain est oubliée et bafouée. Également, nous suspectons une certaine utilisation voire dilapidation des biens sociaux (caisses communautaires) à des fins partisanes.

Ainsi dans l’avenir  nous nous réservons le droit d’entamer des démarches nécessaires afin d’élucider ce que renferme le monde féodal-esclavagiste soninké d’aujourd’hui même au cœur de la République Française. 

*GANBANAAXU FEDDE : Mouvement pacifique de sensibilisation regroupant plusieurs associations contre les assignations sociétales désuètes (séquelles des pratiques esclavagistes) dans les communautés soninkées. 

   
PAS À NOTRE NOM , CETTE CÉRÉMONIE FÉODALE !

GF-France (ARMEPES, RMFP ET PARTENAIRES)
Montreuil, 18 Novembre 2017
Crédit source: GF-FRANCE 

14-11-2017 21:45 – Festival international soninké : Les préparatifs du 5ème Fiso lancés

Le Quotidien – Le Sénégal accueillera du 21 au 25 février prochain, le Festival international soninké (Fiso). Le lancement de la 5ème édition a eu lieu samedi à l’Ucad 2.  Dakar, capitale de la culture soninké du 21 au 25 février 2018 !
 Le compte à recours a été déclenché, samedi dernier, avec le lancement du Festival international soninké (Fiso). Notables des villages d’origine des résidents dans la capitale, jeunes, association de femmes, tous étaient à l’Ucad 2 pour assister au démarrage des activités de cet événement grandiose. Pour réserver un accueil chaleureux aux invités, plusieurs commissions ont été installées.
 Le comité de pilotage, qui englobe le comité technique et qui est au centre de toutes les activités, est entouré de six commissions chargées de la communication, de l’organisation, du domaine artistique et culturel, des finances et du partenariat, de la mobilisation sociale, le comité de parrainage et la commission scientifique. 
 Alors les festivaliers viendront des pays du Mali, de la Mauritanie, de la Gambie, de la Guinée Conakry, de la Guinée-Bissau, de la Côte d’ivoire, de l’Egypte, du Niger, des pays d’Afrique centrale ainsi que l’ensemble des pays de la diaspora, notamment la France, les Etats-Unis.
 Les Soninkés sont connus comme étant de grands voyageurs depuis la nuit des temps. Et ces émigrés participent de manière considérable à l’économie sénégalaise à travers l’envoi d’argent au pays. Thème ne pouvait être meilleur que celui choisi par le comité de pilotage à savoir : «Langues, communications et développement.»
D’après Idrissa Diabira, président du comité technique, par ailleurs président de l’Asso­ciation Wagadu djiida, «la communauté soninké, qui se caractérise notamment par l’empire de Wagadu, le premier empire ouest-africain, entend justement faire vivre cette culture, la faire découvrir». 
Et de renchérir : «Cet événement qui est un événement qui s’est déroulé au Mali, il y a deux ans, en Mauritanie, il y a quatre ans, encore au Mali il y a six ans, et qui a reçu le soutien des autorités des différents pays respectifs, doit bénéficier du même soutien ici au Sénégal, figurer dans l’agenda culturel du Sénégal. Parce qu’au-delà de la culture soninké, ce sont les retrouvailles du Sénégal avec ses différents fils et filles et donc c’est la diversité qui est célébrée.»
En écho, le représentant du ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, par ailleurs chef de la division des arts vivants de la Direction des arts, a exprimé l’engagement de l’Etat à accompagner les organisateurs. 
Adama Diallo dit : «On va accorder une grande attention à ce festival international. C’est une communauté très organisée, très solidaire qui a démontré plus d’une fois ses capacités d’organisation. Donc, il est de notre devoir d’accompagner ça.
 Dans nos missions, on a des fonds pour appuyer effectivement des manifestations de ce genre. Donc, les instructions du ministre, qui vont suivre dès son retour de Bruxelles, seront appliquées pour la réussite de cet événement qui est un événement de dimension internationale.»
Le président de la République, Macky Sall et son homologue, Adama Barrow de la Gambie, sont respectivement le parrain et l’invité d’honneur de cette 5eme édition. Plusieurs activités sont au programme dont des ateliers culturels sur la teinture, la broderie, les coiffures traditionnelles mais aussi des concerts et rencontres culinaires sont prévus.

Crédit source: http://www.cridem.org 

Déclaration: Au Guidimakha, les autorités choisissent la violence contre les parents d’élèves 

Au moment où les autorités mauritaniennes et leurs laudateurs de tout acabit s’évertuent à convaincre les populations de Kaédi à accueillir le Général Mohamed Ould Abdel Aziz et ses festivités de commémoration du 57ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale, les professionnelles de l’Education et les parents d’élèves, sur toute l’étendue du territoire national ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique de l’école mauritanienne. Toutes les voix revendicatives sont unanimes, l’école du pays va très mal. 
C’est dans ce contexte de désarrois qu’à l’appel du Bureau de l’Association des parents d’élèves de la ville de Sélibaby (650 Km de Nouakchott) une marche pacifique a été organisée le lundi 13 novembre avec la participation d’environ un millier de personnes. Cette marche a été sauvagement réprimée par les forces de police sur ordre du Wali (Gouverneur) de la région Monsieur Oumar Amadou Diallo. 

Le Coordinateur régional d’IRA – Mauritanie Mr Mohamed Ould Jiddou a été arrêté et avec lui plusieurs parents d’élèves et élèves continuent à croupir dans les locaux du commissariat de police de la ville ; dont les sieurs : 

 Diadié Sakho

 Mamadou Lamine Ba

 Souleymane Kalidou Ba

 Lassana Kaniouma Traoré

 Mamoudou Ba

 Abdourahmane Kane

 Et de Madame Khadijetou Kouyaté

Après que les représentants des parents d’élèves aient rencontré les autorités régionales qui n’ont donné de réponse que des menaces, les populations de Sélibaby ont manifesté pour dénoncer l’état de délabrement des établissements d’enseignement secondaire de la ville mais aussi le manque de professeurs et la corruption qui est devenue monnaie courante lors de l’examen du Brevet.

Cette attitude des autorités régionales est dictée par le choix des autorités au sommet de l’Etat de répondre à toute voix discordante par la violence disproportionnée et insensée. Face à la déconfiture de l’Etat, IRA – Mauritanie, attachée au respect des Droits humains et solidaire des populations du Guidimakha :

– Appelle les autorités mauritaniennes à se départir du mensonge et des menaces face aux paisibles citoyens qui ne font que revendiquer pacifiquement leurs droits,

– Et rend les autorités mauritaniennes responsables de la situation de tension qui prévaut en ce moment à Sélibaby et exige d’elles des solutions adéquates aux problèmes graves qui se posent à l’éducation au niveau national en général et en particulier, aux établissements d’enseignement secondaire de Sélibaby,

                Nouakchott, le 14 novembre 2017
                                                   La Commission de communication

Crédit source: réseaux IRA. 

Guidimakha-Mauritanie : L’organisation sociale et hiérarchie des castes en milieu soninké 

Tout le monde se demande souvent pourquoi la stratification de la société soninké reste inchangeable. Mon hypothèse d’apprenti Anthropologue  est que l’organisation sociale en milieu soninké conditionne les comportements héréditaires et patronymiques. En effet, cette influence est spécialement marquée dans la vallée du fleuve Sénégal, particulièrement dans le milieu soninké, où il existe une hiérarchisation ou une division des castes. L’organisation sociale dans le milieu soninké peut s’analyser suivant deux lignes principales, d’une part une stratification horizontale en castes définies par des critères de professions ou de conditions de vie, d’autre part, par un système formaté à base de parenté lié à la génétique, c’est-à-dire du père au fils, comme le droit de successions. Cependant, cette communauté/ethnie  est cloisonnée de la hiérarchie sociale : on nait noble, griot, forgeron ou esclave. Toute la fabrication de cette communauté/ethnie soninké est basée sur  les diverses strates apparemment désunies en castes. Leur rapport et mode de vie, leur façon de vivre et leur organisation sociale et culturelle, depuis la nuit du temps sont calqués sur cette différenciation, avec une échelle sur laquelle le groupe A et le groupe B, la seule chose qui les lie, c’est le modèle de vie traditionnel (Ladanous) pas plus que ça.  Par ailleurs, au niveau du village Soninké, tous les groupements sociaux se retrouvent d’une façon inégalement caractérisée comme tels : au ménage correspond la case, à un certain type de groupement familial correspond la concession ; de même qu’il existe plus ou moins séparés des quartiers, esclaves, nobles, d’artisans…

La typologie des Castes ou la hiérarchisation de la communauté soninké :

Les critères permettant de définir les castes sont classiques : chaque individu de par sa naissance même appartient à telle ou telle caste qui est celle dont fait déjà partie son père. Le mariage se fait à l’intérieur de la caste. Cette endogamie de caste ne comporte que quelque exception entre certaines castes d’artisans ; l’appartenance à une caste est liée traditionnellement à une certaine spécialisation professionnelle dont la caste a un quasi-monopole (par exemple le travail de métaux, travail de cuir…). En effet, dans  la communauté soninké, l’élevage et  l’agriculture ne sont pas des activités castées, c’est-à-dire qu’elles sont pratiquées par tous, quelle que soit la caste. Les castes peuvent être classées suivant leur hiérarchie au sein de la société soninké. Nous nous essayons de les résumer en trois grandes catégories sans revenir sur les détails.

  1. En premier lieu, sans contestation possible viennent les Horos (singulier horé) qui forment une sorte de caste noble, composée en principe par les lettrés et les propagateurs de l’islam(les Imams). Cette caste est composée des (Debegoumous, Modinous, Mangous…), qui se marie entre eux et  détient tout le pouvoir décisionnaire du village quel qu’il soit dans la région de Guidimakha, sans associer les autres sages et les autres honorabilités des autres castes du village ; elle règne sans partage depuis la fin de l’empire du Ghana, vers le 10 et 11ème siècle. Elle était la classe dominante pendant très longtemps en termes de savoir et de richesses.  A l’ère d’aujourd’hui, les tendances ont changé, on trouve dans chaque caste des savants religieux, des intellectuels modernes et des grands patrons. Mais l’ordre établi depuis des siècles reste toujours plus ou moins inchangé. Le changement est en cours avec l’arrivée de la nouvelle génération consciente et sage, mais aussi avec l’évolution de la société, car le monde est devenu un village planétaire. Oui, certaines mentalités commencent à bouger  dans tous les côtés.

  1. Ensuite, viennent les castes proprement artisanales (les Gnakhamalanous), singulier Gnakhamala, que moi, je  préfère les regrouper dans la même enseigne : Ce sont les forgerons, griots, les pécheurs, les tisserands et les bijoutiers ; spécialisés dans le travail des métaux, du coton, du cuir, de la musique, du pirogue, du bois…Cette caste se marie aussi entre eux, selon la tradition soninké. En quelque sorte la caste Gnakhamalamous, est plus proche de la première caste horos. Les gnakhamalanous, sont souvent considérés comme des portes paroles de la première caste. Et, exceptionnellement ils se marient avec eux, mais avec un très grand embarras et dans certaines circonstances de la vie communautaire. Traditionnellement, dans le milieu soninké, les Gnakhamalanous, sont aussi appelés des agents diplomatiques, qui sont censés de régler les conflits amiablement au sein de la communauté soninké grâce à leur monopole du verbe soninké. Mais avec l’évolution de la société, cette fonction est désormais  pratiquée par n’importe quelle personne douée des raisons, des sagesses et des qualités humaines. Cette caste, si j’ose dire est le trait d’union entre la caste horos et celle des Komos.  

  2. Au niveau le plus bas de la pyramide sociale soninké, on trouve les esclaves, les Komos (singulier Komé). Traditionnellement, ce sont de serviteurs, attachés chacun à un maitre bien déterminé et qui sont transmis par héritage absolument comme les biens meubles, les troupeaux et les champs. Ces esclaves, sont transmis de père maitre au fils sans condition. Cette caste est le dernier échelon de l’échelle sociale soninké, caractérisé par son patronyme, son travail de servitude auprès de leur maitre. Les esclaves, à leur tour sont condamnés de se marier entre eux et généralement on les retrouve tous regrouper dans un quartier (comokani) au sein du village. Jadis, l’esclaves ou descendant d’esclave n’avait pas droit à la parole aux réunions du village encore moins pas un mot seul pour la gestion des affaires communautaires. Ils sont fixés à leur statut Komé, quelle que soit leur intelligence, leur sagesse et leur honorabilité. Ils sont nés komos et vont mourir komos, selon la philosophie soninké. Ce sont d’exécuteurs des ordres venants de la première caste. Par ailleurs, encore une fois, avec l’émancipation de la société et l’arrivée d’une nouvelle génération (descendants d’esclaves) efficiente, les choses changent lentement mais surement. Mais pas une chose aisée de changer les mentalités dans un milieu comme celui de soninkara. Une communauté communautariste et inegalitaire.

En effet, cette hiérarchie  sociale soninké, on la retrouve chez toutes les communautés humaines, en Europe  en Asie, aux Etats-Unis et en Afrique. En revanche, en occident ce modèle de société est complément révolu, car non seulement c’est une violation de droits humains, mais aussi c’est un système  qui  freine  le progrès humain. Il a fallu attendre la révolution française de 1789, pour passer la monarchie à la République. Avec la déclaration française de droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la déclaration universelle de droits de l’homme du 10 décembre 1945, les citoyens sont tous nés égaux en droit et en devoir. En effet, cette stratification sociale est certainement présente dans la société africaine et presque dans toutes les communautés. Par exemple chez les toucouleurs, en premier lieu viennent les torobés (Torodo), ensuite les rimbés (Dimo) ainsi de suite. Chez la société maure, viennent en premier lieu, les guerriers, ensuite les marabouts, ensuite les tributaires etc…

Cependant, dans la société soninké, ce formatage de mentalités est  lié automatiquement au patronyme de chacun de ses membres. C’est  un phénomène génétique, c’est-à-dire héréditaire (du père au fils…). Les Soninkos sont tous de musulmans à ma connaissance, jusqu’à nos jours je n’ai pas encore rencontré un soninké juif ou chrétien. Ils prient tous pour le même Dieu (Allah), ils partagent le même livre saint (Coran) et le même prophète (Mohamed PSL).  Mais ils interdisent le mariage entre eux pour des   raisons sordides, patronymiques et des positions sociales rétrogradées qui sont contraire au Coran et aux préceptes religieux.  Dieu  n’a-t-il pas dit dans le Coran : « Vous êtes tous crées à partir de Adam ; et Adam a été créé à partir de la terre. Le meilleur d’entre vous, est celui ou celle qui craint de plus en Allah  ». En revanche, les Soninkos, eux, ils restent figer dans leur code culturel, qui est contraire au livre saint d’Allah et la Sunna du Prophète Mohamed en termes de l’union entre deux musulmans, entre autres. Le caractère féodal de cette société, très hiérarchisée ne fait aucun doute. Parmi les chefs qui commandent, certains, très turbulents, cherchent à gagner ou à conserver une hégémonie sur les autres. L’Homme est socialement  une invention, il est ce qu’il mange, ce qu’il voit et ce qu’il croit. On ne peut pas en vouloir  à l’Homme d’être Homme.

Ce faisant, Hobbes disait que : « L’homme est un loup pour l’homme ». Tout pouvoir humain est établi en faveur de ceux qui gouvernent. Donc l’espèce humaine est divisée en troupeaux de bétail dont chacun a son chef qui le garde pour le dévorer. Le système des castes est un frein pour l’unité de la communauté, il faut le dire haut et fort. Il est  le moteur  de division entre les peuples d’une même nation, d’une même communauté et d’une même ethnie. C’est un frein/obstacle pour le développement économique et  social de cette communauté. Ce système met  en cause tout progrès social et humain des êtres vivant en société. Nous proposons à cette belle communauté de revenir à la raison. La raison d’Allah (Coran) et de Mouhammed (Souna). Il faut que cette communauté matérialise la Sahadaa et pratique la science religieuse comme le prophète l’a déjà faite. Et qu’elle arrête de mettre partout en avant les mauvaises coutumes et traditions qui sont contraires à l’islam. Dernier point très important, c’est de miser beaucoup plus sur l’éducation, surtout l’éducation et rien que l’éducation de nos enfants. Du coté médical, il faudrait, une seule et unique prescription de la part d’un médecin  pour toutes les castes afin de pouvoir diagnostiquer la pathologie. A quand le changement social  en milieu soninké du 21ème siècle ? Et quel serait la première invention de cette communauté soninké ? Un Aphone 11 ?  Un satellite ? Ou encore un véhicule volant ?





BA – Boubou

Doctorant – chercheur à Paris

Membre de l’Association Française de l’Histoire du Droit à Paris (AFHD)

Fondateur de l’association AECJRM en France

Militant de droits humains