✓GAMBANAAXU – Activités Sensibilisation | Sortie médiatique d’Armepes-France [Photos]



Ce dimanche 9 janvier 2022 , la Web-radio Jeunesse Gambana Dafort 🎙️https://radioajgd.com/ a reçu comme invité une équipe du BE Armepes_France . Les éléments présents sont le président Gaye TRAORE, Dramane Gueleye CAMARA, Miryam CISSÉ et Koundou SOUMARE. L’équipe animatrice de la radio a été dirigée par Diadie Abdou COULIBALY. Une émission-fleuve de plus de 3 heures durant laquelle plusieurs thématiques ont été largement abordées. L’engagement Gambanaaxu et ses idéaux de paix et d’égalité adressés à la communauté soninké. Gambanaaxu, une voie de nécessaires réformes sociétales pour en finir avec les vestiges esclavagistes et féodaux dans le corps social soninké.



Un Appel paisible et citoyen pour la promotion des droits humains et la consolidation fraternelle, gage d’un véritable développement socio-économique et civilisationnel. Au 21 ème siècle, au cœur de l’Afrique, continent historiquement saigné affreusement par des traites esclavagistes, on ne peut accepter qu’un esclavagisme « domestique » dit par ascendance puisse être toléré sous une honteuse socialisation dans un même groupe sociolinguistique. Il faut en finir, et toutes les voix justes et humanistes sont conviées à cet engagement militant pour un éveil massif contre l’esclavage coutumier sous toutes ses manifestations dans nos communautés.



Nos chaleureux remerciements à l’équipe de la Web-radio Jeunesse Gambana Dafort 🎙️ pour la disponibilité et l’accueil attentionné.

10 janvier 2022

–La communication Armepes-France

✓L’affranchi conditionné à l’arrière garde sociale et ses maîtres face à la personnalité rebelle abolitionniste !

Harriet Tubman (1820… – 1913) disait : « J’ai libéré un millier d’esclaves, j’aurais pu en libérer 1000 fois plus si seulement ils avaient su qu’ils étaient esclaves« 

Cette citation est attribuée à la grande militante téméraire de l’abolition de l’esclavage aux États-Unis courant fin du 19 ème. À la décoder on en sent de l’amertume contenue. Elle risquait sa vie pour susciter des vocations de libération auprès de ses semblables toujours damnés dans le joug esclavagiste. Elle devint le cauchemar des esclavagistes haineux qui mettaient même un prix sur sa tête. On la voulait morte parce que son activisme donnait des coups à leur système d’exploitation injuste et abject.

J’y vois la méthode de la révolte libératrice de loin très honorable et conséquente que l’affranchissement trompeur qui conditionne socialement et psychologiquement les « bénéficiaires » à une seconde phase de servitude.

J’ose mettre en exergue à juste titre la citation de Thomas Sankara qui disait également : «L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère

Ainsi l’affranchissement de fait ou sous couverture sournoise, est une arnaque sociale et symbolique dont sont victimes les personnes esclavagisées et statutairement assignées à y végéter par « hérédité ». Un affranchi par une condescendance prétentieuse des tenants du système féodalo-esclavagiste , n’est autre qu’un néo-mameluk social logé à l’arrière garde sur tous les plans dans la communauté. Il tient le rôle d’un élément faire-valoir socialement et d’homme-outil au service de la nomenklatura féodale. Il a été affranchi pour servir autrement où l’esclavagisme va évoluer vers un parasitisme sociétal. Donc un affranchi ne s’affranchit ni se libère et reste un « esclave muté ». Un conditionnement l’a dépourvu des ressorts sociaux et intellectuels pour questionner et comprendre la magouille qui l’accable tant d’une manière héréditaire. L’affranchi reste coincé et dupé entre divers complexes refoulés et tentatives ridicules et mesquines à vouloir plaire l’ordre du maître à qui il croit devoir sa relative et trompeuse promotion existentielle.

Et l’abolition, la valeureuse et vaillante lutte abolitionniste se mène par une personnalité rebelle et intrépide. Celle qui croit et décide de s’extirper d’une inhumanité du joug de la servitude et ses lésions sociales, qui l’a affectée depuis de nombreuses années. Au contraire d’un affranchi qui peut être obtus socialement, la personnalité rebelle abolitionniste est dotée d’un élan subversif et d’une profondeur analytique qui confondent et perturbent les références pionnières du système inique construit contre elle. Aujourd’hui dans le cas soninké en Afrique de l’ouest, la dynamique abolitionniste est portée par des vaillants militants citoyens qui ne quémandent pas une quelconque sollicitation d’affranchissement auprès de qui que ce soit. Ils s’expriment en citoyens consciencieux qui se servent du Droit positif pour se faire respecter et protéger leurs personnes et leurs biens.
Ainsi cet engagement du genre déstabilise aujourd’hui tout système dit structuré quoique millénaire ou pas, autour des criantes discriminations héritées du monstrueux régime esclavagiste d’antan. La digne personnalité abolitionniste réclame des réformes pour corriger et restaurer l’égale DIGNITÉ Humaine . Elle établit ses repères sur une autre échelle de valeurs à l’aune du temps présent et expose les sinistres contradictions de l’ancien ordre et ses tenants. D’où l’engrenage haineux et violent qui peut surgir immanquablement sur sa voie. Quasiment une loi universelle et l’épreuve Divine des épreuves pour défaire les injustices il faut s’attendre à la furie et aux sacrifices multiples. Au final c’est toujours LA VÉRITÉ qui sera le camp victorieux tôt ou tard.

KS pour le BLOG

✓ Islam et l’égalité | le monde musulman ou du moins afro-musulman a besoin d’un Desmond Tutu !



En Afrique du Sud de l’apartheid l’archevêque anglican feu Desmond Tutu (décédé le 26 décembre 2021) mena le combat pour l’égalité face à d’autres chapelles de l’église hollandaise qui prêchaient la théologie de l’élection (avec un peuple élu et d’autres peuples inférieurs). Ces voix dites religieuses valaient une caution morale et spirituelle au régime politique d’apartheid qui racialisait TOUT , et considéraient les Noirs sur leurs terres ancestrales comme un peuple damné à la relégation civilisationnelle par Dieu lui même d’abord. Ainsi dans nos milieux dits musulmans, un discours religieux et spirituel similaire bien huilé de l’élection circule tranquillement de différentes facettes (Arabes/non-arabes, Blancs/Noirs, castes supérieures/castes inférieures, et nobles/esclaves…). L’affaire à Pout dagne au Sénégal autour d’un enterrement d’une personne de caste de forgerons, et toutes les frictions liées aux positions d’honneur et de responsabilités (imamat, droit d’aînesse…) dans les milieux Soninkés avec l’esclavage par ascendance, peuvent être ramenés à cette vision suprémaciste distillée religieusement d’une couche sociale élue par dieu qui devrait dominer dans le temps et dans l’espace d’autres couches qui seraient damnées à la servitude sociale par hérédité. On dit facilement par la rengaine fataliste et apologétique, que mon hégémonie sociale et raciale est une faveur divine à ton détriment donc si tu te rebelles, ce serait comme récuser les décrets divins et tu en serais puni même dans l’Au-delà. Le ridicule apparaît quand les Noirs qui s’accrochent à cet ordre discriminatoire et hégémonique aux relents fascistes à un point A (leur giron communautaire) et en deviennent victimes amèrement au point B (extra muros en zone blanche ou arabe).

KS pour le BLOG

🟢 Activités Ganbanaaxu – Paris | Visite de courtoisie au grand militant antiesclavagiste Moussa Bilal Biram [Vidéo]



Ce Jour 4/1/2022 Paris |

Visite de courtoisie validée en compagnie de membres ARDJE Diogou_Gambana à un cador respectable du militantisme aguerri IRAOUI du Terrain Vif . Il s’appelle monsieur Moussa Bilal Biram , un brave homme très sympathique en séjour en France depuis quelques temps. L’homme avait subi de graves sevisses lors de son arrestation en 2016 et leur détention dans une zone inhospitalière au nord lointain de la Mauritanie . Un grand salut au frère et camarade Brahim Ali , un haut cadre d’IRA-France pour son accueil attentionné. La délégation ARDJE est conduite par son président Dambou Keita.

À l’occasion je lui ai transmis les chaleureuses salutations et les fraternels encouragements de notre association Armepes_France et de tte la mouvance Ganbanaaxu Fedde.

Une rencontre qui inspire et force le Respect. Bon retour champion !

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Références médias sur ce militant très courageux :

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/07/18/fin-de-la-sequestration-de-moussa-bilal-biram-et-abdellahi-maatalla-saleck-2/

https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/11/09/guidimagha-la-question-de-lesclavage-coutumier-une-mobilisation-des-militants-a-selibaby-contre-les-methodes-de-ladministration-judiciaire/

• Éléments médias par KS et Aly Traoré dit Aly international

KS pour le BLOG

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec Mr Mahamadou Marega (Étudiant à L’UCAD)

– Nous vous présentons l’interview accordée par un frère soninké de Golmy au Sénégal. Âgé de 33 ans, Monsieur Mahamadou Marega, étudiant à L’UCAD – Dakar, est déjà titulaire d’une licence en Études Arabes (option Pensée Islamique). Il s’exprime souvent à travers de posts FB pleins de sagesse et d’inspiration intellectuelle. Nous lui souhaitons une paisible continuation dans l’ensemble de ses projets. Nos vifs remerciements pour sa disponibilité en répondant à notre sollicitation.

Lire ci-dessous ses éléments de réponse à nos questions.

Question 1 : Bonjour Monsieur Muhammad Marega , pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mahamadou Marega :
Je m’appelle Mahamadou Marega.
Je suis étudiant, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Et je suis titulaire d’une licence en études arabes (option pensée islamique).


Question 2 : En tant que jeune africain universitaire , êtes-vous engagé dans une Cause (politique, associative, culturelle ou sociale) d’intérêt général ? Si oui dans quel cadre et avec quels moyens pour atteindre vos objectifs ?

• MM : Pour le moment, je ne suis membre de façon active dans aucune association à caractère politique, social, culturel ou humanitaire. Même s’il y a des associations avec qui, je suis en phase sur le plan idéologique et que je défend de façon sympathique.

Question 3 : Ces dernières années la communauté soninké connaît des soubresauts sociaux autour de la problématique de l’esclavage par ascendance, quelle analyse faites-vous de la situation ? Vos commentaires sur la dynamique abolitionniste transnationale en cours portée par le mouvement Gambanaaxu Fedde..?

MM : effectivement, la société sooninké traverse des grands problèmes d’ordre sociétal, politique et économique. Et la problématique de l’esclavage par ascendance fait partie de ces problèmes-là, il faut le reconnaître. Par ce que pour résoudre un problème ça commence d’abord par reconnaître son existence. Le nier, c’est le condamner à se développer et à se complexifier. Bref, notre société est conservatrice et inégalitaire, et il y a beaucoup de paradigmes qui ne conviennent plus à notre époque. L’esclavage par ascendance est l’une des tares congénitales de notre société. Nous devons y faire face pour l’éradiquer par tous les moyens possibles. En ce qui concerne le mouvement Gambanaaxu Fedde, je pense que franchement parler, c’est un mouvement avant-gardiste et humaniste de par sa philosophie qui prône l’égalité et la justice sociale. Cela dit, un tel mouvement doit être soutenu, parce qu’il y va de l’avancée de notre société.

Question 4 : Quelles pistes de solutions pensez-vous nécessaires pour débloquer les régimes d’organisation coutumière dans certaines sociétés ouest-africaines figées dans des hiérarchies sociales datant d’une époque lointaine (par exemple le cas soninké) ?

MM : comme je l’ai dit plus haut, la société conservatrice qui obéit à une stratification socioprofessionnelle qui, répondait autrefois à des besoins sociétaux, mais force est de reconnaître que le système d’organisation sociale et coutumière n’a plus sa raison d’être. Car, il constitue un véritable obstacle au développement du Soninkara. D’où la nécessité de mener un combat aussi intellectuel que pratique en vue de le changer.


Question 5 : Votre pays, le Sénégal a connu certains mouvements contestataires et d’autres qui y couvent liés à la vie politique, qu’est-ce qui perturbe réellement la démocratie sénégalaise connue comme relativement sereine en comparaison à d’autres pays voisins historiquement ?

MM : Il y a deux points, à mon humble avis, qui perturbent et empêchent la démocratie sénégalaise de jouer pleinement son rôle : le fait que la justice n’est pas indépendante, puisque sans une justice indépendante devant laquelle tous les citoyens sont égaux et justiciables, et d’autre part, le manque d’équité social en matière de redistribution de richesses. Ce qui crée une frustration chez beaucoup de gens, notamment, les jeunes qui n’ont plus des perspectives d’avenir et les événements du 23 Mars en ce sens sont une preuve éclatante.


Question 6 : Le fait culturel, politique et social autour de la Religion dans nos communautés et nos pays, constitue une donnée importante, complexe et à la fois sensible, quelle lecture globale faites-vous de cette situation ?

MM : Mon avis, le fait culturel et le fait religieux sont indissociables puisque la culture est le réceptacle de la religion, mais cela ne veut pas dire que la religion doit être complètement moulée dans le fait culturel. Seulement, avoir l’intelligence de lire le corpus religieux sous la lumière de nos réalités socioculturelles, faute de quoi il y aura toujours des tensions ou des incompréhensions qui peuvent empêcher la religion de jouer pleinement son rôle à la fois éducatif et spirituel.

-Fin

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓Mauritanie | Quand les idéaux Ganbanaaxun Fedde se retrouvent dans le sermon « national » du vendredi 17 décembre 2021.

Ainsi j’introduis mon propos par : «Toute vérité passe par trois étapes, d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence.» .
Cette assertion qui est douteusement attribuée au philosophe allemand du pessimisme Arthur Schopenhauer, résume relativement le parcours du dynamique éveil abolitionniste et anti-esclavagiste en cours en pays soninké, sous le vocable GAMBANAXUN FEDDE. GAMBANAXU , concept porteur d’une profonde philosophie sociale et humaniste s’articule autour de l’Egalité et la Dignité en droits et en devoirs. En gros l’idéal d’une norme civilisationnelle où l’Humanité Première de l’Homme devient sacrée et inviolable face aux égos toxiques émergés et entretenus culturellement et socialement par les violences. Les humains s’organisent souvent par l’intelligence de la violence contre la NATURE et rarement par l’intelligence de la MORALE pour le SENS.

Oui l’éveil Gambana secoue amèrement les consciences et les certitudes des adeptes du fatalisme religieux et coutumier dans la communauté soninké. Ceux qui considèrent que tout est déjà acté et fini dans le schéma sociétal où les subalternes s’acceptent et les privilégiés veillent résolument. Ainsi en fin 2016, justement il y a 5 ans, au cœur du Guidimagha mais pas seulement, l’ordre féodal soninké se mettait en rangs serrés par tous les moyens pour que l’appel pacifique Gambanaaxu soit sali, saboté, diffamé et détourné.

L’esclavage par ascendance faisant partie du système hiérarchique de la société, est démasqué à vif par l’élan militant antiesclavagiste par un discours efficace arrimé aux textes fondamentaux de nos États. C’est-à-dire le Citoyen s’est exprimé ouvertement et son vernissage coutumier du casté ou du relégué social , a fondu irréversiblement. Menaces, diffamations, harcèlements administratifs et judiciaires, emprisonnements, expropriations, agressions, embargo social…la liste est longue, ont été mis en branle farouchement contre les militants et les familles qui ont osé s’extirper du régime de Ladalenmaxu. Ce Lada soninké qui fait office de constitution sociale intracommunautaire, défie à la fois La Loi du pays et la profonde philosophie humaniste prônée par La Religion. Certains milieux réactionnaires foncièrement esclavagistes qui vouent une haine viscérale à l’endroit de l’éveil Gambana, vont tomber dans la rengaine apologétique de l’esclavage avec un grand zèle. En Mauritanie, la Loi 2015 – 031 portant sur la criminalisation de l’esclavage et ses séquelles, est même defiée ouvertement parce que les apologistes comptent bénéficier des largesses administratives et judiciaires venant de leurs soutiens silencieux dans les rouages étatiques. Finalement la justice a commencé à sévir mollement, et l’atmosphère de l’apologie prend un coup de semonce psychologiquement significatif parmi les cas extrémistes. Et ces derniers jours le discours présidentiel de Ouadane est sans équivoque. Les préjugés sociaux dont il a fait référence, sont également ces coutumes ségrégationnistes et discriminatoires véhiculées socialement par le Ladalenmaxu soninké. Un mécanisme complexe d’apparence inoffensif alors qu’il constitue le nœud de tous les symboles discursifs et comportementaux de l’esclavage par ascendance et du système des castes.

Après Ouadane, l’injonction ministérielle pour un sermon unifié du vendredi 17 décembre 2021 sur le plan national, avec la thématique principale censée être abordée, la problématique liée aux mépris sociaux et culturels de l’ascendance. Des références coraniques et des données rapportées de la Tradition Prophétique, sont convoquées dans les prêches pour indexer la toxicité de la vantardise par ascendance et le mépris héréditaire attribué parmi les Hommes, et de surcroît appartenant à une même communauté de fidèles. Une séquence en terme de portée symbolique qui abonde clairement dans le sens de l’argumentaire du militantisme Gambanaaxu. Concernant la lutte contre l’esclavage et ses diverses manifestations sociales en Mauritanie, au cours de cette décennie après le big-bang du 27 avril 2012 (autodafé des livres fiqhis esclavagistes) du leader d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, il est important de retenir les mots du président El Ghazouani à Ouadane et le Khotba unifié de ce vendredi dernier.

Ainsi, ce sont la Mauritanie et la Dignité humaine qui engrangent des points valeureux.



– KS

🟢 Activités Gambanaaxu 15/12/2021 | Visite de courtoisie auprès du doyen, l’anthropologue Yaya SY en région parisienne.

Au nom de toute la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste soninké GANBANAAXU , une équipe s’est rendue pour une visite de courtoisie auprès notre oncle, l’universitaire Historien Pr Yaya SY séjournant à Paris ces jours-ci. Une figure intellectuelle reconnue pour ses travaux académiques sur la société soninké et sur les données historiques du phénomène de l’esclavage à travers l’Histoire d’une manière générale. Ses contributions intellectuelles et différents apports, ont été d’une grande utilité aux idéaux portés par notre engagement.

Pr Yaya SY autour Hademou Coulibaly, Koundou Soumaré et Abdoulaye Traoré



• Lire 👇🏿 sa dernière contribution médiatique à l’occasion du sinistre anniversaire de la tuerie de 4 membres militants anti-esclavagistes #soninkés à Djandjoumé le 1 septembre 2020 – https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/09/01/nous-ne-vousoublierons-jamais-par-yaya-sy-les-crimes-de-lesclavage-par-ascendance-chez-les-soninkes/

~ À Lire également : https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/06/10/lapproche-globale-sur-les-problematiques-liees-a-lesclavage-la-reaction-de-lanthropologue-pr-yaya-sy/

–Élément média par KS pour le BLOG

✓Mauritanie 🇲🇷 | Communiqué d’Alliance Gambanaaxun Fedde relatif au discours du Président de la République à Ouadane



Alliance Gambanaaxun Fedde – Ces derniers jours, la 10ème édition du festival des Cités du Patrimoine s’est ouverte dans la ville historique de Ouadane. Un événement culturel et artistique d’une grande portée en Mauritanie chaque année.

À cette occasion, le président de la République, Monsieur Mohamed ould Cheikh El Ghazouani a relevé dans son discours d’une teneur d’appel historique à l’endroit du Peuple, les clichés sociaux dégradants qui affectent certaines couches sociales dans nos populations. Avec une référence tacite aux différents préjugés tenaces construits culturellement qui humilient par exemple nos vaillants compatriotes forgerons et d’autres.

Extrait de son discours : « Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté. » Lire la suite https://fr.ami.mr/Depeche-61731.html .

Nous saluons cette prise de parole claire en haut lieu notamment par le Président de la République sur une situation qui relègue socialement et politiquement une large composante dans nos différentes communautés. Chez nous les Soninkés, les descendants d’esclaves vivent d’innombrables discriminations au niveau communautaire et sur l’échelle nationale également.

Les nominations techniques ou politiques se font généralement sur des bases patronymiques et d’extraction sociale. Hormis quelques éléments cooptés par stratégie trompeuse de faire-valoir, nos pointures intellectuelles sont invisibilisées et ignorées dans les cercles communautaristes se proclamant historiquement à tort représentatifs de la communauté auprès des pouvoirs étatiques. Un ordre de choses injuste qui a trop longtemps lésé notre couche sociale à tous les niveaux (à titre d’exemple ; exclusions de propriété foncière, de l’imamat…).

Avec ce discours présidentiel, nous attirons solennellement l’attention des hautes autorités avec Monsieur le Président de la République en tête, sur notre situation en tant qu’entité sociale des descendants d’esclaves soninkés gravement discriminée sur différents plans alors que numériquement nous représentons beaucoup.

Le corpus linguistique soninké est truffé des clichés esclavagistes et ces dernières années pour contrer notre éveil massif pour des réformes contre ces mentalités rétrogrades, d’autres groupuscules réactionnaires soutenus par des cadres politiques et autres fonctionnaires dits soninkés de caste noble et affiliés socialement se sont levés pour défendre ouvertement des comportements et des discours apologétiques de l’esclavage par ascendance dans la communauté.

Nous, Alliance Gambanaaxu regroupant les ONG suivantes: ARMEPES siégeant en France; UVDS siégeant en RIM (Nouakchott); AMEES siégeant en RIM (Nouakchott) et l’association GAMBANAAXU FEDDÉ-Mauritanie en phase de reconnaissance par l’Etat, soutenons et appuyons le discours historique et visionnaire du président de la République.

Plus que jamais en citoyens consciencieux, nous réclamons un traitement juste et égalitaire de la part des autorités publiques à tous les niveaux (communal, arrondissement, départemental, régional et national).

~Nos contacts : Cissé Ibrahima DIALLO

cissediallo2001@yahoo.fr

Whatsap : +33695170938

Tel: 48 72 59 78 / 34 80 85 45

Nouakchott 13 décembre 2021

L’alliance Gambanaaxun Fedde (Amees, Uvds, Gambanaaxu Fedde-RIM et Armepes)

✅ Armepes-France | Éléments médiatiques sur la participation de notre responsable chargé des problématiques religieuses et d’éducation, Dr Diallo Djibril au colloque international de Bamako.



L’atelier qui s’est tenu sous le titre « Mobilité, Mobilisation et Déplacement dans l’Afrique de l’Ouest « Post-esclavage » a eu lieu au Centre Point Sud Bamako, du 1 au 4 Décembre 2021. Il a réuni plusieurs organismes et entités d’études universitaires autour des thématiques définies à explorer.



Ainsi notre représentant Dr Diallo Djibril s’est penché sur le cas d’Armepes-France comme association mère du dynamique mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxun Fedde. Sa communication faite en deux temps en distanciel et en présentiel par la suite, a abordé largement avec brio les circonstances qui ont présidé la création de l’association Armepes il y’a une décennie pour enclencher un éveil abolitionniste par une large activité de sensibilisation au sein de la communauté soninké. Par la suite il a détaillé les réalisations de notre association de l’année en cours 2021 et les projections en terme de perspectives pour l’année 2022.



Nous saluons les organisateurs de ce colloque international pour l’intérêt et la visibilité occasionnés. Et également un mot des félicitations à l’endroit de différent.e.s participant.e.s pour leurs fructueuses contributions. Notamment celles de nos partenaires Malien et Gambien avec Diaguily Kanoute (RMFP/Gambana Mali) en présentiel et Bakary Trawally (Ganbana Gambia) en distanciel, qui ont permis un éclairage pertinent autour des problématiques liées à la lutte contre l’esclavage par ascendance en milieux Soninké.



6 décembre 2021

— La cellule de communication Armepes-France

✓Hommage – Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage | Mon combattant anti-esclavagiste de la journée du 2 décembre 2021!



Il s’appelle Mahamadou Sidibé, soninké malien originaire du village de Kremis. Beaucoup d’entre nous ont visionné l’élément média du reportage FRANCE 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA datant d’à peine 2 ans. Le monsieur entouré par une foule hystérique et haineuse demandant qu’on l’attache et qu’on le frappe parce qu’il est Gambana, c’était lui. Traîné, humilié et ligoté, parce qu’on lui reproche d’être militant actif contre l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké en Afrique de l’ouest aujourd’hui en ce 21 ème. Nous avons eu l’opportunité de le rencontrer il y a un mois à Kayes (26-27/10/2021) parmi les militants victimes invités comme témoins lors du forum d’octobre avec le programme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo . Il en ressort de son témoignage lors de nos échanges, ce qu’on a pu constater et rapporter ailleurs en milieux Soninké ces dernières années, ceux qui s’affichent abolitionnistes en refusant les coutumes de l’esclavage par ascendance, subissent mise en quarantaine, embargo social, contraintes indirectes, accusations fallacieuses et harcèlements de tout genre. Ainsi dans leur zone, ils sont considérés comme indésirables sans la soumission à cet esclavage statutaire sous couvert de sinistres traditions dites ancestrales.



Il a tenu et il tient à cet éveil pour la restauration sociale d’une dignité tant bafouée par diverses assignations liées cet abject esclavage par ascendance. Nous sommes au cœur de l’Afrique, le continent qui fut gravement saigné diverses traites (atlantiques et sahelo-saharienne) . Si cette Afrique colonisée et néo-colonisée compte se libérer de l’impérialisme extérieur, les forces agissantes et mobilisatrices notamment parmi la jeunesse doivent revoir et réactiver une dynamique globalisante en secouant nos travers traditionnels et religieux. Nos aristocraties « pacotilles » (anciennement collabo occasionnels des colons) en total déphasage avec la marche du troisième millénaire, sont source d’un immobilisme multidimensionnel rendant rédhibitoire tout véritable éveil de conscientisation profonde, cohérente et massive. Feu Thomas Sankara ne s’était pas trompé lorsqu’il laissait clairement entendre que la révolution de masses pour un développement global et digne a comme ennemis intérieurs; les féodaux et les fonctionnaires embourgeoisés . Malheureusement de grandes incohérences continuent de marquer certains mobilisés dits panafricains anti impérialistes. Ils clament et réclament avec verve la souveraineté africaine pour de bon face aux multiples systèmes (occidentaux et autres) qui essaiment en prédateurs impitoyables de nos ressources naturelles. Et de l’autre côté, on essaie d’ignorer nos bizarreries sociales et traditionnelles qui persistent « pompeusement » par lesquelles on indexerait l’activisme antiesclavagiste et abolitionniste que Mr Sidibé et ses camarades mènent avec le soutien important des différents acteurs nationaux et internationaux (ONG, institutions, universitaires…), comme une forme de collusion avec l’ennemi extérieur dit-on. l’Afrique Noire du côté Ouest en tout cas a besoin d’un nécessaire travail mémoriel sur les problématiques liées à l’esclavage intérieur afin de se dire de certaines vérités thérapeutiques pour les mentalités. En milieux occidentaux, on déboulonne les statues de certaines figures historiques à problèmes avec la traite transatlantique, chez nous il nous faut dissoudre les références organisationnelles foncièrement discriminatoires considérées à tort comme sacrées. Aujourd’hui je dirais que monsieur Sidibé est devenu un autre type d’Africain par sa bravoure et sa détermination. Si on était au 18 ème, ceux qui l’ont traité comme vu dans ce reportage, l’auraient vendu au premier marchand (Blanc ou Noir) d’esclaves qui passe par là. Ces agissements d’une haine viscérale contre les personnes qui revendiquent leur normale dignité face aux humiliations coutumières, nous édifient beaucoup pour savoir que certains africains étaient/sont résolument esclavagistes hier et aujourd’hui par les mentalités.



✓ l’élément média via Ligne Directe Les Observateurs – France 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA

— KS pour le BLOG