Ministre de la Santé : 《 le troisième cas du Corona n’a pas respecté le confinement et sa famille n’était pas avec lui》

Sahara Médias – Le ministre mauritanien de la santé Dr Nadhirou O. Hamed a déclaré jeudi que le citoyen mauritanien victime du coronavirus avait séjourné dans sa résidence en compagnie de sa femme et que les autres membres de sa famille se trouvaient à l’intérieur du pays. Dans un entretien avec la télévision nationale, le ministre a révélé que ce citoyen se proposait de se rendre à l’intérieur du pays mais qu’il a dû ajourner son voyage en attendant que son ami, arrivé un jour après lui, puisse sortir du confinement où il a été mis dès son arrivée. Le ministre a ajouté que ce citoyen n’a pas respecté l’auto confinement, révélant qu’il avait reçu certains proches à son arrivée et qu’il s’est rendu dans une banque de la place. Il a ajouté que les autorités ont mis en quarantaine l’équipe médicale qui a examiné le patient dans la clinique privée, son épouse, les personnes qui l’ont accompagné à la clinique et trois familles qui étaient à proximité de lui dans le même bâtiment. Le ministre de la santé a dit qu’une enquête a été ouverte pour recenser les personnes que ce malade a rencontré depuis son arrivée et celles rencontrées dans la banque de la place où il s’était rendu en visualisant les caméras de service.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

©️ Crédit source : Repris via adrarInfo.net

Sélibaby 6 mars 2020 contre  l’esclavage en Mauritanie : Retour en photos d’une journée GANBANAAXU de sensibilisation et de conscientisation. 



En Mauritanie, la journée du 6 mars de chaque année marque une date consacrée  à la lutte contre l’esclavage et ses séquelles. Cette année 2020, le mouvement d’éveil citoyen, humaniste et anti-esclavagiste GANBANAAXUN FEDDE a organisé un événement de sensibilisation à Sélibaby dans le Guidimagha. L’association UVDS – Ganbanaaxu (Union de Volontaires pour le Développement de Soninkara) et L’ARMEPES – Ganbanaaxu, ont animé cette journée avec un grand public venu de différentes localités de la région. Les présidents Gaye Traoré et Yakhoub Bakhayokho, nos doyens Wali Diallo et Diaguily Traoré et d’autres éminents membres de la mouvance abolitionniste GANBANAAXUN FEDDE, ont rappelé la nécessité d’un éveil citoyen pour s’extirper  des pesanteurs discriminatoires de l’ordre féodalo-esclavagiste qui persiste dans nos communautés notamment chez les soninkés. Parmi chaque délégation villageoise, il y a eu un-e intervenant-e pour témoigner des divers harcèlements provocateurs venant de certains tenants extrémistes des coutumes féodalo-esclavagistes. Des membres de la communauté Ganbanaaxu sont lésés dans leurs droits légitimes tant au niveau sociétal que citoyen. Le cas de la grande mosquée de Kininkoumou, où une minorité sociale (féodaux aux mentalités esclavagistes) s’est accaparée de la gestion exclusive au détriment de l’écrasante majorité considérée d’ascendance esclave, et avec la complicité des autorité publiques qui traînent les dossiers. Un cas similaire est relevé à Coumba Daw . Dans le domaine du foncier, diverses menaces d’ expropriations sont signalées ici et là. Plusieurs dossiers judiciaires ont été ouverts comme à Dafor,  mais les autorités étatiques ne bougent presque pas . Tous ces remous ont une seule origine ; celles et ceux qui refusent les coutumes féodalo-esclavagistes (ladani) dans la communauté, sont systématiquement visés par les réactionnaires féodaux en complicité tacite avec certains cadres soninkés introduits dans les rouages étatiques. Ces cadres fonctionnaires ou politiciens tiennent un langage contradictoire selon s’ils sont à Nouakchott auprès de hautes autorités ou dans leurs villages au Guidimagha . Ainsi ce 6 mars 2020, l’occasion a été d’exposer ces réalités criantes liées à l’esclavage coutumier par ascendance foncièrement nuisible à la paix sociale. 

À l’État et ses organismes publics, de faire  régner le régalien dans nos contrées villageoises où discriminations et ségrégations sont érigées en norme de vie féodale digne du moyen-âge. L’arsenal juridique avec les dispositions de la Loi 031 – 2015 sur les pratiques esclavagistes et de la Loi 023 – 2018 portant sur les discriminations, doit être appliqué d’une manière effective pour mettre fin sérieusement à ce déficit d’état de droit en Mauritanie et particulièrement à ce niveau. 

Sélibaby  7 mars 2020

©️ Pour la communication GANBANAAXUN FEDDE

Flash – info : Monsieur Silly Gassama intronisé Référent traditionnel de GANBANAAXU/Armepes en France.

Dimanche 23 février 2020, une délégation dirigée par Demba Coulibaly, s’est rendue aux Mureaux pour une cérémonie de présentation chez notre notre honorable doyen choisi.

Basant sur les critères du droit d’aînesse, sa désignation est d’une symbolique d’ordre fraternel et citoyen. Mr Gassama est originaire du village de Nieliba dans le Guidimagha.

Aucune ségrégation ou discrimination patronymique et statutaire, ne fait partie de nos valeurs de respect et de considération à l’endroit des personnes âgées. Nos règles sociales sont en phase avec les principes fondamentaux qui régissent l’ordre républicain et démocratique prévu et promu par les institutions publiques dans nos pays. Les humiliations symboliques subies dans l’ancien régime féodalo-esclavagiste soninké , n’affecteront plus notre DIGNITÉ HUMAINE.

🔹️Notre devise aujourd’hui : Ni maîtres de personne, ni esclaves de personne aussi.

Nous vivons en citoyens DIGNES et AVERTIS.

Vive la COMMUNAUTÉ FRATERNELLE GANBANAAXU!

25/2/2020

©️ Communaution GANBANAAXU/ Armepes France

Événement UVDS – GANBANAAXU à Nouakchott : une journée historique par quelques photos !

Ce dimanche 23 février 2020, l’UVDS (Union de Volontaires pour le Développement de Soninkara) présidée par Mr Yakhoub Bakhayokho, a organisé une journée culturelle de sensibilisation à la CASE à Nouakchott. Les membres très dynamiques de ce mouvement, ont réussi un événement qui fera date. Ainsi des valeurs de fraternité et de cohésion ont été à l’honneur. La communauté GANBANAAXU de Nouakchott et tous ceux qui partagent les idéaux progressistes et humanistes ont répondu présents à cet événement convivial et festif.

Parmi les honorables invités, le référent traditionnel GANBANAAXU- Nouakchott, le respectable doyen Biranté Koné et ses assistants.

Une mention spéciale à nos mères et sœurs qui ont été présentes à tous les niveaux pour rendre possible le succès de la journée.

🔹️bref photoreportage :

Grand MERCI à UVDS – Nouakchott. Bravo

Par KS pour le BLOG

Soninkara – Réflexion (Partie 2) : la question épineuse de la femme soninké en milieux ruraux

Femme soninke, femme courageuse, et infatigable sur tous les plans. 
Elle demeure jusqu’à nos jours le soubassement, la fondation ou le socle de soninkara mais oubliée, marginalisée voire réduite en silence ou soumission totale. 

Vu ce traitement inéquitable des femmes soninkés rurales que j’ai décidé de prendre ma plume à leur honneur pour alerter nos dirigeants, leaders, cheikhs, intellectuels et chefs coutumiers et de familles, le danger qui guette notre communauté.

 J’avais écrit un précèdent article les différentes tâches quotidiennes qu’effectuent nos braves femmes. Face à une mondialisation en vitesse de croisière, toute société ou communauté battue sur les inégalités (sexe, castes, discrimination et analphabétisme) trouvera des sérieuses difficultés. Face à ce dilemme, qu’on ne peut pas changer toutes les sociétés ou communautés du monde, je commence par la mienne (soninkara) à alerter l’opinion communautaire. À cet effet, J’interpelle les intellectuels, les érudits, les cheikhs de tout bord à prendre leurs bâtons de pèlerins pour mener des campagnes de sensibilisation, de conscientisation sur l’analphabétisme des filles et l’impact négatif  en découle sur la jeunesse soninké. 
Les femmes instruites, entrepreneures, indépendantes et clairvoyantes, assumez vos responsabilités face à l’illettrisme généralisé des filles du soninkara qui impactera tôt ou tard sur la jeunesse, notre avenir. Les campagnes de sensibilisations doivent commencer dans nos familles, quartiers, villages, pays. Me Abdoulaye Wade disait « dis moi quelle jeunesse tu as et je te dirai quel peuple tu auras ». Cette citation m’a  poussé à approfondir davantage ma réflexion qu’est-ce que soninkara a fait pour demain, afin que son peuple répondra aux concerts de civilisations  ? 
 À ce niveau je suis très inquiet, nous savons tous que soninkara dans sa majorité est composée d’analphabètes et des émigrés. Cette émigration massive des forces vives a provoqué une hémorragie masculine laissant dans leurs localités d’origine des vieillards, des femmes et des enfants. La jeunesse en majorité analphabète, surtout sa frange féminine, suscite en moi la peur au ventre pour l’avenir de soninkara. 

C’est pour cette raison que j’apporte ma contribution en proposant quelques modestes solutions ci-dessous :


Eradiquer toutes formes de discrimination

■ Promouvoir l’accès au savoir pour tous (sans différence de sexe)

■ Soutenir les femmes dans l’éducation des jeunes

■ Mener des campagnes de sensibilisation (radios communautaires villageoises, régionales et nationales) sur l’importance du savoir pour la communauté, surtout pour la frange féminine et son impact sur la jeunesse.

Instaurer dans nos localités des structures maternelles ou cases de tout petit car nos enfants sont envoyés à l’école tardivement par rapport aux normes qui existent ailleurs 

■ Envoyer des filles à l’école en masse

■ Encourager et motiver les filles dans leur cursus de scolarisation

■ Eviter le mariage précoce des jeunes

■ Impliquer nécessairement les femmes dans les initiatives de développement et de prise de décisions

■ Accorder des postes de responsabilité aux femmes et les assister 

🔹️Par Moussa Diakhité, assistant en insertion sociale en île-de-France

🔹️Partie 1 https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/01/05/soninkara-reflexion-la-question-epineuse-de-la-femme-soninke-et-ses-droits-en-milieux-ruraux/

Flash – événement : un Référent traditionnel de Ganbanaaxu intronisé à Nouakchott

Aujourd’hui ce samedi 15 février, une visite de courtoisie et de fraternité autour de notre honorable référent traditionnel de la communauté GANBANAAXU – Nouakchott. Monsieur Biranté Koné a eu l’honneur d’être désigné le 11 février 2020 comme doyen de la communauté au niveau de Nouakchott. Basant sur les critères du droit d’aînesse, sa désignation est d’une symbolique d’ordre fraternel et citoyen. Mr Koné est originaire du village de Bouanze dans le Guidimagha.

Aucune ségrégation ou discrimination patronymique et statutaire, ne fait partie de nos valeurs de respect et de considération à l’endroit des personnes âgées. Nos règles sociales sont en phase avec les principes fondamentaux qui régissent l’ordre républicain et démocratique prévu et promu par les institutions publiques dans nos pays. Les humiliations symboliques subies dans l’ancien régime féodalo-esclavagiste soninké , n’affecteront plus notre DIGNITÉ HUMAINE.

Ce 11 février 2020 correspond au 30ème anniversaire de la sortie de prison d’une icône de la lutte pour la JUSTICE et L’ÉGALITÉ, le sud-africain Nelson Mandela. Ce dernier disait :

J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J’espère vivre assez pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.

🔹️Notre devise aujourd’hui : Ni maîtres de personne, ni esclaves de personne aussi.

Nous vivons en citoyens DIGNES et AVERTIS.

Vive la COMMUNAUTÉ FRATERNELLE GANBANAAXU!

15 février 2020

©️ AILE GANBANAAXU NOUAKCHOTT

✅COMMUNIQUÉ DE PRESSE : LE COLLECTIF FÉDÉRAL D’ASSOCIATIONS DE LA MOUVANCE ABOLITIONNISTE TRANSNATIONAL GANBANAAXUN FEDDE.

L’engagement abolitionniste et anti-esclavagiste (l’esclavage par ascendance chez les soninkés) sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE avait été initié en 2010 avec la création de l’association ARMEPES- France ( Association des Ressortissants mauritaniens pour L’éradication de pratiques de l’esclavage et ses séquelles). Par la suite, le 5 octobre 2016, l’ancien secrétaire général d’Armepes, monsieur TRAORÉ GAYE TENE, devenu président depuis, créait le forum GANBANAAXUN FEDDE sur la plateforme Whatsapp pour enclencher la sensibilisation et la conscientisation. Ainsi ce forum connaît depuis un succès international à travers les communautés soninkés au sein desquelles les mentalités féodalo-esclavagistes sont très vivaces. D’innombrables entités virtuelles (groupes whatsapp et autres) se sont constituées avec ce label vocable GANBANAAXUN FEDDE pour mener l’engagement abolitionniste. À noter d’autres initiatives associatives dans nos pays d’origine et dans les diasporas soninkés, (Mali, Sénégal, Mauritanie et Gambie)

Au niveau associatif, en parallèle d’Armepes-France (l’association mère de GANBANAAXUN FEDDE), 2 associations aux objectifs similaires sont mises en place par des ressortissants maliens et sénégalais. Elles sont le RMFP (Aile GANBANA Mali) et l’ ASSEP ( Aile GANBANA Sénégal). Aujourd’hui ce sont ces 3 associations (ARMEPES, RMFP ET ASSEP) qui composent officiellement le collectif fédéral GANBANAAXUN FEDDE INTERNATIONAL.

Par ce communiqué commun, nous adressons à nos membres, sympathisants, à nos partenaires internationaux , aux organismes indépendants, et aux universitaires chercheurs intéressés par le sujet, ce message d’information et de clarification concernant la genèse et la légitimité de la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste GANBANAAXUN FEDDE.

🔹️Nos contacts :

~Téléphone : +33 6 46 61 66 22

~Émail : ganbana@hotmail.com

~Site internet : http://www.ganbanaaxufedde.com

~Page officielle Facebook : https://www.facebook.com/ARMEPES/

Paris, 22 janvier 2020

Signataires : ARMEPES, RMFP ET ASSEP (GANBANAAXUN FEDDE INTERNATIONAL)