​Guidimagha : l’affaire de Ouloumboni 


Le cas de 2 frères Diallo impliqués dans une bagarre avec un élément féodal provocateur Camara, traîne dans le bureau du procureur de Sélibaby. Sous influence des milieux féodaux proches du pouvoir, le procureur joue un jeu de fuite en avant qui n’aura pas d’effet à long terme. Il croit pouvoir mettre la pression sur commande du milieu féodal du guidimagha pour dissuader les militants antiesclavagistes et antiféodaux dans les villages. À la suite des coups reçus par l’élément féodal qui est à l’origine de l’altercation, de la part de nos jeunes frères DIALLO à Ouloumboni, d’aucuns pensent trouver une bonne occasion de faire taire l’activisme antiféodal et antiesclavagiste en milieu soninké. Ce qui relève SÛREMENT  d’une très  mauvaise lecture de l’élan émancipateur amorcé il y a quelques mois. Cette affaire est d’un cas d’école très instructif pour l’engagement contre les tares sociétales érigées étrangement  en valeurs sociales soninkées dans nos contrées. 

Des sources fiables nous indiquent que le procureur en connivence avec certains  cadres féodaux  très remontés depuis Nouakchott, veut garder nos jeunes aux arrêts par des procédés louches depuis bientôt 1 mois. Une justice qui suit les caprices des milieux dominants du moment, ne vaincra jamais  la persévérance et le courage d’un esprit vaillant. 5 ans ou 100 ans d’emprisonnement ne feront pas le retour d’un passé qui selectionnait et conditionnait la DIGNITÉ HUMAINE en caste et en case. 


NOUS NE LES OUBLIONS JAMAIS. 


La lutte continue..!


K.S

L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE : LA DÉCLARATION D’ARMEPES-FRANCE 


À l’occasion de la journée  commémorative de l’abolition de l’esclavage  (10 MAI de chaque année en France), l’ARMEPES-FRANCE  (Association des Ressortissants  Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles) participe à la manifestation annuelle par cette déclaration communiquant certains FAITS. En effet si aujourd’hui on est au stade de souvenirs en France d’une abomination comme l’esclavage , il est lieu de préciser qu’en Mauritanie cette pratique et ses séquelles sous différentes manifestations font partie de l’actualité. 
Ainsi, nous,  l’ARMEPES-FRANCE et nos partenaires du forum GANBANAAXU FEDDE portons à la connaissance de nos contacts nationaux et internationaux ce qui suit :
~ les pratiques esclavagistes existent toujours en Mauritanie, 

~ les séquelles esclavagistes entretenues par un ordre féodalo-esclavagiste concerne presque toutes les communautés mauritaniennes, 

~ le militantisme abolitionniste doit être SÉRIEUSEMENT pris en compte dans l’engagement  des  mauritaniens de la diaspora soucieux de l’avènement d’une Mauritanie POLITIQUEMENT, SOCIALEMENT et ÉCONOMIQUEMENT Juste, Égalitaire et Digne pour TOUS,  

~ le système des castes portant une certaine émanation de l’ordre féodal trop prégnant, fait partie des passifs tabous qui créent des méfiances et des mésententes nocives au lien social dans nos communautés, 
~ Quelques Faits :
■ Depuis fin 2016, un vieux centenaire appartenant à la caste assignée esclave est sous la menace d’être dépossédé de son jardin (occupé depuis plus de 50 ans) dans la commune de Dafort (village soninké dans le Sud Mauritanien) par les féodaux locaux. 

■ Le 6 Mars dernier, l’AMEES a organisé une journée de l’antiesclavagisme à Sélibaby , capitale régionale du Guidimagha, et depuis cet événement inédit, les participants font face à d’innombrables provocations et chantages divers de la part du milieu féodalo-esclavagiste dans différents villages soninkés. 

■ Dans le village de Coumbadaw, la chefferie féodale et la caste maraboutique se permettent d’empêcher une personne de prêcher au sein de la mosquée parce qu’elle ose dénoncer l’esclavagisme sociétal en milieu soninké. Dans cette même localité, après une altercation due aux différentes provocations de l’ordre féodalo-esclavagiste, un ministre du gouvernement mauritanien Amedi Camara, soninké issu de la féodalité communautaire s’est permis une interférence partiale.

■ À ce jour, 2 jeunes du village d’Oulymboni sont aux arrêts à la prison de Sélibaby depuis le 26 Avril 2017. Impliqués dans une bagarre avec un élément féodalo-esclavagiste suite à ses provocations réitérées par des propos injurieux et apologistes de l’esclavage. Et là encore les milieux féodaux bien introduits au sein du pouvoir mauritanien, sont montés pour qu’on corrige ceux qu’ils considèrent comme “rebelles” antiesclavagistes dans le Guidimagha. 

■ Pour finir, ce 7 Mai 2017, l’icône de la lutte abolitionniste mauritanienne Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie a été expulsé injustement du Guidimagha. De retour de l’étranger, le leader abolitionniste voulait visiter certaines localités de la région, mais sous l’influence des milieux féodalo-esclavagistes , les autorités régionales s’exécutent en violation flagrante de la LOI relative à la liberté de circulation sur le territoire national pour tout CITOYEN. 
Nos contacts : 0662320356 ou 0695366254
Paris , le 13 Mai 2017 
La Cellule de Communication (La CeCom)

Médias-Radio : GANBANAAXU FEDDE S’OUVRE UNE VOI(E)X…!


​FLASH INFO: AVIS AUX AUDITEURS…!


Vendredi 12 Mai 2017


À l’occasion du lancement officiel de la WEB-RADIO-GANBANAAXU FEDDE, le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum Ganbanaaxu Fedde,  Gaye TRAORE sera l’invité de l’événement à partir de 21H heure française ou 19H GMT. L’équipe animatrice de de notre nouveau « joyau » médiatique vous souhaite une bonne écoute .


Les contacts tél pour les appels auditeurs : 

00 339 72 47 13 44 ou 00 336 50 74 12 50


Merci d’avance 


J’écoute Radio Ganbanaaxu avec TuneIn Radio. #NowPlaying http://tun.in/sfwUp


K.S

Communiqué d’AMEES sur l’affaire du village d’OULOUMBONI. 



​Association Mauritanienne  المنظمة الموريتانية   

pour l’Eradication de l’Esclavage للقضـاء علي العبودية

             et ses Séquelles      و رواسبها  

Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008 وصل رقم 0103/و.د/15/01/2008

Tél. : (+222) 41 37 71 04 / 36 60 89 19  /  19 89 60 36  41 37 71 04هاتف :(00222) 

Email : ameeskofo@gmail.com ameeskofo@gmail.com البريد الكتروني :

Nouakchott – Mauritanie انواكشوط –  موريتانيا


Déclaration


Le mercredi 26 avril 2017 un conflit de  nature esclavagiste a éclaté à OULOUMBONI , département de SELIBABY wilaya du Guidimakha opposant les frères Harouna Diallo et Madjigui Diallo à  Demba Assa Kamara qui insultait les deux frères les traitant d’esclaves. L’ incident a eu lieu quand Kamara a trouvé une jeune femme Bonco Bakari Dianifabé , une malade mentale qui voulait prendre la fuite, comme cela lui arrive souvent et que les deux  frères DIALLO  ont saisie, installée sur leur charette pour la ramener à sa famille. Cette dernière s’étant mise à les insulter de sales esclaves, fils d’esclaves, Demba Assa Kamara survenu  sur  cette scène , s’est mis à téléphoner à des amis répétant les insultes proférées par la maladie mentale. Les frères DIALLO ont réagi et lui ont infligé une correction sérieuse à la suite de laquelle il prétend être blessé et à porté plainte devant le tribunal régional du Guidimakha qui a déféré les frères DIALLO à la prison civile de SELIBABY. 


Le bureau exécutif de L’AMEES qui suit avec attention Cet incident aggravé en raison des insultes d’inspiration  grossièrement esclavagistes, reitere  son rejet de toute violence verbale ou physique dans sa lutte contre les pratiques et la culture esclavagistes, dénonce la provocation injurieuse contre les frères DIALLO. 

Demande aux autorités judiciaires et administratives de s’en tenir à l’essentiel  de cet incident de nature esclavagiste et rétrograde, et, d’éviter toute dénaturation et manipulation et de libérer immédiatement et sans condition les frères DIALLO.  Qui ne venaient que de s’acquitter d’un devoir citoyen. 

Notre BE s’engage à suivre avec tout le sérieux requis cet incident regrettable. 




Nouakchott, le 05/05/2017

Le Bureau Exécutif



Source crédit : AMEES PAR MAIL 

​Flash Info : l’antiesclavagisme dans le Guidimakha, les FAITS du jour sur l’affaire d’Oulymboni.

Les jeunes qui s’étaient opposés physiquement  à un homme sur des allégations d’insultes à caractère apologiste de l’esclavage dans le village de Oulymboni, sont mis derrière les barreaux aujourd’hui à Selibaby. Selon des sources proches du dossier, le camp de l’homme issu du milieu féodal villageois serait soutenu par des cadres féodaux (Nouakchott et Selibaby) pour appuyer leur cause auprès du procureur à Selibaby. Ces derniers jours, la mission qui s’est rendue au village pour s’informer sur l’affaire, s’est faite miroitée par l’ordre féodal établi autour de la chefferie coutumière et ses obligés pour éviter tout témoignage édifiant . En fait, on s’est entendu pour dire que l’origine de la bagarre n’était pas liée aux propos provocateurs tenus par l’un des leurs à l’endroit de 2 jeunes incarcérés à Selibaby pour coups volontaires donnés. L’affaire suit son cours judiciaire d’autant plus que le monsieur dit blessé a été déclaré comme trop « souffrant » par ses proches pour être entendu aujourd’hui. Rappelons une énième fois, les milieux féodaux introduits dans les arcanes du système étatique n’ont jamais digéré la journée du 6 Mars 2017 dédiée à l’antiesclavagisme au Guidimakha. Tout est mobilisé en coulisses pour contrer la vulgarisation et la sensibilisation autour la Loi 2015-031. Les militants abolitionnistes du milieu soninké font face aux différentes manoeuvres des cadres soninké issus de la féodalité ethnique mais aussi face aux ambiguïtés de l’administration régionale qui traîne. Nous soutenons par tous les moyens légaux  les 2 jeunes arrêtés issus de la communauté Ganbanaaxu de Oulymboni. Ces braves gens sont les premiers abolitionnistes soninkés du Guidimagha subissant l’emprisonnement à cause de leur activisme antiesclavagiste. Si c’est pour dissuader les militants sur le terrain, les petits supporteurs lâches et mythomanes qui spéculent , doivent se raviser un peu. Les actions sont en cours, et la VÉRITÉ s’éclatera tôt ou tard n’en déplaise ceux qui  croient détenir une onction divine pour humilier, saboter, insulter et dénigrer des paisibles citoyens qui ont osé dire  qu’ils refusent les assignations sociétales qui semblent conditionner la noblesse douteuse de certains féodaux.


La lutte continue….!










K.S

​L’antiesclavagisme en milieu soninké du Guidimagha mauritanien : les chefferies coutumières broient du ROUGE…!

Ces derniers jours, nous avons relevé plusieurs incidents (clashs verbaux et physiques et divers chantages menaçant) dans différentes localités . Aujourd’hui, sous d’autres cieux  les gens veulent savoir comment on pourrait habiter la planète Mars, alors que chez nous dans le Guidimagha, la société  féodaloesclavagiste composée d’une supposée aristocratie désuète, d’un régime maraboutique complice et de quelques lèche-bottes (esclaves statutaires), vit des turbulences. Pour cause, les segments féodaux se radicalisent de plus en plus contre toute expression antiesclavagiste dans nos villages. Ils ne réalisent pas pourquoi des CITOYENS DIGNES ne veulent plus être appelés et pris comme ESCLAVES dans une pourriture de société castée et stratifiée. 

J’écrivais une fois, qu’il y a quelques années on s’était mis modestement à questionner un système sociétal des castes dans lequel les Hommes ne se valent pas, et aujourd’hui nous découvrons un monde d’esclavagistes endurcis qui s’oppose même de fait  à l’ordre citoyen dans nos contrées. Par évidence, les affrontements ne font que commencer entre ceux qui refusent les assignations rétrogrades et déshonorantes et les extrémistes féodaloesclavagistes qui pensent être en déclin sans la monture sociale d’esclaves. 

C’est à l’administration régionale de changer de braquet quant à l’application stricte de l’arsenal juridique contenu dans la Loi 2015-031 réprimant les Faits d’esclavage (Pratiques, séquelles et comportements). 


Nous portons à la connaissance des hautes autorités à Nouakchott, que les féodaux esclavagistes dans les villages bénéficient d’un appui très INTÉRESSÉ parmi certains milieux soninké proches du pouvoir. Ceux qui veulent être prévenus qu’ils le soient pour de bon,  car RIEN NE SERA COMME AVANT. L’INDIGNITÉ ATTRIBUÉE PAR DÉTERMINISME NE PEUT ÊTRE UNE FATALITÉ PROFITANT AUX UNS SUR LES AUTRES.

L’ÉTAT pour nous, ce sont les pouvoirs reconnus dans la constitution mauritanienne et non les chefferies coutumières dépassées par L’HISTOIRE depuis plusieurs siècles.


À CES TENANTS ZÉLÉS DU SYSTÈME, ON EST AU 21ÈME SIÈCLE,  ACCEPTEZ QU’ON SOIT TOUS DES PERSONNES À DIGNITÉ ÉGALE ET DES CITOYENS ÉGAUX EN DROITS ET EN DEVOIRS. C’EST AINSI D’OÙ LA PAIX ADVIENDRA POUR ASSURER UN AVENIR COMMUN DANS NOS ENVIRONNEMENTS ARIDES QUI SONT LOIN D’ÊTRE ENVIABLES.


K.S

​L’esclavage foncier en langage soninké : bienvenue au monde des non-dits et d’hypocrisie discursive.


le déni systématique de DROIT de propriété de FAIT pour le descendant d’un ancien esclave , est une constante dans le discours des féodaux du guidimagha. Ils sont tout temps dans une logique d’ingratitude maladive et pleine d’hypocrisie balayant la possibilité de POSSESSION INCESSIBLE d’une terre pour les descendants d’esclaves même si connaissant qu’HISTORIQUEMENT les aïeux de ces derniers furent GÉNÉRALEMENT  utilisés pour le DUR LABEUR de débroussaillage du site villageois. 

Aucune morale, aucune conscience saine,  aucune humanité et aucune réflexion critique et humble ne permettront de RAISONNER et d’INTERPELLER honorablement certains esprits complexés nostalgiques d’un prestige imaginaire d’antan. Certains ne croient entretenir leur statut nobiliaire très SUSPECT qu’en s’exhibant par des avantages matériels et immatériels exclusifs hérités par rapport à leurs semblables d’ethnie et de composante communautaire considérés comme ILLÉGITIMES de fait. Si l’Afrique fut saignée vive par les traites esclavagistes extérieures, certaines dispositions internes y étaient pour beaucoup et aujourd’hui un certain TYPE AFRICAIN est susceptible d’être complice pour que l’Histoire se répète. Certainement l’Homme africain n’étant pas encore ENTRÉ dans L’HISTOIRE se terre dans nos contrées par des références agissantes dans le Temps et dans l’Espace. L’EXILÉ POLITIQUE d’ici pourrait être le petit dictateur défenseur obsédé et virulent d’un régime féodal qui BAFOUE, EXCLUT, DOMINE, ÉCRASE, HUMILIE ET OSTRACISE avec ZÈLE ET FIERTÉ dans nos principautés communautaristes. On réclamerait d’autres réformes sur le plan NATIONAL par des manifestations revendicatives partout mais on feint d’ignorer nos pourritures internes érigées en symboles d’honneur et des valeurs culturelles à sauvegarder .

Ne rêvons pas, SEULE LA LOI fera l’ordre dans nos contrées où les habituels traitements amiables ne sont finalement qu’un régime de chantage et de pression au service des féodaux contre des CITOYENS PAISIBLES.



K.S