● « Sabri Chidekh, ambassadeur du Paris Saint Germain dans la tourmente après ses tweets racistes révélés »



L’ambassadeur du Paris Saint Germain, Sabri Chidekh dénommé “Sabri parisien ou rien » connu pour ses analyses après-match avec pleines d’énergie, se retrouve au milieu dans des affaires très délicates suite à la divulgation de tweets racistes et negrophobes.

L’un des plus grands ambassadeurs auprès de la jeunesse de banlieue, Sabri, 30 ans, de parents algériens se retrouve dans une tempête après la révélation de tweets négrophobes datant de 2013. Celui qui s’affichait en mai dernier aux côtés de Mbappé, Gana Gueye ou encore Kimpembe à visiblement un problème avec leur couleur de peau et la culture de tous ceux et celles qui leur ressemble. Ce dernier n’a pas hésité à montrer son dédain à l’égard des noirs en se moquant de certains comportements et modes de vie des populations noires dont la plupart sont des clichés hallucinants: “ Hurler dans le métro ça parle fort, ça rigole mais personne ne comprend vu qu’il parle sa langue” ou encore “Faire un enfant à une meuf et se barrer sans assumer” sont une partie de ses propos avancés envers les noirs (d’ou le hashtag #délires de noirs).

Mais au-delà de la violence de ses propos, celui qui est l’ambassadeur du PSG depuis 2 ans est cité pour des affaires sales: escroqueries, trafic de drogue, pari sportif, arrangement avec l’équipe, prostitution. Le très-suivi Sabri s’est récemment pris le bec avec le très sérieux journaliste Romain Molina concernant ses informations sur le PSG et le transfert de Mbappé. Ce dernier, connu pour ses informations fiables n’a pas manqué l’occasion de dévoiler la nature du personnage Sabri, tant suivi par les jeunes fans du Paris Saint Germin. Pour sa défense Sabri nie l’implication des faits, nombreux sont ceux qui l’attaquent via des tweets révélateurs. Une chose est sûre : l’ambassadeur s’est fait plusieurs ennemis dont la mère du célèbre joueur Kylian Mbappé, qui ne le supporte pas.

Selon nos sources, une plainte pour propos racistes va être déposée à l’encontre du PSG et de son ambassadeur Sabri.

©️ Crédit source : Page NNhttps://www.facebook.com/210978968912133/posts/7930942666915686/

✓Alan Pardew quitte le CSKA Sofia après des insultes racistes contre ses joueurs

~~Alan Pardew a démissionné de ses fonctions d’entraîneur du CSKA Sofia, a annoncé le club mercredi. Des supporters avaient proféré des insultes racistes contre leurs propres joueurs. Une nouvelle affaire de racisme dans le football bulgare.

Cinq matches et puis s’en va. Alan Pardew a claqué la porte du CSKA Sofia, dont il était l’entraîneur depuis fin avril, a annoncé le club bulgare dans un communiqué publié mercredi sur son site officiel. L’entraîneur anglais a exprimé son « indignation » face aux comportements racistes de certains supporters envers les joueurs noirs du club.

Lors d’un match joué le 19 mai contre le Botev Plodiv (0-0), des supporters du CSKA avaient jeté des bananes et des bouteilles d’eau sur leurs propres joueurs, les ont hués et leur ont interdit l’accès aux vestiaires.

« Malheureusement, c’est fini pour moi ici », a expliqué l’ancien manager de Newcastle, de West Ham et de Crystal Palace en Premier League. « Les événements qui se sont produits avant et après le match contre le Botev Plovdiv ne sont pas acceptables », s’est-il indigné.

Pas le premier incident raciste en Bulgarie

Ce n’est pas la première fois que la Bulgarie se fait remarquer pour des comportements racistes de certains de ses supporters. En octobre 2019, un match de qualification pour l’Euro 2020 contre l’Angleterre (défaite 0-6) avait été interrompu deux fois quand les trois joueurs noirs des Three Lions, Marcus Rashford, Raheem Sterling et Tyrone Mings, avaient été la cible d’injures racistes.

L’épisode anglais était devenu une affaire d’État et avait contraint Borislav Mihaylov, le président de la fédération bulgare (BFU), à démissionner avant de finalement se représenter au poste avec succès. D’autant que quatre mois plus tôt, lors de la victoire du Kosovo à Sofia (3-2), des insultes avaient déjà fusé dans les travées du Stade Vassil-Levski. En pointant du doigt le problème du racisme dans le football bulgare, Alan Pardew rappelle la BFU à ses mauvais souvenirs.

Alan Pardew sans attache
Le technicien anglais de 60 ans, qui entraînait le neuvième club de sa carrière, n’aura passé que cinq matches sur le banc. Il avait rejoint le club bulgare en octobre 2020 en qualité de directeur sportif pour contribuer « par sa vaste expérience et ses contacts à développer le club en attirant des joueurs dans le groupe professionnel », d’après le CSKA. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Avant même cette affaire, Pardew avait fait part de sa frustration au sujet des infrastructures du vice-champion de Bulgarie cette saison, insuffisantes selon lui.

©️ Via l’Équipe https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Alan-pardew-quitte-le-cska-sofia-apres-des-insultes-racistes-contre-ses-joueurs/1336661

✓L’AFFAIRE « GANA-GAYTE »* | PAR Tijane Bal


Quelques questions autour de « l’affaire Guèye ».

La première, prosaïque, est de savoir quel eut été le sort du footballeur s’il évoluait dans un club autre que «qatari» et incidemment que dit la loi qatarie de l’homosexualité et comment se positionnent les propriétaires qataris du PSG par rapport à la loi de leur pays sur le sujet? S’en affranchissent-ils dans la gestion de leur club?
Plus généralement, où commence et comment définir l’homophobie? Ne pas s’associer à une manifestation de «soutien» aux homosexuels est-il en soi une marque d’homophobie? S’agissant d’Idrissa Guèye, pourquoi la clause de conscience invoquée découlant de ses convictions religieuses devrait-elle être disqualifiée? Comment départager deux principes concurrents et pourquoi en déclarer un prépondérant? Par extrapolation, est-on par exemple nécessairement raciste pour n’avoir pas pris part à une manifestation antiraciste? Pourquoi certains sportifs ont-ils été autorisés à invoquer le droit (voire le devoir) de ne pas adopter le kneeling ? Avec quelquefois les encouragement de certaines autorités à l’image de Mme Priti Patel renvoyant le kneeling à « l’idéologie woke? Question corrélative: n’appartenait-il pas aux mouvements antiracistes eux-mêmes de définir les formes et modalités de leur protestation?
Circonscrit, le débat pourrait évidemment déborder le champ du football pour un cadre et des thématiques plus vastes du genre la différence entre universel et universalisme chère à Souleymane Bachir Diagne par exemple. Ou la distinction entre orientation sexuelle des individus et reconnaissance d’un statut au sein de l’espace public ou encore les tensions entre liberté individuelle et discipline de groupe.
Pour conclure, il est possible qu’au-delà du courage (incontestable) du footballeur sénégalais et de la force de son argument, son attitude génère un précédent.

* NB: le titre est de nous: « Gana-gayte »

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158929244130544&id=731995543 – Partage de lecture via profil de Kaaw Touré

✓Évolution de la conscience de l’esclavage interne au Mali

Dr Marie Rodet and Mariam Coulibaly, member of project partner NGO Donkosira, discussing project activities for schoolchildren with Waly Traoré, Bouillagui primary school teacher, Mali. Photo by Moussa Kalapo

Les recherches menées par le Dr Marie Rodet ont sensibilisé à l’histoire de l’esclavage interne au Mali, transmis une histoire autrefois perdue entre les aînés et les jeunes générations, et exposé la discrimination persistante à l’encontre des populations ayant le statut de descendants d’anciens esclaves.

Le projet de recherche a aidé les membres de la communauté et les écoliers du Mali à se confronter à cette histoire par le biais de projections de films, de concours de chant, de danse et d’éloquence. La recherche a également donné aux militants anti-esclavagistes les outils nécessaires pour relancer le travail sur la criminalisation de l’esclavage moderne au Mali, et cela a conduit à une décision sur une demande d’asile américaine en faveur du demandeur malien.

Les recherches du Dr Rodet se sont concentrées sur le patrimoine culturel principalement transmis oralement des populations autrefois esclaves de Kayes et comment, une fois libérées, elles ont réussi à former des communautés indépendantes au Mali, comme les Diambourou.

La collecte et l’examen de l’histoire spécifique des villages rebelles de la région de Kayes ont révélé comment les populations autrefois asservies ont réussi à reconstruire des communautés autonomes et des réseaux sociaux, et ainsi à surmonter les héritages de l’esclavage par le souvenir de l’auto-libération à leurs propres conditions.

Après avoir recueilli de 2008 à 2009 plus de 150 témoignages sur l’histoire de l’esclavage par des descendants de populations autrefois asservies, en 2010 les communautés ont commencé à raconter directement leur histoire à travers la réalisation d’un film documentaire Le résultat fut un documentaire de 23 minutes, Le Diambourou , sorti en 2014.

Les recherches du Dr Rodet ont profité aux communautés de la région de Kayes au Mali ainsi qu’à une ONG malienne locale, Donkosira, en fournissant de nouveaux outils aux militants anti-esclavagistes au Mali, en créant des outils pédagogiques, en influençant l’issue d’une demande d’asile aux États-Unis et en sensibilisant sensibilisation à l’histoire de l’esclavage interne au Mali et à l’international.

Hawa Sakiliba telling the story of the village foundation at the primary school in Bouillagui, Mali. Photo by Moussa Kalapo

La production d’outils pédagogiques et de sensibilisation s’est également prolongée sous la forme d’un webdocumentaire intitulé Bouillagui – Un village libre https://bouillagui.soas.ac.uk/#Boucle_de_d%C3%A9part. Le webdocumentaire a été projeté à Bouillagui en novembre 2020 et est utilisé à l’international comme outil pédagogique au niveau universitaire. »

©️ Crédit source : lien originel en anglais https://www.soas.ac.uk/research/research-at-soas/our-impact/case-studies/slavery-in-mali.html

🟦~Nouadhibou 🇲🇷 – 27 avril 2022 | La communication du président des réseaux IRA Mauritanie, le député BDA. [vidéo]

©️ Élément Vidéo par le blogueur SD



C’était à l’occasion du dixième anniversaire de l’incinération de manuels religieux qui soutiennent l’idéologie esclavagiste. Dans l’après-midi du 27 avril 2012, le leader abolitionniste mauritanien et ses camarades mettaient un rude coup subversif à cette idéologie religieusement et socialement ancrée par des livres datant de plusieurs siècles. Ces livres considérés comme l’équivalent du code noir négrier, font la légitimation d’une criminelle entreprise de mise en esclavage en masse de populations dans nos zones d’Afrique de l’ouest. Le récipiendaire du Prix onusien 2013 pour son militantisme droit-de-lhommiste pacifique, avait été emprisonné et certains milieux extrémistes défenseurs de l’ordre social esclavagiste avaient appelé pour qu’on l’exécute.

Rappelons que 3 ans après cet acte marquant, la ligue des Ulémas en 🇲🇷 déclarait lors d’une sortie publique que l’esclavage est illégal du point de vue religieux en Mauritanie. Lire cet élément médiatique datant mars 2015 https://fr.ami.mr/Depeche-30812.html.

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Mauritanie | L’interdiction d’un concert Rap du groupe Diam Min Tekky, la réaction de Souleymane Sidibé.

L’annulation du concert du groupe mythique Diam Min Tekky était prévisible. Le samedi 5 mars 2022 devrait connaître la rencontre à Nouakchott des jeunes, adultes, toutes les personnes amoureuses du rap rim qu’ils ont initié.

Ce n’est pas facile de parler d’un groupe dont on récite après 10 ans les paroles encore. Depuis l’école primaire. Et c’est le moment de se demander avec cette interdiction : « So tawi leydi di ko kilbitii Wola lamo djuniti ». Un extrait d’une chanson qui restera dans les annales.

Les soldats sans gain sont de retour. L’accueil a été de taille, la joie de Alia Gaye dit DJ Féroce est partagée. Diam Min Tekky, c’est le symbole de l’engagement en Mauritanie. Ils ont conscientisé des jeunes en perte de valeur, lutté par la voix de la rue, la philosophie du hip hop ; ils sont des légions.

Merci à eux pour cette flamme qu’ils nous ont transmise. Ne jamais s’affaisser face à l’injustice, les bêtises républicaines en Mauritanie. On vous aime les avocats du peuple. L’exil n’est pas une fin en soi, c’est un début. C’est parfois la pire des tortures silencieuses.

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5285900898096220&id=100000290871124

✓Un élément-retour sur le Documentaire « Noirs en France » sur France 2 hier soir (18/01/2022) !

Éléments médias – Doc France 2



Une très bonne narration par un grand maître des Lettres , l’intellectuel littéraire Alain Mabanckou franco-congolais (Congo Brazzaville). Un fond plein d’enseignements pour plusieurs publics qui se verraient interpeller à divers degrés.

Le test de la poupée est amèrement symptomatique d’une réalité connue de Tous… Où la personnification physique de « L’HOMME-Norme » fait du Blanc la référence naturelle pour ne pas dire divine. C’est la petite aux grosses mèches tressées colorées qui a résumé en quelques mots le catastrophique refus de soi qu’on a intégré socialement et psychologiquement. Combattre avec obsession notre corps naturel pour correspondre à un modèle imposé par une vision civilisationnelle racialisante. D’ailleurs un conditionnement aux complexes bien tenus dans tous les milieux à travers le monde afro. Dans le documentaire d’hier soir, la participante qualifiée de haute fonctionnaire avec sa coiffure en perruque peut être un cas illustrant ce que j’appelle une « docile violence » qui saigne gravement le corps typé Noir et le psyché black. Ne pas assumer ses cheveux naturels crépus n’est en rien différent du fait de vouloir éclaircir sa peau. Ce sont 2 traits apparents qui font naturellement le modèle physique type. Étrangement on a souvent tendance à critiquer celles/ceux de nôtres qui fuient notre Peau mais l’agression qu’on fait subir à notre silhouette avec des perruques passe sous silence. Celle qui tient à porter une perruque pour être typée à un modèle a autant de choses à régler avec elle-même qu’une autre personne qui veut s’éclaircir la peau. Ainsi cette haute fonctionnaire censée futée et consciente intellectuellement sur la condition NOIRE et les enfants qui ont opté pour la poupée blanche au détriment de la noire, sont de la même manière produits inconscients et conscients du même système de complexes intégrés et normalisés. Tout est question de regard, si on fuit son naturel-modèle pour un autre naturel-modèle qui serait la référence enviée, il ne faut pas s’attendre à une sérénité communautaire en assumant son originalité physique.

À lire un bref mot écrit sur ce sujet en 2015 : https://soninkideesjose.wordpress.com/2015/11/26/retro-un-cri-ose-a-tout-le-peuple-noir-nous-sommes-un-modele-en-soi-et-non-une-copie/

KS pour le BLOG

✓Pout Dagne – L’enterrement refusé à une personne, à cause de ses origines : La Société civile dénonce un acte illégal | Sénégal

L’info révulse tout le monde. Elle révolte la Raddho, la Lsdh, Afrika jom center et Amnesty international Sénégal, qui dénoncent le refus du chef de village de Pout Dagné, situé dans la commune de Notto Diobass, d’autoriser l’inhumation de Khady Faye dans le cimetière du village, décédée le 25 décembre 2021. Le motif invoqué pour lui refuser une sépulture ? Elle appartiendrait à la caste des griots. «Ce même village avait défrayé la chronique en 2019, avec un fait similaire, resté sans conséquences de la part des autorités étatiques», rappellent les quatre organisations, qui ont signé un communiqué conjoint pour condamner «fermement cet acte illégal du chef de village de Pout Dagné». Elles «appellent les autorités étatiques compétentes à trouver, sans délais, une solution définitive à la situation qui prévaut dans ce village». «Nos organisations rappellent que la Constitution du Sénégal et les traités internationaux de droits humains dont l’Etat du Sénégal est partie, posent le principe de l’égalité des cito­yens en dignité et en droits, et interdisent la discrimination sous toutes ses formes», poursuivent Alioune Tine et Cie, qui «exhortent les autorités religieuses du pays, musulmanes et chrétiennes, à continuer la sensibilisation en vue de l’éradication de la discrimination basée sur les castes et l’ascendance, qui est contraire aux préceptes prônés par ces religions et les lois de la Répu­blique»

©️ Crédit source : https://lequotidien.sn/pout-dagne-lenterrement-refuse-a-une-personne-a-cause-de-ses-origines-la-societe-civile-denonce-un-acte-illegal/

✓MON HUMBLE AVIS SUR LES LANGUES NATIONALES EN MAURITANIE | Par Cissé Ibrahima DIALLO


Selon mon humble remarque et ma position de la même nature que la remarque en terme de langues nationales, je me dois de dire que toute chose a une première . Les langues scientifiques qui servent de véhicules entre les habitants de la planète aujourd’hui ne se sont pas transformées en un seul jour par un coup de baguette magique en langues scientifiques . Elles ont certainement transité par plusieurs mutations évolutives avant d’atteindre le degré de performance et d’efficiences qu’elles ont atteint jusqu’ici. Aussi, pour éviter des erreurs fatales, je pense qu’il faut étudier en profondeur les buts que l’on veut s’assigner pour la mise en place de ces langues : Est-ce par la volonté de mettre en valeur chaque langue afin que les citoyens du pays ne soient pas lésés de l’ignorance d’une de ces langues ? Est-ce uniquement par chauvinisme égocentrique ? Est-ce pour servir de véhicules communicatifs pour l’administration? De véhicules de développement économique et, ceci dès leur éventuelle adoption technique par l’Etat etc…? Donc impérativement scientifiques, dans ce dernier cas!
En effet, quel que soit le but, elles doivent emboîter progressivement le pas scientifique impératif pour être opérationnelles et répondre totalement à l’exigence de la cohésion sociale absolument nécessaire en terme de relation économique internationale. C’est pour quoi selon une certaine vision, vouloir à tout prix se séparer de la langue scientifique en l’occurrence le français pour la faire remplacer par nos langues loin d’être prêtes à un usage technique et scientifique conséquent, équivaut à se hasarder dans une approche difficilement fructueuse à court et même à long terme.

Par ailleurs, OUI, il faut les conserver et préserver, nos langues mais cette volonté passe nécessairement par une programmation ambitieuse bien réfléchie. La chance nous sourirait en cela puisque des caractères graphologiques latino arabe existent déjà chez nous. Mais compte tenu de la ferme volonté de certaine couches de notre société à vouloir bannir la langue française scientifique de nos institutions, ce serait plus logique de créer nos propres caractères graphologiques à l’instar de certains peuples de la planète qui sont en la matière totalement indépendants. Une telle décision épouserait mieux cette volonté farouche de chercher à bannir une langue scientifique aussi opérationnelle la balayant d’un revers de la main. Langue que l’on utilise partiellement en interne et, à un haut degré de pourcentage en mode relation internationale.

Il serait à retenir que le premier outil de développement est bien la langue; de ce fait, il est plus que nécessaire qu’une langue qui a vocation d’être outil sur la scène internationale s’arme d’être scientifique, ce qui est très loin d’être le cas de nos langues aujourd’hui. Il serait judicieux de conserver la langue scientifique de communication comme didacticiel pour transcrire ses progrès dans nos langues chemin faisant. Le processus sera très long mais moins compliqué que celui qu’ont connu ces langues usage scientifiques opérationnelles qui n’ont profité d’aucunes précédentes mais tout de même ont pu atteindre aujourd’hui le degré performance que l’on connaît tous. C’est pourquoi, il y’a grand espoir que le processus de l’indépendance linguistique que prônent une frange des citoyens est légitime et réalisable. Cependant, si l’on veut labourer son champ l’on ne met pas la charrue avant les bœufs! Alors, il serait plus sage de commencer par le commencement : bien enseigner nos langues, OUI, mais parallèlement à l’enseignement de la langue scientifique de communication quasi-internationale qu’est le français en guise de didacticiel.
Donnons un petit exemple comme réflexion : avec le progrès scientifique, l’arrivée de l’informatique et la téléphonie beaucoup de nouveaux mots sont venus enrichir notre espace linguistique des mots qui n’existaient pas car nous n’avons jamais été ou très peu inventifs, nous devrions d’ores et déjà savoir transcrire dans nos langues ces mêmes mots au lieu de les altérer quant à leur prononciation originelle par exemple : coura pour courant; telfo pour téléphone; resso pour réseaux etc…pour être plus sage au lieu de déformer il faut tenter de créer les équivalents linguistiques quand bien même ces langues également ont des emprunts étrangers parfois. Tel serait l’indépendance totale dans l’avenir. Le chemin sera certes très loin mais l’altruisme voudrait que l’on omette pas de semer le grain d’une plante de nature grande parce que l’on ne serait pas là pour profiter de son ombrage, mais plutôt le faire en pensant que les générations suivantes pourront en profiter de la même manière que l’on profite actuellement des investissements des générations précédentes. Après tout, si l’on veut aller loin, il faut ménager sa monture; autrement dit garder la langue scientifique de communication que l’on dispose en l’occurrence le français, en tirer plus de bénéfice en terme de didacticiel pour au moins transcrire le langage de ses inventions en attendant que l’on puisse peut-être un jour savoir créer nous aussi. Vouloir aller plus vite que nos facultés cognitives et pratiques en l’occurrence c’est quelque part accepter des gros risques de fourvoiement répétitif et de perte de temps; Dieu sait que je ne suis pas défaitiste ni déraisonnablement fataliste mais tout simplement réaliste.
Merci

Nouakchott, le 17 décembre 2021

Cissé Ibrahima DIALLO

✓Mali : lutte contre l’esclavage par ascendance | Une nouvelle circulaire ministérielle en date du 11 novembre 2021

Le phénomène de l’esclavage par ascendance défraie tristement d’une manière récurrente l’actualité au Mali. Des militants anti-esclavagistes ont subi diverses violations des droits humains dans plusieurs localités du pays notamment dans les régions de Kayes et Koulikoro. Pour rappel il y a plus d’une année juste, 4 militants abolitionnistes Gambana (pères de famille de 42 ans à 73 ans) du village soninké de Djandjoumé, avaient été sauvagement assassinés chez eux et jetés dans les eaux pluviales (dans la nuit du 1 septembre 2020). Des extrémistes adeptes des coutumes esclavagistes du village groupés en milices criminelles sont les auteurs identifiés (29 sont derrière les barreaux en attente d’un procès) … Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F.

Les 4 militants anti-esclavagistes assassinés à Djandjoumé (1/9/2020) : Mountakha Diarrisso, Youssou Cissoko, Gossi Cissoko et Hamet Cissoko.

Dans des tentatives du gouvernement pour enrayer ce phénomène odieux qui pose des problématiques sécuritaires évidentes, les termes de cette nouvelle circulaire ministérielle clarifient davantage son approche de traitement. Il est plus qu’urgent qu’une loi spécifique soit mise en place contre l’esclavage par ascendance sous toutes ses manifestations sociales (notamment l’apologie discursive et comportementale).

KS pour le BLOG