🟢 L’Assemblée nationale approuve la modification de certaines dispositions de la loi portant Code de la nationalité mauritanienne (AMI)

L’Assemblée nationale a approuvé, au cours d’une séance publique tenue mardi matin, sous la présidence de M. Cheikh Ould Baya, son président, un projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi n° 112-61 du 12 juin 1961 portant Code de la nationalité mauritanienne, modifié par la loi n°2010.023 du 11 février 2010 .

Le ministre de la Justice, M. Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdallah Ould Boye, dans sa présentation aux députés, a expliqué que la loi n° 61.112 du 12 juin 1961, telle que modifiée par la loi n° 2010-023 du 11 février 2010 contenant la loi sur la nationalité mauritanienne, n’autorise pas la double nationalité, car elle stipule qu’un mauritanien majeur qui acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement sa nationalité mauritanienne, s’il n’est pas autorisé à la conserver par un décret.

Il a ajouté que cette situation porte préjudice à de nombreux mauritaniens qui ont réussi de manière remarquable à s’intégrer comme citoyens dans d’autres pays, et sont restés attachés à leur patrie d’origine.

Il a précisé que le projet de loi vise à amender l’article 30 (nouveau) pour prévoir des cas particuliers de perte de la nationalité, et l’article 31 (nouveau), qui consacrera désormais automatiquement le maintien de la nationalité mauritanienne, compte tenu de certains des conflits identifiés dans ce projet. Il vise également à abroger l’article 32 de la même loi relatif à la perte de la nationalité d’une femme mauritanienne mariée à un étranger pour entrer dans le champ d’application du nouvel amendement.

Il a souligné que le projet de loi affirme que le Mauritanien qui acquiert une autre nationalité continuera de jouir des droits liés à la citoyenneté mauritanienne et aux devoirs qui en découlent, et d’être soumis aux dispositions d’éligibilité et de suivi stipulées dans le droit mauritanien.

Le ministre a rappelé que la contradiction inscrite dans l’article 31 (nouveau) est limitée à 200 emplois qui contrôlent le sort et les orientations du pays, et que cela n’a été fait que par précaution par ceux qui ont juré allégeance aux lois des pays qui leur ont accordé leur nationalité.

Dans leurs interventions, les députés ont apprécié le dépôt par le gouvernement du projet de loi permettant la double nationalité, notant que cet amendement était attendu depuis longtemps.

Ils ont estimé que la valeur ajoutée des communautés mauritaniennes à l’étranger ne se mesure pas en raison de leur diversité, et que l’histoire a prouvé l’attachement et la fidélité des expatriés mauritaniens à leur famille et à leur terre, soulignant que l’obtention de la nationalité d’un autre pays ne doit pas être considérée comme un crime qui mérite d’être déchu de la citoyenneté ou qui empêche d’occuper certains postes.

Ils ont exprimé leur compréhension de la contradiction inscrite à l’article 31 (nouveau) entre la double nationalité et certaines fonctions élevées, étant donné leur nature sensible, notant que les textes juridiques sont conçus sur la base de l’intérêt public, et non de l’intérêt privé et sont basés sur la raison et non sur l’émotion.

L’Assemblée nationale a également approuvé les amendements proposés par la commission de la justice, de l’intérieur et de la défense aux articles 30 et 31 du projet de loi, visant dans leur intégralité à clarifier le contenu de ces articles.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-59612.html

✓À suivre « Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale » sur YouTube | En date du 24 juillet 2021 – Plateforme mauritanie.com

Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale, M. Biram Dah Abeid par les sites Mauritania-com. Plusieurs sujets sont abordés sans tabou, notamment la question du projet de loi sur la double nationalité, puis, le fameux projet de loi nous dit-on pour protéger les symboles de l’état et la visite effectuée récemment par le député qui était accompagné par le présidente du RAG, M. Oumar Ould Yali et d’autres cadres IRA-Mauritanie dans le Trarza, Brakna et Gorgol.



L’accueil, surtout, les doléances des populations qu’ils ont pu recevoir sur place. Qu’on l’aime ou pas, nul ne pourra nier que le président Biram Dah Abeid est profondément préoccupé par la situation que vivent les populations les plus vulnérables à l’intérieur du pays, qui sont les plus exposées aux injustices. La photo de l’image nous rappelle ce mai 2017, lors qu’il a voulu se rendre dans le Guidimakha en traversant le fleuve qui nous sépare du Sénégal par Gouraye pour s’acquérir de la situation sur place.

Les féodaux du Guidimakha et leur homme fort de l’époque Mohamed Ould Abdel Aziz l’ont empêché d’entrée en contact manu-militari avec les populations afin de dissimiler l’esclavage coutumier par ascendance qui se perpétue encore dans la région avec la complicité de certains cadres de la région (ministre, directeur, député, maire etc…) qui sont adoubés par l’administration locale. Le directeur Alioune Sow et son staff remercient le député et son équipe pour le temps qu’ils ont voulu accorder aux sites mauritania-com

©️ Crédit source : Post et élément YouTube par l’activiste des droits humains Diko Hanoune

Mauritanie : les membres de la haute cour de justice élus à l’unanimité par l’assemblée nationale

L’assemblée nationale (parlement mauritanien) a approuvé à l’unanimité ce mardi, les membres de la haute cour de justice, constituée de 9 membres, représentant l’ensemble des groupes parlementaires de la chambre.

Immédiatement après leur élection, les membres de la cour ont prêté serment dans l’hémicycle de l’assemblée nationale.

La haute cour de justice est constituée de 9 magistrats et 9 suppléants, 6 appartenant à l’union pour la république (UPR), suivant le système de la proportionnelle fixé par le règlement intérieur de l’assemblée nationale.

Le parti au pouvoir a choisi ses 6 membres : H’Bib O. Djah, Jemal ould Yedaly, N’Gaédé Abderrahmane, Ishak Ahmed Miské, Lalla mint M’Bareck et Hamady O. Khattri.

Leurs suppléants, choisis par l’UPR sont dans l’ordre : Mahmoud Diaguili, Mohamed Mahmoud Sambiny, Oumar Souleymane N’Diaye, Toutou mint Cheikh Bouya, Aicha mint Amar Nouïss et Hogo Coulibaly.

Le règlement intérieur de l’assemblée nationale, prévoit, qu’après 10 jours de l’élection des membres de la haute cour de justice, ceux-ci sont convoqués par le plus âgé pour une réunion consacrée à l’élection du président de l’institution.

Cette première réunion de la haute cour que doit présidé le plus âgé de ses membres (H’Bib O. Djay) ne peut se tenir qu’en présence de la majorité absolue de ses membres (5).

Au cours de cette réunion, les membres doivent élire, par bulletin secret, le président de la cour à la majorité absolue, selon l’article 5 du règlement de la loi organique de la cour.

Cet article prévoit qu’au cas où aucun des candidats n’obtient la majorité absolue, un deuxième tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête à l’issue duquel sera élu celui qui aura obtenu la majorité simple des voix.

En cas d’égalité, le plus âgé est élu à la présidence de la haute cour de justice.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/mauritanie-les-membres-de-la-haute-cour-de-justice-elus-a-lunanimite-par-lassemblee-nationale/

✓Quelques prescriptions face aux systèmes de castes. | Par Souleymane SIDIBÉ




L’adage dit que « le remède est pire que le mal ». Il serait dangereux alors pour une société de ruser avec ses principes. Le remède face à un mal doit s’adapter sinon, il fera apparaitre d’autres complications. Faire la langue de bois face aux maux sociétaux pour, dit-on, ne pas « déchirer » le tissu social, c’est préparer l’hécatombe.

En ce sens, Aimé Césaire disait : « Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde ». Aimé Césaire, chantre de la négritude, militant de première heure, avait adressé ces mots à l’Europe qui contenait ce que nous vivons aujourd’hui dans les sociétés africaines : les codes sociaux d’antan. Le système de caste est majoritairement installé en Afrique de l’Ouest. Nous avons une stratification « puante » à côté des droits humains, de la Charte des Chasseurs à la révolution menée par Thierno Souleymane Bal, et avec toutes les lois ratifiées depuis la Déclaration universelle des droits [humains] et de la Citoyenneté.

Rappelons qu’une civilisation englobe un ensemble de traits, caractères liés aux sociétés humaines complexes dans un continent ; c’est l’ensemble d’acquisition et de phénomènes sociaux. Nos civilisations regorgent un amas de cultures « obsolètes ». La culture est « ce qui dans la nature est l’œuvre de l’[humain] ». Nous avons donc des traditions qui sapent nos pratiques culturelles. J’avais émis une fois que la tradition est la transmission d’un contenu culturel à travers le temps. Si j’ose dire, bis repetita, elle est ce que l’on peut appeler un « héritage immatériel » qui marque l’identité de toute communauté.
Chaque génération doit alors choisir quelle tradition (« pratique transmise ») laisser aux générations futures. Nos traditions pilotent nos regards en les truffant de tares d’un point de vue scientifique et de la raison. Face à l’exigence des temps, elles demeurent.

Ces traditions africaines, pour la plupart, conditionnent le système des castes. Elles sont omises par la plupart des lettré(e)s africains.nnes. Bref, cela les engage.
On veut s’attarder sur l’origine des castes, leur amplification dans la fabrique sociale, et sans prendre à bout de bras les exigences des temps modernes qui veulent en découdre.

« Les castes sont à la base la division du travail » disait le regretté combattant Mourtoudo Diop. De nos jours, la caste, groupe social endogame qui met l’individu dans une hiérarchisation sociale en lui conférant un rang déterminé ou une profession, est devenue une case pour des groupes d’individus. L’esprit de caste ne se manifeste pas par la même manière dans nos communautés sociolinguistes mais par le fond, telle l’épée Damoclès. Certains se disent « gardiens « de la religion, d’autres sont vu comme de la « pourriture sociale » à savoir les forgerons et ceux dits « esclaves », « anciens esclaves » et/ou « de patronymes d’ascendance esclaves ». Les premiers s’octroient le monopole du beau et de la vérité. Les deniers comme les personnes qui doivent s’occuper des sales bésognes. Heureusement que l’école à servi pour éclairer les humains sur les pratiques quotidiennes. Le système de castes valorise les uns, et déshumanisent par la pensée, voire les actes barbares, les autres.

L’effigie sociale doit se moderniser. La nature nous a offert des choses fascinantes. Nos cultures encore lancinantes et latentes, par rapport à un « remembering », éprouveront de la peine au sortir de la « grotte ». S’attaquer aux système de castes, c’est toucher la conscience des africains.nes; des mauritaniens.nes. Il faut oser ! C’est simplement comme ça que l’on pourra palier à nos manquements aves des actions solides et concrètes face à ces choses qui sont d’ailleurs sources de nos maux. L’appel est lancé.

La première des prescriptions est de démystifier les discours. En particulier, ceux qui viennent des tenants de l’ordre féodal. Une autocritique s’exige ; notamment.
Aussi à partir de l’État, bien qu’il soit en Mauritanie, le premier à profiter de ce système de caste à travers les réflexes de subordinations des dites « notabilités ». Ainsi, il doit mettre en place une éducation pour toute et tous.
L’État devra mettre en place des assises pour éradiquer le « cancer social » qui gangrène la société. D’abord par une éducation nationale, « républicaine » qui consistera à enseigner, dès le bas âge, le civisme sur des bases saines. Ensuite, au lycée, toujours dans une approche éducative, il faudra se « goinfrer » d’humanités. Et enfin à l’université, continuer sur les valeurs universelles à côté de la « chose essentielle en soi » qui consiste, ici, à la disparition des tares.

De plus, l’État se doit d’être une forme d’organisation sociale. Il doit être l’œil attentif.
De ce fait, il devra notamment déconstruire ses relations avec les « notabilités », croître sa vision politique sur la citoyenne et le citoyen. La justice, encore en construction, applique les lois et codes en vigueur mais il est évident que ce n’est pas facile de condamner et/ou d’interdire ce qui est enraciné dans la mémoire. La justice doit être l’oreille attentive.

Elle effectue « son travail ». Mais elle est parfois inféodée s’agissant de querelles sur les terres. Elle ne doit pas être, quant à elle, en contradiction avec l’esprit des lois. Et la dernière des prescriptions est de se rebeller contre le construit social, têtu selon Dieynaba Ndiom, militante féministe et femme politique. Se rebeller au niveau de toutes les sphères sociales. De toutes les classes sociales. La classe sociale renvoie aux conditions d’existence contrairement au rang social qui renvoie à la « place » de l’individu dans la stratification sociale inhérente à la culture qui doit évoluer.

De l’éducation de l’école, avec une volonté politique, aux lois en vigueurs, on doit voir la naissance d’un nouveau type de citoyen à travers une nouvelle éducation de la société et celle des parents. Celui-là même débarrassé des niaiseries socioculturelles. Le processus est long mais avec le temps et les rapports de force (refus de soumission et manifestation de sa dignité, ses compétences…). Pas la peine de trop prolonger sur ce cas car la raison est là, et elle guide de nos jours. La conscience collective veut évoluer. Elle doit évoluer. Même si certains veulent l’affaisser à l’arbre bientôt déchu.

La religion, la vraie, déconstruit déjà le « mythe » de la pureté généalogique. Elle est utilisée souvent à tort et à travers comme un instrument de domination. Des mouvements comme Gambanaaxu ont compris cela. Il y a alors une démystification à faire et pérenniser. Les débats doivent faire naitre des contractions profondes qui feront que les discours biaisés ne passeront plus. De tout temps, il y a eu une complicité entre les « tenants » du privilège pour la « gestion religieuse » et les personnes de la « noblesse ».

Le bouclage consanguin est un autre un danger ; scientifiquement prouvé. Hélas, il est encore maintenu. Quelle aberration quand les religions monothéistes (dont l’islam que nous partageons) disent que nous sommes issus d’un seul individu. Dans la société sooninké, jusqu’à récemment, il n’y avait pas d’union maritale entre ces groupes cités plus haut. Et aussi entre les personnes dites de « castes inférieurs », les soient-disant « gardien de la tradition », « griots, troubadours, les cordonniers, les forgerons, les marabouts …

Le mal est tellement profond qu’il s’est transporté des villages aux villes, pour ensuite atterrir en France. Les personnes issues de la diaspora, vivant en Occident, ne comprennent pas cela mais subissent transversalement ces traditions féodales. On doit s’en défaire rapidement et oser braver l’interdit à l’instar de millions de personnes en Afrique de l’Ouest ; dans le monde.

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur – 19 juillet 2021

Sélibaby | Peine capitale pour l’auteur du viol suivi de meurtre de Meydalla

Rimweb – Les magistrats de la Cour criminelle du Tribunal régional de Sélibaby ont examiné plusieurs dossiers le mardi 6 juillet 2021.

Le moins qu’on puisse dire des verdicts rendus le 7 juillet est que les magistrats n’ont pas été cléments avec les auteurs de crimes de viol, de meurtre, de vente de la drogue et ceux du vol avec casse. Reconnu coupable de viol et de meurtre d’une femme originaire de Meydalla, près de Tachot, l’auteur des crimes de nationalité malienne écope de vingt cinq ans de prison pour le viol et la peine capitale pour le meurtre.

Pour adultère et infanticide, une dame originaire de Diaguilly écope de la lapidation. Le responsable de la grossesse, qui avait bénéficié d’une liberté provisoire, écope d’un an de prison ferme suite à quoi il est déposé à la prison civile de Sélibaby.

Pour avoir engrossé une dame qu’il voulait pour un mariage, un migrant malien écope lui aussi d’un an d’emprisonnement.

BKB et ses coaccusés dans une affaire de vente de drogue écopent chacun de cinq ans de prison ferme assortie d’amendes et de frais de justice.

Pour vol avec casse, un jeune, originaire d’Aioun qui se fait passer pour un commerçant écope lui de cinq ans de prison ferme assortie d’amende et frais de justice.

Au motif d’absence d’un coaccusé, jugé en appel à Aleg, la Cour criminelle de Sélibaby a décidé du renvoi du dossier de D.A.P. et coaccusés. Pour absence de la partie civile et/ou de son avocat, il a été aussi décidé du renvoi du dossier de l’auteur des blessures volontaires sur Madjigui Coulibaly d’Hassi Cheggar.

ABB

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=746926

LA MAURITANIE REFUSE DE RATIFIER LES RECOMMANDATIONS DE L’ONU POUR DÉPÉNALISER «L’APOSTASIE ET L’HOMOSEXUALITÉ»

Aujourd’hui, le Commissaire aux droits de l’Homme, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a annoncé que la Mauritanie n’avait pas ratifié les recommandations de l’ONU relatives à l’abolition de la peine de mort et à la dépénalisation de l’apostasie, du dédain , de l’homosexualité et de l’adultère.



Ould Sidi a déclaré dans un discours aujourd’hui, jeudi à Genève, lors de la session du Conseil des droits de l’homme, que « les recommandations du Conseil portaient sur l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité et les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même le sexe, et la dépénalisation de l’apostasie, de la moquerie et de la punition de l’adultère, car ils violent les dispositions de la constitution du pays. » .

Il a indiqué la détermination de la Mauritanie à « maintenir le moratoire de fait appliqué aux cas de peine de mort, en vigueur depuis 1987, et à considérer à l’avenir notre position sur l’adhésion au Statut de Rome, en tenant compte des impératifs de nos intérêts nationaux. . »

Source : https://mourassiloun.com/node/19384

Traduit par adrar info

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✓LES COMMERÇANTS MAURITANIENS ARRÊTÉS EN CÔTE D’IVOIRE ACCUSÉS DE TERRORISME ONT ÉTÉ BLANCHIS ET LIBÉRÉS

Les autorités ivoiriennes ont relaxé mercredi des commerçants mauritaniens, arrêtés la veille dans le cadre d’une enquête relative à des attentats terroristes, après s’être assurées que ceux-ci n’étaient pas impliqués dans ces attentats. Le procureur de la république, président de la commission d’enquête sur les attentats contre des bases militaires en Côte d’Ivoire, a annoncé mercredi la libération des commerçants mauritaniens qui avaient été interpelés après leurs interrogatoires.

Selon le procureur es enquêtes n’ont pas dévoilé aucune preuve de la complicité des commerçants mauritaniens lors de ces attentats et ont donc été libérés. Les autorités ivoiriennes avaient arrêté 5 commerçants mauritaniens, suspectés d’avoir reçu des fonds qui auraient été destinés à financer « deux attentats terroristes » contre la base militaire de Kafoulo en juin 2020 et la localité de Dorobo, deux attentats qui ont coûté la vie à 14 soldats ivoiriens et un gendarme.

saharamedias

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Éloignons-nous du repli identitaire ! | Par Imam Cheikh Ould Ely

News RIM – Détribalisons nous, éloignons nous du repli identitaire, si nous voulons construire une nation.

L’instinct grégaire est fatal au développement des esprits et des pays car il favorise les inégalités et l’injustice. Depuis des décennies certains utilisent l’État, le pouvoir et l’argent pour privilégier leurs groupes d’appartenance au détriment de la majorité du peuple.

Il est temps de changer…. je suis tellement au fait des bienfaits et des méfaits de la tribu ayant grandi dans son moule et ayant été formaté à la considérer comme le premier et dernier salut et rempart, que j’en mesure le danger réel sur la modernité et le développement.

Certes les défenseurs de la tribu arguent de la faiblesse de l’Etat dont les défaillances dans son rôle social sont remplacés par la solidarité tribale….pour justifier le recours de certaines franges de la population à ce regroupement social.

Personnellement, je pense que cette défaillance de l’Etat à se substituer à la solidarité tribale, est un argument battu en brèche par toutes les tares et injustices corollaires à son existence et qui se manifestent le plus souvent par la suprématie de certaines tribus et les inégalités économiques et sociales qui en découlent. Ajoutons à cela les risques d’interférence permanente entre les exigences républicaines d’un etat démocratique et les considérations anachroniques forcément antinomiques et dichotomiques avec les paradigmes modernes et universels.

La comparaison entre les méfaits du tribalisme sur les esprits et ses éventuels bienfaits sociaux ne peuvent qu’être au désavantage des derniers.. L’expérience le vécu nous le démontrent tous les jours. Népotisme, injustice, frustrations et marginalisation.. etc….selon qu’on est d’une tribu dominante ou périphérique. Ce tribalisme spécifique à une composante de la population a engendré au plan endogène un phénomène de morcellement des appartenances sociales dabord au sein même de la société maure et ensuite au niveau exogène un repli identitaire des autres communautés par un phénomène de résistance à tous les paradigmes sociaux et culturels fondements de cette société tribale.

Cette dernière devenue du coup aux yeux des autres communautés hégémonique crée un sentiment de refus de l’autre qui s’est exacerbée depuis des décennies. Personnellement je suis convaincu qu’en lançant une lutte sans merci contre le tribalisme les autres phénomènes de repli identitaire s’estomperont à la faveur des dispositions qui ne pourront être que constitutionnelles et législatives pour être efficaces. Oui tout repli identitaire sur la base de la tribu, de l’ethnie ou de la race devront un jour faire l’objet de mesures coercitives.

La création d’une nation digne de ce nom passera par là.

Imam Cheikh Ould Ely

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=746747

Lutte contre l’esclavage: des magistrats et administrateurs civils (préfets, gouverneurs) outillés pour de résultats probants à Kayes et Koulikoro



Lundi 28 juin 2021, l’amphithéâtre de la Faculté de Droit Public ex ENA a abrité la cérémonie du lancement de l’atelier de formation des Autorités Administratives et Judiciaires du programme de recherche action. C’était en présence du Doyen de la FDPU, Pr Bakary Camara ; du Pr Boureima Kansaye, vice-recteur représentant le Recteur Pr Moussa Djiré ; du Dr Diarra représentant la CNDH ; du représentant du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ; du représentant du Ministre de la Justice et des Droits de L’homme, Garde des Sceaux ; de Madame la Directrice Programme EMIFO et du représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Programme de recherche action intitulé « Esclavage et Migrations Forcées ay Mali », Le Vice-Doyen de la FDPU, Dr Yacouba Koné s’est réjoui au nom de l’ensemble du personnel de la FDPU pour avoir abrité cet atelier de portée légendaire. Il a témoigné que cet atelier constitue une étape cruciale dans les activités du Programme. Ainsi, il a sollicité l’accompagnement des plus hautes autorités dans la poursuite de ces genres d’initiatives, à la faculté et au labo, sur les problèmes de société en général et les problèmes de l’esclavage par ascendance en particulier. Cela dans le souci de lever le lièvre afin de les cerner et à trouver des solutions durables au bénéfice de toute la société. Plus précisément, l’atelier a pour objectif de former les magistrats et des administrateurs civils dans le cadre de la lutte contre le fléau de l’esclavage dans les régions de Kayes et Koulikoro. Au total 10 magistrats et 10 administrateurs civils des régions de ces dites régions bénéficieront de cette formation afin de leurs faciliter le travail de la lutte contre l’esclavage.

Pour le Pr Boureima Kansaye, vice-recteur représentant le Recteur Pr Moussa Djiré, il a salué l’initiative tout en infirmant que ce combat ne peut faire un chemin honorifique sans la formation et plus de sensibilisation autour de la question et cet atelier en est l’exemple palpable.

Au nom de la CNDH, le Dr Diarra représentant son président Aguibou Bouaré a, après avoir donné l’historique de la CNDH, témoigné que cet atelier est à la fois un honneur et une contribution pour le combat que mène la CNDH. Ainsi il a souhaité un plein succès à l’atelier avant que le représentant du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ne déclare ouvert l’atelier tout affirmant le soutien du département à des initiatives du genre.

Dognoume Diarra

©️ Crédit source : http://senekunafoni.net/lutte-contre-lesclavage-des-magistrats-et-administrateurs-civils-prefets-gouverneurs-outilles-pour-de-resultats-probants-a-kayes-et-koulikoro/

✓ Réactions | Sur l’arrestation de l’ex-Raïs mauritanien. Par Moulaye El Hassene

L’emprisonnement de Ould Abdel Aziz est une injustice dont le responsable est quelque part Abdel Aziz lui-même.
C’est un petit règlement de compte personnel entre lui et son meilleur ami, le président Ghazouani, que nous les mauritaniens ne connaissions même pas sur la scène politique, et qu’il a lui même choisi et emmené et dont il a fait la publicité et la campagne électorale, et qu’il a fini par imposer aux mauritaniens, à travers une organisation frauduleuse et honteuse des élections présidentielles de 2019.
Abdel Aziz et Ghazouani, c’est exactement le même Système, qu’ils se disputent aujourd’hui ou se réconcilient demain, cela n’avancera jamais en rien le pays, et ne restituera jamais aucun sous au trésor public.
Au contraire, leur petite dispute de coqs actuelle, a déjà coûté elle-même des milliards d’Ouguiyas au contribuable et renforcé la pauvreté des citoyens.
Ceux qui ont formé la commission parlementaire d’enquête sur Aziz, sont exactement les mêmes que Abdel Aziz a engraissé lui-même durant ses deux mandats et leur a confié l’avenir du pays, et les a laissé pendant dix ans maltraiter les innocents et porter toutes sortes d’atteintes aux droits des citoyens, et introduire le terrorisme dans le code pénal officiel du pays.
La Justice mauritanienne, qui vient d’être injuste envers Abdel Aziz, est exactement la même justice qu’il a lui-même entretenue et laissée derrière lui telle qu’elle.
Autrement dit, ce qui arrive actuellement à Abdel Aziz, aussi injuste soit-il, n’est que la conséquence directe et évidente du peu d’intérêt qui a été apporté au secteur de la justice durant ses deux mandats.
Bien sûr, je condamne fermement les molestations dont fait object Abdel Aziz aujourd’hui, il doit être jugé avec respect de tous ses droits, puis condamné ou acquitté selon qu’il soit coupable ou innocent, et non traité arbitrairement et vulgairement et irresponsablement, par ce rendement de compte personnel flagrant et qui n’a rien d’une justice.
Mais, ce qui rend le jugement délicat, c’est que ces mêmes molestations et privations de droits que subit Abdel Aziz aujourd’hui, nous les avions constatées, à l’égard d’autres personnes et personnalités, lorsque la Justice mauritanienne était contrôlée par lui.
On peut citer sous les deux mandats de Aziz d’innombrables perversions de la justice:
Le calvaire inhumain et hors la loi infligé au jeune Ould Mkheytir, torturé de façon inhumaine puis kidnappé alors qu’il venait d’être libéré par un tribunal, puis rejugé par quelques barbus inconnus du système judiciaire et auxquels les mauritaniens n’avaient accordé aucune légitimité; les emprisonnements expeditifs de Biram Dah Abeid, les mains menottés sans aucune raison alors qu’il se rendait à l’hôpital pour un bilan cardiaque, la protection insensée du criminel Cheikh Ridha, qui a pillé des centaines de milliards d’Ouguiyas à des milliers de familles et fait tomber en faillite le secteur de l’immobilier, les emprisonnements abusifs et sans chefs d’accusation clairs ni raison de libération claire des journalistes et blogueurs Cheikh Jeddou et Ould Weddady, les interdictions arbitraires de partis politiques qui avaient pourtant réunis toutes les conditions nécessaires pour être reconnus, tels que RAG, FPC… et bien d’autres atteintes aux droits politiques et individuels, sont là des situations où la justice mauritanienne a été complètement bafouée et purement et simplement instrumentalisée par l’exécutif.
Alors qu’est ce que veut Abdel Aziz ?! que cette justice qu’il n’a pas veillé à redresser, en dix ans de pouvoir, se transforme toute seule comme par magie, en une justice à la Suisse ou à la Norvégienne , et le traite lui exceptionnellement, en veillant à ses droits ?! C’est ce qu’on aurait espéré, mais cela ne sera possible, que lorsque le système législatif, judiciaire, et exécutif actuel, fidèle héritage de la décennie de Aziz, sera remplacé par un autre système lors de prochaines élections.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=118541590456087&id=100069007393897