L’affaire Tariq Ramadan: l’évidence qui interdit le silence, par Ousmane TIMERA

C’est parce que je n’idéalise pas le Professeur Tariq Ramadan que je ne le diabolise pas. C’est parce que je tente d’être fidèle à la justice que je suis capable de reconnaître l’injustice criante qui lui est faite.

Or je suis plus qu’étonné par ces personnes qui (l’adorant auparavant) laissent paraître le désir chacal de se paitre de la chair fraiche d’un homme à terre, tout en se proclamant de la foi en Dieu et/ou de la conscience humaine.

C’est l’épreuve que les vrais se découvrent. Cette affaire met en lumière les failles de notre justice, qui pour les mêmes accusations faites à d’autres, ne traitent pas ces derniers comme le professeur Tariq est traité.

S’il nous faut nous insurger contre cette injustice criante, qui s’abat sur beaucoup parmi ceux qui ont le malheur d’être de la mauvaise religion, couleurs de peau, origines, c’est bien au nom des valeurs universelles que notre République dit défendre et de notre religion qui nous demande d’être du coté de la justice et ce même en vers nous même ou nos proches, pauvres ou riches.

L’injustice est ici flagrante et seule la lâcheté, la haine, la jalousie et la bêtise motivent le détournement des regards sur les questions subalternes d’ordre privé invérifié ou d’ordre médiatique calomnieuse.

Les faits, rien que les faits, juste les faits:

-Or, un élément (le billet d’avion qui prouve que Tariq Ramadan ne pouvait être présent au moment des faits qui lui sont reprochés par l’une des accusatrices) en faveurs de l’accusé avait disparu. C’est un fait.

– Des personnalités politiques et médiatiques accusées des mêmes faits sont en liberté et bénéficie de la présomption d’innocence et du soutien de la classe médiatico-politique, là où ces mêmes vilipendent et jugent coupable le professeur Ramadan, sans aucune précaution. C’est un fait.

– Les accusatrices étaient et sont en contact avec des personnes connues pour être les ennemis acharnés de Tariq Ramadan et ce depuis des années. C’est un fait.

– Les incohérences nombreuses des plaignantes qui jamais ne sont mis en évidence et questionner (sans pour autant les vilipender et les insulter), par des journalistes qui prennent pour parole d’Evangile leur propos sans recul critique. C’est un fait.

– Les « informations  » colportés par les médias issues de sources « anonymes » et qui ce sont avérées faux (la reconnaissance de la cicatrice, l’existence d’un passeport egyptien ou le Qatar qui aurait interdit au professeur tout entrée sur son territoire). C’est un fait.

Tout ceci, et d’autres points encore, indiquent clairement qu’il y a une volonté de ternir l’image d’un homme et de briser sa vie. Seul un barbare inhumain peut souhaiter ce sort à son semblable. Je ne souhaite pour ma part ce sort à personne, même à mon pire ennemi. A plus forte raison quand des indices semblent montrer, sinon l’innocence de l’homme (qui par principe l’est jusqu’à preuve du contraire), à tout le moins les indices d’une justice qui manque d’impartialité. Demain, si nous n’exigeons pas cette justice impartiale qui ne tient pas compte des idées politiques, de la couleurs, du sexe, de l’origine ou de la religion des justiciables, c’est à chacun d’entre nous ou nos proches, qui en seront victimes.

Aussi, c’est plus qu’étonné que j’observe, avec une tristesse infinie, certains intellectuels, conférenciers, personnalités ou femmes et hommes de qualité qui se disent soufis, réformateurs, fidèles au Coran, libéraux ou militants pour les droits de l’Homme, se jette sur la « chair fraiche » de leur Frère en Humanité et/ou en Islam, ou se terrer dans un silence coupable.

Tariq Ramadan mérite d’être traiter comme un être humain, dans la dignité et la justice. C’est l’absence de ces critères dans la façon dont il est traité, et au-delà l’amalgame que les islamophobes tentent d’établir en les faits qui lui sont reprochés et sa religion et ses idées, qui me révoltent. Cette réaction je l’aurais eu pour n’importe quel être humain. Je vous pose donc la question s’il avait votre père ou votre frère de sang auriez-vous réagit comme moi?

C’est dans les ténèbres que les étoiles scintillent. C’est quand la majorité ferme ses yeux que les veilleurs se distinguent. L’avenir appartient au juste!

Paix!

Crédit source: Post FB Ousmane Timera

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Lettre ouverte au ministre de l’intérieur : Halte à la dictature féodale à DAFORT dans le Guidimagha

Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Monsieur le ministre , nous allons vous soumettre par ce cri d’alerte, le cas symbolique de la dictature féodale qui sévit dans nos localités rurales du Guidimagha. En effet nous sommes une composante sociale d’extraction sociale dite « esclave » selon le régime coutumier soninké, et nous subissons un certain ostracisme très sévère dans notre village alors que nous ne voulons VIVRE qu’en CITOYENS DIGNES. Vous savez que les séquelles esclavagistes dans les milieux soninkés du Guidimagha sont vivaces et foncièrement agressives. Aujourd’hui en citoyens avertis, nous avons décidé de sortir des vieux schémas sociétaux rétrogrades qui nous humilient depuis plusieurs générations. Cet activisme pacifique s’est inscrit dans la légalité en respectant les règles admises en la matière dans notre chère MAURITANIE. Il y’a quelques mois, l’association AMEES a ouvert une section à travers laquelle nous menons notre mission de sensibilisation et conscientisation de nos masses populaires . Lors de l’ouverture de cette instance locale, nos membres fondateurs ont été voir le maire pour l’en avertir. Il n’avait trouvé aucun inconvénient et il lui avait été précisé que l’association est ouverte à tous nos concitoyens. Dès lors nous croyons être dans nos Droits légitimes garantis par la constitution. C’était sans imaginer les différents types de chantages manœuvrés par certains détracteurs de notre engagement pour VIVRE en citoyens à égale DIGNITÉ sans les pesanteurs sociétales. En effet, les membres de notre communauté sont harcelés, provoqués et salis dans le village par des éléments réactionnaires issus de la féodalité villageoise. C’est ainsi que le 13 août 2017, des gendarmes mobiles dans la commune avaient convoqué l’un des nos responsables en lui disant qu’ils veulent savoir sur la nature des réunions qu’on organise chez lui. Ce jour, les gendarmes ont notifié que nos parents avaient le plein droit de se réunir en toute liberté chez ce responsable de section AMEES après une explication donnée sur nos activités de sensibilisation. Le 5 septembre 2017, dans les jours de la fête de Tabaski, d’autres gendarmes mobiles se sont présentés chez le responsable section AMEES DAFORT en lui demandant d’arrêter les travaux d’un modeste hangar prévu pour abriter nos rencontres dans sa maison. Les gendarmes avaient dit que nous aurons des plaintes en notre encontre propos de ce hangar et que nous devrons nous rendre à Ould Yengé le chef-lieu de notre département auprès de la brigade. Et c’est au cours de cette procédure de clarification auprès des autorités départementales, la nuit du 30 septembre 2017 s’éclatent des graves incidents entre la jeunesse villageoise dans son ensemble et l’ordre des anciens à propos de la tenue des festivités nocturnes. Ces incidents d’une certaine violence avaient été condamnés par le monde villageois dans son intégralité. Pourtant comme par hasard dans une atmosphère de délation, 2 adultes parmi nos membres engagés contre ancien système féodal, sont arrêtés avec les jeunes émeutiers. L’un de ces 2 militants arrêtés a été le responsable section AMEES DAFORT, et leur arrestation sans motif avéré avait duré plus de 50 jours INJUSTEMENT. Après cet épisode flou et mystérieux, nous avons repris nos démarches citoyennes auprès des administrations départementales et régionales pour savoir davantage sur le cas de notre hangar suspendu depuis le 5 septembre 2017 . Ainsi ces derniers jours nous avons pris contact avec le préfet à Ould Yengé, qui dit qu’il ne comprends aucun motif sur cette suspension et nous a invités d’aller chez le gouverneur de Selibaby. Arrivés chez le gouverneur il y’a quelques jours, il nous a expliqué que les ordres qu’il a reçus venaient du ministère de l’intérieur . Il a clarifié que quelques cadres issus de DAFORT se sont plaints auprès du ministère concernant notre hangar qui serait financé par des bandits étrangers.

À partir de ce constat, nous estimons nécessaire de s’adresser directement à vous monsieur le ministre, en guise de réactualisation de notre courrier d’il y’a quelques temps. En vous adressant cette alerte citoyenne et témoin à l’attention de la communauté nationale voire internationale.

Nous suspectons encore une énième fois les manœuvres délatrices et lâches des milieux féodaux hostiles à notre campagne de sensibilisation et de conscientisation sur le régime féodal soninké qui bafoue nos droits de citoyens et veut sauvegarder des privilèges partisans dans nos communautés.
Monsieur le ministre, nous vous assurons que certains milieux soninkés influents à Nouakchott sont dans une campagne diffamatoire et calomnieuse à notre endroit depuis l’élan de conscientisation initiée et amplifiée par la journée du 6 mars 2017 à Selibaby à l’occasion de la journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles. Ce jour pour la première fois la loi 2015-031 relative aux pratiques esclavagistes et ses séquelles a été expliquée et diffusée au sein des masses soninkés dans nos contrées villageoises. Aujourd’hui , AMEES dispose de plusieurs sections dans différentes localités villageoises du Guidimagha, et tout se passe sans encombres pour leurs adhérents, le cas DAFORT ne devrait pas être une exception.

Monsieur le ministre, nous voulons exercer paisiblement notre qualité de CITOYENS ACCOMPLIS dans nos localités rurales du Guidimagha mais l’ordre féodal s’active pour s’y opposer et ses représentants déterminés sont probablement bien introduits au sein du pouvoir à Nouakchott.
Monsieur le ministre, nous vous assurons qu’aucun financement suspect et des relations extérieures douteuses n’existent dans notre engagement citoyen et pacifique. Comme toute communauté de vie et d’appartenance militante, nous avons la culture de l’entraide entre nos membres de l’intérieur et de l’extérieur en toute transparence.
Monsieur le ministre, sous le vocable GANBANAAXU* communauté de DAFORT, nous voulons nous libérer du joug féodal dans le milieu soninké en refusant les mentalités esclavagistes.
Monsieur le ministre, nous comptons sur vos services de protecteur et de garant de l’ordre public et des libertés individuelles et collectives pour prendre en compte le cas de notre hangar suspendu depuis plusieurs mois dans des circonstances qui troublent plus d’un.
NB : une copie de cette lettre a été déchargée auprès du service courrier du ministère de l’intérieur à la date du 8 janvier 2018 avec reçu de dépôt.

*Mouvement citoyen et pacifique pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ dans la société soninkée.

DAFORT, 4 février 2018

La communauté GANBANAAXU DAFORT

L’affaire Tariq Ramadan, 150 ans après l’affaire Dreyfus? Par Ousmane TIMERA

Je m’étais promis de ne pas intervenir sur cette affaire délicate qui hystérise le débat public. N’ayant pas les possibilités de me faire une opinion objective, car n’ayant pas accès aux éléments du dossier, je pensais- et je pense toujours- qu’il fallait laisser du temps aux investigations pour que la vérité se manifeste.

Cependant, nous constatons avec effroi, que le principe de la présomption d’innocence est dans ce cas largement violé. Cela n’est pas admissible dans une société dite démocratique. Dois je rappeler que jusqu’à preuve du contraire, il reste un homme innocent.

Le lynchage auquel nous participons est un danger pour nous tous. Qu’il soit innocent ou coupable il doit être jugé en toute équité. Et nous demandons à la justice qui représente la société de ne pas faillir dans cette tache. C’est sa crédibilité qui est ici en jeu. Or une justice qui vacille c’est une société qui s’ébranle.

Par ailleurs, nous sommes en droit de nous poser des questions sur les arguments apportés par les plaignantes sans pour autant être désobligeant avec elles ou être traité d’insensible à leur cas. Il ne faut tomber dans la sensiblerie de bas étage. Les faits, quelque-soit l’issu de cette affaire, sont extrêmement graves, pour les uns comme pour les autres. Or le fait d’avoir égaré certains éléments cruciaux du dossier, allant en faveur de l’accusé est proprement ahurissant et fait peser sur cet affaire un soupçon de procès politique. Ce qui n’est en aucun cas à l’avantage de nos principes démocratiques mis à mal par l’ère de soupçon généralisé qui pèse en ce moment sur la société.

D’aucuns s’offusqueront de la comparaison que je fais avec l’affaire Dreyfus. Mais c’est justement pour que l’injustice subie par le Capitaine il y a 150 ans ne se reproduise pas aujourd’hui. Beaucoup aiment commémorer les injustices d’hier pour oublier celles d’aujourd’hui. Si l’histoire montre le sens, les idiots regardent la date.

Tariq Ramadan n’a pas à être jugé pour sa religion, son origine ou ses idées mais pour des faits qui doivent être établis de façon claire qui ne laisse place à aucune interprétation. Tant que cela n’est pas le cas, il doit être considéré comme innocent. Et tout doute concernant les preuves de ses accusatrices doit être considéré en sa faveur, quelques-soient nos soupçons ou nos opinions envers lui ou envers les plaignantes, qui ont elle aussi le droit de ne pas être insultées. Seuls les faits comptent. Or ce qui est un fait, c’est que l’homme est jugé coupable par principe sur les réseaux et sur les médias, avec un effrayant mélange des genres (morale, politique, vie privée etc). C’est ce que je conteste, indépendamment du fond du dossier.

Enfin, je voudrais m’adresser à ceux qui ne partagent pas les opinions de Tariq Ramadan. Je suis de ceux qui ont eu et auront l’occasion d’exposer ses désaccord avec lui (et aussi ses accords quand il y en a). Je suis issu d’une génération de penseur, comme je le lui ai dit, qui entendent le dépasser. Ni éliminer, ni imiter mais dépasser. Or cela ne grandit aucunement certains, qui faute de pouvoir débattre avec lui d’égal à égal, masquent leur soif de notoriété dans la bassesse de la « neutralité » calomnieuse. Cela n’est pas fait pour les grandir. Bien au contraire.

On m’a prévenu qu’intervenir mettrait en danger ma carrière et mes études car des personnes en France, toujours d’après ce « bon conseilleur », faisaient en ce moment la police de la pensée et repéraient les « personnalités montantes » qui avaient une « grande bouche ». Je sais tout cela et la crainte quelquefois étreint mon cœur. Mais à quoi sert la notoriété et la réussite si c’est pour vivre dans la honte de sa conscience?

Source crédit: Post Facebook de l’auteur

Communiqué de presse : le mot de remerciements suite à l’affaire du doyen Demba Diarra

Le mouvement populaire et citoyen GANBANAAXU FEDDE composé de plusieurs associations dont AMEES, UVDS et ARMEPES-France, adresse ses vifs remerciements aux partenaires défenseurs des droits humains et à toutes les personnalités issues de la société civile.
Visé par des plaintes mystérieuses juste après son arrivée de France pour des vacances annuelles auprès de sa famille , le doyen DIARRA a été auditionné au commissariat de police et convoqué par la suite au tribunal de Nouakchott à 2 reprises.
Finalement cette affaire très étrange et inédite à ce niveau concernant la féodalité soninké et les séquelles de l’esclavage, a été classée sans suite.

■ Ainsi nous saluons la lucidité et le discernement mis en avant honorablement par les autorités judiciaires au tribunal de Nouakchott. Rapidement le fond du dossier a été saisi, les allégations d’insultes cachent les problématiques liées à la féodalité et aux vestiges esclavagistes qui secouent la communauté soninké. L’éveil des couches anciennement serviles qui subissent d’innombrables harcèlements très sévères dans la société, irrite les milieux féodaux et réactionnaires.

■ Nos remerciements au mouvement historique antiesclavagiste SOS-ESCLAVES de Boubakar Ould Messaoud qui s’est intéressé de très près au cas du doyen Demba Diarra, par la présence de l’avocat du mouvement jusqu’au dénouement final. Désormais un allié de poids s’est manifesté auprès des lésés du système féodal negro-mauritanien. Nous saluons la présence remarquée et instructive du journaliste Camara Seydi Moussa de la Nouvelle Expression parmi les responsables de la société civile.

■ Également nos remerciements à TOUS nos militants dévoués à Nouakchott et à CEUX de la mouvance abolitionniste (AHME, IRA, ONG contre le discours extrémiste et d’autres) qui s’est impliquée de près comme de loin pour soutenir le doyen Demba Diarra, éminent membre de la communauté GANBANAXU*.

■ Pour finir, nous rappelons pour une énième fois aux autorités publiques et à toutes les organisations défendant les droits humains sur le plan national , que différents cas litigieux relatifs aux mentalités et pratiques féodales sont en suspens dans les localités rurales du Guidimagha depuis plusieurs mois. L’ordre féodal et coutumier foncièrement sévère sévit contre des paisibles gens qui veulent vivre en citoyens dignement. Il faut plus que jamais changer la donne sur cette problématique du régime féodal rétrograde qui est particulièrement nocif et nuisible à la paix sociale dans nos communautés.

*Mouvement pacifique pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

Nouakchott 7 février 2018

P/ La communication GANBANAAXU

Flash INFO: le doyen Demba Diarra est sorti libre du tribunal à Nouakchott.

Nouakchott le 6 février 2018

Le doyen Demba Diarra, originaire du village de Coumbadaw dans le Guidimagha, est sorti libre du tribunal ce jour à Nouakchott. Mis en cause par des plaintes mystérieuses introduites à son encontre juste à son arrivée à Nouakchott pour ses vacances annuelles par d’éléments issus de milieux féodaux soninkés. Après son audition au commissariat de police de Sebkha le vendredi dernier, il a été emmené au tribunal dans la matinée d’hier et relâché pour complément d’enquête. Aujourd’hui, avant midi, il a été convoqué au tribunal et finalement libéré avec le classement de son dossier. Ce monsieur approchant les 60 ans, est un prêcheur et militant contre les séquelles de l’esclavage dans la communauté soninké. Il participe courageusement à l’éveil et la conscientisation de la composante sociale dite « esclave statutaire » dans les milieux soninkés. Éminent membre du mouvement citoyen et pacifique de sensibilisation GANBANAAXUN FEDDE*, il lui reprocherait cet engagement inédit en milieu soninké, pour lever les tabous sur une certaine organisation sociétale et coutumière qui discrimine et hiérarchise les citoyens sur le matériel et l’immatériel. On se sert de patronymes d’une manière sélective et déterministe pour nier toute légitimité d’Avoir et d’Être à certaines personnes.

*Mouvement citoyen transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké.

Ci-après les premiers mots de Mr DIARRA juste à sa sortie du tribunal.

Le témoignage et l’explicatif du journaliste mauritanien Camara Seydi Moussa de la Nouvelle Expression.

ALERTE INFO: une arrestation arbitraire d’un membre de la communauté GANBANAAXU est en cours à Nouakchott.

Le doyen Demba Diarra , originaire du village de Coumbadaw, se trouve dans un commissariat de police à Nouakchott depuis plusieurs heures. Selon les premiers éléments d’info reçus du terrain, 2 individus auraient introduit une plainte contre lui auprès d’un procureur à Nouakchott. Pour rappel, dans le cadre de la campagne antiesclavagise et de conscientisation contre les séquelles de l’esclavage en milieu soninké, il avait fait une communication très mal interprétée par certains individus détracteurs de notre engagement abolitionniste intracommunautaire et pacifique. Il avait fait une sortie de clarification à l’époque pour taire les rumeurs malintentionnées. Et par son arrestation aujourd’hui, l’association ARMEPES et ses partenaires de la mouvance anti féodalité dans les communautés soninké, s’adressent aux autorités mauritaniennes sur le caractère troublant de cette situation. Ce monsieur, paisible travailleur en France, est rentré au pays récemment pour ses vacances annuelles auprès de sa famille.

Encore une fois, le régime féodal sévit dans la communauté soninkée et il est plus que nécessaire et URGENT pour que les officiels mauritaniens prennent conscience de ce qui se joue en matière de déni de DIGNITÉ pour certains citoyens en milieu soninké.

Nous suivons de près l’évolution de son cas .

Nous sommes mobilisés plus que jamais pour contrer les esprits réactionnaires et moyenâgeux qui utilisent tous les artifices obscures pour nous nous salir et intimider nos familles dans les contrées villageoises du Guidimagha depuis de nombreuses années.

■La CECOM/Mouvance GANBANAAXU FEDDE

2 février 2018

L’ANTIESCLAVAGISME EN MAURITANIE: RAPPEL IMPORTANT!

Pour rappel, nous n’avons rien inventé par notre engagement d’aujordhui. En citoyens avertis, nous suivons pacifiquement la VOI(E)X vers l’émergence d’une conscience CITOYENNE et PATRIOTE parmi nos masses trop longtemps trompées et inhibées par des forces réactionnaires et rétrogrades.

Ci-après l’avis de la Ligue des Oulémas en RIM datant du 26 Mars 2015 à Nouakchott.

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« La Ligue des Oulémas en République Islamique de Mauritanie,

-A l’issue de la réunion de son bureau exécutif tenue le jeudi 5 Joumada Al thani 1436 de l’hégire, correspondant au 26 mars 2015 et après avoir étudié la situation actuelle du pays,

-Après examen minutieux de la situation sociopolitique de a société mauritanienne,

– Après étude des questions de la charia qui engagent la société,

– Après examen de la fatwa édictée par les oulémas en 1981 et de la décision de l’Autorité promulguant l’abolition de l’esclavage en Mauritanie,

La ligue annonce, à l’intention de tous, qu’à partir de la date de ce jour, l’esclavage en Mauritanie n’a plus aucun fondement légal au regard de la charia.

Par conséquent, toutes les pratiques à caractère esclavagistes sont considérées, à partir de cette date, illégales du point de vue de la charia islamique. L’ensemble des parties concernées sont conviées à oeuvrer à l’éradication des séquelles de ce phénomène qui s’est perpétué à travers l’histoire.

A cette occasion, la ligue lance un appel à toutes les parties concernées afin de prendre en considération cette décision, et d’oeuvrer, par tous les moyens, à l’éradication des séquelles de ce phénomène. Un tel effort est considéré comme étant un devoir religieux que tous, chacun en ce qui le concerne, se doivent d’accomplir.

Qu’Allah guide nos pas  »

Lien AMI.MR http://mfr.ami.mr/Depeche-30812.html