LES AVOCATS DE MOHAMED ABDEL AZIZ FUSTIGENT LA VIOLATION SES DROITS

Plus de 3 mois après le placement en détention préventive de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République, pour un chapelet d’infractions liées à sa décennie de gouvernance, ses avocats continuent à dénoncer « une procédure à caractère politique, conduite en violation de toutes les règles du droit interne et des conventions internationales ».

Maîtres Taleb Khiyar, Mohameden Ichidou, Bah MBareck et tous leurs collègues membres du collectif de défense, ont à nouveau rappelé leur indignation au sujet du traitement de cette affaire, lundi en fin d’après-midi, au cours d’une rencontre avec la presse.
Les robes noires ont exposé « certaines des violations graves dont est victime l’ancien chef de l’Etat à travers des atteintes aux lois et à la constitution, charte de la nation, qui organise les rapports entre les différents pouvoirs d’Etat ».
En effet, dans le traitement de cette affaire, la loi fondamentale subit des entorses « dans ses articles 45 à 77, par l’octroi de prérogatives que s’est arrogée l’assemblée nationale, au mépris de son mandat de représentant du peuple, par la mise en place d’une commission d’enquête sous l’injonction de chapelles politiques, en vue de monter de toutes pièces, un dossier afin d’étayer des accusations infondées à l’égard de l’ancien président de la République ».
Au cours de cette sortie médiatique, les conseils de l’ancien président ont également visé la violation de nombreuses autres dispositions de la loi fondamentale liées « au droit de propriété et à l’indépendance des magistrats ».
Mohamed Abdel Aziz est poursuivi pour « corruption » et diverses autres infractions liées à ses années de gouvernance, sur la base d’un rapport établi par une Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) transmis à la justice. Ce document dénonce l’irrégularité de l’attribution de 109 marchés publics et la gestion d’autres secteurs de l’économie.



Le Calame

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À Paris-Sorbonne, la cérémonie de la présentation du livre « Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » | Allocution du député BDA et Photo-reportage

Paris, Sorbonne, présentation par Tania Tinoco de la version française de son livre, relatif aux combats du leader du mouvement Abolitionniste en Mauritanie, sous le titre «Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance», Paris, le 7 octobre 2021

• Allocution du député Biram Dah Abeid :

Bonsoir, mes frères en conviction !

Je salue, d’emblée, la France des mythes intellectuels et de la morale au service de l’espèce humaine, le refuge des persécutés et des suppliciés de provenance diverse ; oui, elle commence à nous manquer, la France des lumières, du droit, épicentre des révolutions contre l’obscurantisme, la France, terre de réparation pour les femmes et les hommes menacés dans leur intégrité, en quête d’asile et de réconfort, enfin la France de la liberté de conscience, des engagements féministes et de l’abolition de la peine de mort. Cette grande nation, représente, aujourd’hui, l’un des rares et derniers lieux de la terre où l’on rêve encore d’un humanisme universel. Sans nier la face sombre de la traite esclavagiste et de la colonisation, nous respectons ce pays dont, hélas, la belle image tire vers le déclin.

Nous mauritaniens, peuple en lutte contre l’arbitraire, l’esclavage et le racisme, grande était notre déception quand le ministre des affaires étrangères de la France, Jean-Yves Le Drian, lors d’un débat à l’Assemblée nationale de son pays, en 2018, insinua que le député Biram Dah Abeid, alors incarcéré à Nouakchott, serait un « détenu de droit commun ». Ce positionnement de la France et par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, constitue un parti-pris anachronique, dans la compétition, perpétuelle, entre les justes et les fauteurs de supériorité raciale; le propos explique les difficultés actuelles et grandissantes du rapport de l’ancienne puissance coloniale avec l’Afrique. Néanmoins, nous saluons et louons le soutien et l’engagement, à nos côtés, de nombreux amis en France. Je tiens à citer, ici, l’organisation de défense de droits de l’Homme « IRA-France-Mauritanie », une association de droit européen, à l’abri de la censure et de l’intimidation caractéristiques des gouvernances réfractaires au droit et à la transparence sur notre continent, ô combien pillé et meurtri, par ses propres enfants. Je rends hommage aux individualités qui, avec désintéressement et abnégation, ont voulu et pu perpétuer chez nous, l’idée, généreuse et créatrice de sens, celle des aspirations de l’individu à se libérer de l’aliénation, que résume l’article premier de la déclaration de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Ces mots si justes ne sont pas le produit de ma culture, même s’ils y trouvent un écho rétrospectif. Ils résultent d’une expérience historique, loin de chez moi et, pourtant, j’y ai cru, spontanément, dès après les avoir lus et relus ; ce message, nous nous efforçons de le relayer, partout où nous mène l’interaction avec nos semblables, y compris de latitudes lointaines. C’est notre mission et l’horizon de notre devenir de mauritaniens.

Je m’incline, en particulier, en face de nos compagnons de route – Tania, Antonio, Ignacio, Juan, Mathieu – qui ont traduit leur affection à l’endroit d’IRA-Mauritanie, en écrits, visant à répandre et faire connaître notre abnégation, nos modèles d’engagement et repères de non-violence, dans beaucoup de langues et sur la totalité de la mappemonde. Par ailleurs, je me sens dans l’obligation de solliciter, en ce jour symbolique, l’esprit et le souvenir des personnes chères qui nous ont quittés, sans faillir aux réquisitions du combat. Qu’il me soit permis de complimenter celles et ceux, toujours vivants qui, sans tergiverser, gardent, intacts, l’enthousiasme, la détermination et refusent de céder à la corruption et au découragement.

J’évoque et évoquerai, sans répit, le legs de l’éducation et des valeurs que mon père Dah Abeid et ma mère Mata Ahmedou Salem m’ont transmis aux primes heures de l’enfance, en perspective de l’âge adulte, dans une société de caste, foncièrement irrespectueuse de la dignité de la personne. Feu Dah Abeid m’a enseigné le refus, et l’opposition – instantanés – sans calcul ni détours, de l’injustice d’où qu’elle vienne ; feue Mata Ahmedou Salem m’a dispensé une exigeante inclination à partager, avec les humbles, tout le matériel terrestre, les biens d’ici-bas, à donner jusqu’au dernier sous, loin de la peur du dénuement et des lendemains de gêne. Ces principes guident mon action à la tête du mouvement abolitionniste et orientent ma vie, dans la sphère du privé.

Je m’adresse à toutes ces personnes – de mon pays et d’ailleurs, dont les cœurs gorgés de fraternité et d’empathie, battent à l’unisson, afin de servir et vulgariser l’entendement des humanistes, amoureux de la diversité, de la découverte mutuelle, loin des sectes, des millénarismes et des délires des extrémismes métaphysiques en guerre contre la rationalité ; parmi eux, je loue les défenseurs de la loi, de l’écologie et de la paix dans le respect des différences. En vérité, nous sommes pressés d’achever notre bataille de Mauritanie, avant de nous consacrer, avec vous, à la mère des solidarités : nous rêvons d’une répartition équitable des ressources de la terre et de leur renouvellement, en vue d’améliorer l’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins de santé et à un niveau d’éducation qui valorise, par la distinction et l’excellence, les sciences, les arts, la philosophie et la littérature, envers et contre la censure et les dérives inquisitoriales. Ainsi, nous participerions au recul de la xénophobie, de la faim, du populisme outrancier, des désirs hégémoniques, en particulier les plus meurtriers, en l’occurrence les extrémismes confessionnels violents.

Pour notre cas, la République Islamique de Mauritanie, nous avons décidé, dès 2008, d’engager une réflexion, au titre de l’Initiative de Résurgence Abolitionniste (Ira), dont l’objectif demeure la subversion des idées, des mots et des actes porteurs de déconstruction et de remise en cause de la domination. Nous avions exclu d’atteindre la violence corporelle et nous cantonnons aux ressources de la psychologue de masse, en vue d’introduire le doute et la confusion au centre des cercles névralgiques, secondaires et de base, du système; nous demeurons loyaux à la méthode parce que nous en avons étayé et vérifié le succès. Les rapporteurs spéciaux des Nations unies en témoignent assez.

Le programme global d’Ira, visait, dès le début, la démolition de l’ascendant mental des hommes possesseurs d’esclaves, sur leur bétail humain. Il fallait saper l’outil et le ciment de la subordination des populations serviles envers la minorité hégémonique. La guerre imposée à nous par le pouvoir central, sur délégation des tenants de l’esclavagisme, du racisme et de la suprématie linguistique, nous aura accablés d’infortune et de frustration, en termes de liberté, de bien-être, d’intégrité physique et morale. Les prisons, les diabolisations, les privations de travail, ainsi que les sévices, blessures et maltraitances polymorphes, étaient notre lot quotidien, pendant plus de dix ans. Les deux quinquennats de l’ancien Président Ould Abdel Aziz nous ont valu trop d’affliction mais ils raffermissaient notre résolution. Aujourd’hui, qu’emprisonné, la justice le poursuit pour des crimes économiques, nous répugnons à l’accabler.

A la dernière confrontation de cet épilogue décennal, les élections législative et présidentielle de 2018 et 2019 démontraient le potentiel de notre audience. Nous sortîmes victorieux dans les urnes, en dépit des fraudes, de la privation et de l’interdiction de nos structures de participation démocratique. A l’inverse du calcul de nos détracteurs, malgré les intimidations et le peu de moyens, nous parvînmes à élire des députés et des conseillers de commune. J’arrivai, à en croire l’instance d’organisation du vote, en position de second après l’actuel Président de la République. Aujourd’hui, je prétends incarner l’unique offre d’alternance au pouvoir de l’axe de l’alliance aristocraties bureaucratiques, tribale et clanique, tel qu’instauré, sous des formes plus ou moins vernies, depuis le 10 juillet 1978.

Maintenant, chers amis, nous vivons une deuxième phase de réalisation de notre projet pour la Mauritanie et les Mauritaniens. L’Etat, pendant les deux premières années du mandat de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, renonce à l’option de nous éradiquer, bien à rebours de son prédécesseur. Les appels aux meurtres, les campagnes de dénigrement, les excommunications, la prison en plein désert sous un toit de zinc à plus de 50 degrés, les châtiments physiques, ne ponctuent plus la ligne officielle, à nos dépens. Cependant, le danger de la régression persiste car des personnalités influentes du gouvernement, de la haute administration, de la finance et de l’entourage du Président Ghazouani, essaient d’attiser le feu afin de rompre l’apaisement en cours. Ils représentent les intérêts de la conservation, des tribus, des clans et du fanatisme, toutes factions que notre ambition d’égalité et de citoyenneté effraye.

Oui, chers amis, comme partout durant notre passage d’humains sur la terre, l’histoire, les arts et l’ensemble des supports de la mémoire nous apprennent que la quiétude, l’épanouissement et la sérénité s’achètent, au prix de l’équité, de la bienveillance, je dirais de l’amitié et du dialogue franc. Le tarif n’est exorbitant ni le produit surfait. Vivre sans guerre, loin de la crainte, vaut bien des précautions et une dépense immodérée de scrupule. C’est à ce pacte de transition par les réformes, que nous invitons nos compatriotes et le pouvoir du moment. Nous voulons instaurer la normalité au profit de mes frères noirs subsaharienne, autochtones, bâtisseurs du pays et patriotes enthousiastes de pères en fils; et les enfants de la laborieuse communauté Hratin, pourvoyeurs de barrages, de récoltes, de puits, de gardiennage du bétail, depuis toujours confinés aux tâches multiséculaires du muscle et de la sueur. Nous nous engageons à traquer l’esclavage et toutes pratiques similaires jusqu’à ses derniers recoins. Nous souhaitons que les negro-mauritaniens ne fussent plus tués, torturés, déportés, impunément. Nous tenons – objectif non-négociable – à abroger les lois qui protègent le tortionnaire et imposent, aux victimes, le devoir de se taire, leur dit-on, pour préserver la cohésion de la communauté de destin. A l’épreuve des frustrations et du déni de justice, la ruse ne prend plus. Cependant, que personne ne conçoive de l’effroi, à cause de nos emportements légitimes : nous n’avons jamais tué au cours de notre marche vers l’égalité et ne détenons aucune arme létale, à l’inverse de beaucoup de nos compatriotes et détracteurs, des civils détenteurs quasi-exclusifs de fusils d’assauts et de munitions de guerre. Combien de fois, n’avons-nous pas demandé, au pouvoir, de mettre un terme à ce déséquilibre de la terreur dont chacun, ici, pressent la volatilité tragique, à la moindre bavure. Qu’il me soit permis de réitérer l’appel, à l’intention du président de la République Mohamed ould Cheikh El Ghazouani. Le désarmement de la société nous semble relever de l’urgence, si l’on accepte de regarder, sans fard, la détérioration du contexte sécuritaire au Sahel.

Nous avons misé sur une cohabitation détendue avec le pouvoir du Président Ghazouani et la recherche – collaborative – des règles d’une compétition qui ne lèse la vérité du suffrage universel, en vertu du principe « un homme, une voix ». Or, l’objectif requiert bien des préalables : les législateurs ne sont pas élus avec le même nombre de votants, laissant ainsi croire que certains détiendraient une légitimité ou une valeur supérieure, le découpage des circonscriptions favorise nettement un groupe sur citoyens sur d’autres. Mais, il n’y a pas de drame à accepter les arrêts implacables du nombre et de l’évolution sociale. Seule la réhabilitation, je dirais l’assainissement de l’Etat de droit et des libertés démocratiques, du Conseil constitutionnel, des forces de sécurité et de la magistrature permettront de nous économiser, à tous, la rançon de l’insurrection et du ressentiment. Nous chérissons la paix, certes…mais un article si précieux ne saurait se conquérir par la négligence, l’autisme ni la cécité.

Je vous remercie !

• Élément vidéo par DH :

©️ Crédit source : réseaux IRA-France

✓TV.TOOBA [Vidéo] | Regardez « Interview de Biram Dah Abeid » sur YouTube

L’interview du député Biram Dah Abeid accordée à la plateforme TV Tooba depuis Paris. Au micro d’Ibrahim Diallo, le leader abolitionniste mauritanien revient sur plusieurs points sur la vie sociale et politique du pays.

©️ Crédit source : Chaîne Youtube TV Tooba

✓ATELIER DE FORMATION DES AUTORITÉS ADMINISTRATIVES ET JUDICIAIRES SUR L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE, BAMAKO, MALI (JUIN 2021)

Dans le cadre du programme de Recherche – Action EMiFo (« Esclavage et Migrations Forcées dans l’Ouest du Mali ») s’est tenu un atelier de formation des autorités administratives et judiciaires principalement des régions de Kayes, Kita, Nioro et Koulikoro sur l’esclavage par ascendance du 28 juin au 2 juillet 2021. Le lundi 28 juin 2021 la cérémonie d’ouverture a regroupé une centaine de personnes dont les invités et les participants, gouverneurs, préfets magistrats etc. dans l’amphi 1 de la Faculté de Droit Public de Bamako.

Pendant une semaine, les participants ont suivi divers modules pour renforcer leurs connaissances socio-historiques et leur maîtrise des instruments juridiques internationaux et régionaux pour la promotion et la protection des droits humains et la lutte contre l’esclavage par ascendance. Les interventions ont toujours donné lieu à une session de questions-réponses, qui ont permis non seulement d’approfondir le sujet, mais surtout de débattre franchement sur les constats dressés et les recommandations proposées.

Au vu des réponses apportées par les participants au questionnaire de satisfaction distribué en fin d’atelier, la formation est dans l’ensemble un succès. Ils déclarent unanimement que « les thèmes abordés et les discussions ont enrichi [leur] compréhension du sujet », et soulignent dans le questionnaire comme dans les commentaires la qualité des communications proposées comme la qualité des interventions des participants dans les discussions. Formateurs et participants ont tous contribué activement à l’atelier, et soulignent l’importance de lutter efficacement contre l’esclavage par ascendance au Mali et partout ailleurs, tant pour des raisons de respect des droits humains que de stabilité sociale et économique dans une sous-région de plus en plus en proie au conflit.

©️ Crédit source : https://www.slaveryforcedmigration.org/atelier-de-formation-des-autorites-administratives-et-judiciaires-sur-lesclavage-par-ascendance-bamako-mali-juin-2021/

✓MAURITANIE | OULD ABDEL AZIZ COMPARAÎT DEVANT LE PARQUET DE NOUAKCHOTT

L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a comparu mardi devant le juge d’instruction du parquet de Nouakchott Ouest . Ould Abdel Aziz fait face à une liste d’accusations, notamment de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite, au cours de son règne lors de la dernière décennie.
Il y a deux semaines, la chambre criminelle de la Cour suprême a rejeté la demande de la défense de l’accusé consistant à’annuler la décision de le placer sous contrôle judiciaire, de le libérer et de lui accorder l’autorisation de voyager à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
A cette occasion, la chambre a confirmé la décision du juge d’instruction rendue il y a deux mois de mettre Ould Abdel Aziz en prison à Nouakchott, pour violation des conditions du contrôle judiciaire.
Parallèlement à sa comparution devant le parquet, des dizaines de partisans d’Ould Abdel Aziz ont manifesté devant le palais de justice de Nouakchott, mais la police les a dispersés et éloignés des lieux.
Source : https://mourassiloun.com/node/20129
Traduit par adrar info

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MAURITANIE : AZIZ DEVANT LE PARQUET LE MARDI PROCHAIN

Senalioune – L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz continue, en dépit des dénonciations régulières publiquement exprimées par les avocats de son collectif de défense, son séjour carcéral.
C’est le mardi 7 septembre prochain qu’il devra de nouveau se présenter devant le parquet général, face auquel, il est demeuré bouche cousue le long de toutes les comparutions antérieures.

Le ministère public viserait à travers cette nouvelle audition de l’ex Chef de l’Etat, sa confrontation avec des nouveau éléments l’accablant et obtenus au terme d’investigations approfondies menées par les limiers anti-corruption sur ce gros dossier aux mille et une ramifications, au cours de 70 jours passés.

On ne sait pas encore si l’affaire relative aux 2,7 de dirhams volés récemment à son épouse au Maroc, l’ex Première dame Tekeiber font partie de l’ordre du jour de la comparution attendue.

Inculpé en mars dernier, l’ex-président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait été écroué, le mardi 22 juin passé dans la soirée, sur décision du juge chargé de l’enquête pour corruption présumée, rappelle-t-on.

Par Oumlbenina Mint Bamba

via cridem

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✓La cour suprême confirme la décision du juge d’instruction à propos de la détention de l’ancien président Aziz

Sahara Médias – La chambre criminelle de la cour suprême a confirmé ce mardi la décision du juge d’instruction de mettre en prison l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz, après avoir violé les dispositions imposées par le contrôle judiciaire strict.

La chambre criminelle a rejeté la demande du collège chargé de la défense de l’ancien président relative à l’annulation de la décision de mise sous contrôle judiciaire de son client, de le libérer, en plus d’une autorisation de voyager entre les villes et à l’intérieur, en plus de la restitution de certains patrimoines confisqués.

Selon les sources de Sahara Medias la cour suprême a confirmé des décisions du juge d’instruction et rejeté les demandes formulées par la défense de l’ancien président.

Le parquet général près la cour suprême, avait formulé une demande pour la tenue d’une réunion extraordinaire de la chambre criminelle près la cour suprême, afin de statuer sur des demandes formulées par les avocats de l’ancien président, rejetées au niveau du pôle chargé des enquêtes et de la chambre d’accusation.

L’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz est détenu, depuis juin dernier, dans une prison spéciale à Nouakchott, après avoir été accusé par le juge d’instruction de non-respect des dispositions imposées par le contrôle judiciaire strict.

Ould Abdel Aziz est accusé, parmi d’autres personnalités ayant servi avec lui, de corruption, de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite alors qu’il était aux affaires de 2008 à 2019.

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✓Le député mauritanien BDA assiste à un point de presse avec une association d’intégration des albinos en Mauritanie.

Dans un hôtel à Nouakchott, ce 18 août 2021 le député mauritanien Biram Dah Abeid (président des réseaux IRA-Mauritanie) a pris part à une conférence de presse auprès de l’association qui défend les droits légitimes de personnes albinos en Mauritanie. Dans une prise de parole, le député BDA a exprimé son soutien résolu à l’association et assurant qu’il va plaider leur cause pour une intégration soutenue et la prise en compte de leurs spécificités dans tous les domaines de la vie sociale et professionnelle.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

• KS pour le BLOG

Notre silence inquiète face à la gangrène que subit notre société. | Par Diabé Magassa


La lutte contre l’esclavage en milieu Soninké n’est pas encore gagnée. Nous n’admettons toujours pas de façon effective qu’il existe. Pouvons-nous résoudre un problème si nous ignorons son existence ? C’est une lutte universelle pouvant impliquer tout le monde. Mais en société soninké, la tendance est à la méfiance manifeste vis-à-vis de ceux qui s’intéressent de façon engagée à la question. On se refuse à croire à l’évidence que certaines bases sur lesquelles notre société repose deviennent obsolètes et qu’elles ne survivront pas longtemps aux changements des mentalités et à la révolte des esprits.

On dit de nous que nous sommes une société solidaire, vivant en harmonie. Je vais être clair. Ce n’est pas vrai. Et c’est le Soninké que je suis qui le défend.

Ce que j’observe m’inquiète profondément, et croyez-moi, ce ne sont pas des paroles en l’air. Nous paraissons inconscients de la situation chaotique que nous créons autour de nous. Pour reprendre Jean-Christophe Grange, nous semons la haine. Nous récoltons la violence, la vengeance, la mort. C’est l’héritage que nous sommes en train de léguer à la postérité. Sommes-nous prêt à endosser cette responsabilité?

Je pense que la haine a atteint son paroxysme chez nous. Je vais citer, et j’en assume la charge, une de ses conséquences à l’origine des derniers évènements violents survenus dans une localité au Guidimakha. Ceux-là m’interpellent.

A en juger par les images y afférentes qui circulent sur les réseaux sociaux ces derniers temps, sans doute, l’esclavage persiste bel et bien en milieu Soninké. En effet, il s’est une fois encore manifesté par des actes d’une violence inouïe, auxquels s’est livré un groupe de personnes dit de famille noble à l’encontre d’un homme d’extraction servile à Dafor pour un problème foncier.

La violence des images est choquante. De prime abord, c’est elle que nous observons et analysons.

Les conséquences d’une telle violence doivent capter notre attention et on se doit d’en prendre conscience.

Un homme a été frappé, blessé, ligoté et filmé en toute liberté dans un champ. Des enregistrements vidéo, j’ai pu observer la formation d’un spectacle passif et insensible autour de la scène et entendre des voix exprimer avec fierté leur consentement pour le traitement humiliant réservé à l’homme. Cet homme a une identité, un nom, et certainement une femme, des enfants et donc une famille partageant le même espace social que les spectateurs. Nous ne sommes pas en Amérique à l’époque de la traite négrière. Nous sommes à Dafor en 2021.

Je dénonce cette violence d’où qu’elle puisse naître et pour quelque raison au nom de quelque principe que ce soit. Nul n’est au-dessus de la loi et nul principe ne peut transcender la vie d’un homme.

Revoyons nos fondements pour aller de l’avant. Changeons-les s’il le faut et avançons avec le monde.

Nous faisons l’objet d’un laisser-aller, d’un abandon et d’un silence manifestes vis-à-vis de nos responsabilités envers la société. Nous avons, chacun, un devoir à son endroit : celui de veiller à la pérennisation du vivre-ensemble. Il n’est pas encore tard. Agissons !

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6715174405177861&id=100000561042491

✓Le Mali extrade deux terroristes mauritanien et malien vers les USA

Mali Actu – A la demande du gouvernement américain, le Mali a donné son accord pour l’extradition de deux terroristes vers les USA.

Par deux mandats d’arrêt délivrés le 20 octobre 2020 par le Tribunal du District Est de New York, la justice américaine a demandé au gouvernement du Mali l’extradition vers les USA de Fawaz Ould Ahmed Ould Ahemeid alias Ibrahim Dix, de nationalité mauritanienne, et de Mimi Ould Baba dit Oumar Yanya de nationalité malienne.

Les intéressés sont poursuivis pour avoir participé aux attentats au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire qui ont fait des victimes américaines.

Fawaz Ould Ahmed Ould Ahemeid, faut-il le rappeler, était recherché par les Américains pour sa participation aux deux attentats terroristes au profit d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et d’Almourabitoun. Ces attentats ont eu lieu successivement le 7 août 2015 à l’hôtel Byblos de Sévaré entraînant la mort de treize personnes dont cinq employés des Nations unies et le 20 novembre 2015 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako où 22 personnes ont perdu la vie, dont une ressortissante américaine.

Avant sa comparution le mardi 27 octobre 2020 devant la Cour d’assises de Bamako qui l’a condamné à mort, plusieurs sources avaient annoncé son élargissement avec la libération de 204 personnes arrêtées pour faits de terrorisme en échange de Soumaïla Cissé, Sophie Pétronin, Pier Luigi Maccalli et Nicolas Chiacchio.

Cet ancien lieutenant de Mokhtar Belmokhtar est une figure du jihadisme en Afrique. Il est soupçonné d’avoir kidnappé deux Canadiens dans le Centre de Niamey au Niger fin 2008.

Le surnommé “Colosse” en raison de sa construction physique a été arrêté par la Sécurité d’État du Mali en avril 2016 à Baco-Djicoroni en Commune V du district de Bamako après une chasse à l’homme effrénée dans l’ensemble du pays.

Quant à Mimi Ould Baba, sa demande d’extradition a été motivée pour sa participation à l’exécution de deux attentats terroristes le 15 janvier et le 13 mars 2016 successivement à Ouagadougou au Burkina Faso où un citoyen américain a perdu la vie et à Grand-Bassam Côte d’Ivoire au profit d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’Almourabitoun. Ces attentats ont fait 49 morts au total.

Originaire de Tarkint dans la région de Gao, Mimi Ould Baba est décrit par la justice américaine comme un support logistique qui facilite le recrutement et la fourniture des armes.

Pour sa participation à ces deux attaques, Mimi Ould Baba aurait touché 11 millions et demi de Fcfa d’après une source policière.

Moussa Kobba

Source : Aujourd’hui-Mali

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747889