Afghanistan – Si on s’interrogeait…un peu!



L’antenne officielle « affaires étrangères » des talibans répond à Doha au Qatar. Les gens qui veulent fuir l’arrivée du pouvoir taliban comptent rejoindre les pays occidentaux principalement. D’ailleurs les voix humanistes qui s’entendent plus depuis 3 jours pour s’inquiéter de la situation humanitaire, viennent en gros du giron occidental. Pourtant il suffirait aux riches pays pétroliers du golf d’ouvrir leurs portes pour accueillir dignement beaucoup de monde en détresse. Par exemple les Qataris du PSG peuvent se permettre beaucoup de largesses matérielles et financières dans d’autres domaines mais ici… c’est du silence étrangement. Après tout cela, s’il y’a une tromperie criminelle et une exploitation cynique autour de l’élément « Oumma » ou « Islam », il faut observer les comportements de certains pays dits musulmans dans les relations géopolitiques internationales. Ces gens qui fuient vers le giron occidental, ils ne viennent pas se convertir au christianisme ou au libertinage, mais comptent sur l’espoir d’une certaine Humanité à retrouver.

Les images autour de ce cargo US à l’aéroport de Kaboul et les individus qui se sont accrochés et éjectés fatalement dans les airs, font crever les cœurs et les esprits de gens réfléchis.

• KS pour le BLOG

✓Le Mali extrade deux terroristes mauritanien et malien vers les USA

Mali Actu – A la demande du gouvernement américain, le Mali a donné son accord pour l’extradition de deux terroristes vers les USA.

Par deux mandats d’arrêt délivrés le 20 octobre 2020 par le Tribunal du District Est de New York, la justice américaine a demandé au gouvernement du Mali l’extradition vers les USA de Fawaz Ould Ahmed Ould Ahemeid alias Ibrahim Dix, de nationalité mauritanienne, et de Mimi Ould Baba dit Oumar Yanya de nationalité malienne.

Les intéressés sont poursuivis pour avoir participé aux attentats au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire qui ont fait des victimes américaines.

Fawaz Ould Ahmed Ould Ahemeid, faut-il le rappeler, était recherché par les Américains pour sa participation aux deux attentats terroristes au profit d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et d’Almourabitoun. Ces attentats ont eu lieu successivement le 7 août 2015 à l’hôtel Byblos de Sévaré entraînant la mort de treize personnes dont cinq employés des Nations unies et le 20 novembre 2015 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako où 22 personnes ont perdu la vie, dont une ressortissante américaine.

Avant sa comparution le mardi 27 octobre 2020 devant la Cour d’assises de Bamako qui l’a condamné à mort, plusieurs sources avaient annoncé son élargissement avec la libération de 204 personnes arrêtées pour faits de terrorisme en échange de Soumaïla Cissé, Sophie Pétronin, Pier Luigi Maccalli et Nicolas Chiacchio.

Cet ancien lieutenant de Mokhtar Belmokhtar est une figure du jihadisme en Afrique. Il est soupçonné d’avoir kidnappé deux Canadiens dans le Centre de Niamey au Niger fin 2008.

Le surnommé “Colosse” en raison de sa construction physique a été arrêté par la Sécurité d’État du Mali en avril 2016 à Baco-Djicoroni en Commune V du district de Bamako après une chasse à l’homme effrénée dans l’ensemble du pays.

Quant à Mimi Ould Baba, sa demande d’extradition a été motivée pour sa participation à l’exécution de deux attentats terroristes le 15 janvier et le 13 mars 2016 successivement à Ouagadougou au Burkina Faso où un citoyen américain a perdu la vie et à Grand-Bassam Côte d’Ivoire au profit d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’Almourabitoun. Ces attentats ont fait 49 morts au total.

Originaire de Tarkint dans la région de Gao, Mimi Ould Baba est décrit par la justice américaine comme un support logistique qui facilite le recrutement et la fourniture des armes.

Pour sa participation à ces deux attaques, Mimi Ould Baba aurait touché 11 millions et demi de Fcfa d’après une source policière.

Moussa Kobba

Source : Aujourd’hui-Mali

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747889

✓Côte d’Ivoire | « Adissa Touré, demain l’islam » | Par Mr Amara Bamba


Ses miracles font oublier que Adissa Touré a des idées. Un projet et une vision de l’islam qu’il faut reconnaître quand elle prie : « Ya Allah, accorde-nous un remaniement dans nos mosquées. Fasse que notre communauté soit dirigée par des Muminum. Débarrasse-nous de Tes ennemis actuels ».

La Dame de Kolia hisse la barre au niveau des qualitatifs de Muslim et de Mumin. L’islam est mené par des Muslimun qui ne sont pas des Muminun. Elle estime que l’heure du changement a sonné, que l’islam doit changer son leadership pour jouer son rôle. Adissa jouera sa part dans ce changement.

Muslim et Mumin ont des sens forts distincts même si les deux mots ont la même morphologie ; ils sont construits sur le même schéma. Dans l’usage, ils servent tous les deux à qualifier les mêmes personnes. Ce qui est source de confusion.

Dans le discours islamique, Muslim et Mumin, évoquent cependant deux états d’être différents. Deux types de rapports à Dieu qui peuvent diverger.

En français, le Muslim se dit « musulman » et désigne une personne qui suit les lois d’une religion que l’on désigne par islam. Les Muslimun font la prière rituelle, la Salat. Ils jeûnent durant le mois de ramadan, s’acquittent de la zakat et se rendent à La Mecque quand leurs moyens le permettent.

Le Muslim aime avoir des signes de reconnaissance matériels comme son prénom, ses vêtements. Il ne boit pas d’alcool. Ne mange pas de porc. Mais, par dessus tout, le Muslim atteste de l’unicité de Dieu et de la prophétie de Muhammad (psl). Le mot Muslim évoque une idée de communauté, donc une idée de règles et de lois à respecter. Le Mumin est différent.

Car les Muminun se réfèrent plus à des valeurs qu’à des lois. Et le mot renvoie plus à un état intérieur qu’à des apparences. C’est un état individuel qui concerne un rapport intime avec le divin. L’idée est portée au delà de la notion de communauté.

Mumin n’est pas une pratique spécifique qui soit apparente. Plutôt un état d’être, des croyances, des convictions, des certitudes et des vérités qui façonnent l’être entier dans ce qu’on qualifie de la foi.

On traduit le Mumin par « une personne de foi », qui vit dans la « Présence de Dieu ». Adissa Touré le décrit comme « une personne qui porte la crainte et l’Amour d’Allah ». C’est pkoi tout musulman accepte volontiers d’être qualifié de Mumin. Un compliment pas toujours mérité, toujours agréable.

Devenir Mumin est le projet de tout musulman. C’est au préambule de l’enseignement du Prophète. On ne rabâche pas cette idée. On la met en pratique pour connaître Dieu, se rapprocher de Lui et entrer dans Ses faveurs. En général, c’est ainsi qu’on passe de Muslim à Mumin. Oui, en général.

Il y a les cas de personnes que la foi domine de manière naturelle. Des femmes, des hommes, tous les âges, tous les niveaux d’instruction ou de culture qui adhèrent à la transcendance dans un élan instinctif qui place Dieu dans leur intimité. Ce sont des Mumin.

Muhammad Hamidullah citait les prophètes de Dieu dans cette liste puis ajoutait que : « En réalité ces gens n’ont pas besoin de lois car ils les respectent naturellement. Ils ont tendance à faire le bien quelle que soit la situation. » Leurs choix dépassent leurs seuls intérêts. Ils choisissent selon ce que l’on nomme « éthique » ; selon le sens des énergies cosmiques, universelles.

« Soyons généreux, disait Hamidullah, ils sont au plus 15 % ». L’immense majorité de l’humanité a besoin de lois pour cheminer vers Dieu. Le Muslim qui suit la loi n’a pas tjs la foi. Ses convictions peuvent être éloignées du niveau d’un Mumin. Ceux-là aiment les signes et symboles apparents de la religion. Ils récitent le Coran et sont souvent diplômés en sciences islamiques.

Adissa Touré ne veut plus les voir à la tête des musulmans. Ils sont des « Musulmans qui ne craignent pas Dieu » dit-elle en dénonçant ceux qui sont devenus imams en adorant des fétiches. D’un bout à l’autre de son estrade, Adissa se répète : « Que toutes les mosquées soient débarrassées des ces faux imams ! ». Puis une pause pour mettre la demande en Fatiha, en une prière, collective.

Pour purger les mosquées de la pègre spirituelle, Adissa et ses étudiants comptent sur la puissance de la Fatiha collective. La Fatiha est aussi la Sourate Du’a, pour appeler l’aide de Dieu afin d’assainir la direction de la mosquée. « Quand la tête du poisson est pourrie, tout le poisson est inutile » martèle Madame Touré, « Oh Seigneur, fasse que le leadership de ces filous prenne fin » !

L’histoire de l’imamat en Côte d’Ivoire est à écrire. Le Conseil supérieur des imams (Cosim) est la référence nationale, secondée par le Conseil des imams sunnites (Codis). L’imam Aguib Touré est arrêté (en 2018) pour des propos de mosquée, les conseils d’imams touchent à leurs limites. On découvre la fragilité du « métier d’imam », une fonction sensible au carrefour d’intérêts multiples.

Aujourd’hui, Adissa Touré veut démasquer certains imams afin de les dé-mosquer. Elle les décrit comme « des gens qui récitent le Coran, ils ont appris l’islam, le hadith. Mais ils ne connaissent pas Dieu ». Ces sont des musulmans qui ne sont pas des Muminun. « Il y a d’autres métiers. Ils peuvent faire du transport, du commerce au marché. Mais ils n’ont pas à diriger notre communauté ».

Après la colonisation, le musulman de Côte d’Ivoire se réconcilie avec l’école qu’il avait boycottée sur des bases religieuses. Désormais, l’enfant le plus brillant devient ingénieur. Celui qui est moyen entre au service de l’Etat : fonctionnaire. Les enfants peu brillants se consacrent alors au Coran. Ils deviennent ensuite transporteurs ou commerçants sur les marchés. C’était le schéma classique.

Depuis 1993, la Côte d’Ivoire a une ambassade en Arabie Saoudite où nos imams peuvent se former désormais. Perso, je ne voyais que la wahhabisation de la pensée et du discours. Je ne soupçonnais pas ce vide spirituel que dénonce la Dame de Kolia. En voulant nettoyer l’islam du clergé informel des imams-sorciers, Adissa Touré se donne un objectif délicat qu’elle a les moyens d’atteindre.

Hier, lundi 2 août, la première grande croisade de « Dieu me suffit » a pris fin. C’est en millions que l’on compte les visiteurs de Kolia. Les statistiques ne font pas la vérité. Mais, pour le moment, rien ne s’oppose à notre intuition de départ. Un phénomène Adissa est là pour être la cible désignée de l’establishment. Plus Adissa sera critiquée, plus « Dieu me suffit » sera solide et grand.

Oui, Adissa va déranger encore et encore parce qu’elle n’est pas un homme mais une femme. On n’a pas besoin de le dire ; ça s’entend de loin. C’est un des avantages d’Adissa Touré sur ses adversaires.

Oui Adissa est musulmane. Pas très orthodoxe car soufie, de la congrégation Tidjane. Cela est une assurance car les Tidjanes sont des Tidjanes, que ça plaise ou non: ils n’ont rien à prouver à personne.

Sauf que Adissa ne fait rien comme tout le monde. Car c’est bien une Tidjane sans Cheikh !! Elle s’est auto-illuminé ! C’est aussi ça le don de Dieu. Dieu n’est limité par aucune règle.

Le Cheikh Boikary Fofana n’est plus. Son héritage est préservé. L’islam de Côte d’Ivoire poursuit sa voie. Adissa Touré œuvre à la revivification spirituelle. Un chemin moins savant mais plus spirituel qui vise à asseoir une éthique dans la gestion des mosquées et des groupes de musulmans.

J’ai un problème perso avec Adissa. J’ai vérifié partout, on me dit qu’elle est Touré. Oui ! Cette anomalie me dérange. Mais personne n’est parfait ! Adissa ne sait pas dire si mardi vient avant ou après mercredi. Un erreur de jour à la naissance ; ça te change Bamba en Touré. Ce sont des choses qui arrivent.

Adissa est avec les djinns ou pas ? Le prototype du faux débat. le rendez-vous idéal de petits esprits qui sont obsédés par le besoin d’avoir raison. Perso, le oui ou le non, ne change rien pour moi. Car je ne sais rien des djinns et ils ne m’intéressent pas.

Et s’il faut se justifier, je dirai que je suis humain. Je ne m’intéresse pas au djinn et ma raison est que je suis humain. J’ai tant de choses à découvrir sur mon monde; ma personne, ces femmes et tous ces hommes que mobilise « Dieu me suffit »… Aux djinns, je dis bof !!

Ce que je vois en Côte d’Ivoire me renvoie à moi, à Hustaz Fofana Boikary… Je repense à Hustaz Tidiane Bâ et je prie pour eux. Je pense et je prie pour Hustaz Muhammad Lamine Kaba ! Ils sont tous entrés dans nos vies et ont marqué nos âmes à une époque où cela était possible. Nous avons changé, l’époque a changé.

Dieu envoie toujours la bonne personne au bon moment pour la bonne raison. Chaque époque a eu ses Abu Jahal, ses Suail Ibn Amr, ses Abu Sofiane. Toute époque a ses Abu Bakr, ses Oumar ibn Khattab, ses Kahlid Bin Walid et Amr Bin Ass, ses Ibn Massoud, etc…

Je prie donc pour Adissa Touré. Petite dame à frêles épaules a qui Dieu vient de confier l’avenir de l’islam en Côte d’Ivoire ! Face à la foule, seule. Face aux langues de serpents, seule. Face à son destin, seule. « Dieu me suffit », prend tout son sens ici !

©️ Crédit source : Post FB de Monsieur Bamba Amara https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1207685616373254&id=100013954804767 du 3/8/2021

✓Note laconique de lecture : Héros de L’ISLAM de I . Meyer



L’avant-propos est un grand MERCI au frère, ami…et pourquoi pas au CHEIKH Bano Coulibay. Merci pour la recommandation et surtout l’incitation amicale pour le lire l’intégralement. La curiosité me titille mais finir une Lecture est une petite torture parce qu’une paresse maligne m’assaillit dès que je capte relativement une certaine idée présentatrice d’un bouquin.

Cet ouvrage « Héros de L’ISLAM » fait voyager à travers des biographies succinctes et riches de certaines figures monumentales de l’Histoire du monde musulman. Ainsi les parcours des 4 honorables califes ayant succédé au Sceau de Messagers Muhammad (psl), ont été abordés d’une manière soutenue dans leurs diversités , leurs complexités et leurs contextes. Sincères, volontaires, dévoués et courageux, Abubakr, Umar, Usman et Ali (Qu’ils soient agréés) ont su tenir avec RESPONSABILITÉS l’émergence spectaculaire et la consolidation révolutionnaire d’une Nation de Foi et de Vision du Monde qui continue de marquer l’Humanité à jamais.

Parmi ces 30 grands noms sélectionnés par l’auteur, on y compte le conquérant pionnier Amr ibn al-As qui ouvrit l’Égypte à la prédication islamique. Un génie issu de l’élite Qurayshite païenne d’antan, l’arrivée de l’islam sur les terres africaines lui doit beaucoup historiquement. Également le premier muezzin de l’islam et proche compagnon du Prophète fait partie des illustres personnages du livre. Le respectable Bilal ibn Rabah, on y apprend qu’il naquit à la Mecque d’un père arabe et d’une mère originaire d’Éthiopie. Le tonitruant et intrépide combattant Khalid Ibn al-Walid, le courageux berbère Tariq ibn Ziyad pour l’ouverture à l’Espagne musulmane, le martyr résistant à la tyrannie Al Husayn ibn Ali, le distingué réformateur Umar ibn Abd al- Aziz, le conquérant ottoman de Constantinople (devenu Istanbul) en 1453 Mehmet Al-Fatih, un digne et vivace représentant du mouvement revivificateur (les Mourabitounes) Yusuf ibn Tashfin du grand Sahara-maghreb, le kurde protagoniste principal de la reprise de Jérusalem de l’emprise Croisée en 1187, Salah ad-Din al-Ayyubi (connu Saladin), le visionnaire rempart contre les terribles mongols et les fervents adeptes croisés, Baybars,…et beaucoup d’autres figures-piliers donnent divers portraits-ressources qui peuvent nous inspirer dans nos engagements, nos croyances, nos initiatives individuelles ou collectives dans diverses domaines de la Vie.

Du côté de l’Afrique subsaharienne, l’auteur s’est choisi parmi ses grandes figures, Usman dan Fodio, un activiste prédicateur peul très dynamique en fin 18ème siècle et courant 19ème siècle, qui secoua et assainit les pratiques d’alors en pays haoussa épars déjà islamisé mais avec d’autres mélanges résistants du paganisme ancestral. Le résistant et chef religieux inspiré mouride cheikh ahmadou bamba du Sénégal mériterait toute sa place-portrait là où le globe-trotteur maghrébin Ibn Battutah est nommé. Ainsi parmi d’autres omissions remarquables, j’ose citer l’égyptien cheikh Hassan El-Banna, le fondateur courant 20ème du mouvement des frères musulmans, le sahélien lettré Ahmed Baba de Tombouctou qui s’était révolté intellectuellement contre les visées impérialistes du sultanat du Maroc à l’époque, et pourquoi pas le cheikh téméraire et martyr Mohamed Lamine Dramé qui osa défier l’injuste ordre colonial français dans une zone du Sénégal actuel. Du côté de l’Arabie, l’absence d’une grande figure connue originaire du Nejd et principal inspirateur du courant politico-religieux dit wahabite, l’imam activiste Mohamed Ibn Abdel Wahab au 18ème siècle, ne passe pas inaperçue.

Le contenu de ce type d’ouvrages nous éclaire sur certaines données historiques, religieuses, culturelles, politiques et géopolitiques constituent le fond de frictions et de tensions de nos jours. Ainsi le monde chrétien occidental prosélyte politiquement et militairement faisait face au dynamisme expansionniste du monde islamique naissant. Donc comprendre la logique des croisades de la chrétienté et les divers affrontements tout au long de l’Histoire avec les porteurs de la Foi musulmane. La ferveur religieuse de 2 côtés représentait du carburant politique inépuisable. Les gens de Foi différente ont une idée différente de Dieu et logiquement une idée différente du Monde des Hommes. Aujourd’hui ce Monde par certaines relations internationales conflictuelles, est le lointain rejeton d’un passé et d’une conscience différemment interprétés et hérités de 2 univers.

Pour pouvoir bien comprendre certaines réalités Aujourd’hui, il est impératif de bien cerner certains paradigmes et contingences qui motivaient Hier.

• KS pour le BLOG

Covid-19 | L’Association des Ulémas mauritaniens recommande de prendre des mesures de précaution et d’effectuer des prières à la maison. (AMI)


✓Nouakchott, 18/07/2021

L’Association des Ulémas mauritaniens recommande aux citoyens de s’en tenir strictement aux mesures de précaution et de se faire vacciner contre le coronavirus. L’Association a appelé également à la nécessité d’effectuer des prières à domicile afin d’éviter la propagation de l’épidémie, au respect des injonctions des pouvoirs publics, et des consignes sanitaires et à éviter la diffusion de fausses informations ou de croire à des rumeurs liées à l’épidémie et au vaccin n’émanant pas de sources autorisées.

La déclaration a fondé sa décision sur des versets du Saint Coran et sur des Hadiths du Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui) et suite à la réunion avec le ministre de l’orientation islamique et de l’enseignement originel et celui de la santé et en raison des données nouvelles sur la pandémie Covid -19, notamment ses nouvelles souches qui se propagent rapidement et qui sont plus dangereuses, mais aussi sur la base d’autres éléments d’appréciation dont le manque d’intérêt des citoyens pour le vaccin et le laxisme constaté dans le respect des mesures barrières ainsi l’effondrement du système de santé dans certains pays avancés.

Sur la base de tous ces éléments et au regard de l’obligation de préserver la vie humaine, qui justifie de ne pas faire la prière commune et celle du vendredi et en raison de la nécessité d’appliquer les injonctions des autorités, l’Association des Ulémas mauritaniens recommande aux citoyens et aux résidents ce qui suit :

Effectuer les prières de l’Aïd al-Adha à la maison ;

S’en tenir aux ordres des autorités ; respecter les mesures de précaution et éviter de croire ou de répandre les rumeurs infondées et prier constamment pour qu’Allah nous préserve de cette pandémie.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-59488.html

LA MAURITANIE REFUSE DE RATIFIER LES RECOMMANDATIONS DE L’ONU POUR DÉPÉNALISER «L’APOSTASIE ET L’HOMOSEXUALITÉ»

Aujourd’hui, le Commissaire aux droits de l’Homme, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a annoncé que la Mauritanie n’avait pas ratifié les recommandations de l’ONU relatives à l’abolition de la peine de mort et à la dépénalisation de l’apostasie, du dédain , de l’homosexualité et de l’adultère.



Ould Sidi a déclaré dans un discours aujourd’hui, jeudi à Genève, lors de la session du Conseil des droits de l’homme, que « les recommandations du Conseil portaient sur l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité et les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même le sexe, et la dépénalisation de l’apostasie, de la moquerie et de la punition de l’adultère, car ils violent les dispositions de la constitution du pays. » .

Il a indiqué la détermination de la Mauritanie à « maintenir le moratoire de fait appliqué aux cas de peine de mort, en vigueur depuis 1987, et à considérer à l’avenir notre position sur l’adhésion au Statut de Rome, en tenant compte des impératifs de nos intérêts nationaux. . »

Source : https://mourassiloun.com/node/19384

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70825

✓Le mot « arabe » est synonyme en dialecte hassaniya de l’expression « maître esclavagiste » | Par Moulaye El Hassene

La colonisation arabo-islamique des contrées Nord-Ouest-Africaines, s’est accompagnée de terribles ravages en terme d’esclavage, de razzias, de viols physiques et de viols identitaires (écrasement des cultures et des identités des populations autochtones).

La composante Haratine, 1ère démographie du pays, et dont l’origine ne peut-être autre que Soninké, Bambara, peule, Wolofs etc. constitue un témoin vivant et un marqueur indélébile de la violence inouïe de cette colonisation et de l’acculturation qui l’a accompagnée. Quant aux berbères autochtones, malgré la très forte assimilation qui les a emmené plus tard à se confondre aux arabes, ils ont su, inconsciemment, marquer le dialecte Hassaniya par un terme qui a souvent attiré mon attention et qui me laisse penser que ce sont les arabo-musulmans venus de la péninsule arabique, qui ont apporté avec eux l’idée de l’esclavage dans la société maure du moins, et l’ont propagée et renforcée dans leur élan de façade qu’ils ont titré « répandre l’Islam ». En Hassaniya, un esclave, se dit « aabd », et un maître d’esclaves se dit…. « aarbi (un arabe) ».
Le mot « arabe » est synonyme en dialecte hassaniya de l’expression « maître esclavagiste ». Ainsi on dit en hassaniya « l’esclave et son arabe sont là-bas » pour dire « l’esclavage et son maître sont là-bas ».

Et même si l’esclave est Soninké et que son maître est Soninké comme lui, les berbères emploient toujours en hassaniya le même terme « arabe » pour désigner le Soninké qui est maître. Si ce mot « arabe » est aussi intimement lié à l’expression « maître esclavagiste », c’est bien qu’il doit y avoir eu à un moment donné de l’Histoire, une relation évidente, et qui tranche surtout avec les réalités sociales précédentes, entre l’étranger arabe qui vient de débarquer et la pratique de l’esclavage.

On peut trafiquer l’Histoire, et en la matière les arabes sont des experts. Mais on ne peut pas effacer certains marqueurs démographiques et linguistiques qui viennent souvent gâcher la sale besogne, et rendre à l’Histoire ce qui revient à l’Histoire.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=122281056748807&id=100069007393897

🔴 Au Mali, un lettré apologiste de l’esclavage sort un livre d’appui aux esclavagistes soninkés !



Bon… nous sommes en juin 2021, quelques jours après la vidéo virale d’un individu qui se dit algérien à Cergy (Île-de-France) dans laquelle il a insulté une dame afro en de termes d’une violence inouïe. Termes racistes au ton singulièrement esclavagiste l’encontre des Noirs en général. Il disait en pleine excitation haineuse en substance « On vous a vendus comme du bétail pendant 800 ans » . Là il a vomi au chaud certaines vérités historiques à sa manière qui a le mérite d’être moins hypocrite que le régime d’effacement et de tabou entourant généralement cette problématique d’esclavage dans certain monde idéologique afro-musulman, arabo-africain , tiers-mondiste , panafricaniste ou indigéniste. Il y a quelques temps, le président de la CNDH-Mauritanie avait dit en substance que sur le combat contre l’esclavage et ses séquelles, la RIM s’en sort mieux que d’autres pays voisins. Il n’avait pas nommé le Mali , mais on ne peut s’empêcher à penser que sa comparaison visait implicitement ce pays. Oui, le Mali où depuis 4 ans , on dénombre plusieurs centaines de citoyens déplacés forcés de leurs villages parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales d’un autre âge, lire https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210510-mali-une-centaine-de-victimes-d-esclavage-chass%C3%A9es-de-leur-village-arrivent-%C3%A0-bamako. Au Mali, le 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes chefs de famille avaient été lynchés à mort par des extrémistes défenseurs de l’ordre social esclavagiste soninké à Djandjoumé, à lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F .



Aujourd’hui au Mali, un dénommé mahamadou diaby , un lettré arabisant de la communauté soninké a diffusé ces dernières heures un vocal accompagné de cette photo illustrative annonçant la sortie de son livre dit sur l’esclavage. Le fond de son audio est une réaffirmation de ses thèses apologétiques de l’esclavage chez les soninkés au nom de sa compréhension religieuse. Il suit l’idéologie fiqhite de l’instrumentalisation des textes dits « islamiques » pour valider et appuyer les coutumes esclavagistes qui mettent du feu et du sang aujourd’hui dans les milieux soninkés en Afrique de l’ouest. Selon ses propres dires, l’esclave reconnu comme tel se doit d’aller racheter sa libération auprès de ses maîtres sinon autrement sa non-soumission par une révolte rend irrecevable sa prière rituelle. D’aucuns diront, rien de nouveau car il y a une quinzaine d’années , une autre voix « religieuse » portante auprès des communautés soninkés avait sorti plusieurs cassettes sur cette problématique d’esclavage en soutenant quasiment les mêmes conclusions. C’est un certain Mohamed Touré qui vivait en Arabie Saoudite mais basé à Bamako depuis quelques moments. Une mobilisation militante par une grande manifestation avait été organisée à son encontre auprès de la représentation diplomatique du royaume saoudien à Paris en novembre 2019, lire https://www.lactuacho.com/manifestation-devant-lambassade-darabie-saoudite-en-france-quand-un-imam-malien-veut-donner-une-legitime-islamique-a-lesclavage/ .
Toutes les violations graves de droits humains liées à cet esclavage statutaire dans les villages soninkés , tirent une certaine caution complice de légitimation à partir de ces compréhensions dites religieuses diffusées par ces lettrés communautaro-esclavagistes. On le notera pour l’Histoire et pour témoignage auprès des juridictions nationales et internationales un Jour.

– KS pour le BLOG

La paix sans armes à Jérusalem ! | Notre époque le mérite.

Jérusalem Al-Aqsa : Salah ad-Dîn connu Saladin la reprit vers 1187 après 88 ans de domination croisée… Hier comme aujourd’hui tout est rapport de force !


À l’époque, les forces antagonistes se jaugeaient en puissance chevalesque avec épées et boucliers, aujourd’hui nous vivons les conséquences amères des accords Sykes – Picot (courant Mai 1916). Et surtout les forces antagonistes sont dans un déséquilibre abyssal. Il y a d’un côté, de la Nono-science et du nucléaire dans diverses applications Hi Tech, de l’autre côté il y a une vaillante résistance « mains nues » en interne. Après autour, il y a un grand ensemble concerné mais mis au pas. Dans cet ensemble, il y a une élite politico-affairiste vendue dans la géopolitique business, et une autre élite politico-religieuse qui est dans la littérature mélancolique et eschatologique en se lamentant vers les cieux…en attendant le messi éventuellement…! Et nous « Noirs », ça serait mieux qu’on soit témoins justes porteurs de Message de Paix et de Pardon par ce qu’on a enduré historiquement sous le joug idéologique et religieux DÉTOURNÉ des uns et des autres.

#Une_Paix_à_construire_sans_armes

« Kudos » à la Communauté Hamalliste | Par Bakary Tandia



Le procès verbal en date du 30 Avril 2021, marquant « le règlement pacifique du différend à travers le dialogue direct, » est un acquis considérable qui mérite d’être salué et célébré. Pour une chose aussi vitale que la paix, les communautés ne doivent compter principalement que sur elles-mêmes pour la réaliser de façon durable. Ralph A. Emerson a tout à fait raison, « Personne ne peut vous apporter la paix à part vous-mêmes« . C’est un signe incontestable de bonne volonté et de bonne foi que la communauté Hamalliste vient de démontrer. A travers cet acte combien louable, la communauté a prouvé que, non seulement les liens qui unissent ses fidèles sont incassables, et sa fondation inébranlable — mais aussi et surtout, grâce à l’enseignement de leurs Guides Spirituels, la cohésion et l’intégrité de la communauté sont sacro-saintes. Par conséquent, elles relèvent de la responsabilité de chaque fidèle de les protéger et promouvoir avec dévotion.

Nous disons kudos à la communauté Hamalliste pour cet acte visionnaire qui honore ceux qui ont contribué à sa réalisation. Grâce à la bonne volonté des uns et des autres ils ont sagement décidé de consolider les acquis à la suite de dur labeur, et de considérer de nouvelles perspectives porteuses d’un espoir de plus en plus grand, pour mieux répondre aux aspirations de la communauté.

Je ne saurais conclure sans féliciter l’Honorable Bah Sylla Baba Diakité, le Khalife de la communauté Hamalliste de Kaédi dont la sagesse et le leadership ont facilité ce processus. Pour rendre à César ce qui appartient à César, la communauté a noté avec appréciation–la compréhension et la patience des autorités en facilitant le mécanisme de résolution de cette crise par les concernés eux-mêmes conformément aux principes et à la philosophie de la justice restauratrice.

Bakary Tandia, Human Rights Advocate,
May 5, 2021, New York

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4041540599218276&id=100000871283017