✓Note laconique de lecture : Héros de L’ISLAM de I . Meyer



L’avant-propos est un grand MERCI au frère, ami…et pourquoi pas au CHEIKH Bano Coulibay. Merci pour la recommandation et surtout l’incitation amicale pour le lire l’intégralement. La curiosité me titille mais finir une Lecture est une petite torture parce qu’une paresse maligne m’assaillit dès que je capte relativement une certaine idée présentatrice d’un bouquin.

Cet ouvrage « Héros de L’ISLAM » fait voyager à travers des biographies succinctes et riches de certaines figures monumentales de l’Histoire du monde musulman. Ainsi les parcours des 4 honorables califes ayant succédé au Sceau de Messagers Muhammad (psl), ont été abordés d’une manière soutenue dans leurs diversités , leurs complexités et leurs contextes. Sincères, volontaires, dévoués et courageux, Abubakr, Umar, Usman et Ali (Qu’ils soient agréés) ont su tenir avec RESPONSABILITÉS l’émergence spectaculaire et la consolidation révolutionnaire d’une Nation de Foi et de Vision du Monde qui continue de marquer l’Humanité à jamais.

Parmi ces 30 grands noms sélectionnés par l’auteur, on y compte le conquérant pionnier Amr ibn al-As qui ouvrit l’Égypte à la prédication islamique. Un génie issu de l’élite Qurayshite païenne d’antan, l’arrivée de l’islam sur les terres africaines lui doit beaucoup historiquement. Également le premier muezzin de l’islam et proche compagnon du Prophète fait partie des illustres personnages du livre. Le respectable Bilal ibn Rabah, on y apprend qu’il naquit à la Mecque d’un père arabe et d’une mère originaire d’Éthiopie. Le tonitruant et intrépide combattant Khalid Ibn al-Walid, le courageux berbère Tariq ibn Ziyad pour l’ouverture à l’Espagne musulmane, le martyr résistant à la tyrannie Al Husayn ibn Ali, le distingué réformateur Umar ibn Abd al- Aziz, le conquérant ottoman de Constantinople (devenu Istanbul) en 1453 Mehmet Al-Fatih, un digne et vivace représentant du mouvement revivificateur (les Mourabitounes) Yusuf ibn Tashfin du grand Sahara-maghreb, le kurde protagoniste principal de la reprise de Jérusalem de l’emprise Croisée en 1187, Salah ad-Din al-Ayyubi (connu Saladin), le visionnaire rempart contre les terribles mongols et les fervents adeptes croisés, Baybars,…et beaucoup d’autres figures-piliers donnent divers portraits-ressources qui peuvent nous inspirer dans nos engagements, nos croyances, nos initiatives individuelles ou collectives dans diverses domaines de la Vie.

Du côté de l’Afrique subsaharienne, l’auteur s’est choisi parmi ses grandes figures, Usman dan Fodio, un activiste prédicateur peul très dynamique en fin 18ème siècle et courant 19ème siècle, qui secoua et assainit les pratiques d’alors en pays haoussa épars déjà islamisé mais avec d’autres mélanges résistants du paganisme ancestral. Le résistant et chef religieux inspiré mouride cheikh ahmadou bamba du Sénégal mériterait toute sa place-portrait là où le globe-trotteur maghrébin Ibn Battutah est nommé. Ainsi parmi d’autres omissions remarquables, j’ose citer l’égyptien cheikh Hassan El-Banna, le fondateur courant 20ème du mouvement des frères musulmans, le sahélien lettré Ahmed Baba de Tombouctou qui s’était révolté intellectuellement contre les visées impérialistes du sultanat du Maroc à l’époque, et pourquoi pas le cheikh téméraire et martyr Mohamed Lamine Dramé qui osa défier l’injuste ordre colonial français dans une zone du Sénégal actuel. Du côté de l’Arabie, l’absence d’une grande figure connue originaire du Nejd et principal inspirateur du courant politico-religieux dit wahabite, l’imam activiste Mohamed Ibn Abdel Wahab au 18ème siècle, ne passe pas inaperçue.

Le contenu de ce type d’ouvrages nous éclaire sur certaines données historiques, religieuses, culturelles, politiques et géopolitiques constituent le fond de frictions et de tensions de nos jours. Ainsi le monde chrétien occidental prosélyte politiquement et militairement faisait face au dynamisme expansionniste du monde islamique naissant. Donc comprendre la logique des croisades de la chrétienté et les divers affrontements tout au long de l’Histoire avec les porteurs de la Foi musulmane. La ferveur religieuse de 2 côtés représentait du carburant politique inépuisable. Les gens de Foi différente ont une idée différente de Dieu et logiquement une idée différente du Monde des Hommes. Aujourd’hui ce Monde par certaines relations internationales conflictuelles, est le lointain rejeton d’un passé et d’une conscience différemment interprétés et hérités de 2 univers.

Pour pouvoir bien comprendre certaines réalités Aujourd’hui, il est impératif de bien cerner certains paradigmes et contingences qui motivaient Hier.

• KS pour le BLOG

Covid-19 | L’Association des Ulémas mauritaniens recommande de prendre des mesures de précaution et d’effectuer des prières à la maison. (AMI)


✓Nouakchott, 18/07/2021

L’Association des Ulémas mauritaniens recommande aux citoyens de s’en tenir strictement aux mesures de précaution et de se faire vacciner contre le coronavirus. L’Association a appelé également à la nécessité d’effectuer des prières à domicile afin d’éviter la propagation de l’épidémie, au respect des injonctions des pouvoirs publics, et des consignes sanitaires et à éviter la diffusion de fausses informations ou de croire à des rumeurs liées à l’épidémie et au vaccin n’émanant pas de sources autorisées.

La déclaration a fondé sa décision sur des versets du Saint Coran et sur des Hadiths du Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui) et suite à la réunion avec le ministre de l’orientation islamique et de l’enseignement originel et celui de la santé et en raison des données nouvelles sur la pandémie Covid -19, notamment ses nouvelles souches qui se propagent rapidement et qui sont plus dangereuses, mais aussi sur la base d’autres éléments d’appréciation dont le manque d’intérêt des citoyens pour le vaccin et le laxisme constaté dans le respect des mesures barrières ainsi l’effondrement du système de santé dans certains pays avancés.

Sur la base de tous ces éléments et au regard de l’obligation de préserver la vie humaine, qui justifie de ne pas faire la prière commune et celle du vendredi et en raison de la nécessité d’appliquer les injonctions des autorités, l’Association des Ulémas mauritaniens recommande aux citoyens et aux résidents ce qui suit :

Effectuer les prières de l’Aïd al-Adha à la maison ;

S’en tenir aux ordres des autorités ; respecter les mesures de précaution et éviter de croire ou de répandre les rumeurs infondées et prier constamment pour qu’Allah nous préserve de cette pandémie.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-59488.html

LA MAURITANIE REFUSE DE RATIFIER LES RECOMMANDATIONS DE L’ONU POUR DÉPÉNALISER «L’APOSTASIE ET L’HOMOSEXUALITÉ»

Aujourd’hui, le Commissaire aux droits de l’Homme, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a annoncé que la Mauritanie n’avait pas ratifié les recommandations de l’ONU relatives à l’abolition de la peine de mort et à la dépénalisation de l’apostasie, du dédain , de l’homosexualité et de l’adultère.



Ould Sidi a déclaré dans un discours aujourd’hui, jeudi à Genève, lors de la session du Conseil des droits de l’homme, que « les recommandations du Conseil portaient sur l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité et les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même le sexe, et la dépénalisation de l’apostasie, de la moquerie et de la punition de l’adultère, car ils violent les dispositions de la constitution du pays. » .

Il a indiqué la détermination de la Mauritanie à « maintenir le moratoire de fait appliqué aux cas de peine de mort, en vigueur depuis 1987, et à considérer à l’avenir notre position sur l’adhésion au Statut de Rome, en tenant compte des impératifs de nos intérêts nationaux. . »

Source : https://mourassiloun.com/node/19384

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70825

✓Le mot « arabe » est synonyme en dialecte hassaniya de l’expression « maître esclavagiste » | Par Moulaye El Hassene

La colonisation arabo-islamique des contrées Nord-Ouest-Africaines, s’est accompagnée de terribles ravages en terme d’esclavage, de razzias, de viols physiques et de viols identitaires (écrasement des cultures et des identités des populations autochtones).

La composante Haratine, 1ère démographie du pays, et dont l’origine ne peut-être autre que Soninké, Bambara, peule, Wolofs etc. constitue un témoin vivant et un marqueur indélébile de la violence inouïe de cette colonisation et de l’acculturation qui l’a accompagnée. Quant aux berbères autochtones, malgré la très forte assimilation qui les a emmené plus tard à se confondre aux arabes, ils ont su, inconsciemment, marquer le dialecte Hassaniya par un terme qui a souvent attiré mon attention et qui me laisse penser que ce sont les arabo-musulmans venus de la péninsule arabique, qui ont apporté avec eux l’idée de l’esclavage dans la société maure du moins, et l’ont propagée et renforcée dans leur élan de façade qu’ils ont titré « répandre l’Islam ». En Hassaniya, un esclave, se dit « aabd », et un maître d’esclaves se dit…. « aarbi (un arabe) ».
Le mot « arabe » est synonyme en dialecte hassaniya de l’expression « maître esclavagiste ». Ainsi on dit en hassaniya « l’esclave et son arabe sont là-bas » pour dire « l’esclavage et son maître sont là-bas ».

Et même si l’esclave est Soninké et que son maître est Soninké comme lui, les berbères emploient toujours en hassaniya le même terme « arabe » pour désigner le Soninké qui est maître. Si ce mot « arabe » est aussi intimement lié à l’expression « maître esclavagiste », c’est bien qu’il doit y avoir eu à un moment donné de l’Histoire, une relation évidente, et qui tranche surtout avec les réalités sociales précédentes, entre l’étranger arabe qui vient de débarquer et la pratique de l’esclavage.

On peut trafiquer l’Histoire, et en la matière les arabes sont des experts. Mais on ne peut pas effacer certains marqueurs démographiques et linguistiques qui viennent souvent gâcher la sale besogne, et rendre à l’Histoire ce qui revient à l’Histoire.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=122281056748807&id=100069007393897

🔴 Au Mali, un lettré apologiste de l’esclavage sort un livre d’appui aux esclavagistes soninkés !



Bon… nous sommes en juin 2021, quelques jours après la vidéo virale d’un individu qui se dit algérien à Cergy (Île-de-France) dans laquelle il a insulté une dame afro en de termes d’une violence inouïe. Termes racistes au ton singulièrement esclavagiste l’encontre des Noirs en général. Il disait en pleine excitation haineuse en substance « On vous a vendus comme du bétail pendant 800 ans » . Là il a vomi au chaud certaines vérités historiques à sa manière qui a le mérite d’être moins hypocrite que le régime d’effacement et de tabou entourant généralement cette problématique d’esclavage dans certain monde idéologique afro-musulman, arabo-africain , tiers-mondiste , panafricaniste ou indigéniste. Il y a quelques temps, le président de la CNDH-Mauritanie avait dit en substance que sur le combat contre l’esclavage et ses séquelles, la RIM s’en sort mieux que d’autres pays voisins. Il n’avait pas nommé le Mali , mais on ne peut s’empêcher à penser que sa comparaison visait implicitement ce pays. Oui, le Mali où depuis 4 ans , on dénombre plusieurs centaines de citoyens déplacés forcés de leurs villages parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales d’un autre âge, lire https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210510-mali-une-centaine-de-victimes-d-esclavage-chass%C3%A9es-de-leur-village-arrivent-%C3%A0-bamako. Au Mali, le 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes chefs de famille avaient été lynchés à mort par des extrémistes défenseurs de l’ordre social esclavagiste soninké à Djandjoumé, à lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F .



Aujourd’hui au Mali, un dénommé mahamadou diaby , un lettré arabisant de la communauté soninké a diffusé ces dernières heures un vocal accompagné de cette photo illustrative annonçant la sortie de son livre dit sur l’esclavage. Le fond de son audio est une réaffirmation de ses thèses apologétiques de l’esclavage chez les soninkés au nom de sa compréhension religieuse. Il suit l’idéologie fiqhite de l’instrumentalisation des textes dits « islamiques » pour valider et appuyer les coutumes esclavagistes qui mettent du feu et du sang aujourd’hui dans les milieux soninkés en Afrique de l’ouest. Selon ses propres dires, l’esclave reconnu comme tel se doit d’aller racheter sa libération auprès de ses maîtres sinon autrement sa non-soumission par une révolte rend irrecevable sa prière rituelle. D’aucuns diront, rien de nouveau car il y a une quinzaine d’années , une autre voix « religieuse » portante auprès des communautés soninkés avait sorti plusieurs cassettes sur cette problématique d’esclavage en soutenant quasiment les mêmes conclusions. C’est un certain Mohamed Touré qui vivait en Arabie Saoudite mais basé à Bamako depuis quelques moments. Une mobilisation militante par une grande manifestation avait été organisée à son encontre auprès de la représentation diplomatique du royaume saoudien à Paris en novembre 2019, lire https://www.lactuacho.com/manifestation-devant-lambassade-darabie-saoudite-en-france-quand-un-imam-malien-veut-donner-une-legitime-islamique-a-lesclavage/ .
Toutes les violations graves de droits humains liées à cet esclavage statutaire dans les villages soninkés , tirent une certaine caution complice de légitimation à partir de ces compréhensions dites religieuses diffusées par ces lettrés communautaro-esclavagistes. On le notera pour l’Histoire et pour témoignage auprès des juridictions nationales et internationales un Jour.

– KS pour le BLOG

La paix sans armes à Jérusalem ! | Notre époque le mérite.

Jérusalem Al-Aqsa : Salah ad-Dîn connu Saladin la reprit vers 1187 après 88 ans de domination croisée… Hier comme aujourd’hui tout est rapport de force !


À l’époque, les forces antagonistes se jaugeaient en puissance chevalesque avec épées et boucliers, aujourd’hui nous vivons les conséquences amères des accords Sykes – Picot (courant Mai 1916). Et surtout les forces antagonistes sont dans un déséquilibre abyssal. Il y a d’un côté, de la Nono-science et du nucléaire dans diverses applications Hi Tech, de l’autre côté il y a une vaillante résistance « mains nues » en interne. Après autour, il y a un grand ensemble concerné mais mis au pas. Dans cet ensemble, il y a une élite politico-affairiste vendue dans la géopolitique business, et une autre élite politico-religieuse qui est dans la littérature mélancolique et eschatologique en se lamentant vers les cieux…en attendant le messi éventuellement…! Et nous « Noirs », ça serait mieux qu’on soit témoins justes porteurs de Message de Paix et de Pardon par ce qu’on a enduré historiquement sous le joug idéologique et religieux DÉTOURNÉ des uns et des autres.

#Une_Paix_à_construire_sans_armes

« Kudos » à la Communauté Hamalliste | Par Bakary Tandia



Le procès verbal en date du 30 Avril 2021, marquant « le règlement pacifique du différend à travers le dialogue direct, » est un acquis considérable qui mérite d’être salué et célébré. Pour une chose aussi vitale que la paix, les communautés ne doivent compter principalement que sur elles-mêmes pour la réaliser de façon durable. Ralph A. Emerson a tout à fait raison, « Personne ne peut vous apporter la paix à part vous-mêmes« . C’est un signe incontestable de bonne volonté et de bonne foi que la communauté Hamalliste vient de démontrer. A travers cet acte combien louable, la communauté a prouvé que, non seulement les liens qui unissent ses fidèles sont incassables, et sa fondation inébranlable — mais aussi et surtout, grâce à l’enseignement de leurs Guides Spirituels, la cohésion et l’intégrité de la communauté sont sacro-saintes. Par conséquent, elles relèvent de la responsabilité de chaque fidèle de les protéger et promouvoir avec dévotion.

Nous disons kudos à la communauté Hamalliste pour cet acte visionnaire qui honore ceux qui ont contribué à sa réalisation. Grâce à la bonne volonté des uns et des autres ils ont sagement décidé de consolider les acquis à la suite de dur labeur, et de considérer de nouvelles perspectives porteuses d’un espoir de plus en plus grand, pour mieux répondre aux aspirations de la communauté.

Je ne saurais conclure sans féliciter l’Honorable Bah Sylla Baba Diakité, le Khalife de la communauté Hamalliste de Kaédi dont la sagesse et le leadership ont facilité ce processus. Pour rendre à César ce qui appartient à César, la communauté a noté avec appréciation–la compréhension et la patience des autorités en facilitant le mécanisme de résolution de cette crise par les concernés eux-mêmes conformément aux principes et à la philosophie de la justice restauratrice.

Bakary Tandia, Human Rights Advocate,
May 5, 2021, New York

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4041540599218276&id=100000871283017

Zawiya de Kaédi : Alhamd Li Lah | Par Baliou Mamayary Coulibay



Après les malheureux événements de ces derniers mois, la communauté Hamalliste de Kaédi se retrouve. A la clé, un compromis qui tire son essence des principes fondamentaux de notre sainte religion l’Islam et qui consacre l’UNITE, Bananaaxu, sur la seule base de la foi.
Nous saisissons cette occasion pour adresser nos sincères remerciements à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin au règlement de ce conflit particulièrement les autorités administratives et judiciaires du Gorgol.
A nos frères qui ont été blessées suite aux affrontements nous formulons nos meilleurs vœux de santé et de prompt rétablissement suivi d’un retour rapide à leurs activités quotidiennes ;
Autant beaucoup d’entre vous ont été à juste raison choqués par l’occurrence inouïe de ces événements autant ils seront aussi surpris par les capacités de renoncement et de dépassement de l’ensemble des membres de cette communauté de destin .
La raison et la sagesse ont finalement prévalu. « En Avant, En Avant, En Avant »
Baba Nawary

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France – Islam | L’imam et professeur M. Bajrafil compte arrêter d’écrire sur les réseaux sociaux

Salam à vous chers amis, humains, quelles que soient vos confessions ou non confessions.

Je m’en vais, écrire sans notes, comme souvent, ce qui va sans doute être mon dernier écrit sur les réseaux sociaux, du moins en français, pour toujours ou pour au moins un petit moment – il ne faut jamais dire: fontaine, je ne boirai jamais de ton eau. Cela s’inscrit dans une démarche purement personnelle de me retirer des réseaux sociaux pour me concentrer sur ma vie personnelle et professionnelle, et continuer à produire autrement, par l’écriture essentiellement, mais pas seulement.

Comme beaucoup avant moi, chers amis, je n’ai pas la prétention d’avoir inventé l’eau chaude, j’ai dénoncé et dénonce encore le climat anxiogène – merci à, mon collègue et ami, Steven Duarte, pour le mot – dans lequel est plongée la France politico-médiatique, voire quelque peu intellectuelle, au sujet de la question de l’islam. Et ce, pour deux raisons essentielles. D’un côté, il y a l’absence de nuance – nourrissant, malgré elle, concomitamment le complotisme de certains musulmans et l’islamophobie de certains non-musulmans. Le résultat en est que certains politiques, qui ne sont pas l’état, c’est important de le noter, parce qu’en manque de projet, en viennent, consciemment ou inconsciemment, à, limite, criminaliser la pratique simple de l’islam, par des propos et des propositions psychédéliques. Et à les en croire, chose assez amusante, mais pas étonnante, le bon musulman est celui qui dit ne plus l’être, mais porte un prénom arabe.

De l’autre, on trouve une ignorance crasse volontaire de l’abécédaire de cet objet que l’on ne saurait voir, mais dont on parle à longueur de unes et de polémiques – du reste, malgré tout, certains continuent à dire qu’on ne peut pas parler d’islam. Une simple prétérition qui sert à vendre, mais pas à faire comprendre, à hystériser, mais pas à conscientiser.

Et dans, et en dépit de, tout cela, il faut que l’on puisse calmement et raisonnablement dire quelque chose – car nous ne sommes pas condamnés à nous faire la guerre, en France, ni dans le monde.

Chers amis,

Ce n’est pas honnête de la part de certains musulmans de refuser de reconnaître que certaines lectures de l’islam posent problème et nuisent sérieusement au vivre-ensemble, aussi bien dans les pays à majorité musulmane que dans ceux à majorité non-musulmane. Je me tue, et d’autres bien avant moi l’ont fait, à expliquer que l’on ne peut pas lire et vivre le monde d’aujourd’hui, en tant que musulman, avec les lunettes de gens qui ont vécu il y a des centaines d’années, fussent-ils les plus grands génies que le monde ait portés. Et ce, sous peine d’être schizophrènes ou de tomber dans la violence la plus terrible, comme nous l’a démontré fort malheureusement Daesh. Disons-nous les choses clairement: L’état islamique a appliqué l’islam selon le fiqh médiéval, stricto sensu. Pas selon le Coran, ni la sunna prophétique, en phase avec celui-ci. Précipiter les homosexuels des cimes des falaises et/ou des immeubles, c’est dedans; tuer l’apostat ou celui supposé comme tel, c’est le cas, avec une exception chez les hanafites, s’agissant de la femme, qui, parce que ne pouvant constituer un quelconque danger, n’a pas à être tuée; décapiter l’ennemi et traîner sa tête de ville en ville, ou le brûler vif ainsi que ses biens, c’est dans les incunables de notre fiqh médiéval et certaines traditions attribuées au Prophète. Même le salam, le bonjour, aux non-musulmans a fait l’objet des avis les plus inhumains.
Je me souviens, il y a plus d’une trentaine d’années, avoir appris un livre du mufti des shafiites de la Mecque et de Médine, en son temps, Ahmed Zaïn al-Dīn Dahlān, ennemi juré de la daawa dite wahhabite, soit dit en passant. Il portait sur les châtiments de celui qui ne fait pas régulièrement la prière. Que n’y a -t-on pas appris comme méchancetés réservées à celui qui ne fait pas la prière? On n’a pas le droit de s’asseoir à côté de lui, sa maison le maudit quand il la quitte et prie Dieu qu’il n’y retourne pas; sa nourriture demande à Dieu d’être la raison de sa mort, ses habits en font autant. Le livret s’intitulait Majmū ´at tashtamil ´alā arba ´ rasā’il!

Vous me direz, à raison, que nous ne sommes pas pour autant devenus des assassins. Je vous concéderais même qu’on s’asseyait copieusement aux côtés de gens qui ne faisaient pas la prière du tout. Cela dit, n’est-ce pas prédisposé à la violence, du moins aujourd’hui, que de continuer à enseigner pareilles choses, sans aucun regard critique ou à les traduire, sans préciser dans les préfaces ou notes en bas de pages que ce n’est pas cela l’islam, mais plutôt l’opinion ou la compréhension des auteurs, fille des réalités de leur temps et espace? Comment accuser d’être le suppôt de l’Occident, de la France ou de je ne sais quoi, celui/celle qui par jalousie pour sa religion et par amour pour l’humanité pointe du doigt ces inconséquences aujourd’hui? Comment continuer à dénoncer les terroristes tuant au nom de l’islam aujourd’hui dans le monde tout en continuant à sanctifier l’héritage fiqhique qu’ils mettent en application mieux que nous? Tuer l’apostat fait quasi consensus chez les 4 fuqahā des 4 écoles juridiques encore suivies aujourd’hui dans le monde – avec un débat sur celui qui a le droit d’appliquer la peine, comme celui qui ne fait pas la prière, celui/celle auprès de qui il a une dette de sang peut le tuer voire le manger en cas d’extrême famine. Allez voir al-Majmū ´ ou al-Rawdhat de l’imam al-Nawawi, auteur entre autres de Riyād al-Sālihīn, ou encore, la référence de l’école shafiite, son Minhāg. Cela y est décrit noir sur blanc! Il y a même pire! On y dit qu’on peut tuer et manger l’enfant non-musulman d’un ennemi de l’islam en cas d’extrême famine. Il ajoute: « Et cet avis est le plus probant »!
Je me rappellerai toute ma vie la fois où il y a quelques années j’ai enseigné à mes élèves cela et la stupeur que cela a provoquée chez eux.

Certains, bien que très pratiquants, ont commencé à insulter al-Nawāwi. J’ai dû leur rappeler que ce grand imam est, comme tout le monde, fils de son temps et qu’il ne fallait pas tout rejeter en bloc. Cela ne veut pas dire que ses déclarations étaient moins injustes hier qu’aujourd’hui. Seulement, l’épistémè qui était la sienne tolérait pareilles idées criminelles.

Et c’est là le second axe de mon propos, ainsi que sa fin. Aujourd’hui, une tendance chez nombre d’islamologues et d’apprentis réformistes, est de rejeter en bloc l’héritage, en s’en moquant. Ce qui est non seulement inaudible chez le croyant, mais aussi et surtout faux scientifiquement. À moins de changer carrément de religion et cesser de parler d’islam.
Je veux dire par là que l’islam, sans doute les autres religions aussi, dispose en son sein des outils nécessaires à son auto-régulation. Le recours à l’historico-critique et aux sciences humaines pour analyser tel ou tel phénomène religieux n’est pas moins islamique que le recours incontestable à la philosophie grecque des principologistes musulmans, comme al-Ghazzāli et son maître al-Guwaynī, pour ne citer que ceux-là, et ce quand bien même ils disent la combattre. Ne pas voir la logique aristotélicienne autant chez les principologistes musulmans que chez les mutakallīmūn, c’est l’ignorer ou faire preuve de mauvaise foi évidente.

Pourquoi il en irait autrement aujourd’hui? Nous n’avons besoin pas de rejeter tous les hadiths pour réformer la pensée musulmane, car ils existaient quand al-Aswamm et Ibn ´Ulayyat disaient que la vie d’une femme valait celle d’un homme, contre la quasi-totalité des jurisconsultes musulmans. On peut, comme nos deux comparses, parvenir à des résultats permettant aux musulmans de vivre leur foi tout en restant en phase avec les réalités de leurs temps, sans jeter l’ensemble du droit médiéval. Car au fond, c’est inversement raisonner comme les terroristes que de le juger à l’aune des réalités qui sont les nôtres aujourd’hui. Autrement dit, autant nous ne pouvons pas lire et vivre nos réalités à l’aide des lunettes des jurisconsultes médiévaux, autant nous ne pouvons pas les juger à l’aide de nos réalités. Or, c’est ce que font certains islamologues et apprentis réformistes.

Nous devons certes dédiviniser le fiqh et avec lui ses concepteurs. Mais, nous n’avons pas non plus à en faire l’autodafé. C’est une ligne de crête intellectuelle difficile à tenir aujourd’hui face notamment aux facebuqaha et autres islamologues qui par exemple étudient le Coran ou travaillent le halal, sans savoir déchiffrer une lettre arabe. C’est une supercherie intellectuelle que certains trouvent bon d’entretenir dans certains salons ou certains départements universitaires. Mais, ils savent très bien qu’ils ne seront jamais audibles auprès des croyants. Ce n’est pas, me dit-on, le but de l’islamologie que d’être comprise et partagée par le plus grand nombre. Continuons dans ce cas à parler entre nous, et/ou à écrire pour deux ou trois personnes dans le monde. On se fera plaisir intellectuellement, mais on restera dans nos tours d’ivoire à vie.

Quant aux musulmans, il nous faut sortir impérativement de la sacralisation du fiqh et de nos savants et pouvoir poser un regard critique dessus, sous peine de voir nos enfants et certains parmi nous abandonner l’islam. Il n’est plus possible de dire qu’une femme peut rester enceinte 4 ans – et je l’ai entendu il y a deux mois, dans une vidéo de l’ancien grand mufti d’Egypte. Il n’est plus possible non plus d’entendre des musulmans se poser la question de savoir si on peut ou non faire un don d’organe ou de sang à un non-musulman, c’est heureusement une infinie minorité, mais son existence suffit à faire peur. Venant surtout de gens ordinaires. Le chantier est énorme mais porte sur deux pans essentiellement: les libertés individuelles et le rapport à l’autre, avec qui je diverge sur quelque plan que ce soit. Là-dessus pour moi doit porter la réforme.

Des propos apparentés au Prophète nous ne devons retenir que ceux qui sont en phase avec l’esprit du Coran. Et pour cela, il y a dans l’héritage un ensemble d’outils suffisamment forts à activer. Seulement, on peut déplorer qu’ils n’aient pas été peu ou prou mis en exergue par leurs propres auteurs – nous situant constamment dans la dichotomie droit déclamatoire et droit exécutoire. En effet, al-Khatīb al-Baghdādi, n’a-t-il pas énumérer un nombre de choses par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire (ahād) dans son Faqīh wa l-mutaffaqih, comme al-Shirāz dans son Luma’, qui a fait un chapitre portant comme titre: Ce par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire.

Nous n’avons donc forcément besoin d’invoquer Bruckelman pour rejeter le hadith disant que Dieu ne fait entrer aucun musulman au paradis sans mettre en enfer à sa place un chrétien ou un juif. Et ce même s’il est dans l’authentique de Muslim. Le Prophète ne peut avoir dit cela car le Coran dit le contraire.

C’est là la démarche d’un croyant qui prend au sérieux ses sources, tout en étant critique; qui prend au sérieux l’héritage fiqhique sans en faire un Coran, car celui-ci ne parle pas, mais on le fait parler, comme dit l’imam Ali b. Abī Tālib.

Nous n’avons pour cela pas besoin de la déclaration tardive d’un religieux qui a pourtant combattu il y a peu l’idée même qu’on puisse critiquer l’héritage, prétextant que la misère du monde musulman était du fait exclusif des non-musulmans. Encore moins d’un dignitaire politique dont le pays a activement participé à la salafo-frérisation des esprits des musulmans du monde. Seulement de nos neurones et de notre bon sens.

Très humainement vôtre.
M. B

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 02/05/2021 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=315253019956117&id=100044142653733

La parution d’un ouvrage d’une portée intellectuelle monumentale en milieux Soninkés | Le Saint Coran traduit en langue Soninké par le professeur Muhammad Diakho Tandjigora .



Ce 24 Avril 2021 qui correspond au 12 Ramadan 1442 AH est marqué par la sortie publique d’un Livre écrit par un lettré intellectuel soninké en sciences islamiques, cheikh Muhammad Diakho Tandjigora connu Abu Alyas. Il est originaire du Sénégal , du village de Kougneny en pays soninke. Cet ouvrage est la traduction intégrale du sens des versets du Saint Coran de l’arabe vers la langue soninké (en alphabet latin). Ainsi les 114 Sourates (petits chapitres) faisant 6 236 versets ou signes, qui composent le Livre Saint de l’Islam, la religion de plus d’un milliard d’individus à travers le monde, sont fixés intelligiblement dans l’idiome soninké académique en vigueur de nos jours. Le Coran ou le Qur’ân, la Source originelle et originale de la Dernière Révélation Divine descendue sur le Prophète Muhammad (psl) il y a 14 siècles en Arabie. Cette production colossale réalisée par Monsieur Tandjigora peut être comparée en portée symbolique, littéraire et intellectuelle à une œuvre pionnière en la matière de l’universitaire chercheur et théologien d’origine indienne Muhammad Hamidullah* (1908 – 2002). Ce dernier fut le premier traducteur musulman du Coran en français en 1959. Par ailleurs l’ouvrage du professeur Muhammad Diakho peut être un stimulant Miracle pour booster l’apprentissage de la langue soninké et permettra dans l’avenir une fine vulgarisation du texte coranique pour les masses lettrées. Dans notre monde actuel il n’y a pas d’idéale promotion pour une langue de modeste statut communautaire, comme ce travail littéraire éminemment dense qui la relève et l’enrichit dans le fond et dans la forme.

•Avec l’auteur, 3 février 2018 en région parisienne

Nos félicitations renouvelées à l’auteur et à l’ensemble de ses partenaires ayant contribué de différentes manières à cette prodigieuse réalisation. L’Histoire avec un grand H la retiendra pour la postérité et elle fera office de socle-référence pour d’autres vocations à coup sûr. Que la Récompense Divine vous soit amplement garantie, cher oncle. Ameen

√Principaux contacts pour l’acquisition du Livre



*https://www.saphirnews.com/Muhammad-Hamidullah-homme-de-foi-de-science-et-du-vivre-ensemble_a24776.html

Paris, 28 avril 2021

-KS pour le BLOG