🔴 L’Esclavage par Ascendance au Mali : La CNDH organise une rencontre d’échange sur le phénomène avec l’appui de ses partenaires (CNDH-MALI)



La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec le PNUD et le Haut Commissariat aux droits de l’Homme, a organisé le 26 Juillet 2021 à l’hôtel de l’Amitié un atelier d’échange et de validation de l’étude sur L’esclavage par ascendance au Mali, particulièrement dans la région de Kayes.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier était présidée par le Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE qui avait à ses côtés les représentants du PNUD et du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme au Mali.

Plus de 30 personnes des structures partenaires de la CNDH et des organisations de la société civile ont pris part à cet atelier.

L’objectif général de cette rencontre était non seulement de présenter les résultats obtenus dans la lutte contre cette pratique ignoble, mais aussi l’examen du projet de stratégie nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance. Il s’agissait également de partager les résultats de différentes études sur l’esclavage faites au Mali, en vue de recueillir les observations, les suggestions et recommandations des participants à l’atelier.

Cet atelier visait aussi à présenter et discuter les résultats de l’étude et du projet de stratégie nationale de lutte contre l’esclavage ; faire le point sur les différentes études sur l’esclavage réalisées ou en cours de réalisation par différentes institutions et organisations au Mali ; recueillir et compiler les observations et prendre en compte les suggestions et recommandations des participants et des partenaires.

Depuis 2016, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et la Division des droits de l’Homme et de la protection (DDHP) de la MINUSMA, représentation du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme au Mali, ont organisé plusieurs missions de surveillance des droits de l’homme, des activités de plaidoyer auprès des autorités maliennes à l’effet de présenter l’ampleur de ce phénomène et ses implications sur les droits civils et politiques, et les droits économiques sociaux et culturels de plusieurs communautés, et individus particulièrement dans la Région de Kayes.

Le symposium sur la situation des droits de l’homme au Mali organisé par la CNDH avec l’appui technique et financier de la DDHP a permis de confirmer l’ampleur du phénomène. C’est dans ce cadre que la CNDH, avec l’appui du PNUD et du HCDH, a décidé de réaliser une étude pour faire l’état des lieux de la situation des personnes victimes de l’esclavage dans la région de Kayes, à la lumière des engagements internationaux du Mali, afin de proposer une Stratégique Nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance.

La présente rencontre a été un espace d’échange autour des résultats de cette étude et de la Stratégique Nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance (SNLEA). Elle permettra en outre de faire le point sur les autres études réalisées ou en cours de réalisation sur ce sujet.Les participants se sont réjouis de cette initiative et ont fait des recommandations pertinentes que le Consultant s’est engagé à intégrer dans la version définitive de l’étude.

La rédaction

©️ Crédit source : Post FB CNDH-Mali du 27 juillet 2021 https://www.facebook.com/1574272752719250/posts/2509221202557729/

Plaidoyer pour Ould Abdelaziz – MEA-CULPA | Par Tierno Monénembo

Ma dernière chronique, Plaidoyer pour Ould Abdelaziz, m’a valu une pluie de protestations par Whastapp ou par mail, de la part de nos frères et sœurs mauritaniens notamment.

Ould Abdelaziz chantre de la démocratie, apôtre d’une présidence limitée à deux mandats que je décris serait loin de correspondre à la réalité. Non seulement sa gestion ne fut pas des plus exemplaires mais il n’aurait quitté le pouvoir que contraint et forcé.

En outre, bien avant d’accéder à la tête de l’Etat, il fut le bras droit de Mawiya Ould Taya, l’ancien président qui s’est illustré au début des années 80 dans la persécution des Négro-Mauritaniens.

Et il aurait tout au long de son exercice, grignoté une à une les prérogatives de ses concitoyens de peau noire. Bref, j’ai commis la faute que je reproche à mes amis sénégalais, maliens, ivoiriens etc. des années 70 : j’ai chanté les louanges d’Ould Abdel Aziz sans n’avoir mis les pieds en Mauritanie pour savoir de quoi il retourne.

« Pan sur le bec ! », dirait-on, au Canard Enchaîné.

A toutes les Mauritaniennes, à tous les Mauritaniens que mes propos ont choqués, mes excuses les plus sincères, les plus désolées !


Tierno Monénembo

©️ Crédit source : https://kassataya.com/2021/07/25/plaidoyer-pour-ould-abdelaziz-mea-culpa-par-tierno-monenembo/

• lire la chronique initiale de monsieur Tierno Monénembo publiée dans le Point en ligne : https://www.lepoint.fr/afrique/tierno-monenembo-plaidoyer-pour-mohamed-ould-abdelaziz-22-07-2021-2436430_3826.php

✓Mali : des experts de l’ONU condamnent l’augmentation des attaques contre les «esclaves par ascendance»

Éléments médias lors de la manifestation à Kayes contre les agressions féodalo-esclavagistes dans les villages soninkés.

« Les attaques constantes et systématiques contre les personnes considérées comme « esclaves » sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a déclaré Alioune Tine, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali. « De telles attaques vicieuses sont incompatibles avec une société inclusive et nous les condamnons dans les termes les plus forts », a, pour sa part, déclaré Tomoya Obokata, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage.

Les deux experts onusiens réagissaient à un incident survenu le 4 juillet lorsque des habitants du village de Makhadougou, dans la région orientale de Kayes, ont tenté d’empêcher des personnes qu’ils considéraient comme des esclaves de travailler dans leurs champs. À l’aide de machettes et de fusils, ils ont blessé 12 personnes, dont trois femmes non impliquées dans l’affrontement qui ont été touchées par des balles perdues à l’intérieur de leur maison.

Cette année déjà, 62 personnes – 57 hommes et cinq femmes – ont été blessées lors de violents affrontements dans la région de Kayes, et 80 ont dû fuir leur domicile. Deux fois plus de personnes – pour la plupart des « esclaves par ascendance » – ont été blessées cette année qu’en 2020.

Les experts déplorent l’inaction du gouvernement malien
Le Mali a interdit l’esclavage en 1905, mais un système « d’esclavage d’ascendance » persiste, en vertu duquel le statut d’esclave est attribué à certaines personnes parce que leurs ancêtres auraient été réduits en esclavage par des familles des soi-disant « maitres ».

Les personnes nées en esclavage travaillent sans être payées et sont privées de leurs droits fondamentaux et de leur dignité. Ceux qui rejettent la désignation « d’esclave » et tentent de défendre leurs droits, ainsi que les organisations anti-esclavagistes, sont régulièrement attaqués violemment par les chefs traditionnels ou religieux et leurs alliés, y compris, dans certains cas, les autorités de l’État malien.

« L’augmentation spectaculaire des attaques cette année montre l’incapacité flagrante du gouvernement à protéger sa population, en particulier celle qui souffre déjà le plus de la discrimination et de la violence », ont déploré les experts onusiens.

Dans une déclaration publiée en septembre 2020, MM. Obokata et Tine ont condamné des « actes barbares et criminels » similaires et ont appelé le Mali à mettre fin à l’esclavage une fois pour toutes. Ils ont appelé à « une enquête rapide, transparente, impartiale et approfondie » sur les attaques dans la région de Kayes.

« Il est profondément inquiétant que personne n’ait été poursuivi en relation avec les attaques de l’année dernière », ont déclaré les experts. « Le fait que le gouvernement a échoué à faire en sorte que les auteurs d’actes esclavagistes répondent de leurs actes envoie un signal choquant et inquiétant. Les chefs traditionnels et religieux qui cautionnent ces attaques violentes doivent également répondre de leurs actes », ont-ils souligné.

« Un changement d’attitude est nécessaire dans toute la société malienne »
Les experts ont renouvelé leur appel au Mali pour que le pays d’Afrique de l’Ouest adopte de toute urgence une loi criminalisant spécifiquement l’esclavage.

Tout aussi important, ont-ils déclaré, « un changement d’attitude est nécessaire dans toute la société malienne. Il est indispensable de laisser derrière soi l’héritage de l’esclavage par ascendance et de reconnaître que tous les Maliens peuvent se prévaloir de tous les droits et libertés énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ».

Pour que le Mali aille de l’avant, il faut reconnaître que tous les Maliens et Maliennes – « comme tout le monde sur cette planète » – peuvent s’attendre à certains droits et les exiger simplement parce qu’ils sont des êtres humains, ont souligné MM. Tine et Obokata. « Il ne doit y avoir aucune discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la propriété ou la naissance », ont-ils rappelé.

*********

• A PROPOS DES EXPERTS


M. Alioune Tine (Sénégal) a pris ses fonctions d’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali le 1er mai 2018. Le mandat d’Expert indépendant a été renouvelé par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 24 mars 2021 pour une période d’un an afin d’aider le gouvernement malien dans ses actions de promotion et de protection des droits de l’homme et dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans les résolutions du Conseil. M. Tine a été membre fondateur et président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et coordinateur du Forum des ONG africaines lors de la Conférence mondiale contre le racisme en 2000. Entre 2014 et 2018, M. Tine a été le directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il a publié de nombreux articles et études sur la littérature et les droits de l’homme.

M. Tomoya Obokata (Japon) est un spécialiste du droit international et des droits humains, spécialisé dans la criminalité transnationale organisée, la traite des êtres humains et des formes contemporaines d’esclavage. Il a commencé son mandat comme Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences en mai 2020. Il est actuellement professeur de droit international et des droits humains à l’université de Keele, et il a précédemment enseigné à l’université Queen’s de Belfast et à l’université de Dundee (toutes les deux au Royaume-Uni, en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord). Il a une grande expérience de travail sur les questions de la criminalité transnationale, de la traite des êtres humains et des formes contemporaines d’esclavage avec les parties prenantes concernées. Il a également publié de nombreux ouvrages sur les sujets mentionnés.

NOTE

Les Experts indépendants et Rapporteurs spéciaux font partie de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Le terme « procédures spéciales », qui désigne le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, est généralement attribué aux mécanismes indépendants d’enquête et de supervision mis en place par le Conseil des droits de l’homme afin de traiter de la situation spécifique d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde.

Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et exercent leurs fonctions à titre individuel

©️ Crédit source : https://news.un.org/fr/story/2021/07/1100352

✓Film-documentaire sur IRA-Mauritanie | Regardez « La lutte non-violente contre l’esclavage en Mauritanie » sur YouTube

Le journaliste Italien Marco Piantoni et la Fédération Italienne des Droits de l’Homme, viennent de publier un documentaire tourné en Mauritanie pendant les élections présidentielles de 2019, sur le militantisme pacifique du président d’IRA-M Biram Dah Abeid. Le documentaire a été diffusé pour la première fois ce Mardi 20 juillet 2021 dans une salle de l’assemblée nationale italienne, devant un parterre de députés, d’hommes politiques, de défenseurs de droits humains ainsi que des journalistes sympathisants de la lutte pour les droits civiques menée par Ira-M et son leader depuis plus d’une décennie.

©️ Crédit source : réseaux IRA-Mauritanie

✓Au sujet du rapt des travailleurs mauritaniens et chinois au Mali | « Des détails relatifs à l’attaque du chantier de la société ATTM au Mali » (Sahara Médias)

Sahara Médias – Des hommes armés non identifiés ont enlevé samedi soir deux mauritaniens et trois chinois travaillant sur le chantier pour la réalisation de la route reliant les villes maliennes de Nara et Kala.

Selon les sources de Sahara Medias l’attaque est intervenue près de la localité de Kagouro, située à 120 kilomètres au sud de la ville de Nara et 60 kilomètres à l’est de la ville de Kala.

Près de cette ville se trouve un chantier de la société mauritanienne ATTM et la société chinoise COVEC qui travaillent à la réalisation de ce tronçon qui fait partie de ce qu’on appelle l’axe Nouakchott Bamako.

Des sources propres à Sahara Medias ont révélé que l’attaque a eu lieu aux environs de 16 heures quand des dizaines d’hommes armés, venus sur des motos, depuis les forêts environnantes ont encerclé le site des travaux.

Ces sources ajoutent que l’attaque a eu lieu alors que la majorité des mauritaniens, y compris les responsables, avaient quitté les lieux en prévision de la fête d’Al Adha et que les personnes présentes sur le site sont de simples ouvriers.

L’une des personnes ayant échappé à l’enlèvement a affirmé que les assaillants appartenaient aux groupes salafistes sans pouvoir déterminer leur appartenance, ni la langue dans laquelle ils s’exprimaient.

L’attaque est intervenue dans une zone où la Kétiba Macina est particulièrement active, elle qui est affiliée au groupe Nousratou Al Islam We Al Mouslimine.

Cette opération n’a toujours pas été revendiquée.

Cette personne a encore dit qu’un autre mauritanien a pu prendre la fuite et a essuyé des tirs sans être touché et n’a pas été poursuivi par les assaillants.

Ceux-ci, a-t-il ajouté, ont confisqué nos téléphones et pris tous les biens dont nous disposions avant de conduire les personnes enlevées dont ils ont bandé les yeux.

Parmi les personnes enlevées figure le chinois, responsable du projet.

La même source révèle par ailleurs que les assaillants ont incendié tous les équipements y compris de gros engins, brûlé de grandes quantités de carburant et amené avec eux trois véhicules légers.

Pendant ce temps, d’autres sources ont affirmé à Sahara Medias qu’une unité de l’armée malienne s’est lancée à la poursuite des assaillants, en coordination avec les autorités mauritaniennes.

Dans un premier commentaire relatif à cette affaire, l’agence mauritanienne d’information a publié une dépêche selon laquelle, un chantier de travaux publics situé entre les villes de Kala et Nara, en territoire malien a été attaqué samedi par des hommes armés non identifiés.

L’AMI ajoute que ce chantier est supervisé par la société ATTM en collaboration avec une société chinoise COVEC et que les autorités mauritaniennes suivent avec un grand intérêt cette affaire.

Les sociétés mauritanienne ATTM et chinoise COVEC se chargent de la construction de cette route, un chantier qui connait de sérieuses difficultés depuis quelques temps, ce qui avait amené le préfet de Nara à se réunir, en juin dernier, avec les responsables de deux sociétés les enjoignant d’achever la route dans les délais fixés.

Les deux sociétés n’ont réalisé jusqu’ici que 17% des travaux alors que 66% de la période fixée s’étaient achevés.

Les sociétés ont justifié ce retard par les difficultés rencontrées dans la région.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747217

« LE CRATÈRE SUD-AFRICAIN » | Par Achille Mbembe


Crédit photo : Sa Page FB

Dans ce texte [ https://www.dailymaverick.co.za/article/2021-07-14-this-is-what-a-failed-state-looks-like/ ] , Richard POPLAK (un observateur averti de son pays) développe l’une des analyses sinon les plus originales, du moins les plus provocatives des événements en cours en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud n’est peut-être pas (encore) un « failed state » (un Etat failli). Plusieurs expressions ont servi a la designer dans un passé récent , à commencer par la plus idiote: « la nation arc-en-ciel », qu’elle n’est pas non plus.

S’il fallait à tout prix lui octroyer un nom, alors on dirait qu’en réalité, ce pays aura été, depuis ses origines modernes, un veritable cratère.

En tant que tel, il aura fait l’experience, à intervalles plus ou moins réguliers, de violentes éruptions. Mais après chaque éruption, il aura su trouver, quelque part, les ressorts nécessaires pour se remodeler, et cela aussi fait partie de sa singularité.

L’arrivée au pouvoir de l’ANC en 1994 n’a pas abouti a l’éradication de ces dynamiques cratériformes . Bien au contraire, celles-ci ont connu une vertigineuse accélération , et c’est bien l’une des raisons pour lesquelles l’on en est là aujourd’hui.

Aussi bien les choix que les non-choix effectués depuis plus d’un quart de siècle par les nouvelles élites gouvernantes auront débouché sur la multiplication sans précédent de logiques de collision multi-échelles et de situations aussi paradoxales qu’explosives – et par conséquent objectivement insoutenables sur la moyenne durée.

L’incarcération de Jacob Zuma a servi de prétexte et la poudrière a partiellement saute. Partiellement, du moins pour le moment.

La déflagration en cours représente un veritable danger pour tout le pays. Ici, les inégalités sociales sont par définition raciales et cela ne peut plus durer. Les niveaux d’appauvrissement étaient déjà vertigineux. La stratégie de lutte contre la pandémie a abouti à la destruction des ultimes filets de sécurité, ouvrant la voie, à présent, à de réelles situations de famine, de détresse et de désespoir. La violence structurelle n’est plus de nature à préserver l’ordre établi. Elle est en train de détruire la fabrique sociale elle-même. Beaucoup n’ont plus rien a perdre.

Il serait étonnant que l’explosion actuelle épargne l’ANC dont le cours, tout à fait tragique, n’est pas sans rappeler la trajectoire suivie par la plupart des mouvements dits de liberation dans notre continent au cours de la période postcoloniale .

De la libération à la prédation, le chemin aura souvent été court.
Aujourd’hui, deux factions irréconciliables sont en lutte pour le pouvoir au sein du parti. D’abord feutrée pendant plusieurs années, cette lutte est désormais une lutte a mort.

De façon schématique, elle oppose une faction prédatrice (représentée par Jacob Zuma et ses affidés) et une faction techno-ploutocratique (Ramaphosa et les siens).

La faction techno-ploutocratique cherche à préserver les oripeaux de la démocratie constitutionnelle et de l’Etat de droit comme cadre privilégié de l’accummulation, dans le contexte d’une économie de marché formelle. La redistribution, dans ce cadre, se ferait par les canaux ordinaires de la croissance, des investissements et de la création d’emplois.

La faction prédatrice se sert de la rhétorique de la redistribution (radical economic transformation) comme d’un drapeau rouge et cherche à rallier les « classes marginalisées » aux fins d’accaparement du pouvoir d’Etat. Elle n’hésiterait d’ailleurs pas à sacrifier la constitution et l’Etat de droit, à utiliser (et au besoin a détruire) la puissance publique aux fins d’accaparements privés et de rackets en tous genres (le modèle russe).

La lutte entre ces deux factions est loin d’être terminée et sert de toile de fond à l’explosion en cours.

Elle sera d’autant plus rude et impitoyable que les forces sociales qui soutiennent Jacob Zuma se recrutent y compris au sein des institutions étatiques (police, armée, municipalités, gouvernements et assemblées provinciales et services de renseignement). Elles se nourrissent par ailleurs de la convergence avec, voire du controle qu’elles cherchent à exercer sur des pans entiers de l’économie criminelle et du racket qu’avait étudié, il y a plusieurs années, le regretté Stephen ELLIS dans un ouvrage peu commenté à l’époque.

Les enjeux sont donc énormes. Une éventuelle victoire de la faction prédatrice et une restauration de Zouma sous une forme ou une autre signeraient l’échec de l’expérience sud-africaine et aurait de terribles répercussions sur l’ensemble du continent.

Mais pour réussir, l’Afrique du Sud a besoin d’une rupture radicale et d’une reforme aussi bien de l’Etat que de l’économie – une reforme qui etendrait à tous les délaissés un droit universel à la subsistance.

Bref, elle devra inventer un modèle entièrement neuf, qui ne se limite pas à la démocratie de marché. Car on le sait désormais, à l’âge du néolibéralisme autoritaire, la démocratie de marché à elle seule n’est plus une garantie contre la plongée dans le chaos, la violence et l’anarchie.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 14 juillet 2021 voir : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158245237561451&id=618071450

Le président de la République et son homologue sénégalais supervisent la signature de plusieurs accords de coopération (AMI)



Le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouany, et son illustre invité sénégalais, Son Excellence M. Macky Sall, ont supervisé, ce lundi après-midi au Palais présidentiel de Nouakchott, la signature d’un ensemble d’accords de coopération entre les deux pays.

Les accords qui ont été signés à l’occasion de la visite d’amitié et de travail que Son Excellence M. Macky Sall effectue dans notre pays couvrent les domaines de la justice, de l’environnement, des équipements et des transports.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, M. Ismail Ould Cheikh Ahmed, et la ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Mme Aissata Tall Sall, ont signé quatre accords dans le domaine de la justice portant sur :

-La coopération judiciaire dans le domaine pénal

-La coopération judiciaire dans les domaines civil et commercial

-L’extradition de personnes recherchées dans les deux pays

Ils ont également signé un accord dans le domaine de la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’environnement et du développement durable.

Le ministre de l’Équipement et des Transports, M. Mohamedou Ahmedou M’haimid, et son homologue sénégalais, M. Mansour Faye, ont signé un accord relatif au transport terrestre entre les deux pays.

Le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, M. Dy Ould Zein, et son homologue sénégalais, M. Alioune Ndoye, ont également signé un accord de coopération dans le domaine de la pêche et de la pisciculture.

Les différents accords ont été signés en présence des membres des deux délégations accompagnatrices.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-59360.html

UN INGÉNIEUR MAURITANIEN NOMINÉ POUR LE PRIX PIERRE BÉZIER QUI RÉCOMPENSE LES CINQ PREMIÈRES THÈSES DE DOCTORAT

L’ingénieur mauritanien Cheikh Brahim Abed, a été nominé pour le prix Pierre Bézier, qui récompense les cinq premières thèses de doctorat de l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences et Technologies de France (ENSAM) , après que le jury ait salué sa thèse pour deux doubles diplômes de doctorat de l’ENSAM Paris, et de l’école d’ingénieurs Mohammedia de Rabat.

La thèse de doctorat dans le domaine de l’aérodynamique numérique et expérimentale porte sur le thème de la modélisation de la conception, de l’analyse et du réglage des compresseurs centrifuges contrarotatifs (Modélisation, analyse et contrôle des compresseurs centrifuges contrarotatifs : Aérodynamique Numérique et Expérimentale).

La discussion de la thèse a duré environ quatre heures, par un panel de neuf experts dans le domaine universitaire et de la technologie industrielle, dont le professeur David Chali, le professeur Jarrar Bois et le professeur Emily Suri.

Le Dr. ingenieur Cheikh Brahim Abed, tout en travaillant sur la thèse, a rédigé sept articles scientifiques, dont quatre ont été publiés, tandis que deux articles ont été approuvés pour publication.

La thèse d’ingénieur a reçu un diplôme très honorable par le comité de discussion.



Source : https://mourassiloun.com/node/19416

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70873

LA MAURITANIE REFUSE DE RATIFIER LES RECOMMANDATIONS DE L’ONU POUR DÉPÉNALISER «L’APOSTASIE ET L’HOMOSEXUALITÉ»

Aujourd’hui, le Commissaire aux droits de l’Homme, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a annoncé que la Mauritanie n’avait pas ratifié les recommandations de l’ONU relatives à l’abolition de la peine de mort et à la dépénalisation de l’apostasie, du dédain , de l’homosexualité et de l’adultère.



Ould Sidi a déclaré dans un discours aujourd’hui, jeudi à Genève, lors de la session du Conseil des droits de l’homme, que « les recommandations du Conseil portaient sur l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité et les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même le sexe, et la dépénalisation de l’apostasie, de la moquerie et de la punition de l’adultère, car ils violent les dispositions de la constitution du pays. » .

Il a indiqué la détermination de la Mauritanie à « maintenir le moratoire de fait appliqué aux cas de peine de mort, en vigueur depuis 1987, et à considérer à l’avenir notre position sur l’adhésion au Statut de Rome, en tenant compte des impératifs de nos intérêts nationaux. . »

Source : https://mourassiloun.com/node/19384

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70825

✓LES COMMERÇANTS MAURITANIENS ARRÊTÉS EN CÔTE D’IVOIRE ACCUSÉS DE TERRORISME ONT ÉTÉ BLANCHIS ET LIBÉRÉS

Les autorités ivoiriennes ont relaxé mercredi des commerçants mauritaniens, arrêtés la veille dans le cadre d’une enquête relative à des attentats terroristes, après s’être assurées que ceux-ci n’étaient pas impliqués dans ces attentats. Le procureur de la république, président de la commission d’enquête sur les attentats contre des bases militaires en Côte d’Ivoire, a annoncé mercredi la libération des commerçants mauritaniens qui avaient été interpelés après leurs interrogatoires.

Selon le procureur es enquêtes n’ont pas dévoilé aucune preuve de la complicité des commerçants mauritaniens lors de ces attentats et ont donc été libérés. Les autorités ivoiriennes avaient arrêté 5 commerçants mauritaniens, suspectés d’avoir reçu des fonds qui auraient été destinés à financer « deux attentats terroristes » contre la base militaire de Kafoulo en juin 2020 et la localité de Dorobo, deux attentats qui ont coûté la vie à 14 soldats ivoiriens et un gendarme.

saharamedias

© Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70811