Appel Pour Une Plus Grande Pression Internationale


Alors que le monde célèbre la Journée Internationale des Droits de l’Homme le 10 Décembre et le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, « Abolition Institute » demeure sérieusement préoccupé par la recrudescence de la répression contre les activistes anti-esclavagistes en Mauritanie. Cette préoccupation est aggravée par la manière avec laquelle les forces de sécurité ont escorté le député nouvellement élu, Biram Dah Abeid (Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) aux services des urgences du Centre National de cardiologie de Nouakchott (Mauritanie). Au moment de l’escorte, M. Abeid avait besoin d’une assistance médicale urgente pour des troubles cardiaques. Il est inconcevable, vu la gravité de son état de santé, qu’ il soit resté menotté alors qu’il était sous escorte de haute sécurité. « Abolition Institute » estime que la communauté internationale ne devrait pas tolérer un tel traitement inhumain et dégradant.

Il est à noter que M. Abeid a été arrêté et maintenu arbitrairement en détention depuis le 7 Août 2018. Malgré tout il est élu succès étant en détention et devenu dès lors membre de l’Assemblée Nationale le 1er Septembre 2018, M. Abeid aurait pu, dans un état de droit, bénéficier de la protection de l’immunité parlementaire. Mais tel n’est pas le cas.

Selon l’honorable Coumba Dada (également membre de l’Assemblée Nationale et Vice Présidente de IRA), malgré la détérioration de sa santé, M. Abeid s’est vu refuser une assistance médicale adéquate. Lors de la séance plénière de l’Assemblée Nationale le 3 Décembre 2018, elle a vivement critiqué les députés pour avoir ignoré le sort de l’honorable Biram Dah Abeid et a lancé un SOS pour protéger sa santé et sauver sa vie. Dès lors, une réponse ferme, incluant une action rapide de la communauté internationale devient nécessaire.

C’est maintenant le Moment!

Rappelons également qu’il y a cinq ans, le 10 Décembre 2013, M. Abeid avait reçu le Prix des Droits de l’Homme des Nations Unies en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la lutte contre l’esclavage et à la défense des droits de l’homme en Mauritanie. Compte tenu du caractère arbitraire de sa détention actuelle et de la détérioration de l’état de santé de M. Abeid, nous exhortons S.E.M. Antónió Gutierres, Secrétaire Général des Nations Unies et la communauté internationale à user de leur influence pour exiger la libération immédiate de l’honorable Biram Dah Abeid, ainsi que de son collègue Abdallahi Houssein Messaoud. Par la même occasion, nous appelons à la libération de Sénateur Mohamed Ould Ghadda et de blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir le blogueur mauritanien dont la libération a été ordonnée après avoir été condamné á tort pour apostasie

Tout en nous félicitant de la décision récente du gouvernement des États-Unis de suspendre la Mauritanie de l’ AGOA (Africa Growth and Opportunity Act), en raison de la persistance de l’esclavage et des violations des droits de l’homme, nous l’exhortons à exercer d’avantage de pression sur la Mauritanie pour qu’elle libère tous les prisonniers politiques et d’opinions.

Organisations signataires: Abolition Institute, Trinity United Church of Christ – Chicago, Masjid Al-Taqwa – Chicago and Zakat Foundation.

4802 N. Broadway, Suite 200
Chicago, IL 60640
Phone: (312) 576-8822
Website: http://www.StoppingSlavery.org

Source crédit : Post Facebook Bakary Tandia

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Déclaration des Réseaux IRA dans le Monde.

✅À l’occasion de la journée internationale des Nations-Unies contre l’esclavage, le 2 décembre.

2 décembre 2018:
Aujourd’hui, en Mauritanie, l’on naît esclave ou maître

Le 2 décembre 1949, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la « Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui ».

1. Un défi planétaire

Si la plupart des agences de l’Organisation des Nations unies (Onu) ainsi que le Comité international de la Croix rouge (Cicr) dénoncent le travail forcé de près de 10 millions d’enfants, l’enrôlement d’autres dans les conflits armés, la servitude sexuelle et la traite des migrants continuent à démentir la volonté universelle d’émancipation. Pire encore, l’esclavage par ascendance, à l’inverse de la dimension moderne du problème, se perpétue, d’où le tabou de son actualité, partout sur la mappemonde. Le cas de la Mauritanie l’illustre assez.

2. La singularité de la Mauritanie

En Mauritanie, une personne naît esclave ou maître. Ailleurs, elle le devient, durant une période définie, parfois le temps d’une vie, sans qu’une telle épreuve se transmette, forcément, par la biologie.

Au-delà de la différenciation ethnique, le système rigide de castes régit les sociétés de l’espace mauritanien, carcan où les familles d’esclaves, se trouvent déterminées, à servir le propriétaire de leurs corps et âme, d’une génération à la suivante.

Le constat s’aggrave d’un substrat métaphysique: des versions déviantes de l’Islam, en vigueur depuis le 9eme siècle, constituent, dans le pays la matrice d’un racisme pratique, celui de l’exploitation et de la déshumanisation des Noirs. Les codes hérités de la perception locale de la Charia légalisent l’institution de l’esclavage et associent, toute révolte, à une rébellion envers Dieu. Le serviteur – Abd – ne saurait se substituer à sa condition, sauf à s’exclure du paradis, l’Eden des maîtres. La République islamique de Mauritanie sacralise toujours, dans son droit, la primauté de cet Islam conservateur et liberticide et s’empresse, néanmoins, de légiférer en faveur des standards internationaux. L’ambivalence, ainsi établie, vise à sauvegarder le montage de la primauté génétique, à coups d’artifice, de ruse et de chantage à la damnation dans l’au-delà.

3. L’obsession du maquillage

Depuis son indépendance en 1960, la Mauritanie a aboli l’esclavage, par trois fois : l’ordonnance de 1981 prévoit d’indemniser les maitres ; dès 2007, une loi en criminalise l’exercice puis une autre, de 2015, le déclare « crime contre l’humanité ». Or, la somme de ces textes complète la dynamique de l’enfumage, grâce à un savant dosage d’obstruction et de dissimulation. Eludant le fond culturel et la réalité des survivances contemporaine, l’art 2 de la dernière norme en date, s’offre la perfidie de préciser que « l’esclavage comprend tout acte de capture, d’acquisition, de cession d’individu en vue de le réduire en esclavage, de le vendre ou de l’échanger ». L’alinéa vise à créditer la fable selon laquelle n’existerait, en Mauritanie, qu’un potentiel d’esclavage moderne, sans lien avec la transmission matrilinéaire.

Même s’il semble difficile de mesurer l’impact réputé sur 20% de la population, le pourcentage devrait être fortement revu à la hausse, si l’on y inclut les discriminations à l’endroit des descendants. Bien que les fils et petits fils de captifs représenteraient de 45 à 50% des habitants de la Mauritanie, seuls 3 infractions ont été jugées depuis 1981 ; une seule plainte se soldait par 3 mois d’emprisonnement, alors que le droit en requiert 20. Les témoignages sur la complaisance des juges, administrateurs civils, policiers et gendarmes, avec les contrevents, issus du même groupe d’opresseurs, alimente une abondante littérature de communiqués et de déclarations. Les associations SOS Esclaves et Ira-M documentent, depuis des années, la conception et la mise en œuvre de la conspiration du silence.

4. Notre message

A l’occasion de la « journée internationale pour l’abolition de l’esclavage » l’ensemble des sections de Ira Mauritanie rappelle, au monde, le caractère actuel de l’infériorité par filiation en Mauritanie. Celle-ci se traduit, toujours, par le mépris social, l’inculture, l’exclusion des services de base, la discrimination à l’emploi et l’exposition spécifique à la misère et aux maladies.

La répression des militants abolitionnistes de l’IRA et la détention préventive du Président Biram Dah Abeid – pourtant élu député derrière les barreaux de sa cellule – viennent démontrer, aux sceptiques, combien la République islamique de Mauritanie pénalise non pas l’esclavage mais la lutte légitime contre la domination de l’homme par son semblable.

Si l’Union européenne demeure le premier partenaire économique de la Mauritanie et collabore, avec elle, à la lutte antiterroriste au travers du G5 Sahel, elle ne saurait éluder, sous peine d’une cécité qui se paierait cher, le fanatisme croissant dans le pays ; l’article 306 du code pénal de la Mauritanie illustre la dérive de la législation nationale vers la surenchère avec les mouvements jihadistes.

Au XXIème siècle, aucun humain ne devrait pouvoir en subjuguer un autre, impunément, a fortiori l’esclavage héréditaire, que fonde et justifie l’extrémisme religieux. La paix se perd à force de renoncements, de patience-renoncement, de prudence-résignation, donc d’indifférence à la tragédie de l’Autre.

■IRA-Mauritanie
■IRA-France-Mauritanie
■IRA-Mauritanie-Belgique
■IRA-Mauritanie-Italie
■IRA-Mauritanie-Pays-Bas
■IRA-Mauritanie-Espagne
■IRA-Mauritanie-Germany
■Les IRA-USA: Columbus, New-York et Philadelphia.
■IRA-Canada
■Les IRA-Afrique: Sénégal, Côte d’Ivoire et Mali.

Source crédit : Réseaux IRA

Nansa Hamet Coulibaly de Kherewane, une voix pacifiste d’appel citoyen pour la LIBERTÉ et la DIGNITÉ en milieux soninkés, menacé de mort !?

Ces derniers temps par d’appels réitérés clairement et allusifs émanant de milieux féodalo-esclavagistes via Whatsapp, il est débat d’attenter à la vie de ce grand militant du mouvement GANBANAAXU FEDDE* au Mali. Son message lumineux d’éveil et de conscientisation pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés, irrite les milieux extrémistes féodaux aux mentalités foncièrement esclavagistes. Armé d’un grand courageux, Mr Coulibaly ne fait que rappeler les Droits et les Devoirs reconnus à TOUS les citoyens maliens par la constitution du pays. Son message déconstruit les velléités dominatrices intracommunautaires via un régime féodalo-esclavagiste soninké qui sévit par des chantages, des humiliations, des attaques psychologiques et physiques, et des accusations mensongères pour salir la CAUSE pour l’émergence d’une société soninké en phase avec son époque.

Encore, ces menaces clairement exprimées lors d’un conclave secret entre féodalo-esclavagistes à Bamako, doivent interpeller les hautes autorités maliennes qui tergiversent toujours et encore face au lobbying malsain des milieux féodaux et réactionnaires.

Nous prenons à TÉMOINS nos partenaires ONG au Mali et à l’extérieur sur toute éventuelle atteinte à Monsieur Nansa Hamet de Kherewane.

*Mouvement pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

21 novembre 2018

✅Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

À Paris, élus locaux et ongs débattent de la situation d’esclavage en Mauritanie et au Soudan.

Ce mardi 20 novembre 2018, à l’invitation de :
Collectif Urgence Darfour – UPTP (Un passé trop présent), AHME (Association des Harratines de Mauritanie en Europe), Comité Soudan – MPCT (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme), IRA FRANCE-MAURITANIE, se sont réunis lors de la projection du film-documentaire de la cinéaste et humaniste franco-senegalaise Diagne CHANEL et son collègue Rishi BOODOO; un film-documentaire centré sur l’esclavage des hratin et l’oppression des personnes d’ascendence africaine en Mauritanie: « MÊME SI TU PRIES TU N’IRAS PAS AU PARADIS ».
Ibrahima Diallo, un mauritanien réfugié en France suite à la tentative de génocide, témoigne dans le film, un réfugié du Darfour qui traite de l’enfer subit en Libye par ceux qui fuient le Soudan et Brahim Ould Ali, membre dirigeant d’IRA-France-Mauritanie, Elhadj Fall porte parole de Biram Dah Abeid (Président des réseaux IRA de par le monde, député Mauritanien) et des élus et dirigeants associatifs français, ont pris la parole.

Il a été question de rappeler qu’en 2018, en Mauritanie l’esclavage peine encore à briser ses chaines.

La communauté Mauritanienne était représentée par diverses personnalités reconnues pour leur implication dans la dénonciation des injustices perpétrées en Mauritanie
C’est aussi grâce à l’implication de la municipalité de Fontenay-sous-Bois, représentée en nombre important, qui les a reçu à la Maison du Citoyen et de la vie associative.
Ces derniers étaient accompagné d’une partie du conseil municipal impliqué dans le rayonnement international de leur ville.

La rencontre a débuté avec Huguette CHOMSKI MAGNIS qui a représenté le MPCT et URGENCE DARFOUR, expliquant l’intérêt de la rencontre qui traite de deux pays Africains que sont la Mauritanie et le Soudan où l’esclavage perdure.
Puis Eymeric GOMES, du collectif « Un Passé Trop Présent » de faire un rappel sur la loi TAUBIRA d’il y’a treize ans commémorant l’abolition de l’esclavage et l’intérêt particulier qu’il porte sur la situation actuelle d’un éminent abolitionniste, Biram Dah ABEID

Après la projection du film de Diane CHANEL et de Rishi BOODOO, s’en est suivi un débat autour de la question de l’esclavage en Afrique.
Diagne a expliqué les conditions dans lesquelles elle a réalisé le film et l’implication d’Ibrahima DIALLO qui a rappelé l’oppression systématique que subissent et qu’ont subit les populations afro-descendante autochtone en Mauritanie.

Ensuite, Elhadj FALL, porte parole de Biram Dah ABEID (Président des réseaux IRA de par le monde, député Mauritanien, incarcéré) a remercié les participants, les organisateurs et la mairie de Fontenay-sous-Bois pour cette initiative.
Il a regretté que sa présence soit liée à l’arrestation arbitraire et l’emprisonnement que subit pour la quatrième fois en sept ans, son leader, Biram Dah ABEID, abolitionniste, pacifiste, pour des raisons fallacieuses montées par le régime Mauritanien.
Il a rappelé que cet arrestation est due tout d’abord l’impact réel de l’engagement et des idées de Biram sur la majorité des mauritaniens, victimes d’esclavage et de discrimination raciale. Donc l’intransigeance du président d’Ira-M sur la question de l’esclavage et marginalisation des hratin et celle de la tentative de génocide et d’exclusion des afro-mauritaniens, ajouté au fait de la dynamique de rassemblement autour de Biram Dah ABEID de toutes les communautés Mauritaniennes suite à l’accord entre le pôle politique RAG émanant d’IRA et le parti politique SAWAB, sont une source de véritables inquiétudes pour le pouvoir anti-democratique, raciste et esclavagiste de Mohamed ould Abdelaziz. Pour Elhaj et Brahim ould Aly, l’arrestation et l’emprisonnement arbitraires de Biram sont dus uniquement à des motivations suscitées uniquement par sa défense des droits de l’Homme et et l’enthousiasme populaire pour son projet politique. Les deux hommes ont aussi précisé que le leader abolitionniste n’est toujours pas jugé alors qu’il est en prison depuis 113 jours et malgré son immunité parlementaire.
Elhaj Fall, a également, informé sur l’état de santé de M ABEID.

Après le cocktail, l’assemblée c’est installée en cercle pour débattre sur les sujets ayant trait à la mobilisation de la mairie de Fontenay-sous-Bois pour cette cause, le mécanisme que l’esclavage subit en Mauritanie comme au Soudan ou ailleurs, l’attitude de la france et des Etats Africains, des institutions des droits de l’homme.

Un moment de partage, de rencontre et d’engagements sur l’avenir.

Au nom des réseaux IRA, le porte-parole du président à Paris,
Elhaj Fall.
21 octobre 2018.

Soucre crédit : Réseaux IRA-France

ALERTE #18NOVEMBRE : DÉNONÇONS L’ESCLAVAGISME STATUTAIRE EN MILIEUX SONINKÉS EN AFRIQUE DE L’OUEST !

✅📣 Journée internationale en mémoire des victimes de l’esclavage, de la colonisation et la migration. Initiée par le journaliste Claudy SIAR .

■Notre contribution

Aujourd’hui dans certaines communautés noires africaines en l’occurrence soninké, sévit un régime féodalo-esclavagiste qui humilie, exproprie, discrimine , ostracise et agresse des paisibles citoyens qui osent refuser le statut social d’esclave en intracommunautaire.

Le mouvement d’éveil citoyen et humaniste, GANBANAAXU FEDDE* regroupant plusieurs associations dans certains pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Mauritanie, Gambie et d’autres) et parmi la diaspora soninké de part le monde, mène un combat depuis quelques années contre ces tares sociétales obsolètes d’une autre époque .

Ce système ségrégationniste et discriminatoire érigé en mode de vie « culturel » chez les soninkés, est défendu par des milieux féodaux et réactionnaires qui s’estiment dignes d’une noblesse filiale très particulière, en rabaissant leurs semblables dans le même groupe sociolinguistique.
Ces derniers mois, nos membres engagés pour l’instauration des réformes sociétales en phase avec notre ère, pour dépasser ces considérations anachroniques et mesquines, subissent d’innombrables CHANTAGES , INTIMIDATIONS , AGRESSIONS et RESTRICTIONS dans nos contrées africaines. Ici nous comptons sensibiliser toutes les consciences progressistes éprises de justice et sensibles à la DIGNITÉ HUMAINE à travers le monde entier, pour soutenir cette CAUSE GANBANAAXU qui pose un véritable questionnement sur l’espèce Afro- africaine par rapport à L’ESCLAVAGE. Aujourd’hui des Noirs qui agressent d’autres Noirs sur les problématiques liées aux mentalités esclavagistes et féodales au coeur de l’Afrique, est une ABERRATION SOCIALE INNOMMABLE qui salit la Condition Noire.

Voir ci-dessous en liens médias sur divers incidents gravissimes survenus à cause de ces pratiques ces derniers mois en milieux soninkés :

https://www.notrenation.com/Esclavage-par-ascendance-en-pays-Sarakole-IBK-interpele

http://bamada.net/recul-moyenageux-au-pays-soninke-la-revolte-des-esclaves-reprimee-dans-le-sang-et-la-privation?fbclid=IwAR3UOMT-_QvIbRYIlKOIuLaX7Lb3-Ahv_T3FBBG9hDpnfzk4j1phKXS4Vv0

http://www.rfi.fr/afrique/20180614-mauritanie-anciens-esclaves-denoncent-accaparement-terres

https://www.chezvlane.com/Les-mentalites-feodales-agressives-a-Nahali_a6128.html

https://www.chezvlane.com/Guidimakha-Selibabi-Cooptation-d-heritage-sur-fond-de-l-esclavage-a-Dafort_a8371.html

https://www.chezvlane.com/Guidimakha-le-doyen-Demba-Diarra-convoque-a-la-brigade-de-gendarmerie-a-Ghabou_a6295.html

https://www.google.fr/amp/s/kassataya.com/2018/07/11/les-tentatives-dexpropriation-dheritage-a-dafort-des-incomprehensions-autour-de-la-decision-du-cadi-de-ould-yenge/amp/

https://www.google.fr/amp/s/soninkideesjose.wordpress.com/2018/02/08/alerte-des-membres-de-la-communaute-ganbanaaxu-violemment-attaques-a-modibougou/amp

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/11/04/droits-humains-retour-sur-la-manifestation-contre-les-agressions-feodalo-esclavagistes-en-milieux-soninkes-en-afrique-de-louest/

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2173931636164145&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2172355016321807&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2168056586751650&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2167204170170225&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2164506267106682&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2162682843955691&id=1473902619500387

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/10/13/communique-de-presse-des-extremistes-feodaux-agressent-sauvagement-des-paisibles-citoyens-dans-des-localites-soninkes-au-mali/

http://www.rfi.fr/afrique/20180614-mauritanie-anciens-esclaves-denoncent-accaparement-terres

http://bamada.net/recul-moyenageux-au-pays-soninke-la-revolte-des-esclaves-reprimee-dans-le-sang-et-la-privation?fbclid=IwAR3UOMT-_QvIbRYIlKOIuLaX7Lb3-Ahv_T3FBBG9hDpnfzk4j1phKXS4Vv0

Notre actualité sur cette page officielle : https://www.facebook.com/ARMEPES/

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Correspondance de Biram Dah Abeid lue aujourd’hui devant la CNCDH( COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE DES DROITS DE L’HOMME ) DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Lettre de l’absent-présent

Correspondance de Biram Dah à la séance de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme
Paris, 16 novembre 2018

J’exprime d’abord ma reconnaissance à vous, Madame la Présidente Christine Lazerges et vous prie d’en transmettre toute l’intensité à vos collègues. Je salue l’honorable assistance.

Aujourd’hui, je m’adresse à vous, de ce siège vide, alors que je me trouve dans une cellule de la prison civile de Nouakchott, d’où j’ai fus élu député, le 1er septembre 2018. Mon compagnon de lutte Abdellahi Houssein Messoud et moi, y séjournons, en détention préventive et coupés du monde, situation à laquelle nous habitue, hélas, la récurrence des persécutions, procès et condamnations.

Depuis la naissance de notre mouvement en 2008, nous menons une lutte non-violente pour assurer aux Noirs de Mauritanie, l’égalité des droits, en somme tourner la page des siècles d’esclavage, de racisme et de déni de droits élémentaires. Sur le chemin ardu de l’émancipation, nous endurons surtout la torture, comme l’attestent divers témoignages de rapporteurs spéciaux des Nations unies.

Notre combat ne vise qu’à accélérer l’avènement d’une Mauritanie de la paix dans l’équité, pas celle qui reproduit le statu-quo de la supériorité raciale. Nous voulons, pour nos enfants, petits enfants et les générations à venir, un avenir de dignité reconquise par l’exercice plein de la qualité de citoyen. Notre dessein comporte l’application effective des lois devant mettre un terme à l’impunité, l’accès à l’éducation de base, le partage des ressources et le respect du suffrage universel. Par le poids démographique des multitudes opprimés, nous entendons faire entendre la réclamation de justice, grâce à l’expression des suffrages.

Nous sommes des passeurs d’espérance, qui voulons permettre, à nos compatriotes, d’écrire une nouvelle page de relations humaines, dans ce désert dont l’hostilité n’a d’égal que l’intransigeance de ses puissants. Aux mauritaniens qui naissent diminués et grandissent, sans état-civil, ni la conscience du droit à vivre heureux, nous offrons l’alternative d’une fierté, d’un projet et d’un relèvement, contre la fatalité d’un passage sur terre, aussi bref qu’absurde : à rebours de la faim, de la soif, de la maladie et du sentiment de sa propre infériorité, nous propageons le message de la révolte, oui, parce que notre humanité nous l’enjoint.

En Mauritanie, il ne s’agit plus seulement de servitude et de contrainte justifiées au nom de la religion et de la naissance ; si l’émasculation, le travail forcé, les sévices sexuels et la vente à l’encan tendent à disparaître, le mépris et l’exclusion demeurent. Les discriminations à l’emploi, le défaut de scolarisation et la banalisation des tâches indécentes recréent le statut de paria, sur la base invariable de la couleur. Le peuple noir de Mauritanie, en particulier les descendants de serviteurs captifs ou achetés, constitue la majorité laborieuse sur le dos de laquelle s’agrippe la minorité des exploiteurs. Les maitres d’hier le restent mais sous le vernis de la modernité et les faux semblants de la loi.

Nous préoccupe, entre autres sujets de rupture dans la communauté de destin, le sort des fillettes et femmes nées du mauvais côté de la barrière sociale. Elles subissent l’exploitation domestique, le viol et une prévalence spécifique des maladies sexuellement transmissibles (Mst) ; tout comme leurs congénères masculins, elles ne peuvent prétendre aux soins qu’en revenant sous la coupe de la famille ou de la tribu du maître. A cause de l’extrême pauvreté et de la mainmise de la minorité arabo-berbère sur 95% des centres de pouvoir et de décision, le Noir mauritanien ne peut survivre sans participer à reconduire sa domination. Des cas de récidive indirecte se déroulent sous nos yeux : des esclaves, déçus et frustrés de ne pouvoir aspirer à mieux, retombent sous la « servitude volontaire », pour reprendre l’admirable expression de Monsieur De La Boétie.

Le défi s’avère d’autant moins surmontable que le système d’hégémonie tribale privatise l’Etat et le fige dans une vocation néo-patrimoniale, aux fins de perpétuer l’inégalité, qui est sa vocation, sa sève et son oxygène. Ainsi, recrute—t-il, en son sein, le commandement des milices en armes que sont les forces de sécurité et de défense mais aussi les magistrats, les directeurs de conscience religieuse, les banquiers, les industriels, les marchands de biens et services, les détenteurs de terres arables et les bénéficiaires de licences de pêches. En Mauritanie, le racisme est avant tout une prédation, une entreprise de rapine dont les arguments moraux ne cachent plus l’avidité brutale. Depuis toujours, les maîtres nous subjuguaient par leur religion, c’est-à-dire celle qu’ils ont façonnée sur mesure ; aujourd’hui, certains d’entre eux prétendent nous libérer avec le même outil. Faut-il en rire ou pleurer ?

Les juges, officiers de police judiciaire et membres du gouvernement, sont formés à répéter et régurgiter les prescriptions les plus archaïques de l’école sunnite, de rite malékite : les programmes enseignent, légitiment et sacralisent l’esclavage et lui attribuent de fait le statut de 6ème pilier de la foi. Dans ce que la république islamique de Mauritanie considère comme le corpus inviolable de son noyau, se dresse une inhumanité essentielle : le dogme d’une hiérarchie des corps et des vies. Et gare à d’éventuelles dissidences ! L’article 306 du code pénal, révisé à l’initiative du gouvernement et adopté en avril 2018, élargit la peine de mort, sans aucune faculté d’atténuation : « Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet) – Paix et Salut sur Lui – ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir.

A présent, il suffit, à un magistrat passablement zélé, de décréter que la dénonciation de l’esclavage tient d’une rébellion contre Dieu…Depuis 2014, un jeune bloggeur, Mohamed Cheikh Ould Mkheitir croupit en prison, pour avoir contesté le système de castes selon sa propre version ; ainsi, essuyait-il trois condamnations à mort consécutives. Il ne passe d’année, non plus sans qu’une « bavure » de la police ou de justice privée, n’occasionne le trépas d’un noir, fût-il descendant d’esclave ou natif autochtone du Sud. Selon une jurisprudence établie, l’auteur de l’homicide échappe à la sanction.

Mesdames et messieurs, chers amis dans la promotion de l’universalisme, telle se présente la Mauritanie, alliée de l’Occident démocratique, dans la fameuse lutte contre le terrorisme. Mon pays, où le fanatisme religieux organise la société, l’Etat, le statut personnel et encadre l’esprit du législateur, s’apprête à lancer ses forces, sur les traces des islamistes armées, au-delà de nos frontières. Or, la Mauritanie, membre du G5 Sahel applique le programme juridique des prosélytes du Califat terroriste. Comment peut-on combattre ce que l’on enseigne à ses enfants ?

Sur cette note d’interrogation volontairement embarrassante, je conclus mon laïus d’outre-cachot. La bataille pour la restauration de notre intégrité vous concerne. Nous avons besoin de vous, au nom de l’espèce à laquelle nous appartenons tous, si vulnérable devant le déchainement de la force brute mais magnifique et triomphante quand elle se dresse en travers ! Robert Antelme échoua en prison parce que Français avide de liberté pour son pays mais il apprit, de l’épreuve des camps, combien il était, d’abord, membre de la famille humaine. Mes camarades et moi nous revendiquons de l’héritage noble et en entretenons la mémoire. Sans vouloir être plus long, les IRA qui ont essaimé en Europe, Amérique du Nord et Afrique, à l’image des membres et dirigeants d’IRA-France-Mauritanie, illustre notre modèle rêvé, pour la symbiose universaliste des justes, face à l’interpellation du défi.

Nous comptons sur vous !

Crédit source : Réseaux IRA via Facebook.

Nous avons décidé de retirer notre prix le plus prestigieux à l’ancienne Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi.

Partagez la lettre ouverte que nous lui adressons !

Chère Aung San Suu Kyi,

Il y a neuf ans, Amnesty International vous a décerné sa plus prestigieuse distinction, le prix Ambassadeur de la conscience. Lorsque nous vous avons remis cette récompense, vous étiez « un symbole d’espoir, de courage et de défense inépuisable des droits humains, non seulement pour le peuple du Myanmar, mais aussi pour les citoyens du monde entier ».

En tant qu’Ambassadrice de la conscience d’Amnesty International, nous espérions que vous continueriez d’user de votre autorité morale pour dénoncer l’injustice où qu’elle se manifeste, et pour le moins au Myanmar.

Au lieu de cela, nous sommes à la fois inquiets et déçus par votre trahison manifeste et persistante des valeurs fondamentales que vous avez défendues pendant des décennies. Vous avez choisi d’ignorer et d’excuser la violente répression et les crimes contre l’humanité commis par l’armée contre les Rohingyas et les minorités dans l’État kachin et le nord de l’État chan, et votre bureau s’est employé à soustraire l’armée à un examen international et à l’obligation de rendre des comptes. En outre, nous sommes consternés par les discours de haine qu’a tenus votre gouvernement à l’égard des minorités, encourageant au lieu de freiner la discrimination et l’hostilité. En tant qu’organisation ayant œuvré sans relâche à votre libération – et à la libération de tous les prisonniers d’opinion au Myanmar – nous déplorons vivement que votre gouvernement n’ait pas abrogé ou modifié les lois répressives, mais s’en soit servi pour restreindre la liberté d’expression et arrêter et emprisonner des défenseurs des droits humains, des journalistes et des militants pacifiques.

Aujourd’hui, nous sommes profondément déçus que vous ne soyez plus un symbole d’espoir, de courage et de défense inépuisable des droits humains. Incapables de justifier le maintien de votre statut de lauréate du prix d’Ambassadrice de la conscience, c’est avec une grande tristesse que nous vous le retirons par la présente. Nous l’annoncerons publiquement dans deux jours, le 13 novembre.

Nous restons inébranlables dans notre engagement à garantir que tous les citoyens au Myanmar puissent exercer leurs droits librement, dans la dignité et en toute égalité.

Veuillez agréer l’expression de ma haute considération,

Kumi Naidoo
Secrétaire Général d’Amnesty International

Source crédit : Post Facebook Amnesty international France