Ganbanaaxu fedde : Procès et projets de réformes coutumières.

■Volet 1

Depuis le lancement de notre mouvement Ganbanaaxu fedde au 05.10.2016 (mouvement pour les droits civiques qui demande l’égalité en dignité et en droits dans un cadre républicain), foisonnent à notre encontre toutes sortes de calomnies, d’attributions d’intentions malsaines et funestes (achats d’armes pour casser du noble , trafic de drogues, accusation d’avoir créé un climat insurrectionnel entre autres).Et pire encore certains de nos membres expatriés sont menacés d’emprisonnement une fois sur le sol mauritanien par les partisans de l’ordre féodal ,du statut quo stérile .
CAMARA MOUSTAPHA Président GUIDIMAKHA POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPEMENT avait tenté d’intercepter via la frontière de Gouraye (Mauritanie) , notre membre Hadet Boudou Coulibaly de Gneleba( village mauritanien dans la région du Guidimakha).
Toutes ces accusations et intimidations ne sont que ferments de haine, du mépris et du peu de considérations pour la communauté Ganbanaaxu fedde .On nous reproche de combattre les vestiges des pratiques de l’esclavage , du systèmes de castes , la hiérarchisation des rapports héritées des pratiques esclavagistes .Ganbanaaxu fedde lutte contre les pratiques d’esclavage et ses séquelles , nous ne ruminons ni haine , ni revanche ni demande de réparations pour les victimes et descendants de victimes de l’esclavage communautaire .Pour beaucoup cet esclavage intracommunautaire couplé des systèmes de castes – parce que entre africain)-ne devrait pas être objet de débat soit par gène ou par mauvaise foi.
L’argumentaire farfelu avancé par les partisans d’un certain conservatisme féodal n’a aucune teneur face à l’idéal de Ganbanaaxu fedde . C’est ce qui est risible certains se font hérauts légitimes de cette communauté soninké du fait de leur nom de famille .Ganbanaaxu fedde ne fait pas table rase du patrimoine matériel et immatériel de SONI KAARA , ce qui n’est pas notre dessein d’ailleurs.
L’esclavage par ascendance ne peut être constitué comme pilier d’une organisation sociale, la remise en cause de certaines pratiques par notre mouvement Ganbanaaxu fedde a fait de nous les ennemis , des parias , des excommuniés dans beaucoup de villages, agressés , emprisonnés ou harcelés par procès répétitifs . Ces manœuvres reflètent une impuissance face l’élan d’éveil communautaire transfrontalier.
Mais nous voulons réformer certains référents coutumiers, certaines entités coutumières .Pour ce faire une autocritique de notre communauté SONI KAARA est nécessaire pour notre survie, notre dynamisme.
Les anciennes code de valorisations sociales ne sont plus adaptées .Ganbanaaxu fedde ne demande personne de s’excuser d’être le fils ou la fille d’un ancien vendeurs , possesseurs –mal traiteurs d’esclaves , car notre combat est face un système séculaire ficelé qui n’a rien de sacrée. Toutes organisations ou entités faites dans nos sociétés ne sont là que pour le bonheur, la fraternité et la paix sociale. D’autres codes de valorisations devraient être recherchés, le nom de famille ne doit pas être critère sociale valorisation ou de discrimination. Un changement de comportement est nécessaire de l’espace nucléaire à l’espace public .Nous ne pouvons faire comprendre à un enfant de abs âge qu’il est supérieur ou inférieur à son camarade de classe ou ami d’enfance du fait de son rang social certifié pour beaucoup par le patronyme en ce qui concerne SONI KAARA.
Ce qui fait beaucoup de polémiques aujourd’hui ce n’est guère c et élan réformateur, de progressiste initiée par Ganbanaaxu fedde .
L’affront ou la pilule nos détracteurs est à situer au niveau des auteurs de cet initiative , par euphémisme on accuse de mauvaise stratégies , de manque de plan d’action , de référence et d’un leader .
Dans le fond on nous accuse d’être des esclaves revanchards , haineux pour venger nos ancêtres abusés et réduits en esclavage.
Nous soutenons le projet de réforme de la chefferie traditionnelle, de l’imamat .Nous reviendrons là-dessus prochainement pour éviter les raccourcis et par générosité aux sans arguments qui excellent dans la caricature.

Gaye TRAORÉ, président ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE.

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Communiqué de presse: l’apologie, force à la Loi contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie.

Par un verdict de première instance devant le tribunal (spécialisé sur les cas d’esclavage) d’Arafat à Nouakchott, monsieur Tapa Coulibaly a été condamné à 1 an d’emprisonnement ferme et une amende salée d’environ 460 milles ouguiyas. Lancé dans une campagne injurieuse et incendiaire faisant l’apologie de l’esclavage et ses séquelles sur les réseaux sociaux (au sein d’un groupe des féodaux réactionnaires soninkés appelé abusivement democratia islamique), cet individu a été rattrapé par son comportement provocateur répétitif ce lundi 23 Avril 2018 à la suite d’une plainte introduite par les milieux abolitionnistes notamment l’ONG contre les discours extrémistes depuis quelques temps. Pour rappel, depuis plusieurs mois par nos différents communiqués, nous avions alerté les autorités mauritaniennes sur les discours apologistes récurrents de l’esclavagisme statutaire en milieux soninkés. Longtemps entouré et protégé par des féodaux extrémistes qui défient les dispositions de la Loi antiesclavagiste (Loi 2015-031 , article 19) en vigueur en Mauritanie, il se croyait inatteignable. On apprend qu’il a fait appel du verdict et nous suivons de près l’évolution de son cas judiciaire et l’identification du monde féodaloesclavagiste qui l’instrumentalise. Aujourd’hui l’ordre féodal intracommunautaire soninké se radicalise de plus en plus. Des citoyens paisibles sont harcelés et provoqués parce qu’ils osent refuser le statut social d’esclave dans la communauté surtout dans les localités rurales .
Par ailleurs nous saluons ce verdict qui dénote une prise en compte de la menace que représente la féodalité aujourd’hui dans certaines communautés noires en Mauritanie. La rigueur de la Loi saura contenir certains comportements et discours qui portent atteinte à la mémoire ancestrale de certains parmi nous et à leur DIGNITÉ HUMAINE.

Pour la communication ARMEPES-FRANCE et GANBANAAXU FEDDE

24 Avril 2018

INFO GANBANAAXU-MAURITANIE : Le BIT a reçu des associations du mouvement GANBANAAXU FEDDE.

Ces derniers jours, les partenaires locaux du mouvement GANBANAAXU FEDDE, l’AMEES de Monsieur Diarra Sédifo et l’UVDS de Monsieur Bakhayokho Yakhoub ont été reçus par le BIT (Bureau International du travail) à Nouakchott. Accueillis lors des rencontres différentes, les 2 associations partenaires de la mouvance abolitionniste GANBANAAXU, ont été représentées par leurs présidents respectifs accompagnés d’autres membres de leurs bureaux. Leurs échanges avec les représentants de cette institution internationale ont été cordiaux et fructueux.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

ALERTE : DES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ GANBANAAXU VIOLEMMENT ATTAQUÉS À MODIBOUGOU.

Dans la nuit de mercredi au jeudi, un groupe de gens sortant d’une rencontre nocturne s’est lancé dans des propos provocateurs ciblant les personnes connues comme refusant le système féodal de ladalamxu (rapports sociaux pouvant lier les anciens esclaves et les anciens maîtres) dans cette commune appartenant au Moughaata de Kobenni dans le Hodh El Gharbi. Tout part d’une provocation lors d’un mariage, au cours duquel un monsieur dénommé Siran kante baba Dramé issu de la composante sociale Niakhamala (selon les sources il serait un guesseré ou diaré), aurait clamé en public et avec le zèle que la part de présents destinée aux esclaves est là. Sur l’état pas de réaction contestataire mais lors d’une rencontre dans une place du village, un membre de la communauté GANBANAAXU* présent au moment des propos apologistes tenu par le courtisan féodal, lui a rappelé que son comportement était blessant et condamnable par la loi. L’homme niakhamala a remis une couche provocatrice en disant qu’il est chargé de dire ces propos sur ordre de ses maîtres féodaux qui sont de la famille Diawara. Il aurait rajouté qu’il peut même tuer une personne si ses maîtres lui donnaient l’ordre. C’est ainsi qu’un membre de la communauté GANBANAAXU s’est rendu auprès de la brigade locale pour signaler ces provocations caractérisées. Convoqué avec certains de ses maîtres féodaux, le cas du courtisan social s’est arrangé à l’amiable avec des avertissements exprimés par les gendarmes concernant ce discours extrémiste et provocateur lié à l’esclavagisme statutaire en milieux soninkés.
Après cet épisode qui n’a pas trop plu aux milieux féodaux et réactionnaires du village, des réunions ont eu lieu toute la journée et après la rencontre du soir, une bande extrémiste parmi eux, a ciblé les militants GANBANAAXU par des propos injurieux et jusqu’aux coups violents à l’aide de gourdins. Il y’a eu plusieurs blessés dont un cas relativement grave. Ce dernier, Fidi Cissokho, un retraité venu de la France a reçu des coups sanglants sur sa tête. Encore alertés, les gendarmes ont arrêté 11 personnes issues de milieux féodaux du village et d’autres suspects ayant pris part aux agressions gratuites de la nuit seraient en fuite d’après une source proche du dossier.
Ainsi, il est URGENT et nécessaire pour que les autorités mauritaniennes prennent toutes les mesures qui s’imposent pour stopper l’engrenage de provocations féodales et esclavagistes dans les localités soninkés.
Par ce communiqué, nous condamnons fermement ce nouveau palier réactionnaire de ceux qui se considèrent comme intouchables pénalement en défiant les lois ouvertement. Nous interpellons encore toutes les consciences progressistes de la communauté soninké sur un silence inquiétant sur ce phénomène de l’ordre féodal devenu de plus en plus agressif dans nos localités.
Nous alertons nos partenaires défenseurs des droits humains à Nouakchott sur ce cas de Modibougou afin de suivre de près l’évolution de ces événements violents.

Ci-joint l’audio des aveux d’un agresseur : https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=i6Jd8udijlQ

*Mouvement pacifique et citoyen pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké.

8 février 2018

Pour la communication GANBANAAXU

Flash INFO: le doyen Demba Diarra est sorti libre du tribunal à Nouakchott.

Nouakchott le 6 février 2018

Le doyen Demba Diarra, originaire du village de Coumbadaw dans le Guidimagha, est sorti libre du tribunal ce jour à Nouakchott. Mis en cause par des plaintes mystérieuses introduites à son encontre juste à son arrivée à Nouakchott pour ses vacances annuelles par d’éléments issus de milieux féodaux soninkés. Après son audition au commissariat de police de Sebkha le vendredi dernier, il a été emmené au tribunal dans la matinée d’hier et relâché pour complément d’enquête. Aujourd’hui, avant midi, il a été convoqué au tribunal et finalement libéré avec le classement de son dossier. Ce monsieur approchant les 60 ans, est un prêcheur et militant contre les séquelles de l’esclavage dans la communauté soninké. Il participe courageusement à l’éveil et la conscientisation de la composante sociale dite « esclave statutaire » dans les milieux soninkés. Éminent membre du mouvement citoyen et pacifique de sensibilisation GANBANAAXUN FEDDE*, il lui reprocherait cet engagement inédit en milieu soninké, pour lever les tabous sur une certaine organisation sociétale et coutumière qui discrimine et hiérarchise les citoyens sur le matériel et l’immatériel. On se sert de patronymes d’une manière sélective et déterministe pour nier toute légitimité d’Avoir et d’Être à certaines personnes.

*Mouvement citoyen transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké.

Ci-après les premiers mots de Mr DIARRA juste à sa sortie du tribunal.

Le témoignage et l’explicatif du journaliste mauritanien Camara Seydi Moussa de la Nouvelle Expression.

ALERTE INFO: une arrestation arbitraire d’un membre de la communauté GANBANAAXU est en cours à Nouakchott.

Le doyen Demba Diarra , originaire du village de Coumbadaw, se trouve dans un commissariat de police à Nouakchott depuis plusieurs heures. Selon les premiers éléments d’info reçus du terrain, 2 individus auraient introduit une plainte contre lui auprès d’un procureur à Nouakchott. Pour rappel, dans le cadre de la campagne antiesclavagise et de conscientisation contre les séquelles de l’esclavage en milieu soninké, il avait fait une communication très mal interprétée par certains individus détracteurs de notre engagement abolitionniste intracommunautaire et pacifique. Il avait fait une sortie de clarification à l’époque pour taire les rumeurs malintentionnées. Et par son arrestation aujourd’hui, l’association ARMEPES et ses partenaires de la mouvance anti féodalité dans les communautés soninké, s’adressent aux autorités mauritaniennes sur le caractère troublant de cette situation. Ce monsieur, paisible travailleur en France, est rentré au pays récemment pour ses vacances annuelles auprès de sa famille.

Encore une fois, le régime féodal sévit dans la communauté soninkée et il est plus que nécessaire et URGENT pour que les officiels mauritaniens prennent conscience de ce qui se joue en matière de déni de DIGNITÉ pour certains citoyens en milieu soninké.

Nous suivons de près l’évolution de son cas .

Nous sommes mobilisés plus que jamais pour contrer les esprits réactionnaires et moyenâgeux qui utilisent tous les artifices obscures pour nous nous salir et intimider nos familles dans les contrées villageoises du Guidimagha depuis de nombreuses années.

■La CECOM/Mouvance GANBANAAXU FEDDE

2 février 2018