● Le Grand Entretien du Blog (GEB) | Avec le vice-président d’Armepes-Ganbanaxu Fedde, monsieur Samba Fofana.

À l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage (2 décembre 2022), la rubrique Le Grand Entretien de notre Blog revient avec une interview accordée par monsieur Fofana Samba. Juriste et militant droit-de-lhommiste mauritanien vivant en France, il est parmi les porteurs pionniers de l’engagement abolitionniste et pour des réformes sociales dans la communauté sooninké. Il est actuellement le premier vice-président de l’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles). Pour rappel l’association Armepes-France est à l’initiative de la mouvance anti-esclavagiste transnationale Ganbanaaxu Fedde via en premier lieu son forum WhatsApp de sensibilisation créé le 5 octobre 2016 par monsieur Gaye Traoré, l’actuel président d’Armepes-france.

Nos vifs remerciements à lui pour sa disponibilité et l’intérêt accordé à notre sollicitation.

Ci-dessous ses éléments de réponse à nos 4 questions soumises :

Question 1 : Bonjour Monsieur Fofana, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? (Parcours personnel et de militant)

Samba Fofana : Je m’appelle Fofana Samba, du village de Boully en Mauritanie . Je peux noter ici que j’ai un petit parcours académique à la faculté Économique et juridique de Nouakchott de 1998 à 2002 date de l’obtention de la maîtrise en droit privé.
S’agissant du militantisme associatif, j’ai œuvré à plusieurs associations d’abord villageoises dans le but de contribuer au développement de notre pays d’origine.
Je suis aujourd’hui vice-président de L’association des ressortissants Mauritaniens pour l’éradication des pratiques esclavagistes et leurs séquelles (ARMEPES) en France depuis janvier 2016.
Je fais partie des premières personnes à avoir posé les jalons d’une réforme sociale dans notre communauté .

Question 2 : Pouvez-vous nous édifier sur les réalités liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké et l’engagement abolitionniste Ganbanaaxu Fedde ?

SF : La société soninké est fortement hiérarchisée sur la base de ce qu’on appelle communément les classes sociales ou castes. On peut affirmer ici que ce système d’organisation sociale a une forme pyramidale , au sommet on trouve les classes nobles , en deuxième position les gens qui constituent les corps de métiers et au bas de l’échelle les esclaves avec leurs démembrements aussi .
Comme toutes les sociétés la communauté soninké d’antan à en moment donné de son histoire avait besoin d’une organisation socio-politique par son propre génie afin d’assurer son existence dans la quête d’un bien être.
Mais la société soninké n’a pas su opérer les réformes nécessaires pour être en phase avec les réalités changeantes et c’est là où l’élite soninké dans son ensemble a échoué.
À mon sens le conservatisme ne devrait pas en aucun cas nous pousser vers une certaine forme d’autarcie aveugle qui nous conduira inéluctablement vers le déclin.
Pour parler de l’engagement abolitionniste Ganbanaaxu Fedde, on peut dire que ce mouvement a apporté à mon sens non seulement un éveil mais aussi une certaine prise de conscience collective pour rompre avec certaines pratiques esclavagistes .

Question 3 : Le 2 décembre de chaque année marque la journée internationale de l’abolition de l’esclavage, les séquelles du phénomène restent vivaces dans certaines zones en Afrique, selon vous quels sont les écueils qui empêchent une éradication définitive ?

SF : La date du 02 décembre 2022 nous rappelle d’abord un passé douloureux dans l’histoire de l’humanité et surtout en tant que noir africain.
Mais on peut se poser la question si l’esclavage dans ses différentes manifestations n’est pas encore d’actualité en dépit de toutes les injustices qui frappent de plein fouet les humains ?
Concernant précisément la société soninké, nous avions assisté à des difficultés pas moindres dans certaines contrées à cause de l’emprise féodale tellement présente.
Cette société a connu un passé glorieux à travers L’Empire du Gana ou le wagadou Biida, connu grâce à certains historiens Arabes .

Après la fin de la colonisation, et malgré l’avènement des indépendances , les soninkés sont toujours restés dans leur ancienne organisation où la loi n’est pas forcément une norme mais surtout c’est l’ordre coutumier qui régit les affaires de la cité soninké ou en pays soninkés.
L’une des difficultés majeures peut s’expliquer par la nature de nos Etats, quand on sait que ceux ou celles qui sont à la tête de nos institutions ont d’abord du mal pour légiférer sur la question et surtout quant à l’application des lois en vigueur pour restaurer la citoyenneté réelle.

Question 4 : Quel message avez-vous à l’endroit des militant.e.s et sympathisant.e.s de la mouvance anti-esclavagiste Ganbanaaxu Fedde, aux leaders communautaires et aux
autorités étatiques ?

SF : Le message que j’ai à l’endroit de nos leaders , militants, sympathisants, hommes comme femmes . Je les invite davantage à redoubler d’efforts car la réforme que nous portons se veut inclusive, longue , difficile et qui doit s’inscrire sur une durée.
Nous devrions nous focaliser sur certaines valeurs que je trouve cardinales voire déterminantes à mon sens pour l’accomplissement de cette cause juste : Courage, unité, solidarité et humilité.

9 décembre 2022

✍️🏿 Entretien réalisé par KS pour le BLOG

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● À Londres | La participation des cadres Gambanaaxu RMFP à la journée internationale de l’abolition de l’esclavage à l’université SOAS.

La dynamique anti-esclavagiste du mouvement Ganbanaxu Fedde à l’honneur lors de cette journée internationale de l’abolition de l’esclavage. C’est à Londres en Angleterre, où l’universitaire Dr Marie Rodet (Université SOAS) a eu l’initiative de convier 2 cadres de l’association Gambanaaxu RMFP. Ainsi monsieur Salif Ladji Kamara et madame Hassa Konaté, respectivement vice-président RMFP et responsable de l’aile « Femmes » Gambana RMFP, ont été invités à cette importante rencontre pour porter une communication sur les réalités graves de l’esclavage par ascendance au sein de la communauté soninké au Mali et ailleurs. À l’occasion monsieur Samba Diallo, un résident mauritanien de Londres et militant abolitionniste a été présent

« A l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, Dr Marie Rodet a organisé le 2 décembre à l’université de la SOAS à Londres une conférence à laquelle elle a convié Salufu Kamara, Vice-Président de Gambana RMFP et Hassa Konaté Camara, Présidente de la section féminine de Gambana RMFP. La conférence avait pour thème: « L’esclavage en Afrique aujourd’hui: une affaire non réglée ». Salufu Kamara a présenté sur la lutte anti-esclavagiste Gambana en Afrique de l’Ouest tandis qu’Hassa Konaté a présenté sur les violences que subissent les femmes victimes d’esclavage par ascendance et la forte implication des femmes dans le mouvement de lutte contre ce phénomène. La conférence a rassemblé une vingtaine de personne en présentiel et environ 80 personnes en ligne. C’est la première fois qu’une telle conférence a lieu dans le monde anglo-saxon et à Londres sur ce sujet avec des activistes Gambana. Bravo!« 

Par Dr Marie Rodet, l’universitaire historienne, l’organisatrice de l’événement.

✍️🏿KS pour le BLOG

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● Entretien exclusif avec Gaye TRAORE, président de Ganbanaxu fedde (OndeInfo Nouakchott)

Dans cette interview, ondeinfo a donné
l’opportunité à M. Gaye TRAORE, président de Ganbanaxu fedde, de passage à Nouakchott,  d’édifier « les communautés Soninké »  du monde et même au-delà,  sur le combat que mène son mouvement depuis maintenant 5 ans, dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, principalement, – Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie –  à travers la diaspora et les réseaux sociaux.
Ce mouvement réformateur que d’aucuns appellent révolutionnaire s’attaque aux idées iconoclastes et fait de la lutte contre  l’esclavage par ascendance, sous toutes ses manifestations en milieu Soninké, l’une de ses priorités.
Pour Gaye TRAORE, le combat de Ganbanaxu est aussi  une question de défense de droit humain, en harmonie avec les lois de la république Islamique de Mauritanie où l’esclavage est criminalisé.
Ainsi, c’est avec beaucoup de sérénité, de conviction et  d’éloquence que M. TRAORE s’est prêté à nos questions.

Ondeinfo : Qu’est-ce que Ganbanaxu fedde ? Présentez-nous brièvement, votre mouvement.

M. Gaye Tene Traoré : Bonjour !  Ganbanaaxu Fedde sous le format forum initié par mes soins étant à l’époque secrétaire général d’Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles) créée en 2010, a été lancé le 5 octobre 2016 comme un espace d’échanges et de sensibilisation sur l’application WhatsApp. Aujourd’hui, c’est une mouvance anti-esclavagiste transnationale à travers l’ensemble communautaire sooninké et au-delà. Il y a plusieurs entités associatives qui la composent sous différentes dénominations d’un pays à l’autre. Côté mauritanien, l’alliance structurelle Ganbanaaxu est composée d’Amees, d’Uvds, d’Armepes-France et de l’association Ganbanaaxu Fedde RIM. Par ailleurs, sous le vocable Ganbanaaxu, il faut y compter une assise ingénieuse d’une composante sociale naissante qui prend corps peu à peu, dont le credo est l’effectivité d’une Fraternité Réelle et d’une Égalité Sociale et citoyenne. 

Le mouvement Ganbanaxu est souvent accusé à tort ou à raison, d’être extrémiste, d’avoir mal posé la question de la lutte contre l’esclavage coutumier. Que répondez-vous ? 

Je dirais, c’est un mauvais procès dégainé par certains détracteurs de notre Cause humaniste qui font de la fuite en avant. La perfection est de l’ordre du Divin, nous ne sommes extrémistes en rien du tout. Nous avons posé un débat autour d’une problématique très taboue jusque-là ; et les tensions ont surgi par les réactions acerbes venant des milieux réactionnaires dans le déni.

Certains de leurs extrémistes ont constitué de groupes WhatsApp comme « Démocratia-Islamique», « Tunkalenmu mbafade Daxa », « fans donald trump » et d’autres pour se soutenir et en faisant de l’apologie de cet esclavage par ascendance et des contre-campagnes anti-reformes dans la société sooninké. Nous avons toujours articulé nos mobilisations militantes autour du droit et des textes constitutionnels dans nos pays. Nous demandons une égalité sociale et citoyenne et refusons les discriminations liées aux coutumes féodalo-esclavagistes. Un projet pareil va heurter les mentalités moyenâgeuses qui n’admettent pas une communauté sans les hiérarchies sociales humiliantes.

Quel bilan faites-vous de la lutte contre l’esclavage coutumier, que d’aucuns appellent féodalité en milieu Soninké ? 

L’esclavage par ascendance serait le terme adéquat pour ressortir le fond de la réalité. Le caractère tabou a été dégoupillé à jamais et la prise de conscience massive est irréversible aujourd’hui. Le langage apologétique de l’esclavage n’est plus normalisé comme avant. Et toute la communauté sooninké dans son ensemble est interpellée sur la problématique et il nous faut ensemble définir un cap d’un nouveau Vivre-ensemble selon l’ordre citoyen et l’égale dignité entre tous ses membres. Un défi à toutes les voix progressistes, je rappelle que des réformes sont nécessaires pour un nouveau pacte social en phase avec notre époque.

L’esclavage est un crime en Mauritanie, quels rapports entretenez-vous avec les autorités Mauritaniennes ? Le mouvement Ganbanaxu est-il consulté ou associé à la lutte contre ce fléau ? 

La Mauritanie est bien dotée d’un arsenal juridique concernant cette problématique d’esclavage, je dirais que l’esclavage par ascendance n’est pas bien pris en compte dans sa spécificité. Il en faut davantage à ce niveau pour couvrir avec pertinence les manifestations sociétales de l’esclavage par ascendance ancré socialement dans nos différentes communautés.

Nos contacts restent timides avec les pouvoirs publics et nous continuons notre plaidoyer pour expliciter et exposer le fond sérieux de notre engagement dans le sillage global de la société civile droit-de-lhommiste en Mauritanie.

Au cours de cette année, le discours de Ouadane du président de la République son excellence M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et celui du président de l’Assemblée Nationale Cheikh Ould Baya indexant les préjugés ou autres stigmatisations liés à une certaine hiérarchisation sociale, nous y avons trouvé de données similaires aux objectifs de notre engagement.

A l’heure actuelle, n’est-il pas temps que les Soninkés se réconcilient entre eux ?

La paix a un prix, le mouvement Ganbanaxu est-il prêt à négocier, auquel cas à faire des concessions et des compromis ? 

La paix, la vraie ne se refuse jamais. Nous ne réclamons rien de miraculeux d’ailleurs, il suffit que l’ordre régalien étatique à différents niveaux retrouve sa plénitude et sa rigueur dans nos localités pour tout mettre à l’endroit. Tout ce qui est du domaine public (foncier, l’imamat ou la gestion des mosquées par exemple), c’est à la force publique d’arbitrer fermement avec justice là où il y a litiges. Ce qui est de l’ordre de l’organisation coutumière, la qualité de Citoyen va prévaloir pour nos familles et nos composantes sociales. Ainsi l’autorité publique doit s’appliquer sur nous comme d’autres sans filtres ni intermédiaires d’un régime féodal. Tous égaux en droits, en devoirs et en dignité. 

En tant que président du mouvement Ganbanaxu, vous jouissez d’une grande aura en Mauritanie, au Mali, au Sénégal, en Gambie et ailleurs. Vous êtes souvent en Mauritanie, pour les vacances, mais vous êtes quasi absent sur les médias publics et privés. 

Est-ce un choix de votre part ? 

 Non, ce n’est pas un choix de notre part, je dirai une censure ourdie quelque part peut-être. Mon chargé de communication Koundou Soumaré avait écrit une contribution sur cet élément de constat il y a quelques années. Cet effacement sur l’espace médiatique public serait du fait d’un lobbying anti-Ganbanaxu qui ne dit pas son nom en coulisses. Nous portons un discours d’appel à l’égalité citoyenne et à la dignité humaine, et certains milieux soninkés introduits et influents pro statu quo intra-communautaire, dans certains services ne veulent pas d’une diffusion large d’un pareil discours.

Du coup, nous nous contentons de nos propres canaux médiatiques accessibles (Réseaux sociaux, sites internet et blogs) pour communiquer avec efficacité d’ailleurs. La présente interview avec OndeInfo en est une preuve notable. 

Si le mouvement Ganbanaxu était invité à participer au FISO, festival International Soninké, qui se tiendra à Nouakchott, en février 2023, répondra-t- il favorablement à l’invitation ? 

Notre mouvement ne rejette pas une invitation qui se ferait dans des règles claires et correspondantes aux principes de notre engagement. Ainsi si cette invitation arrivait à l’occasion du FISO annoncé en février prochain à Nouakchott, en toute transparence nous allons apprécier les contours et les conditions, et décider au final la pertinence d’y répondre favorablement ou pas. Pour l’instant donnons le temps au temps, on verra bien le moment venu. 

Si une perspective de réconciliation et de sortie de crise s’offrait aux Soninkos, le mouvement Ganbanaxu a-t-il des points sur lesquels, il reste intransigeant ?

Au risque de me répéter, je dirais encore si l’autorité publique s’implique sérieusement, nous sommes disposés à discuter et à trouver des solutions de paix et d’entente sociale. Et notre mouvement ne démoderait rien de particulier qui serait contraire aux droits garantis à tout (e) citoyen(ne) par la Constitution de notre pays. Par ailleurs nous n’accepterions jamais une quelconque soumission sociale à un ordre féodalo-esclavagiste. Notre référence suprême sera la loi qui ne reconnaît que le Citoyen comme unité régalienne par essence avant tout autre considération d’ordre coutumier ou autre.

Peut-on considérer Ganbanaaxu Fedde comme une organisation de droits humains ?

Oui, la mouvance Ganbanaaxu Fedde évolue dans le champ de la défense des droits humains. Du côté mauritanien, l’entité associative Ganbanaaxu Fedde Mauritanie dispose de sa reconnaissance officielle il y’a quelques mois et ses objectifs sont clairement énoncés pour le droit. Notre ambition est de l’intégrer dans la société civile droit-de-l’hommiste avec efficience.

Propos recueillis par Seyré SIDIBE  

©️ Repris via ondeinfo https://ondeinfo.com/entretien-avec-gaye-traorepresident-de-ganbanaxu-feddeentretien-avec-gaye-traore/

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● ASEPT-Ganbanaaxu de Toulel | Un événement culturel autour de ses projets ambitieux.

Un Extrait vidéo de la soirée.

A.S.E.P.T (Association Solidarité Éveil Progrès Toulel), un organisme d’intérêt général est créé en 2012 par des ressortissants mauritaniens originaires du village de Toulel (Région de Gorgol).

Basée principalement en France, ses activités couvrent 2 volets (Nord – Sud). En France (Volet Nord), parmi ses tâches ; Orienter les primo-arrivants, Dispenser des cours de FLE, Participer aux événements socio-culturels, associatifs et du mouvement de l’égalité et de fraternité en milieu soninké.

À travers le Volet Sud à Toulel, l’association organise et prend en charge des cours de renforcement et d’aide aux devoirs pour les élèves. L’amélioration des conditions d’accès à l’eau, et elle sensibilise sur les tares sociétales à bannir au sein du corps social.

La soirée du 22 octobre 2022 à Clichy (92) dans la région parisienne a été l’occasion pour les responsables de l’association d’exposer l’historique de leur engagement, leurs réalisations et leurs ambitieuses perspectives d’avenir. À noter une dynamique implication des femmes dans les activités menées et à mener. Un événement culturel et convivial marqué par diverses prestations musicales (Osuka label, Mamoye Moussa, Rappeurs…), et un sketch de sensibilisation pour l’entente et la cohésion sociale dans la communauté soninké.

La cérémonie a été savamment animée avec gaieté et humour par Ibrahima Diallo de TV Tooba.

Mes encouragements au président d’ASEPT, frère Tahirou Coulibaly et à toute sa dream Team.

Ci-dessous quelques photos marquantes comme vous y étiez par notre Blog :

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● L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de plainte sur le Président de Ganbanaaxu GAYE TRAORE

Les associations regroupées au sein de l’alliance Ganbanaaxu (AMEES, UVDS, ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde Mauritanie) viennent de recevoir quelques audios WhatsApp des menaces de plainte contre le président de Ganbanaaxu Gaye Traoré arrivé à Nouakchott le 10 octobre 2022 en provenance de la France pour passer ses congés en Mauritanie.

Depuis le 14 octobre, plusieurs audios circulent sur les réseaux sociaux provenant du groupe WhatsApp « Tunkan lenmu faabandi daaxa » : des groupuscules extrémistes qui défendent les coutumes de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké.

L’auteur de l’un des audios se nomme Camara Oumar, un soninké originaire du village de Tachott Botokhollo dans la région du Guidimakha. Il a été dit dans ces audios, que Mr Traoré en tant que président du mouvement Ganbanaaxu, était à l’origine de ce malentendu au sein de la communauté soninkara.

Ainsi, ils veulent interpeller Traoré et le faire visiter tous les villages de Guidimakha pour montrer les esclaves dont il parle.

Comment chercher à interpeller l’initiateur d’un mouvement qui lutte pour l’égalité entre les hommes, étant donné que le président des mouvements « Démocratia-Islamique » Mr Moustatpha Camara a bien exclu les soi-disant « esclaves, marabouts griots, ébénistes etc » de leur groupe parce qu’ils sont de statut inférieur, ils ne doivent pas intégrer leur prétendant milieu des descendants des rois.

Le nommé Fousseinou Camara ne cesse d’insulter et de qualifier des gens des esclaves et fils d’esclaves. Comptant poursuivre son chemin sur Sélibaby, face à cette situation, nous tirons la sonnette d’alarme à l’endroit des hautes autorités mauritaniennes pour sécuriser l’intégrité physique du président et sa famille durant son séjour.

Nous précisons que ce groupuscule qui profère pareilles menaces gravissimes depuis Paris est actif dans un réseau nébuleux large issu de la féodalité soninké de la Mauritanie avec des soutiens tacites de personnalités politiques originaires du Guidimakha.

Leurs principaux groupes WhatsApp et relais de communication sont entre autres Tunka lenmou koffo, democratie islamique, Fans Donald Trump, UASSDG et Tunkan Lenmu Faabandi Daaxa. Ces groupes se sont donnés comme mission principale, l’appel à la haine envers les engagés anti-esclavagistes soninkés et tous militants de la défense des droits humains.

Par la présente communication, nous réitérons notre alerte à l’endroit des pouvoirs publics en Mauritanie pour que les problématiques liées à l’esclavage par ascendance chez les Soninkés soient prises en compte sérieusement en vue d’une résolution définitive par l’arsenal juridique en rigueur.

Nouakchott, le 17 octobre 2022

Alliance Ganbanaaxu

● Crimes esclavagistes au Mali : Septembre noir | La communication de la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (CCES)

La Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.CE.S) rappelle aux autorités maliennes, à l’opinion nationale et internationale que plusieurs crimes ont été commis sur des militants abolitionnistes en toute impunité, notamment le jour même de l’anniversaire de l’indépendance du Mali le 28 et 29 septembre 2021 à Souroubire. Un jeune homme âgé à peine de 25 ans, qui s’appelle Diagou CISSE natif du cercle de Bafoulabé, militant actif de l’association A.C.D.E/C.S.P. Le défunt attendait un enfant de sa femme enceinte est sauvagement assassiné par des féodaux terroristes et esclavagistes sous prétexte qu’il refuse de rester un esclave coutumier.

Nous rappelons également les assassinats terroristes, lâches, sauvages et barbares de quatre (4) chefs de familles à Diandioumé, militants du RMFP-Mali, qui sont : Mountaga DIARRISOW (72 ans), Youssouf SISSOKO (73 ans), Diani Hamet SISSOKO (44 ans) et Gossi SISSOKO (45 ans), dans la commune de Gogui, cercle du Nioro Mali. Ces crimes ont eu lieu dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2020, les auteurs de ces crimes odieux n’ont toujours pas été jugés et mieux, certains bénéficient actuellement d’une liberté provisoire.

Le plus récent crime esclavagiste s’est passé à Lany Mody, du 29 au 30 juillet 2022, une scène macabre fut découverte avec stupeur, une femme âgée de 70 ans est enlevée dans son champ, tuée, démembrée, puis son corps découpé en morceaux et tentative d’incinération, le reste du corps non consumé par le feu est mis dans un sac et jeté dans l’eau en pleine marre au milieu des broussailles. Le seul tort de Feu Diogou Ladji SIDIBE est d’avoir refusé d’être une esclave dans son village natal, village sous l’emprise des chefs coutumiers soninké qui voulaient l’exproprier de sa terre cultivable, propriété familiale depuis plusieurs générations et cela confirmée par des décisions judiciaires de la juridiction de Kayes.

La Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles exhorte le colonel Assimi AGOITA et son gouvernement à juger ces terroristes esclavagistes en liberté. De mettre en place un arsenal judicaire qui criminalise, pénalise l’esclavage par ascendance et ses séquelles.

Paris le 01 octobre 2022

Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S)

-Ganbanaaxu Féddé (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées)

-Kane Afrique

-Waraba D’AFRIQUE
-Assep : (Association soninké du Sénégal pour l’égalité et le progrès)

-A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

-A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)

-IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)

-MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)

-RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès

-Solidarité Africaine section France

-Un Passé Trop Présent

-Memouké Diaguily

-IPLESM: (Initiative pour lutter contre l’esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)

-A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage )

-UVDS: (Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara )

– Alliance Ganbanaaxu Feddé Mauritanie

-Ganbanaaxu Feddé Mauritanie

-L’association Chene et Baobab, Union Nationale des Travailleurs Africains des Troupes Coloniales et D’outre Mer

-La Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (L.T.D.H)

● Note de presse d’Armepes-France : le Prix Honorifique Gambanaaxu décerné à Monsieur TRAORÉ Hamet dit cheikh Abdoulaye Traoré.



L’association Armepes-France instaure un Prix biennal de reconnaissance et d’encouragement (Prix Gambanaaxu) à partir cette année 2022. Ce dimanche 18 septembre 2022 lors d’une rencontre de travail de l’association, le trophée de cette première édition a été décerné à monsieur Traoré Hamet communément connu cheikh Abdoulaye Traoré de Testaye (Guidimagha Mauritanie). Nous lui adressons nos chaleureuses félicitations et saluons le superbe travail réalisé par la commission chargée du Prix.

Ci-après la lettre adressée au récipiendaire par le président d’Armepes :

PRIX GAMBANAAXU FEDDE ~ RECONNAISSANCE ET ENCOURAGEMENTS 2022 POUR LA DÉFENSE DES DROITS HUMAINS

L’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles), l’ONG droit-de-lhommiste initiatrice de la mouvance internationale abolitionniste Gambanaaxu Fedde décerne ce Prix Honorifique à vous Monsieur TRAORÉ Hamet communément connu cheikh Abdoulaye Traoré.
Natif du village de Testaye en Mauritanie, membre fondateur d’Armepes, vous vous êtes investi socialement et intellectuellement pour promouvoir vaillamment cet engagement humaniste et citoyen dans la communauté soninké. Vous avez été le premier conférencier de l’association, notamment en animant la conférence pionnière en date du 22 novembre 2011 à Paris.

Notre vive et fraternelle reconnaissance et nos chaleureux encouragements à vous.

Paris le 18 septembre 2022

Le président d’ARMEPES-FRANCE

©️ La Communication d’Armepes-France

● PRATIQUE DE L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE A KAYES : Le réveil brutal de la justice !

Dix-neuf (19) personnes arrêtées et détenues à la maison d’arrêt centrale de Kayes, instruction ferme donnée à tous les juges de paix à compétence étendue… La justice se met au travail pour stopper la pratique de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes.

Le 30 juillet dernier Madame Diogou Sidibé, âgée d’environ 70 ans, est assassinée à Lany Mody dans la commune de Sony, près de Kayes, première région administrative du Mali. La pauvre dame est assassinée dans son champ pour avoir refusé d’être esclave. Elle avait disparu la veille. L’établissement des faits indique la piste des exactions graves en lien avec la pratique de l’esclavage par ascendance, selon la CNDH.

Aussitôt, la justice a été saisie. Elle a procédé, pour l’instant, à l’arrestation de 19 personnes impliquées. Ces présumées bourreaux de la vieille dame croupissent présentement en prison à Kayes.

Le mouvement social de lutte contre l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes, dénommé Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP), ou GAMBANA en langue Marka, salue cette démarche de la justice, seule capable de mettre fin à cette pratique avilissante. «Dans nos villages on nous appelle : esclave. Et puis, dans certaines localités, l’esclavage est pratiqué à travers des travaux obligatoires. Nous avons créé le 4 avril 2017 notre association pour dire que ce qui est de l’esclavage, nous ne sommes plus dedans. C’est pour cela, nous sommes maltraités, chassés, ou même tués », explique Mahamadou Konaté dit Ras Mandé, Coordinateur du GAMBANA, qui signifie « qu’on est tous les mêmes ».

La persistance de la pratique de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes, jusque-là, s’explique du fait que la justice a pris du temps pour sévir. « Si la justice avait travaillé contre cette pratique depuis 2017, on allait assister à son recul. Mais, si, nous voyons qu’on est arrivé jusque-là, ça veut dire que la justice ne sévissait pas avant », estime le Coordinateur du GAMBANA.

Pas acceptable dans un Etat démocratique

Organisé à Bamako du 15 au 20 août 2022, l’Atelier national de validation des avant-projets de code pénal et code de procédure pénale, ayant pour objectif de restaurer la confiance des justiciables envers la justice et corriger les lacunes, les incohérences et les insuffisances des textes pénaux, qui a regroupé plus de 150 participants, s’est appesanti sur la pratique de l’esclavage.

Le terme esclavage par ascendance étant à la mode dans la région de Kayes, les participants à cet atelier national sont convenus de combattre la pratique de l’esclavage partout au Mali. «En réalité, il s’agit même de combattre l’esclavage tout court dans notre pays. Des définitions ont été proposées par rapport à ces réalités sociologiques. Et ce serait une bonne chose qu’on ait aujourd’hui une législation de droit positif qui réprime effectivement ce genre de comportements qui ne sont pas acceptables dans un Etat démocratique », a indiqué Nouhoum Tapily, ancien président de la Cour Suprême participant à l’Atelier.

Ce que dit la loi

Entendu que la Constitution du 25 février 1992 du Mali précise en son article 2 ceci : « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée », la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a exprimé sa vive préoccupation face à la persistance de l’esclavage par ascendance et au regain de violences dans la région de Kayes.

Auparavant, l’Organisation Internationale pour les Migrants(OIM) au Mali avait effectué une étude sur la traite d’êtres humains s’inscrivant dans l’objectif I du plan d’action national contre la traite des personnes et les pratiques assimilées (2018-2022). Cette étude faite par l’OIM a démontré, entre autres pratiques de traite, que l’esclavage par ascendance est une des formes de la traite d’êtres humains.

Adoptée en 2013 par les Nations Unies, la journée mondiale de lutte contre la traite d’êtres humains est célébrée le 30 juillet de chaque année.  

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) lors de cette célébration, au niveau national, a fait de forte plaidoirie à l’attention de l’Etat pour l’adoption d’une loi criminalisant l’esclavage par ascendance. C ’est ainsi donc, pour lutter efficacement contre la traite d’êtres humains au Mali, la CNDH et l’OIM ont préconisé l’organisation de campagnes de formations, d’informations, et des activités de sensibilisation sur les méthodes de détection sur les victimes ou potentielles victimes en cas de violations ou d’abus des droits de l’Homme.

Selon l’article 7 de la loi N°2012-023 du 12 juillet 2012 sur la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées, il est dit ceci : « Est coupable de crime de traite des personnes et puni de la réclusion criminelle de cinq ans à dix ans et facultativement de l’interdiction de séjour d’un à dix ans quiconque commet l’un des actes prévus à l’article 1er de la présente loi. Quant à l’article 9, il dispose que la réclusion à perpétuité sera prononcée lorsque la victime décède ; qu’il en est résulté pour la victime une mutilation ou une infirmité permanente ; qu’il y a eu prélèvement d’organes humains ».

Ousmane Morba pour Maliexpress.net

©️ via https://maliexpress.net/index.php/reportage/pratique-de-l-esclavage-par-ascendance-a-kayes-le-reveil-brutal-de-la-justice

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● Mohamadou Sylla, interdit de séjour en Mauritanie pour avoir soutenu le mouvement Ganbanaxu | Par le Journaliste Baliou Coulibaly

Mr Sylla à gauche ici avec le président Gaye Traoré (Nioro 25 octobre 2021)



Le nommé Mohamadou Sylla originaire du village de Jaara dans le département de Nioro du Sahel est l’objet de plusieurs menaces de mort depuis 2019 de la part des lobbies féodaux de Modibougou dirigés par le chef du village Hamady Diawara .
Le seul tort de Mahamadou Sylla est d’avoir osé denoncer les pratiques esclavagistes et soutenir ouvertement le mouvement d’émancipation Ganbanaxu alors qu’il n’est pas extraction dite servile.
Mohamadou Sylla a échappé de justesse à l’assassinat de Dianjoume, à 18 km de Modibougou au cours duquel 4 personnes ont été lâchement abattues.
Depuis lors les lobbies féodaux continuent de harceler Monsieur Sylla. Ils ont réussi à influencer les services de la gendarmerie de Modibougou pour l’interdire de séjourner dans la ville de Midobougou où il dispose de plusieures attaches sociales.
La dernière fois M Sylla a été interpelé manu militari sur ordre du chef de village menottés et expulsé de la Mauritanie .
M Sylla lance un appel aux hautes autorités Mauritaniennes pour qu’il puisse jouir librement de son droit fondamental de déplacement et de circulation en Mauritanie.

🟣Tournoi Foot Ganbanaaxu France Édition 2️⃣ 2022 | L’équipe de Tuabou remporte le titre



Débutée mi-juillet, cette compétition conviviale et fraternelle organisée par Armepes-France et ses partenaires du mouvement droit-de-lhommiste Ganbanaaxu Fedde, a été clôturée ce dimanche 7 août 2022.
L’événement sportif est à sa deuxième édition après celle de 2021, avec 20 villages participants.
La finale a opposé l’équipe de Tuabou (Sénégal) à l’équipe de Diogountouro (Mauritanie). Ainsi à l’issue d’une belle rencontre, le village de Tuabou est sacré champion 2022 avec un score de 1 – 0. Il succède à l’équipe de Diaguily-Memouké qui avait remporté la première édition du Tournoi Ganbanaaxu Fedde France.

Les différents rendez-vous ont été un grand succès en matière de promotion de valeurs que porte l’engagement Ganbanaaxu Fedde. Faire vivre la Fraternité Réelle dans l’entente et la convivialité. L’occasion d’une grande sensibilisation contre l’esclavage par ascendance et le système féodal et discriminatoire des castes qui sévissent affreusement au sein du corps communautaire soninké.

Tout au long de la journée, un vibrant et émotionnel hommage a été clamé à la Digne Mémoire de nombreuses victimes de cet esclavage coutumier dans les localités Soninkés dans nos pays d’origine en Afrique de l’ouest notamment (Mali, Mauritanie, Sénégal et Gambie). La dernière victime en date est notre tante et mère Diogou Sidibe du village de Lany Mody au Mali sauvagement assassinée (29-30 juillet). Elle défendait sa parcelle de terre cultivable que les clans féodalo-esclavagistes sur place voulaient l’en exproprier depuis quelques années parce que sa famille ne voulait plus se soumettre aux coutumes esclavagistes (laadalemaxu). Une brave femme de 71 ans qui est partie Libre et Digne.

Un grand MERCI à l’équipe organisatrice et à l’ensemble de villages participants.

Le Grand Vainqueur a été l’Idéal Humaniste porté par cet évènement sportif et citoyen.

Merci à TOUS.

✍️🏿KS pour le BLOG