✓GANBANAAXU Activités – 18 septembre 2021 | Plusieurs responsables abolitionnistes d’Armepes-France assistent à une rencontre associative à Paris [Vidéo]

À l’occasion de la rencontre annuelle La Fête de la Banane 🍌 à Paris, une délégation de l’association Armepes_France_Ganbanaaxu a pris part aux activités. Notre vice-président Samba Fofana est accompagné par le SG Aboulaye Traoré, un chargé des relations extérieures Dambou Keita et un chargé de Com Ousmane Traoré (soninké facile), le doyen et cheikh Dramane Camara, le coordinateur de Tistaye Saly Cissoko. Une équipe de nos sœurs camarades militantes était grandement de partie lors de cet événement associatif.

À l’occasion notre stand Ganbanaaxu a exposé nos éléments dérivés portant les idéaux d’égalité, de fraternité et de dignité. Lors d’une prise de parole, nos représentants ont décliné avec pertinence les objectifs de notre militantisme contre les mentalités rétrogrades de l’esclavage par ascendance qui sévissent aujourd’hui encore au 21 ème dans la communauté soninké.

✓Nos vifs remerciements à l’association organisatrice « La cantine le monde Bouge ».



©️ La Com Armepes-France Ganbanaaxu Fedde

NOUS NE VOUS OUBLIERONS JAMAIS (Par Yaya SY) | Les crimes de l’esclavage par ascendance chez les Soninkés


Le mardi 1ER septembre 2020 quatre militants antiesclavagistes maliens du village de Diandioumme ont été sauvagement agressés, lynchés, assassinés et jetés dans l’eau entre 20H et 22h (voire plus tard).

Il s’agit de :

Mountakha Jarisso

Moussa Cissokho,

Youssouf Cissokho

Hamet Cissokho

GLOIRE, HONNEUR ET RESPECT ETERNELS POUR VOUS !!!
Ils ont été assassinés au seul motif qu’ils ont refusé leur statut d’esclaves éternels dans leur village et de s’être engagés dans l’association Gambanaaxu-Fedde (Association « Tous égaux »). L’objectif de leur combat est de faire disparaître ce fléau des vestiges de l’esclavage dans les régions à majorité soninkophone et par extension dans toute l’Afrique et dans le monde entier.

Aujourd’hui nous nous recueillons devant vos tombes car pour toute l’humanité vous êtes des exemples, des modèles, des symboles et des martyrs.
Vous avez donné vos vies à la liberté, la dignité, l’égalité, le respect de la personne humaine. Vous êtes tombés au champ d’honneur et des millions d’Africains reprendront le flambeau de la liberté.
Par cette première commémoration nous élargirons toujours plus
pacifiquement le cercle de votre cri d’égalité à tous les peuples soninkés, à tous les peuples d’Afrique à tous les peuples du monde, sans haine ni rancune.
Nous vous promettons de vous arracher à l’oubli en expliquant à tous les Soninkés et à tous les hommes, le sens de votre sacrifice ultime. Une bougie éternelle d’amour et d’espoir, désormais éclaire nos cœurs.


REFUSONS comme ces quatre militants de Gambanaxu-Fedde, toute idée de soumission d’un être humain à un autre par l’esclavage et par la force.

© Crédit source : reçu de l’auteur, l’anthropologue Yaya SY depuis les Antilles.

⚽ TOURNOI FOOT – ÉDITION 1️⃣ | GANBANAAXU FRANCE


La première édition du tournoi de football Ganbanaaxu France s’est déroulée en Format Journée sur ces 2 derniers week-ends du mois d’août 2021. Le dimanche 22 août et le samedi 28 août avec 12 villages participants dans une ambiance conviviale et fraternelle autour l’expression sportive des idéaux portés par GANBANAAXU FEDDE. Malgré un timing serré au niveau organisationnel notamment la disponibilité du stade, l’équipe « Événementiel » d’Armepes-France dirigée par Monsieur Adama Traoré a su permettre un tournoi très réussi. Nous saluons les efforts de l’entité Jeunesse Ganbanaaxu Gorilakhé pour l’appui organisationnel.

Le tournoi a été remporté par l’équipe de Diaguily-Memouké qui a battu en finale l’équipe de Gorilakhé par 3 – 1.

Nos vifs remerciements aux participants et à toute l’équipe organisatrice.

✓Rendez-vous est pris pour l’an prochain avec un format plus élargi. inshâAllah

29 août 2021



©️ Pour la communication Équipe Événementiel d’Armepes-France.

Images fortes du Tournoi :

✓Mot d’hommage à la mémoire de notre oncle Adama Samba Coulibaly | Décédé le 25 août 2021 à Nouakchott

Les grands Hommes meurent mais leur digne Mémoire reste pour l’éternité.

Sa prise de parole lors d’une réunion régionale Ganbanaaxu à Selibaby (courant 2021)

xx/xx/1963 ~ 25/08/2021

Il s’appelait Adama Samba Coulibaly connu communément Boubou Artoumo. Un géant de 58 ans natif de Dafort dans la région du Guidimagha (Sud mauritanien). Dans la nuit du 25 août 2021 à Nouakchott, il a été rattrapé par l’irréversible rendez-vous (La Mort) qui traque toute vie sur Terre d’une manière ou d’une autre. Responsable de la section Amees Dafort (association mauritanienne pour l’éradication de l’esclavage et ses séquelles), il était un pilier du mouvement anti-esclavagiste soninké Ganbanaaxu Fedde. Mouvement populaire (fondé en 2016) militant pour l’égalité sociale et contre les mentalités féodales et esclavagistes qui relèguent et discriminent les descendants d’esclaves Soninkés. Vaillamment mobilisé dans cet engagement droit-de-lhommiste, il a pris part avec dignité à la défense des droits citoyens et sociaux de la communauté Ganbanaaxu Dafort. Également conseiller municipal depuis septembre 2018, tonton Boubou Artoumo a été injustement emprisonné par 2 fois (49 jours à Selibaby en 2017 et 2 jours en 2020 à Nouakchott). Cela suite à des plaintes fallacieuses et autres bizarreries administratives et judiciaires orchestrées en coulisses par des détracteurs mesquins troublés socialement par la cause anti-esclavagiste au sein de la communauté soninké notamment à Dafort. Ces gens comptaient le faire renoncer en vain, sa résilience et sa détermination ont fait son renom inscrit à jamais dans notre conscience sociale et citoyenne.

• À droite sur cette photo avec 2 membres Ganbanaaxu Dafort et un conseiller municipal peul.

Analphabète, monsieur Coulibaly a su s’imprégner de l’éveil du militant fièrement avec respect par son aura de tribun très conscient de la phase historique des enjeux sociaux en cours. Il a été calomnié et insulté fréquemment par certains haineux déclassés socialement via les réseaux sociaux notamment WhatsApp. En Mars 2019, par diverses intrigues manipulatrices ourdies par l’ancien ordre coutumier, on voulait atteindre son activité professionnelle de boucher avec un embargo causant une séparation avec certains travailleurs bouchers acquis à la domination coutumière du village. Ainsi il était interdit formellement aux acheteurs d’aller chez lui. Il s’était réorganisé avec ses partenaires issus de la communauté Ganbanaaxu, pour poursuivre leurs activités de boucher en servant avec efficacité les familles Ganbanaaxu Dafort. Ce présent témoignage à son sujet revêt une mission obligatoire pour ma conscience, car sa mémoire honorable le mérite amplement.

Avec le député Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie
• En compagnie du doyen Ladji Traoré et d’autres frères militants anti-esclavagistes
Ici au milieu d’autres frères et responsables abolitionnistes

Il croyait à des réformes sociales pour notre communauté où l’esclavage par ascendance est érigé socialement comme marqueur « valorisant » à faire perpétuer. Ainsi le Lion Massassi a accompli sa mission dignement, il est parti Digne et Libre. Il a su dissocier les vraies personnes qui l’adulaient en homme utile collectivement et les fausses personnes qui se servaient jadis de lui occasionnellement pour magnifier l’ordre féodal discriminatoire et trompeur. Sa mémoire sera un nœud indéfectible de notre SERMENT pour plaider les visionnaires objectifs de cet engagement pacifique pour une vie sociale harmonieuse et juste dans SONINKARA. inshâAllah.

✓Paix éternelle à votre Âme, cher oncle. Ameen

~ Par votre neveu et camarade Koundou SOUMARÉ, mes respects.

✓Manifestation Ganbanaaxu Fedde 14/08/2021 devant l’ambassade RIM à Paris. | La déclaration [Vidéo]

🔴 TOUS CONTRE LES VIOLENCES SUR LES DESCENDANTS D’ESCLAVES DANS NOS VILLAGES AU GUIDIMAGHA (MAURITANIE).

✓Notre Déclaration par Monsieur Samba Fofana , le vice-président Armepes-France

Le 31 juillet 2021 à #Dafort dans la région du Guidimagha, monsieur Samba Moussa Koné (47 ans) militant anti-esclavagiste du mouvement Ganbanaaxu Fedde, a été sauvagement lynché, assommé et ligoté comme un animal dans un guet apens orchestré par un clan familial issu des milieux féodaux défenseurs des coutumes esclavagistes sur place. Les images atroces de ce forfait abject sur lui ont fait le tour du monde entier, prises et diffusées dans les officines des réseaux sociaux notamment WhatsApp proches du camp féodalo-esclavagiste soninké.

Le seul tort de monsieur Koné est d’avoir rejeté les assignations discriminatoires liées à l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Ainsi sa famille et d’autres familles dans différentes localités villageoises sont visées par diverses atteintes à leurs droits fondamentaux de citoyens notamment par des expropriations de terres, des privations de certains services du domaine public, d’autres pressions sociales et d’harcèlements judiciaires.

Aujourd’hui l’objet de notre manifestation se veut une énième alerte destinée aux hautes autorités de notre pays, au président de la République Mohamed Cheikh El-Ghazouani en personne sur une situation sociale d’une extrême gravité autour des problématiques liées à cet esclavage coutumier dans la communauté soninké au Guidimagha. Avant la criminelle agression sur notre frère Samba Moussa Koné, il y’a eu d’autres événements gravissimes comme le tir à fusil sur 2 jeunes d’une vingtaine d’années Diadie Aly Traoré et Bakary Sankhare à Hamedallaye, l’agression violente par Moto sur notre tante Madjigui Moctar Coulibaly (61 ans) à Hassi-Chaggar et la lâche attaque sur notre sœur Assata Dicko (40 ans) à Danguerimou il y a quelques semaines . Nous dénonçons cette série de violences graves sur nos paisibles parents qui se sont levés pour retrouver leur dignité humaine et sociale dans la communauté.
Ainsi nous appelons :

à une prise en compte sérieuse de la question par les autorités administratives et judiciaires avec l’application effective des lois pour garantir l’état de droit entre tous les citoyens quel que soit l’endroit sur notre territoire,
• qu’une attention aiguisée soit portée aux réseaux de soutiens de cette idéologie sociale de l’esclavage par ascendance dans la diaspora notamment en France. Leurs discours de haine et d’incitation à la violence via WhatsApp contre les familles qui rejettent les humiliantes coutumes dans les villages, ont une grande responsabilité dans ce qui se passe dans nos terroirs.

Paris 14 août 2021

ARMEPES-France et Partenaires (Réseaux Ganbanaaxu Fedde)
✓Notre site web : https://www.ganbanaaxufedde.com/

– Photo Reportage :

L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE CHEZ LES SONINKÉS EN MAURITANIE : LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE LA JUSTICE

Monsieur le Ministre,


Nos salutations respectueuses.

Dans la région du Guidimagha, une ligne rouge a été franchie dans la matinée du 31 juillet 2021 à Dafor (département de Ould yenge) par l’extrémisme féodalo-esclavagiste soninké. Dans ce village comme dans de nombreuses autres localités villageoises, les litiges fonciers liés à l’esclavage par ascendance ne se comptent plus depuis quelques années. Les autorités administratives et judiciaires sont quasiment mises au pas devant les milieux féodalo-esclavagistes Soninkés qui s’en prennent à des nombreuses familles issues de la composante sociale des descendants d’esclaves qui rejettent les humiliations des assignations coutumières de l’esclavage statutaire. Le 28 juillet dernier, nous avons organisé un sit-in d’alarme devant la Présidence à Nouakchott sur les tensions qui couvent à l’approche des premières pluies. À l’occasion une communication a été adressée au secrétariat de la Présidence au nom de notre mouvement pacifique d’éveil humaniste et citoyen Ganbanaaxu Fedde.

À Dafort, un membre de notre communauté répondant au nom de Samba Moussa Koné a été violemment agressé en brousse par une bande d’éléments issus de l’ordre féodal du village. Un véritable guet apens terroriste orchestré à son encontre quand il est parti visiter la parcelle de terre de sa famille héritée depuis plusieurs générations, suspendue par la justice depuis 2018 par complicité avec les milieux féodaux. Ainsi ce jour monsieur Samba Moussa Koné a été lynché par ce groupe aujourd’hui identifié en grande majorité et dénoncé aux autorités de Ould yenge. Les images choquantes de son agression ont tourné largement sur les réseaux sociaux ces derniers jours, vous le verrez ci-jointe en photo lâchement assommé et ligoté comme une bête par ses assaillants.

Notre présent Sit-in vise un énième signalement auprès des hautes autorités étatiques notamment au département de la Justice, sur les pratiques douteuses voir complices de la justice régionale du Guidimagha. Les graves violations des droits humains se suivent mais les décisions judiciaires ne sont jamais à la hauteur.

Nous sollicitons une audience d’urgence auprès de votre bienveillance monsieur le ministre afin de pouvoir vous édifier davantage avec preuves matérielles à l’appui les graves conditions sociales que vivent nos familles qui refusent la soumission de l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés du Guidimagha. Ces derniers mois et semaines, on peut citer plusieurs incidents graves autour cet esclavage statutaire , à Danguerimou, à Hassi-Chaggar, à Tachott (les 2 villages), à Ghabou, à Coumbadaw, à Artoumo et d’autres, et la terrible agression de Dafort suit cette série dans laquelle les milieux féodaux se disent ne reconnaître que leurs coutumes esclavagistes face à l’ordre étatique. Par conséquent des paisibles citoyens paient un lourd tribut dans cette situation infernale de Non-droit.

Notre lettre d’information et d’alerte sera remise à la presse également pour prendre à témoin l’opinion publique nationale et internationale.



✓ Nos contacts : 222 46455504 ou 336951738


Le Collectif des Associations de lutte Contre les Pratiques de l’Esclavage en Milieu Soninké (Ganbanaaxu Fedde et partenaires)


Nouakchott, le 4 Août 2021

©️ Réseaux Ganbanaaxu Mauritanie

🔴 Regardez « Le Sit-in #GANBANAAXU 28/7/2021 à Nktt contre les coutumes esclavagistes soninkés. » [Vidéo] | La Déclaration adressée aux autorités mauritaniennes.



✓ALERTE SUR LES VIVES TENSIONS AUTOUR DU FONCIER RURAL DANS LES VILLAGES SONINKÉS DU GUIDIMAKHA

Declaration :

Le Collectif des Associations de lutte contre les Pratiques de l’Esclavage en milieu Soninke , à travers le mouvement Ganbanaaxun Fedde, engagé depuis plusieurs années pour des réformes sociales en milieu soninké, saisit cette manifestation citoyenne pour alerter les pouvoirs publics sur les situations de tensions graves qui couvent dans plusieurs collectivités à l’approche des premières pluies dans au sein des villages Soninké du Guidimagha notamment autour de la question foncière.
En effet depuis bientôt quelques années , quand les communautés autrefois traitées comme esclaves ont décidé de rejeter l’ordre féodal qui les assigne un statut inhumain et dégradant contraire aux préceptes de notre sainte religion et aux lois de la république , les lobbies féodaux Soninké se sont ligués pour sanctionner toutes les personnes qui appartiennent à ce mouvement d’émancipation en les empêchant d’d’exploiter les terres que pourtant leurs aïeux ont défriché, entretenu et mis en valeur sans interruption depuis des lustres.
Depuis bientôt 3 ans , la plupart de ces braves populations particulièrement vulnérables , qui ne disposent que de ces terres pour leur survie et celle de leur familles , ne peuvent plus exploiter les terres qu’elles ont dument hérités de leur parents pour la simple raison qu’elles ont désormais refusé de faire partie d’un système féodal qui les réduit en sou- hommes sans voix ni droit dans leur propre pays.
Malgré les nombreuses plaintes introduites au niveau de l’administration judiciaire, ces braves populations sont aujourd’hui désemparées car les décisions de justices jusque-là rendues sont favorables au lobbies féodaux car elles gèlent les terres et empêchent ces populations nécessiteuses d’y accéder pour leur survie et celle de leur enfant alors que les lobbies féodaux eux n’ont jamais exploités ces terres objet de confit. Ils se plaisent à voir ses terres gelées pour le simple plaisir de faire souffrir d’autres populations pour assouvir leur égos de domination insensé et inhumain .
Suite à cette situation inédite dans un pays de droit et de surcoit musulman nous , Mouvement Ganbaanaxu Fedde

Réaffirmons avec un grand regret que l’esclavage coutumier ou dit par ascendance demeure encore une réalité indubitable dans l’environnement et le tissu social et sociétal soninké même en ce début de 21ème siècle.
A cet effet , nous rappelons aux pouvoirs publics que nous tenons à nos terres arables héritées de nos ancêtres depuis plusieurs décennies quelque soit les provocations et les intimidations répétitives venant de certains lobbies réactionnaires accrochés aux mentalités moyenâgeuses du féodalisme qui sont parrainés par des responsables politiques de haut niveau.
Face à l’éventualité des tensions futures, nous attirons l’attention de nos pouvoirs publics pour qu’ils prennent les mesures préventives nécessaires afin de faire l’économie de situations conflictuelles inutiles.


Le Collectif des Associations de lutte contre les pratiques de l‘esclavage en milieu Soninké considère que les gel des terres de cultures décidé par l’administration compétente constitue une double sanction contre les groupes d’anciens esclaves qui d’une part les prive de leur terres mais aussi accentue leur vulnérabilité et du coup renforce le camp des lobbies féodaux qui se délectent de leur victoire tachée du sang de leur concitoyens sans défenses.
Ainsi, nous demandons à nos hautes autorités politiques et judiciaires de bien vouloir :

• Ordonner l’arrêt immédiat du gel de nos terres ancestrales par l’administration et la possibilité de pouvoir les exploiter le plutôt possible pour assurer la sécurité alimentaire de nos familles respectives
• S’assurer de l’application stricte et sans partie pris de la loi foncière à travers son ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 et de son décret d’application N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret N° 90.020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 relative à la réorganisation Foncière et domaniale
Notamment :


ART.2.- L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays.


ART.3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli.

Le Collectif des Associations de lutte Contre les Pratiques de l’Esclavage en Milieu Soninké

Contact : 222 46455504 ou 336951738

©️ Crédit source : Réseaux Ganbanaaxu Fedde Mauritanie

✓Vivre sa Liberté !? | Par le président Traoré Gaye

Lors d’une conférence à l’école des hautes études en sciences sociales à Paris en février 2019 en présence de l’honorable Biram Dah Abeid et de Ali Bouzou de l’ONG Timidria, une question m’a interpellé . Cette question a été posée par la modératrice Benetta avec la teneur suivante : Après l’émancipation que se passe-t-il, en substance les personnes esclaves une fois libérées comment vivraient-elles leur liberté ? Faute de temps de parole je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de mon intervention . En effet je commence par être libre c’est comme extraire une pierre précieuse des abîmes de la terre, l’euphorie de cette trouvaille n’exclut pas une surveillance accrue, une vigilance renforcée et une prudence qui se manifesterait par un « esprit vif » et alerte.Vivre sa liberté ne consiste à idéaliser libre mouvement des bêtes de la savane , en peu caricatural certes mais assumée comme image. Être libre ne consiste pas non plus absence d’effort pour consolider la liberté qui n’est jamais acquise sinon des jeunes africains ne seraient pas appelés « Diamant noir » en Libye . Aujourd’hui au nom de la liberté invoquée à tout va , on assiste à la trivialité affectant notre dignité . Prenons l’exemple de la paresse et de l’insolence . Un quidam est libre de discourir mais si ce discours est fondé sur le mensonge, la tricherie et la diffamation. Il perdrait toute notre crédibilité ce qui affecterait sa dignité par extension. Je limite à ce niveau la digression . La paresse, on est libre de ne pas travailler mais la violence sociale d’un tel choix est redoutable…
Vivre sa liberté en vrai est à l’image du long chemin épineux à parcourir sous le soleil ardent de la condition humaine . Une remarque saillante depuis l’avènement du mouvement Ganbanaaxun fedde dans l’entité Soninke, n’avez -vous pas remarqué que les anciens villages de liberté n’ont pas adhéré à ce discours réformateur et fraternel comme si nous leur ferions souvenance d’une humiliation subie , d’une dignité bafouée, d’une indignité marquée au fer rouge dans leur existence.

– Noté en lien ce post FB de juillet 2018 par KS : « Se libérer est finalement un processus relativement aisé mais VIVRE sa liberté en vrai et en ttes circonstances est une autre histoire.« 

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 9/7/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158700275716225&id=569691224

🔴 Nécrologie : Notre mère et tante Sokhna Diakité rescapée de l’attaque de Djandjoumé est décédée à Nioro !



Madame Sokhna Diakité était une rescapée des tueries perpétrées par les extrémistes féodalo-esclavagistes Soninkés du village de Djandjoumé (près de Nioro) dans la région de Kayes au Mali . Dans la nuit du 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes avaient été lynchés à mort dans ce village. Parmi ces militants assassinés, monsieur Gossi Cissoko qui est le fils de la dame décédée ce jour 5 juillet 2021 à Nioro. Madame Diakhité avait subi des graves blessures au cours de cette équipée criminelle organisée par les milieux féodaux du village. Ici ci-jointe une photo d’elle prise après l’événement :





Nos condoléances attristées à toute sa famille et ses proches à Nioro. Paix éternelle à son âme.

✓ Liens médias à lire :

https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

©️ Crédit source : Réseaux Ganbanaaxu Mali.

✓GUIDIMAGHA : DES CITOYENS SE PLAIGNENT DES REPERCUSSIONS DE L’ESCLAVAGE ET DEMANDENT JUSTICE [VIDÉO]

Un groupe d’habitants du village de Bouanze dans la wilaya du Guidimagha se plaint de ce qu’ils décrivent comme des séquelles de l’esclavage, appelant les plus hautes autorités du pays à leur rendre justice.

Un porte-parole du groupe, Mohamed Biranté Koné, a déclaré à alakhbar.info, que lui et les siens sont victimes de harcèlement raciste de la part des habitants du village.

Il a ajouté qu’ils sont privés d’occuper des postes politiques parce qu’ils sont d’anciens esclaves, soulignant qu’ils souffrent de l’esclavage même au XXIe siècle .

Il a souligné qu’eux et des anciens maitres vivent dans un même village et donc une seule zone géographique, mais aucun d’entre eux ne peut occuper de position de leadership ou de position politique dans le village à cause de cette discrimination.

Koné a appelé les autorités concernées à rendre justice au groupe et à régler ce problème, qui, selon lui, les préoccupe en tant que citoyens de la république.

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70619