✓Un élément-retour sur le Documentaire « Noirs en France » sur France 2 hier soir (18/01/2022) !

Éléments médias – Doc France 2



Une très bonne narration par un grand maître des Lettres , l’intellectuel littéraire Alain Mabanckou franco-congolais (Congo Brazzaville). Un fond plein d’enseignements pour plusieurs publics qui se verraient interpeller à divers degrés.

Le test de la poupée est amèrement symptomatique d’une réalité connue de Tous… Où la personnification physique de « L’HOMME-Norme » fait du Blanc la référence naturelle pour ne pas dire divine. C’est la petite aux grosses mèches tressées colorées qui a résumé en quelques mots le catastrophique refus de soi qu’on a intégré socialement et psychologiquement. Combattre avec obsession notre corps naturel pour correspondre à un modèle imposé par une vision civilisationnelle racialisante. D’ailleurs un conditionnement aux complexes bien tenus dans tous les milieux à travers le monde afro. Dans le documentaire d’hier soir, la participante qualifiée de haute fonctionnaire avec sa coiffure en perruque peut être un cas illustrant ce que j’appelle une « docile violence » qui saigne gravement le corps typé Noir et le psyché black. Ne pas assumer ses cheveux naturels crépus n’est en rien différent du fait de vouloir éclaircir sa peau. Ce sont 2 traits apparents qui font naturellement le modèle physique type. Étrangement on a souvent tendance à critiquer celles/ceux de nôtres qui fuient notre Peau mais l’agression qu’on fait subir à notre silhouette avec des perruques passe sous silence. Celle qui tient à porter une perruque pour être typée à un modèle a autant de choses à régler avec elle-même qu’une autre personne qui veut s’éclaircir la peau. Ainsi cette haute fonctionnaire censée futée et consciente intellectuellement sur la condition NOIRE et les enfants qui ont opté pour la poupée blanche au détriment de la noire, sont de la même manière produits inconscients et conscients du même système de complexes intégrés et normalisés. Tout est question de regard, si on fuit son naturel-modèle pour un autre naturel-modèle qui serait la référence enviée, il ne faut pas s’attendre à une sérénité communautaire en assumant son originalité physique.

À lire un bref mot écrit sur ce sujet en 2015 : https://soninkideesjose.wordpress.com/2015/11/26/retro-un-cri-ose-a-tout-le-peuple-noir-nous-sommes-un-modele-en-soi-et-non-une-copie/

KS pour le BLOG

« Je ne dis pas Éric Zemmour président, mais tout individu portant ses idées conduira la France à sa perte » | Par Souleymane Sidibé (Bordeaux)

Le général Bertrand de La Chesnais est le directeur de campagne d’Eric Zemmour. Cet ancien haut gradé, quatre étoiles de l’armée de terre, est officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du mérite.
Aujourd’hui conseiller municipal, il rejoint en homme politique l’ex polémiste. Mais « quelque chose ne va pas au Royaume de France » dixit Jeanne d’Arc.

Et bien ! Sous la bénédiction de personnes augustes, Éric Zemmour passe de polémiste à la télé à candidat aux élections présidentielles françaises. -Je m’abstiens très souvent à faire des commentaires sur l’actualité politique française, car j’ai celle de mon pays qu’est la Mauritanie à traiter.

Pour nous autres qui avons appris l’histoire de France, les grands noms et dates, la littérature, la poésie française, la culture, etc., on ne peut signifier à la France que chantait Joachim Du Bellay qu’elle risque de tomber si bas :

« France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.
Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
France, France, réponds à ma triste querelle.
Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.
Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine,
Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine
D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.
Las, tes autres agneaux n’ont faute de pâture,
Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure :
Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau. »

Ces mots écrits au 16 ème siècle ne s’écorchent-ils pas quand un individu qui n’a pour programme électoral que l’immigration et une religion se présente aux élections ? Particulièrement, l’islam.
– Je ne dis pas Éric Zemmour président, mais tout individu portant ses idées conduira la France à sa perte. La géopolitique actuelle montre les limites des actions des président.e.s.

L’économie, la puissance et la superpuissance reposent sur plusieurs facteurs : inconnus du grand public mais pas des politiques.
Que serait la France sans l’Afrique ? Sans vagues migratoires ? Celles-là mêmes qui sont la conséquence d’une politique qui entérine tout espoir chez des milliers de gens en Afrique.

©️ Crédit source : reçu de l’auteur via post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5047765505243095&id=100000290871124

✓France/Justice | Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021.

👇🏿 médias Vidéo :

Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021, voila tout un symbole d’une justice indépendante. Les féodaux ont cru que tout est possible avec l’argent des caisses de villages, mais, ils ce sont violemment heurtés à l’indépendance de cette justice française et risquent fort de se moindre les doigts dans l’avenir.
 
Les abolitionnistes et leurs avocats remportent une victoire éclatante contre les esclavagistes Soninko en France et ailleurs. La tombée du verdict du procès en diffamation annonce la relaxe du grand militant Diko Hanoune selon Maitre Akesson son avocat.
 
Maitre Saïdou Larifou, président de l’ONG Waraba d’Afrique dira que « c’est la victoire du courage, la victoire du droit, la victoire citoyenne, c’est celle de Diko, c’est celle de tous ceux et celles qui sont ici et surtout aux pays qui luttent difficilement pour la dignité humaine….. Maitre Saïd Larifou annonce des poursuites ici en France contre ceux propagent la haine dans nos pays depuis la France…. »
 
Pour rappel, le nommé Boubacar Camara avait déposé plainte contre M. Diko Hanoune depuis en octobre 2018 devant la justice Française au nom d’un Moustapha Camara, qui se présente comme le président de Tounka Lémou Koffo, démocratia islamique et leurs interminables sites qui propagent la haine contre les abolitionnistes Ganbaaaxu Feddé dans les réseaux sociaux. Les féodaux Soninké ont voulu faire taire le porte-parole des sans voix, mais, c’est loupé.
 

©️ Crédit source : Le blogueur et militant droit-de-lhommiste DIKO Hanoune

🔴𝗜𝗡𝗙𝗢 𝗖𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝘁🎼 à Paris | Événement OSUKA ~ 29 Janvier 2022



Mesdames et Messieurs,


Nous sommes très heureux de vous annoncer un événement unique en collaboration avec les artistes de OSUKA LABEL pour le plus grand 𝗖𝗢𝗡𝗖𝗘𝗥𝗧 de musique urbaine soninké 𝗹𝗲 𝟮𝟵 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟮 au 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀 𝗔𝗡𝗜𝗠’𝗖𝗨𝗥𝗜𝗔𝗟.
Avec la participation exceptionnelle de 𝐁𝐚𝐥𝐞𝐦é 𝐊𝐚𝐧𝐝𝐣𝐢, 𝐃𝐚𝐨𝐮𝐝𝐚 𝐂𝐢𝐬𝐬𝐨𝐤𝐡𝐨, 𝐤𝐚𝐨𝐮 𝐃𝐣𝐨𝐮𝐦𝐚, 𝐃𝐫𝐚𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐓𝐚𝐧𝐝𝐢𝐚, ainsi que pleins d’autres artistes surprise donc soyez au rendez-vous le 𝟮𝟵 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟮, pour cela réservez vos places dès maintenant en appelant le 𝟎𝟕 𝟔𝟔 𝟐𝟕 𝟑𝟒 𝟗𝟗 ( WhatsApp).

Bien évidemment nous serons accompagnés par notre partenaire MAMAM COMMUNICATION

©️ Crédit source : Via TV Tooba

✓Les signaux de la France politique en 2022 | Un cas d’extrême droite appelé Zemmour !

Crédit Page officielle EZ

Dimanche 5 décembre 2021 à Villepinte, ville de la région parisienne (département de la Seine-Saint-Denis), ils se disent 15 000 participants autour de lui pour lancer leur reconquête de la France. Lui , il s’appelle Éric Zemmour, né le 31 août 1958 à Montreuil, journaliste et chroniqueur politique encarté tribun dans l’extrême droite avec une fixation obsessionnelle à l’endroit de TOUT ce qui a trait à l’extra-européen. Il assume une ascendance de berbère juif du côté d’Algérie. Il est recommandé de lire la dernière contribution de Mr Dominique SOPO président de SOS Racisme (France) dans Jeune Afrique, qui donne un portrait feuilleté psychologiquement de Zemmour… Le lien https://www.jeuneafrique.com/1275993/politique/eric-zemmour-une-nevrose-algerienne/ .

On dirait que ce Zemmour tient ses inspirations d’un ancien temps où les croisades constituaient un carburant idéologique et sociale par du fanatisme religieux du clergé qui rameutait les royautés européennes pour aller en martyrs se faire du Sarrazin (musulman) en Orient. Il profite des temps politiques populistes du moment en faisant du racisme et de l’islamophobie, un programme électoral. Une obsession à une « Francité » originelle est marquante chez lui, jusqu’à laisser apparaître qu’il vivrait des complexes incrustés dans son psyché concernant ses propres origines. Il aurait aimé avoir une filiation géographique avec Charles Martel, car tout ce qui le perturbe avec certaine aigreur maladive semble être lié à ses origines lointaines d’extra-européen physiquement et nominativement . La stratégie caractérielle pleine de ressentiments à vouloir se justifier en indexant sans cesse ceux qu’il considère comme « impurs » dans la « Nationalité française » dont il a bénéficié historiquement. Secoué d’être assimilé à une composante du peuple français ayant des ascendants qui vécurent le statut d’indigènes dans l’empire français d’antan, car il s’y voit minoritaire dans cette minorité . Ainsi il va se visibiliser par un certain populisme trompeur et manipulateur. Il ne dénonce pas au fond un risque de déclin de la France mais plutôt il transpose ses propres craintes d’être rejoint dans la classe d’une certaine catégorie de citoyens français d’aujourd’hui. Son parti s’appelle la « reconquête » dit-on, peut être un clin d’œil à l’histoire avec la reconquista, et les mois prochains vont nous édifier davantage. D’ici là il se déclare hypocritement anti-système politico-médiatique qui l’a construit pourtant en grande partie. Une stratégie à la Trump moins la richesse, il espère par les surenchères discursives exacerber les tensions pour arriver au pouvoir en France. Comme la photo illustrative ici, que Tout reste sombre autour de lui et sa vision. À suivre….!

D’ici là les principaux candidat.e.s qu’on peut citer pour la présidentielle de 2022, sont plus du président Macron (pas déclaré officiellement), mesdames Hidalgo (PS), Pécresse (LR) et Lepen (RN), monsieur Mélenchon (Les Insoumis).

-KS pour le BLOG.

Le périple rocambolesque de l’ancienne otage Sophie Pétronin pour revenir au Mali | BFMTV

BFMTV – Voyant que l’obtention d’un visa était impossible, la septuagénaire s’est rendue avec son fils jusqu’à Dakar avant de traverser la frontière illégalement pour rejoindre Bamako.

Libérée en octobre 2020 après 4 ans de détention, Sophie Pétronin, 76 ans, est retournée au Mali. La septuagénaire a regagné Bamako au mois de mars, seulement cinq mois après sa libération et contre l’avis des autorités françaises et maliennes.

Installée en Suisse avec son fils Sébastien Chadaud après sa libération, Sophie Pétronin rêve de retourner à Gao où elle était installée depuis 2001. Dès sa sortie de l’avion en octobre 2020, elle affirme vouloir revenir dans le pays, pour « voir ce qui se passe » sur place.

Alors, depuis la petite ville suisse de Porrentruy, elle lance des démarches pour obtenir un visa. Mais la travailleuse humanitaire se heurte à un mur. Les autorités maliennes refusent de lui délivrer un visa et le quai d’Orsay fait blocage.

1300 kilomètres en toute illégalité

Les refus systématiques pèsent sur le moral de Sophie Pétronin qui décide alors de convaincre son fils de l’aider à traverser la frontière illégalement. En mars 2021, soit seulement 5 mois après sa libération, ils prennent un vol reliant Genève à Dakar, au Sénégal. Un pays pour lequel l’obtention d’un visa n’est pas nécessaire.

La septuagénaire fait passer le voyage pour des vacances. Accompagnée de son fils, elle nourrit en fait un projet plus rocambolesque: traverser illégalement la frontière et rejoindre Bamako.

Depuis Dakar, la travailleuse humanitaire se lance dans un périple de trois jours. Souvent voilée afin de dissimuler son identité, elle emprunte des transports locaux comme des motos-taxis ou des bus pour franchir la frontière et rejoindre Bamako. Elle parcourt environ 1300 kilomètres, en toute illégalité.

Repérée à Sikasso, en zone dangereuse

Gao, sa ville de coeur où elle a créé son association qui vient en aide aux enfants souffrants de malnutrition, est hors de portée. Située dans le nord du Mali, elle est extrêmement dangereuse.

Elle s’installe donc à Bamako où elle retrouve sa fille adoptive Zeinabou qu’elle avait tenté, à plusieurs reprises et sans succès, de faire venir en Europe. Autorités françaises comme maliennes sont au courant de sa présence sur place, pourtant parfaitement illégale.

« Le Mali a refusé sa demande de visa. Donc ce passage par la douane, même si elle a obtenu un tampon, n’est pas reconnu par Bamako », explique notre spécialiste en politique internationale Patrick Sauce.

Mais vendredi 29 octobre, un avis de recherche est diffusé. Le document affirme qu’elle aurait été vue « vers Sikasso », une ville en zone rouge donc « formellement déconseillée » par l’État français.

Diane Regny

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=750791

✓Communiqué de presse | l’Assemblée générale Armepes-France du 9 octobre 2021



L’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication de Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles) a tenu son assemblée générale ce jour à la Bourse du travail de Saint-Denis en région parisienne. Depuis de nombreux mois à cause de la situation sanitaire liée à la covid-19, cette rencontre tant attendue ne pouvait pas se tenir aisément. Le bureau exécutif (BE) dont le mandat de 4 ans avait pris fin il y a quelques mois, gérait la continuité militante de l’association provisoirement. Aujourd’hui c’est chose faite avec la reconduction par vote d’acclamatation de Monsieur Gaye TRAORÉ pour un deuxième mandat de président par l’assemblée générale.

L’association Armepes est fondée en 2010 et milite pour des réformes sociales au sein de la communauté soninké où sévissent certaines tares coutumières et sociales liées à l’esclavage par ascendance. Une grande mobilisation militante transnationale en milieux Soninkés est en cours depuis octobre 2016, date de la création du forum WhatsApp Ganbanaaxu Fedde par Gaye TRAORÉ (SG d’Armepes-France à l’époque). Forum d’échanges et de sensibilisation pacifique à succès qui a donné naissance au mouvement international Ganbanaaxu Fedde anti-esclavagiste et contre les discriminations criantes dans les milieux Soninké en Afrique et dans la diaspora.



Heureux mandat au président Gaye et son équipe collaboratrice. Plus de Paix et de Concorde autour de valeurs d’Égalité, de Citoyenneté et de Réelle Fraternité au sein de nos communautés et de nos pays.

Paris 9 octobre 2021

©️ Cellule Communication Armepes-France

À Paris-Sorbonne, la cérémonie de la présentation du livre « Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » | Allocution du député BDA et Photo-reportage

Paris, Sorbonne, présentation par Tania Tinoco de la version française de son livre, relatif aux combats du leader du mouvement Abolitionniste en Mauritanie, sous le titre «Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance», Paris, le 7 octobre 2021

• Allocution du député Biram Dah Abeid :

Bonsoir, mes frères en conviction !

Je salue, d’emblée, la France des mythes intellectuels et de la morale au service de l’espèce humaine, le refuge des persécutés et des suppliciés de provenance diverse ; oui, elle commence à nous manquer, la France des lumières, du droit, épicentre des révolutions contre l’obscurantisme, la France, terre de réparation pour les femmes et les hommes menacés dans leur intégrité, en quête d’asile et de réconfort, enfin la France de la liberté de conscience, des engagements féministes et de l’abolition de la peine de mort. Cette grande nation, représente, aujourd’hui, l’un des rares et derniers lieux de la terre où l’on rêve encore d’un humanisme universel. Sans nier la face sombre de la traite esclavagiste et de la colonisation, nous respectons ce pays dont, hélas, la belle image tire vers le déclin.

Nous mauritaniens, peuple en lutte contre l’arbitraire, l’esclavage et le racisme, grande était notre déception quand le ministre des affaires étrangères de la France, Jean-Yves Le Drian, lors d’un débat à l’Assemblée nationale de son pays, en 2018, insinua que le député Biram Dah Abeid, alors incarcéré à Nouakchott, serait un « détenu de droit commun ». Ce positionnement de la France et par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, constitue un parti-pris anachronique, dans la compétition, perpétuelle, entre les justes et les fauteurs de supériorité raciale; le propos explique les difficultés actuelles et grandissantes du rapport de l’ancienne puissance coloniale avec l’Afrique. Néanmoins, nous saluons et louons le soutien et l’engagement, à nos côtés, de nombreux amis en France. Je tiens à citer, ici, l’organisation de défense de droits de l’Homme « IRA-France-Mauritanie », une association de droit européen, à l’abri de la censure et de l’intimidation caractéristiques des gouvernances réfractaires au droit et à la transparence sur notre continent, ô combien pillé et meurtri, par ses propres enfants. Je rends hommage aux individualités qui, avec désintéressement et abnégation, ont voulu et pu perpétuer chez nous, l’idée, généreuse et créatrice de sens, celle des aspirations de l’individu à se libérer de l’aliénation, que résume l’article premier de la déclaration de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Ces mots si justes ne sont pas le produit de ma culture, même s’ils y trouvent un écho rétrospectif. Ils résultent d’une expérience historique, loin de chez moi et, pourtant, j’y ai cru, spontanément, dès après les avoir lus et relus ; ce message, nous nous efforçons de le relayer, partout où nous mène l’interaction avec nos semblables, y compris de latitudes lointaines. C’est notre mission et l’horizon de notre devenir de mauritaniens.

Je m’incline, en particulier, en face de nos compagnons de route – Tania, Antonio, Ignacio, Juan, Mathieu – qui ont traduit leur affection à l’endroit d’IRA-Mauritanie, en écrits, visant à répandre et faire connaître notre abnégation, nos modèles d’engagement et repères de non-violence, dans beaucoup de langues et sur la totalité de la mappemonde. Par ailleurs, je me sens dans l’obligation de solliciter, en ce jour symbolique, l’esprit et le souvenir des personnes chères qui nous ont quittés, sans faillir aux réquisitions du combat. Qu’il me soit permis de complimenter celles et ceux, toujours vivants qui, sans tergiverser, gardent, intacts, l’enthousiasme, la détermination et refusent de céder à la corruption et au découragement.

J’évoque et évoquerai, sans répit, le legs de l’éducation et des valeurs que mon père Dah Abeid et ma mère Mata Ahmedou Salem m’ont transmis aux primes heures de l’enfance, en perspective de l’âge adulte, dans une société de caste, foncièrement irrespectueuse de la dignité de la personne. Feu Dah Abeid m’a enseigné le refus, et l’opposition – instantanés – sans calcul ni détours, de l’injustice d’où qu’elle vienne ; feue Mata Ahmedou Salem m’a dispensé une exigeante inclination à partager, avec les humbles, tout le matériel terrestre, les biens d’ici-bas, à donner jusqu’au dernier sous, loin de la peur du dénuement et des lendemains de gêne. Ces principes guident mon action à la tête du mouvement abolitionniste et orientent ma vie, dans la sphère du privé.

Je m’adresse à toutes ces personnes – de mon pays et d’ailleurs, dont les cœurs gorgés de fraternité et d’empathie, battent à l’unisson, afin de servir et vulgariser l’entendement des humanistes, amoureux de la diversité, de la découverte mutuelle, loin des sectes, des millénarismes et des délires des extrémismes métaphysiques en guerre contre la rationalité ; parmi eux, je loue les défenseurs de la loi, de l’écologie et de la paix dans le respect des différences. En vérité, nous sommes pressés d’achever notre bataille de Mauritanie, avant de nous consacrer, avec vous, à la mère des solidarités : nous rêvons d’une répartition équitable des ressources de la terre et de leur renouvellement, en vue d’améliorer l’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins de santé et à un niveau d’éducation qui valorise, par la distinction et l’excellence, les sciences, les arts, la philosophie et la littérature, envers et contre la censure et les dérives inquisitoriales. Ainsi, nous participerions au recul de la xénophobie, de la faim, du populisme outrancier, des désirs hégémoniques, en particulier les plus meurtriers, en l’occurrence les extrémismes confessionnels violents.

Pour notre cas, la République Islamique de Mauritanie, nous avons décidé, dès 2008, d’engager une réflexion, au titre de l’Initiative de Résurgence Abolitionniste (Ira), dont l’objectif demeure la subversion des idées, des mots et des actes porteurs de déconstruction et de remise en cause de la domination. Nous avions exclu d’atteindre la violence corporelle et nous cantonnons aux ressources de la psychologue de masse, en vue d’introduire le doute et la confusion au centre des cercles névralgiques, secondaires et de base, du système; nous demeurons loyaux à la méthode parce que nous en avons étayé et vérifié le succès. Les rapporteurs spéciaux des Nations unies en témoignent assez.

Le programme global d’Ira, visait, dès le début, la démolition de l’ascendant mental des hommes possesseurs d’esclaves, sur leur bétail humain. Il fallait saper l’outil et le ciment de la subordination des populations serviles envers la minorité hégémonique. La guerre imposée à nous par le pouvoir central, sur délégation des tenants de l’esclavagisme, du racisme et de la suprématie linguistique, nous aura accablés d’infortune et de frustration, en termes de liberté, de bien-être, d’intégrité physique et morale. Les prisons, les diabolisations, les privations de travail, ainsi que les sévices, blessures et maltraitances polymorphes, étaient notre lot quotidien, pendant plus de dix ans. Les deux quinquennats de l’ancien Président Ould Abdel Aziz nous ont valu trop d’affliction mais ils raffermissaient notre résolution. Aujourd’hui, qu’emprisonné, la justice le poursuit pour des crimes économiques, nous répugnons à l’accabler.

A la dernière confrontation de cet épilogue décennal, les élections législative et présidentielle de 2018 et 2019 démontraient le potentiel de notre audience. Nous sortîmes victorieux dans les urnes, en dépit des fraudes, de la privation et de l’interdiction de nos structures de participation démocratique. A l’inverse du calcul de nos détracteurs, malgré les intimidations et le peu de moyens, nous parvînmes à élire des députés et des conseillers de commune. J’arrivai, à en croire l’instance d’organisation du vote, en position de second après l’actuel Président de la République. Aujourd’hui, je prétends incarner l’unique offre d’alternance au pouvoir de l’axe de l’alliance aristocraties bureaucratiques, tribale et clanique, tel qu’instauré, sous des formes plus ou moins vernies, depuis le 10 juillet 1978.

Maintenant, chers amis, nous vivons une deuxième phase de réalisation de notre projet pour la Mauritanie et les Mauritaniens. L’Etat, pendant les deux premières années du mandat de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, renonce à l’option de nous éradiquer, bien à rebours de son prédécesseur. Les appels aux meurtres, les campagnes de dénigrement, les excommunications, la prison en plein désert sous un toit de zinc à plus de 50 degrés, les châtiments physiques, ne ponctuent plus la ligne officielle, à nos dépens. Cependant, le danger de la régression persiste car des personnalités influentes du gouvernement, de la haute administration, de la finance et de l’entourage du Président Ghazouani, essaient d’attiser le feu afin de rompre l’apaisement en cours. Ils représentent les intérêts de la conservation, des tribus, des clans et du fanatisme, toutes factions que notre ambition d’égalité et de citoyenneté effraye.

Oui, chers amis, comme partout durant notre passage d’humains sur la terre, l’histoire, les arts et l’ensemble des supports de la mémoire nous apprennent que la quiétude, l’épanouissement et la sérénité s’achètent, au prix de l’équité, de la bienveillance, je dirais de l’amitié et du dialogue franc. Le tarif n’est exorbitant ni le produit surfait. Vivre sans guerre, loin de la crainte, vaut bien des précautions et une dépense immodérée de scrupule. C’est à ce pacte de transition par les réformes, que nous invitons nos compatriotes et le pouvoir du moment. Nous voulons instaurer la normalité au profit de mes frères noirs subsaharienne, autochtones, bâtisseurs du pays et patriotes enthousiastes de pères en fils; et les enfants de la laborieuse communauté Hratin, pourvoyeurs de barrages, de récoltes, de puits, de gardiennage du bétail, depuis toujours confinés aux tâches multiséculaires du muscle et de la sueur. Nous nous engageons à traquer l’esclavage et toutes pratiques similaires jusqu’à ses derniers recoins. Nous souhaitons que les negro-mauritaniens ne fussent plus tués, torturés, déportés, impunément. Nous tenons – objectif non-négociable – à abroger les lois qui protègent le tortionnaire et imposent, aux victimes, le devoir de se taire, leur dit-on, pour préserver la cohésion de la communauté de destin. A l’épreuve des frustrations et du déni de justice, la ruse ne prend plus. Cependant, que personne ne conçoive de l’effroi, à cause de nos emportements légitimes : nous n’avons jamais tué au cours de notre marche vers l’égalité et ne détenons aucune arme létale, à l’inverse de beaucoup de nos compatriotes et détracteurs, des civils détenteurs quasi-exclusifs de fusils d’assauts et de munitions de guerre. Combien de fois, n’avons-nous pas demandé, au pouvoir, de mettre un terme à ce déséquilibre de la terreur dont chacun, ici, pressent la volatilité tragique, à la moindre bavure. Qu’il me soit permis de réitérer l’appel, à l’intention du président de la République Mohamed ould Cheikh El Ghazouani. Le désarmement de la société nous semble relever de l’urgence, si l’on accepte de regarder, sans fard, la détérioration du contexte sécuritaire au Sahel.

Nous avons misé sur une cohabitation détendue avec le pouvoir du Président Ghazouani et la recherche – collaborative – des règles d’une compétition qui ne lèse la vérité du suffrage universel, en vertu du principe « un homme, une voix ». Or, l’objectif requiert bien des préalables : les législateurs ne sont pas élus avec le même nombre de votants, laissant ainsi croire que certains détiendraient une légitimité ou une valeur supérieure, le découpage des circonscriptions favorise nettement un groupe sur citoyens sur d’autres. Mais, il n’y a pas de drame à accepter les arrêts implacables du nombre et de l’évolution sociale. Seule la réhabilitation, je dirais l’assainissement de l’Etat de droit et des libertés démocratiques, du Conseil constitutionnel, des forces de sécurité et de la magistrature permettront de nous économiser, à tous, la rançon de l’insurrection et du ressentiment. Nous chérissons la paix, certes…mais un article si précieux ne saurait se conquérir par la négligence, l’autisme ni la cécité.

Je vous remercie !

• Élément vidéo par DH :

©️ Crédit source : réseaux IRA-France

✓GANBANAAXU Activités – 18 septembre 2021 | Plusieurs responsables abolitionnistes d’Armepes-France assistent à une rencontre associative à Paris [Vidéo]

À l’occasion de la rencontre annuelle La Fête de la Banane 🍌 à Paris, une délégation de l’association Armepes_France_Ganbanaaxu a pris part aux activités. Notre vice-président Samba Fofana est accompagné par le SG Aboulaye Traoré, un chargé des relations extérieures Dambou Keita et un chargé de Com Ousmane Traoré (soninké facile), le doyen et cheikh Dramane Camara, le coordinateur de Tistaye Saly Cissoko. Une équipe de nos sœurs camarades militantes était grandement de partie lors de cet événement associatif.

À l’occasion notre stand Ganbanaaxu a exposé nos éléments dérivés portant les idéaux d’égalité, de fraternité et de dignité. Lors d’une prise de parole, nos représentants ont décliné avec pertinence les objectifs de notre militantisme contre les mentalités rétrogrades de l’esclavage par ascendance qui sévissent aujourd’hui encore au 21 ème dans la communauté soninké.

✓Nos vifs remerciements à l’association organisatrice « La cantine le monde Bouge ».



©️ La Com Armepes-France Ganbanaaxu Fedde

✓France | Le smic augmentera de 34,20 euros brut par mois au 1er octobre. (franceinfo)

Le smic va connaître une augmentation automatique le 1er octobre, en raison de l’inflation. L’indice des prix à la consommation ayant progressé de 2,2% par rapport à novembre 2020, le salaire minimum augmentera d’environ 34,20 brut par mois. Actuellement à 1 554,58 euros (brut mensuel), il sera porté à environ 1 589 euros. Le smic horaire brut devant passer de 10,25 à 10,48 euros. En effet, le Code du travail (article L3231-5) prévoit qu’une progression d’au moins 2% doit entraîner une revalorisation dans les mêmes proportions.

La dernière hausse automatique du smic en cours d’année due à l’inflation était de 2,1% le 1er décembre 2011. Le smic bénéficie par ailleurs chaque année d’une hausse mécanique calculée selon deux critères : l’inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

Chaque année, certains syndicats (comme la CGT qui réclame un smic à 1 800 euros brut) demandent au gouvernement d’aller au-delà de la hausse automatique, mais le dernier « coup de pouce » (de 0,6% couplé à 1,4% au titre de l’inflation de façon anticipée) remonte à juillet 2012, au lendemain de l’élection du président socialiste François Hollande. Les gouvernements qui ont suivi se sont abstenus de toute hausse exceptionnelle, jugeant que cela nuirait à l’emploi des moins qualifiés.

©️ Crédit source : https://www.francetvinfo.fr/economie/le-smic-augmentera-de-34-20-euros-brut-par-mois-au-1er-octobre-en-raison-de-la-hausse-de-l-inflation_4771933.html