RMI-INFO AWARDS 2019 : Un bref photoreportage de notre Blog !

Ce vendredi 10 janvier 2020, a eu lieu la première édition RMI-info Awards , au sein de l’Espace du Patronage Laique Jules Vallès situé au 72 avenue Félix Faure, Paris 15. RMI-info.com est un organe médiatique multimodal très dynamique au sein de la diaspora mauritanienne en Europe. Autour de Mr Saidou Wane, une talentueuse et prometteuse équipe assure son fonctionnement de média moderne et libre axé entre autres sur l’expression de la diversité culturelle et d’opinions politiques. Et cette grande première de Rmi-info Awards, a été un événement convivial et citoyen avec des nominés respectables dans différentes catégories et au final des Primés valeureux choisis par le jury. Côté public, retrouvailles et rencontres ont été certainement appréciées et fructueuses. Pour parler des Primés 2019, je salue et félicite tout le monde ayant été sacré dans divers domaines (Entrepreneuriat, Social, Culture, Économie, Droits humains, Sciences et Autres).Et mes encouragements et mes félicitations à l’endroit de l’équipe organisatrice Rmi-info Awards et ses partenaires pour cette initiative et sa réussite. Ma sincère reconnaissance pour l’invitation en mon nom personnel et au nom de notre BLOG SONINKIDÉES – J’OSE.

《🏆 RMI Awards 2019 voici le palmarès

📚Livre de l’année : L’Oubli volontaire (Mohamed LAM)

🧑🏽‍💼 Entrepreneur de l’année : Abdoulaye Sy (Obconnect)

✊🏼 Initiative associative de l’année : Couverture Maladie (l’EED)

👨🏻‍🎨 Artiste de l’année : (Diam Min Tekky)

🏳️ Association de l’année : AJMF (association des jeunes mauritaniens en France) Abdallah Ould Mohamed

💼 Entreprise de l’année : CADORIM (Mohamed M Ould Neine & Mohamed Mbeirik)

🎞 Film De l’année : Ganda le dernier Griot (Ousmane Diagana)

👨🏿‍🎓 Thèse de l’année : Abdoulaye Sow

👩‍💼 Femme de l’année : Kor Samba Mint Messaoud (Miss Mauritanie en France)

👨🏽‍💼 Homme de l’année : Ibrahima Fadeh (CENI France)

🏅 Prix spécial du jury Hors Diaspora : Mekfoula Mint Brahim

🎖 Prix spécial du jury : Heydi

📺 RMI-info.com La #Mauritanie 🇲🇷 et ses actualités》🔹️Source : Page officielle Facebook RMI-info.com

l’événement en quelques photos :

Merci et Courage RMI-INFO

🔹️Par KS POUR LE BLOG

Mauritanie/ incendie: Le Premier ministre présente les condoléances du Président de la République à une famille qui a perdu cinq enfants dans un incendie (AMI)

Les condoléances du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont été présentées, mercredi après-midi à Nouakchott, par le Premier ministre, Monsieur Ismaïl Bedde Cheikh Sidiya, a une dame dont cinq enfants ont péri, mercredi matin, suite à un incendie qui a ravagé leur habitation,située dans la moughataa de Dar Naîm, Nouakchott Nord.

Sur place, le Premier ministre a exprimé à la famille la compassion de l’État et sa solidarité entière face à cette épreuve douloureuse.

Il a ajouté que le Président de la République a donné ses instructions au gouvernement pour la prise en charge de tous les problèmes de cette famille dans le cadre du soutien que l’État apporte à ses citoyennes victimes de catastrophes.

Dans ce cadre l’État a offert à la famille une parcelle et un montant financier lui permettant de construire d’un logement décent.

Le Premier ministre a enfin annoncé qu’une enquête sera ouverte au niveau du parquet général pour définir les causes du sinistre et prendre les mesures qui s’imposent.

La mère de la famille, Mme Zeinebou Mint Blal à remercié le Président de la République pour ce noble geste, qui dénote de l’intérêt que les pouvoirs publics attachent aux citoyens.

Au cours de cette visite de compassion, le Premier ministre a été accompagné des ministres de l’intérieur et de la décentralisation et de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, du directeur de cabinet du Premier ministre, du wali de Nouakchott Nord et le maire de Far Naîm.

©️ Crédit source : http://www.ami.mr/français

Bref aperçu sur la vie du Pr. Cheikh Saad Bouh Kamara

Le Pr. Cheikh Saad Bouh Kamara, sociologue et éminent défenseur des droits de l’homme s’est éteint lundi 30 décembre 2019 à l’âge de 75 ans. Avant sa disparition, le défunt m’avait confié, avec Bios Diallo, le soin d’une biographie complète sur sa vie. Notre dernière entrevue date d’octobre 2019, pour des compléments d’informations. Le travail reste inachevé. Cependant, grâce aux quelques éléments que le défunt nous a fournis, j’avais esquissé un résumé de cette grande anthologie qu’est la vie du Pr. Cheikh Saad Bouh Kamara, qu’Allah l’agrée parmi ses privilégié. Voici le résumé sur la vie combien riche et foisonnante de l’illustre disparu.

Pr Cheikh Saad Bouh Kamara est issu d’une famille de savants. Son père, Tourade Kamara, est le fils du grand érudit Cheikh Moussa Kamara, auteur de plusieurs ouvrages. Certains écrits de ce dernier sont encore d’une actualité étonnante. Notamment son livre sur le «Jihad » qui alimente de nos jours la réflexion.

Sa mère est aussi fille d’un grand érudit de la tribu des Idawali de Tijikja. En effet Sidi Abdoullah Ould Cheikh Brahim, c’est son nom, est auteur du Wassit, l’ouvrage de Fiqh le plus enseigné dans les universités d’Al Azhar Chérif au Caire.

Cheikh Moussa Kamara

Savant théologien du Fouta, Cheikh Moussa Kamara était un intellectuel engagé. En témoigne sa Fatwa contre l’esclavage, par laquelle il refuse tous les présents qui lui sont offerts : femmes, or et esclaves . Mais son livre le plus emblématique est celui sur le «Jihad de Cheikh Oumar Foutiyou». Objet de controverses, à son époque, il demeure un sujet passionnant de nos jours. Dans cet écrit Cheikh Moussa, qui décèdera en février 1945 à Guanguel, une localité de Matam au Sénégal, s’élève contre le meurtre de musulmans au nom du Jihad.

Le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara raconte que lorsque son père annonça la naissance prochaine de son fils à son grand-père, Cheikh Moussa Kamara, ce dernier s’acquitta de la prière prémonitoire dite Istikkara qui permet d’interroger l’avenir. C’est là qu’il suggéra de prénommer le futur enfant Cheikh Saad Bouh, du nom de son grand frère, qui lui-même portait le nom du grand Walyou de Nimjat, Cheikh Saad Bouh Ben Cheikh Mohamed Vadel. Puis, il prédit : «ton fils sera très maladif, et s’il survit à la mort il voyagera beaucoup à travers le monde, écrira des ouvrages et sera très célèbre. Mais il ne manquera pas d’ennemis, car sera rudement combattu, ce qui ne l’empêchera pas de porter la notoriété de la famille».

Cette lucidité dans la lecture des faits n’a rien de surprenant. Cheikh Moussa Kamara avait côtoyé les grands érudits de son époque, notamment Baba Ould Cheikh Sidiya des Oulad Berri et qui fit un pèlerinage, en 1930, à Nimjatt, lieu de la confrérie khadiriya. Déjà à son époque, il avait une méthode très scientifique dans ses démarches en donnant toujours la thèse, l’antithèse et la synthèse de ses réflexions.
Cheikh Tourade Kamara, père du Pr.Cheikh Saad Bouh, décèdera en septembre 1981 à Kiffa.

La famille maternelle

La mère du Pr Cheikh Saad Bouh Kamara est Zghouma Mint Sidi Ould Sidi Abdoullah Ould El Haj Brahim, savant et théologien de la tribu des Idawali de Tijikja.
La famille de Sidi Abdoullah Ould Hadj Brahim du Tagant est bien connue pour son érudition. Cheikh Sidi Abdoullah al Alawi (1733-1818) est l’un des plus réputés savants en Mauritanie. Son rayonnement a dépassé les frontières du pays, comme l’atteste son voyage au Maroc où le Sultan de Fez lui réserva un accueil mémorable, mais aussi au Caire, alors qu’il effectuait son pèlerinage à la Mecque. Il a écrit plus de 80 livres dans divers domaines.

Naissance de Cheikh Saad Bouh Kamara

Pr Cheikh Saad Bouh Kamara est né le 30 septembre 1944 à F’Dérick (région du Tiris Zemour). Il a passé, entre 1951 et 1956, son concours d’entrée en 1ère année du collège à Rosso dans la région du Trarza au Sud du pays. Il était sous la bonne protection, entre les mains, de Boubacar Daouda Fall, célèbre instituteur qui forma une grande partie de l’élite mauritanienne, dont l’ancien président de la République, Me Mokhtar Ould Daddah. En effet, le jeune Cheikh Saad Bouh Kamara avait été confié, par son père à maître Thierno, père de Fall Thiernoqui sera le fondateur du groupe scolaire Al Baraka. Parmi ceux qui ont enseigné Cheikh Saad Bouh Kamara, on peut citer Mohamed Saleh, ancien ministre sous Mokhtar Ould Daddah. Et parmi ses promotionnaires, beaucoup de cadres dont certains sont encore en vie. On peut citer : Saleck Ould Ely Salem, Abderrahmane Ould Moine, Mohamed Lemine Ould Moine, Abderrahmane Ould Boubou de l’UTM, Moustapha Ould Cheikh Ahmedou, ancien président de l’Autorité de régulation, Abdallahi Ould Ismaël, l’ancien ministre de Taya, Moustapha Ould Abeiderrahmane, Dr Diagana Yousouf, l’historien Bâ Moussa Bathily, etc.

Un homme dans les droits de l’homme.

Le 12 décembre 1984, date du coup d’Etat du colonel Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya contre le président Mohamed Khouna Ould Haïdalla en déplacement à Boujoumboura, le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara était chargé de mission à la Primature, poste qu’il occupait depuis 1980 sous le gouvernement de Ould Bneïjara. Nommé Président du Conseil d’Administration de la Société Mauritanienne d’Assurance (SMAR), son limogeage de son poste de conseiller à la Primature serait consécutif à une calomnie rapportée au Premier ministre. On l’accusait d’avoir refusé un Audit, en tenant ce propos : «j’ai été nommé par décret comme conseiller à la Primature et non pour masser les pieds du Premier ministre » répondra-t-il..

Pr Cheikh Saad Bouh Kamara soutient pour sa part un autre geste : «lorsque le Premier ministre tomba malade, j’étais le seul à l’avoir accompagné à l’aéroport pendant son évacuation en Algérie ». Mais le mal de son éviction sera fait !
Après le coup de force du commando du 16 mars 1981, mené par le commandant Kader et ses amis, le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara forma avec un groupe de cadre, une coalition qui comprenait Mme Bâ dite Simone, les Pr Saleh Baber, Dahi et Haïbetna Ould Sidi Haiba, en plus du futur doyen de la Faculté des Lettres,Diallo et Mohamed Ould Naji de l’ENS.

En 1986, le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara est accusé d’être le conseiller des Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM). Accusations qu’il dément formellement.
Entre 1989 et 1991, création de l’Association Mauritanienne des Droits Humaines (AMDH) avec à sa tête Feu Diagana Mamadou Samba. Dans la foulée, le gouvernement créa la Ligue Mauritanienne des Droits Humains (LMDH), pour saper les activités de ce mouvement d’indépendants qui cherchaient à dénoncer les dérives du régime. C’est alors que les ennuis commencent pour le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara et ses amis. Le régime les accuse de préparer un coup d’Etat. En janvier 1992, avec la première mission conjointe en Mauritanie, menée par Anti Slavery, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et l’ONG Agir Ensemble, les membres de l’AMDH, dont le Pr.Cheikh Saad Bouh Kamara seront arrêtés par la Police Politique.
En juin 1993, suite à la Conférence mondiale sur les droits humains organisée par l’ONU à Vienne en Autruche, Hamdy Ould Mouknass est arrêté l’année suivante en 1994, en même temps que le Pr.Cheikh Saad Bouh Kamara et Diabira Maaroufa. Les défenseurs des droits de l’homme lancent alors l’escalade et c’est la fameuse signature des «50» qui exigent la lumière sur le Passif humanitaire qui aurait coûté la vie à plus de 500 négro-africains, dont la plupart des militaires exécutés extrajudiciairement entre 1990 et 1991, sans compter les déportations, les meurtres massifs et leur cohorte de fosses communes.

Ces revendications étaient nées alors qu’un climat de démocratie pluraliste soufflait sur le pays qui, à l’instar de beaucoup de pays d’Afrique, subissait les contres-coups du Discours de La Baule tenu par le président français François Mitterrand. La Mauritanie se dota alors, en 1991, d’une nouvelle constitution qui consacrait les libertés publiques et individuelles, la liberté d’opinion, la liberté des partis politiques, des syndicats et associations.

En 1997, les activistes des droits de l’homme multiplièrent leurs actions ainsi que leurs activités pour soutenir les victimes du Passif humanitaire, pour informer l’opinion publique nationale et internationale, à travers les rapports réguliers adressés à la FIDH.

En mars-avril 1997, la Commission africaine des droits de l’homme organise un forum à Nouakchott, alors que les membres de l’AMDH étaient pourchassés par la police qui empêcha ses délégués d’accéder à la salle de l’Assemblée Nationale où se déroulaient les assises.

L’idée de créer un Forum national des droits humains (FONADH), qui regroupe l’ensemble des organisations mauritaniennes actives commença alors à faire son chemin. Le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara sera brièvement interpellé lors de la visite, la même année 1997, du président Jacques Chirac à Nouakchott, visite au cours de laquelle, le Pr Kamara avait été reçu par le conseiller du président français en charge des droits de l’homme à l’ambassade de France.

En janvier 1998, le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara est de nouveau arrêté. Cette fois, il est envoyé en prison avec Boubacar Messaoud de SOS Esclaves, les avocats Me FatimataMBaye et Me Brahim Ould Ebetty. L’évènement malheureux s’est produit au moment du passage du Rallye Paris-Dakar. Deux autres activistes, Jemal Ould Yessa du mouvement Conscience et Résistance et le Pr.Abdel Wedoud Ould Cheikh, furent activement recherchés mais la police ne parviendra pas à mettre la main sur eux. A l’origine, de cette chasse aux sorcières, la diffusion d’un film sur l’esclavage.

Il convient de noter que le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara était membre depuis 1993 du Conseil d’Administration du Fonds de contribution volontaire de lutte contre l’esclavage créé en 1991-1992 pour venir en aide aux victimes de l’esclavage. Les membres du Fonds se réunissaient une fois par an à Genève. Quelques 10.000 dollars U.S furent distribués à l’époque entre 1993 et 2007. Le Pr.Cheikh Saad Bouh Kamara fut même contraint une fois de voyager avec un passeport de l’ONU, le sien ayant été confisqué pour l’empêcher de se rendre à Genève. Une fois sur place, il butera sur l’ambassadeur mauritanien auprès de l’ONU, Ould Mohamed Saleh qui ira jusqu’à soutenir que le Pr.Kamara n’est nullement un défenseur des droits de l’homme.

Le consultant itinérant

Après plusieurs décennies de combat pour les droits de l’homme, dans son pays et sur tous les fronts et tribunes internationales, Pr Cheikh Saad Bouh Kamara se consacre au Consulting international et poursuit une riche carrière d’expert. Il faut dire que la consultation n’a jamais été éloignée de son parcours, même quand il était plongé dans la défense des droits de l’homme. Sa première expérience dans le domaine remonte à 1980 avec la FAO dans la lutte contre la désertification. Puis, le PNUD et l’UNESCO sollicitèrent ses services dans plusieurs autres secteurs sociaux et de développement.

Pr Cheikh Saad Bouh Kamara se rendra trois fois à Madagascar où il forme des consultants sur place. En 1986-1987, lorsque le gouvernement mauritanien, demande à la FAO de lui envoyer un consultant, ce dernier lui répond qu’il y a sur place un expert consultant, en la personne de Cheikh Saad Bouh Kamara à Nouakchott. Autant dire un pied de nez !
Ce n’est qu’à partir de 1998 que le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara va se stabiliser relativement en Mauritanie, après des années de voyages à travers le monde, pris dans le tourbillon de l’expertise internationale.

En janvier 2001, il est nommé Premier Vice-Président de la FIDH et anime dans ce cadre, au cours de la même année, le Premier Forum Social Africain dont il devient membre lors de la rencontre de Bamako du 5 au 9 janvier 2002.
Après le coup d’état d’août 2005, contre le régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara se retrouve en novembre de la même année membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il est alors désigné président de la Commission communication et éducation citoyenne.

Deux ans plus tard, en 2007, le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara qui était professeur de Sociologie à l’Université de Nouakchott, est admis à faire valoir ses droits à la retraite à l’âge de 65 ans.

Ce qui va lui permettre de s’adonner à ses passions. Les voyages, notamment. Il continue à sillonner le Continent africain où il anime sans arrêts des conférences.
En 2009, il est nommé président de la CENI après les fameux Accords de Dakar qui avaient mis fin à la crise politique née du coup d’Etat contre le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Aballahi.

En marge de ses multiples actions, le Pr Kamara publie sans arrêts. En 1986, il est co-auteur de l’ouvrage «Le Sahel face au futur » édité par l’OCDE ; en 1990, il publie aux éditions FAO «Espace pastoral mauritanien ». En 1988, suite à uneconsultation offerte par l’ambassade de France, il est de nouveau co-auteur de «Urbanisation de la Mauritanie ». Enfin, son dernier ouvrage, somme de ses réflexions, «Afrique Espérance » paru aux éditions L’Harmattan en 2011.
Le Pr. Cheikh Saad Kamara s’est éteint le lundi 30 décembre 2019 à Nouakchott. Qu’ Allah lui accorde son Paradis céleste et l’honore de la compagnie du Prophète (PSL), de ses compagnons, des Véridiques et des Hommes Justes.

Cheikh Aïdara et Bios Diallo

©️ Crédit source: Post Facebook du journaliste Cheikh Aïdara

Mauritanie/Actualités – Sport : le député et leader abolitionniste Biram Dah Abeid en visite au siège de la FFRIM

Ce lundi 23 décembre 2019, le député et président des réseaux IRA de par le monde, Biram Dah Abeid, a rendu visite à la Fédération mauritanienne de football. Le président et député a été accueilli par le president de la fédération Ahmed ould Yahya et son adjoint Amghar Dieng. Biram Dah Abeid a visité tous les compartiments de la fédération (présidence, secrétariat général, académie, salle de conférence, dortoir..ect)
Les dirigeants de la fédération se sont félicité de l’intérêt que porte le président, député et défenseur des Droits Humains, au travail de la fédération. Le président Biram Dah Abeid a cloturé cette visite par une déclaration à la télevision sportive ou arriyadiya mauritanienne dont les studios sont logés dans la fédération. Cette déclaration sera diffusé demain mardi 24 décembre au cours du principal journal de la télévision sportive.

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Le tort d’Aziz est de parler au nom de la Constitution et… du rapport du Parti au Président

La conférence de presse, tant attendue, à enfin eu lieu, tard dans la nuit du jeudi à vendredi. Elle a confirmé ce que tous les mauritaniens savaient déjà : Aziz est maintenant SEUL. De tous les hommes politiques qui l’adulaient, par crainte ou par intérêt, il ne reste autour de lui que Boydiel Ould Houmeid, et Seyidina Ali Ould Mohamed Khouna.
Elle a aussi levé le doute sur la nature de la « crise » entre le président Ghazouani et son prédécesseur. Il s’agit bien d’une lutte pour le pouvoir qui a éclaté plus tôt que prévue. Même si les « soupçons » de tentative de putsch peuvent être écartés, les « aménagements » au niveau du BASEP peuvent être considérés comme une mesure préventive.
Mais la question de l’Union pour la République (UPR), le parti au pouvoir (ou du pouvoir) reste au centre des débats et je ne pense pas qu’Aziz a bien trouvé en elle les « arguments » pour mettre à mal, politiquement, son ami devenu subitement « ennemi ».
Comment, en effet, l’ancien président peut-il refuser, au nom de la Constitution ou tout simplement de la praxis (« ce qui se faisait ») qu’un parti au pouvoir ne prête allégeance à la tête de CE pouvoir ? N’était-ce le cas quand lui était LE président ? S’agit-il, dans son entendement, d’un changement de statut parce que le Raïs a changé ? Qui nommait et dénommait à la tête de l’UPR, au cours de la décennie 2009-2019 ? Qui fixait les agendas ? Qui donnait les « ordres » ? Pas seulement au Parti mais également aux élus, aux chefs de tribus, aux hommes d’affaires, à l’administration et aux médias publics ? Les « descentes » du président Aziz au siège de SON parti n’ont-elles pas laissé de traces sur Youtube et dans les archives de la télévision « Al Mouritaniya » ?
Certes, la Constitution a bien délimité le champ de l’Exécutif de ceux du Législatif et du Judiciaire mais c’était bien avant l’arrivée du président Ghazouani. Qui s’en souciait vraiment ?
Aziz doit savoir que notre démocratie est toujours en « construction » et que, pour aller de l’avant, on n’a pas besoin de ce legs de la décennie 2009-2019. Il faut, au moins, reconnaître à Ghazouani le mérite d’avoir reconnu aux opposants un statut autre que celui de « parias » dans lequel l’Ancien Régime s’efforçait de les confiner.
Aziz a raison sur un seul point : son droit à exercer la politique, à s’exprimer et à agir, pacifiquement, pour influer sur le cours des choses. Cela n’est pas un crime mais on dira qu’il relève « politiquement incorrect » envers un ami qui a toujours fait preuve de discrétion quand il n’était pas aux commandes de la République.

Sneiba Mohamed

©️ Crédit source : http://elhourriya.net/fr/node/1524

MAURITANIE/ COMMUNIQUÉ – IRA : ENCORE ET TOUJOURS LE BLANCHIMENT D’ESCLAVAGE EN MAURITANIE

🔹️Note d’alerte, 18 décembre 2019

Après une décennie de répression par son devancier Mohamed Ould Abdel Aziz, contre les militants anti-esclavagistes, période jalonnée d’interdiction de s’associer, de se réunir, de manifester, de s’exprimer, de procès à répétition, d’arrestations, de torture, de maltraitance et d’arbitraire, l’ère du nouveau président Mohamed Ould Ghazouani augure plutôt de la continuité en direction de l’impasse.

L’ensemble des procédures pénales de crime contre l’Humanité, imprescriptible selon notre constitution, ont été retournées à cause du zèle du ministère public et grâce au concours des magistrats du siège, en collusion avec les groupes dominants ; les victimes d’esclavage et leurs soutiens ne perçoivent les signes du renouveau annoncé à la faveur de l’alternance de juin. Outre le cas de la fille de 14 ans, Ghaya Maiga, remise à ses bourreaux par le juge Ethmane Ould Mohamed Mahmoud, le nouveau président, dans son entretien du 18 novembre 2019 avec le journal sénégalais Le Soleil, reproduit le déni d’une injustice, administrée, selon divers degrés et depuis des siècles, à une majorité de la population d’origine servile.

Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme, récemment encore, imputait des cas d’esclavage à des étrangers transhumants, comme s’il fallait éloigner de nos frontières la moindre suspicion. L’ancien Premier Ministre de la décennie du faux, Yahya ould Hademine avait inventé la thèse des maliens itinérants qui se déplaceraient sur notre territoire, suivis de leurs bétail et serviteurs. Enfin, une attestation supplémentaire de mauvaise foi réside dans la non-exécution, depuis mars 2018, des peines de 10 à 20 ans de prison, infligées, par contumace, aux auteurs d’exploitation et de trafic d’être humains, d’ailleurs aggravés de sexisme ; à tous les niveaux de l’Etat, opèrent la solidarité et l’immunité, au bénéfice des descendants de maitres.

Aujourd’hui, se présente à l’opinion, l’affaire de l’association de malfaiteurs dénommée « Démocratie Islamique », groupuscule hyperactif sur les réseaux sociaux, qui se targue de mobiliser les concours parmi la féodalité Soninké et des connexions aux nouveau pouvoir.

A visage découvert – image animée et séquences audio à l’appui – ses animateurs promeuvent l’inégalité de naissance et insultent les personnes d’extraction servile, au motif, erronée, d’une prescription d’ordre divin; disponibles par dizaines, les documents comportent des menaces nominales, des séances de molestation et d’humiliation et des simulations de châtiments corporels. Les applications Whatsapp et Facebook témoignent du déferlement de haine, jusque dans les villages reculés. A présent ciblés, les défenseurs de la dignité se retrouvent en proie à la vindicte d’où leur exposition aux brutalités ; les situations d’agression, de spoliation et de voies de faits se multiplient dans les régions du Guidimakha et du Hodh Echarghi, sans épargner le sud- ouest du Mali.

Boubacar Camara dit Moustapha et son adjoint Oumar Camara alias Bourou, ressortissants de la Mauritanie, conduisent la campagne électronique de persécution, sur fond d’extrémisme religieux.

Sur la liste des victimes désignées à l’opprobre, reviennent les noms des jeunes Yacoub Baghayoho et Hamza Camara (membres du Conseil Exécutif d’Ira-M), Diadié Bambi Coulibaly, 55 ans, Hamedou Coulibaly 56 ans et Sidi Koné (âgé de 78 ans) ; aussi, ont-ils ont porté plainte contre les dirigeants de « Démocratie Islamique » et deux autres activistes de cette obédience, en l’occurrence Bouthié Dioumassy et Bouyé Dembélé.

La requête a été introduite par les avocats d’Ira-M, maîtres Amed Ely et Zakaria Mouhiedine Bilal. Ils déposaient plainte, le 31 octobre 2019, devant le procureur de la république du tribunal de Nouakchott-Nord. Le parquet trainait le dossier, à la mi-décembre, avant d’ordonner, à la police, de diligenter une enquête pour « apologie de l’esclavage ». Les deux principaux mis en cause, Boubacar Camara et Oumar Camara, se sentirent suffisamment forts, pour attaquer un attroupement d’abolitionnistes, réunis devant le commissariat de Sebkha où la police interrogeait quatre des plaignants.

Mais très vite, les membres d’Ira-M rassemblés comprirent les intentions des assaillants et évitèrent la provocation. Or, les deux chefs de l’organisation conservatrice, s’adressèrent au procureur de la république ; auprès de lui, ils prétendirent avoir essuyé la violence des 5 auteurs de la plainte, pourtant hors du lieu de la rixe présumée. Aussitôt, fut déclenchée une procédure judiciaire de mise en examen et d’emprisonnement immédiat des cinq victimes, dès lors accusées de coups et blessures ; par une inversion dont les tribunaux de Mauritanie se réservent le secret et l’usage établi, les plaignants se trouvèrent inculpés. L’équilibre ainsi orchestré vise à intimider les partisans de l’émancipation et décourager toute velléité de requérir le secours de la loi.

Il convient de le souligner, le juge d’instruction Taleb Bouya Ould Ahmed, responsable du tripatouillage, ne manifeste aucun scrupule à faire incarcérer un vieillard des hommes innoncents et àgés, dont un de 78 ans, venu, de loin, chercher protection et équité ; le même magistrat usait de ruse et de contrefaçon, déjà en juin 2016, contre les membres de Ira-M, lors de l’affaire dite « Adabaye Bouamatou ». D’une aversion viscérale au mouvement pour légalité des droits et des chances, Taleb Bouya Ould Ahmed représente la face hideuse du chauvinisme qui avance sous le masque de la piété. Au-delà de l’individu, l’appareil judiciaire de la Mauritanie abrite, en position de commandement, un personnel de formation talibane, qui hérite de siècles de suprématie.

Ira-M demande, au Président de la république de se ressaisir, à temps en tirant la leçon des échecs de ses prédécesseurs, face à l’endurance du mouvement abolitionniste. Qui se met en travers d’une telle cause ou en contrarie la dynamique, y perd, toujours. De surcroît, il risque d’introduire davantage de vulnérabilité dans le capital de la paix civile. Il appartient, à Mohamed Ould Ghazouani, de donner, aux mauritaniens d’en bas, la mesure de sa résolution à tourner la page de l’impunité et de l’occultation. Liberté et cohésion sociale se nourrissent, d’abord, de transparence tout comme l’autoritarisme et la discorde reposent sur le tabou

Nouakchott 18 décembre 2019

La commission de communication

Mauritanie/ Esclavage : Quand la Justice s’en prend injustement aux plaignants pour vider les dossiers présentés !?

Ce mardi 17 décembre 2019 à Nouakchott, 5 militants abolitionnistes et anti-esclavagistes issus de la communauté soninké sont mis derrière les barreaux par un juge d’instruction aux méthodes très troublantes.

Nous mettons quelques liens de communication concernant le suivi cette affaire dont l’apologie de l’esclavage condamnée par la loi 031 – 2015 est au cœur http://cridem.org/C_Info.php?article=729831 et http://cridem.org/C_Info.php?article=730468 . Les arrestations d’aujourd’hui concernent également 2 éléments issus des groupuscules féodalo-esclavagistes faisant l’objet des plaintes depuis plusieurs jours. Moustapha Camara et Borou Camara, tous appartenant aux groupes whatsapp (democratia islamic et tounka lenmou fedde) apologistes de l’esclavage coutumier par ascendance dans la communauté. Ces soutiens complices de fousseni camara surnommé donald trump, un provocateur récidiviste apologiste qui venait tout juste de passer 2 semaines en prison et bénéficiant d’une liberté provisoire, ont introduit une plainte pour agressions devant un commissariat il y a quelques jours.

Avec cette décision expéditive de ce jour, il est évident qu’une tentative de confusion des dossiers est en cours afin d’essayer un camouflage de la donnée « Apologie de l’esclavage ». Les preuves matérielles sont accablantes contre Moustapha Camara et et Borou Camara dans les dossiers les concernant avec des audios identifiés et surtout la responsabilité de Moustapha Camara connu sur document Boubacar Camara qui dirige les groupuscules provocateurs qui s’adonnent à l’apologie de l’esclavage coutumier par ascendance chez les soninkés depuis plusieurs années .

Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale en dénonçant la mise aux arrêts de nos membres antiesclavagistes et plaignants dans cette affaire. Nous précisons que lors des embrouilles devant le commissariat Sebkha 1, pratiquement tous éléments visés dans les plaintes, étaient physiquement absents des lieux où Moustapha et Borou ont déclaré être agressés . Ainsi la bizarrerie de la décision du juge aujourd’hui allant à l’encontre de ce qui aurait été demandé par le procureur, est patente.

Nous faisons appel à tous épris de Justice et défenseurs des droits humains, pour une mobilisation contre cette injustice.

Nos membres mis injustement aux arrêts sont :

– Sidi Koné (plaignant et victime des insultes de fousseni camara)

– Diadie Coulibaly (plaignant et victime des insultes apologétiques de l’esclavage de fousseni Camara)

– Hademou Coulibaly (Plaignant et victime des insultes apologétiques de l’esclavage de fousseni Camara)

– Yakhoub Bakhayokho (Président UVDS, responsable IRA Mauritanie)

– Hamza Camara (Plaignant contre Moustapha Camara et Borou Camara pour propos apologistes de l’esclavage, militant IRA – Mauritanie)

Nous réclamons leur libération et alertons les hautes autorités sur cette situation ubuesque et scandaleuse d’une décision judiciaire dépassant l’entendement de tous observateurs.

L’esclavage sous toutes manifestations en Mauritanie ne sera pas éradiqué quand les victimes et les personnes suspectées ou reconnues défiant les lois nationales en vigueur, sont logés dans la même enceinte. Nous dirions que ça serait un signal d’encouragement aux mentalités esclavagistes qui sévissent dans nos communautés notamment d’une manière vivace chez les soninkés du Guidimagha.

Le 17 / 12 / 2019

P/ La communication GANBANAAXUN FEDDE