● Procès de la décennie : Compte rendu du cinquième jour : La colère de Aziz, les propos de Vadili ould Raiss

Shems Maarif – L’audience du cinquième jour du procès a commencé à dix heures deux minutes, en présence des accusés.

– Le public qui assiste au procès a dû batailler dur pour entrer dans la salle, beaucoup de personnes ont été obligées de dormir à côté de l’enceinte du Palais afin de pouvoir s’inscrire sur les listes de classement ; et en fin de compte seuls certains d’entre eux entrent.

La colère de Aziz

– L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a piqué une colère et a frappé une table posée devant lui. Lorsque l’avocat, Mohamed Ould Meïne, essaya de traduire pour l’avocat sénégalais en lieu et place de l’avocat Taleb Khyar. Aziz s’était fortement opposé et le juge lui a donné raison.

Un avocat de la commission nationale des droits de l’homme était présent tous les jours du procès comme observateur le respect des droits des accusés.

– L’intervention de Vadily Ould Raïs a suscité la polémique lorsqu’il a déclaré qu’il savait qui étaient les espions parmi les avocats et les juges, ce qui a suscité la protestation des avocats de la défense et a provoqué la colère de certaines personnes présentes parmi le public lorsqu’il a déclaré qu’en Afrique; certains présidents usurpent le pouvoir à dos de chars et par la force militaire, et parfois ils ne sont ni scientifiquement ni mentalement qualifiés pour gouverner, et ils disposent des Etats comme ils disposent de leur propriété privée.

– L’avocat Mohameden Ould Ichidou a remis un de ses ouvrages sur la lutte contre la corruption au Procureur Général, le juge a considéré que ce geste est un geste de courtoisie.

– Le débat entamé il y a deux jours s’est poursuivi sur les exceptions de forme soulevées par les avocats de la défense, et les premiers à intervenir ont été les avocats de la défense par l’intermédiaire de l’avocat, Cheikh Ould Hameddi, qui a confirmé que l’article 93 de la Constitution a précisé celui qui bénéficie et le cadre temporel de l’immunité, a laissé des actes sans distinction, interdit à toute juridiction autre que la Haute Cour de Justice de juger le Président a ainsi automatiquement refusé d’accepter toute demande présentée par une partie autre que le Parlement. Il a été suivi par l’avocate libanaise, Sandrella Merhej, qui a présenté ce qu’elle a appelé une exception liée à l’ordre public, à savoir la violation des règles impératives de l’organisation judiciaire mauritanienne et distingué entre l’immunité présidentielle et l’immunité de la fonction.

– Les réponses de la défense se sont poursuivies à travers Taleb Khyar, qui a dit que la Constitution est la mère des lois mauritaniennes et qu’aucune autre loi ne doit être considérée avec elle car elle représente la volonté du peuple et la Constitution protège le Président de s reglements de comtes . Les avocats Mohameden Ould Ichidou et Moctar Ould Ely lui se sont succédé, le premier a axé sur le fait que le dossier est politique, viole la Constitution et peut provoquer des conflits, citant une déclaration précédente de l’avocat Lo Gourmo Abdoul dans une interview à la BBC, dans laquelle il disait qu’il y a un règlement de comptes avec l’ancien président, tandis que le second insista sur le fait que les mesures de procédure n’ont pas été respectées, que le Parlement n’est pas un organe légalement accusateur et que le Ministre de la Justice n’a même pas le droit de déférer un quelconque dossier à charge au Parquet Général.

Les avocats de la défense ont demandé au Tribunal de délibérer et de prononcer une décision annulant les procédures de poursuite parce que le Tribunal n’est pas compétent pour juger l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le juge a ouvert la voie à l’avocat de Mohamed Ould Daf, Yacoub Seïf, pour présenter ses exceptions de forme, a confirmé que son client avait été lésé par l’exceptions de forme liée à la compétence exclusive de la Haute Cour de Justice pour juger l’ancien président, indiquant que la source de l’affaire, qui est le Parlement a posé la problématique de la compétence de la justice judiciaire et constitutionnelle et que parmi les accusés il y’ en a un qui relève de la justice constitutionnelle et ne peut être jugé devant deux juridictions.

– Après la reprise de l’audience à 15:48, le juge a donné au Procureur de la République, Ahmed Ould El Moustapha, la parole pour répondre aux réponses des avocats de la défense, lequel a confirmé qu’il n’a pas pu connaître la nature de l’exception soulevée par la défense car chaque avocat la décrit à sa façon et le collectif de la défense n’a pas été en mesure de rédiger l’objet de l’exception.

Le Procureur a ajouté que les procédures pénales ne contiennent pas d’exception défense d’irrecevabilité – comme l’a présenté hier l’avocat Mohamed El Mamy – et qu’elles n’acceptent pas l’analogie, soulignant que la loi sur la transparence financière dans la vie publique imposait la déclaration du patrimoine à la prise de fonction et au moment de la passation. En réponse à l’affirmation que le procès d’un ancien président menace la sécurité de l’Etat, le Procureur de la République a confirmé que les audiences du procès sont publiques, et qu’elles ne constituent aucune menace pour la sécurité publique. S’agissant de l’invocation du classement auparavant par le Parquet d’une plainte contre un ministre, il a répondu qu’il s’agit d’une comparaison de deux choses différentes, car l’action porte sur une déclaration faite par un ministre lors d’une conférence de presse du Gouvernement, et qui exerce toujours, ajoutant que les décisions de classement de l’action sans suite ne sont ni des principes ni des procédures légales car on peut légalement y revenir.

Ensuite , les avocats de la partie civile ont pris la parole, à commencer par Vadili Ould Raïs, dont l’intervention a suscité une large polémique dans la salle lorsqu’il a parlé d’espions parmi les juges et les avocats, et Lo Gourmo Abdoul, qui a nié avoir déclaré à la BBC qu’il y avait un règlement de compte politique avec l’ancien président.

Puis Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Saleh a confirmé qu’il n’aurait pas voulu s’attaquer aux lois françaises n’eussent été des avocats de la défense qui avaient parlé de lui, ajoutant que la constitution française prévoyait l’immunité du président pour les actions liées à l’exercice de ses pouvoirs et a exclu d’autres actions et que la loi relative à la lutte contre la corruption en Mauritanie parlait de crimes qui ne sont pas des actions mais plutôt des situations comme l’enrichissement illicite, qui est une situation pénalisée, et il a ajouté que le nouvel article 86 de la constitution mauritanienne permet à tous les justiciables de recourir au Conseil Constitutionnel lorsqu’ils estiment qu’une loi qui ne les implique pas leur sera appliquée, et c’est le rôle du Conseil Constitutionnel. Le dernier à intervenir est l’avocat Abdallahi Ould Gah, qui a confirmé que la Cour Suprême avait limité la compétence de la Cour anti-corruption à renvoyer le dossier après avoir fait appel de la décision de la Chambre d’Accusation.

– A 17:05, le juge a levé la séance, annonçant qu’elle reprendrait lundi prochain et que les prochaines audiences se tiendront lundi et le mardi de chaque semaine.

©️Sid_El_Moctar_Sidi – traduction site Shemsmaarif.info

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762983

● Le président de la CENI supervise le lancement officiel du recensement administratif à vocation électorale (RAVEL)

Le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), M. Dah Ould Abdel Jelil, a supervisé, vendredi après-midi, le lancement officiel du recensement administratif à vocation électorale (RAVEL) au niveau des trois wilayas de Nouakchott.

A cette occasion, le président de la CENI s’est informé directement sur le processus d’enregistrement des citoyens âgés de 18 ans et plus sur la liste électorale.

A l’issue de ce tournée effectuée au niveau des moughataas du Ksar, de Darnaim et d’Arafat, le conseiller en charge de la communication et porte-parole officiel de la CENI, M. Mohamed Takhiyoullah Led’hem, a fait une déclaration à l’AMI dans laquelle il a souligné que le RAVEL qui vient d’être lancé se distingue par son caractère exhaustif et permet l’enregistrement de tous les citoyens à partir du l’âge de dix-huit ans et plus, avec la réinscription de nouveau de tous les citoyens qui étaient inscrits auparavant sur les listes électorales.

Il a ajouté que, cette fois, la possibilité de s’inscrire à distance a été introduite. Elle permet à tout citoyen de se faire enregistrer depuis le centre le plus proche de lui, en spécifiant le lieu et le bureau de vote dans lequel il souhaite s’inscrire et voter dans la wilaya, moughataa et bureau de son choix à travers le pays.

Le porte-parole de la CENI s’attend à une augmentation de la liste électorale pour cette année – selon des estimations préliminaires – d’environ 900 000 voix, compte tenu du nombre officiel du recensement électoral précédent, qui s’élevait à 1 500 000 voix.

Et il a indiqué qu’à la lumière de cette mise à jour numérique et statistique actuelle, l’importance du RAVEL résulte de larges et récentes consultations entre le gouvernement et les partis et formations politiques, qui se reflètent positivement sur l’élargissement de la liste électorale.

En ce qui concerne les colonies mauritaniennes à l’étranger, M. Mohamed Takhiyoullah Led’Hem a expliqué qu’un arrêté spécial a été publié spécifiant les pays dans lesquels les citoyens résidant à l’extérieur seront enregistrés au niveau de quatre continents, comme suit :

– Asie : Arabie saoudite, Émirats arabes unis et Qatar,

– Afrique : Guinée-Bissau, Gambie et Côte d’Ivoire,

– Europe : France,

– Amérique du Nord : les États-Unis d’Amérique.

Le Président de la Commission électorale indépendante était accompagné du Secrétaire général de la Commission et de plusieurs de ses membres.

©️ via ami https://ami.mr/fr/index.php/2023/01/28/le-president-de-la-ceni-supervise-le-lancement-officiel-du-recensement-administratif-a-vocation-electorale-ravel/

● Politique : A la veille de son procès, l’ancien président arrêté par la police

L’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, a été arrêté cet après-midi à son domicile à Nouakchott et emmené par la police la veille de son procès, constate-t-on sur place.

Selon certaines sources, se fondant sur des indiscrétions judiciaires, tous les prévenus dans l’affaire dite du « procès de la décennie» devraient passer cette nuit entre les mains de la police avant d’être emmenés mercredi matin au palais de justice où ils comparaitront devant la cour criminelle spécialisée dans la lutte contre la corruption.

Ils sont au total onze personnes citées dans cette affaire où l’ancien président est poursuivi sur la base d’une enquête d’une commission parlementaire dont il a toujours nié la légitimité.

Ses avocats n’auraient, cependant, reçu son dossier complet que lundi, c’est à deux jours du procès.

L’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, au pouvoir entre 2009 et 2019, comparaitra demain, mercredi 25 janvier 2023, pour un chapelet de chefs d’accusation dont la corruption, le détournement de deniers publics….

Dans plusieurs sorties médiatisées l’ancien président avait mis au défi le régime en place de prouver qu’il ait pris le moindre ouguiya des deniers publics estimant que sa poursuite relève du harcèlement politique.

©️ via https://ladepeche.mr/?p=3843

● Le Président de la République à l’ouverture du Festival de Tichit: «Les efforts demeureront vains tant que ne seront pas bannis les comportements surannés»

Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a déclaré ouverte, aujourd’hui à Tichit, la onzième édition du Festival des cités du patrimoine de Tichit 2023. Dans un discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Président de la République s’est appesanti sur l’incommensurable richesse du patrimoine culturel, historique et architectural de Tichit ainsi que sur son patrimoine immatériel. Il a salué le génie créateur des femmes et des hommes de cette grande cité qui ont su, à travers les siècles, bâtir, construire et instruire. Cette force, cette énergie, a valu au pays cet inestimable héritage et au reste du monde un apport conséquent à la civilisation et au savoir.

Son Excellence a souligné que l’esprit de résilience face aux adversités qui a animé les fondateurs de Tichit et qui inspire encore leurs descendants, est un capital que toutes les politiques publiques actuelles visent à renforcer. Il s’agit, a-t-il dit, au plan social, de lutter contre l’exclusion et la pauvreté, et d’ériger une école républicaine ; au plan économique, de développer les secteurs productifs, et en œuvrant à l’autosuffisance alimentaire et au développement durable ; et, au plan politique, de renforcer les institutions, en consolidant les libertés et en promouvant les droits de l’Homme.

Voici une traduction intégrale de ce discours:

«Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux, et que les bénédictions d’Allah soit sur Son Saint Prophète

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale;

Monsieur le chef de l’opposition démocratique;

Mesdames, Messieurs les ministres;

Monsieur le wali;

Messieurs les présidents des conseils régionaux;

Messieurs les députés et les maires;

Mesdames, Messieurs les membres du Corps diplomatique;

Messieurs les présidents des partis politiques;

Messieurs les invités des cités du patrimoine;

Habitants de Tichit;

Honorable assistance;

Je tiens, tout d’abord, à exprimer mes sincères remerciements aux habitants de la ville de Tichit pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité authentique, souhaitant la bienvenue aux invités de ce festival, ainsi qu’à tous ceux qui ont pris la peine de se déplacer pour célébrer avec nous la richesse patrimoniale incommensurable dont recèle cette ville historique.

Tout, dans la ville de Tichit, témoigne du génie de ses habitants, de par leur capacité à résister et à innover, de par aussi ses riches bibliothèques, ses manuscrits uniques en leur genre et son architecture originale. Mais avant tout cela, ses célèbres jurisconsultes, ses illustres Oulémas, et ses artisans qui ont une grande maîtrise de l’art de l’industrie, de la construction, de l’élevage, et de bien d’autres domaines.

Tous ont su, avec constance et pugnacité, grâce à leur potentiel créatif, faire de cette ville, pendant de nombreuses périodes successives, un centre économique prospère et un carrefour majeur d’échanges commerciaux entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, ainsi qu’une citadelle de rayonnement culturel et de foisonnement des sciences ; une citadelle qui a contribué de manière significative à l’enrichissement de la connaissance et du savoirs islamiques.

Ils ont également su faire de la communauté de Tichit une société ouverte, cohésive et fortement ancrée dans les valeurs de la religion islamique, renforcée par sa riche diversité sociale et culturelle et par son unité tissée par les liens de la foi.

Mesdames, Messieurs;

L’esprit de résilience face aux adversités sur lequel cette ville a été fondée et s’est épanouie, est ce que nous tenons aujourd’hui, à travers toutes nos politiques publiques, à renforcer. Au plan social, en luttant contre l’exclusion et la pauvreté, et en construisant une école républicaine. Au plan économique, en développant nos secteurs productifs et en œuvrant à l’autosuffisance alimentaire et au développement durable. Et, au plan politique, en renforçant nos institutions, en consolidant les libertés et en promouvant les droits de l’Homme.

Cependant, nos efforts dans cette démarche, à quelque niveau qu’ils soient, n’auront tout l’effet escompté que s’ils s’accompagnent d’un changement profond des mentalités et des comportements sociaux, en conformité aux principes et valeurs de citoyenneté et aux impératifs qu’impose la construction d’un État moderne.

C’est pourquoi, lors de la précédente édition du Festival cités du patrimoine, à Ouadane, nous avons souligné la nécessité de se départir des comportements entretenus par les stéréotypes qui engendrent méfiance et incompréhension des uns envers les autres et des préjugés qui les alimentent.

Nous avons enjoint au gouvernement d’appliquer strictement la loi à cet effet, et de prendre les mesures nécessaires, à différents niveaux, pour délivrer définitivement notre société de ces comportements surannés préjudiciables.

J’insiste, encore aujourd’hui, sur la nécessité de faire face à la montée de l’esprit tribal et sectaire.

Il n’est pas raisonnable, ni acceptable, alors que nous sommes au troisième millénaire, d’assister à certains phénomènes qui se sont beaucoup produits ces derniers temps, notamment la transformation de certains litiges fonciers en conflits tribaux primitifs, aigus et violents, et dont la prévalence est fondamentalement contraire à la notion de l’État moderne, tout comme elle perturbe le développement et porte gravement atteinte à la cohésion sociale.

L’État reconnaît et protège la propriété foncière privée, celle qui en remplit les conditions légales, de même qu’il reconnaît et protège la possession par concession tant que les conditions requises à cet effet sont remplies.

Mais en même temps, en vertu du principe de la prééminence de la propriété foncière de l’État, et en application des exigences de la loi, tout en donnant la priorité à l’intérêt public, l’État n’acceptera, en aucune manière, que ne soient porté atteinte aux ressources naturelles et aux projets de développement sur la base d’une soit disant propriété qui ne repose sur aucun fondement juridique.

De plus, le règlement des litiges est de la compétence exclusive de la justice, et nul n’a le droit de chercher à s’approprier, par de vers soi, ce qu’il juge bon pour lui. L’État s’opposera fermement et rigoureusement à de tels comportements.

Mesdames, Messieurs;

Le Festival des cités du patrimoine est une inestimable occasion de valoriser notre potentiel patrimonial et d’évoquer les glorieuses périodes de notre histoire afin qu’elles demeurent vivifiées dans notre conscience collective.

Nous avons eu à cœur de faire de ce festival, à la fois, une fête du patrimoine et une opportunité de lancement de projets de développement.

Ainsi, le gouvernement a alloué pour cette édition du festival, comme pour l’édition précédente, environ trois milliards d’anciennes ouguiyas pour financer des projets de développement dans divers domaines tels que l’eau, l’énergie, l’agriculture, l’environnement, et autres secteurs d’importance.

Tout en espérant que ces projets contribuent à soutenir la résilience de la population, et à promouvoir la ville économiquement et socialement, j’annonce ouverte, avec la bénédiction d’Allah, la onzième édition du Festival des cités du patrimoine, en lui souhaitant un grand succès.

Je vous remercie».

©️ via https://ami.mr/fr/index.php/2023/01/20/le-president-de-la-republique-a-louverture-du-festival-de-tichit-les-efforts-demeureront-vains-tant-que-ne-seront-pas-bannis-les-comportements-surannes/

● Conférence de presse «Coalition de l’Alternance» : Birame et Ould Horma consolident leur alliance avec l’apport de la CVE, Mithaq, AFCD et AJD/MR

Alors qu’elle devait annoncer d’importantes informations sur la « Coalition de l’Alternance », la conférence de presse organisée par le parti SAWAB, IRA/RAG et d’autres partis et mouvements le jeudi 12 janvier 2023, s’est finalement transformée en diatribes contre le pouvoir de Ghazouani et les velléités de son Ministre de l’Intérieur de rétrécir les libertés publiques.

Prévue à 11 heures le jeudi 12 janvier 2023 à l’hôtel Azalaï de Nouakchott, la conférence de presse organisée par la « Coalition de l’Alternance » ne s’est tenue en fin de compte qu’aux environs de 16 heures.

La police interrompt la conférence

Selon les organisateurs, notamment les dirigeants du parti SAWAB, les formalités administratives avaient été bouclées la veille et le préfet du Ksar avait accordé son autorisation pour la tenue de leur conférence de presse. Le matin, la police se pointe et déclare que l’autorisation de tenir la conférence de presse est annulée, déclarent-t-ils en substance.

Plus tard, le Wali de Nouakchott-Sud leur dira que des informations lui sont parvenues que seuls les militants d’IRA et du parti RAG sont présents à la conférence. Après moult explications, avec forts arguments juridiques à l’appui, l’autorisation est enfin accordée.

Ce retard de près de 5 heures de temps n’a cependant pas démobilisé les militants nombreux mais aussi les journalistes venus couvrir l’évènement.

A l’entame de la conférence, Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA, a fustigé l’attitude des autorités, notamment la hargne du Ministre de l’Intérieur, qui selon lui, partage avec l’ancien président, sa propension à fouler aux pieds les lois de la République.

Le ministre de l’Intérieur foule les lois aux pieds

Selon Birame, le Ministre de l’Intérieur devrait préserver les maigres acquis du président Ghazouani qui se résument selon lui à la liberté qu’il accorde à ses opposants de mener leurs activités sans entraves.

Il s’est dit déterminer à mener l’alternance politique dont rêvent les Mauritaniens pris en otages depuis plus de quatre décennies par une oligarchie qui change de tête sans changer de corps, un corps malsain, gangréné par la corruption, le pillage des ressources nationales, la gabegie et la mauvaise gouvernance, le tribalisme, le népotisme et le racisme, a-t-il énuméré en substance.

Pour Birame, l’objectif de toute opposition dans un Etat démocratique, est de créer l’alternance politique et non de vivre de subsides ou d’avantages aux dépens de ses affiliés. Pour lui, son objectif est clair et sans détours, « accéder à la Présidence de la République ». Il est revenu sur les élections présidentielles de 2019, affirmant avec force qu’il y avait un second tour, entre lui et le président actuel.

L’alliance Sawab et IRA/RAG reste imperturbable

A son tour, le président du parti SAWAB, Abdessalam Ould Horma, qui est revenu sur l’incident relatif aux perturbations de la conférence due à l’illégale décision des autorités administratives selon lui, il a réaffirmé le partenariat solide qui le lie au mouvement IRA et au parti RAG. Selon lui, l’administration mauritanienne ayant refusé au président Birame et à ses partisans de disposer de leur propre cadre politique, elle ne peut nullement s’opposer à ce qu’ils candidatent à travers le parti Sawab.

Abdessalam Ould Horma est revenu sur la présidentielle de 2019 pour confirmer les propos de Birame. Selon lui, « les chiffres avancés n’étaient pas les vrais, car il y avait selon nos décomptes, un second tour entre Birame et Ghazouani ». Et d’asséner « la suite, vous la connaissez ».

Grande alliance en perspective

Dans la trame de son intervention, Birame a déclaré que l’objet réel de la rencontre, à savoir l’annonce du lancement de la « Coalition de l’Alternance » est ajournée jusqu’à nouvel ordre. Il a cependant évoqué dans la nouvelle alliance, le parti AJD/MR d’Ibrahima Moctar Sarr, l’AFCD du professeur Atoumane, le Midhaq des Haratines de Ould Hendeya et la CVE de Bâ Mamadou Alassane, et d’autres mouvements encore. Il a dit son souhait de voir toute l’opposition réunie dans un seul bloc pour vaincre le parti au pouvoir, citant l’UFP, le RFD, l’UNAD, entre autres.

Cheikh Aidara

©️ via https://aidara.mondoblog.org/2023/01/18/conference-de-presse-coalition-de-lalternance-birame-et-ould-horma-consolident-leur-alliance-avec-lapport-de-la-cve-mithaq-afcd-et-ajd-mr/

● Lancement des États Généraux de la Justice : discours du Président de la République

AMI – Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a affirmé sa détermination à prendre en compte les résultats des États Généraux de la Justice, qui ont débuté, jeudi à Nouakchott, dans ses efforts visant à développer continuellement notre appareil judiciaire dans le but d’ancrer un système judiciaire professionnel, juste et équitable; un système qui consacre l’État de droit, garantit les droits et libertés, et constitue une source de réconfort pour tous, aussi bien, à l’intérieur, qu’à l’étranger.

Voici le texte intégral du discours du Président de la République à l’ouverture des États Généraux de la Justice :

Monsieur le Premier ministre;

Monsieur le président du Conseil Constitutionnel;

Monsieur le Chef de file de l’Opposition démocratique;

Mesdames et Messieurs les ministres;

Messieurs les magistrats;

Messieurs les avocats;

Mesdames et Messieurs les travailleurs dans le secteur de la Justice;

Honorables invités;

Paix, miséricorde et bénédictions de Dieu sur vous;

De par sa nature même, l’action humaine n’est pas sans défauts et insuffisances, ce qui requiert souvent un examen critique régulier; examen qui est la porte d’entrée vers le progrès et l’émancipation des sociétés. Il est, aussi, la base de la recherche continue pour ce qui est plus complet et plus affiné que ce qui existait déjà.

L’urgence de cette nécessité de révision est souvent aussi importante au même niveau qu’un travail considérable dans la vie des sociétés et des peuples.

Rien n’est plus influent et n’est plus centralisé dans la vie de l’individu et de la société que l’action judiciaire. Cela est dû au fait que c’est à elle que la tâche d’appliquer la justice est confiée. Elle représente, à cet égard, le pilier de la poursuite du contrat social, le pilier de la paix sociale, tout comme elle est la base de l’unité nationale et de la cohésion sociale.

Elle statue sur les litiges, permet l’exercice des droits, établit le principe de l’égalité des citoyens devant la loi et protège leur dignité, leurs droits et leurs libertés. C’est avec l’action judiciaire, également, que l’état de droit, la bonne gouvernance, la démocratie et les droits de l’homme sont consacrés.

Cela s’ajoute à son rôle de premier plan dans le contrôle et la régularisation des transactions et des contrats, et dans la stimulation de l’activité économique en inspirant confiance aux investisseurs et aux partenaires de développement.

Pour que la justice puisse s’quitter convenablement de ces tâches redoutables et nobles, le pouvoir judiciaire doit être professionnel, avec la diversification requise de la spécialisation, de la formation continue et de l’amélioration continue de l’expertise, et en même temps un pouvoir judiciaire indépendant et impartial, accessible et prompt à trancher les affaires, toutefois sans précipitation.

Conscients de cela, nous avons déployé de grands efforts pour renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire en consolidant le principe de la séparation des pouvoirs, en améliorant les conditions de travail des juges, en réformant leur statut juridique et en réorganisant leur carrière afin qu’ils puissent s’acquitter correctement de leurs fonctions.

Sur la base de ce qui a été mentionné ci-dessus au sujet de la nécessité pour toute action humaine d’un examen critique régulier – surtout quant son rôle s’accroit -, soucieux de soutenir notre système judiciaire dans son professionnalisme et son efficacité, nous avons donné les orientations pour l’organisation des Etats Généraux de la Justice dont nous supervisons l’ouverture aujourd’hui.

Ces États généraux ont pour objectifs de permettre aux acteurs du secteur de la Justice de faire le diagnostic de la situation du système judiciaire, d’échanger sur ses principaux défis et d’étudier les questions majeures, telles que la formation, la spécialisation, la protection des droits des justiciables, la facilitation de l’accès au service judiciaire, etc.

Nous attendons de ces États généraux qu’ils aboutissent à l’élaboration d’une feuille de route sous la forme d’un document national sur la réforme et le développement de la justice, ainsi qu’ils la traduisent en un programme d’action détaillé, accompagné de délais de mise en œuvre précis et d’indicateurs de suivi clairs.

Au moment où nous annonçons avec la grâce d’Allah, l’ouverture des États généraux de la Justice, nous affirmons notre détermination à prendre en compte les résultats des Etats Généraux de la Justice dans nos efforts visant à développer continuellement notre appareil judiciaire dans le but d’ancrer un système judiciaire professionnel, juste et équitable; un système qui consacre l’État de droit, garantit les droits et libertés, et constitue une source de réconfort pour tous, aussi bien, à l’intérieur, qu’à l’étranger.

We Essalamou Aleykoum We Rahmetoullah We Berakatouhou.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762181

● Un nouveau président pour la Coalition mauritanienne PCQVP


Un nouveau président pour la Coalition mauritanienne PCQVP
Initiatives News – La coalition mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) a élu aujourd’hui un nouveau président en la personne de Baliou Coulibaly. Cela s’est passé à Nouakchott à l’occasion d’une assemblée générale à laquelle ont assisté les membres du bureau sortant.

Cette élection s’est déroulée sous la supervision de Demba Seydi Coordonnateur Afrique Francophone de PCQVP venu spécialement de Dakar. Dans son mot introductif Mohamed Abdallahi Bellil, un des membres actifs de la coalition a fait le point sur son évolution ; un parcours semé d’embûches.

Mais, malgré les couacs, la coalition a enregistré des succès comme a eu à le souligner le Coordinateur Afrique lui-même qui a reconnu qu’à un certain moment elle était parmi les plus en vue de la région.

Demba Seydi a par ailleurs souligné l’importance de la coalition pour un pays comme la Mauritanie qui dispose d’énormes ressources pour une population peu nombreuse.

Le nouveau président de PCQVP Mauritanie qui connait bien les rouages de l’organisation a promis de se battre avec son équipe afin de relever les grands défis auxquels ils font face.

Le nouveau bureau exécutif est composé comme suit :

-Président : Baliou Coulibaly

-Vice-Présidente : Nedwa Moctar Nech

-Secrétaire Général : Abdel Ghoudouss

-Secrétaire Général Adjoint : Ahmed Fall Yarba

-Trésorière : Salimata Sy

-Membre titulaire : Teslem Mint Samba

-Membre titulaire : Ahmed M’bareck

Rappelons que la Coalition Mauritanienne « Publiez Ce Que Vous Payez » (PCQVP) a pour objectif de jeter un regard sur la transparence (de gestion) dans les industries extractives.

Depuis son lancement en 2006, PCQVP Mauritanie vise quatre objectifs clés pour assurer la transparence dans les industries extractives : mise en œuvre de l’ITIE, influencer la législation nationale, promouvoir la responsabilité sociale à travers l’utilisation transparente des recettes et faire campagne pour la transparence des contrats.

Bakari Gueye

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761689

● Aux Mureaux, la diaspora africaine s’engage pour les objectifs de développement durable en Mauritanie

Carenews – Organiser la rencontre entre la diaspora africaine et les associations engagées en Mauritanie, voilà un pari réussi avec brio en novembre !

L’objectif de la journée culturelle était simple : mettre à l’honneur la Commune de Sagné en Mauritanie et les acteurs engagés pour son développement.

Cette journée culturelle, organisée par la Fedde Kawral, en partenariat avec l’APDS, aux Mureaux a donné l’occasion à des professionnels de présenter les différents projets proposés en Mauritanie dans la commune de Sagné.

Au total, ce sont près de 100 personnes qui ont participé à cette rencontre aux Mureaux.

Mettre à l’honneur l’engagement de la diaspora africaine pour les ODD

Cette année, c’est la diaspora mauritanienne qui s’est rassemblée pour soutenir des associations et projets autour des objectifs de développement durable (ODD) et de l’humanitaire responsable porté par des entrepreneurs sociaux.

Les 17 objectifs de développement durable (ODD) font partie du programme de développement durable, fixé à l’horizon 2030 par 193 pays, pour lutter contre la pauvreté, protéger la planète et assurer le développement durable des pays.

Ces ODD représentent les 17 défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés et “Il est important d’atteindre chacun d’entre eux, et chacune de leurs cibles, d’ici à 2030” selon l’ONU.

La Mauritanie est dans une stratégie d’accélération des réalisations des objectifs de développement durable pour renforcer l’action de la société civile dans “l’environnement, la croissance inclusive et durable” dans le cadre d’une “approche participative qui repose sur la concertation avec tous les bénéficiaires, .., le secteur privé et la société civile.” selon l’IPG AMI (Agence mauritanienne d’information).

Des partenariats multi-acteurs pour des projets humanitaires

La Mauritanie, par sa position géographique, peut offrir un accès direct entre les pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, de l’Afrique subsaharienne et de l’Europe. Cet avantage géographique devrait se ressentir jusqu’aux villes et villages autour des frontières du pays.

Or de récentes analyses des besoins ont montré que de nombreux villages sont totalement isolés et ne bénéficient pas des retombées économiques et stratégiques qu’offre le marché en Mauritanie.

Pour favoriser le potentiel socio-économique de ces territoires, le besoin d’accès en énergie durable et verte (ODD 7, 9 et 11) est un besoin stratégique pour que ces villages puissent exploiter leurs pleins potentiels et intégrer le marché mauritanien.

Cette thématique était mise à l’honneur par nos équipes lors de cette journée culturelle pour présenter le projet.

L’association Électricité pour tous, en lien avec la diaspora mauritanienne à l’international et la population et autorités locales dans les villages, a décidé d’agir pour apporter une solution d’accès à l’énergie durable et verte.

Diegnaba Hamidou, cofondatrice de l’association Électricité pour tous et originaire du village de Sagné.

« Grâce à cet événement, nous avons pu lancer notre campagne de Crowdfunding pour l’installation de panneaux solaires pour 770 foyers dans le village de Sagné (soit 2000 habitant·e·s).»

En fournissant ce village en énergie durable et verte, en rendant cette solution collective pour lutter contre l’injustice climatique et les inégalités sociales et en orientant son usage pour la consommation des ménages mais aussi des entreprises locales, l’association Électricité pour tous souhaite permettre aux habitants de pleinement exploiter le potentiel géostratégique et économique qu’offre ce village.

La journée culturelle de la Commune de Sagné : Une aventure humaine

Grâce à cette journée culturelle organisée dans la ville des Mureaux, de nombreux projets ont pu voir le jour dans la Commune de Sagné en Mauritanie.

Suzie Roijmans, cofondatrice de l’association Électricité pour tous.

« Il y avait une bonne ambiance, plusieurs associations sont venues pour parler de leur projet. C’est une belle chose de pouvoir s’aider entre associations et fêter l’envie de contribuer au développement du pays.»

Cette journée a été l’occasion pour l’association Électricité pour tous et les associations de solidarité internationale agissant en Mauritanie de sensibiliser la diaspora africaine et les institutions locales à l’intérêt de développer une philanthropie et une stratégie RSE africaine.

Sarah Belkattal, cofondatrice de l’association Électricité pour tous.

« Notre rôle est d’institutionnaliser la RSE, la philanthropie, et l’action humanitaire en Afrique en incitant les entreprises locales à investir et soutenir les projets à fort impact social et environnemental au niveau local.»

La ville des Mureaux accueille de nombreux événements autour des thématiques du développement durable, de l’entrepreneuriat social et de la solidarité internationale.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761720

● Le Bureau Provisoire du parti RAG en France

Le nouveau secrétaire général du RAG en France, M. Elhadj FALL appelle tous les mauritaniens à venir rejoindre ce parti pour un changement véritable en Mauritanie. Ci-dessous, la nouvelle composition du bureau provisoire en attendant la prochaine Assemblée Générale (AG).

1- Elhadj FALL: Secrétaire Général

2- Diko HANOUNE: Chargé de Communication

3- Aleyda TRAORÉ et Moussa Mohamed: Trésorier

4- Diop Fatimata et Daya THIOYE: Chargées de la Condition Féminine

5- Koundou SOUMARÉ: chargé de communication numérique

6- DIALLO Demba : Chargé des Finances

7- Brahim Ould Ali et Mohamed Hachim : Chargés de la Coordination

8- KONATÉ Sadio : Chargé de l’organisation événementielle

9- Doro TRAORÉ : Chargé des affaires Panafricaines

10- Diabé N’DIAYE Magassouba alias Thomas : Chargé de sensibilisation et de mobilisation

11-Moussa Souleymane DIA et Ali TRAORÉ : Chargés de la Jeunesse et des Sports

12-Abdoulaye TRAORÉ : Chargé de l’Éducation

13- Moumy TRAORÉ, chargée de communication

Les conseillers Politique, en France, du président du parti RAG, Oumar YALI et du candidat Biram Dah ABEID sont:

13- Mamadou SY

14- Ameth GAYE

15- Moulaye HACENE

16- Abdoulaye TRAORE



Paris le 10 décembre 2022

RAG-Section France

● Mauritanie | la CENI propose un chronogramme pour les prochaines élections

La commission électorale nationale indépendante a approuvé la proposition relative au chronogramme des élections législatives, régionales et locales de 2023 en recommandant la convocation du collège électoral le 28 février prochain et le premier tour du vote le 13 mai 2023.

La CENI propose les dates ais c’est le président de la république qui convoque le collège électoral, selon la constitution mauritanienne.

La Commission électorale nationale indépendante a délibéré sur la question lors d’une réunion samedi dernier, selon le procès-verbal auquel « Sahara Media » a eu accès.

La CENI a précisé qu’elle avait le choix de convoquer le collège électoral le 6 février, ce qui fera coïncider à cette date la campagne électorale avec le mois béni du Ramadan et la fête d’Evitr.

Ce choix prévoyait les délais suivants : convocation du collège électoral le 6 février 2023, lancement de la campagne électorale le 7 avril 2023, organisation du premier tour des élections samedi 22 avril 2023 et le second tour samedi 6 mai 2023.

La CENI a cependant abandonné ce choix et a recommandé de donner la priorité au choix du lancement de la campagne électorale dès la fin du mois du Ramadan ce qu’elle considère plus prudent.

Ce deuxième choix fixe lui les délais suivants : convocation du collège électoral le 28 février 2023, ouverture de la campagne électorale vendredi 28 avril 2023, organisation du premier tour samedi 13 mai 2023 et deuxième tour samedi 27 mai 2023.

La classe politique du pays, dans un accord avec le ministère mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation avait décidé d’anticiper la date des élections prévues initialement mi-2023, une anticipation justifiée par la période d’hivernage dans le pays.

©️ via https://fr.saharamedias.net/mauritanie-la-ceni-propose-un-chronogramme-pour-les-prochaines-elections/