✓L’affranchi conditionné à l’arrière garde sociale et ses maîtres face à la personnalité rebelle abolitionniste !

Harriet Tubman (1820… – 1913) disait : « J’ai libéré un millier d’esclaves, j’aurais pu en libérer 1000 fois plus si seulement ils avaient su qu’ils étaient esclaves« 

Cette citation est attribuée à la grande militante téméraire de l’abolition de l’esclavage aux États-Unis courant fin du 19 ème. À la décoder on en sent de l’amertume contenue. Elle risquait sa vie pour susciter des vocations de libération auprès de ses semblables toujours damnés dans le joug esclavagiste. Elle devint le cauchemar des esclavagistes haineux qui mettaient même un prix sur sa tête. On la voulait morte parce que son activisme donnait des coups à leur système d’exploitation injuste et abject.

J’y vois la méthode de la révolte libératrice de loin très honorable et conséquente que l’affranchissement trompeur qui conditionne socialement et psychologiquement les « bénéficiaires » à une seconde phase de servitude.

J’ose mettre en exergue à juste titre la citation de Thomas Sankara qui disait également : «L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère

Ainsi l’affranchissement de fait ou sous couverture sournoise, est une arnaque sociale et symbolique dont sont victimes les personnes esclavagisées et statutairement assignées à y végéter par « hérédité ». Un affranchi par une condescendance prétentieuse des tenants du système féodalo-esclavagiste , n’est autre qu’un néo-mameluk social logé à l’arrière garde sur tous les plans dans la communauté. Il tient le rôle d’un élément faire-valoir socialement et d’homme-outil au service de la nomenklatura féodale. Il a été affranchi pour servir autrement où l’esclavagisme va évoluer vers un parasitisme sociétal. Donc un affranchi ne s’affranchit ni se libère et reste un « esclave muté ». Un conditionnement l’a dépourvu des ressorts sociaux et intellectuels pour questionner et comprendre la magouille qui l’accable tant d’une manière héréditaire. L’affranchi reste coincé et dupé entre divers complexes refoulés et tentatives ridicules et mesquines à vouloir plaire l’ordre du maître à qui il croit devoir sa relative et trompeuse promotion existentielle.

Et l’abolition, la valeureuse et vaillante lutte abolitionniste se mène par une personnalité rebelle et intrépide. Celle qui croit et décide de s’extirper d’une inhumanité du joug de la servitude et ses lésions sociales, qui l’a affectée depuis de nombreuses années. Au contraire d’un affranchi qui peut être obtus socialement, la personnalité rebelle abolitionniste est dotée d’un élan subversif et d’une profondeur analytique qui confondent et perturbent les références pionnières du système inique construit contre elle. Aujourd’hui dans le cas soninké en Afrique de l’ouest, la dynamique abolitionniste est portée par des vaillants militants citoyens qui ne quémandent pas une quelconque sollicitation d’affranchissement auprès de qui que ce soit. Ils s’expriment en citoyens consciencieux qui se servent du Droit positif pour se faire respecter et protéger leurs personnes et leurs biens.
Ainsi cet engagement du genre déstabilise aujourd’hui tout système dit structuré quoique millénaire ou pas, autour des criantes discriminations héritées du monstrueux régime esclavagiste d’antan. La digne personnalité abolitionniste réclame des réformes pour corriger et restaurer l’égale DIGNITÉ Humaine . Elle établit ses repères sur une autre échelle de valeurs à l’aune du temps présent et expose les sinistres contradictions de l’ancien ordre et ses tenants. D’où l’engrenage haineux et violent qui peut surgir immanquablement sur sa voie. Quasiment une loi universelle et l’épreuve Divine des épreuves pour défaire les injustices il faut s’attendre à la furie et aux sacrifices multiples. Au final c’est toujours LA VÉRITÉ qui sera le camp victorieux tôt ou tard.

KS pour le BLOG

✓ Islam et l’égalité | le monde musulman ou du moins afro-musulman a besoin d’un Desmond Tutu !



En Afrique du Sud de l’apartheid l’archevêque anglican feu Desmond Tutu (décédé le 26 décembre 2021) mena le combat pour l’égalité face à d’autres chapelles de l’église hollandaise qui prêchaient la théologie de l’élection (avec un peuple élu et d’autres peuples inférieurs). Ces voix dites religieuses valaient une caution morale et spirituelle au régime politique d’apartheid qui racialisait TOUT , et considéraient les Noirs sur leurs terres ancestrales comme un peuple damné à la relégation civilisationnelle par Dieu lui même d’abord. Ainsi dans nos milieux dits musulmans, un discours religieux et spirituel similaire bien huilé de l’élection circule tranquillement de différentes facettes (Arabes/non-arabes, Blancs/Noirs, castes supérieures/castes inférieures, et nobles/esclaves…). L’affaire à Pout dagne au Sénégal autour d’un enterrement d’une personne de caste de forgerons, et toutes les frictions liées aux positions d’honneur et de responsabilités (imamat, droit d’aînesse…) dans les milieux Soninkés avec l’esclavage par ascendance, peuvent être ramenés à cette vision suprémaciste distillée religieusement d’une couche sociale élue par dieu qui devrait dominer dans le temps et dans l’espace d’autres couches qui seraient damnées à la servitude sociale par hérédité. On dit facilement par la rengaine fataliste et apologétique, que mon hégémonie sociale et raciale est une faveur divine à ton détriment donc si tu te rebelles, ce serait comme récuser les décrets divins et tu en serais puni même dans l’Au-delà. Le ridicule apparaît quand les Noirs qui s’accrochent à cet ordre discriminatoire et hégémonique aux relents fascistes à un point A (leur giron communautaire) et en deviennent victimes amèrement au point B (extra muros en zone blanche ou arabe).

KS pour le BLOG

🟢 Activités Ganbanaaxu – Paris | Visite de courtoisie au grand militant antiesclavagiste Moussa Bilal Biram [Vidéo]



Ce Jour 4/1/2022 Paris |

Visite de courtoisie validée en compagnie de membres ARDJE Diogou_Gambana à un cador respectable du militantisme aguerri IRAOUI du Terrain Vif . Il s’appelle monsieur Moussa Bilal Biram , un brave homme très sympathique en séjour en France depuis quelques temps. L’homme avait subi de graves sevisses lors de son arrestation en 2016 et leur détention dans une zone inhospitalière au nord lointain de la Mauritanie . Un grand salut au frère et camarade Brahim Ali , un haut cadre d’IRA-France pour son accueil attentionné. La délégation ARDJE est conduite par son président Dambou Keita.

À l’occasion je lui ai transmis les chaleureuses salutations et les fraternels encouragements de notre association Armepes_France et de tte la mouvance Ganbanaaxu Fedde.

Une rencontre qui inspire et force le Respect. Bon retour champion !

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Références médias sur ce militant très courageux :

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/07/18/fin-de-la-sequestration-de-moussa-bilal-biram-et-abdellahi-maatalla-saleck-2/

https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/11/09/guidimagha-la-question-de-lesclavage-coutumier-une-mobilisation-des-militants-a-selibaby-contre-les-methodes-de-ladministration-judiciaire/

• Éléments médias par KS et Aly Traoré dit Aly international

KS pour le BLOG

✓Flash Info : le mouvement IRA-Mauritanie reconnu officiellement enfin en RIM.

Le point de départ fut en octobre 2008, et aujourd’hui 31 décembre 2021 , le célèbre mouvement anti-esclavagiste lancé par Biram Dah Abeid et ses camarades il y a 13 ans, obtient sa reconnaissance officielle par les autorités de Nouakchott. IRA Mauritanie a été à l’origine d’une dynamique abolitionniste durant la décennie écoulée en Mauritanie.

Ses dirigeants et ses militants ont consenti beaucoup de sacrifices tout au long d’un cheminement courageux qui a marqué profondément le militantisme droit-de-lhommiste inédit en Mauritanie d’une manière globale. Jusqu’alors le mouvement IRA-Mauritanie était reconnu dans différents pays à travers le monde via ses ailes très actives sur le plan diplomatique et par un réseautage entreprenant auprès des instances spécialisées dans la défense des droits humains.

l’ONG abolitionniste est incarnée par la figure de son président, le député Biram Dah Abeid. Ce dernier a connu la prison à de nombreuses reprises en Mauritanie pour ses activités militantes au temps de l’ancien président Ould Abdelaziz. Sur le plan international, monsieur Dah Abeid a été primé plusieurs fois dont le Prix Onusien 2013 pour la défense des droits humains (sur les pas d’un certain Nelson Mandela).

Avec l’arrivée au pouvoir en 2019 de l’actuel Raïs Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 (arrivé deuxième à chaque fois) a accepté la main tendue des autorités étatiques pour une phase d’apaisement dans les relations sociales et politiques dans le pays. Ainsi la conflictualité s’est atténuée relativement entre les milieux droit-de-lhommistes et les autorités. En Mai 2017, le régime précédent chassait et empêchait une simple visite de terrain pour le leader d’IRA-Mauritanie. Le cas du Guidimagha, d’où BDA avait été conduit manu militari de Gouraye jusqu’à la sortie de la région pour l’empêcher de rencontrer ses militants et sympathisants.

Aujourd’hui après d’innombrables épreuves, IRA-Mauritanie est reconnue officiellement avec le système déclaratif en vigueur depuis une modification de la loi concernant les associations et autres entités similaires.

Un grand BRAVO aux militants et sympathisants IRAOUIS en Mauritanie et à travers le monde.

J’exprime ma fierté et ma reconnaissance à toutes et à tous ces braves gens !

~KS pour le BLOG

✓Le mouvement IRA bientôt officiellement reconnu | L’annonce du leader abolitionniste BDA (28/12/2021) à Nouakchott

Le mouvement abolitionniste Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA) dirigé par le député Birame Dah Abeid sera officiellement reconnu dans les tout prochains jours, en principe avant la fin de l’année en cours.

C’est ce qu’a déclaré le président du mouvement au cours d’une conférence de presse tenue ce matin à Nouakchott.

« Ce sera le plus grand événement d l’année 2021. Il y aura une remise solennelle du récépissé de IRA par le gouvernement mauritanien. » a déclaré Birame qui a ajouté que cette reconnaissance a été rendu possible par la loi sur les associations avec son régime déclaratif. Une loi qu’il a vivement salué au passage affirmant qu’il s’agit d’une loi révolutionnaire. « C’est la plus grande réalisation depuis 1978 » a-t-il souligné.

Le député a rappellé le parcourt agité du mouvement IRA, ses heurts et ses malheurs au cours de la décennie écoulé, ses luttes, son approche pacifique, ses victoires et sa reconnaissance sur le plan international qui s’est traduite par l’octroi de prix, l’édition de livres sur le mouvement et son chef et l’intervention de ce dernier devant tous les parlements du « monde libre ».

Et Birame d’ajouter que : « Le mouvement IRA a pu donner un modèle au monde entier. »

L’heure est donc à la reconnaissance sur le plan national grâce à cette loi promulgué par le régime du président Ghazouani. « Et, grâce à cette loi, IRA avec ses dizaines de milliers de militants convaincus s’est réconcilié avec tous les mauritaniens. A cette occasion je lance un appel à tous les militants et à tous les mauritaniens afin de fêter cet événement. C’est un grand pas franchi par la Mauritanie qui met fin à la situation de confrontation », se félicite Birame qui salue au passage les efforts fournis dans ce cadre par le ministre de l’intérieur et le Commissaire aux Droits de l’Homme.

Autre point abordé par le président du mouvement IRA, le discours de Ouadane où le président de la République a vivement condamné les maux et autres anachronismes de la société mauritanienne à savoir le tribalisme, l’esclavage, le système des castes, le sectarisme, le suprématisme…

« Nous nous félicitons de ce paragraphe du discours qui a toujours été le nôtre. Mais nous étions diabolisés et voués aux gémonies et taxés de tous les maux. Aujourd’hui quand le président a parlé des mêmes maux tout le monde a applaudi. » Et Birame d’inviter le président de la République à allier la parole avec les actes.

Le 3ème point soulevé au cours de cette conférence de presse concerne la hausse des prix et du coût de la vie.

Là, le député a pointé du doigt le recul des services techniques de l’Etat qui ne répondent plus depuis 1978 aux attentes des citoyens.

Il a parlé des problèmes de gouvernance, de conscience professionnelle et patriotique, du recul sur le plan moral. Donc une situation délicate note le député que Ghazouani ne saurait régler d’un coup de baguette magique même au cas où lui et tous ses collaborateurs avaient toute la volonté, ce qui n’est pas le cas.

Malgré tout, selon Birame, Ghazouani a fait bouger les lignes. Il a apporté du neuf et « même si beaucoup le négligent nous, nous l’apprécions. »

Le président du mouvement IRA a souligné la nécessité d’accorder des circonstances atténuantes au président Ghazouani et de l’épauler durant son mandat qui ne dure que 5 ans dit-il.

Il a balayé d’un revers de la main les accusations selon lesquelles il serait de mèche avec le pouvoir. « Nous avons été les premiers à accepter la main tendue et le dialogue avec le pouvoir. Pour cela nous avions été sévérement attaqués par les autres qui finalement nous ont tous suivis sur cette voie, un à un. Et ils sont même allés plus loin que nous. Pour beaucoup, opposition rime avec confrontation. Nous avons une compréhension différente. »

Ainsi, pour Birame ce n’est pas logique de chercher la confrontation avec un régime aussi fréquentable.



Bakari Guèye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/le-mouvement-ira-bientot-officiellement-reconnu/

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec Mr Mahamadou Marega (Étudiant à L’UCAD)

– Nous vous présentons l’interview accordée par un frère soninké de Golmy au Sénégal. Âgé de 33 ans, Monsieur Mahamadou Marega, étudiant à L’UCAD – Dakar, est déjà titulaire d’une licence en Études Arabes (option Pensée Islamique). Il s’exprime souvent à travers de posts FB pleins de sagesse et d’inspiration intellectuelle. Nous lui souhaitons une paisible continuation dans l’ensemble de ses projets. Nos vifs remerciements pour sa disponibilité en répondant à notre sollicitation.

Lire ci-dessous ses éléments de réponse à nos questions.

Question 1 : Bonjour Monsieur Muhammad Marega , pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mahamadou Marega :
Je m’appelle Mahamadou Marega.
Je suis étudiant, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Et je suis titulaire d’une licence en études arabes (option pensée islamique).


Question 2 : En tant que jeune africain universitaire , êtes-vous engagé dans une Cause (politique, associative, culturelle ou sociale) d’intérêt général ? Si oui dans quel cadre et avec quels moyens pour atteindre vos objectifs ?

• MM : Pour le moment, je ne suis membre de façon active dans aucune association à caractère politique, social, culturel ou humanitaire. Même s’il y a des associations avec qui, je suis en phase sur le plan idéologique et que je défend de façon sympathique.

Question 3 : Ces dernières années la communauté soninké connaît des soubresauts sociaux autour de la problématique de l’esclavage par ascendance, quelle analyse faites-vous de la situation ? Vos commentaires sur la dynamique abolitionniste transnationale en cours portée par le mouvement Gambanaaxu Fedde..?

MM : effectivement, la société sooninké traverse des grands problèmes d’ordre sociétal, politique et économique. Et la problématique de l’esclavage par ascendance fait partie de ces problèmes-là, il faut le reconnaître. Par ce que pour résoudre un problème ça commence d’abord par reconnaître son existence. Le nier, c’est le condamner à se développer et à se complexifier. Bref, notre société est conservatrice et inégalitaire, et il y a beaucoup de paradigmes qui ne conviennent plus à notre époque. L’esclavage par ascendance est l’une des tares congénitales de notre société. Nous devons y faire face pour l’éradiquer par tous les moyens possibles. En ce qui concerne le mouvement Gambanaaxu Fedde, je pense que franchement parler, c’est un mouvement avant-gardiste et humaniste de par sa philosophie qui prône l’égalité et la justice sociale. Cela dit, un tel mouvement doit être soutenu, parce qu’il y va de l’avancée de notre société.

Question 4 : Quelles pistes de solutions pensez-vous nécessaires pour débloquer les régimes d’organisation coutumière dans certaines sociétés ouest-africaines figées dans des hiérarchies sociales datant d’une époque lointaine (par exemple le cas soninké) ?

MM : comme je l’ai dit plus haut, la société conservatrice qui obéit à une stratification socioprofessionnelle qui, répondait autrefois à des besoins sociétaux, mais force est de reconnaître que le système d’organisation sociale et coutumière n’a plus sa raison d’être. Car, il constitue un véritable obstacle au développement du Soninkara. D’où la nécessité de mener un combat aussi intellectuel que pratique en vue de le changer.


Question 5 : Votre pays, le Sénégal a connu certains mouvements contestataires et d’autres qui y couvent liés à la vie politique, qu’est-ce qui perturbe réellement la démocratie sénégalaise connue comme relativement sereine en comparaison à d’autres pays voisins historiquement ?

MM : Il y a deux points, à mon humble avis, qui perturbent et empêchent la démocratie sénégalaise de jouer pleinement son rôle : le fait que la justice n’est pas indépendante, puisque sans une justice indépendante devant laquelle tous les citoyens sont égaux et justiciables, et d’autre part, le manque d’équité social en matière de redistribution de richesses. Ce qui crée une frustration chez beaucoup de gens, notamment, les jeunes qui n’ont plus des perspectives d’avenir et les événements du 23 Mars en ce sens sont une preuve éclatante.


Question 6 : Le fait culturel, politique et social autour de la Religion dans nos communautés et nos pays, constitue une donnée importante, complexe et à la fois sensible, quelle lecture globale faites-vous de cette situation ?

MM : Mon avis, le fait culturel et le fait religieux sont indissociables puisque la culture est le réceptacle de la religion, mais cela ne veut pas dire que la religion doit être complètement moulée dans le fait culturel. Seulement, avoir l’intelligence de lire le corpus religieux sous la lumière de nos réalités socioculturelles, faute de quoi il y aura toujours des tensions ou des incompréhensions qui peuvent empêcher la religion de jouer pleinement son rôle à la fois éducatif et spirituel.

-Fin

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓ Sermon « national » du Vendredi sur les discriminations liées aux castes en Mauritanie | La réaction d’une personnalité de la société civile Mr B.M Coulibaly

La décision du gouvernement Mauritanien d’axer les Quotbas de ce Vendredi 17 décembre sur la question des discriminations basées sur l’esclavage et les assignations qui se perpétuent par ascendance et ce suite au discours du président de la république prononcé à Wadane constitue un signal fort vers la déconstruction des tares jusque la considérées comme des tabous. Cela rappelle aux partisans de l’immobilisme qu’on ne peut dissocier notre patrimoine culturel de l’islam qui constitue notre première source d’inspiration spirituelle et morale. Si on veut combattre ces discriminations et ce mépris on doit s’attaquer aux pratiques quotidiennes par lesquelles cela se manifeste. Chez les negro africains par exemple l’assignation se traduit dans les mosquées qui sont des citadelles uniquement réservées à certaines personnes sur la base de leurs origines sociales. Par conséquent le législateur a besoin de rappeler dans une loi forte et claire que les mosquées conformément à l’islam sont des lieux qui appartiennent à Allah SWT et non à des familles sur une base héréditaires. Une telle mesure parmi d’autres aiderait à déconstruire les mentalités et à jeter les bases dune véritable cohésion sociale. Sinon comment peut on expliquer à un enfant qu’il a les meme droits et les mêmes devoirs que son prochain si certaines fonctions lui sont interdites à vie .
Nous saisissons encore une fois cette tribune pour saluer le courage et la sérénité du President de la république en nommant une question jusque-là banalisée par les lobbies féodaux et qui est à la base de toutes les discriminations inutiles et insensées qui retardent notre marche vers le développement.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5001553506521646&id=100000011376178

✓France/Justice | Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021.

👇🏿 médias Vidéo :

Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021, voila tout un symbole d’une justice indépendante. Les féodaux ont cru que tout est possible avec l’argent des caisses de villages, mais, ils ce sont violemment heurtés à l’indépendance de cette justice française et risquent fort de se moindre les doigts dans l’avenir.
 
Les abolitionnistes et leurs avocats remportent une victoire éclatante contre les esclavagistes Soninko en France et ailleurs. La tombée du verdict du procès en diffamation annonce la relaxe du grand militant Diko Hanoune selon Maitre Akesson son avocat.
 
Maitre Saïdou Larifou, président de l’ONG Waraba d’Afrique dira que « c’est la victoire du courage, la victoire du droit, la victoire citoyenne, c’est celle de Diko, c’est celle de tous ceux et celles qui sont ici et surtout aux pays qui luttent difficilement pour la dignité humaine….. Maitre Saïd Larifou annonce des poursuites ici en France contre ceux propagent la haine dans nos pays depuis la France…. »
 
Pour rappel, le nommé Boubacar Camara avait déposé plainte contre M. Diko Hanoune depuis en octobre 2018 devant la justice Française au nom d’un Moustapha Camara, qui se présente comme le président de Tounka Lémou Koffo, démocratia islamique et leurs interminables sites qui propagent la haine contre les abolitionnistes Ganbaaaxu Feddé dans les réseaux sociaux. Les féodaux Soninké ont voulu faire taire le porte-parole des sans voix, mais, c’est loupé.
 

©️ Crédit source : Le blogueur et militant droit-de-lhommiste DIKO Hanoune

✅ Armepes-France | Éléments médiatiques sur la participation de notre responsable chargé des problématiques religieuses et d’éducation, Dr Diallo Djibril au colloque international de Bamako.



L’atelier qui s’est tenu sous le titre « Mobilité, Mobilisation et Déplacement dans l’Afrique de l’Ouest « Post-esclavage » a eu lieu au Centre Point Sud Bamako, du 1 au 4 Décembre 2021. Il a réuni plusieurs organismes et entités d’études universitaires autour des thématiques définies à explorer.



Ainsi notre représentant Dr Diallo Djibril s’est penché sur le cas d’Armepes-France comme association mère du dynamique mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxun Fedde. Sa communication faite en deux temps en distanciel et en présentiel par la suite, a abordé largement avec brio les circonstances qui ont présidé la création de l’association Armepes il y’a une décennie pour enclencher un éveil abolitionniste par une large activité de sensibilisation au sein de la communauté soninké. Par la suite il a détaillé les réalisations de notre association de l’année en cours 2021 et les projections en terme de perspectives pour l’année 2022.



Nous saluons les organisateurs de ce colloque international pour l’intérêt et la visibilité occasionnés. Et également un mot des félicitations à l’endroit de différent.e.s participant.e.s pour leurs fructueuses contributions. Notamment celles de nos partenaires Malien et Gambien avec Diaguily Kanoute (RMFP/Gambana Mali) en présentiel et Bakary Trawally (Ganbana Gambia) en distanciel, qui ont permis un éclairage pertinent autour des problématiques liées à la lutte contre l’esclavage par ascendance en milieux Soninké.



6 décembre 2021

— La cellule de communication Armepes-France

✓DECLARATION DES ORGANISATIONS NATIONALES ET INTERNATIONLES | sur le phénomène de L’esclavage par ascendance à l’occasion de la Journée Internationale pour l’Abolition de l’Esclavage commémorée le 02 Décembre de chaque année

Depuis un certain moment, notre pays est confronté, sur certaines parties de son territoire, aux manifestations violentes en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance.
Cette pratique digne d’une autre époque, outre qu’elle porte atteinte à la dignité humaine, met en péril la cohésion sociale dans les régions où elle sévit.
En effet, de pratique culturelle peu ou prou acceptée, cette forme d’esclavage est devenue aujourd’hui une source d’abus de droits, de pratiques avilissantes à l’encontre de toute personne s’élevant contre son « statut d’esclave ».
Ces personnes sont l’objet de traitements discriminatoires, inadmissibles attentatoires à leur dignité d’homme libre, notamment sous forme de sévices corporels, de tortures psychologiques, de mesures vexatoires, humiliantes, d’atteintes à la liberté de circulation, à la liberté de mariage, au droit de propriété, au droit à la santé, au droit à l’éducation, bref à la violation systématique des droits fondamentaux des personnes sous sujétion.
L’esclavage est toujours d’actualités dans plusieurs régions du Mali. Les évènements des dernières années dans la région de Kayes ne sont pas de nature à favoriser la paix et la cohésion sociale. Des familles et communautés entières sont victimes de graves violations des droits de l’Homme, à des saccages de leurs biens qui ont abouti par des déplacements forcés de familles.
Les organes des Nations Unies dédiés aux droits de l’homme ont démontré la persistance de formes anciennes d’esclavage, ancrées dans les croyances et les pratiques traditionnelles. Ces formes d’esclavage sont le résultat de discriminations contre les groupes les plus vulnérables au sein de sociétés, considérés comme appartenant à des castes inférieures, des minorités tribales ou encore les peuples autochtones. Le travail forcé, le travail des enfants et la traite d’êtres humains.
Après ces graves violations des Droits de l’Homme mentionnés ci-dessus, s’ajoutent l’interdiction d’accès aux services sociaux de base promus par l’État et la Collectivité, l’interdiction de fréquenter les foires et les espaces publics et de cultes, le retrait des terres de culture.
Lesdites Organisations condamnent avec la dernière énergie, autant ces pratiques indignes, qui ébranlent l’unité nationale et la cohésion sociale.
Nous Organisations Nationales et Internationales de défense des droits de l’homme saluons la circulaire 00863/MJDH-SG du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde de Sceaux qui a pour objet « la Gestion des affaires en lien avec l’esclavage par ascendance » et encourageons le département à plus de rigueur pour le suivi de cette instruction.
Nos recommandations sont les suivantes :
• De maintenir cette dynamique d’éradication du phénomène de l’esclavage par ascendance en votant une loi réprimant cette pratique ;
• D’accroitre les activités de sensibilisations, d’informations et de communications autour de cette question en vue d’avoir des solutions pérennes ;
• De prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux exactions, humiliations et violations des Droits de l’Homme dans la Région de Kayes ;
• La collaboration des pays de la sous-région en matière de défense des droits de l’homme qui ont eu à gérer un problème similaire de façon définitive ;

• De diligenter en toutes les enquêtes transparentes, impartiales et approfondies sur la problématique de l’esclavage dans la région de Kayes ;
• De poursuivre et traduire en Justice, les auteurs et commanditaires de ces graves violations des Droits Humains ;
• La lutte contre l’esclavage par ascendance est un combat de longue haleine dans lequel l’éducation, la formation, la sensibilisation des parties prenantes constituent un moyen indispensable et efficace, parallèlement à l’obligation pour l’Etat d’appliquer les instruments juridiques nationaux et internationaux en la matière.
Lesdites Organisations Nationales et Internationales présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles des défunts et réaffirment leurs fermes volontés de vaincre l’impunité et l’injustice sociale.


Fait à Bamako le 02 Décembre 2021
Ont signé


Mr Aguibou Bouaré : Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (C.N.D.H)


Mr Alioune Tine : Fondateur du Think Tank Afrikajom Center


Mr Ngefa Guillaume : Directeur de la Division des Droits de l’Homme et de la Protection/ Représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Mali


Mr Hamane Touré : Directeur Exécutif par Intérim d’Amnesty International Mali


Mr Dicko Hanoune : Pour la Coordination des Organisations africaines de lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles


Mr Boubacar N’Djim : Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)


Mme Fatoumata Diallo : Coordinatrice Section Bamako de l’Association Chaque Enfant Compte (C.E.C)

Mr Gaye Traoré : Président d’Armepes-France et initiateur du mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxu Fedde (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques d’Esclavage et ses Séquelles)

©️ Crédit source : Médias via MSDH Mali.