Tribune: les velléités dominatrices de l’ordre féodal soninké, sources de tous les remous sociaux. Par CISSOKO Souleymane

JE NE SAVAIS PAS QUE LE FAIT QU’ON IGNORE LES FÉODAUX ET L’ORDRE FÉODAL (CHEFFERIE TRADITIONNELLE), ÇA LES DÉMANGER AUTANT.

Un titre qui était censé être que symbolique ou honorifique (dans mon subconscient en tout cas) s’avère être un leurre et vouloir imposer des diktats.
Ce n’est pas comme s’il n’y aurait une absence d’autorité puisqu’il y a l’Etat qui est là pour assurer l’autorité, ce à quoi on se réfère et on reconnaît comme seule entité détentrice d’autorité. Dès lors on admet que ce n’est pas pour prôner L’ANARCHIE dans la société que de dire qu’on ne veuille plus de cet ordre féodal discriminatoire et arrogant. D’ailleurs à y voir de près, c’est à se demander si ce n’est pas eux (les féodaux) qui veulent créer ce désordre en niant non seulement l’autorité de l’Etat qui est le seul qui doit jouer pleinement son rôle et par conséquent l’application pure et simple des lois sur l’étendu du territoire. C’est que les féodaux veulent s’arroger tous les privilèges tout en méprisant les autres….

Encore Heureux qu’on ait recours aux plaintes quand on s’estime léser. Par ce que c’est comme ça que ça devrait se faire dans toute société civilisée, on ne doit se faire justice soi même.
Là aussi on peut réitérer qu’on est plus que déterminé à conquérir sa liberté et se libérer de cette joug de l’ ORDRE FÉODAL SOUS TOUTES SES FORMES jusqu’à « ce que justice jaillisse comme l’eau et le droit comme un torrent. »
Le tempo dynamique d’une aspiration à la dignité bien ancré dans toutes les contrées fait entendre son battement au cœur d’une recherche de valeurs humaines universelles chez bien des gens victimes de cet ostracisme aux antipodes de nos VALEURS contrairement aux (VA) LEURRES que les féodaux véhiculent et veulent mettre dans nos têtes comme des libellules.

Quand au Monsieur, qui clame sa féodalité pleinement assumée, nous lui disons, a lui et à la commission chargée par le Président de la République que cette lutte a pris lentement forme et n’est pas prête de s’arrêter du jour au lendemain. Pour la simple raison qu’on est unanime et déterminé à le mener jusqu’au bout et que les privilègiés, comme ils se vantent d’être propriétaire du foncier, « cèdent rarement leurs privilèges sans une forte résistance. »
Quand on s’estime lésé par un système qui annihile et ostracise, on ne s’arrête pas en chemin avant d’avoir obtenu une dignité pleine et entière dont nous jouissons naturellement sauf dans nos organisations sociales…

©️ Crédit source: post FB de l’auteur (9/7/2020)

NOTRE « J’ACCUSE »

● Contre les couvertures intellectualistes et militantes de l’ordre féodalo-esclavagiste dans nos communautés, notre « J’ACCUSE »

Il y a quelques mois, je suis passé sur le film « J’ACCUSE » de R Polanski. L’affaire Dreyfus portée au cinéma, un officier français de confession israélite qui fut injustement accusé et sali courant 19ème siècle. Un film qui retrace comment un certain ordre militaro-politico-social en France s’était emmuré pour entretenir les mensonges et manipulations afin de salir un innocent par antisémitisme crasseux. Et le plus passionnant et vibrant dans le film, c’est quand Zola rentra dans la danse pour la VÉRITÉ par son célèbre J’ACCUSE qui secoua l’anse du FAUX socialement et culturellement distillé. Dieu sait que Zola risquait beaucoup dans cette initiative… tellement que les forces manipulatrices et mensongères furent puissamment érigées à divers niveaux depuis de nombreuses années.

Aujourd’hui en abordant les réalités féodales et esclavagistes dans nos communautés, on se rend compte qu’effectivement il y a des approches sensiblement similaires entre ceux qui portèrent méthodiquement les MENSONGES anti Dreyfus en visant le juif et surtout en croyant défendre leur « société pure », et ceux qui s’activent en coulisses et par des postures intellectualistes en zones choisies en voulant NIER, SALIR, COUVRIR, MINIMISER ET DISTORDRE enfin de donner une humanité aux tares affreuses de leurs communautés.

Notre « J’ACCUSE » d’aujourd’hui consistant à dévoiler ces double-face et autres « couteaux suisses », est une mission de portée sacrée.

KS pour le BLOG

Tribune : Déboulonner ou pas déboulonner ? Par l’essayiste Mohamed Lam

De façon générale, je suis contre le déboulonnage ou la destruction des statues de personnages historiques. Ce sont des éléments d’histoire qu’il ne faut pas effacer mais qu’il faut assumer. C’est une erreur que de penser que c’est la seule solution pour rendre aux descendants malheureux de l’histoire leur dignité. Il faut laisser les statues mais exiger la contextualisation. Il faut surtout lutter pour obtenir plus de statues de personnages méconnus et dont leurs actes ont été insuffisamment enseigné dans les manuels scolaires. L’histoire a été raconté par les vainqueurs. Mais aujourd’hui, les descendants des « vaincus » demandent la restitution complète du passé et donc du récit collectif. Ce qui est doit être entendu.

Des mouvements citoyens reclammant l’effacement dans l’espace public des statues de figures historiques controversées refont actuellement échos presque partout dans le monde.

Christophe Colomb, décapité à Boston. À Miami, sa statue est repeinte en rouge, vendalisé. En Viriginie, elle a fini dans un lac. En Angleterre, c’est la statue d’Edward Colston, armateur négrier, qui a été déboulonné. En Belgique, la statue du Roi des Belges Léopold 2 est, elle, méconnaissable, retiré d’un square car complètement repeinte en rouge. En Martinique, deux statues de Victor Shoelcher ont été détruite lors de la commémoration de la journée de l’esclavage. La statue de Colbert, auteur du code noir, est également la figure la plus emblématique la plus ciblée.

On se rappelle également, il y a quelques années, au Ghana, que la statue de Ghandi a été vendalisé. Ghandi, accusé d’avoir tenu, entre 1893 et 1915 des propos racistes et quasiment homophobes contre les Noirs en Afrique du Sud. Mahatma est pourtant présenté comme la figure de l’indépendance en Inde et de la non violence mais affirmait que « les indiens sont infiniment supérieurs aux Kaffirs ». Le mot Kaffir, étant utilisé à l’époque par les colons anglais pour désigner les personnes noires.

Toutes ces statues exposent publiquement l’histoire des figures du passé qui ont contribué à un certain moment soit à légitimer l’esclavage et ou la colonisation des peuples soit ont tenu des discours d’inégalités entres les humains.

Certains observateurs pensent que déboulonner n’est pas la solution. Il faut systématiquement expliquer, de la façon la plus pédagogique possible, leur histoire et leur part de responsabilité et de leur degré d’implication dans le passé. C’est la proposition de l’historien Pascal Blanchard que je partage évidemment. Le problème est que cette pédagogie explicative n’a pas été suffisamment faite voire pas du tout. La plupart des figures historiques dont les statues sont plantés dans les plus grandes villes d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, ne fait pas l’objet de contextualisation.

D’autres pensent justement qu’il faut soit déboulonner ou placer ces statues dans des musées avec explications à l’appuie.

Kalvin Soiresse Njall, député (écologique) belge pointe justement le doigt sur la question du traitement de l’histoire et de la mémoire coloniale en Belgique. Pour lui, ce pays est resté très longtemps dans une sorte de déni de son passé qu’il refuse de voir en face. Le député Njall affirme donc qu’une société qui ne regarde pas son passé est une société qui se ment à elle même.

Rappelons que la Belgique colonisa le Congo. La statue de Léopold 2, l’une des figures de cette colonisation, est déposé sans être accompagné d’une contextualisation pédagogique. Contexte historique dans lequel le peuple congolais était sous domination Belge.

Lorsqu’on n’explique pas une histoire, on a tendance à laisser penser qu’on la nie, et quand on fait paraître ce doute le risque est grand. Aujourd’hui, la non prise en compte des responsabilités historiques des uns et des autres a provoqué les demandes de déboulonnage partout dans le monde. Les mouvements qui deboulonnent le font parce qu’ils estiment que le passé n’est pas assez assumé dans le monde occidental.

L’affaire George Floyd a provoqué une indignation planétaire. Le racisme dévoilé en plein jour depuis son assassinat a donc conduit à une prise de conscience mondiale sur l’histoire du racisme, les figures, les récits et les personnages qui qui l’ont été.

En Afrique, les traces de la colonisation et de l’esclavage restent encore présentes dans beaucoup de pays. Monuments, forts, ponts etc. L’île de Gorée ou la maison des esclaves en est la trace indélébile.
Mais ce passé est raconté, expliqué enseigné. Joseph N’Diaye, conservateur de cette maison, de son vivant, n’aurait jamais demandé sa destruction parce qu’il considérait qu’il faut raconter cette histoire de la manière la plus complète possible.

Au contraire, il faut dire l’histoire et ne pas laisser planer le doute ou le déni.

Déboulonner et oublier ou pas déboulonner mais expliquer, telle est la grande question du monde déconfiné.

Mohamed Lam

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur

Variation verticale des modes granulométriques des particules éoliennes des sédiments marins prélevés au large de l’Afrique du nord-ouest (Sud- Maroc, Mauritanie et le Sénégal) pendant la terminaison 1a, 1b et l’Holocène). Par Dr Sao Ousmane

La figure montre des enregistrements de trois carottes marines au large du Sud-Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal. Dans l’intervalle du Terminal I à la fin de la dernière période glaciaire (vers 20.000-16.000 ans BP), les taux d’accumulation des sédiments (terrigènes et pélagiques) montrent un maximum observé dans la plupart des carottes au large de l’Afrique du Nord-Ouest qui peut excéder jusqu’à six fois les taux d’accumulation mesurés dans l’Holocène (Sarnthein et al., 1981). Les variations des apports éoliens peuvent être déduites des fluctuations de la taille modale des grains des silts terrigènes dans la carotte au large du Maroc. La taille des grains terrigènes est largement contrôlée par les alizés. Dans les carottes plus au sud (Mauritanie et Sénégal), la distribution de la taille des grains apparaît plus complexe parce qu’elle reflète à la fois l’influence de l’apport en poussières de l’Harmattan et des alizés, et la décharge fluviatile.

Les flèches indiquent les minima importants de mode granulométrique des particules pendant le stade isotopique 1, les signes (-) indiquent les échantillons ayant un excès en argile (< 6µm) dont la sédimentation de base est fluviatile (d’après Sarnthein et al., 1981 ; Diester-Haass 1988)

Après un premier maximum de la taille des grains entre 16 000 et 14 000 ans BP, une courte, mais distincte diminution est observée près de 12 500 -12 000 ans BP. Puis après une succession de petites oscillations, un second maximum de la taille des grains est simultanément enregistré autour de 10 800 -10 000 ans BP avant que n’intervienne un minimum au milieu de l’Holocène. Le maximum du poids de poussières près de 12 000 ans BP est expliqué en fonctions des vents de l’Harmattan qui étaient actifs au-dessus de l’Atlantique comme ils le sont aujourd’hui. La première rupture dans la transition du glaciaire vers Holocène pourrait correspondre à la dégradation climatique du Dryas ancien et le second au Dryas récent (Diester-Haass 1988).

Il général observé dans plusieurs sites sahariens (Petit-Maire, 1980) et aussi avec le début du retrait de la forêt sous les latitudes de l’Afrique tropicale. L’étude de Ruddiman (1997) met aussi en évidence une arrivée significative de poussières pendant l’Holocène ancien sur le talus continental de la Mauritanie (carotte/forage V30-49).

Précisions : La communauté scientifique retrace l’histoire de la planète au travers des différentes « ères » géologiques qu’elle a traversées, elles-mêmes divisées en « périodes » qui se subdivisent en « époques » géologiques. L’holocène est le nom de l’époque géologique actuelle. Celle-ci a commencé il y a environ 11 500 ans, moment à partir duquel le climat sur Terre s’est adouci, causant la fonte des énormes calottes glaciaires qui recouvraient alors plus du quart des terres émergées. Le début de l’holocène marque donc aussi la fin de la dernière glaciation, connue sous le nom de Würm (70 000 ans et la fin, vers – 12 000 ans).

L’holocène est également marqué par une rapide et massive vague d’extinction qui a démarré par la disparition de ce que l’on appelle la « mégafaune » : ce sont notamment éteints au début de cette époque géologique les mammouths, les rhinocéros laineux, les lions des cavernes, les tigres à dents de sabre, les ours des cavernes ou encore les castors géants. Les extinctions d’espèces animales et végétales se poursuivent tout au long de la période jusqu’à aujourd’hui, de sorte que l’on parle d’ « extinction de l’holocène » ou de « sixième extinction de masse ».

Tribune – Réflexion : « Dura lex, sed Lex » : La loi est dure mais, c’est la loi. Par Souleymane Sidibé

Quand nous verrons cette locution, ou son équivalent, écrite dans nos langues nationales aux frontispices des tribunaux et des facultés de droit, et quand l’exercice du droit et son application s’en suivent, nous aurons honoré la Mauritanie. 

Il est impossible d’avoir peur de Dieu et d’un autre Individu à la fois ; surtout dans l’exercice de ses fonctions. Pour certains, le choix est fait. D’autres ont peur de ne pas enfreindre l’Éthique. 

La loi reste méconnue de beaucoup d’individus. Son Utilité, sa pratique et sa définition sont désapprouvées par ceux qui l’appliquent. Il y a un problème de contenu mais aussi de représentativité. Dès lors que la personne en charge de faire respecter le droit, ne sait pas qu’il en est juste un représentant et non pas l’incarnation, le problème d’abus se pose.

Étant une norme ou une règle générale, la loi, dans un environnement démocratique, émane d’un pouvoir législatif : le parlement sous forme de texte. Les lois adoptées par le Parlement sont promulguées soit par le Président de la République, soit sur proposition de parlementaires (députés dans le cas de la Mauritanie), soit à partir d’un projet déposé par le gouvernement dans tout État démocratique. 

Ne respectons pas seulement la Loi (l’autorité), mais les Lois qui englobent des conventions, des codes, des règles, et qui régissent la vie sociale. Ayons ces lois expressives ! Elles s’appliquent à tous. Civil ou militaire, personne ne doit être au-dessus de la loi.

Nous devons avoir une SOCIETE où l’on n’est pas obligé de s’aimer mais de se respecter et respecter les lois. « Une loi ne pourra jamais obliger un homme à m’aimer, mais il est important qu’elle lui interdise de me lyncher » affirmait Martin Luther King. On sera tous d’accord que chaque État doit faire valoir cela pour la liberté et la protection des uns contre les autres si besoin par l’usage de la force. 

Hannah Arendt pense que si la force est utilisée, c’est que l’autorité a échoué. Comment faire valoir l’autorité avec la raison sans bafouer les principes universels ? On ne peut en aucun cas connaitre la législation sans être passé par des études. La législation est l’ensemble des lois et des règlements en vigueur dans un pays. Il est alors fondamental de demander s’il y’a une législation mauritanienne car, deux cas de législation sont en concomitance.

  • De la NECESSITE d’une législation unique.

Sans s’aventurer dans ce champ lexical de juriste, il est bon de savoir que la loi a pour « bon ami » le droit, si exact est le propos. Le droit est la capacité de jouir de quelque chose, de faire une action. Le droit est aussi « l’ensemble des règles et des normes générales qui régissent les rapports entre les individus et définissent leurs droits et prérogatives ainsi que ce qui est obligatoire, autorisé ou interdit ». Il peut s’appliquer de façon contraignante par l’intervention de la puissance publique, c’est-à-dire de l’État. Tenons-nous au DROIT moderne qui permet une condition d’HOMME pour une ouverture au monde moderne. Pour nous qui avons hérité la dimension de la culture abrahamique, tachons de ne pas oublier la bonne moralité. Ce que la morale réprime, le droit ne l’interdit forcement pas. Ce que le droit réglemente, la morale n’approuve pas forcement. La bonne moralité est différente de la bonne conduite citoyenne d’où la nécessité de parler de règle morale et règle de droit pour ne pas aller à l’encontre de la LOI.

Pour en venir au droit (ENSEIGNEMENTS), il est segmenté en plusieurs sous-ensembles. Il existe alors le droit civil, le droit pénal, le droit international, le droit commercial, le droit des affaires, le droit du travail, le droit privé et enfin le droit public. Ces différents sous-ensembles correspondent chacun alors à « un domaine de la législation ». In situ, il est nécessaire d’apprendre le droit en Français en Mauritanie et ce, depuis les petites classes pour construire le citoyen moderne. Et, s’il le faut, traduire les textes juridiques (textes de lois) dans nos langues maternelles.

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 stipule que : « L’exercice des droits naturels de chaque Homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits ». En parallèle, la jouissance de ces droits (« faculté de réaliser ») entraîne des responsabilités. Elle entraine aussi des devoirs tant à l’égard de soi-même qu’à l’égard des personnes ; des futures générations. Les droits supposent des devoirs ! Les devoirs sont ce à quoi la bienfaisance, la loi, et les règles nous demandent d’honorer. 

On ne peut pas parler de LOI, de Droit, de DEVOIRS sans parler des libertés : choses essentielles dans la vie de L’humain.

La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d’un système politique ou social, sans porter préjudice aux autres et à la SECURITE PUBLIQUE.

Par contre, les patrouilles nocturnes intempestives ne permettent pas cette acquisition dans les quartiers défavorisés à Nouakchott. 

L’insécurité aussi fait obstacle à la capacité de profiter pleinement de sa liberté. L’insécurité est liée au manque criant d’éducation. Cela conduit souvent les jeunes délaissés et défavorisés à se livrer à la délinquance. Il existe une très forte corrélation entre le manque d’éducation et la délinquance. En ce sens, «la liberté commence où l’ignorance finit ». La liberté s’exprime sous plusieurs formes : – Il y a la liberté naturelle (droit naturel) – La liberté civile qui est celle du respect des lois – La liberté politique : voter librement. Il y’a, en outre, l’expression des libertés fondamentales appelées aussi « droits fondamentaux » qui ne sont autres que les « droits primordiaux » subjectifs de l’individu comme les Droits humains et les libertés publiques… La LIBERTE peut alors s’appliquer comme liberté de conscience (choix de croire en une religion ou pas en occident surtout), liberté d’opinion ou d’expression, liberté de presse, liberté de mouvement, au syndicalisme, même en économie… 

La loi, comme ensemble de moyens de maintiens de l’ordre, du droit, de l’expression de la liberté, doit être aussi la « RED LINE », ligne rouge à ne franchir. Elle doit être le choix voulu par la « volonté générale ». 

La « volonté générale » doit être l’expression d’une compétence extraordinaire (magistrats) qui domptera l’arsenal juridique. Elle est aussi celle du parlement ou la chambre des représentants du peuple (pour faire comprendre l’utilité d’un député), et des projets gouvernementaux. In fine, il est évident de remarquer que la loi est législation (science de la connaissance des lois) et elle est aussi le droit écrit. Elle comprend la Constitution, les lois édictées par les parlementaires, ainsi que les décrets, les arrêtés et, dans une certaine mesure, les circulaires qui émanent du pouvoir exécutif à savoir le gouvernement.

L’obligation de LA SEPARATION DES POUVOIRS est nécessaire car, la CONCENTRATION des pouvoirs dans la main d’un seul individu est dangereuse. D’autant plus que la macrocéphalie gouvernementale est dangereuse, autant il est dangereux d’avoir en Mauritanie des députés qui appellent à la violation de la plus grande norme en droit comme nous avons eu récemment à le voir : LA CONSTITUTION. La loi doit être dure à leur égard puisqu’il en va de la Survie de L’État et du pays. La revendication de la scission entre l’État et le « Clergé » est plus que nécessaire pour que les lois puissent être appliquées à tous. Cette séparation est fondamentale à tout état qui se veut démocratique. L’État doit œuvrer à faciliter l’exercice de la foi et protéger le lieu de culte mais ne doit pas faire l’objet d’instrumentation de la religion ou par celle-ci. Il faut que l’on parle d’institutions judiciaire et plus d’appareil judiciaire. Par la suite, l’engrenage de la culture du droit, des lois sera effectif.

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits », Article premier, Déclaration universelle des droits de l’Homme. De ce fait, ester une personne en justice ne sera plus mal vu mais sera d’une responsabilité et d’une maturité citoyenne à travers l’acquisition et la compréhension du droit. Les procédés culturels resteront un moyen toujours envisageable. La protection des individus, leurs libertés, et leurs intégrités contre les abus sera plus assurée. Et plus les institutions juridiques seront fermes, plus il y aura prise de conscience et moins de violences jusqu’à la moralisation de l’économie citée par Thierno Souleymane Bal comme le fait de ne pas s’enrichir illégalement pendant l’exercice de ses fonctions. 

Les lois doivent effacer le conditionnement citoyen archaïque qui est le fruit de l’ignorance, et qui se manifeste encore par les castes. Nous avons besoin de citoyens égaux et ayant une culture du droit. Les lois n’ont pas pour but de discriminer, de marginaliser ou de spolier des terres à partir de reformes.

  • Des LIBERTES PUBLIQUES pour un ETAT DE DROIT !

L’État de droit préconise le pouvoir soumis au droit par le respect de toutes les normes et recommandations. Dans un État de droit un individu peut contester ou poursuivre « la puissance publique », les actions d’un politique s’il les considère comme illégales ou une entreprise. L’État est considéré comme une entité morale voire personne morale. Hans Kelsen définit l’État de droit comme un « État dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée ». 

La Loi est alors régisseur des comportements et elle punie les manquements d’ordre juridique. Le plus haut gradé de l’armée doit répondre de ses actes et doit être inquiété pour toute atteinte et excès même dans l’exercice de ses fonctions. Pour finir, il est inéluctable de dire qu’un État de droit est caractérisé par « une hiérarchie des normes » à savoir le classement hiérarchisé des normes du système juridique pour en garantir le respect et la cohérence comme la rigueur. Il faudra donc une séparation entre les différents pouvoirs : pouvoir exécutif, pouvoir législatif et pouvoir judiciaire. – L’égalité des personnes face aux règles – La responsabilité des politiques face à leurs actes – La soumission de l’exécutif au droit. Il n’est pas possible de faire fonctionner les rouages de L’État sans LOI ORGANIQUE. Optons pour cela en Mauritanie. Optons pour la fraternité dans le respect de nos lois. Optons pour plus de justice et de justesse.

Souleymane Sidibé

Analyste à Perspectives Afrique

Bordeaux, France.

©️ Crédit source: post FB de l’auteur (4 juin 2020)

L’édito-Cri Osé : Oui… le Noir ne compte pas « HUMAIN » pour certaines cultures !

Sortons de la classification raciale entre les Humains pour déraciner le racisme et déconstruire nos cultures racialistes !

Oui… le Noir ne compte pas HUMAIN pour certaines cultures !

Lilian Thuram disait ceci il y a quelques mois : « Quand on parle de racisme, il faut prendre conscience que le monde du foot n’est pas raciste mais qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche .
Il est nécessaire d’avoir le courage de dire que les Blancs pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être. C’est quelque chose qui dure malheureusement depuis des siècles »

Loin de toute visée d’essentialisation, mais ces derniers temps autour de l’affaire de la mort de l’afro américain #George_floyd, pratiquement plusieurs voix ont tenu à peu près de propos ayant la teneur de ceux du champion du monde français 98. Les deux flics américains vus dans la vidéo de l’incident mortel sont un blanc caucasien et un américano-asiatique, tous 2 devraient certainement avoir des préjugés bien fixes et similaires sur l’effet Noir ou Black . Et ils peuvent avoir quelque chose de commun avec les supporters de foot qui s’en prennent aux joueurs Noirs dans certains stades européens. Ces fachos supporters partagent une certaine idée du Noir avec les brigands libyens qui faisaient du trafic esclavagiste sur les migrants Noirs courant 2017. Ces libyens ne sont pas très loin de ces marocains propriétaires qui ne voulaient pas de subsahariens dans leurs appartements à loyer. Et eux aussi peuvent se comprendre avec ce libanais qui mettait sa bonne nigériane en vente sur les réseaux sociaux ces derniers mois. Aussi ce libanais a certainement les mêmes idées sur l’effet Noir que ces saoudiens qui étaient hystériques et haineux contre leur compatriote Noire devenue pilote de ligne, lire : https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/01/15/leffet-noir-nous-et-le-cas-de-la-pilote-noire-saoudienne-nawal-hawsawi/ . Il y a quelques années un grand patron français taillait du Noir à la télévision française en se demandant en substance si « les Noirs ont servi » quelque chose déjà…

Tout ce monde peut avoir une empathie pour ce responsable touarègue malien (du mouvement rebelle Mnla) qui disait que son peuple serait le seul à être sous domination d’un pouvoir Noir dans la Zone. Encore on apprend selon certaines sources historiques que les contingents Noirs (tirailleurs ou afro américains) furent méthodiquement écartés lors de la descente en ville (À Paris) des troupes alliées après la libération… pourquoi et quel sens profond… !? Tout peut être lié d’une manière ou d’une autre… et Thuram avait pertinemment résumé le fond de la « CHOSE ».

On peut en lister encore et encore…

KS pour le BLOG

La force de chacun, la volonté de tous, le socle de notre Unité.

« Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès »
Nelson Mandela.

Dans nos petites vies miséreuses et sournoises, entre regret et désespoir, dépendance et insuffisance, nous nous enfermons dans un militantisme formaliste qui nous délivre de la solitude de l’âme et qui nous murmure des illusions réconfortantes. Dans le complexe nébuleux de la domination, certains esprits, façonnés par une idéologie négationniste et manipulatrice, par leurs comportements, s’érigent en maitres et possesseurs de la sagesse juste et de la vérité absolue. Ce qu’il faudrait, comme disait A. Hampaté Ba, c’est toujours concéder à son prochain qu’il à une parcelle de vérité et non pas de dire que toute la vérité est à moi, à mon pays, à ma race, à ma religion.

Au comptoir de l’Oncle Marc, dans cette période terrible et angoissante, le militantisme formaliste, avec un cynisme pointu et un mépris qui frise le ridicule, dramatise, minimise, ‘peulinise’ et personnifie ce combat que nous menons collectivement et vaillamment. Cette attitude, incompréhensive et intrigante, dans ses destructions et ses divisions, pour ceux qui ne sont points conscients, ne servent qu’aux cruelles pulsions de ceux qui nous discriminent et qui nous chassent de notre éternel chez nous.

Par conséquent, nous n’avons ni le temps ni la force de nous rouler dans la boue avec ceux qui ont l’habitude d’y séjourner. Nous n’avons ni l’envie ni l’énergie de nous attarder sur des jacqueries et des diatribes méprisantes qui ne servent absolument pas à nous rapprocher de cette volonté d’unifier nos cœurs et nos esprits avec fierté et honneur. Le temps que nous nous accordions à ces mots et virgules, ces ponctuations et ces suspensions, l’oppresseur, quant à lui, sous ce spectacle de cour de récréation, s’étonne même de notre manque de discernement et de notre sens de priorité. Du coup, ayant saisi le sens pointu du détail chez le noir, l’oppresseur, sous un air moqueur et provocateur, nous observe se déchirer sur une mesure, une réforme, une pratique, une injustice qui n’affecte que nous, nos enfants et nos futurs successeurs. Ainsi, nous comprenons la profondeur de la citation de Steve Biko qui professait que l’arme la puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’oppressé.

La mémoire qui porte l’historique de nos luttes nous fait vivre et nous donne l’impression d’avoir avancé, d’avoir accompli quelque chose et cela nous réconforte dans nos échecs et nos insuffisances, dans nos négligences et notre inconséquence. En remontant le temps, en observant ses écoulements et ses répétitions, nous nous rendons compte que des espérances se perdent dans ce temps qui ne cesse de s’écouler et que notre condition ne cesse de se dégrader.

Ici et maintenant, avec la force de chacun et la volonté de tous, nous pouvons, pour l’amour de notre Communauté, faire émerger de nous-mêmes cet Être Unique et Solide qui nous portera sur ces épaules larges et suffisantes. En acceptant d’être emporté par cet instinct de vivre et non de survivre, de cohabiter et non d’être logé, nous aurions compris que seule la force de chacun et la volonté de tous créeront les fondements de notre Unité. Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse martelait le premier Président noir de l’Afrique du Sud.

Dans ce temps d’injustice et d’assimilation forcée à la culture et à la langue arabe, le soldat qui sommeille en nous s’épuise dans des querelles insignifiantes et nous interpelle. Il nous exhorte d’agir avec intelligence et répartie dans ce jihad contre le beidanisme, dans cette nécessité de chasser la discorde et dans cette urgence de nous unir pour renaitre.

Dans ce temps où l’arbitraire et la provocation nous mettent devant la profondeur de notre division, nos cœurs doivent s’unir et se tenir pour planter les nouvelles graines de notre Unité. Dans ce temps où notre humanité se méprise, se nie et se piétine, nous devons nous réconcilier avec nous-mêmes et chanter haut et fort les actes de courage et de bravoure que nos frères impriment dans la mémoire de Notre Communauté.

Dans ce temps où le racisme se justifie par un satané devoir de réserve qui n’est autre qu’un devoir de silence ; de consentement, notre intelligence, dans ces gymnastiques vertigineuses d’arguments fallacieux et méprisants, doit déconstruire ces discours et nous renseigner sur le véritable sens de nos combats.

Dans ce temps où les journalistes s’érigent en falsificateurs assermentés des faits et semblent même y trouver plaisir, les hommes et les femmes de bonne conscience, par la force qui nourrit leur amour de justice et de paix, doivent tremper leurs plumes dans cette encre encore humide pour peindre de toutes les couleurs et de toutes les coutures, les portraits de nos quotidiens chaotiques et violents. Car, comme disait Thomas Sankara, nous ne pouvons laisser à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui le monopole de la pensée, de l’imagination et de la créativité.

Des décennies se succèdent et les générations se remplacent dans cet apartheid mortifère qui se ‘nazilise’ à chaque seconde qui s’écoule. D’un mandat présidentiel à un autre, dans un optimisme utopique, nous attendons la venue d’un Messager pour nous libérer et nous unifier. Nous pouvons encore l’entendre ! En revanche, seule la reconnaissance de notre division et de notre condition de colonisés nous aidera à nous retrouver pour aller au front contre ce mal qui nous ronge.

Ce ne serait certainement pas avec un esprit douteux et boiteux qui ne jouit que dans l’affrontement, que nous dessinerons les itinéraires de Notre Unité. L’heure n’est nullement de construire des ponts qui nous divisent et qui nous éloignent. Cette heure, qui se traduit comme un sursaut, est venue nous rappeler que nul d’entre nous n’est en sécurité et que nous risquons tous de se retrouver écraser par les griffes du beidhanisme.

La force de toute société réside dans sa capacité à dépasser ses pulsions et ses sensibilités pour répondre aux besoins des individus. Cette force s’est montrée puissante et prête à se détacher de ses préjugés, de ses caricatures, de ses cynismes et de son optimisme utopique pour nous inciter à nous faire confiance, à nous unir, à nous battre ensemble ; le socle de notre libération.

KIDE Baba Gallé

Mauritanie : le rappeur RJ redonne un sens à la vie pour beaucoup d’enfants | VIDEO |

Cridem Culture – Dans son pays, le rappeur Racine Dia, alias RJ, est une figure symbolique. Il mène aujourd’hui un combat sur le front de l’engagement humanitaire, préférant mettre sa passion musicale entre parenthèses. En cette période de ramadan, pas de répit pour ce rappeur à l’allure de Snoop Dogg. Ce jeudi 14 Mai, nous l’avons suivi, lui et son équipe, dans les rues d’El Mina, une des moughataas de Nouakchott, qui l’a vu grandir. Son eldorado où sa brillante carrière de rappeur a commencé en 2000. Il est 15h, quelque part dans le 6e Arrondissement de Nouakchott. Après avoir filé ses chaussures, RJ jette un dernier coup d’œil sur son carnet dans lequel il a tout consigné, avant de s’engouffrer dans l’une des deux voitures mises gratuitement à sa disposition par des amis de longue date et qui le soutiennent dans sa nouvelle reconversion… Pour cette journée, le rappeur a des urgences à gérer. A l’ordre du jour, une opération de distribution est prévue pour 12 familles. Une à deux fois par semaine, avec son équipe, il prend contact avec des familles, pour distribuer couches, lait, chaussures, vêtements, et autres nécessités pour les enfants. RJ travaille méthodiquement. En cette période de coronavirus, il s’est adapté et tente de s’occuper au mieux des enfants. Au total, il vient en aide à 34 enfants. Certains, d’entre eux, pour la plupart abandonnés, ont été récupérés et placés par ses soins dans une famille d’accueil de confiance. Et d’autres, comme le petit Abou, sont des enfants orphelins. Abou est orphelin de mère et vit avec sa grand-mère. Âgé d’un an et demi, le petit Abou a la joie en poupe, un visage régulièrement fendu par un petit éclat de sourire. Entre lui et RJ, la complicité et la bonne entente battent leur plein. Et le petit le lui rend bien par des sourires qui s’accompagnent du signe «V», un des codes des rappeurs. En cette période de coronavirus, le rayon de soleil nommé RJ bute sur un plafond de verre, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve de détermination sans faille. «Ce n’est pas du tout évident de gérer tout cela…mais j’ai des soutiens derrière moi. En général, si je lance un appel, je vois, dans les 24 heures qui suivent, la réponse de bonnes volontés. C’est pour cette raison, je suis rassuré d’une part. Mais d’autre part, je nourris des inquiétudes. L’essentiel de nos aides venait de l’extérieur, mais tout s’est arrêté à cause du coronavirus. Là, on fait avec les moyens du bord, et grâce à Dieu, on a toujours quelque chose pour les enfants. On n’est jamais resté sans rien faire, malgré tout », explique Racine Dia. A côté de ce branle-bas de combat, RJ doit aussi courir dans tous les sens pour inscrire les enfants à l’Etat-civil. En plus de s’occuper d’enfants abandonnés ou des orphelins, RJ fait de son mieux pour s’occuper également des enfants dont les familles n’ont pas de moyens. Comme dans le rap où il fut un « porteur de feu » qui a illuminé de joie de nombreux mélomanes, RJ est devenu aujourd’hui, un phare qui éclaire la nuit de nombreux enfants, lui qui a connu le même destin d’enfant abandonné…

Page Facebook de RJ

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Texte par : Babacar Baye NDIAYE

©️ Crédit source: cridem.org

Mauritanie, Abou Hafs: Le projet de loi sur le genre est dictée par les organisations et pays occidentaux mécréants (Audio transcrit , Source le Calame)

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux
Louange à Allah, nous Le louons, implorons Son aide,⁰ Lui demandons pardon et cherchons refuge auprès de Lui contre nos propres maux et contre les actions mauvaises que nous serions amenés à commettre. Celui qu’Allah guide dans le bon sens ne peut être désorienté par qui que ce soit et celui qui est désorienté ne peut n’est pas guidé vers la bonne direction. J’atteste qu’il n’y a d’autre dieu qu’Allah seul qui n’a pas de partenaire et j’atteste que Mohamed est Son serviteur et Son messager Et je témoigne que Muhammad est son serviteur et messager, que celui-ci a fait parvenir le Message, s’en est acquitté avec honnêteté, a servi loyalement la Nation et a accompli le Jihad jusqu’au bout sur la voie d’Allah.


La loi sur le genre ou la loi portant protection de la femme et de la jeune fille, comme elle a été appelée récemment, est une dangereuse loi. Il s’agit d’une très mauvaise loi. Cette loi réunit plusieurs défauts : c’est une législation ne tenant pas compte d’Allah, qui est contraire à la chariaa, qui est choquante, qui tranche avec les valeurs et la morale de la communauté musulmane. Il s’agit d’un texte qui participe à la destruction du foyer familial, à la désintégration du tissu social et qui représente une injustice à l’endroit de la femme et de l’homme, tous les deux. Nous passerons ultérieurement les articles de ce texte, qui sont en porte à faux avec le Coran, la Sunna et avec les questions faisant objet de consensus à travers la Oumma islamique.


Pour le moment, ce n’est pas le lieu de nous arrêter sur ces différents points parce qu’il s’agit ici de faire des interventions succinctes en réponse aux questions posées durant le présent épisode de cette émission.


Le plus grave, s’agissant de cette loi et là où elle contrevient le plus aux normes islamiques, c’est qu’elle représente une législation qui ne tient pas compte d’Allah Le-Tout-Puissant. Or, Allah le Tout-Haut dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. » Et Il dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. » Et encore : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. » (Sourate Al MA’IDA, versets 44, 45 et 47)
Et comme c’est exclusivement Allah qui est vénéré, c’est aussi Lui seul qui légifère. Allah est donc seul à monopoliser le droit d’être vénéré et de légiférer et il a dit : « et Il n’associe personne à Son commandement. » et aussi « Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun à son Seigneur ». (Sourate Al Kahf, versets 26 et 110) La loi en question est une législation qui ne tient pas compte des obligations islamiques et n’est guère autorisée par Allah car elle contredit le Livre, la Sunna et le consensus de la Oumma.
La deuxième raison qui fait que nous nous tenons contre cette loi, que nous œuvrons pour son rejet et appelons tout le monde à y contribuer, c’est qu’il s’agit d’un texte qui incarne l’obéissance aux mécréants sur des points contraires aux ordres de la religion islamique. Allah dit : « Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des associateurs. » (Sourate Al AN’Am, verset 121). L’obéissance aux mécréants sur des sujets contraires aux prescriptions religieuses représente une entorse à l’obligation de croire à l’unicité d’Allah (chirk), comme c’est dit expressément dans le Saint Coran. Et cette loi, c’est connu, est imposée par des organisations internationales, des forces et des associations dont l’ONU, les Etats occidentaux qui œuvrent ensemble à la destruction de la famille islamique à travers l’adoption de lois pareilles. Cela apparaît clairement à travers la formulation de ce texte, à travers son contenu et à travers la nature des milieux qui militent à son adoption. Même, après la 3e révision de ce texte, certains parmi ses articles comprennent toujours des expressions et des contenus qui montrent qu’il s’agit bel et bien d’un texte imposé de l’étranger, qui n’a rien à avoir avec notre religion ni avec notre culture, ni avec nos valeurs ni avec nos coutumes.
L’autre question, qui nous dicte de nous opposer à cette loi, c’est qu’elle est en porte à faux avec la constitution. La loi fondamentale de la République Islamique de Mauritanie précise que la Chariaa islamique est l’unique source de législation. Elle proclame en son préambule, l’attachement à la religion islamique, précise que la Mauritanie est une République islamique et que l’Islam est la religion du peuple et de l’Etat. En conséquence, toute loi et toute disposition contraire à l’Islam est, par la force des choses, anticonstitutionnelle et est donc nulle et non avenue.
Parmi les articles de cette loi et qui sont clairement en porte à faux avec le Livre, la Sunna et le consensus des oulémas de la Oumma, il y a que ce texte considère comme un crime le fait pour un époux d’encadrer sa femme, de la discipliner en recourant même s’il le faut à la sanction physique autorisée par Allah quand Il dit : « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les ». (Sourate Annissa, verset 34). Cette sanction physique, consistant à battre la femme sans atrocité, sans provoquer de blessures ou de fractures sans méchanceté, déterminée par le législateur islamique, est déclarée licite par le Saint Coran alors que du point de vue de cette loi, cela représente un crime qui est réprimé. Parmi les articles expressément contraires au Livre, à la Sunna et au consensus des oulémas, il y a le fait pour cette loi de stipuler que l’époux ne saurait imposer un quelconque comportement ou attitude à son épouse sous peine de se voir appliquer une peine d’emprisonnement. Or, du point de vue de la Chariaa, l’époux est le responsable du foyer et c’est à lui qu’incombent tous les devoirs envers la famille. Allah dit en ce sens : « Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres » Sourate Ettahrim, verset 6. Et Il dit : « Et commande à ta famille la Salat, et fais-la avec persévérance ». (Sourate TAHA, verset 132) Donc, si un époux impose à sa femme de porter le voile et de ne sortir que si elle le porte, ceci est considéré comme un crime du point de vue de cette loi. Imaginez là que si un père empêche, par exemple, sa fille de suivre un film pornographique, cette loi donne à cette fille le droit de porter plainte contre lui pour l’avoir empêchée de jouir d’un droit culturel qui lui est reconnu. Si d’aventure cette fille ne porte pas plainte, la loi confère aux organisations féminines de le faire en ses lieux et place. Si ces organisations le font, le père sera puni pour avoir empêché sa fille de suivre le film en question, la mère de la fille sera sanctionnée pour ne pas avoir dénoncé son mari et les enfants seront punis eux-aussi pour ne pas avoir porté le crime commis par leur géniteur à la connaissance de la justice. Vous vous imaginez tous les graves développements pouvant naître de cette catastrophe ! Ce ne sont là que des exemples et les circonstances ne permettent pas de citer tous les cas de figures pouvant résulter de l’adoption de ce texte. Le tout, sans compter que cette loi a consacré les peines prévues par le droit positif auxquelles elle a cédé la place des sanctions instituées par le code pénal islamique.
En plus de tout cela, ils ont dit que l’objectif visé par cette loi est la protection de la femme, de l’épouse et de la jeune fille alors qu’en réalité, elle ne leur confère aucune protection. La preuve en est que dans les pays occidentaux et dans les pays islamiques qui ont adopté cette loi, il y a une recrudescence des crimes de viol et d’agression contre les femmes qui dépassent 10 fois le taux de faits similaires en pays où cette loi n’est pas en vigueur. A chaque minute qui passe, il y a des centaines de viols et d’agressions contre les femmes dans les pays occidentaux où cette loi est appliquée alors que les autres pays respectueux de leurs valeurs religieuses et culturelles, qui n’appliquent pas cette loi, ne leur sont pas comparables du point de vue de la fréquence de ces faits répréhensibles.
En réalité, cette loi ne préserve pas la dignité de la femme, ne protège pas ses droits mais, au contraire, consacre une injustice contre elle et contre l’homme également. Parce que tout jugement qui n’est dérivé des lois divines représente une injustice. Allah Le-Tout-Puissant a dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants ». (Sourate AL MA’IDA, verset 44).
Et ce qui est curieux, c’est que cette loi n’a pas fait cas de droits fondamentaux de la femme et de la jeune fille qu’Allah a imposés et garantis. Cette loi ne parle pas du droit de la mère à jouir de l’obéissance et de la bonté de ses enfants et ne fait pas cas du droit de la jeune fille à l’éducation, à la préservation de sa dignité et aux bons soins des parents. Cette loi se limite à parler de certains aspects visant à détruire la famille et à la faire dévier par rapport à la législation islamique. Donc, c’est une loi contraire à la chariaa qui matérialise la soumission aux mécréants et l’obéissance à eux en ce qui concerne des questions prohibées par la religion. En plus, elle est anticonstitutionnelle parce que la loi fondamentale stipule que la chariaa est source de droit ; elle est contraire à nos valeurs, à notre culture,
constitue une menace pour la famille et n’apporte rien à la protection de la femme et à la garantie de ses droits. De ce fait, on doit combattre cette loi et œuvrer à son rejet.

Audio whatsapp du 17 mai 2020

©️ Crédit source: le Calame via adrar.info http://adrar-info.net/?p=62981

L’éditorial – Nouvelle Expression : « Quand les héritiers de Wagadu déraisonnent… » Par Camara Seydi Moussa

Notre propos à l’égard de la communauté soninké, l’héritière de l’une des plus belles histoires de l’humanité en Afrique – groupe auquel j’appartiens – relève, pour moi, de la séquence de l’émotion.
Voilà maintenant plus de cinq ans, que j’endure, sans recours ni trêve, un lynchage intracommunautaire dont la sordidité le dispute à l’infécondité.

Ici, s’opposent, à l’abri de la moindre médiation, les tenants du statu quo des hiérarchies anachroniques et les détracteurs de telles discriminatoires ; comme partout dans le monde, depuis que les humains ont inventé le désir d’équité et acquis l’usage de la mémoire, la conservation se défend des assauts du progrès et le sentiment de supériorité résiste aux exigences d’égalité.

Là, il n’est point question d’un échange courtois sous la supervision d’un arbitre que sa neutralité désigne à la confiance des deux parties mais d’une relecture passionnée de l’histoire, aux fins de s’en réapproprier les symboles, en les malmenant, s’il le faut. L’enjeu comporte sa part de rancœur et de violence, comme le révèle, sur la ligne de clivage « seigneur-sujet », la vivacité, parfois la brutalité concrète de la néo-contradiction parmi les Soninko.

Des voisinages harmonieux se muent en inimitiés, les regards s’évitent, l’insulte devient facile et, désormais, les coups pleuvent, quelquefois dans un sens inédit.
Les victimes de ce que l’on appelle complaisamment « séquelles de l’esclavage, se confrontent aux défenseurs de l’Ancien, toujours perpétué ; après y avoir sacrifié des siècles durant, elles perdent l’assurance, voire l’illusion, de vivre, encore, le temps de la justice, qui définit et alimente la faculté du supportable. A terme plus ou moins bref, nul ne se satisfait d’un contrat -fût-il sacré – où il cesserait d’espérer une compensation, un profit.

Ainsi, la frustration et sa soudaine part de lucidité régissent les révolutions et guerres de renversement et, dans le meilleur des romans, une action de réforme. En l’occurrence, le verbe du débat se caractérise par la diffamation, l’anathème et l’intimidation physique.
Malgré l’occasion d’apprendre et d’enseigner, peu d’acteurs et de témoins inclinent, jusqu’alors, aux vertus de la pédagogie et de la recherche. A cause de la démocratisation de l’accès aux gadgets de l’instantanéité, les praticiens des sciences humaines et sociales, les sages et les préposés au souvenir, perdent la voix ; au chapitre, l’on n’entend plus que le charivari populaire de l’accusation, de la réfutation et du procès d’intention, ceci selon la loi, lapidaire, du nombre.

De part et d’autre du litige, la rue parle haut et fort. Du quasi-monopole de la vox populi émerge et s’installe la légitimité du règlement de compte, sur la place publique, devant le juge mais aussi en privé, au hasard des rencontres. La préméditation de l’embuscade témoigne d’un passage qualitatif de l’adversité, du spontané à la délibération. Les ondes d’un conflit de basse intensité parcourent, à intervalle aléatoire, les hameaux, campements, villes, villages et quartiers où un Soninké en croise un autre. Aucun n’y échappe.

L’on assiste, souvent désolé, nauséeux ou passif par lassitude, à une confrontation des moins conventionnelles ; il convient de se le remémorer, le royaume de Wagadu n’a succombé ab intestat mais la descendance, convertie à l’Islam, préférait ignorer, oublier, gommer la fortune d’avant. De la, s’explique, peut-être, la propension des descendants de légataires immédiats, à abolir leur lien primitif et le débiter en lambeaux d’allégeance circonstancielle.

Il en résulte la facilité avec quoi l’injonction de l’adversité et le fantasme d’une différence non surmontable, substituent la discorde à la cohésion d’antan. Remise en question, révisionnisme, braquage mémoriel, tentative de déconstruction d’une fraude ou attente de réparation, l’identité Soninko se retrouve sommée de se départir de son vocabulaire initial. Certains de ses fils n’y puisent des motifs de prestige, une denrée immatérielle qui constitue l’un des ornements de l’existence à plusieurs.

Ce passé mal réparti les révolte et dégoûte ; il n’est plus le leur. Certes, à leur décharge, les rejetons du Wagadu d’hier ne s’imaginaient ressortissants d’un Etat unitaire, sous l’égide des principes normatifs, qui commandent le primat de la citoyenneté sur la fortuité de la naissance. Ils tenaient plutôt pour sain d’appartenir à un peuplement où chacun agirait à sa guise, suivant le savant équilibre entre subjectivité et conséquences de celle-ci. Bien entendu, le constat s’applique à n’importe laquelle des autres composantes de la Mauritanie plurielle.

Aujourd’hui, les langues se délient et le Soninkara semble dénudé. Des situations conflictuelles se créent et perdurent sur l’espace de l’Afrique de l’Ouest où la communauté s’étend, notamment la Gambie, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal…S’ensuivent des morts d’hommes, des privations d’habitation et de terres culturales. Et dans la honte, les enfants de Wagadu se dévoilent. Malgré les principes de pudeur, de devoir et de parole donnée qui singularisent ce code d’honneur, la vulgarité, le ressentiment et l’irrespect gagnent les esprits ; ce n’est plus qu’une mêlée informe.

Pourtant, à l’épuisement conjoint des ressources de la polémique et de la force brute, les deux lutteurs, confus, se rendront compte que le désir de justice et d’égalité finit par vaincre, hélas dans la douleur. L’évidence inéluctable de la prédiction recèle de quoi modérer la fureur à l’assaut de la cité imparfaite et adoucir, aux défenseurs de ses murs, la certitude de leur reddition.

Un proverbe Hassani le rappelle assez, « il est bien nu celui qui se cache sous les jours ». Les jours se suivent et renouvellent. Ils se ressemblent de moins en moins.

Camara Seydi Moussa

©️ Crédit source: http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1255