Sport/Tournoi Foot-L’EED 2018

Le calendrier intégral

Le Dimanche, 1er Juillet 2018 à 11h se tiendra au Stade Dr PIEYRE situé au 139 rue Henri Barbusse 93300 Aubervilliers :

«La cérémonie de lancement du Tournoi de Football 2018»

Nous serions heureux de vous compter parmi nous pour cette nouvelle saison, placée sous le signe du développement solidaire endogène des peuples maliens et mauritaniens.

Du 1er Juillet au 18 Août 2018, tous les samedis et dimanches de 10h à 17h, L’EED organise, la quatrième édition son tournoi de football réunissant 24 équipes, près de 672 jeunes ressortissants du Guidimakha (Mauritanie et Mali) en France avec le soutien de la ville d’Aubervilliers.

Cette compétition a pour but de créer un élan de fraternité et de cohésion entre les jeunes, autour d’un évènement sportif. L’EED fait du sport un outil de renforcement des liens, de promotion des idéaux de fraternité, de solidarité, de non-violence, de tolérance et de justice.

Au plaisir de partager ces moments forts avec vous. Nous comptons sur votre présence à partir de 10h45.

Source crédit: Page officielle FB L’EED

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Conférence l’EED: bref aperçu sur les échanges fructueux avec Ousmane TIMERA.

L’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement) a organisé une rencontre – débat au foyer fontaine au roi, une résidence connue comme fief d’une forte composante d’émigrés soninkés. L’invité du jour est le conférencier Ousmane TIMERA qui a porté sa communication sur la thématique du « VIVRE ensemble avec nos différences dans la République ». Les échanges avec cet « esprit rebelle » par rapport à la pensée balisée et traditionaliste du champ RELIGION ont été à la fois palpitants, stimulants et instructifs. D’emblée, devant un public captivé et peu représentatif de gens locataires du foyer, Mr Timera urge aux participants d’être acteurs d’un éveil intellectuel par des questionnements intimes d’ordre philosophiques et théologiques. Il a expliqué que le Coran comme Message-Signe compris et lié est porteur une éthique globalisante et universaliste de l’ordre du cosmique. Dans son propos, il estime que VIVRE la religion qui est la religiosité n’est pas la Religion toute entière qui est plus profonde et d’un autre ORDRE. Reconnaître la même source originelle de tous les Hommes, prédispose et promeut toutes les valeurs cardinales (Fraternité, Égalité, Liberté, Justice …) pour un VIVRE ensemble nécessaire à une Humanité honorable et harmonieuse. En gros, la causerie qui a duré plus de 3 heures, s’est terminée par une séance de questions – réponses. En parallèle de la conférence, un point-stand l’EED d’assistance administrative (déclarations d’impôts et autres) est assuré pour le public du foyer, et également la mise à sa disposition des fiches d’adhésion à l’association.

Rapporté par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

NEWS GANBANAAXU: Rencontre à Nouakchott

SG ARMEPES-France Abdoulaye TRAORÉ

Notre secrétaire général Abdoulaye TRAORÉ participe comme invité aux activités du 5ème colloque de FRATERNITÉ de l’association Main dans Main. Cette association travaille depuis plusieurs années pour le rapprochement des communautés par son concept inédit appelé FRATERNISATION. L’événement de cette année se déroule du 10 Mai au 13 Mai 2018.

https://www.facebook.com/AMDMRIM2006/

La CECOM ARMEPES-France

MAURITANIE : A QUOI SERVAIT-IL DE BRULER LES LIVRES DE L’INFAMIE ?

Piqûre de rappel aux oublieux

Le 27 Avril 2012, moi-même Biram Dah Abeid et quelques rares compagnons de lutte exécutions, à Nouakchott, l’incinération publique d’opuscules dits de « droit musulman » qui légitiment et organisent dans le détail, les règles d’usage de l’institution esclavagiste. Grâce à la solennité symbolique de la transgression, l’acte, consubstantiel de l’engagement à défendre la dignité des gens, voulait lever le tort, multiséculaire, aux multitudes des descendants de forçats.

I. L’enjeu

Cette littérature, à la fois empreinte de piété sélective et de racisme, explique au fil des siècles, comment jouir du travail d’un humain hérité ou acheté, le transmettre par succession, le vendre et abuser sexuellement de femmes acquises sous un tel statut. Les manuels, transmis d’une génération de bourreaux à la suivante, façonnent, encore, la formation juridique de magistrats, d’auxiliaires de justice, de gendarmes, de policiers et de fonctionnaires de l’administration territoriale. Le corpus ainsi dupliqué à l’infini cimente l’idéologie de la supériorité ethnique, derrière le bouclier de la référence sacrée à l’Islam. En 2018, l’Etat mauritanien autorise et subventionne la promotion de cette prose du mépris, pendant les cycles de formation de certaines catégories de ses agents. Les établissements d’éducation à vocation confessionnelle continuent à endoctriner des milliers de jeunes à l’inégalité par ascendance, violant alors l’esprit et la lettre du Coran.

Dès la commission de l’acte subversif du 27 avril, d’ailleurs sans précédent dans l’histoire de la Mauritanie, la mouvance des tenants de la conservation, du privilège et de la naissance hiérarchique se mit à différer ses contradictions, pour exiger la mise à mort des contrevenants. Excommunication et appels au meurtre résonnaient dans les mosquées, les écoles religieuses, des états-major des partis politiques, la rue et jusqu’à l’intérieur des édifices sous l’autorité du gouvernement. Particulièrement virulente, la société maure, par delà ses clivages et discordes tribales et politiques, se mobilisa en manifestations plus ou moins spontanées, avec la certitude d’obtenir l’éradication de la dissidence. Tous les arguments, depuis archivés, exigeaient une leçon exemplaire contre les « ennemis de la foi », fossoyeurs de présumés commandement du Ciel, dont le caractère immuable ne souffrirait de contestation, sous peine de précipiter l’Apocalypse. Il s’en trouva même, y compris parmi les officiels, à déclarer, ces ouvrages d’imposture, partie intégrante de la Charia et, partant, supérieurs aux instruments de droit international, dûment ratifiés.

II. Les conséquences

Il fallait porter un coup décisif à la compacité de l’idéologie essentialiste, la déstabiliser au noyau de sa reproduction, en somme la stériliser à la source de son délire. Ainsi fut fait, en plein jour, devant des centaines de témoins, à la sortie de la prière du vendredi. Nous agissions en musulmans certes mais, d’abord, sous la dictée de notre appartenance à l’espèce humaine. Dès lors, l’ébréchure occasionnée à l’intérieur du système de domination, ne cesse de s’amplifier ; elle devient béance, désarroi et panne de riposte, devant la détermination des abolitionnistes à multiplier les assauts au cœur de la matrice où l’esclavage s’élabore comme norme et imaginaire social. Aujourd’hui, la résignation des parias et des cadets sociaux mue en audace, que porte l’enthousiasme d’une espérance, à portée de réalisation. La tromperie de l’instrumentalisation religieuse ayant cédé, le bloc hégémonique ne mène plus qu’une bataille de tranchées – perdue d’avance – quand il s’obstine à défendre son intégrité dans le déni, la falsification et l’esquive. Peu importe le temps dilapidé chez l’oppresseur avant la conscience de sa défaite, les Hratin et autres noirs de Mauritanie s’émancipent de son emprise mentale. Ils ont appris combien la dénomination « République islamique » et les slogans dérivés servaient de liant à une imposture multidimensionnelle ; la fabrique de mensonges, en cours de péremption, prive les mauritaniens de filiation subsaharienne, et autres cadets sociaux, de leur droits naturels, les marginalise du projet de construction nationale et les maintient dans la posture de spectateurs, à la diète de l’économie générale de la prébende ; depuis toujours affamés, sous-éduqués et subalternes perpétuels, ils désertent désormais les géographies de seconde zone et revendiquent leur part à la citoyenneté pratique, point celle du credo lénifiant sur la fraternité entre les fidèles. Hier nous avons été humiliés et blessés au prétexte erroné de la religion et aujourd’hui l’on prétend anesthésier, par le même instrument, notre aspiration à exiger l’équité, le respect, le partage et la fin de l’apartheid économique, social et matrimonial. Une autre victoire consécutive se vérifie dans le nombre croissants de Maures, à présent en phase avec la lutte, du moins dubitatifs sur la viabilité de l’ordre forgé par les strates de la discrimination. Leur concours, que sa rareté valorise d’autant, renforce l’hypothèse d’une conclusion apaisée au contentieux.

Je ne pourrai finir cette adresse sans souhaiter la bienvenue à mes collègues africaines et africains mais aussi défenseuses et défenseurs de droits humains de toutes nationalités réunis à Nouakchott pour la 62è session de la Commission Africaine des droits de l’Homme et des Peuples. Nous prenons à témoins les membres et affiliés à cette prestigieuse institution qui ont observé de loin et pendant plusieurs décennies la perpétuation de la traite des Noirs, de l’esclavage par la naissance, les perpétrations de tentatives d’épuration ethniques et d’oppressions systématiques contre les autochtones et personnes d’ascendance africaine. Je vous interpelle pour vous dire qu’il est temps de dénoncer l’apartheid non-écrit implanté en Mauritanie

III. La perspective

C’est cet anniversaire que nous célébrons, le 27 avril 2018, forts de sa justesse et résolus à repousser les limites de l’avantage non-violent, pour une Mauritanie de la modernité et de l’ouverture au monde, loin des mirages de l’extrémisme, de la haine de l’Autre et de la défiance envers les droits universels de la personne.

Sans l’égalité, nous ne vivrons jamais en paix, au risque d’un génocide, hélas possible dans les deux sens.

Paris 27/04/2018

Biram Dah Abeid

Président d’IRA – Mauritanie

L’ecrivaine Italo-greco-arménienne Maria Tsatos, publie son ouvrage sur la vie militante de Biram Dah Abeid.

Au cours d’une cérémonie solennelle, dans la capitale italienne, Rome, le public est convié le 9 mai 2018 à assister au lancement de la distribution de l’ouvrage que Maria Tsatos à consacré à la pensée, l’action et les méthodes militantes du leader abolitionniste mauritanien. Le livre vient de paraître en Italien un livre , l’ouvrage et représente la moisson de deux années de recherches sur la trajectoire de lutte du président des réseaux IRA-MAURITANIE dans le monde .Le livre est préfacé par Riccardo Noury porte parole Amnesty international Italie, soutien et ami de BDA depuis 2009 et la contribution en poste-face de Guiseppe Maimoine, chercheur et professeur d’université, spécialisé dans l’esclavage, intervieweur de BDA et analyste de l’impact de IRA sur la société mauritanienne, depuis plusieurs années.

Le titre de l’ouvrage « Plus jamais de l’esclavage  » puis sous titré « Biram Dah Abeid et sa lutte pacifique en faveur des droits humains « . Il ressort du livre que le président Biram Dah Abeid est l’homme qui a donné le courage aux militants abolitionnistes de continuer à se battre contre l’esclavage et le racisme en Mauritanie, en bravant les dangers, en surmontant les coups et grâce à la dissemination et la preservation de l’originalite et de l’identite militante d’IRA-MAURITANIE. Selon Maria Tatsos, l’un des apports fondamentaux de BDA, est qu’il a fait renaître l’espoir rageur chez les esclaves et leurs descendants de pouvoir concéder des sacrifices et libérer, pacifiquement . Le livre a été publié, disponible dans les librairies et sera présenté au grand public bientôt ce 9 mai 2018.

Source crédit: Sources proches du président BDA de réseaux IRA