Médias-Radio : GANBANAAXU FEDDE S’OUVRE UNE VOI(E)X…!


​FLASH INFO: AVIS AUX AUDITEURS…!


Vendredi 12 Mai 2017


À l’occasion du lancement officiel de la WEB-RADIO-GANBANAAXU FEDDE, le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum Ganbanaaxu Fedde,  Gaye TRAORE sera l’invité de l’événement à partir de 21H heure française ou 19H GMT. L’équipe animatrice de de notre nouveau « joyau » médiatique vous souhaite une bonne écoute .


Les contacts tél pour les appels auditeurs : 

00 339 72 47 13 44 ou 00 336 50 74 12 50


Merci d’avance 


J’écoute Radio Ganbanaaxu avec TuneIn Radio. #NowPlaying http://tun.in/sfwUp


K.S

​Libérer l’Islam 4: la question de l’esclavage (1) par OUSMANE TIMERA .

La plume reprend sa « voie » et celle-ci lui commande de rappeler le sens.  De même qu’une voie qui n’a pas de fin, devient une loi qui s’adore ; de même qu’une Charia qui ne sert pas l’Humain dans sa lieutenance, devient un fiqh qui sert la domination. C’est ce que nous reprochons à l’esprit qui commande le droit musulman, devenu une production qui se prend pour une révélation, afin de ne pas être subjectivement dépassé, bien qu’elle le soit objectivement. L’idée devient idole quand elle se prend pour l’idéal. Or l’idole est naine, elle déteste ce qui la dépasse. Ainsi, le droit musulman pour ce qui concerne l’esclavage, le traitement des femmes, l’autorité (politique et symbolique) et la relation avec « l’autre » n’est pas seulement le fruit d’une époque révolue mais, nous le répétons, celui d’une régression qui contrevient frontalement aux orientations du Coran, issue d’une contre-révélation et de sa contre-révolution très tôt déclenchée, dont les effets sévissent encore dans la pensée musulmane qui l’adore telle une révélation. C’est ce qu’il nous faut traquer et extirper, à l’aune de la révélation infalsifiable et claire, pour l’abroger et la remplacer par ce qui est meilleur (naskh).

Cette « déviance », cette « déprogrammation des réformes de l’Islam », sur le plan juridique est issue, plus généralement, d’une vision que nous nommons philosophiquement le paradigme d’Iblis. Paradigme qui a imposé sa marque dans les autres domaines des sciences et de la praxis sociales musulmanes (théologie, philosophie, soufisme, politique etc), comme il le fit et le fait encore avec les révélations et inspirations précédentes (S22, s52-53) avec la pensée et la religiosité humaine, traditionnelle et moderne, ancienne et contemporaine.  C’est cette vision qui falsifie la réalité en faisant du moyen une fin, de l’ordre des choses le but et la limite du monde, illustré par ces points encore enseignés du droit musulman, qui doit être jeter à la « poubelle » avec ces éléments.


Des principes incompatibles avec l’esclavage


Pourquoi cette critique radicale ? Est-ce pour les beaux yeux de la « modernité » que je veux dépasser ? Ou pour cette chose factice et éphémère de la notoriété qui est chose factice ? La calomnie exprimée est le miroir du cœur qui la contenait.  Est-ce contre l’Islam, que je sais être l’attente universel de notre monde d’aujourd’hui, en quête de maturité cosmique et dont la modernité ne pourra s’accomplir qu’en se dépassant vers lui ? L’immature patauge dans les conjectures. Laissons-les et réfléchissons sur notre sujet : la question de l’esclavage dans le droit musulmans.


Oui, réfléchissons un peu ! En effet, comment nommer un projet universel, celui de l’Islam, qui se fonde sur les points suivants :


1)   Il n’y a qu’un Dieu, unique, absolu et clément. 


2)   Les êtres humains sont de la même famille.


3)   Ils sont dignes en soi, égaux comme « les dents d’un peigne » (le Prophète) et leur distinction se fonde sur leur moralité (S49, s..) et leur utilité pour tous les hommes (le Prophète).


4)   La femme et l’homme sont issus de la même âme unique (S 4 ; s1) et « les femmes sont les sœurs des hommes » (Le Prophète).


5)  Il n’y a pas d’intermédiaire entre les humains et leur Dieu, donc pas de clergé qui entrave les consciences et leurs choix.


6)  La communauté humaine gère ses affaires par la participation de tous ses membres à la décision, donc pas de pouvoir de droit divin ou naturel qui entrave leur volonté et décision.


7)  Le monde est un univers de signes qui se méditent et un univers de dons qui nous est licite.


8)  Le savoir et l’avoir qui en sortent doivent être partagés pour se fructifier, afin d’éviter leur sclérose ainsi que la soumission des uns (exploités) par/pour les autres (dominants) qui en découle et la provoque.


9)  D’où la solidarité envers l’esclave à libérer, le pauvre à nourrir, l’orphelin à protéger (S90, s11-16).


Je pose la question à la conscience de chacun : comment nommer un tel projet, fondé sur de tels principes et ses conséquences sur tous les domaines de la vie, en direction de tous les humains ? Un seul terme convient : libération et révolution, les deux étant synonymes quant à leurs conditions et conséquences.


Comment donc n’a-t-on pas considéré ses principes généraux, inaliénables, suffisamment explicites et intimement lié à la foi, comme une interdiction, de fait et en conséquence, non seulement de l’esclavage, qui nous occupe ici, mais de toutes les autres formes de domination? Comment n’avons-nous pas vu qu’il n’y avait aucunement besoin de verset (et je ne dis pas signe), ou de hadith spécifique, pour chaque type de domination, pour les considérer tous comme « harâm » ? C’est cette inconséquence philosophique et méthodologique, majoritairement présente chez nos oulémas et prédicateurs, qui justifiera les régressions, vis-à-vis de ces principes, qui auront lieu dans la civilisation musulmane, après leur révélation et application par le Prophète et la première génération, dans la limite de ce qui leur fut donné de possibilité. Il s’agit donc de se donner les moyens de faire le tri, les voies du dépassement créatif et surtout le courage éthique de l’emprunter.


Venons-en maintenant à la question de l’esclavage dans le droit musulman. Comment est-il défini ? Sur quelle catégorie d’individus s’impose-t-il ? De quelle manière les juristes l’ont-ils justifié ? Sur quelle méthodologie de lecture du Coran, et dont la sunna, sur sa partie parole attribuée est à la fois la conséquence et la cause, cette justification se repose ?


L’esclavage, qu’en cas de guerre contre des négateurs : ou la « généreuse » exception musulmane, mais contre coranique;


L’esclavage (al-riqq) c’est l’acte de priver un individu de la jouissance de sa liberté en vue de l’asservir. La raison de cette suppression de liberté, nous disent les juristes, est « la mécréance (kufr) en situation de conflit armée. Ainsi, « un ennemi qui tombe entre les mains des musulmans peut être réduit en esclavage, quelles que soient les circonstances dans lesquelles il est tombé entre leurs mains », si le chef parmi eux le décide (Muhammad Qal’ajil, Encyclopédie juridique vulgarisée, en arabe).


Dans son livre le Prophète de l’Islam, le professeur Hamidullah parle de l’esclavage en ces termes : « Quant à l’origine de l’esclavage, c’est la guerre et ses conséquences. D’après le Qur’ân, la pratique du Prophète, et l’unanimité des juristes classiques, le commandant suprême a le choix de décider du sort des prisonniers de guerre en les libérant gratuitement, en acceptant une rançon ou un échange de prisonniers, ou en les mettant en esclavage ». Il continu ensuite, pour justifier, comme d’autres savants contemporains, pourquoi l’Islam n’aurait pas selon lui abolit l’esclavage : « il était incompréhensible d’abolir l’esclavage unilatéralement vis-à-vis d’un peuple en guerre qui n’aurait certes pas renonçait à cette pratique » (Muhammad Hamidullah, le Prophète de l’Islam p 633).


Dans le même sens, l’auteur du célèbre « fiqh al-sunna » sayyid Sabiq, après avoir admis l’inexistence de texte (nas) issu du Coran ou du Prophète qui rende licite l’esclavage, indique que les Califes l’ont permis dans le cadre restreint de la guerre au nom de la réciprocité (fiqh -al sunna, Tome 3, p 65). Il continue : « ils ne l’ont pas permis dans toutes ces dimensions mais l’ont restreint à la guerre légale et déclaré de la part des musulmans contre leurs ennemis négateurs et ont abrogé toutes les autres formes et l’ont considéré comme légalement interdite et non permises en toute circonstance » (idem).


 Selon ces deux savants, tous deux représentatifs de la pensée intellectuelle et juridique musulmane, le conflit armée en situation de négation de l’Islam, serait la circonstance qui pourrait « islamiquement » justifier, selon cette vision, la réduction d’un être humain à l’esclavage. Cette justification est-elle coranique ? Le Coran permet-il la possibilité de réduire les prisonniers de guerre à la servitude ou, bien au contraire, l’interdit il ? Voyons de près ce que la révélation dit sur ce point :


« Lorsque vous rencontrez (en combat) les négateurs frappez en les cous, jusqu’à/afin que vous preniez le dessus, alors attachez les solidement. C’est ensuite soit une libération, soit une rançon jusqu’à/afin que la guerre dépose ses fardeaux… » (S47, s4).


Le propos est clair et ne laisse aucune place à une troisième possibilité concernant le sort des prisonniers : soit ils sont libérés, soit ils sont rançonnés. Il n’y a ainsi de place, ni pour l’exécution ni pour l’esclavage dans le présent propos coranique. La transformation du prisonnier de guerre en esclave, au point même que les deux termes soient pratiquement devenus synonymes dans la pensée musulmane courante, est, nous le voyons bien, une invention de toute pièce, une « bid’a », qui rentre en contradiction frontale avec les mesures coraniques qui vise à ce que « la guerre dépose ses fardeaux ». Paradoxalement, c’est ce qu’il présente comme une exception qui confirme la règle, qui est le cœur de la réforme coranique concernant l’esclavage rendant les autres mesures complètement inopérantes comme nous le verrons. En effet, en empêchant la transformation des prisonniers en esclave, le Coran, de fait rendait impossible de fait l’acquisition de nouveaux esclaves d’une part et pouvait établir les réformes qui permettait la libération concrète (spirituelle, sociale, économique, solidaire, politique et sociétale) de ceux que son message trouvait dans cette situation, sans provoquer leu ségrégation et mise au banc. C’est dans cet ordre que les autres mesures coraniques ont été appliqué par le Prophète et auraient dues être comprise par les juristes. Or, la contre-révolution a frappé là où il fallait pour rendre inopérantes les réformes coraniques sur cette question, comme nous le verrons dans les prochaines publications.


Ainsi, la guerre, contrairement à ce que disent la majorité des juristes, n’est en aucun cas une circonstance qui permet l’esclavage, bien au contraire. C’est au contraire cette ignominie barbare et préislamique que le Coran, dans ce passage, était venu abolir. Pour le Coran, il est interdit (haram) de réduire un prisonnier de guerre à l’esclavage. Vous voyez donc comment le droit musulman, sur ce point a évolué à contre sens du Coran, légitimant une situation d’exception où les musulmans se sont adapté aux règles de l’époque. Ce qui, de notre point de vue et à l’aune des orientations du Coran, fut une erreur grave sur le plan philosophique et injustifiable sur le plan stratégique et politique.


La foi n’empêche pas de devenir ou de rester esclave


Cependant, bien qu’ils disent que cette réduction à l’esclavage soit due à leur « mécréance » et hostilité armée, ni la conversion à l’Islam ni la cessation des hostilités ne sauvent ses individus de leur sort. Bien au contraire, même leur descendance, musulmane de fait, reste sous le joug de l’appartenance du maitre. Ainsi la priorité de l’esclave musulman n’est dans l’acquittement de ses devoirs envers Dieu mais envers son maitre, s’il doit y avoir un choix entre les deux. Ainsi le droit musulman a instauré toute un droit spécifique pour ces musulmans de seconde zone :


-Ils n’ont pas l’obligation de faire leur pèlerinage sans la permission du maitre;


-Il en est de même pour la prière du vendredi.


-Ils ne peuvent être imâms.


-Ils ne possèdent rien en soi puisque « l’esclave et ce qu’il possède appartiennent à son maitre » (al mamlûk wa mâ malaka li mâlikihi).


-Leurs vies n’équivalent pas celles des nobles et libres. Et s’il est tué par son maitre, la loi du talion (sur laquelle nous devons réinterroger la compréhension traditionnelle qui en fait une loi islamique), ni la compensation financière (diyat) n’est pas appliquée selon la majorité des fuqahas.


-Ils ne peut y avoir de mariage (mésalliance) entre esclave ou ancien(ne) et une femme ou un homme libre/noble (fiqh al-sunna, p 102 tome 2, où l’auteur relate l’opinion de certaines écoles juridiques).


-La « a’wra » des femmes esclaves n’est pas celles des autres femmes : la leur est celle de l’homme. C’est-à-dire du nombril au genoux.


– La possession du maitre donne le droit à celui-ci de jouir sexuellement de son esclave femme sans qu’il n’y ait entre eux de contrat de mariage et ce, même contre son gré ou si elle est mariée mais faite prisonnière (ce qui la réduit à l’état d’esclave si l’autorité le décide). 


Dans tous ces domaines, non seulement les fuqahas ont créé de toute pièce un droit spécifique pour les esclaves musulmans, mais sont allé jusqu’à réduire les prérogatives divines (concernant l’adoration) en les subordonnant à celles, illégitimes, du maitre. Ils ont restreint (takhsîs) ce qui dans le Coran était général (‘am) et concernait tous les humains, en sortant les esclaves en particulier et les dominés en général de l’universalité de ses orientations, en fait, tout simplement de l’humanité.


La femme esclave : un jouissance sexuelle « halal » pour son maitre ?


Une autre énormité, qui peut surprendre les non-initiés du droit musulman : la possession autorise le maitre de jouir de son esclave et ce, sans mariage. Ils disent : c’est « islamique ». Nous répondant : c’est inique, ce n’est donc pas coranique. Cela aurait dû suffire pour pousser nos savants et intellectuels à revoir leur compréhension, indépendamment de la vision occidentale sur la question.


Voici leur point d’appui : « Voici ce qu’il disent : Donc Dieu a donné la possiblité au musulman de contracter une union  avec la femme esclave que posséde un autre homme, à condition que cela se fasse avec l’autorisation de ce dernier car, par cette union, elle devra délaisser une part de son temps et de ses activités qu’elle doit à celui dont elle est la propriété » (al-sha’râwi cité par le Professeur Oméro Marongiu-Perria dans « ouvrir les portes de l’Islam, p76).


Même la critique opérée par notre ami le Professeur Omero, n’a pas pu échapper à la compréhension traditionnelle et incohérente de ce passage. Ce qui montre l’impasse intellectuelle commune dans laquelle se trouve conservateurs traditionalistes et dé-constructeurs modernistes.


« Ce passage coranique nous dit-il, indique les modalités à respecter lorsqu’un homme de condition libre souhaite épouser une femme esclave qui est la propriété d’un autre. Pour celles qu’il possède, la question ne se pose pas et il peut avoir des relations sexuelles avec elles sans restriction » (Ouvrir les portes de l’Islam p75).


Et pourtant le passage vient au contraire interdire ce genre de pratique inhumaine antéislamique, qui faisait des esclaves et des personnes de classes inferieures des objets sexuels servant à assouvir les appétits sexuels des maîtres et des classes dominantes, sans désir de les marier et de leur offrir une vie digne et stable (il suffit, entre autres, de lire les débuts des misérables de Victor Hugo pour comprendre cette réalité sociale de tout temps).


L’insidieux fragmente pour s’installer. C’est ce qu’il fait avec le Coran en ne le reliant pas, afin de lui faire dire, consciemment ou non, ce qu’il ne dit pas. Il en est ainsi pour cette question. Ils se fondent sur ce verset fragmenté (et je ne dis pas signe) pour donner droit au maitre de sexuellement disposé de son esclave : « et vous sont interdites les dames (mariées) sauf si elles sont vos mâ malakate aymânukum (traduit par esclaves) ».  De là, ils indiquent sur fausse déduction (alors que ce n’est pas ce qui est écrit) qu’il s’agit des femmes prisonnières de guerre (asra) qui sont mariés mais dont le maitre peut malgré tout « jouir » en tant que « possession ». Ensuite, de ce même fragment détourné, ils font la déduction (l’imposition plus tôt) qu’il n’y pas de mariage et de dot (mahr) pour ces femmes esclaves et que la propriété tient lieu de cela. Et enfin, plus loin, voyant que le passage parle quand de même de mariage avec ces femmes dépendantes/esclaves, ils vont en déduire qu’il s’agit là de l’esclave d’un autre maître, au nom du principe inventé/imposé que le n’a pas besoin de marier sa « possession » pour disposer d’elle.


Je pose la question à la conscience de chacun. Pas besoin d’être, il suffit d’être intelligent et sensible : Cela n’est-il pas une permission donnée pour « rapter » des femmes ? Cela n’est-il pas une autorisation donnée au « maitre » à violer « sa possession » ? comment cela peut-il venir de Dieu ? Comment cela peut-il être défendu ? Soit ces déductions sont fondées et expriment les orientations du Coran alors il n’y a aucune différence entre Mohammed Prophète de Dieu et Gengis Khan et l’Islam s’avère être une vaste fumisterie. Ou bien, ce ne sont que des élucubrations et injustices humaines que les commentateurs et « savants », sur ces points, ont légitimé dans une cécité et un suivisme sans nom. En réalité, ils sont et nous sommes les premières caricatures de l’islam. Point besoin de Charlie Hebdo pour cela. C’est abyssal !


Reprenons le passage en question en le reliant avec son avant et son après et méditons-le tranquillement. Il s’agit des signes 19 à 25 de la sourate 4 des femmes qui s’intéresse au mariage, à ses interdits, ses licéités, ses conditions et possibilités. Commençant par l’interdiction formelle de tout mariage des femmes contre leur gré ou de toute maltraitance envers les épouses, ainsi qu’une recommandation pour la bienveillance et la patience et une interdiction formelle de les spolier de leur droit et dot (S4, s19-21). Commençant par cela disions-nous, le passage va lister les catégories de femmes qu’il est interdit d’épousé ( S4, s22-23). A cette liste d’interdit le signe va opérer un ajout et une soustraction à la fois. L’ajout concernera les femmes mariées (al-muhsanât) et la soustraction à cette liste d’interdit concernera les « ma malakate aymânukum » que nous traduisons par « vos dépendantes » (nous indiquerons la raison de ce choix dans le prochain billet).  Voici le signe 24 qui les contient :


« Ainsi que les femmes mariées (vous sont interdites), mais non celles (illa) issues de vos classes dépendantes. Obligation de Dieu sur vous ! Il vous est permis, en dehors (de ces interdits) de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur dot, comme une chose due. Il n’y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation de la dot. Car Dieu est, certes, Omniscient et Sage ».


La particule « illa » qui signifie l’exception vis-à-vis d’une réalité énoncée précédemment, ne doit pas être liée aux « dames », comme le fait la lecture fragmentée de nos juristes, « savants » et nos prédicateurs, mais à la liste des interdits qui débute avec le signe 19 de la sourate. En effet, dans une société esclavagiste et plus largement dans celles socialement, économiquement et politiquement ségréguées entre dominants et dominées, les classes nobles et dominantes n’épousaient pas celles et ceux qui était issus des classes inferieures et allait jusqu’à les exploiter sexuellement (prostitution) ou du-moins, quand on est un homme issu du haut, allait faire « l’étalon » avec les dépendantes d’« en bas » avant de se ranger, s’il en a les moyens, avec une dame d’« en haut ».  D’aucuns, peu enclin à la profondeur et à l’intelligence, pourraient rétorquer : « ben justement le passage vient permettre de prendre ces esclaves comme des ‘’concubines’’ en tant que possession ». C’est le contraire. Il vient permettre (et non recommander) le mariage avec elles en imposant l’engagement : « Celui qui parmi vous n’a pas les moyens d’épouser des (muhsanât) croyantes libres, nobles et chaste, alors parmi celles de vos dépendantes croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns issus des autres. Epousez-les donc avec l’autorisation leurs familles et donnez-leur une dot convenable ; (épousez-les) en vertueuses chastes et non en débauchés, ni amantes clandestines. Si, une fois mariées (et donc chastes), elles commettent l’adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes nobles. Ceci est autorisé à celui d’entre vous qui craint la débauche ; mais ce serait mieux pour vous d’être endurant. Et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux » (S4, s25). Petite remarque : Le Coran n’impose l’autorisation de la famille, pour le mariage, que pour les dépendantes susceptible d’être abusée par les « beaux parleurs d’en haut », le reste des femmes libres et majeures n’étant point concernées par cette mesure, contrairement à ce qu’imposera le droit musulman. Nous en reparlerons lorsque nous aborderons la domination des femmes dans le fiqh.


Conclusion


Ces passages et la sourate qui les englobe et sous-tend méritent une méditation plus profonde. Ils renferment en effet, une philosophie et méthode de réforme civilisationnelle qui imbriquent et relient en un savant dosage le spirituel, le psychologique, le social, l’économique, l’écologique et au-delà pour soigner et orienter l’humain. Mais cela nous emmènerait bien au-delà de ce qui nous occupe en ces lignes. Notre objectif a été de démontrer en quoi le droit musulman, pour ce qui concerne l’esclavage, est aller à l’encontre des orientations du Coran en faisant de l’ordre antéislamique l’aune à laquelle s’interpréta, en les fragmentant, les passages du Coran. La prochaine publication se bornera à montrer comment, en fait, le Coran non seulement avait/a bel et bien interdit l’esclavage mais a/avait mis en place une véritable politique de libération réelle qui dépasse de loin la simple abolition de principe qui changeait, comme dans le cas occidental, la réalité de ces femmes et hommes dominés. Nous concluons par cette question adressée aux gens doués d’intelligence : la direction de la « poubelle » que je donnais à ces inepties n’est-elle pas justifiée ! 



Source crédit : blog de l’auteur  ousmanetimera.unblog.fr

RAMF 2017 AU BOURGET : NOTRE JOURNÉE PAR UN BREF PHOTO-REPORTAGE

À l’occasion de la 34ème édition de la Rencontre Annuelle des Musulmans de France, notre blog SONINKIDEES-J’OSE dresse un petit bilan de sa journée du samedi 15 Avril 2017 au Parc des expositions PARIS – LE BOURGET. L’annonce phare de cette journée pour ne pas dire de l’édition, est sans doute la communication officielle du changement de nom de l’institution patronne de cet événement important du calendrier des musulmans français. En effet, l’UOIF est devenue désormais MUSULMANS DE FRANCE. Selon les dires du président de cette organisation Mr Amar LASFAR, ce changement de nom suit une logique historique et évolutive d’accompagnement serein de la présence musulmane en France. Au sein de la grande salle de conférence Hall 2A, nous avons suivi plusieurs intervenants de qualité sur le plateau. On peut noter entre autres, Raphaël LIOGIER, Mohamed BAJRAFIL, Ahmed JABALLAH, Tareq OUBROU et d’autres. Une émission a été enregistrée en live par la célèbre chaîne de télévision Qatarie Al-Jazeera sous la direction de son journaliste vedette Ahmed Mansour.

Au cours de notre visite très instructive dans les différents Halls, nous nous sommes arrêtés au stand de la jeune et prometteuse association SONINKÉS DU MONDE. Et de là nous avons croisé 2 cheikhs enseignants soninkés Mohamoud KOUMA et Mallé SOUKOUNA. D’autres personnalités qu’on suit via les réseaux sociaux, ont été vues furtivement dans les allées entre différents stands , comme Ousmane TIMERA et Massiré DOUKOURÉ entre autres . Comme l’année dernière, notre compatriote Imam Abdoulaye SARR était de la partie , on s’est salués chaleureusement. Pour rappel, il nous avait accordé l’année dernière une interview téléphonique qui avait été transcrite et publiée par notre blog. 

Ci-joints nos clichés illustratifs de cette journée riche. 
Nous souhaitons une heureuse continuation aux organisateurs de cet événement.

Que la nouvelle appellation de leur organisation ex L’UOIF devenue MUSULMANS DE FRANCE soit porteuse de réussite et de succès sur tous les domaines. 



Reportage assuré par K.S 



Le Bourget, 15 Avril 2017. 

L’EED-Accompagnement dans les démarches administratives 



L’Exclusif de L’EED a le plaisir de vous annoncer la mise en place d’un dispositif d’accompagnement de ses adhérents ici en France. 

Désormais tous les samedis à compter du 08 Avril 2017 de 14h à 18h, les membres du bureau de L’EED organise des permanences pour vous aider dans votre quotidien au: 

35, rue Hertault 93300 Aubervilliers. 


Nous vous proposons pour ceux qui le souhaitent un accompagnement vers: 

– L’emploi: CV, lettre de motivation, recherche d’emploi, recherche de formation, création de mails, actualisation des situations « pôle emploi »

– L’Etat civil: Formalisation des demandes et renouvellement des titres de séjour, passeport, de naturalisation.

– La formalisation des demandes de Logement.

– Les démarches de déclaration des impôts, prime d’activité…

– Les démarches personnelles: Traitement des courriers, ouvertures de compte,…

– Conseils et accompagnement dans le cadre des démarches administratives en matière d’Etat-civil de la Mauritanie.


Venez avec l’ensemble de vos dossiers pour permettre un traitement rapide et complet de votre demande. 


Merci aux personnes qui veulent bénéficier de cette aide de nous faire un retour en appelant Cheikh Diallo au: 06.63.43.23.38 afin de s’inscrire sur une liste d’inscription.


Source crédit : Post Facebook l’EED 

​1er forum de L’EED sur le Développement Agricole à Sélibaby le 8 et 9 Avril 2017. 


 

Le Forum portera sur l’agriculture avec comme Thème « L’agriculture, axe de développement majeur : comment passer de l’agriculture traditionnelle à une filière professionnelle».

 

Ce forum aura lieu en présence de présidentes et responsables des coopératives, des agriculteurs de la région, des Chefs de villages, des élus (Députés, Sénateurs et Maires des communes de la région), des ONG, des techniciens, experts et professionnels du monde agricole, des industriels,  des représentants du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) ; des Ministres de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Industrie et du Commerce ; des membres des Services Déconcentrés de l’Etat au Guidimakha.

 

Dans le cadre de ce forum, l’EED lance un appel à participation à tous les acteurs du secteur agricole (experts, exploitants agricoles, industriels, semenciers, fournisseurs de matériels agricoles, aux partenaires financiers , aux élus, aux étudiants…) pour relancer ensemble la redynamisation de notre agriculture dans une région à fort potentiel agricole. Celle-ci ne peut se réaliser par des initiatives individuelles mais par la création et l’accompagnement d’une communauté agricole. Les initiatives doivent désormais être coordonnées pour permettre à chaque personne d’en tirer profit.

 

Ayant fait le constat d’une décroissance de la production agricole, d’un chômage de masse, de la nécessité de trouver une alternative économique aux revenus tirés de l’immigration, L’EED met en œuvre un plan d’action dédié à l’agriculture.

 

 

Plusieurs actions seront mises en place dès le 8 avril 2017 :

 

– L’inauguration de la boutique de semences maraichères et de culture sous pluie à Sélibaby le 8 Avril 2017. L’une des contraintes entrainant une sous production agricole est la mauvaise qualité et utilisation des semences. Le Guidimakha est également caractérisé par l’absence d’une politique d’approvisionnement en semences. L’EED entend y remédier. Sur la base d’une charte d’engagement (contrôle, écoulement, utilisation, formation etc.), les coopératives pourront bénéficier des semences de la boutique L’EED. De plus, la politique tarifaire mise en œuvre a pour objectif de faciliter l’accès aux semences à tous les agriculteurs et maraichers. Les semences seront à prix coutant au niveau de la boutique. Les maraichers pourront bénéficier d’une mise à disposition des semences avec un paiement qui n’interviendra qu’à la vente de la production.  

 

– L’exploitation de plusieurs champs pour des cultures (mil, mais, arachide…) et de jardins maraichers dès le mois de juin 2017 par L’EED en tant que laboratoire d’expérimentation technique et opérationnelle (rotation des terres, techniques d’irrigation, utilisation des semences, respect de l’environnement, protection….). L’EED souhaite avec ce dispositif embaucher de la main-d’œuvre pour mettre en œuvre cette alternative économique. Ce projet est dénommé « Les champs de L’EED ».

 


– La création de la coopérative de matériels et d’équipements agricoles mutualisés et partagés. Au travers d’une convention d’utilisation, permettre à chaque agriculteur, maraicher ou tout autre habitant des villes et villages d’emprunter un matériel ou un équipement agricole. De cette façon chaque professionnel pourra bénéficier de la mutualisation des coûts d’achats, de maintenance et d’entretien. L’EED lance dès le 8 avril 2017, une identification de matériels agricoles auprès des agriculteurs de la région qui sont disposés, à travers une convention  d’utilisation avec L’EED, à participer à cette coopérative. Au-delà de cette action, L’EED établit un partenariat avec des fournisseurs et industriels de matériels agricoles afin de s’assurer que la coopérative dispose de tous les matériels agricoles nécessaires pour une production efficace.  

 


– La création de « L’EED coopérative » pour optimiser la commercialisation, les filières de ventes, la conservation des produits agricoles et organiser la transformation. L’EED  pilotera la mise en place d’une coopérative appelée « L’EED Coopérative » pour les cultures maraichères et sous pluie afin de permettre aux agriculteurs de bénéficier d’une force commerciale. L’EED définira les filières agricoles pour l’acheminement, la conservation et la commercialisation des produits. Pour cela, une organisation sous forme de coopérative agricole est un outil indispensable.  

 

Ce Forum sera l’occasion pour L’EED d’expliquer son plan d’action ci-dessus et de travailler avec les participants à sa réalisation. L’ensemble de ces actions, de la production à la commercialisation, ont pour objectif de créer à chaque étape  de la valeur et de la redynamisation de l’économie locale via l’écosystème qui se développera autour de la filière agricole. Cette filière développera des emplois au-delà des employés agricoles notamment  dans le transport, la logistique et l’approvisionnement, dans les circuits distributions, dans les métiers de la maintenance et l’entretien (des machines agricoles, d’irrigation, et d’entreposage…), les services ( communication, comptabilité, service bancaire, assurance, informatique, centres techniques …), la transformation des produits agricoles, la formation et l’innovation.

 

Tous ces emplois permettront aux jeunes de se positionner dans l’économie du pays et d’endiguer le problème du chômage et de l’immigration qui n’est plus source de création de richesse mais de dangers et déséquilibres socio-économiques.

 

De plus cette redynamisation de l’économie locale par le développement de la filière agricole et la création d’emplois participera à une amélioration de la santé des populations grâce à une alimentation de meilleure qualité, à un meilleur accès aux soins et à l’éducation et à la formation professionnelle du fait de l’accroissement du pouvoir d’achat.

 

A propos de L’EED :

 

Au-delà de ces actions sur l’agriculture L’EED intervient en Mauritanie dans le secteur de la santé et de l’éducation. Elle a mis en place avec succès en 2016 un dispositif d’aide médicale qui garantit l’accès universel aux soins dans des villages ciblés. Ce dispositif est  financé par les membres de la diaspora en France et partout dans le monde. L’ambition finale de L’EED est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et à leur autonomisation pour un développement durable et solidaire. Les actions du plan d’intervention s’articulent autour des 3 axes :

 

– Santé : Favoriser l’accès aux soins de qualité pour tous avec le Dispositif Aide Médicale (DiAiMe)

– Éducation : Réduire l’exclusion scolaire pour Redonner du sens à l’école

– Agriculture : Développer une Filière Agricole et Maraichère

 

L’EED a été fondée pour rassembler au-delà des villes et villages et œuvre à un large rassemblement autour de ses missions et valeurs de solidarité. Elle favorise les projets collectifs, la coopération et la mutualisation des efforts entre les localités pour le développement du pays. Il ne s’agit nullement de se substituer aux autorités et acteurs compétents en charge de ces problématiques. Le rôle et la mission de L’EED est de contribuer par la mise en œuvre de solutions complémentaires en impliquant les autorités locales et les bénéficiaires.

 

L’EED est une organisation indépendante pour un modèle économique participatif par une contribution directe et durable. Elle permet à tous d’être acteurs du destin du pays et refuser ainsi de sous-traiter le développement de notre pays à d’autres (aides extérieurs…). Celui-ci ne peut se réaliser que par notre implication financière, technique et intellectuelle.

 

L’EED engage à travers tous ses dispositifs, une vraie mobilisation collective pour un développement durable et solidaire qui bénéficie directement aux populations

 

Pour participer au Forum, vous pouvez contacter

– Le coordinateur national de L’EED en Mauritanie, Monsieur Fodié Cheikhou DIAWARA Tél. : 41 31 70 61

– Par mail: leed@leedmedia.fr

 

 


Dieynaba KAMARA

Présidente du Pole Développement Agricole de L’EED



Source : Repris de la Page FB L’EED

L’EED : ​Note d’information.

Dans sa volonté de renforcer davantage ses actions sur le terrain, Ensemble pour l’Espoir et le Développement (L’EED) va missionner une délégation en Mauritanie à partir du 26 février 2017.

Cette mission, dirigée par le Président Waly Boubou DIAWARA accompagné par Dieyneba CAMARA et Mouammar Ould Anny, respectivement Présidente du Pôle Développement Agricole et Délégué Général aux relations publiques auprès du Président de L’EED, rencontrera d’abord à Nouakchott plusieurs hautes personnalités du Gouvernement des secteurs d’activités de notre ONG (Santé, Agriculture, Hydraulique, Education, Culture, Jeunesse…..).

Une rencontre est prévenue également entre la mission et la Secrétaire Générale du Gouvernement ainsi que plusieurs autres Ministres souhaitant apporter leur concours à L’EED dans son élan de développement.

Au-delà des acteurs politiques, M. Diawara et sa délégation rencontreront d’autres bonnes volontés comme le Président de la Fondation Ahmedou Abdel Aziz Errahma. Cette Fondation reconnue d’utilité publique en 2014, complète l’action des pouvoirs publics, des organisations non gouvernementales ainsi que les institutions internationales en facilitant l’accès aux besoins primaires de la population notamment dans le domaine de la santé, de l’eau et de l’éducation.

Sur place à Nouakchott, avant de rallier le Guidimakha, Waly et sa délégation, doivent rencontrer les ressortissants de la région à Nouakchott dont l’honorable député CAMARA Aly Galadio, Lassana Adama

CAMARA en vue de la préparation du 1er Forum de L’EED qui aura lieu à Sélibaby du 08 au 09 Avril 2017.

Sur le plan des médias, des interviews et des entretiens sont aussi au programme avec les radios locales dont la radio nationale et Sahel TV.

La délégation, poursuivra sa noble mission qui la conduira au Guidimakha (Mauritanie et Mali) en vue de rencontrer sur le terrain tous les acteurs et les bénéficiaires. Cette visite, permettra au Président de recueillir directement les sentiments des uns et les autres afin de renforcer davantage les liens pour une meilleure prise en compte des besoins réels et orientation de nos actions. La réalité du terrain nous permettra de mieux mobiliser les acteurs, adhérents, partenaire…..

Et pour finir ce périple, la délégation se rendra dans plusieurs localités dont Tachott Béraané, Tachott Botokholo, Dafort, Gorilakhé, Diadjibiné, Sélibaby , Boully et Sélifely (Mali).

A Sélibaby, la délégation rencontrera à Sélibaby, le Gouverneur de Sélibaby, le DRASS, le DREN, La direction de l’école de Santé publique de Sélibaby. Elle visitera la Maison du Guidimakha pour préparer le 1er forum de L’EED sur l’agriculture en lien avec le ministère de l’agriculture et divers partenaires.

Dans ces localités, des rencontres sont prévues avec les chefs de village, les bénéficiaires, le personnel de santé, de l’éducation et les différents membres des comités de pilotage dans chaque localité.

Ainsi, merci à tous de tout mettre en œuvre pour faciliter cette mission oh combien importante.
Leedement.

Source crédit : Page FB L’EED 

​ESCLAVE PAR L’IGNORANCE VERSUS ESCLAVAGE PAR PROCURATION par Cissé DIALLO. 


 

Il n’est pas rare d’entendre chez les Soninko cette expression: « Laissez-nous dans l’état où nous sommes et où nous étions et que chacun reste ou garde sa place » une manière de dire tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous sommes satisfaits de notre situation, car nous avons hérité de nos ancêtres un système d’organisation qui tend à la perfection. Nous avons pour seule responsabilité de le garder en l’état et de le perpétuer à travers les âges et les générations. Il s’agit là de manière assez condensée, le type de discours que tiennent malheureusement encore de nos jours et au 21ème siècle certains de nos frères qui s’attribuent le titre « de noble », nostalgiques d’un passé peu glorieux où la ségrégation dans la stratification prévalait et où certains étaient considérés comme meilleurs et supérieurs aux autres de par la naissance.

 

Et pourtant avec un peu de recul, il nous paraît évident que les membres ou une partie des membres de cette classe présumée noble souffre en réalité d’une pathologie rare qui influe sur leur psyché et devient par la même victime de sa propre ignorance. Une faiblesse d’esprit et une profonde ignorance qui les soumet et au demeurant, les rend selon moi, « Esclaves de cette ignorance ». Par conséquent, nous ne pouvons ne pas remarquer la similitude de cet état d’esprit, à travers la stratification horizontale des couches sociales depuis l’ère de la mission prophétique à nos jours. En effet le prophète était envoyé pour entre autres buts, changer les mentalités en débarrassant la société jahilienne d’antan de la faiblesse d’esprit qui la caractérisait et la rendait toujours selon moi, « Esclaves de son ignorance », bien entendu pour ceux qui n’ont voulu accepter sa noble mission quand bien même la vérité leur fut apparue! Curieusement, l’histoire  ne fait que se répéter quand on entend le même discours chez nos frères encore aujourd’hui, à savoir:

« Laissez-nous dans l’état auquel nous sommes, ou encore, que chacun demeure ce qu’il est, cela nous va si bien !!! »

 

 

Être musulman se résumerait-il à vêtir le manteau du croyant quand on ne peut déjà s’admettre le partage d’un bien collectif? Qu’en serait-il alors, lorsqu’il devrait être question de partager le bien privé ?! Or, il nous est bien stipulé à travers les règles de nos convictions religieuses que, l’on ne peut être croyant que lorsque l’on aime pour son frère ce que l’on aime pour soi-même, et, que l’on ne pourra accéder au paradis que lorsqu’on est croyant…Si l’esprit de cette succession de conditions sans la grâce de Dieu est strictement appliqué, que serait le lieu de séjour de ceux qui, délibérément font le triste choix de demeurer esclave de l’ignorance et d’orgueil en rabaissant leur frère quotidiennement sous prétexte du faux statut d’êtres inférieurs ?

Il devient évident que lorsque cette couche sociale se sera débarrassée de cette idéologie basée sur la catégorisation infondée des composantes de la société en castes inégales par l’ignorance, un grand pas aura été franchi vers l’acceptation de l’égalité impliquant la réhabilitation automatique de son frère longtemps rabaissé.

 

Cette réhabilitation automatique du frère révèlerait que finalement notre « orgueilleux frère » n’était hier qu’un esclave de par son ignorance et son intransigeance à demeurer l’élu! Que la libération de son état d’esprit a permis, par voie de conséquence la réhabilitation de son frère qui, lui, n’était finalement esclave que par procuration car, la libération du premier a entraîné automatiquement celle du second, c’est-à-dire le frère rabaissé. C’est pourquoi il conviendrait selon moi, d’appeler:  » Esclave par procuration » celui qu’on a soumis contre sa volonté, car le véritable esclave étant bien sûr celui qui de par son ignorance et de sa prétendue supériorité opprimait son frère par cupidité en le privant de ses droits fondamentaux et élémentaires. De ce fait la libération du véritable esclave, autrement dit celui qui est victime de son ignorance et de son orgueil aura pour conséquence de permettre à l’esclave par procuration de recouvrer directement et automatiquement sa dignité spoliée. Il faut donc inverser l’ordre des choses ou rétablir les choses dans leur ordre normal. Telle est notre responsabilité.

 

Que faire alors pour mettre en œuvre ce raisonnement salvateur et libérateur de tous et de chacun ? Pour y parvenir, il faudrait arriver à convaincre nos intellectuels rétifs en la matière à prendre conscience de l’erreur qui prévaut jusqu’ici, et de s’engager courageusement pour défendre les vraies valeurs, car contraires à celles qui oppriment et spolient, les valeurs universelles qui rétablissent chacun dans ses droits élémentaires et fondamentaux que sont la citoyenneté égalitaire, la liberté et la justice pour tous etc. Ils doivent nourrir constamment le souci et la volonté de doter la communauté de l’accès aux biens collectifs en privilégiant l’intérêt général par la restauration des droits et devoirs individuels ; les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l’utilité commune et la compétence.

 

 

S’agissant toujours de ce système de dominants et de dominés qui prévaut dans notre communauté, et se référant à nos convictions religieuses, l’on pourrait dire qu’à l’instar du Prophète qui a changé les mentalités des gens de la jahiliya grâce à Dieu l’ayant chargé de cette mission honorable, et par voie de conséquence l’ayant doté de toutes les qualités au-delà de celles du commun des mortels, nous ne demanderons jamais à nos intellectuels, de prétendre à égaler ce Messager de Dieu mais les interpeler en leur âme et conscience à veiller au respect de ses enseignements en les appliquant d’abord à eux-mêmes, puis aux autres, pour la mise en place d’une société juste et viable, dénuée de toute corruption, la corruption des idées et des cœurs qui, malheureusement  gangrène notre modèle d’organisation .

 

Pour éradiquer cette société basée sur le système de castes ancestrales, il devient prioritaire de  conscientiser et de libérer ses éléments phares des jougs occultes de son idéologie « esclavagiste par l’ignorance »; en effet, quand la maladie est diagnostiquée, le médicament en devient aisément prescriptible pour éradiquer la pathologie. 

En d’autres termes, comme il nous est devenu désormais évident que la pérennité du système ancestral d’organisation prenait ses racines dans une sorte d’ignorance et d’orgueil qui rendait les tenants du système lui-même victimes, il serait donc évident que la classe éternellement taxée de caste inférieure ne puisse être autrement que  la victime de cette malheureuse idéologie séculaire. C’est dire par ailleurs, qu’il reste toujours un devoir de continuer à interpeler avec insistance nos intellectuels, et  détenteurs des rênes du pouvoir, à unir les forces qui sont les leurs à travers des peuples et des communautés dont ils sont redevables afin de restaurer la dignité de l’homme pour lequel Dieu a ordonné aux anges de se prosterner. 

Et, c’est bien cet homme-là qui est réduit à l’esclavage par son frère!!!…Doit-on conclure que Dieu à créé deux fils d’Adam dont l’un a mérité les hommages des anges, et l’autre voué d’entrée à la servitude? Ou c’est plutôt l’homme-réfractaire et dominateur de son frère qui est ramené au niveau le plus bas à près avoir été créé dans la forme la plus parfaite par Dieu ?! Nous considérons cet homme-là, être le seul responsable de sa propre perte en se laissant guider par sa cupidité et sa passion « esclave de son ignorance » et soumettant son frère?!!!

 

Non, nous croyons que l’homme, particulièrement intellectuel doit être d’abord fidèle aux valeurs et principes universels, ensuite il doit incarner  consciencieusement et avec dignité un engagement pour la justice, la liberté et l’égalité de tous. Il doit avoir vis-à-vis de sa communauté une attitude critique à même de pouvoir préserver ses véritables intérêts et non des intérêts superficiels et farfelus. C’est de cette manière qu’il va utile à sa communauté dont il doit le guide ; il ne doit pas la laisser sombrer délibérément dans l’ignorance aveuglante sous prétexte qu’il ne peut se la mettre à dos. Une telle  attitude n’est pas digne d’un intellectuel, lui qui doit être aux avant-gardes pour promouvoir le développement de la société en faisant évoluer les mentalités et en luttant contre toutes les ignorances.

 

Voilà notre analyse de la mentalité des nostalgiques aliénés, assoiffés de pouvoir et de domination qui continuent à proférer et à faire la promotion encore au 21ème siècle, des expressions du genre 

« Laissez-nous dans notre état actuel, c’est un legs de nos ancêtres, ou encore, que chacun demeure ce qu’il est, cela nous va si bien !!! ». 

Et c’est  bien dommage…!!!!



Par Cissé DIALLO