La Table Ronde à L’EHESS Paris sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle, photos et récit en brief par notre BLOG.

Ce Samedi 16 février 2019, s’est tenue une table ronde sur l’abolitionnisme africain au 21ème siècle avec comme principaux intervenants, 2 activistes abolitionnistes connus, le président du mouvement IRA-Mauritanie Mr Biram Dah Abeid (député mauritanien) et Mr Ali Bouzou du Niger, secrétaire général de l’ONG Timidria et secrétaire exécutif du Réseau ouest-africain de lutte contre l’esclavage. Dirigée par Mme Catarina Madeira-Santos, EHESS (l’École des Hautes Études en Sciences Sociales), la rencontre tenue au sein de l’Amphithéâtre François Furet a eu un franc succès par la teneur des interventions et l’affluence du public. Dans sa communication, Mr Ali Bouzou a pointé le déni et les contradictions émanant des pouvoirs publics dans son pays et d’autres de la sous-région autour des problématiques liées à l’esclavage. Par la suite le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid, récemment fait Docteur honoris causa par l’UC Louvain en Belgique, a rappelé le difficile cheminement du combat abolitionniste qu’il mène depuis une décennie avec son organisation IRA-MAURITANIE (Toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott). Le leader abolitionniste élu député au parlement mauritanien en septembre dernier, indexe un certain système de valeurs tenu par des segments esclavagistes eux-mêmes soutenus par le pouvoir étatique en place. Il appelle à un esprit de rebelle contre une légitimation de l’esclavage comme mode de vie sous le référent tronqué du religieux . Le Prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les Droits Humains et candidat déclaré à l’élection présidentielle 2019 en Mauritanie, pense que l’engagement politique est un des outils menant à un abolitionnisme efficient à terme. Cet angle de vue de la voie politique dans l’engagement abolitionniste est aussi encouragé par le responsable Nigérien de TIMIDRIA.

Au cours de la table ronde, l’universitaire mauritanien Abdel Wedoud Ould Cheikh a étayé sa communication en commentaires très instructifs sur une certaine légitimation religieuse de l’esclavage.

Lors des échanges avec le public, un focus a été mis sur les récents événements gravissimes liés aux mentalités esclavagistes et féodales en milieux soninkés notamment dans la région de Kayes. En répondant, le président d’IRA-MAURITANIE, réplique que les lamentations depuis ici à l’étranger ne servent pas grand chose sans un engagement courageux de résistance face aux esclavagistes sur le terrain. Par ailleurs il a reproché avec franchise à certains éléments mauritaniens du mouvement GANBANAAXU FEDDE (Mouvement abolitionniste ancré chez les soninkés) qui s’affichent politiquement avec le système étatique alors que ce dernier est le premier défenseur des forces esclavagistes de tous les bords.

🔷️Ici en intervention Mr Ali Bouzou du Niger

🔷️ici le député Biram Dah Abeid, président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE

🔷️Ici Madame Catarina Madeira-Santos (EHESS Paris)

🔷️le Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh, universitaire mauritanien.

🔷️Ici Leila, l’épouse de Biram Dah Abeid

✅Suite en photos côté Assistance :

🖊Récit et photos par K.S pour le BLOG

FESPACO 2019 : Un film mauritanien retenu dans l’une des compétitions

Cridem Culture – Le film « Ganda, le dernier griot » réalisé par le mauritanien Ousmane Diagana a été sélectionné parmi 21 films dans la catégorie « Documentaire long métrage » par le comité de sélection du FESPACO.

Le festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se tiendra du 23 février au 2 mars 2019. Le film d’Ousmane Diagana sera le seul film mauritanien à représenter la Mauritanie lors de ce grand rendez-vous du cinéma africain. Une sélection qui constitue une véritable percée pour Ousmane Diagana.

Ousmane Diagana est le réalisateur du film « La blessure de l’esclavage », mais également de « Le Rêve » (2008), « La couleur de mes amis » (2009), « Le cinéma mon pays et moi » (2009) et « Ma démocratie » (2009).

Résumé du Film

Après le bouleversement socioculturel postcolonial en Afrique, la caste des griots est peu à peu devenue une caste de musiciens professionnels.

Ganda est une exception : il a su rester dans la pure tradition des griots en perpétuant la transmission des valeurs de la société́ soninké et de la mémoire collective africaine. Quand il décède en 2009, c’est le baobab qui s’écroule, la mémoire de ma société qui risque de s’éteindre. J’ai décidé́ de refaire le dernier voyage de Ganda, de Paris où il est décédé́, à Maréna près de Kayes au Mali où il est enterré. Ses anciens amis nous conteront son histoire singulière et, par l’analyse du sens de ses paroles, nous feront comprendre la place prépondérante qu’ont le chant et la musique dans la vie des africains.

Par la rédaction de cridem.org,

© CRIDEM 2019

Source crédit : cridem.org

Le député Biram Dah Abeid honoré à L’UC Louvain en Belgique : Son allocution.

Monsieur le Recteur,
Mesdames et messieurs membres du jury,
Mesdames et messieurs les étudiantes et étudiants, chers invités.

Aujourd’hui, je ressens l’honneur et la reconnaissance de mon engagement, de ma douleur et de la rumination de dizaines de millions de forçats, subjuguées sous, d’autres cieux, du seul hasard de leur venue au monde. Autant de mes semblables endurent, jusqu’à nos jours, le rétrécissement, pour ne pas dire l’amputation de leur être, sous l’emprise du travail forcé ou indécent, du mépris de couleur et de l’infériorité ethnique. L’esclavage, même quant il s’estompe ou disparait comme institution, continue à produire, sur le temps étiré, l’inégalité prosaïque et la honte de soi qu’entraine la moindre conscience de se savoir amoindri, dès la naissance. Un descendant d’esclave s’émancipe au travers de sa descendance et toujours dans l’obstination, pour ne récolter, in fine, que l’évidence de son humanité. Vous semble-t-il concevable de souffrir et de mourir pour une évidence ? Malgré sa banalité, l’article est trop cher payé mais nous autres rejetons de paria n’avons d’autre choix. La liberté s’impose à nous, non en termes de faculté mais de survie. Je vous invite à redécouvrir le sens de cette vocation contrainte, par les exemples familiers à l’entendement de l’Europe, dans la littérature de la Shoah et celle du Goulag.

Mais, soyons équitables et ne nous interdisons l’ironie du paradoxe. Si l’humour est la politesse du désespoir, la lucidité ne dédaigne les coquetteries de la franchise.

Oui, nos anciens maitres sont aussi à plaindre. Ils naissent et grandissent dans la certitude acquise de leur préséance. Contestés ou accusés, ils cherchent argument auprès des promoteurs de la race et de la religion, deux filets létaux quand l’ignorance, le préjugé et la paresse les submergent. Les héritiers des propriétaires de nos aïeuls, de nos pères et mères s’y débattent, aujourd’hui, sans le secours du discernement et finissent par s’épuiser contre la vague irrépressible de notre soif de mieux-vivre. Vous pouvez le comprendre, vous les rescapés de tant de révolutions et de génocides, arrières-enfants de colonisateurs : tôt ou tard, les auteurs et complices d’une hiérarchie fondée sur l’infériorité de l’Autre se trouvent emmurés dans la prédisposition suicidaire à toujours s’imaginer le progrès en ennemi. Oui, pour son propre salut, la progéniture de ceux qui nous ont asservis des siècles durant, mérite sa dose de thérapie curative. Or, nous en sommes l’unique pilule. Qui veut guérir se doit de nous avaler puis de ravaler l’amertume.

Qui suis-je ? Ma lutte inaugurale, dès l’âge de 10 ans, je la dois à mon père. Il me pressait à me battre contre l’esclavage héréditaire qui décimait sa famille, sur plusieurs générations.

Aussi, étais-je programmé à me tenir, debout, en travers de toute persécution, dans mon pays et ailleurs, quelle qu’en fut la victime. Un opposant banni, un activiste en prison, un objecteur de conscience menacé de peine de mort, une fillette mariée de force, un paysan dépossédé de sa terre, m’interpellent et je ne fuis l’injonction du devoir.

Au-delà des esclaves, ma communauté, beaucoup d’autochtones d’extraction noire africaine subissent, en Mauritanie, la ségrégation et le déni de réparation, après avoir enduré des années de tuerie, de déportation et d’assimilation culturelle. Les responsables de telles cruautés bénéficient encore de l’immunité, par l’effet d’une loi sur mesure. Je salue, ici, la mémoire des suppliciés et des disparus. Je renouvelle la résolution, à leurs proches, de poursuivre l’effort d’éradiquer l’impunité. Mon admiration va aux Justes, les agitateurs à contresens, penseurs de la déconstruction, qui viennent souvent des groupes dominants et s’exposent, ainsi, à l’ostracisme. Leur concours accélère notre dynamique vers l’égalité et nous épargnent, alors, davantage de sacrifices. Grace à eux, la non-violence devient notre réflexe, guère une utopie.

Chers amis de l’université de Leuven, je vous promets de poursuivre les œuvres de l’humanisme en action, sur les nobles brisées de Baruch Spinoza, Primo Levi, Martin Luther King, Nelson Mandela et d’Alexandre Soljenitsyne, pour ne citer que les grands maitres. En ce chemin ponctué de ténèbres, mes compagnons d’espérance et moi continuerons de nous éclairer à la lumière de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. L’Universalisme nous guide, je dirais nous rappelle la trivialité exaltante d’appartenir, tous, à la même espèce. Préserver la diversité des langues, des arts et des modes d’organisation sociale anime notre combat, d’où la présence, aujourd’hui, parmi vous. Nous partageons la foi que l’uniformisation par contrainte de corps, la négation de l’individu, l’effacement des singularités et l’aversion de l’altérité diminuent les défenses immunitaires de chaque population, face au fanatisme, la tuberculose de notre siècle adolescent.
Notre tension vers la possibilité élargie du bonheur et le désir d’en faire jouir le plus grand nombre, opère ici et maintenant, sur terre, point en dessous. Nous ne pouvons attendre de mourir pour mériter la justice. C’est en cela que nous avons besoin de vous, nos frères en humanité.

Je vous remercie.
Biram Dah Abeid

Projet éducatif / développement : Le Centre de feu Elhaj Fodie Boubou Koréra à Nouakchott.

Un ambitieux projet éducatif porté par le Professeur Mamedi Wagui Koréra, est en plein régime sur la construction d’un méga centre d’instruction pluridisciplinaire à Nouakchott. Situé à Tevragh-Zeina, Commune huppée de la capitale mauritanienne, ce Centre dénommé « Le Centre de Feu Elhaj Fodie Boubou Koréra » vise selon son promoteur principal, à associer toutes les filières d’enseignements (sciences islamiques, matières scientifiques et autres programmes de professionnalisation).

Mr Koréra natif d’Agoinit dans la Commune d’Arr dans le Guidimagha mauritanien, est une voix connue du sérail politique et communautaire de sa région. Il est l’actuel premier responsable de la fédération régionale de l’UPR (Parti au pouvoir) et soutien assumé du raïs mauritanien Ould Abdelaziz. Il tient également un poste de secrétaire général au Conseil économique et social .

Titulaire d’un doctorat en « Histoire » décroché en Égypte, il se dit très investi pour la promotion de l’Éducation, gage nécessaire d’une promotion sociale, religieuse , économique, culturelle, politique, identitaire et même existentielle d’ailleurs. Lors d’un récent entretien, il nous apprend que ce projet géré par une association, est ouvert à toutes les bonnes volontés désireuses d’actes pieux envers Dieu le Tout Miséricordieux. Très légaliste, celui qu’on appelle communément chez les soninkés, Docteur Mamedi Wagui Koréra, admet que par l’enseignement de qualité en masse, le monde soninké va suivre aisément les évolutions utiles et irréversibles de notre Monde en mouvement. Par ailleurs il assume ouvertement ses positionnements politiques au sein du système de son parti au Guidimagha en défiant certaines bases-tendances à coloration ethniciste ou communautariste.

Pour une date prévisionnelle de l’ouverture du Centre, il déclare que cela dépendra de l’évolution des fonds recueillis pour les travaux. Et qu’aujourd’hui la construction de l’établissement est en cours.

Nous lui souhaitons une grande réussite dans ce projet inédit et novateur d’initiative personnelle en matière d’enseignements.

🔸️Voir plus haut en photos, l’évolution des travaux et l’initiateur du projet dans son bureau (déjà fini) côté Bibliothèque. Sur l’une des photos, sont disponibles les coordonnées bancaires et les contacts tél pour les Dons de bienfaisance.

👏L’appel📣📣📣 est à TOUTES ET TOUS. IN SHA ALLAH.👏

✅🖊Récit par KS pour le BLOG

Conférence – Débat de l’association Wagadu Mayisi : Bref photoReportage de notre BLOG !

Samedi 22 décembre 2018, dans la salle Jean Jaurès au sein de la Bourse du Travail, s’est tenue une conférence-débat organisée par l’association Wagadou Mayisi. Ancrée dans la communauté soninké, cette association est présidée par Dr Abdoulaye Tijine Diagana le conférencier du jour. La rencontre a eu comme thématique « S’adapter pour survivre : la société face au devoir d’inventaire« . Avant la prise de parole de Mr Diagana, chercheur associé à l’université de l’Arizona, 2 responsables de l’association ont présenté les objectifs de leur organisation. Ces derniers sont Mr Bakary Dalla Camara président de section France et Mme Coumba Camara membre du bureau central. À noter la communication de Mr Idrissa Camara député mauritanien du parti Tawassoul et membre fondateur de l’initiative Wagadou Mayisi côté Mauritanien, actuellement en visite de travail parlementaire dans l’hexagone. Les échanges ont été très instructifs sous la couverture en live de la Webradio Dambe-Afrique. Dans le cœur des propos de l’intervenant principal, il est question de stimuler la réflexion et les questionnements sur certaines certitudes communautaires d’identification dans ce monde en mouvement. Le Docteur en Géographie a invité les soninkés à un nécessaire travail d’inventaire multidimensionnel et d’adaptation au MONDE évolutif pour la survie d’une certaine identité soninké. Vu l’intérêt qualitatif des échanges, cette journée débat aurait mérité une meilleure affluence par rapport à l’assistance très moyenne constatée sur place.

Récit par KS

MAURITANIE: L’IGNORANCE ET L’INDIFFÉRENCE!

J’ai été très choqué et indigné, qu’après la qualification de la Mauritanie à la 32ème édition de la CAN au Cameroun, de découvrir encore sur la toile que certains frères et soeurs africains ne savent même pas qu’il y a des Noirs, Haalpulaar(Ful6e), des Soninko, des Wolofs, des Bamana… en Mauritanie. Oui, des Noirs qui sont des Mauritaniens authentiques, de souche, d’origine et non des simples fils des immigrés Ouest-africains! Apparemment ils ignorent complétement l’histoire du peuplement, des empires et autres royaumes traditionnels dans notre sous région.
Il faut reconnaitre aussi que la politique raciste de la diplomatie mauritanienne a si bien réussi que partout dans le monde on croit que la population mauritanienne est à 100% maure(Bidhane) et que la Mauritanie doit rimer avec mauritude!
Quel est le noir mauritanien membre d’une délégation, étudiant à l’étranger qui n’a pas été victime de cette méprise dans certains pays?  » Vous êtes mauritanien , vous êtes arabe? » ou « Vous êtes « Naar », donc vous parlez arabe ou hassaniya »!!!

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, la Mauritanie actuelle est une création artificielle du colonisateur français et elle se situe sur les ruines de l’ancien Tekrour, Ghana, Fouta , Waalo, terres où se sont créées, puis individualisées et developpées ces nationalités négro-africaines( pulaar, soninké, wolof, bambara, sérère…). Oui, la Mauritanie n’était pas terra ex nihilis avant l’arrivée des Arabo-berbères!

En réalité si on se réfère à l’histoire la population noire est autochtone et tout tend aussi à prouver qu’elle est majoritaire en Mauritanie. Nous n’en tirons pas naturellement prétexte pour exiger l’installation d’un pouvoir exclusivement noir à Nouakchott. Et comme nous le soulignions dans notre historique « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » de 1986, pour les Noirs, le fait d’être majoritaire et de se référer à une antériorité de l’occupation ne suffisent pas pour contrôler ce pays. L’Afrique du Sud sous l´Apartheïd était un exemple édifiant. Les Afrikaners sont d’origine européenne. Ils représentaient 3 millions sur les 25 que comptait le pays. Mais, ils sont arrivés à dominer celui-ci par le moyen de la violence politique, policière, militaire et par la domination économique et c’est la même politique inique et cynique qui est appliquée aujourd’hui en Mauritanie dans le silence et l’indifférence de la communauté internationale et africaine.
Nos frères et voisins africains attendront certainement comme disait l’autre, le jour où les européens ou américains, en panne d’une bonne cause à défendre dénonceraient enfin ce qui se passe dans ce pays si proche, alors bien sûr ils feront les choeurs. Et nos artistes trouveront subitement l’inspiration, nos poètes leurs muses, nos griots dépoussiéront leurs koras, nos journalistes leurs plumes, nos panafricanistes et « droits de l’hommistes » leurs voix, pour chanter les vaillants HÉROS assassinés dans les geôles de l’État raciste à Oualata, Djreïda, Inal, N’beyka et à Azlat , s’indigner de cette belle négritude bafouée et dénoncer enfin cet autre Apartheïd sahelien au pays de l’Azizanie.

Notre souhait le plus absolu serait que ces questions de couleur, de pourcentage passent au second plan pour laisser place aux seuls critères de compétence et de patriotisme.
Et comme je le soulignais hier après la magnifique et historique victoire de nos Mourabitounes : Elle est belle la Mauritanie quand elle est en harmonie et assume avec fierté sa diversité et ses identités!

Merci encore à nos jeunes joueurs et futurs ambassadeurs d’avoir rendu aujourdhui l’autre Mauritanie oubliée plus visible et plus audible en dehors de nos frontières.
Ebène et sable en harmonie, Noirs et Beydanes unis, tu revivras ma Mauritanie.

Demain il fera jour et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

Kassataya – Journée internationale du livre africain : La Mauritanie à l’honneur.

Le Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora en collaboration avec l’Institut Culturel Panafricain et l’Association Traversée des Mauritanides organisent une journée internationale consacrée au Livre africain et mettent à l’honneur la littérature mauritanienne et sa poésie.

Le livre mauritanien a connu ces dernières années de profondes mutations qui se sont répercutées sur la création, la diffusion et la pratique de la lecture. Ces dernières considérées comme des enjeux de la littérature mauritanienne seront analysées et discutées tout au long d’une journée d’échanges et de débats avec des universitaires spécialistes, des éditeurs, des journalistes, des écrivains et des traducteurs mauritaniens et internationaux.

Objectifs

L’objectif de cette journée de réflexion est de créer un lieu de rencontres entre auteurs, écrivains mauritaniens et internationaux, le public et les ressortissants de la diaspora mauritanienne et initier des réseaux de ressources, de médiation, de rencontres interprofessionnelles pour les acteurs ou étudiants qui se destinent aux métiers du livre.

Voulant associer convivialité et Culture, des associations de développement agissant dans le domaine de l’action sociale, culturelle et éducative de jeunes, sont conviées pour échanger à travers des actions de volontariats au bénéfice de la collectivité. Les différentes associations parleront de formations et de soutien de projet associatifs en s’inscrivant dans des processus d’insertion sociale ou professionnelle. Cette journée d’échange contribuera également au développement de nouvelles initiatives en favorisant des contacts productifs et des échanges d’information avec différents partenaires publics et privés.

Née de l’envie de réunir auteurs, libraires, éducateurs culturels et lecteurs autour du livre mauritanien et africain, de développer les liens unissant lecteurs et écrivains, une de nos missions est d’encourager et développer les échanges entre ces deux pôles avec une programmation culturelle autour des livres et de la lecture afin de favoriser le dialogue interculturel.

NB : Gratuit, sans inscription préalable, repas compris (12h-13h)

LES CONFÉRENCIERS

Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh

Abdel Wedoud Ould Cheikh est Professeur émérite en Ethnologie et anthropologie sociale. Après des études de philosophie, d’anthropologie et de sociologie à la Sorbonne (Doctorat de sociologie en 1985 à l’université Paris V, HDR d’anthropologie à l’EHESS en 1999), il a travaillé comme chercheur à l’Institut Mauritanien de Recherche Scientifique (1978-1987) qu’il a dirigé de 1987 à 1989.

Il a ensuite enseigné dans les universités de Nouakchott (1990- 2002), de Strasbourg (2002-2004) et de Lorraine (2004-2011). Ses travaux et publications portent essentiellement sur l’organisation tribale dans l’espace saharien, sur l’islam confrérique ouest-africain, sur l’anthropologie historique et politique des mondes arabes et africains.

Biographie succincte :

Etat et société en Mauritanie. Cinquante ans après l’Indépendance. Essai, Khartalla, 2014

Éléments d’histoire de la Mauritanie. Essai. Nouakchott : Institut mauritanien de recherche scientifique, 1988

Nomadisme, islam et pouvoir politique dans la société maure précoloniale (XIème siècle – XIXème siècle) : essai sur quelques aspects du tribalisme. 1985

Dictionnaire zénaga-français: le berbère de Mauritanie présenté par racines dans une perspective comparative, 2008

Les problèmes actuels du nomadisme sahélien : le cas de la Mauritanie. Nouakchott : Institut mauritanien de recherche scientifique, 1986

Amadou Elimane Kane, Ecrivain

Amadou Elimane Kane est poète et écrivain. Il ancre son œuvre dans la vision d’une Afrique sans complexe et tournée vers sa renaissance. Sa poésie est faite de mélopées et de rythmes, traversée par un souffle puissant qui entraine le lecteur dans l’univers emblématique de l’auteur. Le poète détient aussi l’art ancestral de dire la poésie. Il est le fondateur de l’Institut Culturel Panafricain et de Recherche de Yene au Sénégal.

Amadou Elimane Kane est lauréat du Prix International de la Renaissance Africaine décerné en 2006 à Paris, du Prix du Penseur de la souveraineté – LEGS-Africa (Leadership, Éthique, Gouvernance, Stratégies pour l’Afrique) décerné le 25 mai 2016 à Dakar, Sénégal et du Prix littéraire FETKANN ! Maryse Condé 2016 – Mémoire des Pays du Sud Mémoire de l’Humanité, catégorie Poésie, mention spéciale du jury pour le caractère pédagogique de l’action poétique de l’ensemble de l’œuvre, décerné le 24 novembre 2016 à Paris.

Biographie :

Les Rayons de la calebasse, Poésie, éditions Nouvelles du Sud, 1995,

La Parole du baobab, Poésie, éditions Acoria, 1999,

Poèmes de l’an demain, Poésie, éditions Acoria, 2000

Le palmier blessé, Poésie, éditions Acoria, 2005

Le Songe des flamboyants de la renaissance, Poésie, éditions Acoria, 2008

L’ami dont l’aventure n’est pas ambigüe, récit, éditions Lettres de Renaissances, 2013

Enseigner la lecture/écriture et l’oralité : à la rencontre de 14 poètes sénégalais contemporains, anthologie poétique, éditions Lettres de Renaissances, 2013

Les soleils de nos libertés, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2014

Enseigner la poésie et l’oralité, pédagogie, éditions Lettres de Renaissances, 2014

Une si longue parole, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2015

Enseigner le dire poétique : les compétences de l’oralité, pédagogie, éditions Lettres de Renaissances, 2015

Liberté poétique, anthologie avec les élèves du collège Lucie Faure de Paris, éditions Lettres de Renaissances, 2015

Paroles nomades, anthologie avec les élèves du collège Charles Péguy de Paris, éditions Lettres de Renaissances, 2015

Un océan perlé d’espoir, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Les fondements historiques du panafricanisme expliqués à la jeunesse, essai, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Enseigner apprendre à apprendre par la poésie, l’oralité et la citoyenneté, pédagogie, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Poésie citoyenne, anthologie avec les élèves du collège Lucie Faure de Paris, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Les saisons parlent aussi, conte poétique, avec les élèves du collège Charles Péguy de Paris, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Moi, Ali Yoro Diop ou la pleine lune initiatique, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2016

Moi, Rokhaya Diop ou la négresse fondamentale qui déplie le temps, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2017

Moi, Sidia Diop ou l’astre d’espérance de la Sénégambie au Brésil, roman, éditions Lettres de Renaissances, 2018

Abderrahmane Ngaïdé, Auteur et Professeur d’histoire

Abdarahmane Ngaide est Historien et Professeur au département d’Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il est l’auteur de plusieurs articles publiés dans des revues spécialisées et de nombreuses contributions dans des ouvrages collectifs.

Il est également essayiste, romancier et poète. Il est membre suppléant du comité exécutif du Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA) depuis décembre 2011. Il prépare un livre-entretien avec le Professeur Boubacar Barry, historien.

Biographie :

La Mauritanie à l’épreuve du millénaire, Ma foi de « citoyen » Études africaines

Suintements de couleurs sous fichues banderoles Essai sur l’art de l’in-vu

JE…KREYOL : Littérature Poésie Afrique subsaharienne Monde Caraïbes Guadeloupe Sénégal

L’écriture est un Sabot d’Anesse: Préface de Mr le Maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall Littérature poésie Afrique subsaharienne Sénégal

Ode assilahienne Poètes des cinq continents Littérature poésie Afrique subsaharienne

L’esclave, le colon et le marabout. Le royaume peul du Fuladu de 1867 à 1936 Préface du professeur Boubacar Barry Études africaines Anthropologie, ethnologie, civilisation, histoire Littérature poésie Afrique subsaharienne

Les voix abyssales de Bissau ou les douleurs de la mémoire Préface du professeur Ibrahima Sow ; postface de Mustapha El Qadéry Coédition Harmattan

Dans le creux de l’errance, Poèmes Abderahmane Ngaïde Littérature poésie Afrique subsaharienne Sénégal

Le Bivouac suivi de Fresques d’exil Coédition Harmattan Sénégal Harmattan Sénégal littérature romans, nouvelle Afrique subsaharienne Sénégal.

Séance de dédicaces, discussions autour des écrivains et poètes suivants (9h-12h): Pr. Sy Hamdou Raby, Ousmane Dia, Dia Abdoulaye, Abdoul Ali War, Sidi N’diaye, Oumar Diagne, Nanou Moukolonga, Abdarahmane Ngaide, Safi Bâ, Mohamed Yahya Ould Ciré, Yacouba Diagana, Ousmane Dia artiste peintre

Forum des associations avec la participation des associations suivantes (9h-12h) : Association Contre la Tuberculose et Maladies Endémiques (ACTUME), Diaspora Halaybe pour le Développement et la Solidarité DHDS, Association des Jeunes Mauritaniens de France (AJMF), Association France Mauritanie Partage (AFMP), Association Fédération des Travailleurs Africains en France et Europe (FETAFE), Association développement hirnague boossoya, (ADHB), Association des Ressortissants de Selibaby en France (ARSEF), Africa Diaspora News (ADN), Association des Ressortissants Djeolois en France (ARDF) et Eeraango Debbo (ED). Association Développement Rindiaw (ADR), Association des ressortissants de Jooke (ARJ), Solidarité Entraide Kaédi-Djéol (SEKAD), Association Ressortissants Kaédiens en France (ARKF), Radio Toulde, Fédération des associations de Fimbo (FAF)

Avec la participation des personnes suivantes (Panel) : Sidi Tidjane Gueye Président de la FETAF, Pr Abdel Wadouf Ould Cheikh, Pr Abdarahmane Ngaidé , Pr. Amadou Elimane Kane Pr Sy Hamdou Raby, Dr. Hassane Kebe chercheur et acteur social, , Diallo Seydou Nourou Enseignant chercheur et journaliste à Kassataya, Dr Toure Mamadou, Dem Abdoul Aziz cofondateur de la Voix du Peuple, Oumar Dia Président DHD Diaspora Halaybe, Baba Ould Kher Président Association France-Partage, Dr Paul Kananura Président Institut Mandela, Maitre Bâ Ngari avocat à Paris, Dr Cheikhna Mohamed Wagué dit Youba chercheur et acteur social, Oumar Kane Président ACTUME, Ciré Bâ écrivain et acteur social, Ndongo Aboubacri acteur social, Dr Sidi N’Diaye chercheur et acteur social, Mariame Kane Présidente AFMAF, Diawara Issa Mancega Acteur social et politique, Dramé Baidy Président du Haut Conseil des Maliens de France, Babagalle Kide acteur social et écrivain, Baba Ould Jiddou, acteur social, Maître Abou N’Diaye, avocat au barreau de Nouakchott, Konde Mahamadou Représentant collectif des émigrés en France, Mohamed Salem Ould Moutaly Représentant de l’Association des jeunes mauritaniens de France, Soumare Aboubacar Représentant de la coalition internationale des migrants, Abdellahi Ould Oumar Secrétaire Général de l’Association des jeunes mauritaniens de France, Sakho Elhadj acteur social, Dia Ousmane écrivain et acteur social, Ousmane Bâ acteur social, N’Diaye Amadou Tijan Président Association Rindiaw, Moulaye Dioum acteur social, Kane Mamadou Alhoussein acteur social, Ousmane Dia artiste peintre, Koundou Soumaré acteur social, Toulaye Deme actrice sociale, Abou Ngaide étudiant doctorant, Amar Niokane acteur social, Fall Amadou acteur social, Oumar Sall acteur Social, Haby Zakaria Konte actrice sociale, Amadou Alpha Bâ acteur social, Sow Boubacar acteur social, Thierno Koundio acteur social, Sileye Koundio acteur social, Alhousseinou Ly acteur social, Youba Dianka acteur social, Abdoul Deme acteur social, Dia Abdoulaye acteur social, Jamal Sow professeur de philosophie et acteur social, Dia Abdoul (Vigouroux) chef d’entreprise et acteur social Moussa Watt Ingénieur en hydrologie, Ibra Khady Ndiaye journaliste à IkNews, Dia Amadou Directeur des programmes Radio Toulde…

Contact: Dr Sao Ousmane Cadre.DiasporaRIM@yahoo.com : tel (0033)0616789081

Source : Dr Sao Ousmane