Communiqué de presse de la section IRA-M de Nouadhibou

● Section Ira-M de NDB
COMMUNIQUE

Lors de la mission effectuée à Nouadhibou en novembre dernier par le député Président Biram Dah Abeid accompagné par son staff politique et de droit de l’hommiste, plusieurs rencontres d’écoute ont été organisées avec les populations de la wilaya. Aussi, différentes corporations proffessionnelles, syndicales comme les orpailleurs, les pécheurs artisanaux, mais aussi des délégués syndicaux dans les representants des différents services régionaux de l’État ainsi que les responsables et directeurs des societés d’État. Dans ce cadre, les travailleurs de la Snim à Nouadhibou ont missionné deux délégués syndicaux, Leid Maoloud Bila et Ba Thierno, à la rencontre du député et président Biram Dah Abeid et son staff composé de son exéllence Omar ould Yali, l’honorable Coumba Dada Kane et le représentant régional Sidati Mohamed Hamady. Aprés avoir ecouté la somme des complaintes des délégués des travailleurs, le député-président et son staff ont été réçu par l’Administrateur-Directeur Général de la Snim, son exellence Mokhtar ould Diay en vue de plaider les problémes posés par les travailleurs et s’encquérir de la situation de la société.

Au cours de ces rencontres, le Député et President Biram Dah Abeid et la délégation qui l’accompagne ont longuement discuté avec Monsieur l’administrateur Delegue General de la SNIM tous les aspects de nature à permettre aux travailleurs de recouvrer leurs droits et à ce poumon de l’économie nationale de continuer à fonctionner normalement. Les mesures issues de la dernière réunion du Conseil d’administration de la Snim en faveur du personnel laborieux, mesures concrétes, fortement appréciées par les travailleurs , font partie des résultats globaux enregistrés suite aux discussions avec les autoroutes administratives de la Wilaya, chacune dans son domaine de compétences. C’est l’occasion pour nous d’exprimer notre satisfaction du fait que le Conseil d’Administration a souscrit à l’attribution de trois, trois et demis et quatre salaires pour les trois catégories du personnel, l’augmentation de dix pour cent ainsi que l’élevation de l’enveloppe sociale de 500 à 650 millions d’ouguiya.
Au nom des populations de Nouadhibou en général et en particulier des foyers de la main-d’oeuvre de la SNIM, nous exprimons nos remerciements à l’Administrateur-Directeur-Général et au Conseil d’Administration de la Snim et faisons part de toute notre reconnaissance au Député-President Biram Dah Abeid et son staff dirigeant, pour les demarches entreprises en vue de contribuer aux réglements des problémes des Nouadhibois et l’amélioration substantielle des conditions de vie des travailleurs.

©️ Section Ira-M de Nouadhibou.
Noudhibou le 02/06/2020

Mauritanie/Économie : La dette souveraine Mauritanienne impactée par la gestion de la crise du Covid-19 ?, Par Pr Ibrahima Dioum

A la suite de la récession engendrée par la gestion de la pandémie du Covid-19, les représentants du groupe G20, en réunion par visioconférence ce mercredi, ont accordé aux pays pauvres un moratoire sur leur dette pendant les 12 mois à venir. Cela devrait les aider à faire face au repli l’activité économique en cours et à la crise économique mondiale qui se profile à l’horizon. En effet, le remboursement de la dette publique affecte considérablement la richesse créée par les économies concernées.

L’économie mauritanienne n’est pas en reste. La dette du pays représentait 76,9% de son PIB en 2017. Elle avait atteint vertigineusement 83,9% du PIB en 2018 avant d’être réduite à 80,6% en 2019. Ces ratios sont au dessus de la moyenne du niveau d’endettement de l’Afrique Subsaharienne 50,2% en 2019. Alors cette dette inquiète bien qu’elle soit en recul de 3 points sur les deux dernières années. Le contexte économique actuel pousse ainsi à se questionner sur l’évolution future de la dette de La Mauritanie. L’analyse de différents secteurs économiques économique du pays donnerait une première réponse.

Depuis la privatisation à outrance dictée par les politiques d’ajustement structurelles des années 90, la Mauritanie finance son budget par des dettes, des recettes non fiscales mais en grande partie par des recettes fiscales 67% du budget 2019. Cependant, l’économie du pays basée essentiellement sur les ressources naturelles, est plus tournée vers l’exportation (la Mauritanie n’étant pas industrialisée). Les exportations du pays ont atteint 1400,7 millions USD en 2016, 1766,8 millions USD en 2017 et 1895 millions USD en 2018. Cette manne financière venant de la pèche, du pétrole et de l’exploitation du minerai de fer, de l’or et du cuivre est fortement dépendante du cours des matières premières et de la demande internationale.
Dans une période de contraction de la production des pays industrialisés, elle risque de connaitre une baisse drastique.

Un autre secteur important de l’économie mauritanienne est celui du tertiaire : 36,5% du PIB en 2017 et 1 point de plus en 2018. En effet, ces dernières années, les services des banques et des assurances est en plein expansion dans le pays. En outre, les activités liées aux transports et aux télécommunications connaissent une certaine dynamique ces dernières années. Selon la BCM, le PIB de ce sous secteur a connu une hausse de 19,1% entre 2017 et 2018 portant ainsi le poids de la branche à 6,2% du PIB nominal global en 2018 contre 5,6% enregistré sur les deux années précédentes.
Le poids du commerce quant à lui, bien qu’important reste difficile à évaluer puisqu’il se trouve en partie dans l’informel.
Malgré son élan, le secteur tertiaire est lui aussi fragilisé par les mesures prises par le gouvernement mauritanien dans sa lutte contre le Covid-19. La fermeture des frontières du pays et des activités non essentiels sont un véritable coup de frein à l’économe du pays.

L’élevage et l’agriculture sont également importants dans l’économie mauritanienne mais ce secteur étant peu modernisé, sa production est tributaire aux aléas du climat. Cette configuration rend le pays dépendant de l’extérieur. Les importations mauritaniennes en produits alimentaires n’ont cessé d’augmenter ces dernières années (334, 4 millions USD en 2016, 391,5 millions USD en 2017). En 2018, elles ont atteint 494,7 millions USD soit 19% des produits importés.
Et pourtant l’activité productive fait partie de la solution car contrairement à la crise financière de l’année 2008, cette fois-ci c’est le secteur réel qui est touché. Tous les consommateurs du monde ont peur de manquer des biens de première nécessité demain car la chaine de valeur des entreprises subit à l’heure actuelle une grande désorganisation par défaut de main-d’œuvre ou de transports. Cette situation peut si elle n’est pas contrôlée à temps entraîner une inflation considérable.

Le tissu économique mauritanien est soumis à rude épreuve avec la gestion de la crise du Covid-19. L’économie du pays, du fait de son intégration et de sa structure, n’échappe pas à la recession en cours ; une recession qui risque d’être profonde et durable. Des mesures s’imposent alors pour limiter la crise économique et ses effets sociaux dans le pays. Parmi les différentes options envisageables, un endettement au niveau intérieur et extérieur reste possible pour sauvegarder et plus tard relancer l’économie de la nation.

Par Professeur Ibrahima Dioum, Enseignant d’ Économie – Gestion (Académie de Paris)

Guidimakha : Appel au désenclavement

L’Authentique – Plus que tout autre région de la Mauritanie, le Guidimakha se trouve être le plus exposé à la pandémie du COVID-19, en raison de sa position transfrontalière et de sa vocation migratoire, principalement orientée en Europe, épicentre de la pandémie. Les OSC du Guidimakha souscrivent entièrement au plan de préparation et de riposte en cas d’épidémie du nouveau coronavirus publié le 20 février 2020 par les pouvoirs publics, et selon lequel « Les relais communautaires (santé animale et humaine) et des associations à base communautaire participent à la surveillance, à la prévention, la sensibilisation et à la prise en charge des cas qui relèvent de leurs compétences et sont impliqués dans la mise en œuvre du présent plan ». Dans cette optique, il est attendu que ce plan de réponse soit coordonné avec les acteurs de la société civile afin de maximiser l’efficacité de la portée des messages diffusés par le Ministère de la Santé. Soutenons également les pouvoirs publics d’avoir pris des décisions courageuses, telles que : – Interdiction des rassemblements publics (prières à la mosquée, cérémonies ou évènements sociaux) ; – Instauration du couvre-feu sur toute l’étendue du territoire national ; – Fermeture des frontières avec les pays limitrophes… Autant de mesures quoique utiles pour le bien-être et la santé des populations ont néanmoins des répercussions négatives sur les activités économiques qui se sont fortement ralenties et provoqué ainsi des pertes de revenus, surtout au sein des populations les plus vulnérables (restaurateurs, boulangers, transformatrices de céréales …). Pour contribuer à ce sursaut national, les OSC du Guidimakha communiqueront régulièrement des informations utiles et actualisées à la plateforme mise en place afin d’amener les populations à prendre des décisions conséquentes pour se protéger et adopter des comportements positifs pour éviter les risques de contagion liés à la pandémie du Covid-19. Il s’agit là d’un appel à l’action pour accompagner ce plan de riposte, en vue d’enrayer la propagation du COVID-19 et atténuer son impact. La responsabilité de protéger les populations à travers la mise en chantier d’une communauté virtuelle composée de relais communautaires, de points focaux des coopératives féminines, des associations des jeunes et le groupe des pasteurs. Cette plateforme en ligne est le principal moyen d’Information pour Informer, Éduquer et Communiquer pour l’adoption de nouveaux comportements positifs. Nous apprécions les efforts déployés par les pouvoirs publics à ce jour en particulier le lancement du Programme Spécial Elevage et les efforts entrepris par TAAZOUR pour appuyer les ménages vulnérables. Nous lançons un vibrant appel au Gouvernement pour la réhabilitation des axes : Selibaby– Noukchott, Selibaby– Gouraye, et les ponts. Nous rappelons que lors des inondations survenues en août 2019 ont provoqué la dévastation de plusieurs infrastructures qui ont coupés la Wilaya des villages de l’intérieur et des grandes villes, Kaedi et Nouakchott. Depuis lors à ce jour aucune réhabilitation n’a été faite pour les restaurer. A la veille de l’hivernage, il est à craindre que cette situation n’aggrave davantage l’enclavement de la région, les pertes de vies humaines causées par le mauvais état des routes.

Liste des OSC signataires :

•Union des Coopératives des femmes du Guidimakha (UCFG)

•Association pour le Développement Intégré du Guidimakha (ADIG)

•Association pour une Initiative de Développement de l’Environnement (AIDE)

•Action pour la Santé et le Développement (ACSADE)

•Association Mauritanienne pour le Développement et l’Alphabétisation (AMDA)

•Association pour la Prospérité des Femmes du Guidimakha (APFG)

•Association Towvigh

•Association Mauritanienne pour la Promotion des Adolescents (AMPA)

•Association Les Amis de la Santé Avagh

•Association Elwava Groupe Recherche Action pour le Développement Durable (GRADD)

•Association des Jeunes pour la Protection de l’Environnement et du Développement ( AJPED)

•Association Pour l’Education et Promotion Sociale (APEPS)

•Association Djalaw

•Association Nationale pour le Développement et la Biodiversité (ANDB)

Selibaby, le 13 Avril 2020

©️ Crédit source: www.cridem.org

Mauritanie : Violations des droits économiques et sociaux, sur fond de discrimination (IRA-MAURITANIE)

🔹️Note d’information

La brigade de gendarmerie en charge de la zone aurifère de Chami (Wilaya de Dakhlet Nouadhibou) arrêtait, le mardi 7 janvier 2020 à 15 heures, le nommé Mohamed Mohamed Lemine, descendant d’esclave, militant du mouvement de résurgence abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie) et son représentant au niveau local.

L’interpellation de Monsieur Mohamed Mohamed Lemine intervenait à la suite d’un échange de propos entre celui-ci et le gendarme de quatrième échelon, Mohamed Salem, proche collaborateurs du capitaine Haddi Kleib nouvellement affecté au maintien de l’ordre sur le périmètre. La discussion des deux hommes tournait autour du défaut d’équité dans attribution de parcelles d’orpaillage ; en effet, le grief nourrit le ressentiment de milliers de chercheurs, d’extraction humble, devant les concessions et facilités accordés aux miniers et spéculateurs bidhane. La différence de traitement prolonge le privilège tribal et vient consacrer le passage, parmi les travailleurs manuels, de la condition de serviteur dès la naissance, à celle d’esclave moderne. Naguère comme aujourd’hui, la division sociale de la souffrance n’évolue ; mêmes misérables et soumis à l’épreuve du soleil et de la soif, le maitre d’antan et l’ancien captif vivent l’expérience perpétuelle de la différence, face à l’Etat. Malgré la ratification d’instruments du droit international qui protègent, la personne, de la précarité et du travail indécent, la Mauritanie rechigne à les appliquer, d’abord du fait de leur concours à la citoyenneté de pleine jouissance.

La connotation des termes proférés par le soldat, révèle l’usage d’expressions appartenant au registre du mépris, voire de la haine, tous déclinés en raison de la naissance ou de la race. Mohammed Mohamed Lemine subit la logique de l’affront et de l’exaction qu’endurent les membres d’ IRA – Mauritanie et la majorité des noirs de Mauritanie, à cause de leur engagement contre les inégalités, le déni de justice et l’occultation du crime.

Victime du zèle des forces de sécurité, Mohamed Mohamed Lemine n’échappe à sa condition, d’ouvrier fossoyeur, sans le sou, qui creuse son salut loin dans la rigidité du sol ingrat. Il ne dispose de secours, de soutien ni d’un avocat pour le soustraire au fardeau hérité de siècles d’arbitraire et d’impunité.

Nouakchott, le 9 janvier 2020
La commission de communication

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Guidimagha – Maire de Selibaby : le Président honore la wilaya par la pose de la 1ère pierre de 9 projets structurants

AMI – M. Mohamed Vall Ould Mekhallé, maire de Sélibabi a souligné que la visite du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani honore les populations de la ville et au-delà celles de toute la wilaya du Guidimagha.

Dans le discours de bienvenue qu’il a prononcé, le maire de la commune de Sélibaby, M. Mohamed Vall Ould Mekhala affirmé que les populations du Guidimagha mesurent à sa juste valeur la visite historique du Président de la République par laquelle il honore la wilaya par la pose de la première pierre de 9 projets sociaux structurants avant de souligner que l’image du 28 novembre 2019 à Akjoujt restera gravée en lettres d’or dans le cœur de tout patriote épris de paix, de justice et jaloux de l’unité de sa patrie.

Le maire a, par la suite, souhaité voir la wilaya, longtemps oubliée, bénéficier d’une discrimination positive dans l’ambitieux programme du Président de la République qui commence déjà à faire naitre l’espoir chez tout citoyen mauritanien.

M. Mohamed Vall Ould Mekhala a aussi souligné que le Guidimagha, qui a été victime cette année d’inondations, a été secouru en temps opportun avant de souhaiter voir les eaux de pluies causant des dégâts en quelques heures servir utilement au lieu de faire des victimes.

Il a révélé que la période hivernale a été très courte compromettant le rendement des paysans de la wilaya qui auront besoin de programmes de soutien comme les vivres contre travail, les boutiques Emel et des points de vente du poisson.

Le maire a encore passé en revue les problèmes posés aux populations du Guidimagha notamment ceux liés à l’état civil, à la protection civile et à l’inspection du travail qui méritent de trouver des solutions.

©️ Crédit source : http://www.cridem.org

Mauritanie/Débat : Et maintenant …que Dire ? Par Monsieur Samba Thiam, président des FPC

J’ai lu l’article de Monsieur Ahmed Sidi Baba, paru récemment, intitulé ‘’Et maintenant’’ ?

En ces temps de crise ,la prise de parole des leaders politiques ou des notables tribaux sur la situation nationale tendue est une nécéssité qu’il faut souhaiter et saluer. ‘’The hotest place in the Hell is reserved for those who remain neutral in times of injustice ‘’ disait Martin L King Jr ; entendez ,en substance, que ( la place la plus incandescente dans le feu de l’Enfer est réservée à ceux –là qui , en temps de grande injustice ( ou de grave crise), gardent le silence ).
Cette sortie de ould Sidy Baba, toutefois, résonne en moi , par son ton , comme en écho à celle de 1986, qu’il avait faite sur les ondes de RFI, à propos du groupe flamiste emprisonné. A la question du journaliste portant sur la situation agitée , il avait répondu, en substance, que c’était là des jeunes en mal de notoriété qui cherchaient à se tester, à se mettre en valeur .La moyenne d’âge du groupe se situait entre 38 et 40 ans ; Djigo Tapsirou avait dépassé la cinquantaine et Tene Youssouf gueye avoisinait les 6o ans ,voire plus ! Nous posions alors , avec calme et sérénité, et l’ouverture d’esprit requise, cette problématique nationale qui, aujourd’hui, hante notre sommeil à tous. Passé déjà lointain , mais toujours présent .…
Dans l’éventail de solutions proposées par l’auteur, pour revenir à l’article, on en trouve qui sont dignes d’intérêt ; d’autres me paraissent inadaptées , voire carrément discutables, pour reposer soit sur un diagnostic biaisé, insuffisant , soit sur un déni persistant.

Qu’il faille ‘’ travailler sur la mise en place d’un Etat de droit qui passe par la réforme de la constitution devant redéfinir la nature du régime politique, à réajuster, la réforme des institutions dans leur rapport, avec plus ou moins de séparation ou d’indépendance, la scène politique à pacifier , apaiser ,ou encore la valorisation de notre patrimoine culturel national, le tout dans un climat de paix et de justice sociale , ou qu’il faille se dresser contre ‘’les dérives idéologiques, réligieuses, ou communautaristes’’, l’esprit du ‘’ Parti-Etat’’, il n’y a pas à redire. Concernant les recommandations formulées pour la solution du Passif humanitaire, de l’Unité nationale , du problème culturel, là non plus pas grand-chose à dire, du moins sur certains aspects…Mais là où je ne suis plus le raisonnement de Monsieur O sidi Baba, c’est d’abord lorsqu’il part d’un socle ou d’un postulat formulé, ambigu dans son esprit , pour bâtir ensuite ses propositions de solutions : la Nation , l’unité nationale … Tantôt cette Nation existe , comme par vertu de la force de l’affirmation ; elle est même ‘’garantie’’ en raison du ‘’ciment de la civilisation islamique’’ ; renforcée par la rengaine habituelle de ‘’ nos prestigieux érudits, nos imams, nos cadis …‘’, les ‘’ valeurs spirituelles et morales de notre réligion’’…Tantôt cette ‘’ Nation’’ est à construire , à forger , tantôt elle est reconnue vivante, solide …
Il faut savoir !

Si je devais me risquer à donner ici mon appréciation des choses , je dirais que la nation mauritaniènne n’existe pas encore , pour n’avoir pas suivi le processus historique d’homogéneisation, selon C Anta Diop . Sur ce territoire se côtoient deux aires culturelles , deux entités politiques historiques, deux peuples aux habitudes mentales et mœurs differents que le colonialisme a agrégés . J’en avais donné quelques illustrations au cours d’un débat à Téle-Mourabitoune qu’il serait superflu de rappeler ici . Non il n’y a pas de nation mauritanienne qui reste à construire ; pas encore, même s’il faut s’y atteler . L’argument ‘’ réligion comme ciment solide, indestructible de notre unité’’, utilisé à tout vent, ne résiste pas à l’analyse, pour être controdit, formellement, par l’histoire du Pakistan et du Bengladesh , de l’Irak et du -Kuridistan, du Soudan du nord et du Darfur, etc …
Le coté flou et ambigu de ce texte se révèle, par ailleurs, à travers une série de solutions préconisées, qui ne reposent pas toujours sur un diagnostic exhaustif, clair et sans complaisance des choses…
Il propose l’indépendance de la justice, mais il omet de nous préciser de quelle Justice il parle ? Celle actuelle d’un secteur judiciaire monoethnique, mal rendue, malade du népostisme, ou une toute autre, moderne, bâtie sur le respect de la diversité ? Et quelle diversité ? celle scandée comme un slogan creux par Abdel Aziz, qui écarte Négro-africains et Haratines des médias, de l’Armée , de la superstructure pour tout dire ?
Il demeure des zones d’ombre , une ambiguité dans ce discours …
A aucun moment Ould Sidy Baba ne dénonce le racisme d’Etat qui frappe des composantes nationales entières , l’hégémonie, patiemment mise en œuvre, d’une seule fraction … Il sait que les terres d’Atar appartiennent aux gens de l’Adrar, réalité censée être en porte-à-faux avec l’esprit de notre réforme fonciere quand, hélas à double standard, qu’il se garde bien d’indexer …( pour la petite histoire ,un jour qu’un Gouverneur negro-africain en exercice à Atar voulut s’attaquer à un contentieux foncier sur leurs terres , il s’entendit répondre par les notables de l’Adrar –tout gouverneur qu’il fut – ,ceci : ’’ ne vous mêlez pas de ça, ce sont nos terres’’) ! Les terres d’Atar, des Hodhs , du Tiris, relèvent du Trab-El bidhaans, comme le terroir de ‘’Sangrava appartient aux El- Maali et affiliés -‘’refusé aux aux Meshdoufs-‘’ et Lemden, à la parentèle du Président Sidy ; mais les terres de la vallée du fleuve relèvent, elles, … du domaine national !!! Elles sont pour tout le monde ! C’est ça notre réforme foncière, nos lois …L’auteur de l’article feint d’ignorer cette réalité factuelle des choses qui pourtant crève les yeux . Il ne dénonce pas … On ne l’entendit pas, à l’opposé de ces quelques voix courageuses, sur le cas de racisme flagrant des 47 officiers arabo-berbères sélectionnés du ‘’concours’’ dernier, ni sur celui des 700 fonctionnaires de l’Etat , récemment recrutés, pour une portion congrue de Négro-africains ; Sur l’épuration ethnique qui prévaut dans les écoles spéciales et d’excellence ces 10 dernières années il a toujours gardé le silence…Comment donc peut-on proposer des solutions sur l’Unité, sans toucher le fond du mal ? C’est à croire que l’unité nationale , prônée par O S B, soit de même nature que celle en vigueur, c’est-à-dire celle du cavalier et de sa monture ; cette Unité-là nous n’en voulons pas ! L’unité se fera dans l’égalité des chances et dans l’égale dignité ou ne se fera pas !
Notre identité culturelle ethnique nègre ne semble être prise en compte ici , comme avec le général Abdel Aziz, que lorsqu’il s’agit de nous exposer, dansant et virevoltant comme des forcenés, dans les festivals des villes anciennes de Chinguitty et walata … sans plus ! Lorsque O S Baba se risque à effleurer la question controversée des langues , il le fait sous l’angle, unique, de l’arabe – instrumentalisé depuis toujours – comme seule langue officielle , dominante; sur l’officialisation des autres langues nationales wolof , sooninke et pulaar motus ! Pourquoi donc se cabre-t-on sur ce terme ‘’officialisation’’ ? Ces langues doivent être érigées en langues de travail , au bénéfice des populations administrées, si tant est qu’on tient réellement à procéder à une véritable décentralistion, viable, des régions .O S Baba parle de ‘’redonner vie à l’institut des langues’’ sans se poser la question sur les mobiles-inavoués- qui avaient conduit à le fermer , arbitrairement, en 1990.
Mais le plus surprenant dans le propos de cette notabilité de l’Adrar a été d’affirmer , haut et fort , au mépris des expériences historiques d’autres peuples semblables à nous, que ‘’ l’unité nationale n’est pas menacée, et qu’elle ne pouvait jamais l‘être’’ ; qu’elle est même ‘’garantie’’, pour diverses raisons historiques; et d’ajouter que cette (prétendue) menace n’était, en fait, que le produit de fantasmes et d’élucubrations de certains, un épouvantail, tout trouvé, agité par les esprits populistes, et rien que ça ; alors que la tension ethnique et sociale , vive, est partout perceptible, palpable. Etrange observation que peu de gens partageraient… A moins d’être négationnistes. La question de l’esclavage est effleurée d’une tirade sur le ‘’ Mouvement–Manifeste’’, adossée sur la fameuse fatwa de nos fameux érudits, toute récente …
L’article, heureusement,clôt sur une note, résolument optimiste, portant sur la nécéssité de débattre des problèmes, en dépit de désaccords de points de vue qui pourraient survenir, et l’injonction, en même temps, à accorder place et respect à toutes les spécificités culturelles, à percevoir , comme partie intégrante, un patrimoine partagé et assumée en commun . Encore un slogan ?
Enfin, J’ai cru décéler dans ce texte comme un appel à l’esprit de renouveau, un vœu pour l’instauration d’une ère nouvelle sous le régime de ould Ghazouani…Mais comment y parvenir sans nous dire la vérité sur la cohabitation et sur les crimes ? Comment le réaliser sans, au préalable, assainir nos mœurs politiques et de gestion ? sans nous dresser impitoyablement contre la corruption et cette mentalité grégaire, perverse, qui incite et encourage au vol ? Sur cette question, hélas, l’ancien ministre reste muet …

Samba Thiam / Président des FPC
Novembre 14 / 2019

©️ Crédit source : Page officielle de l’auteur (https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1306411332853245&id=420106731483714) du 14/11/2019

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Une grave crise alimentaire menace le monde rural, face à un ciel aride et des terres desséchées

L’authentique – Le mois d’août 2019 tire à sa fin, et la Mauritanie enchaîne sa énième année de sécheresse. Les paysans n’auront plus le temps de cultiver la terre, alors que les rares animaux encore en transhumance occupent le versant des collines, arrachant les dernières feuilles d’arbres en l’absence de pâturage.

C’est tout le grenier naturel de la Mauritanie, de NDiago à Ghabou et de la Batha d’Aleg aux confins de Fassala Néré qui souffre de cette sécheresse qui risque d’être encore plus impitoyable que les années passées.

Aux alentours des villages et hameaux jadis généreusement arrosé, ce n’est que désolation. Un ciel obstinément silencieux et aride et des hectares de terre lamentablement desséchés. La plupart du bétail partie au Mali au début de la soudure, il y a de cela près de six mois, n’est pas encore revenue.

Pendant les années d’hivernage, les troupeaux redescendaient de leur zone de transhumance au Mali et au Sénégal, dès les premières gouttes, vers le mois de juillet. Certes, il y a eu des averses dans certaines régions du pays. De fortes averses, deux ou trois pluies qui ont fait couler les oueds et donner de l’espoir.

Mais depuis la mi-août, le ciel s’est refermé sur ses trésors et la terre aride où commençaient à germer de fragiles tapis vert, a repris sa couleur ocre. Le désespoir s’installe peu à peu dans le monde rural.

« Même s’il pleut maintenant, nous ne pourrons plus cultiver, car le temps qui reste ne pourra pas faire mûrir le sorgho, le mil ou le maïs. Les animaux sont d’ailleurs toujours en amont et leur retour ne fera que détruire nos cultures, si culture il y aura », explique Mahmoud, vieux paysan dont les champs s’étalent près de la mare Echeyeb, à 12 kilomètres de Kankossa en Assaba.

Non loin du village Ekamach, quelques hameaux peulhs. Hommes et femmes se tournent les pouces, en pleine oisiveté. « Les troupeaux de vaches sont toujours au Mali et ils risquent d’y passer encore des mois, car ici, la faim les décimera. C’est pourquoi, nous nous apprêtons à les rejoindre » avance Mawdo Bâ, la quarantaine.

Du Guidimagha, jadis région la plus arrosée du pays et lieu de transhumance du bétail mauritanien, les échos qui parviennent poussent au désespoir. « En cette période de l’année en général, les herbes masquent déjà les villages et les champs font germer leurs premiers bourgeons.

Mas cette année est vraiment dramatique. Nous n’avons jamais vécu pareille situation. Pas le moindre semi jusqu’à présent. Là-bas, la situation est catastrophique, d’autant plus que les animaux se sont attaqués aux arbres.

D’ici peu, et il n’y aura plus aucune forêt au Guidimagha  » raconte SIlèye Camara, un jeune transporteur soninké qui fait la navette entre Sélibaby et Kankossa.

Contacté au téléphone, Sidi Traoré, cadre à l’ONG ADIG (Association pour le développement intégré du Guidimagha) s’étonne de l’inertie des pouvoirs publics qui n’ont encore pris aucune mesure pour juguler la situation.

« C’est vrai que l’arrivée d’un nouveau pouvoir, d’un nouveau gouvernement qui vient juste de prendre fonction, pourrait constituer une excuse, mais la catastrophe est là, des régions entières de la Mauritanie sont menacés de disettes, des hommes, des femmes, des enfants, des troupeaux sont menacés dans leur existence et cela, doit constituer la priorité.

Un appel à l’aide d’urgence internationale s’impose et l’Etat mauritanien doit tirer la sonnette d’alarme » a-t-il confié.

Selon lui, le pire, c’est que la même situation prévaut sur toute la bande sahélo-saharienne, au Mali comme au Sénégal entre autres.

« N’empêche, selon Sidi Traoré, la volonté politique devra se traduire dans les faits à travers un engagement durable et inclusif. Le Gouvernement doit s’atteler à lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, conformément aux recommandations de la revue Faim Zéro qui est le résultat d’un long processus de concertation entre le Gouvernement, la Société Civile et les partenaires au développement ».

Cheikh Aïdara

Groupe des Journalistes Mauritaniens pour le Développement (GJMD)

Diogountoro – Guidimagha : le chef coutumier et ses administrés devant le tribunal de grande instance de Bobigny

Boubou Ba – Le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée par les parties.

Il prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression. La justice étatique décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit, d’où l’intérêt de faire appel aux modes amiables de règlement des conflits.

N’a-t-on pas coutume de dire : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ».

La justice amiable constitue une thérapie qui a pour but de briser le cercle infernal de la violence et de la contre violence afin de rétablir l’harmonie et la paix sociale. En effet, si jadis la fierté d’un Soninké, c’était de se glorifier de ne jamais mis pied au commissariat, aujourd’hui le voilà grimper la marche du palais de justice français. C’est peut-être la fin du royaume Soninké du 21eme siècle ou du moins le souverain mésopotamien du VIIème siècle.

Les descendants de Wagadu :

Si quelqu’un m’avait raconté hier, cette chaine judiciaire, c’est-à-dire les voilà venir le chef et ses conseillers d’un côté et de l’autre ses administrés devant le juge français pour trancher un litige qui les oppose, j’aurais tendance à imaginer que c’est le retour de « Wagadu Bida ».

Malheureusement, cette chaine judiciaire a eu lieu et s’est déroulée devant mes yeux à 9h30 au tribunal de grande instance de Bobigny (TGI). Les mots me manquent pour qualifier cette audience judiciaire que j’ai assistée ce lundi 25 mars 2019, devant le juge de référé du TGI de Bobigny avec un public-immigré, tous « ressortissants de Diogountouro », dans la Commune de Ghabou. J’étais pétrifié et écœuré de voir ceux qui se réclament « descendants de Wagadu » se trainent devant un magistrat étranger pour des faits qui peuvent se régler à l’amiable si nous étions véridique et honnête avec nous. Malheureusement, nous avons perdu la sagesse que le roi (Tunka) de Wagadu nous a léguée.

Autant de l’empire du Ghana, il semblerait le roi ou chef était un dirigeant véridique, honnête et sage ; il réglait toutes les affaires de son royaume à l’amiable afin de préserver la paix sociale de la cité. Le roi ou chef de Wagadu, selon les différents récits disposait trois critères qui nous laissent entendre qu’il était un roi justicier : Le roi était un « faiseur de paix » ; il était un « donateur » de ses biens, et ne peut se permettre, sans se déjuger, de repousser les incessantes demandes de ses administrés ; le roi était également un grand « orateur », ayant la maitrise de tous les codes culturels de la cité.

Pourquoi aujourd’hui, les descendants de Wagadu ont-ils perdu cette sagesse de rendre la justice et de dire le Droit ? Pourquoi, les fils du roi sont-ils arrivés devant le juge pour étaler leurs « linges sales » ? Où sont-ils passés les chefs justiciers de Wagadu, pour faire régner la paix et la cohésion dans le royaume ? Nous n’avons pas coutume de dire que, « le linge sale se lave en privé ». Pourquoi, nous ne faisons pas comme la communauté Wolof du Sénégal, en réglant ses affaires dans « le ventre de la famille » ou « dans le ventre du village ». Le maintien de la paix sociale et la tranquillité dans nos cités passent par les modes amiables de règlement des conflits.

Pourquoi sont-ils arrivés devant le juge de référé ?

D’après nos informations fiables, nous nous limitons de prendre les faits à partir d’une réunion. Ainsi, lors d’une réunion du village, le chef coutumier et les dirigeants de l’association de ressortissants de diogountouro (ARD) avaient déclaré oralement comme d’habitude, que la caisse du village disposait d’une somme totale de 147000euros sans pièce justificative à l’appui.

En effet, les jeunes du village ayant connaissance de ses droits et devoirs, avaient organisé plusieurs rencontres avec le chef coutumier du village et l’Association des Ressortissants de Diogountouro (ARD), dirigée par une poignée de gens (pour ne pas dire un clan), dont certains sont à la fois conseillers du chef coutumier et membre du bureau exécutif de ladite association, pour demander de comptes sur la gestion financière de l’association communautaire, c’est-à-dire les relèves bancaires et tout autre document nécessaire attestant la gestion transparente du bien commun. Bien sûr que oui, ils sont en droit de demander ou va leur argent et comment a été utilisé cet argent.

La jeunesse a également demandé au chef coutumier et le bureau exécutif de l’association de procéder à un changement des mentalités sur les instances associatives du village, c’est-à-dire à ne pas rester coller sur les patronymes (pour ne pas dire l’esclavagisme) des uns et des autres pour designer telle ou telle personne mais plutôt à regarder du côté des compétences et d’expériences pour faire avancer les choses dans le bon sens. La réponse du chef coutumier et le président de l’association est sans appel.

Le chef coutumier et l’association (ARD) disent tous pas question de leur fournir les relèves bancaires et tout autre document attestant la gestion du bien commun. Cela revient à dire taisez-vous, on n’a pas de compte à vous rendre et vous n’avez aucun droit sur vos propres biens. Apres plusieurs tentatives de médiation auprès du chef coutumier et auprès de l’association, qui n’ont donné des résultats positifs. Ainsi, les jeunes décident de saisir la justice pour faire valoir leur droit sur le bien commun.

Les faits :

Les jeunes sollicitent les compétences et l’expertises d’un avocat et docteur en Droit, Maître AKUSSON, un professionnel aguerri du Droit. Ainsi, maître Akusson, par un courrier du 31 octobre 2018 envoyé au chef coutumier et au président de l’association(ARD), demande à la partie défenderesse de lui communiquer tout document comptable susceptible d’attester de la gestion transparente des fonds de l’association. Le 17 nombre, le président de l’association (ARD) a envoyé une réponse lapidaire à l’avocat maître Akusson : « en ma qualité de président de l’ARD, je vous informe qu’il y a une totale transparence quant à la gestion des comptes et à la communication des soldes des comptes… ».

Une réponse non juridique mais plutôt littéraire, car l’avocat n’a pas demandé de verbes mais plutôt de pièces justificatives. Ainsi, n’ayant pas satisfait de la réponse du président de l’association, le 26 novembre 2018, l’avocat de la partie demanderesse a envoyé un 2eme courrier au chef coutumier et au président de l’association, faute des réponses claires accompagnées des pièces justificatives il sera obligé de saisir le juge de référé, c’est-à-dire le juge de l’urgence.

N’ayant pas obtenu une réponse, maître Akusson, à la demande de ses clients a saisi le président du tribunal de grande instance de Bobigny en référé, pour des faits de pratiques d’esclavagistes, de faits de discrimination au sein des instances associatives et une gestion opaque des ressources de l’association. Les faits sont grave, je dirais très grave même au regard du code pénal français. Enfin, il a demandé également au juge qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné à la tête de l’association et que les documents demandés soient communiqués par force.

L’audience devant le juge :

Les deux parties sont convoquées à 9h30 du matin devant le juge. Apres un bref rappel des faits et un échange de quelques documents entre avocats et juge. Madame, la juge a donné la parole à l’avocate de la partie défenderesse. Celle-ci a soulève l’irrecevabilité de la demande de la partie adverse faute de qualité à agir en justice et défaut d’intérêt, car selon l’avocate les plaignants ne disposent pas des preuves attestant leur appartenance à l’association. Ainsi, l’avocat de la partie demanderesse maître et docteur en Droit Akusson, a pris la parole pour démontrer l’appartenance de ses clients à l’association et demande au juge à ce qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné afin de mettre l’ordre dans cette association.

Madame, la juge après avoir écouté les deux parties et au vu de la complexité du dossier, elle a décidé de renvoyer l’audience au 10 avril 2019. Ce faisant, avons-nous d’autres solutions pour éviter le chaos ? Oui, évidemment nous avons une panoplie des solutions amiables (médiation, conciliation, arbitrage, négociation…) entre nos mains, qui nous permet de régler cette affaire à l’amiable sans que le juge ne soit au courant de ses linges sales. La justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations.

Elle recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit. J’en appelle à la sagesse et à la responsabilité de toutes les parties au procès d’aller sursoir au tour d’une table afin de pouvoir trouver une solution amiable et consensuelle pour le bien du village.

Ba – Boubou

Doctorant-Chercheur en Droit à Paris

Stagiaire à la Cour de cassation de France

🔘Crédit source : cridem.org

Afrique en mouvement, tout ESPOIR est permis par Ibrahim DIALLO.

L’Afrique n’est plus ce qu’il était, un continent où les enfants meurent de faim et de mal nutrition où des villages entières étaient effacés à causse d’un microbe ou encore la misère et le désespoir; mais l’occident ne voit toujours pas ce temps lointain et reste tout simplement autocentré. L’ignorance très répandue chez la population occidentale de ce qui ce passe en Afrique est consternante. Les afro-pessimisistes diront que L’Afrique reste L’Afrique et que rien a changé et ne changera pas car l’Afrique a pris tellement de retard sur le développement et la mondialisation qu’il est impossible de rattraper encore moins de dépasser l’occident et ils ne manqueront pas de parler des deux plus grandes fléaux qui frappent le continent depuis des années le manque de transition démocratique et sur l’immigration(à savoir la migrations s’opère à plus de 75% à l’intérieur du continent même) voulu ou non mais seulement ce dernier n’est plus réservé qu’à l’Afrique et ses enfants. Nous voyons bien, de plus en plus d’Américains quittent les USA et tout les jours des milliers d’Européens quittent l’Europe pour le Canada ou l’Afrique car les opportunités en Afrique sont beaucoup plus nombreux et le niveau de la vie de plus en plus élevé et surtout beaucoup moins chère avec une population jeune(0 a 14 ans est de 40%, 15 à 25 ans 19) et dynamique. A l’heure de la technologie donc forcé de reconnaître que aujourd’hui l’Afrique est belle et bien à la poursuite de l’occident et de l’Europe; avec son dynamisme et sa démographie (même si le président de la république française Emmanuel Macron, estime que ce n’est pas une bonne chose) est devenue le meilleur espoir de l’économie mondiale, selon des statistiques prévisionnels L’Afrique sera peuplé de 2,5 milliards d’individus en 2050 autant dire demain et de 4 milliards en 2100, soit un tiers de la population mondiale alors que l’Europe ne comptera que 10%. Bien évidemment le but n’est pas de dire que tout va bien en Afrique ou que c’est le paradis mais ne pas reconnaître ou fermer les yeux devant les réussites et les espoirs que le continent donne au monde est tout simplement anormal; ce qui vaut à refuser et ignorer une opportunité énorme.
Tandis que l’Europe et l’Amérique repensent au bon vieux temps, l’Afrique regarde devant et avance pour un futur meilleur et se construit sans l’occident en bonne partie.
Comme l’a souligné le milliardaire et homme plus riche de l’Afrique francophone Baba Danpullo, chez nos collègues du journal Le Point, « en Afrique tout est à faire et l’Afrique est condamné à émerger. Pendant des décennies, le continent a été associé à la misère et a la famine. Mais la tendance s’inverse… »
L’Afrique de 2018 n’a plus grand chose à voir avec des décennie de guerre ou du discours de Adbou Diouf en 1991.
Non l’Afrique n’est pas un pays de merde, c’est un continent et il est loin d’être de la merde comme a dit le président des États-Unis d’Amérique Donald Trump et il faut s’y faire et désormais l’intégrer à l’addition. Le destin de l’occident et du cadre de vie sont intimement liés à celui de l’Afrique donc avis à l’occident et aux occidentaux il est temps pour vous de connaître l’Afrique et d’apprendre son histoire.

DL pour TOUBA INFO

Article du 23 février 2018