Épidémies, politique et conflits : les annulations du hadj au cours des siècles

Pour la première fois depuis la fondation de l’Arabie saoudite, le grand pèlerinage pourrait ne pas avoir lieu cette année en raison de l’épidémie de coronavirus, mais 2020 ne ferait que rejoindre la longue liste des annulations de cet événement annuel

Des fidèles musulmans font le tour de la Kaaba dans la Grande mosquée de La Mecque, le site le plus saint de l’islam, le 13 mars 2020 (AFP) Par Mustafa Abu Sneineh

Mardi dernier, l’Arabie saoudite a préparé le terrain en vue de l’annulation du hadj de cette année, appelant les pèlerins à reporter leurs préparatifs et réservations en raison des craintes liées à la pandémie de coronavirus. Environ deux millions de personnes visitent La Mecque pour effectuer le pèlerinage annuel, qui devait commencer cette année en juillet, mais ces plans sont dorénavant incertains dans la mesure où le royaume a enregistré 2 752 cas de coronavirus et 38 décès. À l’instar de nombreux pays, l’Arabie saoudite a imposé un confinement et un couvre-feu pour tenter d’endiguer l’épidémie, et l’entrée dans les villes saintes de La Mecque et de Médine a été sévèrement restreinte. Riyad a déjà suspendu le petit pèlerinage, la oumra.

Muhammad Salih ben Taher Banten, ministre du Hadj et de la Oumra, a déclaré sur une chaîne de télévision saoudienne que les musulmans – qui doivent effectuer le hadj au moins une fois dans leur vie – devraient « attendre avant de s’engager ». « Nous avons demandé à nos frères musulmans du monde entier d’attendre avant de s’engager jusqu’à ce que la situation s’éclaircisse », a-t-il déclaré. « Dans les circonstances actuelles, alors que nous parlons d’une pandémie mondiale, dont nous avons demandé à Dieu de nous sauver, le royaume tient à protéger la santé des musulmans et des citoyens », a-t-il ajouté. Banten a indiqué que le ministère saoudien du Hadj et de la Oumra avait remboursé les frais de visas pour ce pèlerinage aux agences de voyage après la suspension des visites à La Mecque fin février. Bien que le hadj ait été annulé à plusieurs reprises au cours des siècles, depuis la fondation du royaume d’Arabie saoudite en 1932, il n’a jamais connu d’annulation, pas même pendant la pandémie de grippe espagnole de 1917-1918, qui a tué des millions de personnes à travers le monde. Mais si l’Arabie saoudite annule le hadj 2020, la décision s’ajoutera à une liste de près de 40 annulations dramatiques depuis la première en 629.

Middle East Eye jette un œil à quelques-unes des plus frappantes de l’histoire :

865 : Massacre sur le mont Arafat Au cours de son conflit avec le califat abbasside basé à Bagdad, Ismail ben Yousef, connu sous le nom d’al-Safak, lance en 865 une attaque sur le mont Arafat, qui surplombe La Mecque, y massacrant les pèlerins. Ce raid contraint à annuler le hadj.

930 : Attaque des Qarmates

En 930, Abu Taher al-Janabi, le chef de la secte hétérodoxe des Qarmates, basée à Bahreïn, lance une attaque contre La Mecque. Selon les récits historiques, les Qarmates tuent 30 000 pèlerins dans la ville sainte et jettent leurs corps dans le puits sacré de Zamzam. Ils pillent également la Grande mosquée et volent la Pierre noire de la Kaaba, l’emmenant sur l’île de Bahreïn. Le hadj est ensuite suspendu pendant une décennie jusqu’à ce que la Pierre noire soit rendue à La Mecque. Les Qarmates étaient une secte chiite ismaélienne qui croyait en une société égalitaire et considérait le pèlerinage comme un rituel païen.

983 : Califats abbassides et fatimides

La politique, elle aussi, a perturbé le hadj. En 983, les différends politiques entre les dirigeants de deux califats – les Abbassides d’Irak et de Syrie et les Fatimides d’Égypte – font obstacle aux musulmans se rendant à La Mecque pour le pèlerinage. Il faudra attendre huit ans avant que le hadj ne reprenne, en 991.

1831 : Épidémie Les conflits et les massacres ne sont pas les seules raisons ayant conduit à l’annulation du hadj. Une épidémie venue d’Inde frappe La Mecque en 1831 et tue les trois quarts des pèlerins, qui avaient enduré des semaines de voyage à travers des terres dangereuses et stériles pour effectuer le hadj.

1837-1858 : Choléra

En l’espace de près de vingt ans, le hadj est suspendu à trois reprises, empêchant les pèlerins de se rendre à La Mecque sept années durant. D’abord en 1837, lorsqu’une autre épidémie frappe la ville sainte, suspendant le pèlerinage jusqu’en 1840. Puis, en 1846, un épisode de choléra frappe La Mecque, tuant plus de 15 000 personnes et tourmentant ses habitants jusqu’en 1850. Les foyers épidémiques reprennent en 1865 et 1883. En 1858, une autre pandémie mondiale de choléra s’abat sur la ville, incitant les pèlerins égyptiens à s’enfuir en masse vers les côtes égyptiennes de la mer Rouge, où ils sont maintenus en quarantaine.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

©️ Crédit source: https://www.middleeasteye.net/fr/en-bref/epidemies-politique-et-conflits-les-annulations-du-hadj-au-cours-des-siecles

Conférence sur l’esclavage en Italie : la communication du leader abolitionniste Biram Dah Abeid dans le sénat à Rome.

Intervention de Biram Dah Abeid à la conférence sur l’esclavage au 21eme siècle le 13. 02. 2019 au Senat de Rome (Italie) sur l’invitation de la Fédération Italienne des Droits Homme. La conférence s’est tenue sous le patronage du Sénat et de la Chambre des Députés de la République Italienne.

Les participants sont: Sénateur Alessandro Alfieri , Commission des Affaires étrangères du Sénat Italien ; Antonio Stango , président de la Fédération Italienne des Droits de l’Homme ; Alberto Civica , secrétaire général UIL Lazio ; Francesco d’Ovidio , responsable pour des opérations du Département des droits fondamentaux de l’Organisation Internationale du Travail ; Toni Iwobi , vice président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat de la République ; Nicoletta Pirozzi , responsable du programme de l’Union Européenne de l’Institut des Affaires Internationales et professeur au Département Science Politique de l’Université de Rome III ; Silvia Stilli , porte parole de l’Association des Organisations Italiennes pour la coopération et la solidarité internationale ; Marta Grande, présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Lia Quartapelle, Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés ; Fabrizio Petri, président du Comité Interministériel pour les Droits de l’Homme ; Giuseppe Maimone, professeur d’Histoire et des institutions d’Afrique et Asie, Département des Sciences Politiques et des relations internationales de l’Université Palerme ; Laura Harth, représentante à l’ONU du Parti Radical Non Violent, Transnational et Transparti.

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=c3ccNRLOqfQ&feature=youtu.be

Source crédit : Réseaux officiels IRA-MAURITANIE.

Conférence Internationale sur la Gouvernance Sécuritaire en Afrique à Paris, en photos par notre BLOG !

Cette rencontre organisée sous le patronage de l’Institut Mandela en partenariat avec d’autres organismes dont le CCDMD (le Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora), a vu passer un panel d’intervenants de haute volée. Les débats ont été ouverts par le modérateur Dr Ousmane Sao, chercheur mauritanien et président du CCDMD. Par la suite le président de l’Institut Mandela, Docteur Paul Kananura a pris la parole par la présentation succincte de son organisme et une bienvenue chaleureuse aux illustres invités. Parmi ces derniers, quelques ambassadeurs (Maroc, Nigeria et Sénégal) , des représentants de plusieurs pays, des universitaires et des chercheurs spécialisés. Les discours ont porté largement sur les aspects originels, sociologiques, économiques, géopolitiques et sécuritaires ayant trait aux dangers multiformes du terrorisme en Afrique. Ainsi des enjeux multisectoriels de la problématique ont été revus et abordés à des divers degrés. Le défilé des conférenciers s’est déroulé entre 14 heures et 16 heures, et après une séance de questions-réponses s’est ouverte avec le public. Les échanges ont été très instructifs dans cette salle de la Bourse du Travail de Paris située au 3 rue du Château d’eau 75010.

Dr Ousmane Sao, le modérateur au micro.

Dr Paul Kananura, Président de l’Institut Mandela

Les ambassadeurs du Maroc et du Nigeria (g à d)

Maître Jemal M. Taleb, avocat Mauritanien

Mr Ali Rastbeen, Président de l’Academie de Géopolitique de Paris.

Colonel Babacar Diouf du Sénégal.

L’ambassadeur du Sénégal

Mr Amadou Oury Bah, ancien ministre guinéen (Conakry)

SUITE PHOTO-REPORTAGE :

Résumé de récit réalisé par K.S pour SONINKIDEES-JOSE

Macron décide de se rendre à Nouakchott et à une ville de l’intérieur mauritanien

Mourassiloun – Le Magazine « Jeune Afrique » évoque dans ses colonnes une visite attendue du Président Emmanuel Macron en Mauritanie, prévue probablement avant la tenue prochaine du sommet de l’Union Africaine, dans la capitale mauritanienne.

Le Chef de l’Etat français se rendra à Nouakchott puis dans l’une des villes de l’intérieur mauritanien, dont le nom n’a pas été précisé, indique-t-on. Ce séjour serait le premier d’un dirigeant français, depuis celui de l’ancien Chef d’Etat français Jacques Chirac en 1997.

Une unité militaire française opérant dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays est basée à Atar, rappelle-t-on. Paris a qualifié dernièrement la Mauritanie d’Etat relativement sécurisé, la faisant passer de sa liste rouge à la liste orange.

Ce qui s’est positivement répercuté sur le secteur du tourisme, marqué par l’organisation de vols charters hebdomadaires entre la capitale française et Atar.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source: http://www.cridem.org