✓Rendez-vous 07/10/2021 à Paris | Sortie de la version française d’un livre biographique sur le député mauritanien Biram Dah Abeid.

Paris, la ville-lumière s’apprête à accueillir une cérémonie de présentation du livre biographique sur l’homme politique et défenseur des droits humains mauritanien, président d’Ira-Mauritanie, Biram Dah Abeid. La journaliste Équatorienne Tania Tinoco, engagée universelle pour les droits de l’Homme, avait rencontré et interviewé le député à Mexico-City (début 2019). Le député activiste a été fraîchement élu à l’assemblée nationale de son pays du fin fond d’une prison insalubre. Impressionnée par le parcours et la trajectoire de l’homme, Tani Tinoco vînt en Mauritanie, suivre le candidat Biram Dah Abeid au cours sa campagne vigoureuse pendant les élections présidentielles de juin 2019. Depuis lors, la journaliste et adepte des droits des personnes, a planché sur une biographie du prisonnier politique le plus incarcéré en Mauritanie. Le leader abolitionniste est un inamovible challenger des militaires aux deux dernières élections présidentielles (2014 et 2019) . Madame Tinoco a déjà publié la version de son œuvre en Espagnol et en Anglais et, le 7 octobre 2021 à Paris, c’est la version française du livre qui a pour titre « Biram Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » qui est à l’honneur.

✓La cérémonie aura lieu à partir de 19H30 de Paris à l’adresse suivante :

• Amphithéâtre Pierre Henri Titgen
Université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne

Campus Port-Royal-Centre Lourcine

17 rue Saint-Hippollyte 75014 Paris

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

✓Mot d’hommage à la mémoire de notre oncle Adama Samba Coulibaly | Décédé le 25 août 2021 à Nouakchott

Les grands Hommes meurent mais leur digne Mémoire reste pour l’éternité.

Sa prise de parole lors d’une réunion régionale Ganbanaaxu à Selibaby (courant 2021)

xx/xx/1963 ~ 25/08/2021

Il s’appelait Adama Samba Coulibaly connu communément Boubou Artoumo. Un géant de 58 ans natif de Dafort dans la région du Guidimagha (Sud mauritanien). Dans la nuit du 25 août 2021 à Nouakchott, il a été rattrapé par l’irréversible rendez-vous (La Mort) qui traque toute vie sur Terre d’une manière ou d’une autre. Responsable de la section Amees Dafort (association mauritanienne pour l’éradication de l’esclavage et ses séquelles), il était un pilier du mouvement anti-esclavagiste soninké Ganbanaaxu Fedde. Mouvement populaire (fondé en 2016) militant pour l’égalité sociale et contre les mentalités féodales et esclavagistes qui relèguent et discriminent les descendants d’esclaves Soninkés. Vaillamment mobilisé dans cet engagement droit-de-lhommiste, il a pris part avec dignité à la défense des droits citoyens et sociaux de la communauté Ganbanaaxu Dafort. Également conseiller municipal depuis septembre 2018, tonton Boubou Artoumo a été injustement emprisonné par 2 fois (49 jours à Selibaby en 2017 et 2 jours en 2020 à Nouakchott). Cela suite à des plaintes fallacieuses et autres bizarreries administratives et judiciaires orchestrées en coulisses par des détracteurs mesquins troublés socialement par la cause anti-esclavagiste au sein de la communauté soninké notamment à Dafort. Ces gens comptaient le faire renoncer en vain, sa résilience et sa détermination ont fait son renom inscrit à jamais dans notre conscience sociale et citoyenne.

• À droite sur cette photo avec 2 membres Ganbanaaxu Dafort et un conseiller municipal peul.

Analphabète, monsieur Coulibaly a su s’imprégner de l’éveil du militant fièrement avec respect par son aura de tribun très conscient de la phase historique des enjeux sociaux en cours. Il a été calomnié et insulté fréquemment par certains haineux déclassés socialement via les réseaux sociaux notamment WhatsApp. En Mars 2019, par diverses intrigues manipulatrices ourdies par l’ancien ordre coutumier, on voulait atteindre son activité professionnelle de boucher avec un embargo causant une séparation avec certains travailleurs bouchers acquis à la domination coutumière du village. Ainsi il était interdit formellement aux acheteurs d’aller chez lui. Il s’était réorganisé avec ses partenaires issus de la communauté Ganbanaaxu, pour poursuivre leurs activités de boucher en servant avec efficacité les familles Ganbanaaxu Dafort. Ce présent témoignage à son sujet revêt une mission obligatoire pour ma conscience, car sa mémoire honorable le mérite amplement.

Avec le député Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie
• En compagnie du doyen Ladji Traoré et d’autres frères militants anti-esclavagistes
Ici au milieu d’autres frères et responsables abolitionnistes

Il croyait à des réformes sociales pour notre communauté où l’esclavage par ascendance est érigé socialement comme marqueur « valorisant » à faire perpétuer. Ainsi le Lion Massassi a accompli sa mission dignement, il est parti Digne et Libre. Il a su dissocier les vraies personnes qui l’adulaient en homme utile collectivement et les fausses personnes qui se servaient jadis de lui occasionnellement pour magnifier l’ordre féodal discriminatoire et trompeur. Sa mémoire sera un nœud indéfectible de notre SERMENT pour plaider les visionnaires objectifs de cet engagement pacifique pour une vie sociale harmonieuse et juste dans SONINKARA. inshâAllah.

✓Paix éternelle à votre Âme, cher oncle. Ameen

~ Par votre neveu et camarade Koundou SOUMARÉ, mes respects.

✓Portrait de Militante | Éléments biographiques de Madame Boye Sagna surnommée « Mama IRA »

• À découvrir un bref élément vidéo : https://youtube.com/shorts/zdVajx_7ZEk?feature=share

Elle est native de Diogountouro, village du Guidimagha (Région Sud mauritanien) situé au bord du fleuve Sénégal. Elle vit en famille à Nouakchott depuis quelques années. Une dame travailleuse et l’une des voix militantes pionnières issues de la communauté soninké engagées au sein du célèbre mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie. Elle fait partie de la très dynamique section IRA – Sebkha. Selon les informations de présentation recueillies auprès d’elle, c’est à partir de courant 2014 qu’elle avait eu des contacts inspirants dans ce militantisme auprès de son oncle monsieur Yakhoub Bakhayokho, président de l’association UVDS (Union des volontaires pour le développement dans Soninkara) et tenant actuellement le poste de secrétaire général du parti RAG. Surnommée et connue sous l’appellation « Mama IRA », Madame Sagna est une militante aguerrie du terrain qui a subi avec tant d’autres de ses camarades IRAOUIS, l’engrenage répressif du pouvoir mauritanien au cours de la décennie passée.

En compagnie des militants anti-esclavagistes d’IRA

Elle a reçu des coups lors des sit-in devant les commissariats à Nouakchott, autour des tribunaux à Rosso ou à Aleg pour soutenir le leader abolitionniste Biram Dah Abeid et ses camarades. Le surnom Mama IRA lui aurait été attribué lorsqu’elle voulait camper avec sa moustiquaire devant un commissariat à Nouakchott pour s’enquérir du sort de militants arrêtés et retenus en lieux inconnus. Sa détermination est à la fois proverbiale et fascinante , je dirais qu’elle s’inscrit symboliquement dans le sillage historique de vaillantes dames comme Rosa Park ou Harriet Tubman.

Elle remet une distinction lors du tournoi foot Uvds-Ganbanaaxu à Nouakchott

Elle nous apprend qu’à cause de son engagement visible, elle faisait l’objet de différentes moqueries et pressions venant de certains milieux de la communauté soninké de Nouakchott. Début Mai 2017 , elle était l’une des rares femmes militantes qui comptaient accueillir et participer au Guidimagha à la visite programmée du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid. Finalement les forces sécuritaires de la région à l’époque avaient contraint les militants sur les routes à l’isolement avant de procéder à l’expulsion expéditive du président d’IRA du Guidimagha dès son arrivée à la rive mauritanienne à Gouraye venant du côté Sénégalais.

Aujourd’hui cette dame forte à la cinquantaine, est toujours une voix fidèle et forte dans l’engagement abolitionniste et droit-de-lhommiste au sein de sa section IRA Sebkha et dans le mouvement d’éveil antiesclavagiste Ganbanaaxu Fedde dans les communautés Soninkés. Très sûre de la rectitude de son combat, elle dit prête à subir le dénuement matériel par une grande résilience encore et toujours pour le respect des droits légitimes de tous les citoyens sans distinction de races ni de communautés. Elle dit que la vision et le courage de Biram Dah Abeid sont source d’espoir pour tout le Peuple mauritanien, et qu’elle s’y retrouve hier comme aujourd’hui.

En action lors d’un sit-in à Nouakchott juillet 2021

✓Récit par KS (Médias Source : éléments reçus de Madame Sagna)

Le Grand Entretien du Blog | En exclusivité avec le mathématicien Sy Mouhamadou

La rubrique Le Grand Entretien du Blog est honorée par la disponibilité d’une grande pointure mathématicienne et intellectuelle, en la personne de Monsieur Sy Mouhamadou . Chercheur natif de Bélinabé dans le Gorgol (Sud mauritanien) , Monsieur Sy vient être recruté auprès d’une figure célèbre dans les milieux de Mathématiques, le professeur Martin Hairer à Imperial College de Londres en Grande-Bretagne.

✓Nos vifs remerciements amicaux et fraternels à lui pour cette disponibilité avec l’interview qui suit :





• Question 1 : Bonjour Monsieur Sy, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

MS : Je suis Mouhamadou Sy, né à Bélinabé dans le Fuuta Mauritanien. Je suis chercheur en mathématiques, travaillant à Imperial College London dans le domaine des équations aux dérivées partielles stochastiques. Je consacre une partie de mon temps libre aux langues africaines qui, je pense, doivent prendre une place prépondérante dans les systèmes éducatifs en Afrique. Rares sont, en effet, les pays africains qui intègrent leurs langues dans leur éducation au moment où celles-ci devraient être le socle de l’ensemble du système, y compris et surtout, l’apprentissage des sciences.


Question 2 : Vous êtes chercheur reconnu en mathématiques, que pouvez-vous nous dire sur votre parcours écolier et étudiant depuis votre village dans le Gorgol jusqu’à votre position actuelle ? Et quels conseils pour notre jeunesse concernant les études ?

MS : J’ai suivi le parcours qui était proposé à l’époque par l’école publique mauritanienne jusqu’en terminale. J’ai fait un bac C (Mathématiques). J’ai toutefois toujours été intéressé par les matières littéraires aussi. À l’école primaire du village de Bélinabé, nous étions à une époque où nous manquions de salle de classe ; il y avait des années où on était une classe itinérante passant d’un endroit du village à un autre pour trouver un toit pour abriter nos cours. Nous avions fini par nous stabiliser sous un grand arbre non loin de l’école. Ce sont des moments inoubliables. L’école pour moi c’est donc tout cela ; c’est le contexte particulier dans lequel je l’ai pratiquée. Le collège-lycée a été le prolongement de cet univers. C’était naturel que je m’inscrive en Mathématiques à l’université ; ce qui l’était moins était le fait que cette université soit française. Je n’avais en effet aucune justification financière évidente. C’est grâce au dévouement d’un ami de ma famille que j’ai pu m’inscrire et m’envoler pour la France. Une fois sur place, on fait face à plus d’une difficulté ; mais sachant le sacrifice derrière, l’échec était non envisageable, il fallait réussir et le faire le mieux possible. Mais je suis bien placé pour savoir que ce n’est pas la motivation seule qui permet d’y arriver ; cela nécessite un ensemble d’ingrédients impossible à faire une liste exhaustive mais dans lesquels les circonstances jouent beaucoup. Mes études en France ont pu bénéficier de beaucoup de bourses françaises (Bourse RATP, Bourse d’excellence du master Recherche de Cergy-Pontoise, Bourse Domaine d’Intérêt majeur, Prix au mérite en sciences de l’Académie de Paris). J’ai aussi eu la chance de faire un master recherche à Cergy où la taille humaine des groupes facilitait l’accès des étudiants aux chercheurs de premier plan dans leurs domaines respectifs. Je me souviens de mes multiples interactions avec Pr. Vladimir Georgescu, Directeur de recherche CNRS qui m’a enseigné la topologie et la théorie spectrale, et avec qui j’ai approfondi ma découverte de l’univers de la recherche en Mathématiques. Pr. Georgescu est un grand nom de la physique mathématique et passer autant de temps dans son bureau à discuter des maths et de la culture mathématique a été une chance inestimable pour moi. C’est d’ailleurs Vladimir qui m’a présenté mes futurs directeurs de thèse qui deviendront mes parents scientifiques et m’ouvriront la porte d’entrée dans la communauté. Après ma thèse, je fus recruté à University of Virginia (UVA) où j’ai fait plus ample connaissance avec le système américain. UVA a été une étape importante ; on sort de son université mère (Cergy-Pontoise pour mon cas) et on met à l’épreuve ses capacités d’indépendance scientifique déjà développées lors du doctorat ; d’un autre côté on se lance dans des collaborations. UVA a été, en plus de sa valeur intrinsèque, un avantage considérable de par sa proximité avec les autres universités de la côte est ; j’ai pu ainsi séjourner notamment au MIT et à Brown University, invité par des collègues. Imperial College London est la toute nouvelle étape que je viens d’entamer, elle s’inscrit dans la continuité des autres avec de nouveaux défis scientifiques à relever.
Je conseille aux jeunes africains de ne pas se décourager dans la poursuite de leurs rêves, et de s’investir en sciences. Cela pourrait significativement améliorer la condition de leurs sociétés et de désenclaver scientifiquement et technologiquement le continent. Beaucoup de jeunes issus de pays, sous-développés il y a quelques décennies, que cela soit d’Amérique du Sud ou d’Asie sont impliqués aujourd’hui dans beaucoup de découvertes scientifiques. Le chemin le plus court vers le développement auquel nous aspirons tant est certainement celui de la pratique scientifique.

• Question 3 : Il y a quelques années vous aviez publié un ouvrage de maths traduit en langue Peul, quelle a été sa portée académique par la suite ?

MS : L’ouvrage de Mathématiques écrit en Pulaar s’incrit dans une démarche que j’ai mentionnée ci-haut. Il s’agissait de faire avancer, sur le plan scientifique, la question de l’utilisation des langues africaines à l’école en Afrique. Je pense en effet que l’acquisition des connaissances scientifiques, que cela soit en nombre d’individus qu’en profondeur, sera bien améliorée avec un système basé sur les langues usitées par les populations dans toutes leurs affaires quotidiennes et sur lesquelles reposent leurs cultures.


• Question 4 : Récemment une communication médiatique annonçait votre recrutement auprès du Pr Sir Martin Hairer (médaille Fields 2014) à Londres, nos vives félicitations, pouvez-vous nous présenter brièvement vos nouvelles activités de recherches ?

MS : Merci pour les félicitations. C’est vrai qu’il y a eu cette communication dans certains de nos médias nationaux (vous en faites partie). Dans notre contexte national, cela prend une dimension de plus et je suis ravi que celui ait pu générer tant d’enthousiasme notamment auprès des jeunes. Pr. Hairer est un mathématicien de renom qui a réussi un tour de force monumental quand il a développé sa théorie des structures de régularité permettant de donner un sens à une classe d’équations de la physique mathématique. Mes travaux, en collaboration avec lui, porteront précisément sur cette théorie et sur quelques unes des équations en question. Il y a, en physique, des hypothèses que les mathématiciens appellent conjectures qui formulent des intuitions non encore prouvées ou qui ne le « sont » seulement que de façon formelle. Une de nos missions est de fournir des résultats mathématiquement rigoureux concernant ces conjectures.


Question 5 : Souvent vos publications sur les réseaux sociaux notamment Facebook , sont marquées d’une grande pertinence , par exemple sur les affaires politiques et sociales en Mauritanie, que faudrait-il faire aujourd’hui pour régler définitivement certaines problématiques liées au racisme et aux différentes manifestations de l’esclavage chez nous ?

MS : Merci pour le compliment ! La Mauritanie, à l’image de beaucoup de pays de la sous-région, connait des problèmes sociaux qui ne peuvent qu’interpeller quiconque intéressé par son bien-être : la condition de la femme, la condition des descendants d’esclavagisés ou dans certains cas celle de personnes encore esclavigisées, la phobie liée à la préférence sexuelle, l’extrêmisme religieux. Pour ce qui est de la Mauritanie, le système de gouvernance basé sur une préférence ethnique, et aussi le génocide militaire et civile non encore réglé qu’a subi sa population noire, peule notamment, sont autant d’urgences nationales. Il y a donc là un concours de plusieurs facteurs qui contribuent à enliser et à miner le pays sur bien de plans. La diversité de ces injustices fait que les coupables sont un peu partout : parmi les militants contre le système de gouvernance, il y a de profonds féodaux qui n’ont aucune volonté à faire changer le système social injuste qui permet l’esclavage actif ou passif. Parmi eux et aussi les militants anti-esclavagistes, on trouve des individus qui ont acté et intégré une prétendue infériorité de la femme. Et au milieu de tous ceux-là, on trouve une flopée d’homophobes. Certains militants éclairés sur ces questions sont encore timides et réticents à l’idée d’exprimer clairement leur position, par peur de la réaction de la masse. Au final peu sont résolument clairs et prêts à mettre, avec sincérité et pratique, tous ces combats sur le même pied d’égalité. Je crois qu’une des clés du problème mauritanien est qu’il y ait un front capable d’incorporer, sans hiérarchie, les luttes contre les injustices citées. Les tâches peuvent cependant être partagées, mais ce dont on ne peut pas se permettre, si toutefois l’on décidait de lutter contre l’injustice en tant que telle, c’est la sensibilité sélective face à la diversité de nos souffrances. Il est urgent que les leaders politiques et d’opinion clarifient leurs positions et qu’ils dénoncent, avec la même énergie, toute atteinte à la dignité de la femme, tout manquement à l’égalité des droits, tout acte homophobe, tout acte teinté d’esclavagisme. L’autre clé que je crois fondamentale est le passage à la laïcité. C’est, à mon sens, la seule capable de supporter de telles réformes sociales.

• Question 6 : le système éducatif est indexé pour une baisse généralisée de niveau, quels conseils pouvez-vous donner pouvant enrayer cet échec systémique qui affecte d’innombrables jeunes gens et leurs familles dans nos terroirs ruraux surtout ?

MS : Le problème de l’échec scolaire est un problème mondial. En Afrique, toutefois, il y a des facteurs propres qui y participent. Cela nous ramène à la question des langues africaines et à leur utilisation à l’école. Il est quand même inimaginable pour la France, par exemple, de placer désormais les enfants français de 5 ans, n’ayant acquis que les bases de la langue française, dans une école basée désormais sur le chinois, par exemple. Et tout cela avec interdiction d’utiliser le français. Ces enfants recommenceront donc leur apprentissage de l’environnement (dont les prémices sont déjà acquises) pendant quelques années dans une nouvelle langue ; le peu qui a pu survivre pourra apprendre les sciences et l’histoire dans cette langue ; et la sélection continue. À la fin du processus, la France perdrait énormément, son système deviendrait vite comparable à tous ces systèmes qui sévissent en Afrique. Le fait que nos systèmes utilisent le Français, l’Anglais, le Portugais ou l’Espagnol ne vient que du fait qu’ils ont été mis en place durant la colonisation. À l’époque, il fallait former surtout des interprètes ! Et donc c’était bien justifié, vu les objectifs. Aujourd’hui, les objectifs ne sont absolument pas les mêmes. Il faut former des générations pour relever des défis, beaucoup de fois, techniques. Un système qui est entièrement bâti sur une langue étrangère ne fait qu’imposer une sélection rude et inutile aux enfants en bas âge, et affecter ainsi négativement la réussite globale. L’effet sur une période longue est celui que nous constatons aujourd’hui. Donc, déjà en reconsidérant cette question des langues, ne serait-ce qu’à l’école primaire et au collège, on pourrait améliorer nettement l’efficacité de l’école. Ensuite, des mesures plus techniques viendront s’adresser aux facteurs d’échec que l’on partage avec le reste du monde.

13 juin 2021

• Entretien réalisé par KS pour le BLOG

🟢 Reconnaissance et Grandeur | Bio d’un Militant – Monsieur Abdellahi Abou Diop


Ces figures 🌟 étoilées🌟 pour les Causes Justes :



Il s’appelle Abdellahi Abou Diop , un pur et dur produit IRAOUI – IRA-Mauritanie.

Il a reçu coups rudes et a connu attaques violentes diverses tout au long de cet engagement droit-de-lhommiste et anti-esclavagiste en Mauritanie 🇲🇷. Il investit courageusement tous les terrains chauds où les faibles sont menacés dans leurs droits fondamentaux.

Cette figure emblématique de la lutte est un proche fidèle du président des réseaux IRA-Mauritanie, l’honorable député Biram Dah Abeid . Également Monsieur Diop est un fin communicant arabophone doté d’une grande efficacité à travers son profil Facebook par lequel toutes les alertes sérieuses d’atteintes aux droits de citoyens sur l’étendue du territoire mauritanien sont relayées.

Ainsi son engagement multidimensionnel mérite une visibilité auprès d’une certaine opinion francophone mauritanien. Alors notre modeste mot à son endroit s’inscrit dans ce cadre.

👍🏿Bravo au COURAGEUX COMBATTANT

• Fraternellement, votre frère et camarade KS

Mauritanie | A propos de la 1ère Dame


Mariem Mint Mohamed Fadel Ould Dah a accompagné son époux à Paris, venu assister au sommet sur le financement des économies africaines. Elle en a profité pour discuter avec Brigitte Macron de ses combats.




🔷Ancien ministre :


Née en 1980 à Atar, dans la région de l’Adrar, Mariem Dah a quatre sœurs et un frère. Son père, Mohamed Fadel Ould Dah, est un ancien militant du Mouvement national démocratique (MND, un parti de gauche), très respecté dans tous les milieux politiques.

Cet avocat a occupé de nombreuses fonctions : il fut ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique du président Mohamed Khouna Ould Haidalla, ambassadeur dans de nombreux pays arabes (Irak, Syrie, Jordanie, Maroc…), puis conseiller de Maaouiya Ould Taya. Il est aujourd’hui retraité.


🔷Étudiante à Damas:


« J’ai grandi dans une famille très ouverte d’esprit », confie-t-elle. Mariem Dah a beaucoup voyagé dans son enfance, au gré des missions diplomatiques de son père.

Elle a été scolarisée en Syrie, où ce dernier était alors en poste. Puis, elle s’est inscrite en 1999 à la Faculté de médecine dentaire de Damas, dont elle est sortie diplômée en 2004.


🔷Rencontre :


Retour en 2003. Encore étudiante, elle séjourne en Mauritanie afin de préparer son futur recrutement dans l’armée. À l’état-major, où elle vient préparer des papiers administratifs, elle rencontre Mohamed Ould Ghazouani, alors commandant du Bataillon blindé.


Ils se sont depuis mariés et ont eu trois fils, de 16, 13 et 7 ans. Mohamed Ould Ghazouani a trois filles issues d’un premier mariage.


🔷Grandes familles soufies :


Avant leur rencontre, et bien que les deux futurs époux ne se soient jamais croisés, les familles entretenaient déjà des liens étroits de longue date.

Cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani, le défunt père du futur président, était le chef d’une grande confrérie soufie (courant ésotérique et mystique de l’islam) de l’est de la Mauritanie et comptait des milliers d’adeptes.

Mariem Dah est elle aussi issue d’une grande famille soufie. Son grand-père maternel en était une figure très respectée.


🔷Dentiste militaire :


Une fois diplômée, elle rentre s’installer à Nouakchott et exerce comme dentiste militaire durant un an. Elle devient ainsi fonctionnaire de l’État.

Deux ans plus tard, en 2006, elle ouvre son propre cabinet, avant d’intégrer l’Office national de la médecine du travail.


🔷Différence :


En 2008, naît son second enfant, Fadel, qui porte le prénom de son père. Le sachant différent « je déteste le terme de handicap », précise-t-elle, Mariem Dah entame un parcours du combattant afin qu’un diagnostic précis soit posé sur la maladie de son fils.

Elle multiplie les allers-retours entre Nouakchott et l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris. En vain.


🔷Cap sur Washington:


En 2011, son mari est chef d’état-major depuis trois ans lorsqu’elle décide de partir aux États-Unis afin de consulter d’autres médecins pour son fils.

Elle intègre l’ambassade de Mauritanie à Washington, en tant que première conseillère et enchaîne sans relâche les rendez-vous médicaux jusqu’à ce qu’on puisse lui dire avec certitude que son enfant souffre d’une maladie génétique très rare, liée à l’autisme.


🔷Combat d’une vie :


En 2018, elle rentre à Nouakchott et se lie via un groupe Whatsapp à d’autres femmes, elles aussi mères d’enfants autistes. Ce trouble neurodéveloppemental est très tabou en Mauritanie.

Elle crée avec une amie la première Association des enfants autistes de ce pays puis, avec un financement émirati, elle ouvre le Centre Zayed qui leur dispense des soins (éducation spécialisée, orthophonie, ergothérapie, kinésithérapie…) et accompagne leurs parents. Cette structure offre également des diagnostics gratuits.


🔷Loin de la politique :


Première dame depuis l’investiture de son époux, en août 2019, elle a délégué la gestion du Centre Zayed, mais continue de recevoir trois fois par an personnellement les familles.

Toujours à distance de la vie politique, elle projette d’ouvrir un grand établissement, qui pourrait, non seulement, accueillir les enfants autistes, mais aussi trisomiques et aveugles.


🔷Rendez-vous à l’Élysée :


Le 20 mai, elle s’est notamment entretenue au sujet de son combat avec Brigitte Macron, elle-même engagée sur les questions liées au handicap, qu’elle a pris l’initiative de solliciter.

Elle s’était rendue pour la première fois à l’Elysée trois jours plus tôt, afin de prendre part au dîner offert par Emmanuel Macron aux présidents et chefs de gouvernement, en marge du sommet sur le financement des économies africaines.


✍️Par Justine Spiegel, JEUNE AFRIQUE / kaw touré FB

©️ Crédit source : https://www.chezvlane.com/A-propos-de-la-1ere-Dame_a23257.html

Mauritanie/ Portrait : Biram Dah Abeid, l’homme qui a marqué la décennie 2008 – 2019, par Cheikh Aïdara.

S’il y a un acteur qui a marqué la scène politique et droit de l’hommiste en Mauritanie durant la décennie 2008-2019, c’est bien Birame Dah Abeid. Deux périodes peuvent être distinguées dans la vie de cet illustre personnage. Une période que certains qualifient de provocatrice et de radicale dans son combat contre l’esclavage qui va de 2008 à 2014, et la période suivante où son discours évolue compte tenu de son statut de présidentiable qui cherche à brasser plus large. Outre l’électorat haratine et négro-africain qui forme l’essentiel de son contingent politique, il aspire désormais à séduire l’électorat arabe.

Sa popularité dépasse les frontières de la Mauritanie et son aura en fait aujourd’hui le politique et l’activiste des droits de l’Homme qui a le plus marqué la décennie 2008-2019, en particulier l’année 2019. Son élection comme député à l’Assemblée Nationale à partir d’une cellule de prison en septembre 2018 et son arrivée en 2ème position aux élections présidentielles du 22 juin 2019, face à des ténors politiques, un ancien Premier ministre, une coalition de Halaybé et un leader historique, sans structure politique et sans soutiens financiers forts, constitue un exploit inédit. Il, c’est Birame Dah Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), député à l’Assemblée nationale, deuxième sur les deux dernières élections présidentielles (2014 et 2019), et l’un des défenseurs des droits de l’homme le plus titré du continent.

En somme, la vie de Birame Dah Abeid ressemble à s’y méprendre à celle des grandes figures noires de l’Histoire contemporaine, à l’image de Martin Luther King, Malcom X, Nelson Mandela, pour ne citer que ces hommes aux destins si croisés et semés d’embûches. Des destins tissés autour de combats pour un idéal, l’égalité des races et la justice sociale, notamment en Mauritanie, pays traversé par des courants et des idéologies qui s’entrechoquent autour de questions aussi controversées que l’esclavage, le racisme d’Etat, l’exclusion des descendants d’esclaves et la stigmatisation de la composante négro-africaine, mais aussi la pauvreté et les injustes qui n’épargnent aucune communauté. Jamais homme n’a été aussi combattu, haï, voué aux gémonies, embastillé et pourchassé au cours de la dernière décennie. Jamais également acteur mauritanien n’a été aussi décoré et distingué sur les plus prestigieuses tribunes du monde, en Irlande, en Belgique, jusque dans l’hémicycle des Nations Unies.

Cependant, l’évolution de Birame Dah Abeid, peut-être scindée en deux grandes périodes, celle du défenseur des droits de l’homme qui passe par l’ultra-radicalité pour nourrir sa confrontation contre la société maure, ce qui lui vaudra plusieurs séjours en prison, et celle de la recherche du consensus et du rassemblement autour de questions non plus communautaristes, mais d’envergure nationale, pour nourrir de nouvelles ambitions politiques.

Birame, « l’impénitent provocateur》

Le combat premier de Birame Dah Abeid sera d’abord circonscrit dans son propre ensemble, celui de la communauté maure, où sa frange, celle des Haratines à laquelle il appartient, se sent oppressée, exploitée et oubliée dans le partage du pouvoir politique et des prébendes économiques. Les militants d’IRA commencent le combat par la revendication d’une nouvelle identité, l’identité Harratine, pour se démarquer de leurs tribus. Le tout servi par un discours jugé subversif et diviseur de l’ensemble maure.

Birame quitte SOS Esclaves, une organisation non gouvernementale qui combat l’esclavage et dans laquelle il militait. Son président, Boubacar Messaoud et les siens ne peuvent cependant être accusés de n’avoir pas servi loyalement et engagement la cause antiesclavagiste. Ils ont eu leur lot de brimades et d’emprisonnement, connue des succès et essuyé des échecs plus d’une décennie durant pour la défense de la cause, avant d’être officiellement reconnue en 2005, après la chute de Ould Taya.

Mais Birame trouvait sans doute que les moyens de lutte de SOS Esclaves étaient peu énergiques et molles à son goût. Il décide de fonder une organisation radicale au discours percutant. Le premier noyau dur est formé de quelques compagnons, de jeunes intellectuels révoltés par la situation des communautés noires, haratines et négro-africaiines, notamment Brahim Ould Ramdhane, Hamady Lehbouss, Ahmed Hamdy, Balla Touré et d’autres qui l’ont rejoint, persuadés que sans une secousse violente contre la muraille féodale, l’esclavage aura encore de beaux jours devant lui.

Une organisation ultra-radicale est née, l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA). L’objectif de ce mouvement, obliger les autorités à appliquer la feuille de route des Nations Unies et la loi 2O07-048 criminalisant l’esclavage qui venait d’être adoptée. Très vite, l’organisation prend de l’ampleur, plusieurs jeunes harratines et négro-africains, séduits par le discours rugueux et radical d’IRA s’engouffrent dans la brèche. Les discours d’IRA choquent par leur nature crue et provocatrice. Les militants traquent les cas d’esclavage, forcent la police à interpeller les suspects de pratiques esclavagistes, organisent des sit-in devant les commissariats de police pour éviter que les coupables ne soient mis en liberté in petto. SOS Esclaves et IRA exigent la révision de la loi 2007 et parviennent avec la pression internationale à faire adopter une loi plus répressive en 2015. Les peines sont doublées et la société civile peut désormais se porter partie civile.

Des dossiers commencent à défrayer la chronique. Janvier 2012, le cas d’esclavage à Aïn Farba.
En 2013, une autre affaire éclate à Atar. C’est «l’affaire Oùmoulkheiry Mint Yarba »..
La même année, c’est l’affaire Noura, 18 ans, cette fois à Boutilimit. Les militants d’IRA observeront le plus long sit-in dans l’histoire du mouvement devant la brigade de gendarmerie pour exiger la traduction en justice des présumés maîtres. Puis, sans résultat après plus de quinze jours de sit-in, ils organisent une marche de 150 kilomètres pour rejoindre Nouakchott et exprimer leur indignation face à l’impunité.
Plusieurs autres dossiers suivront, dont celui de Yarg et son frère. Le mouvement IRA jugé subversif par les autorités sera ainsi l’organisation la plus réprimée dans l’histoire des droits de l’homme en Mauritanie. Les sit-in d’IRA se terminent toujours par des séries d’arrestations, des charges policières, de plus en plus violentes, répressives et ciblées. Cela se termine souvent aux urgences des hôpitaux,..

En 2012, IRA engage un autre combat. Idéologique cette fois. C’est l’incinération des livres du rite malékite, considérés par le mouvement comme le fondement théologique de la perpétuation de l’esclavage en Mauritanie, «base de formation des administrateurs et des magistrats » soutient-on. L’incident créé un séisme et soulève un large débat, des marches de colère organisées, vite instrumentalisées. C’est la fin de Birame et de IRA, prédisent déjà la plupart des observateurs. Birame est arrêté et emprisonné avec quelques militants. Ils seront libérés quelques mois plus tard et le cortège triomphal de leurs admirateurs s’étire sur des kilomètres, de la prison civile de Nouakchott jusqu’à son domicile au P.K 9. Un rassemblement monstre, populaire, inédit, qui fait trembler des certitudes. La même année, Birame Dah Abeid reçoit deux prestigieux prix, le Front Line Award for Human Rights Defenders at Risk de l’ONG Irlandaise Front Line Defender et le Prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme.

En 2014, sans parti politique qui soutient sa candidature, Birame décide de se lancer en politique et participe en indépendant à l’élection présidentielle boycottée par la Coordination de l’opposition démocratique. A la surprise générale, il rafle la deuxième place devant deux chefs de partis politiques. Aux lendemains du scrutin, Birame décide de se mettre dans la peau d’un homme politique et commence à changer de discours. Au cours d’une conférence de presse largement médiatisée, il prône la modération et l’ouverture, se dit prêt à un compromis social. Le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz semblait plutôt préférer un Birame ultra radical qu’un Birame pacifiste.

Il est arrêté en novembre 2014, en marge d’une caravane contre l’esclavage foncier qui avait sillonné la Vallée et à laquelle il n’avait même pas participé. Cette fois, Ould Abdel Aziz semblait vouloir en finir avec lui. Il est conduit à la prison d’Aleg, puis condamné le 15 janvier 2015 à 2 ans de prison fermes au cours d’un procès qu’il avait boycotté.

Birame, le présidentiable au discours rassembleur

Birame Dah Abeid, dans la peau du présidentiable qui se donne pour ambition de fédérer tous les Mauritaniens autour d’un projet politique, celui de l’après 2014, a enterré à quelques nuances près le Birame défenseur des droits de l’homme, celui dont le discours percutant avait longtemps catalysé les ressentiments et égratigné une Mauritanie qui ne voulait plus voir son image associée à celui du dernier «bastion négrier du monde»,. Birame ira plus loin. Il s’allie au parti arabe Baath, Sawab, l’ennemi numéro 1 de la communauté négro-africaine qui le rend responsable des épurations ethniques des années 89-91.

Le choix est d’autant plus dangereux que la plupart des militants d’IRA appartiennent à cette communauté dont la majeur parti l’avait rallié pour son courage, celui d’avoir porté en bandoulière leur cause, jusqu’à organiser les fameux pélerinages d’Inal, Wothié, Sory Mallé, ainsi que d’autres fausses communes dont aucun leader négro-africain n’avait osé foulé les pieds. Mieux, Birame, aux yeux de la jeunesse négro-africaine, est celui qui a le plus défendu leur cause parmi tous les ténors de l’opposition, y compris ceux de leur propre faction.

Cette alliance entre IRA et Sawab sera ainsi utilisée à fond par les adversaires politiques de Birame Dah Abeid, notamment certains leaders Halpulaars qui voyaient d’un mauvais œil son empiètement sur ce qu’ils considèrent être leur plate-bande électorale dans la Vallée.

Certains jeunes militants négro-africains au sein de la communauté halpulaar membres d’IRA vont plus loin. Ils trouvent que la Coalition du Vivre Ensemble (CVE) savait qu’elle n’avait aucune chance pour gagner la présidentielle du 22 juin 2019 et que son seul objectif était de barrer la route à Birame Dah Abeid. Mais de l’autre côté, certains militants de la CVE qui trouvent l’accusation de ridicules trouvent que les intérêts de Birame et des leaders de la Coalition étaient d’’autant plus divergents que ces derniers ne pouvaient aucunement s’allier à un candidat soutenu par un parti politique génocidaire, en l’occurrence le parti Sawab.

Ce qui est sûr, l’alliance IRA-Sawab, considérée par beaucoup d’observateurs comme un mariage de raison contre-nature, serait selon certains observateurs, une porte d’entrée qui allait permettre à Birame de s’ouvrir sur un électorat arabe, dont l’adhésion à son combat se résumait jusque-là à quelques individualités. A partir de là, le discours traditionnellement radical de Birame Dah Abeid va se muer en un discours politique, sorte de jeu d’équilibre où il cherchera à ménager la chèvre et le choux sans tomber toutefois dans la compromission, ni dans le déni de ses principes basés sur la lutte contre l’esclavage, les injustices sociales, l’exclusion.

Même après la proclamation des résultats controversés de l’élection présidentielle et les exactions qui les ont suivies, répressions et arrestation des militants, dont ceux d’IRA, Birame Dah Abeid, évite l’escalade et joue à l’apaisement. L’homme fougueux et impulsif des années de confrontation sur le terrain des droits de l’homme avait laissé la place à l’homme politique, calculateur et visionnaire, qui compte endosser un nouveau costume. Celui d’un futur Président de la République qui aspire à faire le consensus autour de sa personne plutôt qu’à jouer au leader d’un simple mouvement informel, fût-il l’un des plus emblématiques que la Mauritanie ait connu.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : aidara.mondoblog.org

Communiqué de presse : Événement / sortie d’un livre sur le candidat indépendant Biram Dah Abeid

La direction de la campagne du candidat indépendant Biram Dah Abeid organise une cérémonie de présentation du livre intitulé : « Le candidat indépendant Biram Dah Abeid ». Cet ouvrage retrace le parcours du combattant pour la liberté qu’est le président d’IRA – Mauritanie.
La presse nationale et internationale ainsi que la classe politique et civile, les blogueurs et les militants des droits de l’homme sont priés d’assister à cette cérémonie à partir de 11 h ce lundi 20 mai 2019 à l’hôtel Chinguiti Palace
Le public est informé que des exemplaires du livre en arabe et en français seront mis en vente parallèlement à la conférence, avec l’opportunité d’avoir une dédicace du candidat Biram Dah Abeid
Le livre sera présenté par Oumar yaly, Fatimata Mbaye, Saadany Khaitour, Abdesselam Horma et Cheikh Tidiane Dia

Nouakchott le 16 mai 2019
La commission de communication

Projet éducatif / développement : Le Centre de feu Elhaj Fodie Boubou Koréra à Nouakchott.

Un ambitieux projet éducatif porté par le Professeur Mamedi Wagui Koréra, est en plein régime sur la construction d’un méga centre d’instruction pluridisciplinaire à Nouakchott. Situé à Tevragh-Zeina, Commune huppée de la capitale mauritanienne, ce Centre dénommé « Le Centre de Feu Elhaj Fodie Boubou Koréra » vise selon son promoteur principal, à associer toutes les filières d’enseignements (sciences islamiques, matières scientifiques et autres programmes de professionnalisation).

Mr Koréra natif d’Agoinit dans la Commune d’Arr dans le Guidimagha mauritanien, est une voix connue du sérail politique et communautaire de sa région. Il est l’actuel premier responsable de la fédération régionale de l’UPR (Parti au pouvoir) et soutien assumé du raïs mauritanien Ould Abdelaziz. Il tient également un poste de secrétaire général au Conseil économique et social .

Titulaire d’un doctorat en « Histoire » décroché en Égypte, il se dit très investi pour la promotion de l’Éducation, gage nécessaire d’une promotion sociale, religieuse , économique, culturelle, politique, identitaire et même existentielle d’ailleurs. Lors d’un récent entretien, il nous apprend que ce projet géré par une association, est ouvert à toutes les bonnes volontés désireuses d’actes pieux envers Dieu le Tout Miséricordieux. Très légaliste, celui qu’on appelle communément chez les soninkés, Docteur Mamedi Wagui Koréra, admet que par l’enseignement de qualité en masse, le monde soninké va suivre aisément les évolutions utiles et irréversibles de notre Monde en mouvement. Par ailleurs il assume ouvertement ses positionnements politiques au sein du système de son parti au Guidimagha en défiant certaines bases-tendances à coloration ethniciste ou communautariste.

Pour une date prévisionnelle de l’ouverture du Centre, il déclare que cela dépendra de l’évolution des fonds recueillis pour les travaux. Et qu’aujourd’hui la construction de l’établissement est en cours.

Nous lui souhaitons une grande réussite dans ce projet inédit et novateur d’initiative personnelle en matière d’enseignements.

🔸️Voir plus haut en photos, l’évolution des travaux et l’initiateur du projet dans son bureau (déjà fini) côté Bibliothèque. Sur l’une des photos, sont disponibles les coordonnées bancaires et les contacts tél pour les Dons de bienfaisance.

👏L’appel📣📣📣 est à TOUTES ET TOUS. IN SHA ALLAH.👏

✅🖊Récit par KS pour le BLOG

L’ecrivaine Italo-greco-arménienne Maria Tsatos, publie son ouvrage sur la vie militante de Biram Dah Abeid.

Au cours d’une cérémonie solennelle, dans la capitale italienne, Rome, le public est convié le 9 mai 2018 à assister au lancement de la distribution de l’ouvrage que Maria Tsatos à consacré à la pensée, l’action et les méthodes militantes du leader abolitionniste mauritanien. Le livre vient de paraître en Italien un livre , l’ouvrage et représente la moisson de deux années de recherches sur la trajectoire de lutte du président des réseaux IRA-MAURITANIE dans le monde .Le livre est préfacé par Riccardo Noury porte parole Amnesty international Italie, soutien et ami de BDA depuis 2009 et la contribution en poste-face de Guiseppe Maimoine, chercheur et professeur d’université, spécialisé dans l’esclavage, intervieweur de BDA et analyste de l’impact de IRA sur la société mauritanienne, depuis plusieurs années.

Le titre de l’ouvrage « Plus jamais de l’esclavage  » puis sous titré « Biram Dah Abeid et sa lutte pacifique en faveur des droits humains « . Il ressort du livre que le président Biram Dah Abeid est l’homme qui a donné le courage aux militants abolitionnistes de continuer à se battre contre l’esclavage et le racisme en Mauritanie, en bravant les dangers, en surmontant les coups et grâce à la dissemination et la preservation de l’originalite et de l’identite militante d’IRA-MAURITANIE. Selon Maria Tatsos, l’un des apports fondamentaux de BDA, est qu’il a fait renaître l’espoir rageur chez les esclaves et leurs descendants de pouvoir concéder des sacrifices et libérer, pacifiquement . Le livre a été publié, disponible dans les librairies et sera présenté au grand public bientôt ce 9 mai 2018.

Source crédit: Sources proches du président BDA de réseaux IRA