NE PLUS SE MENTIR ! Par Claudy SIAR

Photo; village martyr de #OradoursurGlane

Des citoyens africains se plaignent de leurs dirigeants. Mais au moment des élections, leurs votes vont à ceux dont ils dénoncent abondamment l’exercice du pouvoir prétextant qu’il n’y a pas d’autre choix ! Certains acceptent même d’offrir leurs votes contre de l’argent.

OUI LES ÉLECTIONS SONT SOUVENT TRUQUÉES ! MAIS À QUEL MOMENT ET AVEC QUELLE CONVICTION LE PEUPLE REFUSE T’IL, PAR TOUS LES MOYENS, LE VOL DE SON VOTE ?

« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort…seule la lutte libère ! » disait #Sankara.
Une phrase que j’ai voulu populariser voilà près de 15 ans en l’introduisant dans les génériques et jingles de Couleurs Tropicales – RFI afin que tout le monde fasse son autocritique !

Chaque jour, je rencontre des femmes et des hommes capables de prendre le pouvoir et d’instaurer une nouvelle société, pour une nouvelle civilisation en Afrique.

Si nous continuons à avoir peur de notre ombre et à faire des calculs égoïstes à court terme, si nous poursuivons sur la voie de la peur du lendemain sans y avoir travaillé…
alors l’Afrique restera le continent où l’on se sert et dont la population est servile.

S’UNIR POUR BÂTIR C’EST GRANDIR ENSEMBLE.

Bon dimanche la famille ❤️

Crédit source : Post Facebook Claudy Siar du dimanche 9 septembre 2018.

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La ferveur électorale à l’ambassade de Mauritanie à Paris : La journée en Photo Reportage !

La journée du 1 septembre 2018 marque le premier acte des élections municipales, régionales et législatives en Mauritanie. À Paris, au sein de l’ambassade de Mauritanie dans le chic 16ème arrondissement, la diaspora mauritanienne s’est mobilisée fortement afin d’accomplir leur devoir civique. 4 bureaux de vote ont été prévus pour accueillir les électeurs. D’après de témoignages recueillis sur place, certaines personnes ont attendu plus de 3 heures de file d’attente avant d’accéder aux bureaux de vote. L’affluence était phénoménale et sans précédent selon diverses sources connaissant le « petit monde politique » de la diaspora par rapport aux échéances électorales du passé. Les opérations de vote ont commencé à 7 heures pour finir à 19H. Il est lieu de signaler la présence d’une urne symbolique aux environs de l’ambassade, gérée par les éléments de IRA-FRANCE faisant office d’une pétition citoyenne demandant la libération de leur leader abolitionniste Biram Dah Abeid aux arrêts depuis le 7 août dernier. Aux dernières nouvelles, Mr Biram Dah Abeid, PRIX Onusien 2013 pour son engagement pacifique antiesclavagiste, est élu député sur la liste nationale SAWAB lors de ce premier tour.

Ainsi d’après divers chiffres recueillis et croisés, nous avons décidé de publier ces résultats marquants :

■ Résultats de la France pour les 5 premiers partis

~Liste nationale Mixte

Sawab 260

UPR 170

UFP 138

TAWASOUL 107

CND 19

~Liste des femmes

CND 237

SAWAB 162

UFP 155

UPR 150

TAWASOUL 81

Par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

Les entrevues du président Biram Dah Abeid avec le juge d’instruction Mohamed Vadel Limam

1- Première entrevue
Le 13 août le juge d’instruction Mohamed Vadel Limam me fit d’abord avant de m’interroger, un cours sur le régime de démocratie, de justice et de séparation des pouvoirs en vigueur en Mauritanie. Je lui dis que le ministère public a inventé de toutes pièces le chef d’inculpation : menaces de mort et violence et lui ai fait remarquer qu’à chaque fois que je suis arrêté, depuis 2010 jusqu’à nos jours, le pouvoir invente ces accusations dans le souci de brouiller mon image de militant pacifique. Le juge réagi en brossant un tableau idéal du pouvoir politique mauritanien et surtout de la bonne conduite du ministère public, du parquet et de la police qui, selon lui sont des institutions au dessus de tout soupçon et me dis que la garde à vue très prolongée d’une semaine, les privations de sommeil, de visite parentale, de visites de médecins et d’avocats, relèvent de quelque chose de normale dans la procédure; il a ajouté après mon insistance que la privation de lecture pendant cette longue et pénible semaine dans le cachot de la police comme la privation de bain, de natte comme de couverture ou moustiquaires ne mérite pas d’être posée pour un juge car relevant de banalités et ceux qui posent ce genre de problèmes sont des politiciens qui visent à politiser les dossiers judiciaires et il affirme avec force que chez lui la politisation ne passera pas et considère que le procureur et la police ont très bien fait leur travail et qu’ en Mauritanie, le pouvoir politique est totalement neutre dans les affaires de justice comme celle-ci.
Concernant le dossier, Mohamed Vadel Limam m’a posé deux questions et m’a fait une affirmation. La première question : est ce que tu reconnais les chefs d’inculpations dont t’accuse le parquet? J’ai répondu : non. La deuxième question : est ce que tu es prêt à demander des excuses à Dedde Abdallah que tu as traité d’agent de la police politique? J’ai répondu : non et je persiste et signe que Dedde Abdallah est une taupe de la cellule de police politique chargée de s’occuper de Biram Dah Abeid ayant pour mission d’abuser de ma confiance, de provoquer une controverse et de faire un faux témoignage et de fausses déclarations pour donner un minimum de prétexte au régime de Mohamed Ould Abdelaziz que ce dernier utiliserait pour écarter Biram du champ des droits humains et des élections en 2018 et en 2019 et c’est ce qui est entrain d’être réalisé. L’affirmation du juge: même si tu lui avait demandé des excuses et même si le plaignant retirait sa plainte, moi je t’enverrais en prison et je te dis dés à présent que tu va aller en prison, je t’envoie tout de suite dedans, mais je te conseille de laisser la politique et surtout de laisser cette activité insignifiante que sont les élections, oublie les élections, repose toi et quand Dieu te donne l’occasion de sortir, après avoir demander des excuses à ce journaliste, occupe toi de ta santé et laisse de côté la politique.
En même temps, il signe le mandat de dépôt en prison pour moi et Abdallahi Hussein Messaoud, un militant d’IRA et nous envoie en prison.
Deuxième entrevue du juge d’instruction Mohamed Vadel ould Limam avec Biram Dah Abeid.

Trois jours après son incarcération expéditive, abusive et non sans zèle exacerbé par le juge d’instruction du tribunal de Nouakchott-Sud Mohamed Vadel Ould Limam, ce dernier émet une ordonnance d’extraction pour BDA et son codétenu le militant d’IRA Abdallahi Houssein Messaoud et ce pour une deuxième comparution. Le ministère public met son véto et bloque la procédure d’un juge assis sensé être indépendant et souverain.
2- Deuxième entrevue
Le mercredi 29 août le juge arrive brusquement à la prison et veut procéder à l’interrogatoire de Biram Dah Abeid et Abdallahi Houssein Messaoud. Les deux prévenus refusent de s’apprêter aux jeux de questions-réponses auquel le juge aux intentions indicatives et partisanes bien affichées, voudrait se prêter. Les deux détenus arguent que leurs avocats ne sont no présents ni informés; et eux mêmes sont jetés de puis deux semaines dans un couloir d’une cours exigüe de la prison, sans toit susceptible de les couvrir de la pluie qui tombe de manière récurrente sur Nouakchott en cette période. Ils sont astreints à l’insomnie et au manque de quiétude car ne disposant pas de cellules ou de demeures dans la prison comme beaucoup d’autres prisonniers. La prison civile de Nouakchott étant très largement surpeuplée. Et les détenus d’opinion comme ceux d’IRA sont très souvent visés par les maltraitances en prison comme dans les cachots de police.
Le juge menace de nouveau les deux détenus, leurs enjoignant de savoir que la loi leur sera appliquée pour faire justice à un citoyen qui a porté plainte contre eux. Il insiste que le pouvoir politique est neutre et les juges sont indépendants. Biram Dah Abeid prend la parole pour déconstruire les assertions du juge à propos de la neutralité du pouvoir politique et de l’impartialité des juges. Il lance au juge, vous copiez les contre-vérités du pouvoir que vous prenez comme vérités immuables quand vous jugez ses accusations récurrentes à tous les détenus d’IRA depuis 2010 jusqu’à nos jours : violences, incitations à la violence, à la haine, à la mort, vous avez jugé ces mensonges comme des faits avérés alors qu’il n’en est absolument rien. Aucun fait, minime qu’il soit ne milite pour votre conviction; et seule la volonté de pouvoir de Mohamed Ould Abdelaziz de mettre un terme à l’activisme légal et pacifique d’IRA et de son aile politique, alimente votre volonté et votre acharnement à nous inventer des faits de délit et nous priver de nos libertés tout en nous diffamant dans vos médias et dans vos mosquées.
Nous n’accepterons pas de répondre à vos questions alors que vous ne pouvez même pas cacher vos préjugés inquisiteurs, partisans et insolemment racistes et politiques. Vous savez bien monsieur le juge que votre souci et votre engagement n’est pas pour la vérité et la justice, mais vous êtes animés de la volonté forcenée de punir Biram Dah Abeid et ses partisans pour leur lutte incorruptible contre l »esclavage, le racisme et pour une vraie démocratie et un vrai État de droit en Mauritanie. Donc c’est seulement en présence de nos avocats que vous n’avez pas voulu informer, que nous répondrons à vos questions.
Le juge réplique qu’il n’est pas concerné par la manière dont on nous traite en prison et qu’il s’en fiche pas mal de cette situation même s’il accepte qu’elle est difficile et déplorable. Il ajoute néanmoins qu’il nous met en demeure d’accepter tout de suite l’interrogatoire sinon il va aller en congés et suspendre la procédure dans notre dossier jusqu’à la fin du moi d’octobre 2018 tout en nous gardant en prison. Nous lui avons répliqué que libre à lui de faire l’injustice qui lui sied et que nous, nous maintenons notre position qui consiste à ne parler qu’en la présence de nos avocats.
Alors il a conclu en disant donc restez ici en prison jusqu’à mon retour de congés fin octobre

Fin de l’entrevue.

Nouakchott le 01/09/2018

Biram Dah Abeid

Source crédit : Réseaux IRA-MAURITANIE.

Mauritanie : préludes, instruments et alibis d’une mise au ban

■Par Biram Dah Abeid, Prison Civile de Nouakchott.

I. Les liaisons dangereuses

Le 21 juin 2014, vers 13h, juste après avoir voté et lu ma déclaration à la presse, je m’apprêtai, seul, au repos mais mon téléphone sonna. Au bout du fil, une personne très proche du chef de l’État, mon concurrent et candidat à sa propre succession, m’interpelle sans aménité : « Le président Mohamed Ould Abdelaziz te transmet ce message: il a suivit et écouté ton discours et tes propos, très séditieux et inacceptables, durant la campagne électorale ainsi que ton dernier propos aux journalistes tout à l’heure devant ton bureau de vote, qui est une parfaite illustration de cette orientation. Maintenant, si tu prétends à un avenir politique dans ce pays, renonce tout de suite et pour de bon à cette ligne; dans le cas contraire, attends-toi à ce que je sévisse pour te mettre hors d’état de nuire. »

Ma réponse à cette suprême insolence est connue; elle fut à la hauteur de l’idée que je me fais de l’honneur, de la dignité, de l’esprit de sacrifice et du devoir de résistance. Depuis, cette personne très proche de Mohamed Ould Abdelaziz par la parebté et la connivence, ne m’a jamais plus rappelé, bien qu’auparavant elle fît signe, de temps à autre, sans manquer toutefois de me témoigner de l’admiration et un soupçon d’amitié.

Quatre jours après l’incident, une autre personne dans la proximité indécise de mon adversaire se met en relation avec moi et m’apprend que le « vainqueur » du scrutin, Mohamed Ould Abdelaziz, voudrait bien me saluer au téléphone et espère beaucoup mon aval à l’énoncé du verdict des urnes. J’entrepris, tout de suite, de lui expliquer l’envergure de la fraude, des irrégularités et des manipulations massives et multiformes d’où l’évidence du doute quant à l’intégrité du résultat proclamé; cependant, au-delà de la force majeure et malgré le fait du prince, je reconnaitrais les scores, seulement en vertu d’un accord politique entre l’émanation politique d’IRA, le parti Rag (encore interdit) et le pouvoir. Pragmatique quant il le faut, j’exigeai, en contrepartie, la légalisation du parti Rag et l’enregistrement de l’Ong IRA. L’entremetteur entérine la proposition et me « passe » son cousin de président, Mohamed Ould Abdelaziz. Ce dernier réitère les mêmes sollicitations que son envoyé exprimait en son nom et valide le projet d’entente par moi formulé : oui, s’engagea-t-il, il promet la reconnaissance et l’enregistrement des deux cadres d’activités, dès la fin de la cérémonie de son investiture, d’ici quelques jours. Je proposais l’accord, le jour suivant, à l’approbation de la direction du Rag. L’organe dirigeant le rejeta, catégoriquement, grâce aux arguments de mon collègue de l’époque, Brahim Bilal Ramdhane. Ce dernier soutenait, étayant ses raisons par force exemple, que le chef de l’État mauritanien traîne la réputation d’un homme sans parole et de peu de foi, pour résumer un grief bien plus fleuri. Selon lui, le contrat éventuel ne peut être accepté par le Rag que si Ould Abdelaziz lui-même consent le premier pas, en ordonnant la reconnaissance des deux organisations. Je transmis la décision du Rag à l’émissaire de Mohamed Ould Abdelaziz dont la réaction confirmait le désappointement du destinataire, voire l’âpreté de sa vindicte.

Quelques jours après, dans son discours d’investiture à un second mandat, Ould Abdel Aziz dépeignait IRA et Rag, sans les nommer, comme un danger pour la nation, avant de promettre leur éradication, en priorité de son exercice de Président. Des pelotons d’auxiliaires de services de renseignements enclenchent alors une offensive dans les mosquées et les média publics et privés contre IRA et Biram Dah Abeid. La jeunesse et les militants d’IRA répliquèrent à la charge de dénigrement, dont le mufti de la république islamique de Mauritanie, Ahmedou Habibou Arrahmane s’improvisait fer de lance; dans ses prêches du vendredi suivant, il assimilait le prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme octroyé à Biram Dah Abeid en 2013, à un cheval de Troie au service des ennemis juifs de l’extérieur, alliés à leurs alliés de l’intérieur, afin de détruire la société musulmane et idéale. La presse acquise aux renseignements élabore des conspirations de croquignole, sans doute recevables par l’entendement paranoïaque des peuples en panne d’intelligence ; elle renseigne l’opinion sur des assassinats et enlèvements fictifs, commis ou prijetés par les partisans de Biram. Ces criminels, disaient – de concert – les journalistes mouchards et affabulateurs, sont les séudes de IRA, ils enlèvent les petites filles maures, les violent, tuent et inscrivent sur les corps, le nom de Biram, en guise de trophée. Les arrestations suivent, dans nos rangs. Un proche du sérail m’alarme, en toute discrétion : « tu es visé et tu seras arrêté au premier « contact » que tu tenterais avec les populations, tu seras emprisonné une longue période, « ils » ont jugé indispensable de te neutraliser avant 2019 ».

Le lanceur d’alerte au sein du pouvoir, à l’image de beaucoup de personnalités et cadres qui servent le système par peur, nécessité ou opportunisme alimentaire, me prédit une interpellation imminente, suivie du schisme, au sein de ira, d’une cellule dormante ; celle-ci occasionnerait un bruit considérable et mon propre discrédit. Ensuite, se déclencherait une vague d’autres sorties tonitruantes, de la part des figures de l’Ong anti-esclavagiste, concomitamment au séjour prolongé de Biram en prison. Il renchérit : « le pouvoir n’acceptera plus jamais que tu prennes un « contact » direct avec les populations, ton discours étant jugé déstabilisateur et très nocif ».

II. La matérialisation de la menace

Cinq jours après l’avertissement dont je ne saurais évaluer le degré de sincérité, je prends le chemin de la ville de Rosso (200km au sud de Nouakchott), point de passage en direction du Sénégal où je devais me rendre. Mon passage coïncide avec l’arrivée de la caravane initiée par IRA et d’autres Ong, contre l’esclavage agricole. La caravane, en mouvement depuis une semaine sans être inquiétée parvenait au chef-lieu de la région du Trarza, en même temps que moi. Je suis arrêté et condamné à 2 ans de prison, pour l’essentiel dans la ville d’Aleg, où je recevais des visiteurs solidaires, tous témoins d’une détention abrupte, sous la chaleur d’un toit de tôle, en compagnie de moustiques voraces.

Après dix huit mois de réclusion avec Brahim Bilal Ramdhane, le début de subornation de certains dirigeants d’IRA et l’orchestration de plusieurs scissions parmi nous, nous recouvrons la liberté, certains d’entre nous désormais moins enthousiastes à la lutte frontale. L’accueil massif, spontané et l’adhésion des mauritaniens à notre combat, renforcent davantage la peur, chez les gardiens du système de domination, de nous laisser libres de circuler dans le pays, surtout en position de principal contradicteur.

Le troisième acte consista à décapiter IRA, en mon absence, au cours de juin et juillet 2016. Tous les membres dirigeants à l’intérieur du pays sont neutralisés et condamnés à de lourdes peines ; les manifestants endurent la répression féroce ; nous déplorons des bilans de plus en plus lourds, de blessés, souvent lynchés par la police, dans les rues.

Parmi les résultats escomptés de la manière forte, s’impose le calcul d’éradiquer IRA et en tarir l’influence, grâce à l’effet conjugué du verrouillage de ses actions ; les attaques en règles de la part des transfuges viennent accentuer la dynamique de la discorde, de la suspicion réciproque, sources de diversion, donc de déperdition d’énergie.

III. Quatrième acte: le retour sur scène

Après un long séjour à l’étranger, le 07 juin 2017, à partir du Sénégal et du point de passage de Rosso, je regagne la Mauritanie. Quelques jours avant, le Conseil des ministres de cette république de boutiquiers rongés par le fanatisme religieux et le sentiment de la supériorité raciale, croit efficient de réitérer, par circulaire administrative et sécuritaire, l’abolition de tout rassemblement du courant d’IRA, sur l’étendue du territoire. Des pontifes du parti-État arrivent à Rosso et s’y livrent au porte-à-porte en vue de dissuader, les populations, de m’accueillir. Des unités de la police, de la garde nationale et de la gendarmerie investissent la capitale du du-ouest, pour tenir les populations loin de l’encombrant compatriote. La veille du jour J (7 janvier 2017), le trafic d’habitudes très intense entre les deux pays est suspendu, seules les différents corps d’armes et de sécurité, occupent le quai de passage et ses alentours ; les rues de la ville, quasiment en état de siège, sont inaccessibles aux piétons et automobilistes ; les magasins ferment sous la contrainte et les militants et sympathisants, venus de Rosso ou des autres régions du pays, essuient molestations et vandalisme, sous les bottes des soldats de la milice tribale.

Je rentre à Nouakchott, sans aucune possibilité d’approcher mes compatriotes. De nombreux citoyens ont essayé de rassembler pour m’accueillir à l’entrée sud de la capitale mais le même procédé de dissuasion violente les tient en respect. Interpellations et blessures, coups de matraques électriques et jets de grenades lacrymogènes ponctuent les heurts de civils désarmés, avec les forces de l’ordre hégémonique. Les explosifs continuent à pleuvoir sur le véhicule qui me transporte du km 10 jusqu’à l’entrée de mon domicile. L’arrosage nauséabond se poursuit encore une heure après mon retour à la maison. Des femmes, des enfants, des hommes, dont des voisins et des partisans, durent payer la rançon de la volonté ou du hasard, par l’asphyxie et des complications respiratoires ; Un poste de police s’installait à vue, pour surveiller et intimider les éventuels visiteurs. Neuf jours après mon retour mouvementé, je vais à l’étranger.

IV. Cinquième acte: redéploiement sur le front intérieur

Le 7 mai 2017, je décide de revenir en Mauritanie, à partir de la frontière avec le Sénégal, sur, le point de passage de la ville de Gouraye, région du Guidimakha. Dés qu’il l’apprend, le gouvernement enclenche une action de sape, similaire à celle de Rosso. Le gouverneur, les préfets, commissaires de police et officiers des brigades de gendarmerie et de la garde, entament une campagne de diabolisation et de dénigrement, en sillonnant les communautés villageoises et les quartiers dans les villes sur le parcours ; tous réputent sacrilège et crime irrémissible, de m’accueillir, même de loin. Je tiens à la disposition des curieux, les enregistrements audio de ces discours exécrables, sortis des bouches de commis de l’Etat autant punais que peu convaincus de leur jactance.

La veille de ce 7 mai, les militants d’IRA, connus alentour, sont mis aux arrêts, les frontières de la région fermées à toutes les personnes susceptibles d’appartenir au courant ou de le soutenir. Des centaines de citoyens venus par voiture goûtent, malgré eux, aux joies du refoulement arbitraire. Dés avoir foulé le sol mauritanien, je me retrouve saisi au collet, escorté par plusieurs véhicules de police, de gendarmerie et de la garde, chargés de séides armés jusqu’aux dents ; sous l’emprise des chiens de garde dont le garde-chiourme invisible me tenait à sa merci au nom de la force brute qui est le droit dans la Mauritanie nouvelle, me revoici rebroussant le chemin du logis, privé d’escale, sur un trajet de centaines de kilomètres….

Sixième acte et suite : L’alliance avec Sawab, une manœuvre non anticipée

Nouakchott le 27/08/2018

crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

ARMEPES-FRANCE : Communiqué des REMERCIEMENTS par DIALLO Cheikh.

Je tenais à vous remercier chaleureusement pour la présence massive de tous, et même plus encore, pour votre participation à ce grand événement qui s’est tenu ce dimanche 26 Août 2018.
La présence de chacune et chacun , a joué un rôle prépondérant à la réussite de cet événement.
L’ambiance était conviviale et chaleureuse. Tout ce que nous espérions en préparant cet événement.
Merci encore à vous et à très bientôt lors d’un nouvel événement. Nous constatons que l’esprit ganbanaaxu prend de l’ampleur de jour en jour, la famille grandit au fur et à mesure et les esprits s’émancipent à la vitesse Grand V. Merci aux bénévoles, aux membres de l’exécutif pour leur soutien inconditionnel, mention spéciale pour l’équipe Événementiel et surtout le cabinet des femme qui ont abandonné leur époux, leurs enfants pour que cette journée soit une réussite totale . Je vous remercie en mon nom et au nom de tous pour cette participation massive, tous ensemble nous vaincrons l’injustice, l’intolérance et l’hypocrisie. Tous ensemble nous pourrions instaurer l’égalité des chances dans les compétences et le mérite. « Nous ne pouvons pas aujourd’hui lire l’histoire de notre vie avec des lunettes des gens qui ont vécu il y’a 1200 ans« . Ganbanaaxu est ce mouvement transnational qui appelle à la réforme de soninkara. Nous n’avons plus le droit de lâcher parce qu’un esprit tordu n’est pas content ici et là . Ensemble nous iront jusqu’au sommet alors restons ensemble quoi qui arrive. Merci à toutes et tous d’avoir donné de la couleur et de l’amour dans ces moments de retrouvaille unique.

Diallo cheikh, secrétaire-adjoint ARMEPES-FRANCE.

Municipales 2018 à Nouakchott : 《Faire démarrer Sebkha comme COMMUNE enfin !》avec le candidat SAWAB.

Dans ce quartier populaire de Nouakchott, le candidat de SAWAB parti allié à la tendance politique IRAOUIE, s’appelle DIARRA Bakary professeur de formation. Natif de Diogountoro dans le Guidimagha, ce fin connaisseur de Sebkha, dirige la liste candidate qui porte un programme très ambitieux pour cette commune oubliée en Tout dans la capitale mauritanienne, Nouakchott. Une fois une majorité municipale obtenue lors des échéances du 1 septembre et 15 septembre prochains, Monsieur DIARRA compte faire démarrer Sebkha comme COMMUNE finalement. Il nous apprend que Sebkha est dépourvu de tout, et qu’il s’engage à doter la commune des infrastructures de base dignes d’une vie citadine respectable en collaboration étroite avec les pouvoirs publics au niveau étatique . Ainsi, l’assainissement, la sécurité, la santé, l’éducation et les services municipaux au niveau administratif, seront les axes prioritaires de leur mandature.

Par ce message solennel, le professeur DIARRA demande la confiance de TOUS les habitants de Sebkha par un vote d’éveil citoyen afin d’incarner le CHANGEMENT ET L’ESPOIR.

Nouakchott le 25 Août 2018.

Source crédit : Les propos rapportés du candidat.

COMMUNE DE DAFORT : LES ENGAGEMENTS DU CANDIDAT DU PARTI RAVAH

《■COMMUNE DE DAFORT : ÉLECTIONS MUNICIPALES 2018

Le candidat du Parti RAVAH s’engage :

~Une fois élu, j’organiserai une grande rencontre de concertation entre ttes les forces vives de la commune pour revitaliser la vie communale dans la transparence (Gestion administrative et financière)

~J’entreprendrai des démarches soutenues auprès de la direction régionale de l’éducation nationale (DREN), afin que la qualité du système éducatif soit promue davantage dans ttes les écoles de la commune.

~ J’apporterai mon soutien aux coopératives féminines et au tissu socio économique local.

~ Je ferai des campagnes ponctuelles de sensibilisation auprès de la jeunesse contre l’utilisation des produits nuisibles et déviants, et pour la proposition des activités culturelles saines.

DAFORT 24/8/18

Le candidat du Parti RAVAH Bakary Ousmane DIALLO dit Samba Sidi Diallo》

Source crédit : le candidat RAVAH