● La banque QNB licencie son personnel et plie bagage

Implantée en Mauritanie, depuis 2010, la banque qatarie QNB vient de licencier tout son personnel sous contrat à durée indéterminé. La succursale de la QNB en Mauritanie a décidé de quitter le pays et d’en découdre avec une dizaine de ses employés qui devront ainsi grossir le rang des diplômés chômeurs.

Surpris par cette décision, les employés se disent très inquiets de leur situation, car ils avaient des engagements à honorer auprès d’autres institutions bancaires. « Nous ne comptions que sur nos salaires pour rembourser nos prêts a confié un employé ».

La banque QNB a versé pour chaque employé une modique somme, en guise de dédommagement. Insuffisante selon le personnel (des jeunes mamans et pères de familles) qui veulent que leur employeur rembourse les prêts qu’ils ont engagés. Une proposition que la banque n’a pas voulue accepter.

Des avocats travaillent actuellement sur le dossier pour plaider en faveur des employés de la banque QNB Mauritanie.

Il y a deux ans, suite à la disparition de près d’un milliard d’anciennes ouguiyas des comptes de la banque, QNB avait porté plainte contre son ancien directeur général et avait également demandé à la banque centrale de Mauritanie de geler sa signature pour empêcher toute transaction sur ses comptes.

Cheikh Hamahoullah Diagana
Journaliste indépendant

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● Abdel Aziz : « Je participerai aux élections »

Senalioune – L’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, a déclaré dans une interview à jeune Afrique qu’il participera aux élections locales et législatives prévues en 2023.

“Que ce soit par l’intermédiaire du Parti Ribat ou d’un autre, je participerai aux élections pour ceux qui veulent un changement positif pour le pays…Je suis plus proche du parti Rabat, du moins que beaucoup de ses partisans et amis politiques s’y sont retrouvés” Déclare Abdel Aziz.

L’ancien président ajoute que malgré les obstacles liés à ces élections, soit l’Etat organise des élections libres et transparente, dans ce cas il perdra et le pays sera sauve, soit il organise des élections frauduleuses mettant en danger la stabilité du pays.

Toujours dans l’interview Abdel Aziz souligne que ces élections ne refléteront pas la scène politique car de nombreuses personnalités de l’opposition, dont les partis ont été dissous ou non reconnus, ne peuvent y participer, et la plupart des formations autorisées sont fidèles au gouvernement.

Sur la possibilité d’alliance avec Biram, “Le sujet n’est pas sur la table, moi je soutiens un changement pacifique” affirme l’ancien président.

Sur sa santé Aziz déclare “Je me sens beaucoup mieux que pendant ma détention, j’ai été rassuré par mon médecin, ici à Paris, qui m’a confirmé l’excellence de l’intervention de ses confrères à Nouakchott. Ma santé s’améliore donc, même si je n’ai plus la même force qu’avant mon emprisonnement, durant lequel j’étais stressé”.

Sur son départ de la France Aziz a répondu “j’ai juste demandé la restitution de mes passeports, ce qui m’a été accordé rapidement. Je n’ai eu aucun entretien, ni avec le pouvoir judiciaire, ni avec le pouvoir exécutif”.

Sur sa relation avec Ghazouani, Abdel Aziz souligne, “Il y a beaucoup de choses que je ne peux pas dire parce que je veux protéger mon pays, mais s’il le faut, je parlerai. Si je suis jugé par les mêmes juges choisis, je serai injustement jugé et emprisonné. Je ne serai pas surpris et je suis prêt. Un jour, l’erreur de l’arbitre sera reconnue et je serai dédommagé.

Par Moustapha Sidiya

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