● Côte d’Ivoire : grâce présidentielle pour l’ex-président Laurent Gbagbo

Le Figaro – Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé samedi avoir accordé sa grâce à son prédécesseur et ancien rival Laurent Gbagbo, sous le coup d’une peine de 20 ans de prison dans son pays à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.

«Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à Monsieur Laurent Gbagbo», a déclaré M. Ouattara dans un discours à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Le chef de l’État a également annoncé avoir demandé «qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de ses rentes viagères».

Il a en outre annoncé avoir signé un décret accordant «la libération conditionnelle» à deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo, condamnées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011. Il s’agit du contre-amiral Vagba Faussignaux, ex-patron de la Marine, et du commandant Jean-Noël Abéhi, ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban, à Abidjan.

Laurent Gbagbo, 77 ans, définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011, est rentré dans son pays en juin 2021. Sans jamais avoir été inquiété depuis son retour, il restait néanmoins sous le coup en Côte d’Ivoire d’une condamnation à 20 ans de prison pour «le braquage» de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.

La crise était née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de fin 2010 qui avait entraîné des violences ayant fait quelque 3.000 morts jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan en avril 2011. En octobre 2021, Laurent Gbagbo a lancé le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), une nouvelle formation politique panafricaniste de gauche, assurant vouloir continuer la politique jusqu’à sa mort.

Le Figaro avec AFP

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758444

● L’arabisation absolue ne doit pas être un outil pour détruire la cohésion sociale!

Cheikh Med – J’appelle le gouvernement mauritanien à traiter avec sagesse et intelligence la question nationale !

L’arabisation absolue ne peut être imposée en Mauritanie car c’est un pays multiculturel et multiethnique ! Notre espace régional à travers le Sahel, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, cet espace utilise très largement le français, l’arabe est également présent, il n’y a pas de contradiction entre l’arabe et le français, ils jouent tous des rôles importants dans cette région du monde.

Dans notre cher pays, la Mauritanie, il n’y a pas de contradiction entre l’arabe et le français, qui ont tous deux un rôle très important, et le pays en a besoin. La Mauritanie a besoin de justice, d’égalité et de respect de la diversité.

Elle a aussi besoin de développement économique et social et d’infrastructures. La Mauritanie, dans ces conditions économiques difficiles, n’a jamais besoin d’ouvrir des discussions d’identité, et elle n’a pas besoin de conflits. Les identités ne servent à rien pour le peuple ! Le peuple a besoin d’éducation, de santé et d’égalité des chances.

J’appelle le gouvernement mauritanien à travailler davantage dans le domaine du soutien à la coexistence à travers la consolidation de l’égalité sociétale, le respect de la diversité et l’égalité des chances pour tous les citoyens. C’est pourquoi j’appelle le ministère de l’Éducation nationale à retirer la nouvelle loi sur l’éducation, qui risque de créer de nouveaux problèmes dont nous n’avons pas besoin.

Je compte beaucoup sur la sagesse du Président de la République, un homme sage, un homme de morale ! C’est pourquoi nous pensons que la priorité doit être en faveur du soutien à l’unité nationale et à la paix civile !

L’ouverture de fichiers sensibles qui soulèvent des litiges n’est pas nécessaire pour le moment ! Les mauritaniens doivent maintenant serrer les rangs pour faire avancer leur pays et lutter contre la corruption et la discrimination, nous sommes un pays arriéré par rapport à nos voisins !

C’est pourquoi nos élites politiques doivent laisser de côté leurs différences et se préoccuper du développement économique et social ! Développement et prospérité d’abord !

Babah Cheikh
Écrivain et chercheur

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758439