Mauritanie : mise en garde officielle contre l’obtention illégale de terrains

Sahara Médias – Le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a mis en garde contre l’existence de certaines personnes qui proposent à des citoyens leur enregistrement aux fins d’obtenir un terrain moyennant le paiement d’un montant financier.

Selon le ministère ces équipes n’ont aucune existence légale et a appelé les populations à l’aider à les arrêter et à les traduire devant la justice.

Le ministère avait déjà mis en garde contre les tentatives de certains intermédiaires et certains acteurs immobiliers qui proposent des terrains illégaux notamment dans les zones nord et ouest de Nouakchott (Toujounine, Teyaret, Centre émetteur et Tevrag Zeina).

Il a réaffirmé que ces parcelles suspectes n’existent sur aucun plan de lotissement approuvé, leur propriété est illégale et leur majorité est issue de morcellements falsifiés à partir de propriétés rurales non reconnues et inexistantes sur les plan de lotissement.

Le ministère avait annoncé en septembre dernier l’entrée en vigueur d’un nouveau plan de lotissement de la ville de Nouakchott qui devra permettre, précise le ministère, de sauvegarder les droits de propriété et empêcher la falsification.

ll a précisé que toutes les administrations, notamment les services concernés, pourront accéder à ce plan de lotissement, ce qui «permettra d’unifier les plans disponibles dans les administrations.

Le plan, ajoute le ministère, mettra ce plan de lotissement sur son site internet, afin que chaque citoyen puisse s’assurer de l’exactitude et la légalité de son terrain.

L’unique condition pour obtenir une copie du plan de lotissement est de présenter une copie papier de l’attestation de propriété et une copie de la carte d’identité nationale, conclu le ministère.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=750022

LES AVOCATS DE MOHAMED ABDEL AZIZ FUSTIGENT LA VIOLATION SES DROITS

Plus de 3 mois après le placement en détention préventive de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République, pour un chapelet d’infractions liées à sa décennie de gouvernance, ses avocats continuent à dénoncer « une procédure à caractère politique, conduite en violation de toutes les règles du droit interne et des conventions internationales ».

Maîtres Taleb Khiyar, Mohameden Ichidou, Bah MBareck et tous leurs collègues membres du collectif de défense, ont à nouveau rappelé leur indignation au sujet du traitement de cette affaire, lundi en fin d’après-midi, au cours d’une rencontre avec la presse.
Les robes noires ont exposé « certaines des violations graves dont est victime l’ancien chef de l’Etat à travers des atteintes aux lois et à la constitution, charte de la nation, qui organise les rapports entre les différents pouvoirs d’Etat ».
En effet, dans le traitement de cette affaire, la loi fondamentale subit des entorses « dans ses articles 45 à 77, par l’octroi de prérogatives que s’est arrogée l’assemblée nationale, au mépris de son mandat de représentant du peuple, par la mise en place d’une commission d’enquête sous l’injonction de chapelles politiques, en vue de monter de toutes pièces, un dossier afin d’étayer des accusations infondées à l’égard de l’ancien président de la République ».
Au cours de cette sortie médiatique, les conseils de l’ancien président ont également visé la violation de nombreuses autres dispositions de la loi fondamentale liées « au droit de propriété et à l’indépendance des magistrats ».
Mohamed Abdel Aziz est poursuivi pour « corruption » et diverses autres infractions liées à ses années de gouvernance, sur la base d’un rapport établi par une Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) transmis à la justice. Ce document dénonce l’irrégularité de l’attribution de 109 marchés publics et la gestion d’autres secteurs de l’économie.



Le Calame

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