✓Le chef de la diplomatie mauritanienne annonce l’organisation d’un congrès de la diaspora en Mauritanie

Le chef de la diplomatie mauritanienne, Ismaël ould Cheikh Ahmed, a annoncé samedi 9 octobre l’organisation d’un « Congrès de la diaspora » avec pour objectif de « dégager un certain nombre de mesures et de recommandations » pour ainsi montrer « le grand intérêt » des autorités mauritaniennes à la communauté mauritanienne à l’étranger.

« Ce congrès va permettre de dégager des points d’actions. Par exemple, certains des mauritaniens nous parlent de leur possibilité d’investir au pays, ils veulent revenir pour pouvoir investir, d’autres nous parlent de la possibilité d’acquérir un terrain, d’autres encore nous parlent de la possibilité de pouvoir se réinsérer », a affirmé le ministre mauritanien des affaires étrangères, de la coopération et des mauritaniens de l’extérieur Ismail Ould Cheikh Ahmed dans un entretien exclusif sur Radio Diaguily Internationale.

M. Ould Cheikh Ahmed a aussi assuré qu’une commission a été déjà mise en place et qu’elle travaillait en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« Notre espoir est que ce congrès de la diaspora, qui a été à plusieurs fois reporté, pourra se tenir en décembre ou en tout cas dès l’été prochain. Cette fois-ci, on est ferme et on veut que ce congrès se tienne », a dit le ministre avant d’ajouter : « Nous allons essayer d’avoir le maximum de représentativité de l’ensemble de nos compatriotes qui vivent à l’étranger ».

Ismail Ould Cheikh Ahmed a par ailleurs indiqué, au sujet de l’enregistrement des mauritaniens de l’extérieur à l’état-civil, l’ouverture de bureaux mobiles en République du Congo, au Mali ou encore Angola, ainsi que dans d’autres pays « prochainement ».

Par Babacar BAYE NDIAYE, journaliste à Cridem

« La France doit rompre avec cette tendance à prendre les peuples Africains comme sujets à fantasmes » | Par Lô Gourmo

Comment oser qualifier de « sommet » franco-africain la rencontre conçue, financée et organisée par Paris, entre le président de la République Française et des citoyens africains même de renom ou de grande pertinence oratoire? Le plus inacceptable est l’accueil jubilatoire fait dans beaucoup de milieux surtout des jeunes africains, éblouis par la scène d’un Macron sommé de répondre à de graves questions posées parfois avec audace par ces derniers. Tellement éblouis que l’essentiel dans l’exercice les a sans aucun doute échappé: une nouvelle mise en cause de la souveraineté formelle des Etats africains. Au nom de quoi et de qui ces africains parlent-ils ? Questions essentielles qui déterminent précisément la qualité de « sommet » de cette rencontre informelle, au propre comme au figuré. La France est libre d’inviter qui elle veut, chez elle. Mais elle ne choisit pas ses interlocuteurs africains. Et voilà en quoi, par là même, l’objectif affiché de cette rencontre est dementi par la rencontre elle même, s’il est vrai qu’il s’agissait d’une rupture avec le neocolonialisme traditionnel, c’est à dire le choix des dirigeants africains et de leurs options ailleurs qu’en Afrique. En chambardant les règles élémentaires de la représentation diplomatique par le recours à une représentation d’interlocuteurs africains tirés on ne sait comment d’ une « société civile » africaine fumeuse, se rajoute au chaos politique un chaos diplomatique bien pire. La France doit rompre avec cette tendance à prendre les peuples Africains comme sujets à fantasmes. Ce qu’ils veulent c’est tout juste un traitement normal des rapports franco-africains, la fin de l’infantilisation et des cris de cœur hypocrites portés à leur paroxysme par N. Sarkozy (« Discours de Dakar ») et poursuivis et theâtralisés dans la même veine par M. Macron ( Discours de Ouagadougou et maintenant à Paris). Il faut arrêter ces simagrées pour changer pour de vrai.

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