✓Communiqué de presse | l’Assemblée générale Armepes-France du 9 octobre 2021



L’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication de Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles) a tenu son assemblée générale ce jour à la Bourse du travail de Saint-Denis en région parisienne. Depuis de nombreux mois à cause de la situation sanitaire liée à la covid-19, cette rencontre tant attendue ne pouvait pas se tenir aisément. Le bureau exécutif (BE) dont le mandat de 4 ans avait pris fin il y a quelques mois, gérait la continuité militante de l’association provisoirement. Aujourd’hui c’est chose faite avec la reconduction par vote d’acclamatation de Monsieur Gaye TRAORÉ pour un deuxième mandat de président par l’assemblée générale.

L’association Armepes est fondée en 2010 et milite pour des réformes sociales au sein de la communauté soninké où sévissent certaines tares coutumières et sociales liées à l’esclavage par ascendance. Une grande mobilisation militante transnationale en milieux Soninkés est en cours depuis octobre 2016, date de la création du forum WhatsApp Ganbanaaxu Fedde par Gaye TRAORÉ (SG d’Armepes-France à l’époque). Forum d’échanges et de sensibilisation pacifique à succès qui a donné naissance au mouvement international Ganbanaaxu Fedde anti-esclavagiste et contre les discriminations criantes dans les milieux Soninké en Afrique et dans la diaspora.



Heureux mandat au président Gaye et son équipe collaboratrice. Plus de Paix et de Concorde autour de valeurs d’Égalité, de Citoyenneté et de Réelle Fraternité au sein de nos communautés et de nos pays.

Paris 9 octobre 2021

©️ Cellule Communication Armepes-France

✓RÉPONSE À LA DERNIÈRE PUBLICATION DE MOHAMED EL MOUNIR SUR LES HRATINES, L’ESCLAVAGE ET BIRAM | Par Béchir Fall


Par un accès de délire obsessionnel, Mohamed El Mounir se lance dans une violente diatribe contre Biram Dah Abeid. Mohamed El Mounir promettant de traiter de la situation des hratines et de l’esclavage décide, dès le début de son long pamphlet, de mettre en œuvre une vaine entreprise de calomnie du leader charismatique des citoyens hratines, laissés en rade par tous les régimes successifs de la République.

Son texte d’une longueur excessive, 21 paragraphes, aboutit à un vide sidéral. Aucune innovation, ni idée créatrice, ni amorce de paradigme, pouvant servir d’amélioration de la condition sociale de ces citoyens qu’une honteuse exploitation par des esclavagistes sans foi a réduit à des citoyens de seconde zone. Une cruelle réalité historique incontournable. Mohamed ne dit aucun mot sur l’esclavage, ses crimes et ses conséquences dramatiques. Il en parle au présent en occultant le rôle criminel des esclavagistes. On a l’impression à le lire que ces derniers sont des extraterrestres. Or leurs rejetons, dont il pourrait faire partie lui-même, sont justement là pour continuer l’œuvre de déni, en cherchant par tous les moyens à mettre en cause le seul leader qui s’est dressé courageusement contre les esclavagistes responsables du génocide des hratines.

Mais observons plus en détail ce qu’écrit Mohamed. Il est, à mon avis, ridicule quand il parle de brassage et de métissage des populations. A le voir en tout cas, on ne perçoit aucun signe de métissage chez lui. Je pourrais cent fois lui donner des leçons sur ce registre qu’il méconnaît entièrement. Étant moi-même partagé, et c’est une réalité, entre les communautés bidhan, hratine et même negroafricaine. Père hartani, mère bidhaniya, épouse negroafricaine. Un mauritanien arc-en- ciel qui hait l’injustice sous toutes ses formes. Autre point de discorde. L’insistance inacceptable de Mohamed « sur les radicaux hratines et extrémistes negroafricains qui constituent les soutiens de Biram » le discrédite davantage. C’est cela stigmatiser gratuitement des citoyens et ne pas admettre qu’ils puissent avoir une opinion contraire à la sienne. Il s’arroge le pouvoir de distribuer des bons et mauvais points aux Noirs de notre pays. À quel titre et sous quel dessein ? C’est rien moins qu’une attitude discriminatoire et de profond mépris de ses compatriotes.

Sa déclaration sur les jeunes negroafricains qui seraient, selon lui, non solidaires de Biram est une flagrante contre-vérité. C’est justement le contraire. Les vieux sont restés fidèles à CVE alors que les jeunes ont déserté ce parti en masse. Il faut revoir les meetings de Kaedi et Selibaby pour s’en convaincre et la colère à peine dissimulée de Coumba Ba de l’UPR lors de la campagne présidentielle. Le comble est atteint dans son texte quand il pérore avec emphase qu »il faudrait coopter des dirigeants pour….. les hratines ». Quelle absence de tact, quelle suffisance ! Il met directement en cause le scrutin électoral qui légitime Biram. Ainsi que la forme démocratique des institutions. Il recommande une forme de dictature pour changer les dirigeants hratines actuels. Mohamed perd franchement les pédales et reste aveuglé par sa haine féroce contre Biram. J’en suis déçu et peiné. Dans sa vision politique de ce que doit être la cohabitation, somme toute très pacifique, de nos populations. N’aggravons pas toute cette belle cohésion par d’inutiles et insignifiantes dissensions.

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