COMMUNIQUE N°024-2020/MSDH relation à la Journée Internationale des Droits de l’Homme.


Le Mali à l’instar de la communauté internationale commémore La Journée Internationale des droits de l’homme.

Elle est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Cette déclaration est la première reconnaissance universelle du fait que les libertés et les droits fondamentaux sont inhérents à tout être humain, qu’ils sont inaliénables et s’appliquent également à tous, que nous sommes tous nés libres et égaux en dignité et en droits.

Le thème de la Journée des droits de l’homme de cette année est lié à la pandémie de COVID-19 et met l’accent sur la nécessité de reconstruire en mieux, en veillant à ce que les droits de l’homme soient au cœur des efforts de relèvement. Nous n’atteindrons nos objectifs mondiaux communs que si nous sommes capables de créer l’égalité des chances pour tous, de remédier aux échecs qui ont été mis en lumière par la COVID-19 et qui ont favorisé la crise, et d’appliquer les normes relatives aux droits de l’homme pour lutter contre les inégalités, l’exclusion et la discrimination profondément ancrées, systématiques et intergénérationnelles.

Au cours de cette année 2020 près de 720 cas de violations de droits ont été recensés par la mission des nations unies au Mali, chose tout à fait regrettable dans un Etat dit de droit.

Parmi ces graves violations des droits de l’homme on note :

● Les attaques incessantes des villages dans le centre du mali par des groupes armés non identifiés ;

● La prolifération des milices qui constitue la véritable source des violations graves des droits de l’homme au centre du pays ;

● La libération de plusieurs présumés terroristes ;

● la recrudescence des violences basées sur le genre ;

● Les pratiques analogues à l’esclavage en milieu soninké ayant causées plusieurs morts et plusieurs milliers déplacés dans la seule région de Kayes ;

● La faiblesse de l’Etat vis-à-vis de l’Application des Textes et lois de la république.

● Plusieurs disparitions forcées et d’arrestations arbitraires dans tout le Mali.

Respecter les droits de l’homme ne relève pas du choix politique mais d’une obligation juridique et morale. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignant.

Fait à Bamako, le 10 Décembre 2020

Le Président N’Djim Boubacar

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/102319477828361/posts/467639697963002/

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