IRA-MAURITANIE : LUTTE CONTRE LA CORRUPTION EN MAURITANIE

Promesses, encouragment et lacunes

Le 18 août 2020, la police convoquait l’ancien Président de la république, dans le cadre du contentieux consécutif au rapport de la Commission d’enquête parlementaire (Cep), sur de présumés délits et crimes de gestion, commis, par des agents de l’Etat, entre 2009 et 2019, soit le temps des deux quinquennats de Mohamed Ould Abdel Aziz. Depuis, le prévenu, en garde-à-vue, a pu bénéficier de la visite de ses avocats, de la famille et d’instances de défense des droits de la personne. Déjà, le 29 juillet, les députés votaient, en plénière, la compétence des tribunaux, à connaitre des faits allégués s’ils dérogent à la compétence de la Haute cour de justice. Il s’agit d’infractions relevant du trafic d’influence, de la surfacturation, de l’attribution frauduleuse de marchés, du détournement, de l’évitement fiscal, du faux en écriture et de la subornation de témoins, l’ensemble à des fins d’enrichissement personnel. Certes, il y a lieu de saluer le travail remarquable de la Cep, dont le texte, cependant, omet ou esquive des dossiers de gravité similaire, tant les pratiques de l’impunité s’enracinent, au cœur de l’Etat, des décennies durant, sans plus susciter assez d’indignation. Sous peine de partialité ou d’abstention, il appartient, aux législateurs, de compléter l’œuvre en cours et de consolider la culture de la transparence et de la « redevabilité ».
Même si les prémisses de la recherche menée par l’Assemblée nationale autorisaient la crainte d’un règlement de comptes entre deux fractions du pouvoir, il importe, aujourd’hui, de constater le caractère massif des preuves et le sérieux de leur collecte. De même, faut-il prendre acte de la disponibilité, de la plus haute autorité du pays, à asseoir et respecter l’indépendance des magistrats et l’autonomie des élus, deux principes allègrement bousculés dans l’univers des démocraties bananières où notre pays occupait une place de choix. L’importance de l’effort entrepris grâce à l’obstination des députés et la collaboration de l’Exécutif laisse entrevoir un tournant, sans précédent, de la gouvernance vertueuse, en perte de crédit, depuis le 10 juillet 1978.
Ainsi, la Mauritanie entame-t-elle un élan de restauration du bien public qui devrait inspirer d’autres peuples en lutte perpétuelle contre la médiocratie, la prédation et l’incurie. La restriction, l’atténuation, le recul ou la suspension du processus équivaudrait à une défaite morale et favoriserait la tendance à l’insurrection des foules, trop longtemps maintenues dans l’acceptation du statuquo, au prétexte d’empêcher l’anarchie. Aussi, le rapport de la Cep implique-t-il :

  1. La reprise de l’investigation quant aux aspects oubliés ou censurés, sur la période en cause, notamment la phase de création de l’état-civil biométrique (2012-2016), la falsification des diplômes, le recrutement du personnel de l’Etat titulaire de qualifications indues, les dysfonctionnement de la Banque centrale de Mauritanie (Bcm) et des établissements clients, les suspicions de blanchiment et de financement du terrorisme, par les agences de transfert de monnaie, l’opacité des trafics aux ports autonomes et de l’administration des douanes ;
  2. Le nettoyage de l’arsenal législatif : il convient d’en expurger les lois qui couvrent les tueries racistes, l’extrémisme religieux, l’atteinte à l’intégrité du corps et l’inégalité des sexes ;
  3. L’assainissement de la fonction publique qui abrite encore, à des positions d’influence et de décision, une majorité de cadres à l’intégrité douteuse ;
  4. La révision des normes de pénalisation de l’esclavage : le temps presse d’en garantir l’applicabilité, loin du déni et des réflexes de connivence avec les contrevenants.
  5. L’assurance scrupuleuse de la faculté, pour les prévenus, de bénéficier d’un procès équitable, selon les standards de la contradiction.
  6. La vigilance du gouvernement et de la magistrature, à éviter des interférences de tribu, de clans et de groupes d’intérêts en conflit, qui entraveraient l’accomplissement de la justice et compromettraient sa vocation ;
    Sous les réserves précitées, l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) soutient, avec impatience, la résolution, du Président de la république, à déclencher une réforme globale des institutions et de leurs pratiques.

Ira – Mauritanie, Nouakchott, le 20 août 2020

Hommage – Souvenir : « ADIEU KOFI MON SAUVEUR! » Par Kaaw Touré

IL Y A DEUX ANS KOFI ANNAN NOUS QUITTAIT!

ADIEU KOFI MON SAUVEUR!

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le rappel à Dieu de l’un des plus dignes fils de l’Afrique, Kofi Annan, du pays de Kwamé N’Krumah du Ghana, premier noir secrétaire général de l’ONU et Prix Nobel de la paix.

Je n’oublierai jamais cet homme de paix qui m’a sauvé de justesse à une mort certaine grâce à son intervention diplomatique et efficace et ce dans un tournant décisif de notre lutte.
En effet, en 1999 suite aux pressions diplomatiques et pressantes du colonel Ould Taya, le gouvernement sénégalais fut obligé de m’expulser de son pays parce que mon activisme débordant dérangeait le régime du colonel Ould Taya et mettait du sable dans les relations entre les deux pays.

Le 7 juillet 1999, le colonel ould Taya, par l’intermédiaire de son cousin ancien consul de la Mauritanie à Dakar Ould Aly, exigea mon extradition et je fus bloqué à l’aéroport LSS de Dakar par deux policiers sénégalais qui m’ont interdit d’aller à la salle d’attente. Ils m’ont obligé de les suivre, alors que j’avais déjà obtenu l’asile politique en Suède et effectué toutes les formalités requises.

Grâce à la vigilance de l’américaine Tami Sharpi, responsable de la réinstallation du Haut commissariat des nations unies pour les réfugies ( HCR) à Dakar qui m’avait accompagné et qui suivait de loin mon interpellation. Elle court en force et revient pour me secourir et fait échec à un kidnapping planifié.
Elle alerte directement le délégué régional du HCR en Afrique de l’ouest qui a saisi le Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan et qui à son tour saisit le président sénégalais de l’époque monsieur Abdou Diouf pour lui demander de me laisser quitter le pays de la « Téranga » en toute sécurité. Le secrétaire général demandera aussi aux autorités sénégalaises si elles pouvaient assumer la responsabilité historique de me livrer à Nouakchott tout en sachant d’avance le sort tragique qui m’attendait après mon extradition en Mauritanie. Ce que ce dernières n’ont pas voulu ou osé assumer. C’est ainsi donc grâce à cet homme juste que j’ai échappé de justesse à une mort certaine entre les mains de la Police raciste et ethno-génocidaire de Nouakchott qui n’attendait que ma  » livraison » pour me faire la fête mais Dieu n’était pas de leur côté.
MERCI encore une fois KOFI.
Paix éternelle à ton âme, digne fils d’Afrique!

Je prie que la terre lui soit légère.

LLC!


Kaaw Touré .

©️ Crédit source: reçu de l’auteur 19/08/2020

Mauritanie/Justice : l’ex- Raïs entendu et mis à l’arrêt .

Crédit photo Alakhbar.info

En Mauritanie, les auditions autour du rapport de la CEP (Commission d’enquête parlementaire) remis à la Justice, ont connu un tournant ce lundi 17 août 2020. En effet après avoir convoqué et mis sous contrôle judiciaire certains dignitaires proches de l’ancien président Ould Abdelaziz, les limiers de la police des crimes économiques et financiers se sont intéressés à l’ancien homme fort du pays avec sa convocation suivie d’un garde-à-vous ce lundi. Pour rappel, ces derniers jours une conférence de presse était annoncée pour ce 18 août par l’entourage de l’ex général de l’armée. Le tombeur en 2008 du premier président civil élu (Sidioca) depuis 1978, comptait s’expliquer devant les médias. Tard dans la soirée, lors d’un point de presse express les conseillers de l’ancien président ont dénoncé les conditions de son audition et l’illégalité de l’arrestation qui en est suivie. À Suivre…

Ainsi va suivre le fil de cet événement historique qui fera date en la matière dans notre pays. Un suivi détaillé par un journaliste à travers un post Facebook :

« À propos de l’arrestation de l’ancien président:

1- À 16h30, Aziz a été appelé par la police, qui lui a demandé de l’accompagner à la DGSN, mais il a refusé catégoriquement et a coupé l’appel téléphonique.

2- Avant cela, plusieurs voitures à immatriculation civile appartenant à la police s’étaient dirigées au domicile de l’homme, peut-être pour l’empêcher de partir.

3- À 16h45, deux voitures de police transportant des officiers de la police des crimes économiques et financiers (ainsi que des officiers et recrues des forces d’élite de la brigade antiterroriste) sont arrivées sur les lieux.

4- Le gardien de la résidence de l’ancien président a dit à la police qu’il n’était pas autorisé à leur ouvrir la porte, et qu’ils doivent préalablement appeler le maître de céans pour pouvoir entrer. Un officier a répondu: « Nous ne sommes pas venus ici pour vous demander l’accès. Ouvrez la porte ou nous entrerons par effraction. La loi nous permet de le faire ».

5- Soudain, Aziz apparaît derrière le portier et lui ordonne d’ouvrir le portail (il semble qu’il avait suivi la situation sur les caméras de surveillance).

6- L’officier a dit à l’ancien président: « Nous avons un ordre de vous convoquer pour enquête à la DGSN ». Aziz demande à voir le document. L’officier lui en donne un exemplaire original.

7 – Le commandement est rédigé en arabe. Il a donc il a fallu quelques minutes à Aziz pour le lire. À la suite de quoi, Aziz remet le papier à l’officier en disant: « Je n’ai rien compris à cela, mais qu’importe. Vous voulez que j’aille avec vous, je le ferai, mais à condition que mon avocat personnel, Maître Mohamed Ould Ichidou, vienne avec moi ».

8- Réponse de l’officier: « Il s’agit d’une enquête policière, pas d’une enquête du Parquet ou d’un juge d’instruction, venez avec nous, s’il vous plaît ».

9- Aziz hésite un peu, puis décide de les accompagner, et demande à monter dans sa voiture personnelle avec son chauffeur.

10- L’officier passe un court appel de téléphone, puis permet à Aziz de les suivre dans sa voiture.

11- Aziz prend place à côté de son chauffeur tandis que trois policiers s’installent sur les sièges arrière. Et le cortège se dirigé vers la DGSN.

12- Lorsqu’ils entrent dans l’enceinte de la DGSN, l’officier récupère tous les téléphones d’Aziz. Ce dernier est mené dans une salle d’enquête au deuxième étage.

13- Aziz réitère sa demande à se faire assister par son avocat, mais les policiers renouvellent leur argumentation précédente.

14- Aziz est surpris par le fait que ceux les enquêteurs soient des officiers du renseignement (Sécurité de l’État) et non des officiers de la Brigade des crimes économiques et financiers.

15- Le but semble évident: que l’homme prenne conscience de la gravité de la situation et en prenne toute la mesure.

16 – Lorsque l’enquête prend une dimension de sécurité, alors que l’on s’attendait à une enquête sur des crimes de détournement de fonds ou de corruption, cela suffit à donner une idée que le temps n’est pas élucubrations, aux vaines esquives et à du triomphalisme épique.

17- Cela ne signifie pas pour autant, l’annulation des accusations de corruption contre l’homme, mais cela signifie uniquement ce qui est mentionné dans les deux paragraphes ci-dessus.

18- L’enquête pénale a commencé sur le plan de la sécurité et se terminera également sur le pénal, sans oublier les dimensions financière et économique.

19- Après 4 heures complètes d’interrogatoire intense ininterrompu, sauf une brève pause pour effectuer la prière du maghrib, Aziz a été transféré à l’école de police, où une autre équipe d’enquête le conduira probablement, dont les membres auront passé toute la journée à dormir et à se reposer en attendant une longue nuit d’interrogatoire.

20- Selon des informations, l’homme se préparerait à semer la confusion et à provoquer des problèmes, ce qui aurait précipité son arrestation ce lundi.

21- Ceux qui défendraient l’homme ont tout lieu d’avoir des craintes. Ils verront bientôt que cet homme s’évertue à agir avec le pays avec une rapacité rare: il a fait des richesses nationales sa possession exclusive. L’ampleur des dégâts est hors de proportion! Il y aura des révélations fracassantes à ce sujet.

22- Personnellement, je n’ai pas la moindre sympathie pour l’accusé, pour la simple raison que j’ai toujours eu la conviction intime qu’il est un malandrin de la pire espèce. Personnellement, je suis convaincu que l’application stricte de la loi mauritanienne donnerait des résultats piteux, car je n’ai pas la moindre confiance en notre droit pénal qui est d’un anachronisme risible.

Il a été rédigé par des Oulémas, dans un esprit prétendument imprégné de Charia! Ridicule, car, à moins d’un miracle, le résultat profiterait à un assassin mutirécidiviste qui en serait à son 99e homicide, de même qu’à un violeur en série qui en serait à son dixième crime! Alors, pour ce qui est des cambrioleurs et des corrompus, n’en parlons pas, ce serait le Pérou! »

©️ Crédit source: post FB du journaliste Med Yahya Abdel Wedoud  – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3300064873387623&id=100001524288944

« Les droits de M. Ould Abdel Aziz et ceux des autres mauritaniens » , Par Lô Gourmo

Rien, évidemment n’empêche le citoyen M.Mohamed Ould Abdel Aziz, ancien Président de la République, d’adhérer au parti politique de son choix- dans le respect des formes, procédures et normes de fond requises-, ni, à fortiori, dans ces mêmes conditions de respect de la légalité, de tenir réunions et conférences de presse à sa guise. Il faut d’ ailleurs rappeler à ce propos que, contrairement à ce qu’il avait imposé en toute illégalité au pays, rien ne l’oblige, de requérir une quelconque autorisation, pour organiser, dans un hôtel ( qui est un lieu privé et fermé par définition) une conférence de presse.
A sa manière, M. Ould AbdelAziz teste par lui même, la fiabilité du système de démocratie de façade qu’il a façonné pour empêcher les mauritaniens d’en jouir précisément. Il reste aux autorités actuelles d’agir , elles, en toutes circonstances, dans les limites que leur imposent l’esprit et la lettre des lois sur les libertés publiques , et de ne pas céder aux actes de provocation destinés à détourner l’opinion des vraies questions qui sont à l’ordre du jour: la vérité sur la gestion des biens et ressources du pays, les conditions d’accumulation des immenses fortunes qui exhalent des dossiers de la Commission parlementaire et sur tous autres, actuels et à venir,- et comment tout cela sera t-il pris en charge jusqu’au bout, par la justice. Il s’ agit là des droits des autres mauritaniens à connaître la vérité, le droit de ne pas continuer de subir les affres de l’impunité pour les crimes économiques et autres commis dans ce pays.
Tout le reste n’ est que diversion et manières d’interloupe.

Gourmo Lô, Facebook 17 Août 2020

©️ Crédit source: post Facebook de l’auteur

Biram mérite NOTRE LUCIDITÉ !

C’était un 14 novembre 2016 , en couverture d’un point de presse du président Biram Dah Abeid et ses avocats à Paris. À l’époque les « fers chauds » à l’actualité concernaient plusieurs dirigeants iraouis arrêtés à la suite des manigances orchestrées par certains milieux nébuleux sur la Gazra bouamatou à Nouakchott.

Et si ce Biram allait trahir X ou Y , ça aurait été à d’autres moments où lui et son mouvement subissaient un rouleau compresseur répressif d’une manière chronique. Ce monsieur dégage une confiance saisissante et il l’a prouvé N fois . Aujourd’hui en Mauritanie anti ou pro Biram, il incarne une vision sociale et politique qui influence les uns et les autres d’une manière ou d’une autre. Et si le matériel l’intéressait vraiment, il en a eu moult occasions de se caser en nanti embourgeoisé avec des égards enviables au cœur du système étatique à vie. Donc sa voi.e.x est celle de l’engagement pour la DIGNITÉ de L’HUMAIN. Militant aguerri et doté d’une intelligence politique avant-gardiste, le leader abolitionniste mauritanien reste accessible et imprégné de BASE MILITANTE COURAGEUSE chez laquelle le Mot CONVICTION sonne et vibre avec justesse et dévouement. Le lauréat du Prix Onusien 2013 ne chercherait pas à se trouver un gîte mielleux aujourd’hui où l’étau social et politique se desserre sensiblement avec des signaux positifs qui restent à être consolidés par d’autres décisions gouvernementales très attendues. Notamment la reconnaissance des mouvements politiques et associatifs (Comme FPC, RAG ET IRA) et des assises nationales inclusives sur toutes les questions importantes liées à l’avenir de notre cher Pays.

Un journaliste célèbre de la place écrivait une fois : « Partir d’IRA n’est pas une information, mais y rester oui« 

Force à Vous , Président !

#DISCIPLINE #CONFIANCE #LUCIDITÉ

Par KS pour le BLOG

RES NON VERBA : Parles moins , agis ! Par Salihina Moussa

« Res non verba », Des actes et non des paroles,

Depuis belle lurette, les intellectuels mauritaniens n’ont cessé de mettre le doigt là où le bât blesse par rapport au système scolaire. Ce système a cessé de servir de standard depuis le jour où l’autorité mauritanienne a placé l’éducation dans un stade secondaire des préoccupations. Certes, les mots ne manquent point, mais le pragmatisme semble être en perpétuelle latence. Les mots doivent se traduire en actes pour que la Mauritanie puisse faire un progrès à l’instar des pays qui étaient à la même longueur d’onde qu’elle dans les années soixante. Aujourd’hui, ces pays ont émergé sur certains points.

La procédure d’enrôlement biométrique à l’état-civil empêche beaucoup d’élèves de passer les examens (surtout le BEPC et le baccalauréat). Selon l’émission de la note de service des ministères de L’Intérieur et de L’éducation, « aucun élève ne pourra être inscrit dans un établissement d’enseignement, public ou privé, si sa procédure d’enrôlement n’est pas complète, selon les modalités stipulées par la loi. » Aucun citoyen n’est et ne sera au-dessus de cette loi. Nous la respectons. Il est du devoir de l’État de prendre, alors, des mesures qui permettent à tous les élèves de se « recenser ». De surcroît, la Mauritanie est censée respecter l’Article 11 de la Charte Africaine qui stipule qu’il faut « fournir un enseignement de base gratuit et obligatoire ; prendre des mesures pour encourager la fréquentation régulière des établissements scolaires et réduire le taux d’abandons scolaires. » Déplorablement, l’article n’est pas mis en pratique. Tristement, beaucoup d’enfants polissonnent à longueur de journées, et sont laissés à l’abandon. Ceux qui sont issus des familles où l’on tire constamment le diable par la queue et qui ont peu de moyens fréquentent des établissements privés ; puisque les établissements publics ne répondent pas aux attentes.

« Cherchez la science du berceau jusqu’au tombeau. » (Récit prophétique).
La limite d’âge pour passer le baccalauréat est un fait qui encourage l’abandon, elle consiste à mettre des butoirs sur le chemin de ses élèves qui veulent se construire. Cette limite peut aussi qu’augmenter la délinquance : « L’oisiveté est [alors] mère de tous les vices ». L’État doit revoir cette partie de sa gestion pour ne pas faire encore obstacle au progrès du pays.


Il est temps que la Mauritanie mette en place une bonne réforme structurelle et fonctionnellle du système éducatif. La Mauritanie doit donner une éventuelle égalité des chances à tous les élèves sans aucune discrimination sur la couleur, le sexe, sociale ou tout autre critère. De plus donner une bonne éducation aux enfants de sa patrie, c’est assurer un socle inébranlable du développement.

● Par Salihina Moussa, étudiant biologiste FST – Nouakchott

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur

Lamine Fofana, casque bleu mauritanien blessé en Centrafrique : A Monsieur le président mauritanien et au secrétaire général des Nations Unies

Je m’appelle Lamine Fofana. Je suis né en 1972 à Sélibabi. Je suis gendarme avec le grade de Marechal des logis Chef. Le 16 décembre 2015, j’ai eu l’honneur d’être membre du premier contingent mauritanien pour une mission de maintien de la paix en Centrafrique au sein de la MINUSCA. Nous étions 140 gendarmes mauritaniens, FPU.
Le 30 décembre, quinze jours après notre arrivée à Bangui, pendant l’élection présidentielle, notre position a été attaquée. J’étais dans une voiture avec cinq à six autres gendarmes et un colonel. Nous sommes immédiatement allés en renfort. Le Colonel est monté à bord d’un blindé. Je suis resté avec d’autres dans une Pick Up armée. Nous avons subi une rafale continue de l’ennemi, en plein centre-ville. Notre voiture a fait un accident. J’ai été très gravement blessé. Je ne pouvais plus bouger. Mes camarades ont repoussé l’attaque. Le lendemain, j’ai été évacué vers Kampala, en Ouganda, dans un avion spécial des Nations Unies. J’y ai été opéré. J’ai passé trois mois de réanimation à Kampala avant d’atterrir à l’hôpital militaire de Nouakchott début mars. Le médecin Ougandais qui me suivait m’a établi un rapport recommandant mon évacuation vers l’Espagne pour des soins plus appropriés. J’ai passé sept mois à l’hôpital militaire de Nouakchott avec essentiellement des calmants. Sur conseil d’un infirmier, j’ai été au CNORF (centre national d’orthopédie et de rééducation fonctionnelle) de Nouakchott. C’est dans cette structure de rééducation que le Docteur feu Aboubacar Sidibé m’a établi une demande d’évacuation vers l’Espagne, confirmant les recommandations du médecin de Kampala.

Au lieu de l’Espagne, j’ai été finalement évacué en Tunisie avec une couverture de la caisse nationale d’assurance maladie, CNAM. J’y ai passé 08 mois. J’y ai subi des séances de kinésithérapie qui ont légèrement amélioré ma situation. Mais, Mes médecin ont eux aussi estimé que je devais être dans une structure adaptée à mon cas qui n’est pas irréversible. Je suis revenu à Nouakchott, chez moi, au PK 11, entouré de ma famille. Je passe mes journées allongé ou sur une chaise roulante. Je suis incapable de faire les gestes les plus simples comme tenir un verre de thé et le boire. Ce qui me maintien encore, c’est le soutien de mon entourage et cet immense espoir de retrouver un jour, ma mobilité. En Ouganda, en Mauritanie et en Tunisie, mes médecins traitant ont en effet donné le même avis : mon cas n’est pas irréversible à condition que je sois traité dans une structure spécialisée.
Monsieur le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Chef suprême des armées, Monsieur le secrétaire général de Nations Unie, Antonio Guterres, à travers cet écrit je vous interpelle.
C’est avec beaucoup de joie et d’enthousiasme que j’ai fait le voyage de Bangui avec mes frères d’armes pour être acteur du maintien de la paix dans un pays frère. Une attaque violente, suivi d’un accident, m’a cloué au sol. Aidez-moi à me relever. Aidez-moi pour que je puisse serrer mes deux enfants de bas âge dans mes bras. »

Lamine Fofana,
Gendarme, Marechal des logis

©️ Crédit source: https://initiativesnews.com/lamine-fofana-casque-bleu-mauritanien-blesse-en-centrafrique-a-monsieur-le-president-mauritanien-et-au-secretaire-general-des-nations-unies/

Nouakchott-Mauritanie : Merkez Mauritania (établissement scolaire et universitaire privé) vient de commencer ses inscriptions administratives pour l’année académique 2020-2021

Né à Coumba N’dao, Arrondissement et Commune de Ghabou, au Sud de la Mauritanie, Abou Abdillah Moussa ben BOULAYE ben TOUGAYE Diarra, a commencé ses études primaires dans l’enseignement du Coran et de la Sunna, au Village de Coumba N’dao en 1989, avant d’aller les finir dans l’une des plus grandes écoles coraniques de la willaya de Guidimakha (école coranique Housseyn Souley Cissé, village de Hachakghar) en 2000. En effet, le Professeur et Imam Diarra, continue ses études secondaires dans un Institut Al faarouq spécialisé dans les études islamiques et la langue arabe sous la direction de l’imam de la mosquée de Qatar à Nouakchott. En 2006, après son Baccalauréat, le Professeur et Imam Diarra s’envole pour le Pays du Prophète Mohamed (PSL), Arabie Saoudite, plus précisément à la Medina (Médine, la ville d’accueil du Prophète PSL) pour la recherche du savoir islamique et la sagesse religieuse.
Par ailleurs, le Professeur Diarra s’inscrit en 2007 à la plus grande université de la Médine et décrocha sa licence (BAC+ 3) en 2012 à l’université islamique de Médine. Trois ans plus tard, en 2015, le professeur Diarra obtenait son Diplôme de Magistère (Master ou BAC+5) en cycle des Hautes Etudes ès Daawa et Cultures Islamique (HEDCI). Ce passionné des études islamiques et de la charia islamique est allé poursuivre sa quête du savoir islamique dans le royaume chérif du Maroc. Depuis 2016, Monsieur Diarra est inscrit en thèse de doctorat en études islamiques à l’Université du Royaume du Maroc.
Ce natif de Coumba N’dao (Guidimakha), animé par le patriotisme et la reconnaissance pour sa patrie, l’imam Diarra après s’être diplômé de l’université de la Médine, il a décidé de rentrer dans son pays natal (Mauritanie) pour s’investir dans la science religieuse malgré les nombreuses opportunités que les Médinois lui avaient proposées depuis la Médine. Il s’est dit que c’est à son tour de venir rendre à la Mauritanie, ce qu’elle avait donné. A son arrivée en Mauritanie en 2015, l’Imam Diarra, créa un grand établissement scolaire et universitaire privé dont il est le directeur pour enseigner la science religieuse. Son établissement compte à ce jour tous les niveaux d’études. Le professeur a également mis à la disposition de ces étudiants un enseignement à distance. L’enseignement dispensé par son établissement est un enseignement de qualité selon les différents témoignages de ces étudiants, voir le lien :
https://www.merkez-mauritania.com/galerie/audio/.

Les professeurs sont tous des diplômés de l’université islamique de Médine et d’autres universités internationales. Les diplômes délivrés par le Merkez Mauritania sont des diplômes reconnus par l’Etat et agréés. Pour plus d’informations sur ce sujet voir ce lien :

http://www.merkez-mauritania.com/.

Au niveau universitaire, il existe des cours en ligne. Le Professeur Diarra, après avoir ouvert une section en ligne pour les étudiants, il a le plaisir de vous annoncer également l’ouverture d’une autre section pour les étudiantes. Les cours se déroulent avec des enseignantes et enseignants expérimentés et diplômés des lijazaates. Les matières étudiées sont : le Coran, le Hadith, la grammaire, le vocabulaire, entre autres. Pour s’inscrire veuillez cliquer sur ce lien :
https://form.jotform.com/193591567553066, ou encore les personnes intéressées, peuvent se présenter au Merkez directement ou par contact :

BA Boubou
Centre Histoire et Anthropologie du Droit (CHAD)-Paris

DES PARTIS POLITIQUES APPELLENT À LA CRÉATION D’UN FRONT INTÉRIEUR POUR ASSURER DES RÉFORMES RADICALES (DÉCLARATION CONJOINTE)

Les formations membres de la coordination de partis politiques représentés au Parlement ont appelé, lundi, dans une déclaration parvenue à l’AMI, l’ensemble des forces nationales à contribuer à la mise en place d’un front intérieur puissant, qui prépare les conditions appropriées pour mener à bien les réformes et ouvrir la voie à une concertation constructive. Dans ce document, les partis politiques de la coordination exhortent le peuple mauritanien à davantage de prudence et de rigueur face à la pandémie, malgré la levée du couvre-feu et de certaines restrictions par le gouvernement. Au sujet de l’action parlementaire, la coordination salue le rétablissement par le Parlement de son rôle de chambre de contrôle, à travers la mise en place de la commission d’enquête et le vote d’une loi portant création de la Haute Cour de Justice, et note avec satisfaction le respect par le pouvoir exécutif du principe de la séparation des pouvoirs. Pour remédier à la situation que traverse le pays, les partis signataires attirent l’attention sur la nécessité de s’attaquer aux questions majeures, liées à l’unité nationale et à la gouvernance politique et économique du pays. Ils estiment que leur résolution nécessite la conduite de profondes réformes politiques, économiques et sociales, pour lesquelles la volonté annoncée par le pouvoir constitue un terrain favorable. « La finalité de ces réformes est d’aboutir à un pacte républicain fondé sur les principes d’équité, de justice et d’égalité, qui protège les libertés individuelles et collectives, et sert de fondement à un système démocratique solide et bien enraciné », note le texte. La coordination souligne, enfin, que ce train de réformes contribuera, de manière constructive, au maintien de la paix sociale et au renforcement de l’unité nationale, loin de considérations étroites, à caractère racial, ethnique, tribal ou régional.

Les partis signataires de la déclaration sont :

Alliance Nationale pour la Démocratie

Alliance Populaire Progressiste

Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour le Renouveau

Parti Al Karama

Parti de l’Avant-Garde des Forces de Changement Démocratique

Parti Hirak Echebabi

Parti Hiwar

Parti Islah

Parti Sawab

Rassemblement des Forces Démocratiques

Rassemblement National pour la Réforme et le Développement

Union des Forces du Progrès

Union des Forces Populaires

Union pour la Démocratie et le Progrès

Union pour la République

AMI

©️ Crédit source : Adrar.info http://adrar-info.net/?p=64849

Mauritanie – Débats : Tout n’est pas en Noir vs Blanc dans le revendicatif !

Un peuple NOIR victime en Tout et Partout, une imposture mensongère qui ne passe plus.

Vivement une CEP (commission d’enquête parlementaire) en Mauritanie sur les Droits humains (féodalités, esclavages et racismes)…une occasion salutaire pour changer beaucoup des choses avec surprise…! Et le rapport qui en sortirait si travail bien fait, va permettre à chaque communauté d’entamer COURAGEUSEMENT et SINCÈREMENT sa propre révolution. Ainsi le prisme d’un certain communautarisme politisé et anti-universaliste prendrait un coup pour l’émergence d’une véritable expression Nationale et Citoyenne.

Au sein de chaque communauté on y entretient jusqu’alors le régime de privilèges de naissance et le système étatique actuel n’essaie que de transposer cet ordre suivant des logiques bien lisibles politiquement et socialement. Une certaine mobilisation militante venant des cercles communautaristes Negro-mauritaniens (hors haratine), s’exprime à travers l’habituel référent binaire. On y surjoue le logiciel racialisant en analysant sous le prisme « NOS COMMUNAUTÉS EXCLUES » . Ainsi exclues par Qui et par rapport Quoi… !? Et pourtant le système de gouvernance d’aujourd’hui est le fruit d’une norme qui reflète un certain anti-universalisme concernant la « CHOSE PUBLIQUE ». On brandit la donnée diversité culturelle comme marqueur politique de premier ordre et on en instaure un régime de quotas plus ou moins flexible. L’arsenal revendicatif de certains militants doit évoluer radicalement en mettant l’appel PROGRESSISTE transcommunautaire avant les particularismes communautaires très maladroitement instrumentalisés à des visées politiciennes. La logique d’une communauté qui représenterait une « nationalité » à part ne pourrait pas faciliter une convergence sociale, idéologique et politique entre les progressistes venant de différentes composantes sociolinguistiques. Un féodal zélé et endurci peul ou soninké dans son giron sociétal, aurait peu d’arguments mobilisateurs contre un racisme dit blanc d’ailleurs. Les consciences politiques et intellectuelles d’aujourd’hui ne sont plus celles d’il y a 35 ans dans nos communautés respectives. Soyons lucides… les temps de prêt-à-suivre en TOUT au nom d’une appartenance communautaire sont révolus… APPAREMMENT..!

©️ Par KS pour le BLOG