RES NON VERBA : Parles moins , agis ! Par Salihina Moussa

« Res non verba », Des actes et non des paroles,

Depuis belle lurette, les intellectuels mauritaniens n’ont cessé de mettre le doigt là où le bât blesse par rapport au système scolaire. Ce système a cessé de servir de standard depuis le jour où l’autorité mauritanienne a placé l’éducation dans un stade secondaire des préoccupations. Certes, les mots ne manquent point, mais le pragmatisme semble être en perpétuelle latence. Les mots doivent se traduire en actes pour que la Mauritanie puisse faire un progrès à l’instar des pays qui étaient à la même longueur d’onde qu’elle dans les années soixante. Aujourd’hui, ces pays ont émergé sur certains points.

La procédure d’enrôlement biométrique à l’état-civil empêche beaucoup d’élèves de passer les examens (surtout le BEPC et le baccalauréat). Selon l’émission de la note de service des ministères de L’Intérieur et de L’éducation, « aucun élève ne pourra être inscrit dans un établissement d’enseignement, public ou privé, si sa procédure d’enrôlement n’est pas complète, selon les modalités stipulées par la loi. » Aucun citoyen n’est et ne sera au-dessus de cette loi. Nous la respectons. Il est du devoir de l’État de prendre, alors, des mesures qui permettent à tous les élèves de se « recenser ». De surcroît, la Mauritanie est censée respecter l’Article 11 de la Charte Africaine qui stipule qu’il faut « fournir un enseignement de base gratuit et obligatoire ; prendre des mesures pour encourager la fréquentation régulière des établissements scolaires et réduire le taux d’abandons scolaires. » Déplorablement, l’article n’est pas mis en pratique. Tristement, beaucoup d’enfants polissonnent à longueur de journées, et sont laissés à l’abandon. Ceux qui sont issus des familles où l’on tire constamment le diable par la queue et qui ont peu de moyens fréquentent des établissements privés ; puisque les établissements publics ne répondent pas aux attentes.

« Cherchez la science du berceau jusqu’au tombeau. » (Récit prophétique).
La limite d’âge pour passer le baccalauréat est un fait qui encourage l’abandon, elle consiste à mettre des butoirs sur le chemin de ses élèves qui veulent se construire. Cette limite peut aussi qu’augmenter la délinquance : « L’oisiveté est [alors] mère de tous les vices ». L’État doit revoir cette partie de sa gestion pour ne pas faire encore obstacle au progrès du pays.


Il est temps que la Mauritanie mette en place une bonne réforme structurelle et fonctionnellle du système éducatif. La Mauritanie doit donner une éventuelle égalité des chances à tous les élèves sans aucune discrimination sur la couleur, le sexe, sociale ou tout autre critère. De plus donner une bonne éducation aux enfants de sa patrie, c’est assurer un socle inébranlable du développement.

● Par Salihina Moussa, étudiant biologiste FST – Nouakchott

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur

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