Le président du Parti RAG s’insurge contre le kidnaping de la blogueuse et militante Mariem Cheikh

Le lundi 13 avril 2020, vers 16 heures, Marieme Cheikh, militante active des droits de l’homme et membre de la Direction Nationale de Ira-Mauritanie a été interpellée par la Direction de la Sûreté Nationale. Au moment où cette note est en cours de rédaction, on ne dispose d’aucune information précise concernant Madame Marieme, ce qui constitue une transgression flagrante aussi bien des droits de celle-ci que des droits des siens, d’autant plus que son enfant, encore non sevré, n’a jusqu’à présent pas reçu ses tétées depuis l’interpellation de sa maman. Cette privation dont est victime ce bébé innocent, en dit beaucoup sur le degré de considération que nous accordons à la valeur humaine.
Pour ce qui est des raisons sur la base desquelles la militante des droits de l’homme Marieme a été l’objet d’une arrestation, d’aucuns, avancent que cette blogeuse aurait partagé des messages que l’autorité voudrait saisir pour mettre en application les dispositions de loi du 18 janvier 2018 relative à la lutte contre les discriminations. Il est vrai que personne ne peut et ne doit s’élever contre l’application d’une règle de droit et d’ailleurs, je suis convaicu que presque la totalité des mauritaniens devraient être heureux de voir s’arrêter l’élaboration de textes de lois à des fins de consommation extérieure. Cependant, je considère que le pouvoir, face à la guerre que mène actuellement notre pays contre le Covid-19, devrait être armé de beaucoup plus de vigilance et de sagesse pour éviter tout ce qui peut nous détourner de l’objectif primordial: vaincre le Coronavirus.
Mais la chasse aux sorcières engagée depuis belle lurette contre le President de Ira-Maurotanie Biram Dah Abeid, contre cette Organisation et contre ses militants l’a remporté sur l’enjeu du moment, c’est-à-dire la victoire contre la pandémie. C’est dans ce cadre, et seulement dans ce cadre, que, de mon point de vue, vient s’inscrire parfaitement l’arrestation de la militante des droits de l’homme, Mariem Cheikh.
Je ne peux terminer ces lignes sans souligner une seconde entrave à la liberté, cette fois-ci, il s’agit d’une entrave à la liberté d’expression qui rencontre des manœuvres multiples et variées. Ces manœuvres auxquelles nous ont habituées les pouvoirs de chez nous et qui versent directement dans le sens du musellement absolu et définitif des populations devant les problèmes sociaux, culturels, économiques et politiques qui les assaillent continûellement, ces pratiques dilatoires doivent, compte tenu de l’éveil de conscience qui s’installe dans le pays, laisser la place à la volonté citoyenne d’affronter, avec courage et détermination, les revendications légitimes de nos populations. En conséquence, les spécialistes en matière de pareilles manœuvres doivent, dans l’intérêt de la Mauritanie et de tous les mauritaniens, se résoudre à s’abstenir d’occulter les souffrances que vivent les autres ét de passer par des voies et moyens fallacieux dans le but de détourner l’opinion chaque fois que se posent des problèmes qui militent en faveur de la justice, de l’égalité, de la liberte, de l’unité et.de la cohabitation Pacifique…., bref ce qui conditionne l’émergence d’un véritable état vivable, démocratique où quelque soit le citoyen lambda, il se sentira heureux chez lui.

Oumar Yali ancien ministre
président du parti RAG
15 avril 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

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