IRA-MAURITANIE ainsi que toutes ses Sections de par le Monde/Flash : Note de condoléances



Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès en France de Monsieur BA Cheikh Oumar, éminent membre du mouvement Flam, secrétaire géneral de la section Europe-Ouest.

L’ensemble des Réseaux-Ira, le président Biram Dah Abeid, toutes les équipes dirigeantes et l’ensemble de nos membres, militants et sympathisants, présentons nos pieuses condoléances à sa famille, ses proches et ses compagnons. Particulièrement à la communauté Boghéénne.

Paix éternelle à son âme.

27 mars 2020

Au nom des Réseaux-Ira
Moussa Soumaré
Vice-Président Ira-France-Mauritanie

©️ Crédit source: Réseaux IRA France

Mauritanie/Covid-19 : Un troisième cas détecté (Communication Ministère de la santé)

Crédit photo l’officiel AMI

Urgent… Un nouveau cas du coronavirus détecté en Mauritanie

Le ministre de la Santé, Dr Mohamed Nedhirou Ould Hamed a annoncé, jeudi qu’un troisième cas du coronavirus a été détecté dans le pays.
Il ajouté qu’il s’agit d’un mauritanien de 74 ans, revenu de France par le vol d’Air France AF751 du 15 mars dernier.
Il a affirmé que toutes les mesures d’isolement et de prise en charge du malade mais aussi de recherche et de confinement des personnes contactés ont été prises.
Le ministre a lancé un appel à toutes les personnes venues récemment de l’extérieur d’observer les mesures strictes d’auto-confinement et de se faire manifester en cas de survenue d’une fièvre, d’un rhume ou d’une fatigue générale.
Il a aussi appelé l’ensemble de la population d’être vigilante, de respecter les mesures de prévention en restant chez soi et de participer à la diffusion de cet appel.
Le ministre a enfin profité de l’occasion pour remercier et féliciter l’équipe de santé qui a accueilli et diagnostiqué précocement ce cas.

©️ Crédit source: Page FB l’officiel AMI – 27/03/2020 (Agence mauritanienne d’information)

Réflexion- Tribune : L’incontournable Islam (Partie 2/2), Par O. Timéra

La mondialisation actuelle et les modalités de sa globalisation sont philosophiquement judéo-chrétiennes. C’est-à-dire que ce sont les concepts clés du christianisme et du judaïsme (que nous distinguons du message initial de Jésus et de Moise), bien que sécularisés, qui commandent toujours l’univers de sens et la trajectoire de l’Occident et son rapport au monde et à l’humanité.

Expliquons-nous en énumérant les quatre notions essentielles qui, selon nous, caractérisent l’approche judéo (Spinoza)-chrétienne (Hegel) de l’existence et l’homme :

1) Pour le Judaïsme :

  • La notion de Peuple Élu et l’annulation de fait de l’idée de famille et de fraternité humaine.
  • La limitation de l’existence à l’ici-bas et aux sens (l’absence dans l’ancien testament de toute référence et description de l’au-delà en est le signal).

2) Pour le Christianisme :

  • La notion de fils de Dieu.
  • La notion de péché originel et la détestation du monde et des sens qui en découle.

Les deux premières notions respectives du judaïsme et du christianisme sont une continuité en accord ; alors que les deux secondes sont une continuité en désaccord. C’est-à-dire que la notion de « peuple élu de Dieu » contenait déjà en elle celle de « fils unique de Dieu » et d’incarnation en lui (l’un d’entre eux tout de même) de la divinité. La notion de péché originel et le rapport névrosé et négatif au monde qui s’en déduit, sont quant à eux la réaction extrême que ne pouvait éviter l’obnubilation immodéré pour ce monde qui la sous-tend en réalité. Ce qui à son tour va créer la réaction que nous connaissons aujourd’hui contre le spirituel/au-delà au profit du temporel/mondain.

Peuple élu et fils de Dieu : l’un est la particularisation du général, l’autre est l’absolutisation du concret. Dans les deux cas c’est le refus de la transcendance et la limitation du monde et de l’homme à ce que l’on sait et à ce que l’on peut.

Peuple élu et fils de Dieu : l’un comme l’autre, l’un en l’autre, c’est l’annulation de l’idée de famille humaine ; c’est la division de l’humanité en élus divinisés qui commandent et déchus bestialisés à soumettre. C’est la perte par conséquent de la dignité de l’être humain en tant que principe universel et inaliénable, dans son refus à l’autre que l’on déshumanise en l’animalisant/diabolisant et dans l’angélisation/ divinisation d’autres qui eux aussi ce déshumanisent.

Peuple élu et fils de Dieu : c’est un clergé et des troupeaux d’humains moutonisés ; c’est des intermédiaires qui s’accaparent le bien symbolique (religion et philosophie) pour le détourner de son sens (déligion et idéologie) afin de justifier la spoliation des biens matériels et l’exploitation des gens (domination politique et économique).

Péché originel (détestation de ce monde) et amour immodéré pour l’ici-bas : il s’agit toujours d’une restriction négative ou positive à ce monde.

Péché originel ou restriction à l’ici-bas : c’est toujours la même mise en demeure de séparer le corps et l’esprit, la terre et le ciel, le matériel et le spirituel, et de choisir l’un dans lequel on restreindra l’humain et le monde, au détriment de l’autre qu’il faudra faire disparaitre à terme.

Au cœur du Vatican puritain et ses dorures se trouvait déjà le Las Vegas qu’elle provoque, et qui est en fait son origine cachée. Comme le Diable et sa purification se trouvaient parmi les anges et leur pureté éthérée. Car la détestation immodérée du monde a son mobile et origine dans son amour restrictif exclusiviste, et la dilution de soi et du moi en lui, après y avoir réduit toute la réalité.

Dans la civilisation occidentale, le processus de désenchantement, de sécularisation, et d’athéisation (sur le plan ontologique) du monde ; de déification et d’idéalisation de la nature, de l’histoire, de la raison et de la science (sur le plan philosophique) ; de divinisation ou de « supermanisation » de la « race supérieure » blanche et de l’ « ethnie » européenne, du développement des sociétés européennes et de leur mode et choix de vie (sur le plan axiologique) ; la guerre menée contre tout ce qui n’est pas blanc, européen et chrétien en vue de le dominer, de l’exploiter et/ou de le détruire (sur le plan civilisationel), de « l’assimiler », de « l’intégrer » et de le rejeter (sur le plan social et sociétal). Tout ceci, d’une manière ou d’une autre, sont l’expression furieuse de cette conception du monde et de l’homme portée par le judaïsme et le christianisme, séculariseé et conceptualisée par les philosophies spinozienne, hégélienne et marxiste, en leurs parties déviantes et défigurées introduites dans le message initial de Moise et de Jésus.

Parties déviantes et défigurées, issues de la conception fétichiste et idolâtre de l’existence, qui provoquent la dégradation de la religiosité et de la religion, et qu’elles finirent par attraper. Ce dont l’Islam voulu libérer les communautés juives et chrétiennes ainsi que l’humanité, en réformant ces religions positives à partir de la Religion initiale et permanente, en rappelant son essence, pour proposer sa réalisation pleine, universel et cosmique dans la civilisation humaine. Essence de la Religion, au-delà des particularités culturelles, qui se résume philosophiquement en ces termes : transcendance divine et dignité humaine, qui ne sont pas à confondre ni à opposer mais à relier et réconcilier.

Tel est le fond philosophique et théologique qui sous-tend la mondialisation que nous connaissons aujourd’hui et qui explique ces « déviances » qui n’en sont point au vu de ce qui vient d’être explicité.

Certes, nous ne réduisons pas la civilisation occidentale à tout ceci. A côté des parties sombres que sont les génocides perpétrées contre plusieurs peuples, l’esclavage, la colonisation, les attentats écologiques, économiques et symboliques contre l’humanité, se trouvent aussi la partie lumineuse des droits de l’homme, de la science ou de la démocratie.

Cependant, la défiguration de l’idée de Dieu et de l’homme, telle qu’elle fut permise par la théologie et l’anthropologie judéo-chrétienne, textuellement et foncièrement tribal et non universel (comme cela s’exprime dans leur texte), sont les prémisses de la dilution de l’âme humaine dans la nature (Spinoza) et l’histoire (Hegel) dont le naturalisme ethnique et scientiste, quelques soient ses formes (sociologisme, évolutionnisme darwinien, économisme capitaliste ou socialiste, cybernétisme ou génétisme Trans-humaniste ou antispéciste etc) se chargera d’inventer son « catéchisme » et de façonner l’homme et le monde à son image divinisé, idéalisé ou « surhumanisé », et en fait bestialisé, puisque « qui fait l’ange fait la bête ».

La crucifixion du « fils de Dieu » par son « peuple élu » ne pouvait aboutir, dans cet univers de sens, qu’à la « mort de Dieu » et par conséquent à la fin de l’humain en l’homme, à la division des peuples et la destruction de la planète. Car pourquoi s’arrêter en si bon chemin. Tel est le sens de la crise multidimensionnelle que traverse l’humanité et le blocage de l’avenir qui le caractérise, car sans idéal transcendant vers lequel tendre.

Pourquoi donc ce profil philosophique permet d’expliquer l’animosité manifeste de l’ordre mondial actuel contre l’Islam ? Et pourquoi cela atteste, paradoxalement, du caractère incontournable de l’Islam pour l’avenir du monde? Au-delà de l’aspect historique, géopolitique et économique de cette opposition, c’est bien la vision de l’un (la cosmique coranique de l’Islam) radicalement opposée à celle de l’autre (la mondialisation occidentale) et dont les impasses actuelles appellent irrémédiablement l’adoption par l’humanité, directement ou indirectement, des propositions et de la vision de l’Islam.

Comparons donc les principes suivants explicitement portés par l’Islam avec ceux de la mondialisation que nous avons exposés tout au long de ses lignes :

  • La transcendance absolue de Dieu et son impossible incarnation.
  • La lieutenance de l’être humain en tant qu’être libre et responsable de la planète qui lui fut confiée.
  • La terre et l’ici-bas en tant que don de Dieu et lieu d’épreuve et de preuve des capacités de l’homme pour accomplir la mission de civilisation de la terre selon les principes divins de sa lieutenance.
  • La relation directe de l’humain et du Divin sans intermédiaire.
  • La Libération de l’humanité vis-à-vis du tutorat spirituel d’un pouvoir spirituel ou du tutorat politique d’un pouvoir de de droit divin.
  • Origine commune de l’humanité qui en fait une famille.
  • Diversité des cultures et des religions voulue par Dieu pour l’interconnaissance et l’émulation.
  • La fondation du mérite sur la valeur morale universelle et son respect (al-taqwa), et non sur l’origine ethnique, ni sur le sexe, ni sur l’appartenance religieuse, ni sur le niveau social et économique.
  • La distinction, la relation, l’unité et la non séparation ni uniformisation entre l’ici-bas et l’au-delà, le corps et l’esprit, les moyens et les fins.

Les points ci-dessus mis en exergue, sont en contradiction directe, nous le voyons, avec la vision qui sous-tend la mondialisation et son ordre mondial. L’Islam porte le projet d’une autre mondialisation fondé sur la relation et la réconciliation du naturel et du spirituel, ainsi que sur la collaboration civilisationnelle de toutes les nations et cultures qu’il considère être l’expression riche et diverse d’une seule réalité : la famille humaine. Et cela correspond exactement à la crise que vit l’humanité dans son rapport à elle-même et à son environnement qui se loge dans celui, au conséquence cosmique, qui se trouve entre elle et le divin.

Le monde et l’humanité ont besoin d’une unité spirituelle qui porte son unité physique et qui comprend (dans les deux sens) sa diversité pour la mettre en état d’interconnaissance, d’émulation et de collaboration. Or voilà une religion et une philosophie, l’Islam, qui repose sur la transcendance de Dieu, la dignité humaine, la notion de famille humaine, sur une critique des religions au nom de la Religion cosmique qu’elles visent et dont elles sont issues pour les refromer, la relativisation de ce monde vis-à-vis de l’au-delà et en même temps sa prise en considération et la nécessaire relation entre les deux.

Ce n’est pas la terre d’un côté et le ciel de l’autre qui s’opposent ou se confondent, mais le cosmique qui les englobe et les relie. C’est un dépassement (tadjaouz). Ce que le dépassé potentiel ne peut supporter s’il se pense être la « fin de l’histoire ».

Telle est la raison d’être de l’opposition frontale et instinctive que mobilise l’ordre mondial et son projet de mondialisation contre l’Islam et le monde musulman bien que celui-ci soit politiquement sous domination.

Au-delà de l’aspect géopolitique et économique, c’est bien la symbolique de l’Islam en tant que message universel et cosmique qui est visé. Il s’agit clairement de l’empêcher d’atteindre pleinement son potentiel révolutionnaire et/afin d’accentuer la domination des peuples qui s’en réclament de Dakar à Djakarta. Ce qui est la condition pour que perdure le leadership de l’occident sous l’égide américaine.

Ainsi s’explique le caractère incontournable de l’Islam dans le reflet des préoccupations qu’il suscite de la part de l’ordre établi. Mais son caractère incontournable s’expose aussi, nous l’avons indiqué dans la première partie de cet article, dans la correspondance de sa philosophie coranique et cosmique (kawniy) avec les révoltes actuelles des peuples qui attendent la révélation qui les transformera en révolution. (La suite au prochain article).

©️ Crédit source: post FB de l’auteur (18/03/2020)

Réflexion – Tribune : L’incontournable Islam (selon la mondialisation et la révolte des peuples) Parti 2-1, Par O. Timéra

Le monde c’est un évènement passé qui s’interprète et une interprétation de l’avenir qui « s’évènemente ». Les deux actes se font, en même temps, dans le présent qui est relation et tension entre ces deux actions concomitantes de la conscience. Or le travail philosophique et théologique (s’il peut encore exister une différence pure) consiste en l’interrogation du monde et de son interprétation en même temps que la réinterprétation de son devenir et la création des modalités de la réalisation de celle-ci. Si la conscience humaine est la porteuse en son sein de ces deux actions qui se fécondent, la civilisation en est alors la fille. Il s’agit dès-lors, en fait, de l’interaction entre une réalisation passée qui s’interprète et une interprétation de l’avenir qui se réalise, ainsi que de la vision et de la voie que l’on s’en fait et que l’on se donne pour ce faire, après avoir tiré les leçons de celles des générations précédentes.

Or l’Islam est une certaine interprétation du monde qui, à travers le Coran, se veut être une réinvention cosmique et transcendante du monde, une synthèse critique de l’histoire spirituelle de l’humanité et de son expérience civilisationnelle, et enfin un projet cosmique à réaliser dans l’avenir à l’échelle de la planète et de l’espèce humaine. Seulement, cette idée et son projet, jamais totalement réalisés, font l’objet des préoccupations constantes de l’ordre mondial actuel et de son projet de mondialisation, faisant de cette religion, par réaction, une affaire importante, présente et future. Son avenir, ainsi, se trouve intimement lié au devenir de l’Islam.

Mais de quelle interprétation du monde en tant qu’évènement, et de quel devenir de celui-ci en tant que projet, la mondialisation actuelle, fille de l’expérience occidentale, est-elle le nom ? C’est en répondant à cette question que nous comprendrons la raison pour laquelle l’Islam est incontournable en tant que préoccupation et en tant que réponse opposée en des points essentiels au projet de civilisation mondiale que porte la globalisation actuelle, bien qu’elle en réalise en partie l’idée (l’unification matérielle de l’humanité mais sans et contre son unité spirituelle). C’est aussi cette réponse qui nous aidera à saisir ce pourquoi l’ordre mondial et sa propagande s’excitent tant sur la question de l’Islam et du monde musulman, en vue de déconstruire le premier afin de mieux coloniser et diluer le second.

La première partie de cette analyse, dans le précédent article, s’est chargée de nous fournir des éléments de réponse. Clairement, la mondialisation actuelle est une entreprise de limitation et de dilution de la réalité humaine aux seules lois de la nature et de son univers de contradiction et de lutte, d’une part ; et d’autre part, en conséquence, c’est une entreprise d’expulsion de toute référence à ce qui est transcendant, au-delà et spirituel qui donne à l’homme sa spécificité et sa dignité ; et enfin, c’est une entreprise de « paradisation » du monde et de l’ici-bas (limitant celle-ci), par la consommation et la jouissance matérielle immédiate, débarrassée de toute limite et de tout sens éthiques, en tant que promesse illusoire d’un bonheur tout aussi illusoire, qui n’est possible que pour une minorité. Ce, avec pour conséquence et prix le sacrifice d’une majorité d’êtres humains qu’il faudra déshumaniser et dominer, et de l’environnement biologique (la nature) et symbolique (la culture) qu’il faudra désacraliser et exploiter.

Le matérialisme, le scientisme, l’économisme (libéral ou socialiste), le nationalisme, la colonisation, le laïcisme (qui prône la séparation du temporel et du spirituel et l’uniformisation de tout au profit du premier contre le second), les délires « de fin de l’histoire » et de « clash des civilisations » (d’inspiration hegelienne), l’exploitation des êtres humains et la surexploitation de la nature ne sont que les manifestations concrètes de cette idée de Dieu, du monde et de l’homme et du projet de civilisation qui en découle et limite la réalité au calcul, à l’immédiat et à l’instinct.

À travers leurs philosophies, Spinoza, Hegel et Marx nous ont en réalité décrit avec précision et en même temps fondé, l’ordre du monde que nous connaissons aujourd’hui, dans la continuité de celui dont ils voulaient la fin. L’incarnation et la dilution de l’idée de Dieu dans la nature et dans l’histoire, en faisant du déterminisme et des contradictions et oppositions qui s’y trouvent, et que l’on perçoit scientifiquement au premier abord, le cœur, le moteur et le sens de l’existence. Cette incarnation puis cette dilution de l’idéal Divin, disions-nous, a fini par enlever à l’homme son humanité, à « chimériser » le monde moral qu’il porte en lui, pour mécaniser le rapport à la nature et atomiser ou « totalitariser » la société et fonder les relations entre personnes et peuples sous le prisme de la concurrence à l’intérieur de la nation (la lutte des classes de Marx) et de lutte entre les nations (la lutte des esprits des nations Hegel).

Or nous l’avons dit, cette défiguration de la modernité par la colonisation et l’exploitation (fondée initialement sur la dignité de l’humain et la fin du minorât religieux et politique de l’humanité, telles que d’ailleurs l’Islam le prône). Cette défiguration disions-nous ne tombe pas du ciel. Ou plutôt si. Elle est la continuité, même en tentant de s’en libérer, du ciel déchu de la conception religieuse judéo-chrétienne qui continu à lui fournir en négatif ses paradigmes, que ce soit dans la théocratie (le pouvoir au nom de Dieu) et son illusion du « dieu fait homme » ou de « l’homme à l’image de Dieu », ou dans l’anthropocratie (le pouvoir au nom de l’homme) et son illusion de la « mort de Dieu » et de « l’homme surhumain ». Dans les deux cas de figure, enchantement ou désenchantement, la naturalisation, animalisation et unidimensionalisation de l’homme est de mise. (la suite prochainement).

©️ Crédit source: Post FB de l’auteur (12 mars 2020)

Mauritanie/Covid-19 : l’intervention du président Ghazouani sur la situation (version française)

Crédit photo Rmi-info

« Au nom de Dieu le Miséricordieux

Et que Dieu bénisse le Saint Prophète

Chers concitoyens,

Chers concitoyens,

La paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu Tout-Puissant,

Notre pays traverse une période difficile, où, comme le reste du monde, il est confronté à la maladie de la couronne, qui est devenue une épidémie mondiale à tous égards.

Dans de telles périodes, les périodes de danger imminent découlent fortement de l’interdépendance des destins des membres d’un même peuple, de sorte que l’épidémie fait rage contre eux sans discrimination, et la capacité de résister repose sur la prise de conscience et les efforts concertés de tous dans le cadre de l’unité nationale et de la solidarité sociale.

Les graves dommages que cette épidémie a causés aux pays développés, malgré la solidité de leurs systèmes de santé et la qualité de leurs infrastructures provenant de laboratoires modernes et d’hôpitaux géants, prouvent clairement que notre première bouée de sauvetage est d’empêcher la propagation du virus et la propagation des infections.

Conscients de cela, nous avons pris, à première vue, un ensemble de mesures de précaution en matière de santé et de sécurité visant à immuniser le pays contre le débordement de l’épidémie et à réduire les pratiques susceptibles de contribuer à sa propagation, en limitant le mélange et l’auto-quarantaine et l’arrêt des mouvements et des déplacements, sauf dans la mesure dictée par l’extrême nécessité.

À cette occasion, j’adresse mes sincères salutations et mes remerciements à tous les citoyens pour leur sensibilisation, leur responsabilité et leur bonne réponse à toutes les mesures prises. J’adresse également mes salutations aux équipes médicales, aux forces armées et aux forces de sécurité, pour leur formidable travail en vue de la mise en œuvre stricte et efficace du plan national de lutte contre cette épidémie.

Je remercie également nos frères des pays voisins pour la bonne coordination en matière de contrôle des passages frontaliers communs.

Ces mesures et celles qui pourront être prises ultérieurement, le cas échéant, sont des mesures nécessaires et indispensables pour sauver notre pays de cette épidémie.

Dans ce contexte, je voudrais assurer à tous que gagner cette bataille exige de nous tous une mobilisation permanente et un travail continu pour unir les efforts de toutes nos forces vives, de l’administration publique, des partis politiques, des leaders d’opinion, des acteurs économiques, des organismes communautaires et syndicaux et des citoyens ordinaires. Par conséquent, je demande à tous de s’engager dans cette bataille et de contribuer à ce que tous ceux qui sont en mesure de faire face à cette épidémie, qui constituent une véritable menace pour notre peuple et notre patrie.

La situation actuelle a ajouté de nouvelles complications à notre vie quotidienne et peut produire d’autres conséquences plus percutantes, selon ce qui compte dans les affaires internes et externes.

L’un des effets potentiels est la perturbation de l’approvisionnement du marché national en raison de la confusion du mouvement commercial mondial et du manque de capacité des citoyens à gagner et à satisfaire leurs divers besoins.

En raison de la possibilité de confusion dans le mouvement commercial mondial, nous avons chargé les secteurs gouvernementaux concernés de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer l’approvisionnement continu du pays avec tous ses besoins alimentaires, médicaux et en carburant.

S’agissant de faire face à ce qui peut être causé par un manque de capacité des citoyens à gagner ou à subvenir à leurs différents besoins, il a été décidé de créer un fonds spécial pour la solidarité sociale et de lutter contre le virus Corona, qui vise à mobiliser toutes les ressources disponibles et à les orienter vers des activités liées aux effets de la situation actuelle sur les citoyens, en particulier les personnes vulnérables et celles avec Revenu limité.

Ce fonds sera ouvert à tous ceux qui souhaitent contribuer à cet effort national, y compris les acteurs économiques nationaux et les partenaires internationaux.

Le pays a alloué au fonds une contribution d’un montant de 25 milliards d’onces anciennes, orientée vers les mesures suivantes:

1– Acquérir tous les besoins du pays en médicaments, équipements et équipements médicaux liés à l’épidémie.

2– Allocation de 5 milliards d’onces anciennes pour soutenir 30 000 familles dépendantes de femmes, de personnes âgées et de personnes handicapées, principalement à Nouakchott, avec une aide financière mensuelle pendant trois mois.

3– L’Etat supporte toutes les taxes et droits de douane sur le blé, les huiles, le lait en poudre, les légumes et les fruits pour le reste de l’année, ce qui contribuera à réduire ces matières premières.

4– L’Etat supporte les factures d’eau et d’électricité des familles pauvres pendant deux mois.

5– L’Etat prend en charge le coût de l’eau du village pour le coût de l’eau du village pour le reste de l’année pour les citoyens de tous les villages.

6– L’Etat supporte, pour une durée de deux mois, les professions libérales et les petites activités toutes taxes municipales.

7– L’Etat supporte tous les impôts et redevances résultant de cette activité pour le reste de l’année pour les chefs de famille travaillant dans le secteur de la pêche traditionnelle.

Il convient de noter que le suivi des ressources allouées à ce fonds n’affectera pas les projets sociaux et de développement programmés cette année, qui s’efforceront intensément d’accélérer le rythme de leur mise en œuvre pour faire face efficacement aux défis actuels.

Chers concitoyens,

La gravité du danger imminent et les sacrifices qu’il mérite pour protéger la santé de nos concitoyens m’amènent à renouveler l’appel à tous, citoyens et résidents, à assurer le strict respect des mesures préventives décidées et à rester dans les foyers autant que possible, et à limiter les déplacements entre les villes aux diktats des nécessités et désirs extrêmes. Les plus hauts niveaux de prudence et de vigilance.

Je suis certain qu’avec cela, Dieu Tout-Puissant, nous serons en mesure de surmonter cette étape difficile et d’avancer dans notre chemin de développement.

Merci, et que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous ».

©️ Crédit source: Page FB Rmi-info (25 mars 2020)