Mauritanie/L’apologie de l’esclavage : Foussenou Camara s’est échappé et nargue la Justice depuis la France.

Par ces temps incertains de la pandémie Covid-19 qui secoue les peuples du monde, certains esprits attardés se singularisent par leurs habitudes nuisibles à la paix sociale chez nous . Nos pensées fraternelles et humanistes à toutes les personnes affectées par ce fléau du coronavirus à travers le monde. Notre présent communiqué relève d’une nécessaire réaction à un cas grave de dysfonctionnement au niveau de la Justice mauritanienne concernant la lutte antiesclavagiste.

Fin novembre 2019, suite à une plainte introduite par de paisibles citoyens insultés et injuriés sur le réseau whatsapp (democratia islamic et fans donald trump), le dénommé foussenou camara alias donald trump avait été arrêté sur ordre de la Justice mauritanienne http://cridem.org/C_Info.php?article=729831 . Ce provocateur récidiviste s’est trouvé comme mission odieuse , des insultes apologétiques de l’esclavage contre les militants abolitionnistes et anti-esclavagistes en Mauritanie et dans la diaspora notamment parmi la communauté soninké. En Mauritanie après 2 semaines d’emprisonnement, il avait bénéficié d’une liberté provisoire avec une caution d’un million d’ancien Ouguiya (voir joint le document) mis sous contrôle judiciaire avec pointage au commissariat. Également son document de voyage saisi (passeport) . Au cours de sa liberté provisoire, il a repris par moments, ses provocations diffamatoires et injurieuses à l’encontre de nos membres en particulier visant notre doyen Biranté Koné (âgé de plus de 70 ans) à Nouakchott. Signalements faits auprès la Justice, il avait été convoqué et mis en garde pour une énième fois.

Du côté des plaignants, nos membres et leurs conseillers attendaient la suite du dossier bien fourni en preuves accablantes tirées des discours extrémistes et féodalo-esclavagistes de Foussenou Camara. De toute évidence son cas relève de la Loi antiesclavagiste en Mauritanie 031 – 2015 notamment son article 19 portant sur l’apologie. Un dossier judiciaire qui ne peut échapper en toute logique à la Cour criminelle chargée des pratiques d’esclavage et ses séquelles à Nouakchott.

Mais non, pour l’instant il s’est libéré bizarrement de l’étau du contrôle judiciaire à Nouakchott, et il a atterri à Paris en proclamant dans un audio de défi qu’il ne se serait pas enfui et que la justice ou le juge sait qu’il n’y a eu rien de grave à son sujet. Il a déclaré son arrivée à Paris ce 18 mars 2020 et aussitôt ce 22 mars, il s’est exprimé pour narguer en récidiviste provocateur dans la même lancée implicitement apologétique, voir ce lien YouTube de ses propos https://youtu.be/bv1lGhk4xQs.

Ainsi nous tenons à ;

● Dénoncer vigoureusement le laxisme ahurissant et les complicités évidentes de la Justice sur le cas de cet extrémiste apologiste d’esclavage. Et joindre à ce communiqué le document en arabe signifiant la liberté provisoire.

● Exprimer notre détermination plus que jamais à poursuivre son dossier judiciaire jusqu’au procès pour injures apologétiques de l’esclavage,

● Prendre à témoin, l’opinion nationale et internationale, et toutes les organisations travaillant pour la défense des droits humains, sur cette affaire qui symbolise encore une fois un manque criant de sérieux pour une application effective de l’arsenal juridique contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie.

● À saisir solennellement les hautes autorités, en tête le président de la République Monsieur Ghazouani, et par l’intermédiaire de la CNDH dirigée Maître Bouhoubeïni, sur la culture et les mentalités féodalo-esclavagistes qui font rage socialement et humainement dans nos localités villageoises du Guidimagha. Sans l’exercice ferme d’une Justice impartiale et fiable, les tensions sociales vont s’accumuler au su et au vu des forces publiques régionales alertées et averties à plusieurs reprises.

•Ci-joint : l’audio de foussenou camara annonçant son arrivée en France https://youtu.be/bv1lGhk4xQs

Nouakchott, 24 Mars 2020

©️ Pour la communication GANBANAAXUN FEDDE