Réflexion : Des espoirs de Liberté, Par l’écrivain Mohamed Lam

DES ESPOIRS DE LIBERTÉ

« Un homme libre est libre parce qu’il a compris que personne ne peut mourir à sa place  » K. DAOUD.

Progressistes ! Disent-ils, mais jusqu’où sont-ils aptes à aller ? Je dis bien apte car n’est pas progressiste qui veut ! Déjà, il faut le prouver, ensuite le démontrer. Par des propos et des actes forts, par une attitude incontestablement visible et par la volonté.

De toute façon, l’humain est progressiste par nature. Il aspire constamment aux changements. Changements sociaux, changements politiques, changements climatiques, changements (ou transformations) physiques, changements de mentalités !

Et dans toutes ces aspirations, l’humain veut et doit rester libre. Libre d’être et de pouvoir défendre et protéger la liberté des autres, d’autrui.

Et dans toutes ces aspirations, il doit réfléchir. Réfléchir sur ces choses qui font sens à sa vie et son entourage.

Kamel Daoud a dit « j’aime les gens qui réfléchissent, qui ne sont pas dans le prêt à penser, dans le prêt à porter et à emporter. J’aime les gens aussi qui sont à contre-courant de leur époque. Il est très difficile d’être un contemporain de son époque » (interview sur une chaîne française).

Dans sa philosophie de vie et d’écriture, Kamel Daoud nous apprend qu’un homme libre est libre parce qu’il a compris que personne ne peut mourir à sa place. Il réalise l’inventaire de son monde et acquiert une puissance sur son réel.

Je pense, pour ma part, que la liberté se construit. Elle se forge avec ruse et tact. La liberté se maintient, s’entretient, se conserve.

Dans un monde fictif, l’homme libre vit dans des imaginaires. Il créait les conditions de son existence et conçoit cette dernière selon ses désirs, son environnement immédiat, pour ne rendre compte qu’à sa conscience intime.

L’homme libre contrôle son existence et garde jalousement cette liberté acquise même s’il est confronté à la société toute entière.

Seulement, un homme qui vit en société est soumis à des règles. Il peut décider de les ignorer – auquel cas, il sera considéré comme étranger à la société dans laquelle il vit – mais il peut aussi choisir de se battre, de s’engager pour les améliorer.

Dans la quasi-totalité des territoires du monde actuel, il existe des gouvernements. Un gouvernement, comme son nom l’indique, est un groupe composé de plusieurs personnes qui ont été nommé pour diriger un État et orienter un pays dans le meilleur des sens en prenant les meilleures décisions.

Mais un gouvernement n’est bon dans son rôle que s’il respecte les aspirations des populations qui lui ont transmis leurs pouvoirs.

Un homme libre, conscient du pouvoir qu’il a transmis au gouvernement qu’il a choisi est donc (ou en tout cas, doit être) un homme exigeant envers les membres du gouvernement en question.

Certaines personnes, dans le passé, avaient perdu tout espoir dans les choix que prenaient leurs gouvernements.
Elles ont longtemps plaidé en faveur de la recherche d’un bon groupe de personnes qui formerait ce qu’ils appelaient « le meilleur gouvernement ». Une expression large et creuse, mais en même temps claire et possible.

Le meilleur gouvernement est peut-être, comme le pense Thoreau, un gouvernement qui n’existerait pas.
Mais peut-on penser à un endroit sans État, sans autorité où l’homme est seul responsable de lui-même ?

Il est difficile de savoir quand commence la liberté et jusqu’où elle s’arrête. Bien que l’on ait tous au moins déjà entendu la phrase suivante : la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

Lorsqu’une chose commence, c’est qu’elle n’a pas existé précédemment. Elle débute et marque la fin d’un vide. Celui de son inexistence. Une liberté qui commence est une liberté qui s’affirme. Elle prend forme, s’installe, gagne en reconnaissance et vit.

La liberté qui s’arrête n’est donc pas celle qui disparait mais celle qui laisse place à une autre liberté. Celle qui va commencer à son tour.

Être libre c’est donc savoir reconnaitre et admettre que d’autres ont également leur part de liberté à exercer. Celui qui est libre doit donc accepter et même défendre la liberté d’autrui. Sinon sa liberté peut être limitée par d’autres qui grignotent et piétinent sa propre liberté.

De ce fait, l’homme qui prétend être libre doit défendre la liberté des autres sinon il ne sera qu’un homme qui vit dans l’illusion d’être libre.

Biram, un espoir de liberté !

Des espoirs de liberté


Mohamed Lam

©️ Crédit source: post Facebook de l’auteur (12/3/20)

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