AFFAIRE DE L’ENFANT « GHAYA MAIGA »

AFFAIRE DE L’ENFANT « GHAYA MAIGA « HISTOIRE DE PERSISTENCE DE FAIRE FI A LA LOIÀ un moment où le gouvernement mauritanien se vante auprès de ses partenaires internationaux de ses accomplissements fictifs dans la lutte contre l’esclavage, et à un stade où certains recherchent une nouvelle phase au cours de laquelle le régime en place lance des slogans de donner une attention aux personnes vulnérables et de leur rendre justice, vient la question de la jeune fille asservie pour exposer à nouveau le régime et le système, et dévoiler le faux caractère de ses slogans principalement destinés à la consommation externe.Le cas de l’esclave « ghaya » a commencé lorsque le comité des droits de l’homme de l’initiative de résurgence du mouvement abolitionniste « ira » a été informé de la présence d’une mineure sans abri dans un district Du carrefour, dans la moughataa de strict d’Arafat, dans la wilaya de Nouakchott sud, après avoir été insultée et maltraitée par son employeur, Mme Lalla Mint Cheikh Ould Jiddou.Conformément à la loi, l’IRA et les organisations de défense des droits ont informé aux autorités compétentes; mais ils ont vite fait face au même comportement avec lequel les régimes mauritaniens successifs ont confronté les dossiers d’esclavage. Ces parties connues pour falsification ont eu recours à l’attrait de la famille de la victime afin d’induire l’opinion publique en erreur et contourner l’affaire par le biais des déclarations de la famille de la victime, et l’exploitation du beau-père de celle-ci, convoqué par le procureur pour approfondir l’enquête.
La fermeté et la cohésion des organisations et des personnalités portant soutien à « Ghaya » ont joué un rôle crucial pour contrecarrer la tentation pratiquée par les forces féodales; ce qui a fait que le Parquet a conclu a l’accusation formelle des esclavagistes et leurs complices de ce qui suit:- Accusations d’asservissement, d’employer un mineur, de traitement inhumain. Le ministère public a requis à cet égard le placement en prison de Mme Lalla Mint Cheikh Jiddou et du mari de la mère de la victime, qui a menti en prétendant être son propre père, pour induire la justice en erreur, participant ainsi à la falsification des preuves. Le Parquet a également ordonnée de faire amener la mère de la victime de Bassiknou et de la mettre sous contrôle judiciaireDans une démarche étroitement liée au processus de contournement de la loi et à l’impunité des criminels, le juge d’instruction Outhmane Ould Mohamed Mahmoud a refusé de déposer les accusés de ces crimes graves. Il s’agit d’un acte étrange incompatible avec la gravité des accusations, et contredit l’esprit de la Constitution qui a érigée contournement de ces crimes odieux a été couronné en envoyant la victime à Bassiknou en l’éloignant du lieu des violations dans le cadre d’une nouvelle série d’efforts visant à contredire la réalité.Les organisations de défense des droits de l’homme, les partis politiques, les mouvements de jeunesse et les personnalités nationales formant cette alliance de défense de l’enfant asservie Ghaya, en mettant l’opinion publique nationale et internationale devant la réalité de ce crime, tiennent à annoncer ce qui suit:

1- s’engager dans un vaste effort de mobilisation nationale et internationale qui ne s’arrêtera pas avant de rétablir la fille « Ghaya » dans sa dignité, l’accomplissement de la justice contre ses esclavagistes et l’application de la loi de manière à obtenir le droit et dissuader les personnes impliquées dans des cas similaires qui se trouvent malheureusement dans le pays et dans toutes ses composantes.

2- Demander une enquête exhaustive sur les circonstances de manipulation de l’application de la loi dans le cas de Ghata et d’autres cas d’esclavage et punir les personnes impliquées;

3- Inviter les forces politiques nationales à surmonter leurs disparités politiques et intellectuelles et à adopter une position unifiée imposant au gouvernement et à l’ensemble du système politique de rompre avec les mesures visant à protéger les criminels esclavagistes et à favoriser l’impunité.

Nouakchott 24/09/2019

Signataires:

1- Association des femmes chefs de famille

2- IRA

3- Organisation Maison de la Liberté pour la défense des droits de l’homme et la lutte contre l’esclavage et ses séquelles

4- La tendance des Mauritaniens séculiers

5- Manifeste des droits politiques, économiques et sociaux du Haratines (REFONDATION)

6- Parti SAWAB

7- Sénatrice Maalouma Mint El-Meidah, présidente de la Fondation Maalouma pour le patrimoine et les arts

8- Dr. Avocat Aicha Salama Moustapha

9- Ahmed O/Ely, avocat

10- -Mouvement « Non au changement de la Constitution »

11- Union des Forces de Changement

12- Touche pas ma nationalité

13- SOS esclaves

14- mohammed lemin mahmoudi

15- Association mauritanienne des droits de l’homme

16- Forum des organisations nationales de défense des droits de l’homme (FONADH)

17- l’institution de l’opposition démocratique.

18- l’Union des forces du progrès

19- Rassemblement des forces démocratiques

20- Samoury Bey