Nécrologie : IRA-MAURITANIE-Communiqué de condoléances

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
(IRA MAURITANIE)

Communiqué de condoléances

Nous venons d’apprendre ce dimanche 28 juillet 2019 le décès à Kaédi de monsieur Alioune dit Baba Wassala Diagana , le père du grand combattant pour les droits humains, notre frère et ami Samba Diagana, militant de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie).
A cette douloureuse perte IRA – Mauritanie adresse ses condoléances les plus attristées à l’ensemble de la population de Kaédi et particulièrement sa famille éplorée.
Innali Lahi wa Inna Ileyhi Rajioune

Nouakchott le 28/07/2019
La commission de communication

Paris 27/7/19 – Marche pacifique à la mémoire de Dr Mamoudou Barry

Violemment agressé par un individu franco-turc ayant tenu des propos racistes à son encontre le 19 juillet 2019 près de Rouen, le jeune diplômé chercheur guinéen (Né en 1988) , le Dr Mamoudou Barry a succombé à ses blessures le samedi 20 juillet à l’hôpital. Ce drame dont le caractère raciste a été retenu, a suscité une grande émotion dans la diaspora africaine en France. Ainsi ce samedi 27 juillet 2018 une marche pacifique et silencieuse a été organisée à Paris. L’itinéraire partait de la zone de la Gare du Nord en passant par la Place de la République pour finir à la Place de la Bastille. Cette marche a été organisée par le collectif Justice pour Mamoudou Barry (JPMB).

Nos condoléances renouvelées à ses proches. Nous profitons de cette publication pour revenir sur notre reprise hâtive des infos médiatiques sur l’identité supposée de l’agresseur qu’on donnait comme algérien dans notre écrit du 22 juillet en lien ici :https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/07/22/cet-autre-communautaro-racialisme-essentialisant-qui-vire-au-drame/

👇Ici quelques photos du cortège entre la Gare du Nord et la Place de la République.©️Par KS pour le BLOG.

Mauritanie/politique – CVE : MISE AU POINT

L’article publié le mercredi 25 juillet 2019, par la rédaction du site CRIDEM, intitulé « Kane Hamidou Baba chez Aziz, à l’insu des autres candidats de l’opposition » a suscité notre indignation face à tant de contre-vérités, d’insinuations et d’affirmations gratuites !

Ce papier de presse dans lequel la mauvaise foi de la prétendue source d’information « proche d’un candidat de l’Opposition », se conjugue avec la carence de professionnalisme de la rédaction de CRIDEM, laquelle n’a même pas pris la moindre précaution déontologique d’interroger les services compétents de la CVE, encore moins le concerné, n’honore pas votre rédaction.

Il est curieux et à la fois symptomatique de constater à quel point ce papier est vide de contenu, se limitant à des ragots jetés à l’opinion sans fond, ni fondement.

Vous voudriez bien noter la mise au point suivante :

1. Dr KANE Hamidou Baba a bel bien rencontré le Président de la République le lundi 22 juillet 2019, à l’initiative de celui-ci, mais en parfait accord avec le Conseil présidentiel de la CVE ;

2. La Coordination des quatre candidats de l’Opposition a été informée au préalable de la rencontre programmée, par KANE Hamidou Baba lui-même, contrairement à vos allégations, mais sans engager l’opposition sur quoi que ce soit ;

3. Le leader de la Coalition Vivre Ensemble se devait d’écouter le Président de la République et lui transmettre le message de la CVE réitérant ses préalables à tout dialogue dont l’un avait été satisfait le mardi 16 juillet 2019 (la levée de l’état d’urgence de fait), mais le second restait pendant (la libération des détenus politiques). Aussi, Dr KANE a demandé au Chef de l’Etat, qui l’a accepté, la prise en charge médicale totale du jeune Demba SALL, victime des évènements lors du saccage de son siège de campagne par les forces de l’ordre. On se rappelle, que la victime avait été amputée de sa main suite aux évènements post-électoraux ayant fait plus de 250 militants de la CVE arrêtés et/ou emprisonnés ;

4. Enfin, la CVE réaffirme qu’elle n’est engagée ni dans un dialogue, ni dans une opposition crypto-personnelle. Elle évaluera toutes les chances d’un dialogue sérieux, une fois que l’ensemble de ses préalables seront satisfaits.

CRIDEM, que nous respectons, a failli à une règle élémentaire de la profession journalistique ; et, sous ce rapport, la CVE tient à rétablir la vérité des faits au nom de l’opinion publique injustement abusée.

Nouakchott, le 25 Juillet 2019

Commission communication de la CVE

©️Crédit source : ReSo proches CVE

《Note Remerciement après une Campagne Victorieuse》par Mr Bakary TANDIA

Au lendemain des élections présidentielles de 2019 en Mauritanie, la direction nationale de la campagne du Président Biram Dah Abeid, a organisé une cérémonie de remerciements et de célébration au Palais des Congres à l’intention de ses militants, sympathisants et du peuple mauritanien dans son ensemble pour leur exprimer sa profonde gratitude. La participation massive et dynamique – mais singulière et expressive – de tous, s’est traduite par une victoire éclatante qui pose désormais son sceau dans les annales de l’histoire des élections en Mauritanie. Le Président Biram Dah Abeid a été fortement ovationné par l’audience, avant de prendre la parole. A son tour, le Président Biram Dah Abeid a chaleureusement salué l’audience avant de faire une présentation éloquente sur les nouvelles perspectives d’avenir.

Le discours du Président Biram Dah Abeid a été précédé par une déclaration commune des quatre candidats présidentiels de l’opposition. En substance, cette déclaration a dénoncé les nombreuses irrégularités que la Commission Nationale Electorale (CENI) a orchestrées (omises) dont la confirmation des résultats provisoires, en lieu et place des résultats finaux, avant le dépouillement final des bulletins de vote. Ce seul exemple a suffi pour nous priver d’un second tour, qui s’il avait eu lieu, de l’avis de bon nombre d’observateurs avisés, il nous était hautement favorable.

La déclaration commune a dénoncé également les arrestations arbitraires, les détentions abusives et toutes les exactions subséquentes à la crise post-électorale. Malgré le « holdup up électoral » et la violence antidémocratique qui s’en est suivie, les candidats de l’opposition ont opté pour l’apaisement au nom de la paix et la stabilité nationales. Ainsi, ils ont choisi la voie de la négociation à celle de la confrontation directe.

Il s’agirait d’une négociation constructive qui prend en compte les raisons pour lesquelles les électeurs ont voté pour les candidats de l’opposition. Ces conditions sont :  La libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arbitrairement détenues dans le cadre la crise post-électorale, l’ adoption de mesures effectives garantissant une gouvernance démocratique réelle, la protection des droits de l’ homme et la promotion de la justice sociale.

En tant que Directeur National de la Campagne, je voudrais sincèrement remercier le Président Biram Dah Abeid pour m’avoir donné l’opportunité d’apporter ma modeste contribution à la construction de la vie de la nation a travers cette campagne qui s’est caractérisée la participation massive des jeunes et des femmes. C’est l’occasion pour moi – autant le dire ici – toute œuvre humaine est le résultat d’une dynamique entre différents acteurs. A chacun des membres de la direction de la campagne, je voudrais vous remercier profondément pour le sérieux et le professionnalisme dont vous avez fait preuve tout au long de cette période électorale et au-delà. Ensemble, nous avons formé une équipe gagnante. Mes remerciements vont également aux directeurs de zones et les directeurs départementaux de la campagne qui ont accompli un travail monumental par l’accompagnement et l’orientation des militants et sympathisants dans un environnement précaire. Une Mention spéciale est adressée à tous les militants et sympathisants qui nous ont apporté leur soutien constant pour la campagne. Parmi eux, certains ont transforme– leurs maisons en siege de campagne. Vous avez tout le mérite d’avoir fait de cette campagne une réussite totale. Je remercie chaleureusement la Diaspora, plus particulièrement les coordinations de la campagne aux Etats Unis (dont je suis membre) et celle l’Europe pour leur soutien combien remarquable pour la bonne conduite de cette campagne honorable.

Enfin, je ne saurai conclure sans exprimer ma profonde gratitude au comite d’ organisation qui n’a épargné aucun effort pour faire de la cérémonie de remerciement une réussite totale.

Nouakchott 23 Juillet 2019

✅Bakary Tandia, Directeur National de la campagne du Président Biram Dah Abeid 2019

©️ Post Facebook Bakary Tandia (25/7/19)

Biram Dah ABEID reçu au siège de la CNDH : L’intervention de son Président, Me Bouhoubeyni

CNDH – Je suis honoré par la visite d’un défenseur des droits de l’homme de l’envergure du président Biram Dah Abeid.

Je suis très touché par les sentiments qu’il a exprimés à mon égard et par la confiance qu’il accorde à la Commission Nationale des Droits de l’Homme. Le président Biram est un ami, un frère, nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes idéaux de liberté et de justice, en fait nous menons depuis toujours parfois ensemble parfois séparément le même combat pour une Mauritanie juste, tolérante, équitable et prospère.

Aujourd’hui, nous sommes honorés d’obtenir le soutien du président Biram au combat de la Commission Nationale des Droits de l’Homme pour cultiver les valeurs de l’égalité, les valeurs de la paix, les valeurs de la tolérance et du respect de l’autre à travers le dialogue et le débat.

Vous savez le racisme, l’extrémisme et le terrorisme se construisent à partir de préjugés et de représentation erronée de l’autre, il faut déconstruire ces préjugés à travers le dialogue.

Lorsque notre regard est un regard positif sur l’autre qui est différent, la cohésion sociale s’en trouve renforcée.

Tous les pays du monde ont connu des violations graves des droits de l’homme, la torture, l’esclavage, les procès inéquitables, les exécutions extrajudiciaires, l’exploitation.

Dans tous les pays du monde, des citoyens ont fait du tort à d’autres citoyens, dans tous les pays du monde, l’État a du faire du tort, à un moment donné, à certains de ses propres concitoyens mais justement l’esprit de la démocratie, c’est de gérer pacifiquement les dissensions. Un pays qui discute pacifiquement de manière forte des questions essentielles est dans la démocratie.

Nous voulons que la Commission Nationale des Droits de l’Homme, cette institution constitutionnelle en charge de la promotion et de la protection des droits de l’homme, soit le lieu du débat permanent sur toutes les questions nationales sans distinction.

Les bases d’une paix durable se construisent là où il y’a le respect de la dignité humaine. Enfin permettez-moi Monsieur le président de vous renouveler mes remerciements et de vous confirmer que la Commission Nationale des Droits de l’Homme jouera pleinement son rôle en tant que structure indépendante au service des Droits de l’homme en Mauritanie et au service de tous les citoyens, sans aucune distinction.

Nouakchott, le 24 Juillet 2019

©️Page Mauritanie (Facebook)

Remerciements par la députée Coumba Dada Kane, vice-présidente d’IRA-MAURITANIE

Chers camarades militants

Honorables invités

Assalam aleykoum

Camarades militants, notre rencontre d’aujourd’hui est pour moi une joie immense car c’est la rencontre de la détermination sur le chemin de la construction d’une Mauritanie libre, juste et de justice.

Je la dédie aux militants engagés que vous êtes, à la Diaspora mauritanienne mais surtout à la jeunesse mauritanienne. Cette jeunesse qui s’est appropriée et fait gagner la coalition Biram 2019 aux présidentielles du 22 juin 2019.

La jeunesse, je vous salue, la jeunesse de la Mauritanie juste et égalitaire, je vous adresse toutes mes félicitations pour le travail accompli et vous adresse mes encouragements pour les combats politiques à venir.

Vous êtes l’espoir de cette nation meurtrie.

Le changement, c’est maintenant et c’est possible !

Mes sincères félicitations et remerciements vont également à la diaspora mauritanienne et une mention spéciale à ceux qui nous ont rejoints sur le terrain du combat venant des Etats Unis, de l’Afrique et de l’Europe.

Je salue la libération du camarade Samba Thiam et les journalistes wediha et Camara Seydi Moussa. La lutte continue pour la libération des autres.

Vive la Coalition Biram 2019

Vive le président Biram Dah Abeid

Vive La Mauritanie juste et égalitaire

Coumba Dada kane
Vice-présidente IRA Mauritanie
Députée à l’assemblée nationale

NOUS VOULONS LA PAIX MAIS AU PRIX DU DROIT DU PEUPLE

🔹️Déclaration de la Coalition de Soutien à la Candidature de Biram Dah Abeid
Nouakchott, le 22 juillet 2019

L’opposition sociale, populaire et droit de l’hommiste mauritanienne, représentée par le courant abolitionniste et ses alliés (le parti Sawab et le mouvement Touche Pas à ma Nationalité) vient de réaliser une nouvelle performance dans les urnes, comme d’habitude sans effusion de sang, ni violence, lors de l’élection du Président de la république, le 22 juin 2019. Le vote en faveur de notre candidat, malgré l’infériorité des moyens et l’éclectisme de la fraude, le place, selon les chiffres officiels, au deuxième rang, en nombre des suffrages. Devant l’imminence d’un second tour, le candidat du pouvoir, s’empressa, tard la nuit, de proclamer sa victoire, alors que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devait encore dépouiller 20% des bulletins. Dès le lendemain et durant 3 jours consécutifs, une partie de la population exprimait, dans la rue de plusieurs villes, son rejet pacifique de l’imposture. A l’élan de l’indignation, s’opposera, avec virulence, le réflexe de la coercition qui est la politesse des factions antidémocratiques du régime en place. Intimidation, arrestations discriminatoires, enlèvements et sévices physiques ciblaient nos partisans présumés et ceux du candidat Hamidou Baba Kane. D’ailleurs, nos deux sièges de campagne dans la capitale furent saccagés, avant leur fermeture arbitraire. La brutalité de la réaction, son amateurisme et sa fébrilité révélaient ainsi à quel point le modèle de domination à très fort habillage démocratique, s’essouffle quand il engage la totalité ses ressources contre la vérité et le droit.
Face au contexte de fragilité nationale, nous et les trois autres candidats de l’opposition choisirons, de promouvoir l’apaisement et le refus de la confrontation. Le 1er juillet courant, le Conseil constitutionnel (Cc) entérine les résultats de la Ceni ; pourtant, les preuves d’irrégularités massives, ne manquaient à l’appui des recours en annulation.
Suite aux insistances, de nos partenaires de l’opposition démocratique et nous, pour le dialogue et la sortie de crise postélectorale, le régime provisoirement bicéphale de Mohamed Abdel Aziz et Mohamed Ghazouani acceptait le principe d’une concertation avec l’opposition que nous représentons. Nous lui réitérons notre souhait de voir les mauritaniens, ensemble, dépasser la phase de tension et revenir à un minimum de normalité. Et ce par une démarche sincère, globale et transparente. Voici où nous en sommes aujourd’hui, lundi 22 juillet.

Telles que nous concevons ces négociations, elles viseraient à réguler les différends et les vider des ferments de la rechute ; elles tendent à rechercher une ou des solutions qui s’installent dans la durée, grâce au consensus. Or, le consensus suppose des accommodements raisonnables, lesquels requièrent le sentiment d’avoir obtenu justice, ne serait qu’en partie.
Aussi, devant vous réunis, qui nous accordez votre confiance, nous nous engageons, à mener cette étape qualitative du combat. La prise et l’exercice du pouvoir en Mauritanie restent le moyen ultime de notre entreprise. L’objectif, lui, ne varie : nous voulons créer et convertir en actes, un récit collectif où l’individu, envers et contre les déterminismes de naissance, de race et de culture, vit les conditions d’un accès équitable au bonheur sur terre. L’effort qui nous guide, sous les matraques, l’étouffement, l’humiliation, la maladie et la faim, dans les prisons ou cachots insalubres, s’appelle la soif d’égalité. Sans égalité, il n’y pas de paix, jamais. Nous vous demandons de transmettre le message à nos enfants, d’une génération à la suivante ; leur désir de se battre pour la cause noble de l’humanité n’en sera que plus raffermi.

A. Justement parce qu’il comporte tant de vertu, le dialogue appelle du soin et quelque préalable. Il s’agit d’une œuvre dont la vulnérabilité, à l’image du pays, mérite, du plus fort d’entre les acteurs, un minimum de concession. Ainsi, réclamons-nous du pouvoir du moment :

1. L’annulation des poursuites de justice contre les opposants détenus lors des troubles post-elections, ou ceux contreints à l’exil durant cette dernière décennie, y compris les hommes d’affaires, artistes engagés, journalistes, syndicalistes, blogueurs, objecteurs de conscience et ex sénateurs.

2. L’enregistrement immédiat de toutes les formations politiques et Ongs, non reconnues, tels IRA – Mauritanie, le FPC ou le RAG et l’adoption en urgence, d’une norme déclarative qui régirait le droit des associations.

B. Nous participerions, avec enthousiasme, imagination et disponibilité, au dialogue inclusif pour une constitutionnalisation et normalisation des apports et rapports des deux entités : opposition et pouvoir en place. Nous reconnaitrions le pouvoir qui s’engagerait dans cette dynamique.
Parmi les contradictions à traiter en priorité figurent l’Agence nationale du registre des populations et des titres sécurisés, le fichier et le code électoraux, la Ceni, le Conseil Constitutionnel, le Haut Conseil de la fatwa et des recours gracieux (Hcfrg), les critères de financement des partis et des associations d’utilité publique, le découpage administratif et électoral, les règles de recrutement des agents de l’Etat, le pluralisme culturel dans les média, la double nationalité, l’article 306 nouveau du code PÉNAL, la partie de l’enseignement « religieux » source de la haine et de l’esclavage, les relations de la Mauritanie avec son environnement naturel, c’est-à-dire l’espace Cedeao, et la région du Maghreb, et enfin la préservation des ressources naturelles, notamment l’eau et l’arbre.

C. Quant au contentieux lourd, source d’impunité et de récidive, il occupera l’essentiel de l’espace et du temps alloués à la délibération. Nous voulons inviter l’intégralité des acteurs du devenir national, à :

1. Reconnaitre l’éradication du crime d’esclavage et des pratiques connexes, en mission du mandat présidentiel, à partir du 1er aout 2019.

2. Prendre l’engagement d’apurer le « passif humanitaire et culturel», d’où l’abrogation de la « loi d’amnistie » de 1993, qui décourage la publication de la vérité et interdit, au juge, de poursuivre les auteurs des tortures, déportations, spoliations et tueries à caractère raciste. Une instance d’enquête et de réparation mettra un terme au déni et recommandera les mesures de commémoration, de dédommagement et de vulgarisation afin de maintenir la force prophylactique du souvenir contre l’oubli.

3. Doter de moyens conséquents, une institution en charge de corriger les disparités de naissances, par l’excellence d’une école du rattrapage, au bénéfice exclusif des enfants de la rue, des descendants d’esclaves, rejetons des castes « inférieures » et ayant-droit de personnes victimes d’ injustices commises sous le commandement ou avec les moyens de l’Etat.

4. Adopter des clauses de sauvegarde domaniale en faveur du paysannat face au péril de l’agro-business national et étranger.

5. Instaurer un mécanisme non partisan de transparence dans la gestion des ressources du sous-sol et de la mer, en vue de mettre un terme à l’usage des prébendes et surtout arrêter le pillage et la destruction des écosystèmes halieutiques.

6. Déclarer cause nationale et objet de concertation annuelle, les états généraux de l’écologie, de la santé et de l’enseignement, trois domaines gravement compromis par le laxisme, le faux en écriture et l’imprévoyance.

7. Promouvoir la visibilité et le leadership de la femme dans l’appareil de justice et les mécanismes de la bonne gouvernance.

8. Animer une conférence perpétuelle contre l’extrémisme violent en Mauritanie et accorder le statut d’ « utilité publique » aux Ongs de veille en la matière. Il convient de se concentrer sur les sources de propagation du fanatisme et de l’intolérance au sein de la société ; l’endoctrinement dans certaines institutions d’enseignement traditionnel, souvent devenus une fabrique de frustration et de chômage, constitue le terreau du terrorisme de demain. Parce qu’il existe un lien désormais empirique entre l’apprentissage prématuré des langues étrangères et la porosité des esprits à la paix, la tolérance et le respect de l’Autre, nous exigeons la promotion du bilinguisme pendant toute la scolarité ainsi que le renforcement de l’enseignement de nos langues nationales. L’éducation devient un enjeu de sécurité.

Vive la Mauritanie et les Mauritaniens pour une alternance historique Vraie et Historique !

✅Source crédit : Réseaux proches du président Biram Dah Abeid