Société/Levallois-Perret : Chez Pauline, la boulangère contre la bêtise raciste !

À la boulangerie « Chemin des pains » située au 88 rue du président Wilson Levallois – Perret, chez la tante « Pauline », nous tenions à y être pour exprimer notre solidarité.

Ce commerce tenu par cette dame d’une soixantaine d’années d’origine camerounaise, défraie la chronique ces derniers temps. En effet dans cette ville cossue du 92 (Hauts-de-Seine) en Île-de-France , chez le sulfureux Maire Patrick Balkany, cette boulangère dit subir d’innombrables harcèlements à caractère raciste depuis plusieurs années. Ce mercredi 6 Mars 2019, la tante Pauline nous apprend qu’elle tient son commerce ici depuis bientôt 14 ans. À nos questions sur sa situation, la dame entourée de ses 2 employées qui s’affairent pour les clients, nous raconte qu’elle a dû batailler avec le propriétaire de l’immeuble pour pouvoir effectuer de petites réparations sur le cheminement menant à la cheminée. La personne ne voulait pas la laisser facilement accéder aux parties communes, prétextant que certains locataires ne voudraient pas voir une personne de couleur aux alentours. Concernant des plaintes, elle nous dit qu’une fois au commissariat, un agent ne voulait pas prendre l’intégralité des termes de sa plainte. Parmi ceux et celles qui en veulent à elle en ne tolérant pas sa présence dans ce paysage, il y en a qui la taxent de folle. Elle dit que cette rumeur malsaine serait arrivée même au sein des services de la Mairie de la ville. Elle prétend que ça avait comme objectif de la virer du local pour motif d’handicap mental. C’est dire que tous les moyens auraient été essayés sans relâche pour en finir avec ce commerce impeccablement tenu à l’intérieur. Très émue et confortée par l’élan de solidarité en cours, elle se dit encouragée et déterminée plus que jamais. Lors de notre bref passage, nous avons croisé un Monsieur venu témoigner sa solidarité en laissant sur place sa carte de visite d’avocat. Il assure que ses services seront gratuits si besoin pour Pauline.

Et nous par ce modeste MOT, nous exprimons notre soutien humaniste et fraternel à elle et à toutes les personnes atteintes par la BÊTISE RACIALISTE qui structure le racisme primaire le plus abject qui ronge et détruit parfois à ciel ouvert.

FORCE à la tante Pauline, vous n’êtes pas seule.

✅Récit par KS pour le BLOG

Décès du cinéaste Med Hondo : à la cérémonie de recueillement à Paris.

🔸️Bref speech à la mémoire du défunt par Abdoul Ali WAR, cinéaste mauritanien.

Ce mardi 5 Mars 2019 a eu lieu la levée du corps de Abib Mohamed Medoun Hondo, dit Med Hondo cinéaste et acteur d’origine mauritanienne, décédé le 2 mars dernier. À l’hôpital Cochin , la cérémonie s’est tenue en présence d’un public issu de son entourage familial, amical et professionnel.

Parmi le public, il faut noter la présence de l’écrivain Oumar DIAGNE, du militant associatif et politique Baba Ould JIDDOU, du journaliste et chroniqueur Lemine Ould M. SALEM, de Ahmed Salem TAH et de Brahim BOÏHY (RFD). Présents également le jeune cinéaste mauritanien Ousmane DIAGANA , le journaliste d’origine camerounaise Amobé Mévégué et la veuve du fondeur de la maison d’éditions Présence Africaine, feu Alioune Diop.

Après la prière funéraire et le recueillement, le corps de celui qui portait la voix française de l’acteur Eddie Murphy, est parti pour son dernier voyage vers la région d’Oujda au Maroc auprès de ses ancêtres. Paix à son âme éternellement. Ameen

🔸️Quelques clichés de la cérémonie :

Récit par KS pour le BLOG

LE CHOIX UTILE, UNE NÉCESSITE POUR UN RENOUVEAU ASSURÉ

Amadou Hampâté Ba disait: chacun possède sa vérité. Mais l’unique vérité, est celle qui se trouve au centre ». Celle-là, tout le monde la connait. Tout le monde peut la refuser aussi.

Nous arrivons bientôt et enfin au bout du tunnel. Nous avions tant espéré quand nous l’apercevions. Nous avions mis à disposition toute notre énergie, avions bravé tous les obstacles, avions contourné tous les pièges. Nous y avons laissé parfois notre sang, les être les plus chers aussi. Nos convictions, certes toujours vivantes, ont perdu, parfois et au fil de notre parcours parsemé d’obstacles, de la force. Nos espoirs nourris par des promesses, bon gré mal gré jamais tenues, se sont amenuisés. Nous avions couru, marché, rampé pour sortir de ce tunnel. Nous arrivons au bout de cette aventure périlleuse, fatigué.

Tous les plans et toutes les stratégies que nous avons réalisés, toutes les idées que nous avons construites, toutes les organisations que nous avons bâties, ont subi les effets néfastes des politiques divisionnistes que nous combattons au cours de notre passage vers la liberté.

L’opposition Mauritanienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est restée dans son état embryonnaire. Malgré ses manquements et ses faiblesses, elle lutte et toujours pour un peuple qui le suit du mieux qu’il peut. Mais elle chavire sûrement.

Elle commence à montrer des signes d’épuisement et d’abandon à 3 mois des élections présidentielles. Son manque de pragmatisme, de force de propositions, de vision réelle et de présence active dans les efforts de lutte et son absence totale tout à fait constatée sur la scène de ladite lutte lui font perdre toute crédibilité, si crédibilité il y a eu. Elle n’a plus les moyens d’unir le peuple.

Et maintenant ?

Nous sommes au moins sûrs d’une chose : elle ne pourra pas faire de miracle. Elle ne pourra pas changer la donne. En 3 mois, il lui sera impossible de combler un retard de 27 ans, partant de l’année 1992. Ainsi donc, sa cote de confiance baisse depuis 27 ans. C’est ainsi que les Mauritaniens ont exprimé ce sentiment lors des précédentes élections régionales, législatives et municipales et les résultats en disent long sur leurs réponses.

Il y-a-t-il encore une lueur d’espoir ?

Le fait de concéder un bien commun lorsqu’on a plus les moyens de le gérer ne nous en retire pas pour autant toutes les responsabilités. On a juste permis la croissance de ce bien partant sur de nouvelles bases. Quand le capitaine d’un bateau n’est plus apte à diriger son navire, et de surcroit défectueux, on doit oser céder les responsabilités à celui qui est capable d’en assurer la manœuvre et la survie des occupants jusqu’à bon port.

Ceci dit, la Mauritanie va très mal. La démarche de l’opposition, en ces temps de crise, fait dormir le peuple et le rend faible et de plus en plus vulnérable. Elle est entrain de livrer le peuple à un nouveau prédateur.

De grâce, soyons lucide. Nous avons déjà assez souffert à cause de nous-même, de notre vision, de notre comportement à caractère ethniciste, féodaliste et communautariste. Ce sont des tares qui nous gangrènent dans notre propre chair au point de nous aveugler.

Oui, le Mauritanien et la prise de risque, si risque il y a, ne font pas bon ménage. Mais je crois que nous n’avons plus droit à l’erreur. Puisse que nous avons aussi la liberté d’opter pour le camp de l’erreur, nous pouvons aussi aller dans ce sens pour les mêmes raisons qui nous ont motivées auparavant et qui nous ramènent toujours au point de départ.

Aujourd’hui, laissons-nous guidés par le temps pour construire votre conviction de demain. Mais dans l’immédiat, étant donnée l’urgence de l’instant, pensons utile.

Choisir Biram Dah Abeid, est une nécessité. Nous avons accumulé des échecs et l’engagement de Biram est bien né de ces périodes d’échecs-là. Il est le modèle d’homme qui présente toutes les caractéristiques d’une personne d’abord normale mais aussi faite pour lutter de façon mesurée contre un système de gouvernance de cette dimension. Il a démontré, avec pugnacité, caractère, combativité, volontarisme, hardiesse une prise de position ferme et constante, a pris des risques vis-à-vis de lui-même, de sa personne, de sa famille, de ses amis, de son entourage, a créé la peur dans les rangs du pouvoir, a engendré l’explosion des tendances traditionnelles, a changé les esprits et les comportements de la société, a fait connaitre notre lutte et nos souffrances, et nos malheurs, et nos craintes, et nos revendications auprès des instantes internationales. Au niveau national, Biram Dah Abeid vit nos problèmes à travers ses actions d’accompagnement dans notre quotidien. Il est entrain de briser les barrières.

Quoi de plus ? Faut-il être un surhomme pour mériter la sympathie d’un Mauritanien avec autant de qualités démontrées par l’action?

Les autres leaders auraient voulu faire autant mais ils ont échoué et il faut l’accepter. Mais ce n’est pas, pour autant, terminé pour eux. Biram a besoin d’eux comme ils ont besoin de lui. Il suffit tout sobrement de lui tendre la main. C’est aussi simple que ça !

Biram dah n’est pas parfait. Ce n’est pas Dieu. Il reste un mortel. Mais nous autres, mauritaniens mortels que nous sommes aussi, devons lui exprimer notre reconnaissance, notre sympathie et l’aider à rendre son travail utile, tout en louant le travail fait par ceux qui ont tenté, avant lui, de faire réaliser les meilleurs projets de société dont nous pouvions rêver tous. Nous resterons libres de nos convictions. Biram n’y changera rien. Il est juste le complément de tous nos manquements.

Il appartient, maintenant, au peuple de décider de son avenir, dès lors qu’il possède la chose intrinsèque, la liberté de penser, de juger, de séparer le bon et le mauvais, et enfin de choisir.

La lutte de ceux qui sont morts pour la cause ne doit pas rester veine.

Biram versus Ghazouani ? Et si nous écoutions nos cœurs, nous ferions le bon choix !

Par Thomas Mag, activiste mauritanien des Droits Humains.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (2/3/19)

Mauritanie/Présidentielle 2019 : le candidat Biram Dah Abeid réagit à l’officialisation de la candidature de Mr Ghazouani

Salam

Voter pour Ghazouani c’est protéger l’affairisme, le clientélisme, le tribalisme, le népotisme et la parentèle, le refus de l’audit du pays…. les écoles « militaires d’exellence » réservées, exclusives, mono-ethniques et mono-colores, c’est voter l’impunité du système clanique de rapine, de contrefaçon, du pillage et du bradage des richesses du pays, c’est voter le blanchiment de la confiscation et privatisation familiale des resources de la Mauritanie, voter Ghazouani c’est faire table rase des crimes économiques, crimes d’esclavage et crimes contre l’humanité, c’est voter pour la reproduction de ses crimes, leur poursuite impunie, c’est voter pour dix années supplémentaires de gouvernance de Mohamed Ould Abdelaziz et sa haine viscérale contre ses opposants, ses bienfaiteurs, c’est voter dix années de plus d’instrumentation de justice, des juges, de la police, des impôts, contre les mauritaniens capables de dire non à l’ignominie, non au mensonge, non à l’injustice, non au vol…
Voter Ghazouani C’est Voter GhazouAziz : ghazou= occupation, Aziz = le chef de l’Etat sortant.
Donc c’est l’occupation encore pour dix ans du pouvoir suprême en Mauritanie par Mohamed Ould Abdelaziz.

À bon Entendeur, Salut.

✅Source : Post Facebook Biram Dah Abeid, ce 2 Mars 2019

Prière du vendredi : Des Mauritaniens interrompent leur prière après que l’imam ait déclaré : « La candidature de Ghazouani est une aubaine de Dieu »

Adrar Info – Vendredi, des fidèles mauritaniens ont interrompu leur prière dans la grande mosquée dite Saoudienne, dans le centre de Nouakchott et sont sortis pour protester contre les louanges prononcés par l’Imam Ahmedou Ould Lemrabott à l’adresse du ministre de la Défense, Mohamed Ould Ghazouani, suite à sa candidature aux prochaines élections présidentielles.

Ould Lemrabott a déclaré dans son sermon de vendredi, que « la candidature de Ghazouani est une aubaine d’Allah Tout Puissant».

Ceux qui sont sortis de la mosquée, considèrent cette déclaration de l’imam comme un abus de religion qui ne peut être toléré.

Source : https://www.anbaa.info/?p=46853

Traduit par adrar.info

✅Crédit source : http://www.cridem.org