FLASH INFO : Biram Dah Abeid est libéré

On apprend des sources sûres que le président du mouvement abolitionniste et antiesclavagiste Réseaux IRA, a été libéré tard ce lundi 31 décembre 2018. À quelques minutes du passage à l’année 2019 du calendrier grégorien, le député Biram Dah Abeid élu en septembre dernier, recouvre sa liberté après 4 mois de détention. À l’issue d’un procès où le plaignant a retiré sa plainte, le prix Onusien 2013pour son engagement pacifique pour les droits humains en Mauritanie, écope de 6 mois d’emprisonnement dont 2 ferme selon certaines sources. Depuis le 7 Août dernier, Mr Dah Abeid subit un acharnement troublant dans ce dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés dans le pays.

Ce soir, c’est un grand soulagement parmi les milieux abolitionnistes, sympathisants et soutiens politiques du candidat déclaré à l’élection présidentielle en Mauritanie courant 2019.

Un grand Bravo aux militants et sympathisants irréductibles qui se sont mobilisés vaillamment par des manifestations et sit-in très souvent réprimés par les autorités de Nouakchott.

Un bon retour à ce grand monsieur parmi les siens.

Le message de remerciements du député Mr Biram Dah Abeid :
«Je suis libre, bravo au collectif des vocats, aux militantes, militants, sympathisants et sympathisantes d’Ira-Mauritanie, et à Abdallahi Houssein Messoud, qui est aussi libre.
Bravo à vous tous chères amies et chers amis, soutiens indéfectibles de par le monde» partagé par le blogueur DH via Facebook

✅Récit : K.S

Procès de Biram Dah Abeid : le journaliste Deddah Abdallah retire sa plainte

Le journaliste Deddah Abdallah qui avait porté plainte contre Biram Dah ABEID a retiré sa plainte, a appris en début de soirée Cridem auprès de plusieurs sources proches du mouvement abolitionniste, IRA-Mauritanie.

Une information confirmée par Mme Coumba Dado Kane, député à l’assemblée nationale mauritanienne et proche de Biram Dah ABEID, président d’IRA-Mauritanie. « Oui, il (Deddah Abdallahi, NDLR) a retiré sa plainte. Il l’a signée devant nous, avant de quitter le tribunal », a affirmé à Cridem Mme Coumba Dado Kane.

Le procès s’est ouvert ce lundi matin vers 12 heures, sous forte surveillance policière dans un tribunal correctionnel de la capitale, à Arafat, où des centaines de sympathisants de M. Ould Abeid et des militants de son ONG antiesclavagiste s’étaient regroupés pour réclamer sa libération.

A l’ouverture du procès, Biram Dah ABEID a demandé à porter son écharpe de député, ce qui a provoqué un « blocage ». Un autre incident est venu par la suite se greffer à ce procès. Après avoir eu gain de cause pour porter son écharpe de député, Biram Dah ABEID a refusé de parler à la Cour, arguant que celle-ci n’était pas compétente pour le juger, une situation qui va provoquer un autre « blocage ».

A 20h (GMT), le procès était suspendu. « On est toujours là. On est très fatigués. C’est du cinéma qui est là. C’est un jugement qu’on n’a jamais vu dans le monde. Moi, je n’ai jamais vu ça. Depuis, ce matin, on est là », a déclaré à Cridem Mme Kane.

Plusieurs figures politiques, syndicales, comme de la société civile et des droits de l’Homme sont venues exprimer au leader abolitionniste leur soutien, a constaté un journaliste de Cridem.

©CRIDEM / (31 Décembre 2018)

✅Source crédit : Repris sur cridem.org