A propos de l’esclavage dans la communauté Soninké: Je suspends toute participation………….

Ces derniers temps, la Communauté Soninké, une communauté negro africaine vivant dans les pays du Sahel ( Sénégal Mauritanie , Mali et Gambie notamment ) a connu plusieurs remous existentiels liés à la survivance des pratiques esclavagistes .
A Daffort , à la tombée des premières pluies en juin 2018, de paisibles citoyens ont été empêchés d’avoir accès à des terres qu’ils ont pourtant exploités depuis la nuit de temps tout simplement parce qu’ils sont considérés comme esclaves.
En octobre 2018, dans la localité de Bafrara , des lobbies féodaux ont organisé des gangs terroristes pour mener des agressions violentes contre des citoyens pour la simple raison qu’ils ont osé rejeter l’ordre féodal esclavagiste.
Dans le même mois , ces gangs organisés continuent de sévir en toute liberté dans plusieurs villages Soninké s’attaquant aux femmes et aux enfants de ceux qui à partir de l’étranger ont osé se prononcer contre l’ordre féodal. A Kerwané au Mali , les foules de jeunes déchainés ont sous la menace des armes obligés des vieillards à exercer des tâches traditionnellement dévolues aux esclaves.
Ces illuminés d’un autre âge n’ont aucune gêne à se filmer eux même pendant qu’ils exécutent leurs actes criminels.
Face à cette situation indescriptible , nous avons à attirer l’attention des autorités de la Mauritanie et du Mali à travers des lettres ouvertes , des articles de presse ainsi que des rencontres avec des représentants diplomatiques pour les interpeller sur leurs responsabilités républicaines, humaines mais aussi morales.http://www.cridem.org/C_Info.php?article=712059
Le silence le plus assourdissant nous parvient de la part des organisations la société civile Soninké des pays concernés.
Nous pouvons comprendre la lenteur des états , mais comprendrons difficilement comment des organisations crées pour la promotion de nos culture et de notre image et qui renferme en leur sein des hommes sensés défendre la dignité des hommes peuvent être aussi insensible à des pratiques aussi inhumaines et dégradantes qui se passent quotidiennement sous les yeux.
Sur la base de ce regrettable constat ,
entant que membre de l’Association pour la promotion de la langue et de la culture Soninké , qui a eu à diriger la publication du Journal dés 1987
En tant que membre de la commission technique chargée de travailler sur l’harmonisation de l’écriture ( Orthographe, et grammaire) Soninké au sein du FISO ( festival international Soninké
J’ai décidé de suspendre toute participation au sein de ces organisations car, jusqu’à preuve du contraire, j’estime que par leur silence, l’avis de ces organisations ne semble pas être différent de celui des lobbies esclavagistes qui considèrent la pratique de l’esclavage comme un trait culturel valorisant pour la communauté soninké.
Je saisis cette tribune personnelle pour demander à toutes les personnes éprises de paix et de justices et qui sont sensibles aux traitements inhumains et dégradant que continuent de subir de paisibles citoyens au sein de la communauté Soninké en Mauritanie , au Mali et en Gambie notamment de suspendre toute activité au sein de ces organisations dépassées.

Paroles d’un digne fils de Dimbé

Source crédit : Post Facebook de l’auteur.

Déclaration des Réseaux IRA dans le Monde.

✅À l’occasion de la journée internationale des Nations-Unies contre l’esclavage, le 2 décembre.

2 décembre 2018:
Aujourd’hui, en Mauritanie, l’on naît esclave ou maître

Le 2 décembre 1949, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la « Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui ».

1. Un défi planétaire

Si la plupart des agences de l’Organisation des Nations unies (Onu) ainsi que le Comité international de la Croix rouge (Cicr) dénoncent le travail forcé de près de 10 millions d’enfants, l’enrôlement d’autres dans les conflits armés, la servitude sexuelle et la traite des migrants continuent à démentir la volonté universelle d’émancipation. Pire encore, l’esclavage par ascendance, à l’inverse de la dimension moderne du problème, se perpétue, d’où le tabou de son actualité, partout sur la mappemonde. Le cas de la Mauritanie l’illustre assez.

2. La singularité de la Mauritanie

En Mauritanie, une personne naît esclave ou maître. Ailleurs, elle le devient, durant une période définie, parfois le temps d’une vie, sans qu’une telle épreuve se transmette, forcément, par la biologie.

Au-delà de la différenciation ethnique, le système rigide de castes régit les sociétés de l’espace mauritanien, carcan où les familles d’esclaves, se trouvent déterminées, à servir le propriétaire de leurs corps et âme, d’une génération à la suivante.

Le constat s’aggrave d’un substrat métaphysique: des versions déviantes de l’Islam, en vigueur depuis le 9eme siècle, constituent, dans le pays la matrice d’un racisme pratique, celui de l’exploitation et de la déshumanisation des Noirs. Les codes hérités de la perception locale de la Charia légalisent l’institution de l’esclavage et associent, toute révolte, à une rébellion envers Dieu. Le serviteur – Abd – ne saurait se substituer à sa condition, sauf à s’exclure du paradis, l’Eden des maîtres. La République islamique de Mauritanie sacralise toujours, dans son droit, la primauté de cet Islam conservateur et liberticide et s’empresse, néanmoins, de légiférer en faveur des standards internationaux. L’ambivalence, ainsi établie, vise à sauvegarder le montage de la primauté génétique, à coups d’artifice, de ruse et de chantage à la damnation dans l’au-delà.

3. L’obsession du maquillage

Depuis son indépendance en 1960, la Mauritanie a aboli l’esclavage, par trois fois : l’ordonnance de 1981 prévoit d’indemniser les maitres ; dès 2007, une loi en criminalise l’exercice puis une autre, de 2015, le déclare « crime contre l’humanité ». Or, la somme de ces textes complète la dynamique de l’enfumage, grâce à un savant dosage d’obstruction et de dissimulation. Eludant le fond culturel et la réalité des survivances contemporaine, l’art 2 de la dernière norme en date, s’offre la perfidie de préciser que « l’esclavage comprend tout acte de capture, d’acquisition, de cession d’individu en vue de le réduire en esclavage, de le vendre ou de l’échanger ». L’alinéa vise à créditer la fable selon laquelle n’existerait, en Mauritanie, qu’un potentiel d’esclavage moderne, sans lien avec la transmission matrilinéaire.

Même s’il semble difficile de mesurer l’impact réputé sur 20% de la population, le pourcentage devrait être fortement revu à la hausse, si l’on y inclut les discriminations à l’endroit des descendants. Bien que les fils et petits fils de captifs représenteraient de 45 à 50% des habitants de la Mauritanie, seuls 3 infractions ont été jugées depuis 1981 ; une seule plainte se soldait par 3 mois d’emprisonnement, alors que le droit en requiert 20. Les témoignages sur la complaisance des juges, administrateurs civils, policiers et gendarmes, avec les contrevents, issus du même groupe d’opresseurs, alimente une abondante littérature de communiqués et de déclarations. Les associations SOS Esclaves et Ira-M documentent, depuis des années, la conception et la mise en œuvre de la conspiration du silence.

4. Notre message

A l’occasion de la « journée internationale pour l’abolition de l’esclavage » l’ensemble des sections de Ira Mauritanie rappelle, au monde, le caractère actuel de l’infériorité par filiation en Mauritanie. Celle-ci se traduit, toujours, par le mépris social, l’inculture, l’exclusion des services de base, la discrimination à l’emploi et l’exposition spécifique à la misère et aux maladies.

La répression des militants abolitionnistes de l’IRA et la détention préventive du Président Biram Dah Abeid – pourtant élu député derrière les barreaux de sa cellule – viennent démontrer, aux sceptiques, combien la République islamique de Mauritanie pénalise non pas l’esclavage mais la lutte légitime contre la domination de l’homme par son semblable.

Si l’Union européenne demeure le premier partenaire économique de la Mauritanie et collabore, avec elle, à la lutte antiterroriste au travers du G5 Sahel, elle ne saurait éluder, sous peine d’une cécité qui se paierait cher, le fanatisme croissant dans le pays ; l’article 306 du code pénal de la Mauritanie illustre la dérive de la législation nationale vers la surenchère avec les mouvements jihadistes.

Au XXIème siècle, aucun humain ne devrait pouvoir en subjuguer un autre, impunément, a fortiori l’esclavage héréditaire, que fonde et justifie l’extrémisme religieux. La paix se perd à force de renoncements, de patience-renoncement, de prudence-résignation, donc d’indifférence à la tragédie de l’Autre.

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Source crédit : Réseaux IRA