Nansa Hamet Coulibaly de Kherewane, une voix pacifiste d’appel citoyen pour la LIBERTÉ et la DIGNITÉ en milieux soninkés, menacé de mort !?

Ces derniers temps par d’appels réitérés clairement et allusifs émanant de milieux féodalo-esclavagistes via Whatsapp, il est débat d’attenter à la vie de ce grand militant du mouvement GANBANAAXU FEDDE* au Mali. Son message lumineux d’éveil et de conscientisation pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés, irrite les milieux extrémistes féodaux aux mentalités foncièrement esclavagistes. Armé d’un grand courageux, Mr Coulibaly ne fait que rappeler les Droits et les Devoirs reconnus à TOUS les citoyens maliens par la constitution du pays. Son message déconstruit les velléités dominatrices intracommunautaires via un régime féodalo-esclavagiste soninké qui sévit par des chantages, des humiliations, des attaques psychologiques et physiques, et des accusations mensongères pour salir la CAUSE pour l’émergence d’une société soninké en phase avec son époque.

Encore, ces menaces clairement exprimées lors d’un conclave secret entre féodalo-esclavagistes à Bamako, doivent interpeller les hautes autorités maliennes qui tergiversent toujours et encore face au lobbying malsain des milieux féodaux et réactionnaires.

Nous prenons à TÉMOINS nos partenaires ONG au Mali et à l’extérieur sur toute éventuelle atteinte à Monsieur Nansa Hamet de Kherewane.

*Mouvement pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

21 novembre 2018

✅Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

À Paris, élus locaux et ongs débattent de la situation d’esclavage en Mauritanie et au Soudan.

Ce mardi 20 novembre 2018, à l’invitation de :
Collectif Urgence Darfour – UPTP (Un passé trop présent), AHME (Association des Harratines de Mauritanie en Europe), Comité Soudan – MPCT (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme), IRA FRANCE-MAURITANIE, se sont réunis lors de la projection du film-documentaire de la cinéaste et humaniste franco-senegalaise Diagne CHANEL et son collègue Rishi BOODOO; un film-documentaire centré sur l’esclavage des hratin et l’oppression des personnes d’ascendence africaine en Mauritanie: « MÊME SI TU PRIES TU N’IRAS PAS AU PARADIS ».
Ibrahima Diallo, un mauritanien réfugié en France suite à la tentative de génocide, témoigne dans le film, un réfugié du Darfour qui traite de l’enfer subit en Libye par ceux qui fuient le Soudan et Brahim Ould Ali, membre dirigeant d’IRA-France-Mauritanie, Elhadj Fall porte parole de Biram Dah Abeid (Président des réseaux IRA de par le monde, député Mauritanien) et des élus et dirigeants associatifs français, ont pris la parole.

Il a été question de rappeler qu’en 2018, en Mauritanie l’esclavage peine encore à briser ses chaines.

La communauté Mauritanienne était représentée par diverses personnalités reconnues pour leur implication dans la dénonciation des injustices perpétrées en Mauritanie
C’est aussi grâce à l’implication de la municipalité de Fontenay-sous-Bois, représentée en nombre important, qui les a reçu à la Maison du Citoyen et de la vie associative.
Ces derniers étaient accompagné d’une partie du conseil municipal impliqué dans le rayonnement international de leur ville.

La rencontre a débuté avec Huguette CHOMSKI MAGNIS qui a représenté le MPCT et URGENCE DARFOUR, expliquant l’intérêt de la rencontre qui traite de deux pays Africains que sont la Mauritanie et le Soudan où l’esclavage perdure.
Puis Eymeric GOMES, du collectif « Un Passé Trop Présent » de faire un rappel sur la loi TAUBIRA d’il y’a treize ans commémorant l’abolition de l’esclavage et l’intérêt particulier qu’il porte sur la situation actuelle d’un éminent abolitionniste, Biram Dah ABEID

Après la projection du film de Diane CHANEL et de Rishi BOODOO, s’en est suivi un débat autour de la question de l’esclavage en Afrique.
Diagne a expliqué les conditions dans lesquelles elle a réalisé le film et l’implication d’Ibrahima DIALLO qui a rappelé l’oppression systématique que subissent et qu’ont subit les populations afro-descendante autochtone en Mauritanie.

Ensuite, Elhadj FALL, porte parole de Biram Dah ABEID (Président des réseaux IRA de par le monde, député Mauritanien, incarcéré) a remercié les participants, les organisateurs et la mairie de Fontenay-sous-Bois pour cette initiative.
Il a regretté que sa présence soit liée à l’arrestation arbitraire et l’emprisonnement que subit pour la quatrième fois en sept ans, son leader, Biram Dah ABEID, abolitionniste, pacifiste, pour des raisons fallacieuses montées par le régime Mauritanien.
Il a rappelé que cet arrestation est due tout d’abord l’impact réel de l’engagement et des idées de Biram sur la majorité des mauritaniens, victimes d’esclavage et de discrimination raciale. Donc l’intransigeance du président d’Ira-M sur la question de l’esclavage et marginalisation des hratin et celle de la tentative de génocide et d’exclusion des afro-mauritaniens, ajouté au fait de la dynamique de rassemblement autour de Biram Dah ABEID de toutes les communautés Mauritaniennes suite à l’accord entre le pôle politique RAG émanant d’IRA et le parti politique SAWAB, sont une source de véritables inquiétudes pour le pouvoir anti-democratique, raciste et esclavagiste de Mohamed ould Abdelaziz. Pour Elhaj et Brahim ould Aly, l’arrestation et l’emprisonnement arbitraires de Biram sont dus uniquement à des motivations suscitées uniquement par sa défense des droits de l’Homme et et l’enthousiasme populaire pour son projet politique. Les deux hommes ont aussi précisé que le leader abolitionniste n’est toujours pas jugé alors qu’il est en prison depuis 113 jours et malgré son immunité parlementaire.
Elhaj Fall, a également, informé sur l’état de santé de M ABEID.

Après le cocktail, l’assemblée c’est installée en cercle pour débattre sur les sujets ayant trait à la mobilisation de la mairie de Fontenay-sous-Bois pour cette cause, le mécanisme que l’esclavage subit en Mauritanie comme au Soudan ou ailleurs, l’attitude de la france et des Etats Africains, des institutions des droits de l’homme.

Un moment de partage, de rencontre et d’engagements sur l’avenir.

Au nom des réseaux IRA, le porte-parole du président à Paris,
Elhaj Fall.
21 octobre 2018.

Soucre crédit : Réseaux IRA-France

MAURITANIE: L’IGNORANCE ET L’INDIFFÉRENCE!

J’ai été très choqué et indigné, qu’après la qualification de la Mauritanie à la 32ème édition de la CAN au Cameroun, de découvrir encore sur la toile que certains frères et soeurs africains ne savent même pas qu’il y a des Noirs, Haalpulaar(Ful6e), des Soninko, des Wolofs, des Bamana… en Mauritanie. Oui, des Noirs qui sont des Mauritaniens authentiques, de souche, d’origine et non des simples fils des immigrés Ouest-africains! Apparemment ils ignorent complétement l’histoire du peuplement, des empires et autres royaumes traditionnels dans notre sous région.
Il faut reconnaitre aussi que la politique raciste de la diplomatie mauritanienne a si bien réussi que partout dans le monde on croit que la population mauritanienne est à 100% maure(Bidhane) et que la Mauritanie doit rimer avec mauritude!
Quel est le noir mauritanien membre d’une délégation, étudiant à l’étranger qui n’a pas été victime de cette méprise dans certains pays?  » Vous êtes mauritanien , vous êtes arabe? » ou « Vous êtes « Naar », donc vous parlez arabe ou hassaniya »!!!

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, la Mauritanie actuelle est une création artificielle du colonisateur français et elle se situe sur les ruines de l’ancien Tekrour, Ghana, Fouta , Waalo, terres où se sont créées, puis individualisées et developpées ces nationalités négro-africaines( pulaar, soninké, wolof, bambara, sérère…). Oui, la Mauritanie n’était pas terra ex nihilis avant l’arrivée des Arabo-berbères!

En réalité si on se réfère à l’histoire la population noire est autochtone et tout tend aussi à prouver qu’elle est majoritaire en Mauritanie. Nous n’en tirons pas naturellement prétexte pour exiger l’installation d’un pouvoir exclusivement noir à Nouakchott. Et comme nous le soulignions dans notre historique « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » de 1986, pour les Noirs, le fait d’être majoritaire et de se référer à une antériorité de l’occupation ne suffisent pas pour contrôler ce pays. L’Afrique du Sud sous l´Apartheïd était un exemple édifiant. Les Afrikaners sont d’origine européenne. Ils représentaient 3 millions sur les 25 que comptait le pays. Mais, ils sont arrivés à dominer celui-ci par le moyen de la violence politique, policière, militaire et par la domination économique et c’est la même politique inique et cynique qui est appliquée aujourd’hui en Mauritanie dans le silence et l’indifférence de la communauté internationale et africaine.
Nos frères et voisins africains attendront certainement comme disait l’autre, le jour où les européens ou américains, en panne d’une bonne cause à défendre dénonceraient enfin ce qui se passe dans ce pays si proche, alors bien sûr ils feront les choeurs. Et nos artistes trouveront subitement l’inspiration, nos poètes leurs muses, nos griots dépoussiéront leurs koras, nos journalistes leurs plumes, nos panafricanistes et « droits de l’hommistes » leurs voix, pour chanter les vaillants HÉROS assassinés dans les geôles de l’État raciste à Oualata, Djreïda, Inal, N’beyka et à Azlat , s’indigner de cette belle négritude bafouée et dénoncer enfin cet autre Apartheïd sahelien au pays de l’Azizanie.

Notre souhait le plus absolu serait que ces questions de couleur, de pourcentage passent au second plan pour laisser place aux seuls critères de compétence et de patriotisme.
Et comme je le soulignais hier après la magnifique et historique victoire de nos Mourabitounes : Elle est belle la Mauritanie quand elle est en harmonie et assume avec fierté sa diversité et ses identités!

Merci encore à nos jeunes joueurs et futurs ambassadeurs d’avoir rendu aujourdhui l’autre Mauritanie oubliée plus visible et plus audible en dehors de nos frontières.
Ebène et sable en harmonie, Noirs et Beydanes unis, tu revivras ma Mauritanie.

Demain il fera jour et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré