À SITUATION EXCEPTIONNELLE, RÉFLEXION EXCEPTIONNELLE

✅Le problème dans Soninkara …Réforme ou révolution?

Il devient urgent de faire un choix de termes et ancrer les actes selon le sens de la terminologie choisie.
Aujourd’hui dans le conflit qui oppose les soninkés, un terme fait presque l’unanimité pour définir l’objectif à long terme : la réforme d’une société, hautement stratifiée pour ne pas dire castée, depuis des siècles si je ne m’abuse. Il s’agit, autrement dit, de changer en profondeur les mentalités et les pratiques pour réduire les injustices sociales qui minent notre communauté et l’empêche par la même de connaitre le progrès et le développement.
Or, qui dit réforme, dit nécessairement négociation ; celle-ci prenant sa source dans la communication. Comme nous pouvons l’admettre, l’absence de communication où elle doit exister favorise la suspicion qui, elle, entraine le doute finissant son cheminement logique par la scission voire la rupture des relations.
Aussi, nous admettons selon ce schéma que la réforme introduit inéluctablement la concertation entre les protagonistes afin de trouver un terrain d’entente ou une solution acceptable pour tous. Les confrontations ou antagonismes néfastes seront évités, l’union est préservée et la cohésion sociale née de ce processus s’installe alors durablement. C’est pourquoi, la réforme est le terme adéquat pour définir la nature du conflit qui déchire la société soninké, en ce sens qu’elle met en échec la confrontation violente que pourrait engendrer ou susciter le terme de révolution.
Cette vision des choses à notre sens doit être privilégiée par tout esprit pacifiste. En effet, le processus de la réforme qui nécessite de permanentes négociations pour tenter de concilier des attentes contradictoires, dans l’espoir d’éviter des confrontations ouvertes et violentes, concorde avec l’esprit de l’adage qui veut que « les guerres soient la conséquence de l’échec de la diplomatie ». Nous savons que la recherche des biens matériels, mais aussi du pouvoir et du prestige ou considération sociale constitue sans nulle doute le fil directeur qui permet de comprendre pourquoi des individus, membres d’une société s’opposent les uns aux autres ou rentrent en conflit. Ainsi, pour saisir la nature du conflit qui mine la société soninké internationale contemporaine, qui s’éloigne de jour en jour de l’impératif d’apaisement, à travers les différentes stratégies mises en œuvre ici et là, alors que nous avons grandement besoin de discours et d’attitudes qui exaltent le lien social, l’unité et la fraternité, il faut identifier toutes les formes d’antagonismes qui diffèrent en fonction des villages et des contrées. En outre, il faut aussi, s’interroger sur leur mode de surgissement dans l’espace, pour savoir si l’on est en face d’une volonté manifeste de trouver des solutions apaisantes.

Il faut savoir que les intérêts des membres d’une société donnée, sont conditionnés par la vision qu’ils ont de leur environnement immédiat et la perception des opportunités qui s’offrent ou non à eux. Leur milieu d’appartenance détermine ainsi des attentes et des aspirations qui leur sont propres. Ces individus voient leurs intérêts à la lumière de leurs expériences passées et des espérances qu’ils croient pouvoir nourrir quant à leur avenir.
Dans notre société soninké, on est en face de deux camps en conflit, dont on ne peut comprendre les aspirations qu’à travers une certaine organisation de l’ordre social qui a engendré des dominants et des dominés. Cet ordre social est structuré autour de la notion de division du travail et de la différenciation des tâches et des rôles qui a contribué à créer davantage d’inégalités et d’injustices que de satisfactions. Le groupe dominant ayant pris conscience de ses intérêts communs, œuvre au maintien de cet ordre et le groupe dominé manifeste son désir de le transformer. Ainsi, deux catégories de gens se livrent un bras de fer. Les uns sont pour la défense de l’ordre social ancestral et les autres le contestent vigoureusement. En fonction des contrées et de la nature du rapport des forces, par endroits le dominé souhaite sans succès une assise négociante pour trouver une solution apaisante et, par autres endroits c’est le dominant qui offre le même souhait sans succès également. On est en face d’une sorte de dialogue de sourds et il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. On peut légitimement se poser la question de savoir si devant les antagonismes de frustration, de dépendance et de concurrence, on ne s’achemine pas vers une sorte d’agressivité ouverte ou larvée, malgré les autocongratulations constantes de façade selon lesquelles « Nous sommes tous les mêmes; nous venons de la même source ou encore la communauté Soninké a toujours été exemplaire dans le temps et l’espace… ».
De notre modeste avis, si ces autocongratulations étaient véritablement fondées, la société soninké n’aura aucune difficulté à offrir à tous ses fils les mêmes droits, chances, opportunités et honneurs et supporteront les mêmes charges. Et les privilèges seraient purement et simplement abolis. C’est pourtant la persistance de ces privilèges qui crée un sentiment de frustation qui, lui pourrait conduire à une certaine animosité, engendrant à son tour de la révolte, qui nous approche de l’autre vocable: la révolution!, qui contrairement à la réforme, est souvent de nature violente. C’est pourquoi, avant d’arriver à ce stade, les décideurs politiques doivent assumer leurs responsabilité en ne laissant pas la situation s’empirer, et mettre fin aux scènes de désolation, comme constatés au Mali et en Gambie ces derniers temps. Car un embrasement général de la situation qui est à craindre et qui ne profite à personne, se profile à l’horizon.

Il faut donc, que les différents Etats de la sous-région jouent leurs rôles en cessant de prendre parti pour ceux qui disposent des moyens collossaux et qui sont réprésentés dans l’administration, par le truchement du phénomène de la corruption. Les Etats doivent faire prévaloir leurs attributs régaliens en obligeant les protagonistes à se soumettre au droit qui consacre l’égalité des citoyens. Les institutions de l’Etat ont pour rôle de faire respecter les droits de ceux de ses citoyens qui refusent de vivre sous le règne d’un droit coutumier qui les humilie en les considérant comme des êtres inférieurs qui doivent accepter leur condition servile d’antant.

Pour ce qui concerne, les soninko, ils doivent savoir que cette situation ne peut pas s’éterniser. Tôt ou tard, elle doit impérativement se régler d’une manière ou d’une autre. Il est donc de l’intérêt de tous de privilégier la voie de la diplomatie pour trouver une issue à ce conflit fraticide sur fonds d’esclavagisme statutaire, qui prend de l’ampleur de jour en jour. Il serait vraiment regrettable qu’on ne recourt à la diplomatie qu’après que des dégats irréverssibles soient commis et que des désastres surviennent.

Par cet article, j’en appelle donc à la conscience collective de la société Soninké d’une part à préférer la diplomatie à la confrontation violente, et d’autre part, aux pouvoirs publics, en l’occurrence, les autorités de la Mauritanie, du Mali, du Sénégal, de la Gambie et éventuellement les deux Guinées à assumer leurs responsabilités en usant de tous leurs arsenaux de pression pour éradiquer les causes de cette tragédie en milieu soninké, une conséquence de l’ignorance et de l’arrogance d’une catégorie de gens qui croient vivre au moyen âge.

Par Mouemine C.I Diallo

Initiative/Informatique : Chaîne Soninka Tuto créé et présenté par Diadie CAMARA

Bonjour, voilà je fais une petite vidéo timide 😅, mais j’espère que ça peut aller.

Au faite, moi je suis informaticien de formation. Je suis analyste développeur et technicien en Maintenance et Réseaux informatiques.
J’ai ma petite boîte de prestations de services informatiques et vente de matériel informatique.
Je suis le coordinateur technique d’une organisation nommé InnovRim, nous travaillons pour la promotion des nouvelles technologies au près de jeunes.

J’ai créé cette chaîne YouTube après un constat, les tutoriels sont incontournable dans jours pour les personnes qui veulent vraiment s’auto former et découvrir des nouvelles choses, mais trouver des tutoriels en Soninke, Poular ou autres ce n’est pas facile.
Voilà pourquoi j’aimerais partager avec ma communauté des tutoriels dans notre langue, certes pour partager nos petites connaissance avec les autres et promouvoir aussi notre langue à la fois.

Diadie CAMARA, le fondateur de la chaîne.