Déclaration : Une décennie de confrontation avec un pouvoir hors-la loi: échec de l’éradication.

Née en octobre 2008, pour combler le vide de la résistance contre les racismes et esclavages domestiques et d’État en Mauritanie, IRA s’est vue imposée une guerre impitoyable d’éradication. Interdiction, agressions, incarcérations, diabolisations, excommunications des dirigeants et membres de l’ONG. Malgré la focalisation de l’arsenal répressif de l’État contre IRA pendant une décennie, le recrutement mafieux et l’achat de membres dirigeants, IRA s’est bel et bien développée et élargie en Mauritanie et à l’extérieur du pays. De surcroît, en cette fin de présidence légale du dictateur Mohamed ould Abdel Aziz, IRA, à travers son influence positive sur le citoyen mauritanien et l’impact de son émanation politique, le Rag, sur les rapports politiques, se révèle encore une fois, l’ennemi à abattre du dictateur, dans sa tentative de se maintenir au pouvoir de manière directe ou indirecte.
Pour ce faire, le procédé brutal et infâme a consisté à emprisonner le président Biram Dah Abeid à la veille et pendant la dernière compétition électorale et delà de son élection comme député représentant du peuple. Selon les plans que déroule le putschiste récidiviste pour reproduire et prolonger son emprise politique sur le pays, il faut neutraliser, le temps de cette « transition », l’opposition sociale, populaire et droits-de-l’hommiste, qui est la faction la plus combattive et déterminée. Donc sortir d’abord le leader Biram Dah Abeid du champ de l’action, en utilisant l’appareil judiciaire inféodé, ensuite utiliser un surplus de violence policière répressive pour réduire au silence et à l’inertie les populations militantes engagées dans IRA et espérant la fin de l’esclavage, du racisme et l’avènement de la vraie démocratie à travers le départ du pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz. Cette option de l’insatiable dictateur s’est traduite dans les faits par l’ordre donné aux unités de police de réprimer dans le sang la manifestation pacifique que les militantes et militants d’IRA on organisé devant l’Assemblée nationale mauritanienne pour réclamer la fin d’une incarcération politique d’un élu représentant du peuple.
IRA-Mauritanie, dirigeants et militants, réitèrent aujourd’hui la poursuite de leur engagement dans une lutte frontale et toujours pacifique contre le système de terreur, d’apartheid non-écrit, de vol des richesses du pays, et de triche diplomatique, que personnifie Mohamed ould Abdel Aziz.
Nous tendons la main à tous les justes, démocrates et patriotes mauritaniens, quels que soient leurs formations politique ou civiles, pour une union sacrée contre le passage en force illégal du régime maléfique de ould Abdel Aziz au prochain quinquennat.
A présent, nous vous convions à écouter les justes témoignages des victimes et blessés des scènes de terreur et de tortures collectives et publiques que la police a reçu l’ordre d’infliger aux manifestantes et manifestants pacifiques d’IRA le 8 octobre 2018 sous les yeux des députés du nouveau parlement.

Le bureau exécutif
Nouakchott, 10 octobre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

Communiqué de Tawassoul sur la répression contre les militants du mouvement anti esclavagiste IRA.

Les forces de l’ordre se sont rendus coupables d’une répression sauvage et sanglante contre des manifestants pacifiques, causant des blessures graves parmi les paisibles citoyens, qui exprimaient pourtant civiquement et dans le respect strict de la loi, leur refus de l’injustice et leur revendication légitime de la libération de l’honorable député Biram Dah Ould Abeyd, afin qu’il puisse bénéficier de son droit de participer à la session ordinaire de l’assemblée nationale ouverte lundi 08 Octobre.

En effet, ces forces de l’ordre commettent ainsi leur énième atteinte aux droits de l’homme, particulièrement au droit à la manifestation garantie par la Constitution. Par conséquence, nous, Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (Tawassoul) exprimons :

1. Notre condamnation énergique de cette agression brutale perpétrée par le régime contre des citoyens, dont le seul tord est d’exprimer pacifiquement leurs opinions et droits légitimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux victimes et exprimons notre solidarité avec leurs familles.

Par ailleurs, au lieu de s’adonner à cette pratique sauvage, le régime aurait mieux fait de satisfaire leurs doléances.

2. Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de l’honorable député Biram Dah Ould Abeyde, et le permettre d’exercer sa fonction en tant que député élu par le peuple.

Mais aussi l’arrêt des poursuites injustes contre des sénateurs, syndicalistes, journalistes et hommes d’affaires.

3. Nous lançons un appel à l’ensemble de l’opposition démocratique et toutes les forces du changement de resserrer les rangs afin de faire barrage et d’arrêter le recul dangereux des libertés publiques, et faire face à la menace réelle contre la démocratie dans le pays.

Nouakchott, le 8 octobre 2018

Secrétariat national à l’information et à la communication